Actualité Échelle Inconnue

Jeudi 26 mai 2016 / "Faillir avoir disparu" / Doctorat Sauvage En Architecture

Faillir avoir disparu : lendemain de guerre dans les faubourgs auto-construits du Havre, ou comment raconter l'histoire conflictuelle du zonage industriel. Avec JULIA BURTIN.

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Jeudi 16 juin 2016 / "Actualité de l'Habitat Temporaire. De l'habitat rêvé à l'habitat contraint" / Doctorat Sauvage En Architecture



"Longtemps négligé, considéré comme un phénomène marginal, l’habitat temporaire fait l’objet d’une attention médiatique, politique et académique accrue ces dernières années. S’y rencontrent les élites mondialisées hyper-mobiles, les vacanciers le temps d’un été, les travailleurs mobiles ou encore de grands précaires en quête de ville. En vue de démêler les enjeux et pourtours d’une notion aussi plurielle qui s’intègre progressivement dans l’horizon intellectuel et politique actuel, Gaëlla Loiseau, Anne Cloarec et Dominique Crozat ont décidé d’organiser un colloque en 2013 en collaboration avec le réseau Urba-Rom (Grégoire Cousin, Olivier Legros et Marion Lièvre) et l’Ecole Nationale d’Architecture de Montpellier (Laurent Viala). Rassemblant des chercheurs issus d’une large palette disciplinaire mais aussi des acteurs de la société civile, les deux journées ont accueilli un public diversifié autour d’un objet tour à tour, technique, juridique, social, économique, politique et surtout mobile. Qu’est-ce que la mobilité ? Comment est-elle associée à l’habitat ? A quel moment et dans quelles circonstances rencontre-t-elle la norme ? Nous avons visiblement affaire à des formes qui cassent les catégories binaires figées dans lesquelles nous avons jusqu’à présent pensé l’habitat. Les dimensions d’ancrage, de propriété, de territorialité doivent être repensées à l’aune d’une voie nouvelle qui s’extrait de l’opposition forgée intellectuellement entre nomadisme et sédentarité. L’ouvrage Actualité de l’Habitat Temporaire donne à lire et à voir 14 regards de chercheurs sur l’habitat temporaire répartis en trois axes qui reflètent en partie les sujets abordés durant le colloque. Mais cet ouvrage est avant tout une continuité au colloque et, par sa forme, il fait émerger de nouveaux questionnements liés aux « communs » qui travaillent aussi la question de la mobilité.

La maison d’Edition Terra H-N qui publie essentiellement des travaux de recherche en sciences humaines a ouvert sa collection SHS avec Actualité de l’Habitat Temporaire. Suffisamment rare dans le milieu de la recherche pour être souligné, l’existence de cet ouvrage en format numérique et en accès libre suscite dorénavant une série de réflexions sur la publication et l’accessibilité des travaux de recherche et plus largement l’usage du numérique dans un contexte d’enseignement et de recherche. La séance sera organisée de manière à questionner aussi bien le fond que la forme, le contenu et l’outil de diffusion du savoir."

INFORMATIONS PRATIQUES :

-Jeudi 16 juin à 19h -À La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, Rouen

-Contacts : mel@echelleinconnue.net / 02 35 70 40 05

Villes nomades de Stany Cambot aux éditions Eterotopia/Rhizome



Villes Nomades de Stany Cambot

Édition et distribution : Eterotopia France/Rhizome - Pollen diffusion

Parution : février 2016

Présentations publiques :

PARIS : Mardi 08 mars à 20h00, Librairie Le Genre Urbain, 60 rue de Belleville 75020
MILAN : Du 18 au 22 mars, Salon du livre indépendant “BELLISSIMA”
ROME : Jeudi 14 avril, 10h-17h, École d'Urbanisme de l'Université Sapienza (Auletta Chiostro, Facoltà di Ingegneria, via Eudossiana,18 ). Journée d'étude, ouverte au public, organisée à l'intérieur des activités doctorales du "Dottorato di ricerca in Ignegneria dell'Architettura e Tecnica Urbanistica, curriculum in Tecnica Urbanistica", de l'université Sapienza de Rome.
PARIS : Samedi 23 avril, 9h30-18h, Institut National d'Histoire de l'Art (INHA) / Salle Benjamin, 6 Rue des Petits Champs, 75002. Journée d'étude, ouverte au public, organisée à l'intérieur du séminaire master/doctorat "Art de la complexité/complexité des arts" dirigé par Roberto Barbanti. (déroulé de la journée ci-dessous).
ROUEN : Jeudi 28 avril à 20h00 : Soirée organisée par Echelle Inconnue à la Conjuration des fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, 76000
MILAN : Jeudi 26 ou vendredi 27 mai, Libreria Calusca
MOSCOU : lieux et dates en cours de définition

Déroulé de la journée du 23/04 à l'INHA :

9h30-10h: accueil et introduction de Roberto Barbanti
10h-10h45: Cosimo Lisi (doctorant, Université Paris 8, Université Sapienza de Rome)
10h45-11h: débat
11h-11h15: pause
11h15-12h: Gaetane Lamarche Vadel (École d’architecture de Paris la Seine, ENSA de Limoges, ENSA de Dijon)
12h-12h30: débat
12h30-14h: pause
14h-14h45: Arnaud Lemarchand (Université du Havre)
14h45-15h: débat
15h-15h15: pause
15h15- 16h: Stany Cambot (artiste, architecte, membre fondateur du groupe Echelle Inconnue)
16h-17h: débat et projection de vidéos

Résumé :

