Actualité Échelle Inconnue

Échelle Inconnue organise "La route des Rroms" / vendredi 14 juin 2013 / 19h / architecture mobile / expo / projections / fête / journaux...

Une arche n'arrivera jamais à l'Armada. Celle de ceux qui traversent l'Europe à la recherche de la dignité d'un lieu. Jusqu'au 14 juin, Echelle Inconnue fait une halte au « Havre » d'un bidonville pour construire cette arche avant l'expulsion.

Lire la suite

APPEL

Nous cherchons un traducteur Français-Roumain pour traduire les dialogues d'un film qui doit être diffusé vendredi 14 juin dans le bidonville rrom du Havre



Echelle Inconnue a réalisé un film à partir d'un diptyque vidéo conçu, monté et présenté à Villeurbanne, dans le cadre du projet Phare, organisé par le KompleXKapharnaüm en 2009.

Hypothèse 3 du projet Smala / Une ville détruite par des hommes en uniforme que vous pouvez regarder ici

À Villeurbanne, la police rasa ce qui était, en 2007, le plus grand bidonville de France. Tel sera le cas de celui installé quartier de l'Eure au Havre. N'en restera, ici comme ailleurs, que quelques débris, vêtements, ustensiles et meubles de fortune abandonnés derrière eux par les sinistrés de la violence urbaine, car on ne déménage pas d'un bidonville !

À Villeurbanne nous arrivions après la guerre et dressions avec les rescapés des cartes, archéologies de notre présent pour en comprendre l'histoire.

Au Havre, c'est avant la guerre que nous mettons pieds dans le bidonville. Et assistons, comme en direct, à la fabrique administrative du nomade. Procédure d'expulsion, centre de rétention, départ, retour... ballet à rendre fou au son de l'orchestre de l'état. Cartographier, photographier est trop peu. Aménager l'enfer trop raisonnable face aux déraisons officielles. Alors, nous tenterons d'équiper le mouvement de ceux qui rejoignent la cohorte des mobiles et déplacés et souhaitons diffuser, comme en résonance ce film réalisé à Villeurbanne.

Mais pour cela, nous cherchons un traducteur français-roumain pour traduire 5 pages A4 de texte (2378 mots). Cette traduction servira au doublage du film.

Si vous parlez et écrivez le roumain ou si vous connaissez quelqu'un pouvant nous aider, pouvez-vous nous contacter à Stany(arobase)echelleinconnue.net ou en réponse à ce mail

Merci d'avance

CONFERENCE / DOMENICO DI SIENA // JEUDI 06 JUIN à 19h30 // titre : Sentient City : de la smart city à la ville de la connaissance

Une Sentient City est un modèle de ville intelligente qui améliore la communication et les échanges entre les citoyens pour favoriser des processus d'auto-organisation. Les citoyens, en connexion constante entre eux, ne sont pas seulement des usagers, mais des individus capables de générer des processus d'intelligence collective, les mêmes qui génèrent une identité locale commune.

Une Ville de la Connaissance est une ville où chaque habitant est porteur et producteur de tous types de connaissances. Un écosystème où chaque habitant peut s’entendre comme un acteur vif de la ville.

Lire la suite

SOIRÉE DE LANCEMENT DU JOURNAL À TITRE PROVISOIRE #04 : "MAKHNOVTCHINA" / JEUDI 16 MAI 2013 / 18H30 /

Nous vous invitons à une soirée spéciale pour le lancement du journal qui sera disponible gratuitement à Echelle Inconnue.

Lire la suite

DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE à la ferme des Bouillons

Titre : « Ville/mobile tentative de récit d'une guerre silencieuse qui, pourtant, a lieu. » par Stany Cambot Vendredi 10 Mai 2013 / 20h00 / Mont-Saint-Aignan

Lire la suite

Captures, conférence de Marc Bernardot

A écouter en ligne : « Captures, de l'hypermobilité vantée aux politiques antimigratoires », enregistrement de la conférence de Marc Bernardot du 28 mars 2013.

