Actualité Échelle Inconnue

29/03/2018 : Soirée d'inauguration du nouveau lieu d'Echelle Inconnue et Vernissage de l'exposition "Le Bestiaire"



Après deux ans de délocalisation des soirées du Doctorat Sauvage à La Conjuration des Fourneaux (Encore un grand merci à eux !), nous sommes ravis de vous accueillir dans notre nouvel espace au 11-13 rue Saint-Étienne des Tonneliers !

Pour l'occasion et dans le cadre du cycle "Bêtes et Ville" nous vous invitons au vernissage de l'exposition rétrospective du travail d’Echelle Inconnue par ses bêtes-mêmes.

Les figures intellectuelles, artistiques, historiques et politiques impatronisent depuis l’origine les projets d’Echelle Inconnue : Thomas More, Abd el Kader, Makhno… Moins évidemment peut-être, une véritable ménagerie, piaffe, crie et aboie aussi derrière ces projets. Il suffit de s’allonger et fixer, comme on fixe un vieux papier ou le défilement des nuages, pour y voir apparaître le panthéon totémique (fourmis, moutons, corneilles, grenouilles…) dont Stany Cambot peuple ce travail depuis 1998.

Une exposition retraversera 20 ans de travail sur la ville oblitérée, son architecture et son peuple par ses bêtes-mêmes.


INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : Echelle Inconnue, 11-13 rue Saint-Étienne des Tonneliers, 76000 Rouen
Date et heure : JEUDI 29 mars 2018 à 19h

Mars à juin 2018 : Cycle Bêtes et Ville / Doctorat Sauvage En Architecture



Bête ou animal ? À l’heure de la ville durable il convient peut-être de pointer la différence. Les jardins de pied d’immeuble, les fermes urbaines, les ruches en ville, ne constituent pas la réintroduction de la nature en ville, de la « sauvagerie », mais bien d’une nature maîtrisée dont l’homme serait maître et possesseur. Cependant aux changements urbains, la nature répond, les espèces s’adaptent. La ville est un écosystème en mutation et ne parvient malgré tout à se débarrasser de son refoulé bestiaire. Il y a quelques années la ville de Rouen reprenait pour emblème l’agneau qui supplanta en son temps le porc épic. Loin à l’est, à Kazan, la capitale du Tatarstan se représente sous les traits de Zilant le dragon, alors que Moscou choisit st George le terrassant. Enfin les fusions régionales font réapparaître sur les édifices publics les lions Normands. Bref on ne se débarrasse pas si facilement de la bestialité comme on ne peut arracher à la cathédrale son monstrueux bestiaire.

Car peut-être la bête nous aide-t-elle à penser. Ainsi, Stany Cambot impatronisa-t-il les projets d’Echelle Inconnue tant à des figures intellectuelles, artistiques et historiques qu’à un panthéon totémique (fourmis, moutons, corneilles, grenouilles…).

Pour ce cycle de mars à juin 2018, ce sont cinq événements qui viennent interroger les rapports entre bestiaire et urbanité :

- Une exposition dans le nouveau lieu d'Echelle Inconnue, rue Saint-Étienne des Tonneliers (à découvrir ICI).
- Deux conférences sur l'adaptation des animaux en ville, par Jean Estebanez, maître de conférence en géographie (lire ICI) et Frédéric Malher, président du Centre Ornithologique d'Île de France (lire ICI).
- Une soirée DSEN et poésie avec le Zoo numérique de Frédéric Bisson, membre du Hackerspace Ventres Mous (plus d'informations ICI).
- Une dérive urbaine à la rencontre de ces bêtes (en savoir plus ICI).


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