Actualité Échelle Inconnue

Conférence au Pavillon de Caen



Présentation du projet Makhnotchina et projection avec le camion-cinéma.
Mercredi 18 avril à 20h au Pavillon de Caen, 10 quai François Mitterand, Caen.
Conférence de Stany Cambot, réalisateur et fondateur d’Echelle Inconnue et projection de trois films réalisés par Echelle Inconnue en camion-cinéma.
 
Echelle Inconnue s'intéresse à Flamanville mais aussi à la Russie, à la Moldavie. Leur projet, Makhnovtchina, adisciplinaire et forain, vise à expérimenter, co-naître et cartographier (sur tous types de supports et notamment filmique) la ville mobile avec ceux qui la vivent ainsi qu'à outiller des situations critiques -ou les espaces produits par la Métropole. C'est donc de Moscou jusqu'à Flamanville (Manche) que Stany Cambot nous fera parcourir et découvrir entre documentaire et discussion ce projet Makhnovtchina.

Films projetés avec le camion ( à la suite de la conférence, ~ 35 min) :

- « Nous avons marché sur Shanghaï », tourné en 2017 avec Ilya à Shanghaï, l'une des plus grandes cités de garages de Moscou.

- « KAMAZ. L’apocalypse a-t-elle déjà eu lieu ? », tourné en 2017 dans les cités de garages de Nabrejnie Tchelny,Tatarstan.

- « Le port. Les monstres. », tourné en 2017 dans les ports de Limay et Gennevilliers. L'histoire de ceux qui créent et travaillent la ferraille, mais aussi de ceux qui la transportent, routiers et mariniers, est racontée.

Sortie Nationale du Journal à Titre Provisoire "inGÉNIErie enSAUVAGÉe"



Lancement du nouveau journal # 7

Au sommaire :

-Tuto-photo : Une clim'pour l'été !

- La guerre des courants : Électricité lente/stagnante: le retour du courant continu?

- Vremyanka : Habitat provisoire et éternel de Russie

- Migrants "LO-FI"

- Récit : L'oeuf et la poule post-apocalyptiques

- Nouvelle "La marche du cheval"


Éventrer la machine c’est le travail qu’Echelle Inconnue s’évertue à faire depuis 1998. Machine‐ville, machine‐concept des faiseurs de ville ou plus simplement machine électronique et informatique auxquelles nous essayons de faire faire ce que nous voulons d’elle et non ce qu’elles veulent de nous.

C’est dans cette même logique moins de défiance que de reprise en main des machines et codes qui nous environnent que nous accueillons depuis 2011 un hacker space, organisons ou accueillons rencontres et conférences susceptibles de nous faire entendre ce que le ventre des machines cache. Éventrer la machine c’est la pratique que nous observons aussi chez d’autres dans les espaces de crise de la ville visant à rendre l’impossible vivable.

Éventrer la machine c’est enfin ce qu’il y a de commun au hacker et au bricoleur que les distinctions de classe séparent. Un numéro du « journal à titre provisoire » pour ré‐esquisser ses fraternités. Bricolage ou plutôt bidouillage et hacking sont à l’origine un seul et même mot que modes, institutions et marketing ont depuis longtemps séparé. En France, comme en Russie bricolages, samodelok, entrent au musée sous forme de pastiche ou de collection d’artiste. Cependant que le hacking, débarrassé de sa potentielle dangerosité pour le système, se fait une place dans la sphère de l’art contemporain.


Ce deuxième numéro consacré à ce thème ne se veut toujours pas une énième tentative de revalorisation de ces pratiques clandestines de nos quotidiens, mais plutôt une tentative de restauration de leur fraternité et leur potentiel émancipateur face au monde de la division du travail et de l’économie libérale; par là, leur rendre leur capacité de perturbation d’un pouvoir qui tente de nous en dépouiller.

Оглавление :

ФОТО-ПОСОБИЕ : Кондиционер. Время года – лето! Мисья Форлен / Александр Дельенс

Война токов. Спровоцирует ли низкая скорость распространения электричества возврат к постоянному току? Крис де Декер / Стани Камбот

Времянки. Постоянство временного жилья Людмила Пискарева.