Lire la suite

DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE

CONFERENCE / ARNAUD LEMARCHAND / 01 AVRIL 2013 / 18h30 / à ECHELLE INCONNUE / ROUEN

titre : L'EMERGENCE DU MONDE NUMERIQUE PAR LA FOIRE

La foire a été un des incubateurs des jeux automatiques et du cinéma qui ont amené la musique électronique, les jeux vidéos, et a participer à l'émergence du monde numérique. Atari utilisera le réseau des foires pour diffuser le premier jeu vidéo : pong, dés les années 70. Les liens historiques entre l'économie itinérante et ces innovations sont à reconsidérer. Mais d'autres rapprochements sont possibles dans la période contemporaine : dès 1998, Eric Raymond a utilisé le concept de "bazar" pour décrire le développement du logiciel libre, or à cette époque les rares chercheurs qui étudient le retour des formes d'économie nomade, notamment Péraldi et Tarrius, utilisent aussi ce concept d'économie de bazar qui est, dans leurs analyses, une forme de foire continue, journalière, dans les interstices des firmes et des Etats. L'exposé portera sur l'histoire de ces formes et sur les éclairages qu'ils peuvent apporter aux évolutions en cours.

Le son comme arme, conférence de Juliette Volcler

A écouter en ligne : « le son comme arme », enregistrement de la conférence de Juliette Volcler, qui s'est tenue à l'atelier d'Echelle Inconnue le 14 février 2013.

LRAD
Véhicule équipé d'un système LRAD dans les rues de Pittsburgh

Lire la suite

Tout de suite en streaming !

La présentation de l'ouvrage "Creacion y Discurso Hipermedia" coordonné par Veronica Perales Blanco, publié par l'Université de Murcia auquel Echelle Inconnue a participé, sera accessible en streaming, aujourd'hui 7 mars à 19h ici : (+)

SOIREE SPECIALE CARAVANE MKN VAN / JEUDI 28 FEVRIER 2013 / 19h / ECHELLE INCONNUE ROUEN

Soirée spéciale pour l'appel à soutien concernant la caravane MKN VAN au 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / ROUEN. Venez nombreux!!!

SOUSCRIPTION ET DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE



MKN-VAN J-14 pour la souscription ulule
"français encore un effort!"
Ces deux derniers jours, un bond surprenant de 10% de don a eu lieu. Encore un effort donc pour que l'atelier mobile destiné au travail avec les nouveaux nomades voit le jour. Il ne reste que 4 jours.
Grand merci à tous les donateurs.
souscrivez ici



(+)

DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE Deuxième conférence de 2013



JEUDI 14 FEVRIER à 18h30

"La gestion des déplacements et des présences dans l'espace urbain par le son"

DIFFUSION SONORE & VIDEOS

par JULIETTE VOLCLER

"« Lalafalloujah », tel est le surnom donné par les GI’s à la ville irakienne de Falloujah en 2004, alors qu’ils bombardaient ses rues de hard rock à plein volume. « C’était comme envoyer un fumigène », dira un porte-parole de l’armée états-unienne. Les années 2000 ont en effet vu se développer un usage répressif du son, symptomatique de la porosité entre l’industrie militaire et celle du divertissement, sur les champs de bataille et bien au-delà. en savoir plus (+)

A Willam Gandré et tous les autres, tombés au cours de cette guerre silencieuse.
Aujourd'hui pour William comme pour trois autres d'entre eux, c'est certain : ils sont morts ; tombés lors d'une guerre sans déclaration préalable ; une guerre contre le pauvre qui nie jusqu'à sa place dans la ville. Traitement standard des ennemis... William l'avait compris.(+)

CONFERENCE - DIFFUSION SONORE & VIDEOS / JULIETTE VOLCLER // JEUDI 14 FEVRIER à 18h30 // titre : "La gestion des déplacements et des présences dans l'espace urbain par le son" et retransmission en live!

RETRANSMISSION EN DIRECT SUR LA WEBTV D’ÉCHELLE INCONNUE (activée à 18h30) : cliquez ici Pendant la retransmission, vous pourrez poser vos questions à Juliette Volcler sur twitter avec le hashtag : #EITV

Avant goût : "« Lalafalloujah », tel est le surnom donné par les GI’s à la ville irakienne de Falloujah en 2004, alors qu’ils bombardaient ses rues de hard rock à plein volume. « C’était comme envoyer un fumigène », dira un porte-parole de l’armée états-unienne. Les années 2000 ont en effet vu se développer un usage répressif du son, symptomatique de la porosité entre l’industrie militaire et celle du divertissement, sur les champs de bataille et bien au-delà. Rap, metal et même chansons pour enfants deviennent des instruments de torture contre des terroristes présumés. Des alarmes directionnelles servent de technologies « non létales » de contrôle des foules dans la bande de Gaza comme lors des contre-sommets du G20, à Toronto et à Pittsburgh. Des répulsifs sonores éloignent des centres-villes et des zones marchandes les indésirables, adolescents ou clochards.

