La ville sibérienne de Norlisk, au nord du cercle Arctique, a été établie à cet endroit en raison de gisements de nickel et d'autres métaux.
Bâtie sous Staline par les prisonniers du Goulag – qui furent quelque 650 000 entre les années 1930 et 1950 – elle constitue aujourd'hui encore une cage à ciel ouvert, emprisonnée par le paysage glacial, empreinte de souffrance et d'histoire. À l'aune de ces prémices, tandis que les mineurs se souviennent de l'ancienne camaraderie soviet, des descendants de prisonniers et des artistes de théâtre aspirent quant à eux à mettre en lumière le passé sombre de Norlisk, enterré sous le sol gelé et la censure.
Dans l’âpreté des vents glacés battant la ville, suffocant dans la fumée toxique des usines, les êtres racontent le quotidien et les rêves, et les adolescents aspirent à la fuite vers d'autres vies possibles. Une fresque aux allures de roman russe qui, comme la ville, hésite invariablement entre le noir de la mine et de la fumée, et le blanc du ciel et de la beauté polaire immaculée.

En présence de Christine Falco, productrice chez Camera Oscura à Montréal

Lieu : Echelle Inconnue
Date : jeudi 19 mars 2020 à 19h