Мигрантский « Lo-fi ». Марк Симон

Инженер и бриколёр или курица и яйцо в условиях постапокалипсиса. Стани Камбот

ХОД ЛОШАДИ Жером Гено

введение

В номер вошли: работа "неизвестный масштаб" в России, Нормандии, а так же отрывки из докладов Самопальный докторат по архитектуре Распотрошить машину – вот в чем усердствует «Неизвестный масштаб» с 1998 г. Машина-город, машина-концепт градостроителей или просто электронная и информационная

машина – мы пытаемся заставить их делать то, чего мы хотим от них, а не то, чего они хотят от нас.

Следуя этой самой логике – меньше недоверия, больше «приручения» машин и кодов, которые нас окружают, - мы с 2011 г. принимаем на своих страницах хакерспейс, посещаем или организуем
сами встречи и конференции,которые помогают нам разгадать, что скрывается в чреве машин.

Мы заметили: когда наступает кризис города, другие тоже стремятся распотрошить машину, чтобы сделать невозможное пригодным для жизни. Наконец, желание распотрошить
машину объединяет хакера и самодельщика, которых принято относить к разным классам. Этот номер «временной газеты» посвящен восстановлению их братских уз.

Résidence à Flamanville début mars


Rencontre avec les ouvriers de la centrale nucléaire à l'occasion du tournage
au camping de Flamanville.
Le site de l'EPR ( Réacteur pressurisé européen ) s'apprête à accueillir 1700 ouvriers supplémentaires au printemps pour le grand carénage; ce qui soulève la question du logement pour ces nouveaux ouvriers.

Conférence à la Maison du Patrimoine au Havre mardi 13 mars


Stany Cambot interviendra sur le thème de "L'Architecture et ville nomade" dans le cadre du mois de l'Architecture .
Cette année, le Mois de l'architecture s'intéresse aux dynamiques sociétales qui sous-tendent la conception architecturale ainsi que l'aménagement des territoires. On voit en effet apparaître des approches innovantes : villes créatives, économie solidaire, projets participatifs qui illustrent ces tendances à l'œuvre dans la fabrication des villes et des territoires. Quels sont-ils en Normandie ?
Mardi 13 mars à 18h30 à la ''Maison du Patrimoine'' 181 rue de Paris, au Havre.

Résidence à Flamanville avril 2018



Projection de films en camion-cinéma :

-Les mines de Diélette : montage d'images d'archives

-Entretien à la base vie des Pieux tourné avec Paulo et Alexandre

-Déplacement vers l'EPR : tourné avec Richard dans les navettes de l'AIE

-L'apocalypse a déjà eu lieu, épisode 1 : tourné dans les cités de garage de Nabrejnie Tchelny, Russie

Rencontre avec les ouvriers du chantier de l'EPR du 9 au 13 avril au Camping municipal des Tourterelles.

Projections du film Les ports Les monstres



Le nouveau film de Stany Cambot, Le port Les monstres, réalisé avec les nomades de la ferraille sur les ports de Limay et de Gennevilliers sera diffusé le mercredi 20 décembre à 17h dans l'entreprise AMF et à 19h sur l'aire d'accueil de Limay et le jeudi 21 décembre à 19h au restaurant "Au rendez-vous des chauffeurs" à Gennevilliers.

Ce film suit le cheminement d'un morceau de ferraille, qui passe de mains en mains, des petits ferrailleurs qui le trouvent en faisant les encombrants, l'apportent à AMF ( Achat Métaux Ferrailles ) où il se fait alors broyer puis livrer à GDE ( Guy Daulphin Environnement) qui l'achemine par péniche jusqu'au Havre.

Le bout de ferraille que nous suivons est un écran jaune, que l'on voit au début du film projeter des images d'archives à Gennevilliers à l'endroit des anciennes cités de transit.

Cette question même des cités de transit mais aussi celle des objets, des personnes, des anciens logements des immigrés, des aires d'accueil et du logement routier en camion... est abordée à travers ce film. Les cités de transit sont nées du démantèlement des bidonvilles et sont utilisées comme outil de résorption, non seulement des bidonvilles, mais aussi de l’habitat insalubre en général.

Un dossier de presse est disponible, vous pouvez le recevoir en envoyant un email à cette adresse: emilie@echelleinconnue.net

«Мобильные города, тайная история модернити» 4-12-2017

Жилищный кризис, а так же превращение территорий в образцы метрополии заставляют множество людей выживать, изобретать и пользоваться мобильными и временными архитектурными и градостроительными формами.