L’enrôlement du son dans la guerre et le maintien de l’ordre s’appuie sur plus d’un demi-siècle de recherches militaires et scientifiques. La généalogie des armes acoustiques, proposée ici pour la première fois en français, est tout autant celle des échecs, des fantasmes et des projets avortés, que celle des dispositifs bien réels qui en ont émergé. Aujourd’hui, l’espace sonore est sommé de se plier à la raison sécuritaire et commerciale. Souvent relégué au second plan au cours du xxe siècle, celui de l’image, il est devenu l’un des terrains d’expérimentation privilégiés de nouvelles formes de domination et d’exclusion. Et appelle donc de nouvelles résistances."

Extrait du livre "Le son comme arme, les usages policiers et militaires du son"

APPEL à SOUSCRIPTION POUR LE PROJET MKN VAN

Doctorat sauvage en architecture Nouvelle année, nouvelles sessions.

Le Doctorat sauvage en Architecture est né au moment où les écoles d'architectures françaises, dans un sacro-saint mouvement, s'alignaient sur l'européenne trinité du LMD (licence, master, maîtrise) sans pour autant fournir le dernier pied de ce tabouret bancale : un doctorat en architecture. Peu importe, doctorat ou pas, les écoles comme les universités ont fait la preuve de leur incapacité à générer la ville de Tous ainsi qu'à casser les logiques de séparation, discrimination, contrôle, guerre, inhérentes à la pensée de l'espace occidental postdémocratique. Et aucun de leurs docteurs ne saura curer le mal de cette ville là. Au mieux s'appuieront-il sur les discriminations sociologiques en cours pour élaborer l'espace d'un Tous partiel dans l'attente que s'y intègrent ses propres marges. Ni eux, ni leur rejetons branchés de l'architecture en bois de coffrage.

Le rapprochement récent des universités et du monde de l'entreprise comme le mariage ancien des écoles d'architectures avec les bétonneurs ne promettent que ceci : les choses deviennent intéressantes quand le marché s'y intéresse. En leur ceint, nulle promesse d’intellectuel organique, capable de produire et travailler avec les siens n'est possible.

Alors leurs mots, notre monde. Et ce doctorat sauvage comme la création de nos propres moyens de connaissance.

Vous êtes plombier, couvreur, étudiant, chômeur, chauffagiste, architecte, historiens, citadin, SDF, Voyageur... ce doctorat vous est ouvert. Ici, nul savoir dispensé, à ingérer, nulle simplification démagogiques mais un lieu et un moment de rencontre, d'échange, d’accès. Et une affirmation : il est plus que temps de fabriquer Nos intellectuels, de Nous fabriquer en intellectuels aussi, refusant de trahir.

Ce doctorat comprend des conférences, des séminaires, des ateliers, des projets qui vous sont ouverts, auxquels vous pouvez participer.

C'est avant tout avouer et explorer collectivement notre ignorance et la difficulté d'appréhender à hauteur d'homme notre propre espace : la ville ; de la comprendre et la refaire à la hauteur de nos impossibles.


Les premières conférences de la session 2013


JEUDI 31 JANVIER à 18h30

Catastrophisme, angélisme, militantisme ou fausse neutralité ? Le bidonville « objet » de recherche...

par ODETTE LOUISET

« Pratiquement contemporain de la désignation de « tiers monde », le bidonville émerge comme une catégorie majeure d'analyse des dynamiques urbaines dans des régions décrites comme « en retard » et moins urbanisées. Les critères de définition du bidonville sont essentiellement fondés sur le statut foncier et sur le type de construction bien que la diversité des situations soit soulignée en même temps que le caractère générique de quartier. en savoir (+)
%%

JEUDI 14 FEVRIER à 18h30

"La gestion des déplacements et des présences dans l'espace urbain par le son"