От Москвы до Кале бульдозеры и полиция уничтожают торговые павильоны и городские джунгли, спонтанные лики города. Они ведут тихую войну, начатую еще в XIX веке. Но, возможно, в настоящий момент необходимо не устранять данные архитектурные и градостроительные объекты, а, наоборот, вписать их в модернити. Группа «Echelle Inconnue», возглавляемая художником и архитектором Стани Камбот, с 2012 года пытается создать картографию (в том числе мифологическую) подобной потаённой жизни городов Нормандии и города Москвы.

В настоящее время появились требования, предъявляемые городам и живущим в них людям: первые должны превратиться в метрополии, а вторые – повысить свою способность к миграции. Мобильность горожан, столь ценимая метрополией, должна ей соответствовать. Эта мобильность, отвечающая логике метрополии, предстаёт во всём своём бутафорском блеске перемещений из одного «города-государства» в другой, авиаперелётов и поездках на высокоскоростных поездах, мобильных телефонов, компьютеров, планшетов. Таким образом создатели городской среды (и прежде всего – архитекторы) узурпируют поезда и ставят себе в заслугу мобильность, доступность, «квартиру на одного человека» и создание трущоб – в надежде оживить рынок. Всё происходящее – не пример чьей-то подрывной деятельности, но апогей экономической и градостроительной программ, начатых ещё в XIX веке и получивших на сегодняшний момент новую маску, называемую метрополия.

Однако и без участия проповедников мобильности, с начала нового тысячелетия грузовики, жилые трейлеры, контейнеры становятся убежищем и жилищем возрожденного номадного пролетариата, исчезнувшего во Франции в 20-х годах XX века. На окраинах образцовых метрополий возводятся лачуги, формирующие, казалось бы, исчезнувшие навсегда трущобы. Создание метрополии создает таким образом совершенно иную мобильность. Она видна в Нормандии, так же как и в Москве: бригады строителей, рабочих, приезжающие с другого конца страны, обитатели дешевых гостиниц, кэмпингов, трейлеров, контейнеров, грузовиков, расположенных на территории строительных площадок. На окраине метрополии эти мобильные строители пересекаются с примерами иной мобильности – теми, кто не включен в проект развития города, кто живет в кэмпинге, грузовике,

контейнере, кто старается избежать метрополии, видя в ней пространство, где во главе стоит контроль (путешественники, обитатели лачуг, гаражники и так далее). Интернациональная, невидимая архитектура, эти градостроительные формы создают возможный ответ на градостроительные изменения, порожденные Вашингтонским консенсусом. В России 90-х годов они явились на свет в форме прямолинейной жестокости, на территории Западной Европы они медленно, но верно появляются сейчас.
Детали.

Время проведения: 4 декабря, 18:00 - 20:00.

Место проведения: Библиотека иностранной литературы (ул.Николоямская, 1).

25/11/2017 / Projection de films : « Hacking ouvrier ou la débrouille dans la mobilité »

Participation au mois du film documentaire dans le département de l'Eure : projection de films en MKN-VAN, camion-cinéma d'Echelle Inconnue, et atelier sur le bricolage au quotidien en habitat léger et mobile. Cet événement se déroule à la Médiathèque de Garennes-sur-Eure le samedi 5 novembre 2017 de 14h30 à 18h.


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«Чужаки или ориенталистский город нового образца»

Процесс создания современного города порождает не только горожанина, но и чужака. Того, кто в силу своего характера или уровня культуры, не может интегрироваться. Именно чужака, а не мигранта. Перемещение отдельного человека или группы людей показывается как элемент истории человечества (и, таким образом, едва ли может быть рассмотрено как проблема), тогда как формирование человеческой чужеродности представляет собой феномен, происходящий в данный момент, но при этом восходящий к колониальным экспериментам, в ходе которых империи разработали принципы создания нового города и лишь затем внедрили их на своей собственной земле.

Картографическое изображение территории (в частности, кадастровый план), доминирующее над остальными средствами анализа, давно уже превратилось, с одной стороны, в инструмент проектирования и контроля, а с другой – в инструмент отчуждения и распознавания странствующего чужака (и в том числе, уроженца данного государства), которого невозможно зафиксировать на карте. Речь здесь идёт о концепции ориентализма, относящейся к XIX веку и возрожденной сегодня. И данная концепция в лучшем случае экзотизирует формы и практики осваивания пространства, а в худшем – криминализирует их.

Группа «Echelle Inconnue», существующая с 1998 года и возглавляемая художником и архитектором Стани Камбот, пытается в своих картах, фильмах, создаваемых объектах и выступлениях сформировать контр-концепции, противопоставляемые официальному сторителлингу, представляющем градостроительное проектирование, а так же изгоев и чужаков (иммигрантов, цыган, бездомных, номад и так далее).
Детали.

Рабочий язык семинара – английский.  Время проведения: 17 ноября, 19:00.  Место проведения: Медиалофт (Пречистенская наб., 11, стр.1, ауд.12).

Flamanville - Les bases vie ou la java de l’infrastructure : intentions du projet

Nous nous attacherons à documenter, avec ses habitants, cet habitat en milieu rural produit par le chantier de l’EPR, en réalisant un ou plusieurs films documentaires qui tisseront des liens avec les films réalisés en Russie dans le cadre du programme Makhnovtchina.



Les bases vie. Ou la java de l’infrastructure

Le territoire rural a changé de nature, c’est désormais un territoire urbanisé. La modification majeure dans le paysage du Cotentin aux alentours de Flamanville est produit par le chantier infrastructurel (EPR). Alors que les formes mobiles de l’habitat et plus largement de la ville sont réputées incompatibles avec la ville planifiée, elles sont cependant nécessaires voire souhaitées lors de travaux infrastructurels pour loger la main d’œuvre au plus près du chantier. Dans la mégapole moscovite, ce sont de véritables cités de containers abritant la main d’œuvre centre asiatique qui sont montées et démontées aux gré des transformations urbaines. L’occurrence contemporaine de ces logements ouvriers mobiles est en Normandie l’ensemble des bases vie destinées aux ouvriers de l’EPR à Flamanville et alentours. Sorte de camping, dérogeant en vertu des permis précaires aux règles d’urbanisme, elles dérogent aussi au droit commun du logement et rattachent la question du logement à celle du salariat, lien brisé dès l’après-guerre par le code du travail. Comme à Moscou, il s’agit d’enclaves « économiques spéciales » ou dérégulées accueillant travailleurs français comme travailleurs détachés. Ici le rôle de contremaître se confond aussi souvent avec celui de concierge ou d’applicateur du règlement intérieur. Des sociabilités, détournements et modes de vie subsistent et résistent pourtant. Au delà c’est l’environnement (la ville stable et cadastrée) qui est impacté. C’est, après avoir commencé un travail de recherche à Moscou (sur l’ensemble de la filière allant de la fabrication des containers à leur dépôts), ce que nous désirons réitérer ici : Dresser le portrait de la ville du monstre-ouvrier-forain dont la figure se confond malgré lui avec son habitat. Nous nous attacherons en outre, comme nous l’avons fait à Dieppe, à explorer en collaboration avec le CAUE 50 les occurrences historiques du logement mobile dans cette zone, du logement des mineurs, aux cités de transit, en passant par les « chalets suédois » et les logements provisoires de la reconstruction. En somme inscrire dans une histoire tue et clandestine ce mode de ville en milieu rural.

Le monstre

Dans son article De 1895 à 1912 : Le cinéma forain français entre innovation et répression publié par la revue de cinéma 1895, Arnaud Le Marchand, économiste à l’Université du Havre, exhumait un extrait d’un article publié dans le journal L’Inter Forain au début du siècle « le cinéma demeure le plus beau monstre de la foire ». Par là l’auteur entendait d’une part le merveilleux mais aussi ce qu’on mon(s)tre pour la prouesse technique et ingénierie qu’il représente. C’est sous ce prisme que nous désirons, résolument forains, filmer et dire cette ville autre et souvent fantasmée que les mots des marchands de murs ne peuvent embrasser. C’est aussi l’angle distancié et critique qui permet de faire sentir ces ambiguïtés mais aussi associer ceux qui la peuplent à la création.

C'est au bar la Forgette puis dans une de ces bases vie que nous avons déjà rencontré des ouvriers du chantier de l'EPR.
Vous pouvez lire les comptes-rendus de ces rencontres ICI et .