DIFFUSION SONORE & VIDEOS

par JULIETTE VOLCLER

"« Lalafalloujah », tel est le surnom donné par les GI’s à la ville irakienne de Falloujah en 2004, alors qu’ils bombardaient ses rues de hard rock à plein volume. « C’était comme envoyer un fumigène », dira un porte-parole de l’armée états-unienne. Les années 2000 ont en effet vu se développer un usage répressif du son, symptomatique de la porosité entre l’industrie militaire et celle du divertissement, sur les champs de bataille et bien au-delà. en savoir plus (+)

Les TP et pratiques opérationnelles sont en cours de rédaction

CONFERENCE / ODETTE LOUISET // JEUDI 31 JANVIER à 18h30 // titre : Catastrophisme, angélisme, militantisme ou fausse neutralité ? Le bidonville « objet » de recherche...

« Pratiquement contemporain de la désignation de « tiers monde », le bidonville émerge comme une catégorie majeure d'analyse des dynamiques urbaines dans des régions décrites comme « en retard » et moins urbanisées. Les critères de définition du bidonville sont essentiellement fondés sur le statut foncier et sur le type de construction bien que la diversité des situations soit soulignée en même temps que le caractère générique de quartier. Les descriptions fouillées et statistiques qui prévalent dans le tableau de cette urbanisation « sauvage » ou « spontanée » inscrivent les travaux de recherche dans une volonté d'objectivation du phénomène. L'approche est majoritairement surplombante et normative, mobilisant souvent des références à l'épisode européen de forte croissance urbaine du 19ème siècle. Dans le même temps, le bidonville est implicitement présenté comme une négation de ville, comme un quartier dont la suppression s'impose comme une évidence. Jugement de valeur aisément décelable dans cette science positive, à associer à la norme urbanistique et urbaine directement issue des codes d'urbanisme des grandes institutions internationales, c'est-à-dire d'Europe. A tel point que l'application de cette norme identifie la grande majorité des habitats produits dans les villes du Tiers monde comme appartenant à la catégorie « informelle ». La posture de recherche témoigne alors à la fois du catastrophisme par excès de zèle normatif et d’une illusion angélique que les bons plans d'aménagement fourniront une solution au problème.

Comment donc échapper, d'une part à l'illusion positiviste pour faire entrer la société dans la compréhension du phénomène autrement que par cette extériorité? Une hypothèse le permet : le bidonville est produit par le fonctionnement d'ensemble de la société dans une configuration spatiale appelée ville (les mêmes constructions en zone rurale ne sont ni désignées comme bidonvilles, ni stigmatisées). Ce n'est donc pas la forme « ville » qui est productrice du bidonville mais la projection normative des observateurs sur une production sociale jugée plus que comprise. La conséquence de cette hypothèse pose le bidonville comme un habitat urbain « normal », un quartier de la ville. L'objet et ses habitants sont même courtisés par de nombreux acteurs (associations, ONG, partis politiques, services municipaux...) qui tous ont besoin du bidonville et de ses habitants.

Restituer cette position, c'est proposer une expertise scientifique militante juste à l'amont de l'implication et de l'action. Cette expertise consiste à rester sur le terrain scientifique en dénonçant les illusions du choix épistémologique en surplomb et la croyance dans l'objectivation par le nombre et les catégories...Mais cette expertise consiste aussi à proposer la reformulation du problème « bidonville » avec pour option militante le choix de placer les faits sociaux, culturels et politiques au centre, y compris en prenant les valeurs exprimées comme des faits. C'est là que s'arrête la contribution scientifique juste avant l'implication voire l'action. Chez les experts positivistes, l'implication va jusqu'à la la formulation de recommandations, jusqu'à la contribution directe aux programmes.

Du point de vue de la discipline scientifique, pousser à la révision épistémologique est déjà un acte militant, contribuant à réviser l'espace de représentation qui est le véritable objet en jeu. »

RENCONTRE - DEBAT lors de la soirée "Gens du Voyage" // DIMANCHE 27 JANVIER à 18h00 // UGC CINE CITE / ROUEN

Echelle Inconnue est invitée par le Festival Regards sur le Cinéma du Monde 2013 pour animer un débat après ces 2 films :

- 18h00 "Just the Wind" réalisé par Bence Fliegauf - 20h30 "Romanès" en présence de Jacques Deschamps (réalisateur)

Plus d'informations sur le programme du festival : www.cinemadumonde.org

Retrouvez nous sur Twitter : @EchelleInconnue


propulsé par DotClear