Conférence / le 27/10/2016 / "De 1895 à 1912 : le cinéma forain entre innovation et répression " / Doctorat Sauvage En Achitecture

"Les forains participèrent à la diffusion du premier cinéma et à son évolution technique et esthétique. Leur marginalisation à partir de 1912 ne découle pas seulement de l’action des grands producteurs industriels, elle fut aussi une conséquence de la loi de 1912 régissant leur statut et accroissant leur précarité. Le déclin du cinéma forain fut moins lié à des raisons esthétiques qu’à l’instauration d’une gouvernance du cinéma qui excluait ses acteurs nomades."
Résumé provenant du site Revue.org



Conférence proposée par Arnaud Le Marchand, maître de conférence en économie à l'Université du Havre.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : La Conjuration de Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, Rouen
Date : jeudi 27 octobre 2016 à 19h

Les images de "Désinventer la Seine", rencontres de l'habitat léger et mobile à Rouen les 3-4 sept 2016





















Lire plusieurs articles de presse sur ces rencontres : ICI, ICI, ICI, ICI

Reconquête ! Les mots sont lancés à travers une Europe désindustrialisée, de la Seine à la Moskva.

Depuis 2013 à Rouen, mairie et métropole ont lancé les chantiers de reconquête de la rive gauche des bords de Seine. Ceux-ci constituaient pourtant en plein centre ville une rareté : une place pour la ville mobile et foraine, accueillant retraités en camping car, travellers, voyageurs, habitats et commerces forains, cirques et circassiens etc. Mais le rouge est mit. Pelleteuses et Barrières signent à grand frais la fin de cette exception urbaine. Après un début d’aménagement sans bruit, communication et marketing ont pris le relais et, sur les affiches, camions, tentes, stands et camping-cars sont remplacés par les vélos, pelouses et hypothétiques cerfs-volants de la métropole techno-verte et conviviale.

Il s’agit à présent de mettre des mots et des images sur cet art de faire la ville, contre le voyageur : « Le fleuve devient un lieu de vie, d’activité économique et d’habitat », disent-ils. Comment ? « (…) par l’anéantissement d’un lieu de vie, d’habitats et d'activités économiques qui y étaient présent », voudrions nous rajouter.

À notre tour de poser des mots, de dire ce qu’il en est et de raconter ceux qui vivent, mobiles dans les vides des cartes. Les 3 et 4 septembre 2016, nous, Echelle Inconnue et l’association HALEM, avons organisé les rencontres itinérantes de l’habitat léger, éphémère et mobile sur la toute proche île Lacroix, afin, à notre tour, de « désinventer la Seine » avec ceux que la politique de reconquête refuse visiblement d'appeler "les conquis". En somme prendre part à cette guerre silencieuse, qui pourtant a lieu, déclenchée par ceux qui préfèrent inventer une réalité à leur convenance plutôt que prendre en compte le réel parfois complexe et clandestin d'un peuple sur roues, grandissant mais pourtant éternellement chassé.

Les 3 et 4 septembre à Rouen : rencontres "Désinventer la Seine, à la lumière de ses réalités nomades !"

Dans le cadre de la caravane d'HALEM : Rencontres nationales et itinérantes de l'habitat léger, éphémère et mobile

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CINÉ D'URGENCE ! CINÉ FORAIN - CINÉ DIRECT LE MKN-VAN ET LE CINÉMA VOYAGEUR EN TOURNÉE À ROUEN MARDI 28 JUIN

Le Camion-cinéma d'Echelle Inconnue et le Cinéma Voyageur se rencontrent mardi 28 juin de 17h30 à minuit place de la Pucelle à Rouen pour y établir un campement de cinémas forains. Ensemble ils vous proposent une programmation de films en libre diffusion traitant de la ville, du politique, de la société, de la mobilité...

Le MKN-VAN et les films réalisés par Echelle Inconnue

Lanterne magique, salle de projection, studio d'enregistrement et atelier mobile, le ciné-truck MKN-VAN est pour Echelle Inconnue autant l'outil que l’œuvre résultante de Makhnovtchina, travail de recherches et de créations autour de la ville mobile et foraine, entamé en 2010. C'est un travail de facteur ou de colporteur. La matière récoltée, tournée et montée à un endroit part pour être diffusée à un autre. Ainsi, sur les rails du ciné-train de Medvedkine, dans les roues du cinéma forain du début du XXe siècle, le MKN-VAN a pour objectif de rapprocher des situations de mobilité les unes des autres.

Voir une partie des films d'Echelle Inconnue
Voir quelques images de la 1ère tournée du MKN-VAN.




Le Cinéma Voyageur

« Un Cinéma libre et ambulant posant ses bagages ici ou là, au gré de ses envies, pour proposer une programmation qui émerveille, gratte et chatouille. Un autre chemin dans les méandres d’un système où l’image et la création sont devenues des objets de consommation. Le Cinéma Voyageur projette des films de libre diffusion, et invite à l’échange d’expériences, de points de vue, de questionnements, dans une atmosphère intimiste sous le chapiteau, sur le trottoir d’à coté ou autour d’un repas partagé. »

En savoir plus sur le Cinéma voyageur
Voir les films réalisés par Synaps



Vous pouvez également nous rejoindre sur Twitter : @echelleinconnue ou nous contacter par mail à mel@echelleinconnue.net.

Pour suivre l'actualité, les rencontres, les articles et les films d'Echelle Inconnue dans le cadre du projet Makhnovtchina sur la ville mobile, c'est ici


Jeudi 16 juin 2016 / "Actualité de l'Habitat Temporaire. De l'habitat rêvé à l'habitat contraint" / Doctorat Sauvage En Architecture



Pour cette événement nous accueillons, le jeudi 16 juin à 19h, à la Conjuration des Fourneaux (149 rue St Hilaire-Rouen) Anne Cloarec (co-organisatrice du colloque qui a précédé l'écriture de l'ouvrage), Gaëlla Loiseau (co-organisatrice du colloque et co-directrice de l’ouvrage) et Aurélie Veyron-Churlet qui a travaillé à l'édition de l'ouvrage.

"Longtemps négligé, considéré comme un phénomène marginal, l’habitat temporaire fait l’objet d’une attention médiatique, politique et académique accrue ces dernières années. S’y rencontrent les élites mondialisées hyper-mobiles, les vacanciers le temps d’un été, les travailleurs mobiles ou encore de grands précaires en quête de ville. En vue de démêler les enjeux et pourtours d’une notion aussi plurielle qui s’intègre progressivement dans l’horizon intellectuel et politique actuel, Gaëlla Loiseau, Anne Cloarec et Dominique Crozat ont décidé d’organiser un colloque en 2013 en collaboration avec le réseau Urba-Rom (Grégoire Cousin, Olivier Legros et Marion Lièvre) et l’Ecole Nationale d’Architecture de Montpellier (Laurent Viala). Rassemblant des chercheurs issus d’une large palette disciplinaire mais aussi des acteurs de la société civile, les deux journées ont accueilli un public diversifié autour d’un objet tour à tour, technique, juridique, social, économique, politique et surtout mobile. Qu’est-ce que la mobilité ? Comment est-elle associée à l’habitat ? A quel moment et dans quelles circonstances rencontre-t-elle la norme ? Nous avons visiblement affaire à des formes qui cassent les catégories binaires figées dans lesquelles nous avons jusqu’à présent pensé l’habitat. Les dimensions d’ancrage, de propriété, de territorialité doivent être repensées à l’aune d’une voie nouvelle qui s’extrait de l’opposition forgée intellectuellement entre nomadisme et sédentarité. L’ouvrage Actualité de l’Habitat Temporaire donne à lire et à voir 14 regards de chercheurs sur l’habitat temporaire répartis en trois axes qui reflètent en partie les sujets abordés durant le colloque. Mais cet ouvrage est avant tout une continuité au colloque et, par sa forme, il fait émerger de nouveaux questionnements liés aux « communs » qui travaillent aussi la question de la mobilité.

La maison d’Edition Terra H-N qui publie essentiellement des travaux de recherche en sciences humaines a ouvert sa collection SHS avec Actualité de l’Habitat Temporaire. Suffisamment rare dans le milieu de la recherche pour être souligné, l’existence de cet ouvrage en format numérique et en accès libre suscite dorénavant une série de réflexions sur la publication et l’accessibilité des travaux de recherche et plus largement l’usage du numérique dans un contexte d’enseignement et de recherche. La séance sera organisée de manière à questionner aussi bien le fond que la forme, le contenu et l’outil de diffusion du savoir."

INFORMATIONS PRATIQUES :

-Jeudi 16 juin à 19h -À La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, Rouen

-Contacts : mel@echelleinconnue.net / 02 35 70 40 05


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