Une double injonction est aujourd'hui faite aux villes et aux individus : les premières doivent devenir métropoles et les seconds mobiles. Ainsi, au programme de métropolisation du monde, répond une mobilité par lui souhaitée. Une mobilité de cadre métropolitain avec ses oripeaux (téléphones, ordinateurs, etc.) se déplaçant de "cité état" en "cité état" en avion ou train à grande vitesse. Les agents de la fabrique de la ville raccrochent alors le train, architectes en têtes, de peur de rater ce tournant comme ils ratèrent celui du développement pavillonnaire. On se pique désormais de mobile, de léger, de « logement une personne » ou de design de bidonville dans l'espoir qu'un marché émerge. Rien de subversif, mais l’aboutissement d'un programme économique et urbain qui se dessine dès le milieu du XIXe siècle dont le nouveau masque s'appelle métropole. Cependant et sans eux, depuis le nouveau millénaire, des tentes partout : des rassemblements militants ayant quitter la rue pour porter le coup là où, désormais, le pouvoir a Lieu, aux tristes révolutions oranges, en passant par les tentes contestataires ou nécessaires des sans-abris. Des camions, des caravanes, des containers aussi, abris ou logement de la renaissance d'un prolétariat nomade disparu dans les années 20. Des cabanes reconstituant, aux abords des métropoles rêvées, les bidonvilles que l'on croyait disparus. La fabrique même de la métropole génère ainsi une toute autre mobilité . On le voit ici comme à Moscou avec ces brigades d'ouvriers (pour utiliser la dénomination russe) venant de l'autre bout du pays ou du continent que l'on trouve en hôtel low cost, en camping, en caravane ou camion au pied du chantier, en lisière de métropole, au bord de la tache verte de la carte. C'est là, que ces mobilités de constructeurs croisent les espaces d'une autre mobilité, celle de la fuite. Celle de ceux que le programme urbain expulse que l'on retrouvent en camping, camion, campement, containers ou celle de ceux qui fuient la métropole l'entendant comme la construction d'un espace de contrôle (travellers, certains voyageurs, habitants de yourtes ou de cabane).

Echelle Inconnue :

Fondé en 1998 et emmené par l'architecte Stany Cambot, Echelle Inconnue n'est pas un collectif mais un groupe, comme un groupe de rock, qui voudrait être à l'architecture ce qu'Elvis Presley fut à Tino Rossi. Groupe indiscipliné de recherche et création, autour des notions d'invisibles des villes et de leurs représentations, il se consacre aux urbanités minoritaires, alternatives ou émergentes ainsi qu'aux populations non prises en compte ou discriminées en raison d'un mode de vie minoritaire. Il tente d'être un acteur de l'émergence d'une connaissance « par le bas » mettant en place des travaux et expériences artistiques autour de la ville et du territoire. Ces expériences au long cours interrogent et associent les « exclus du plan » (sans-abris, Tziganes, immigrés...). Elles donnent lieu à des interventions dans l’espace public, expositions, sites Internet, vidéos, affiches, cartes, publications. Ce dont il est question, c’est de « l’invisible de nos villes ».

Cycle de conférences "Psychiatrie et Ville" tous les jeudis 07,21,28 janvier et 11 février organisé avec le collectif "A ta santé"

Toutes les soirées auront lieu à la Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint Hilaire / Rouen

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LA NUIT DE LA CARTOGRAPHIE : UN VOYAGE AU COEUR DE LA CARTOGRAPHIE RADICALE / JEUDI 30 OCTOBRE / 18H30 / DOCTORAT SAUVAGE EN ACHITECTURE

Conférence par Philippe Rekacewicz, journaliste au Monde Diplomatique, auteur de visionscarto.net

Dans le cadre du cycle "ville et représentations" du Doctorat Sauvage en Architecture



Conférence et atelier. « Depuis des décennies, la cartographie traditionnelle revendique le statut de science exacte s’appuyant sur des données fiables. Elle se targue de fournir une image neutre et fidèle de la réalité. Mais une telle approche fait l’impasse sur l’utilisation politique et sociale de la carte, et sur son rôle tant de propagande que de contestation. Depuis le début des années 2000, et dans le désordre, émerge une pratique cartographique qui se dit « radicale » (on parle aussi de « cartographie critique » ou de « contre-cartographie »), riche combinaison revendiquée d’art, de sciences, de géographie, de politique et de militantisme social. »
extrait de l'article « Cartographie radicale » de Philippe Rekacewicz pour le Monde Diplomatique – février 2013

exposition. Fonds de tiroirs ou déjà fonds cartographiques ? Depuis 15 ans nous réalisons les cartes manquantes de la ville avec ses invisibles. Des cartes donc, par dizaines, centaines peut-être, dont nous présenterons quelques exemplaires extraits des archives du groupe. Une exposition ? Non, plutôt un début d'Atlas clandestin accroché au mur !

Lancement du petit livre #8. « les arpenteurs de Sanson et les 500 curés espagnol une autre histoire de la cartographie ». C'est comme tout, l'estomac dévorant de la branchitude à finit d'avaler l'exercice cartographique dans ses centres d'art. Une occasion de revenir sur les voies abandonnées de la cartographie et leurs promesses.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Jeudi 30 octobre 2014 / à partir de 18h30

Lieu : Echelle Inconnue / 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / 76000 ROUEN

Téléphone : 02 35 70 40 05

APPEL POUR ORGANISATION D'UN APERO CODELAB #31 (ROUEN)

APERO CODELAB #31 / à Echelle Inconnue à Rouen



Codelab est un forum consacré aux pratiques expérimentales de création d'image, de vidéo, de son et de musique qui utilisent des langages de programmation (processing, chuck, supercollider, livecode, etc.), de programmation visuelle (pure-data / gem, vvvv, etc.) ou d'expérimentation électronique (construction d'interfaces et d'instruments, circuit-bending, etc.)

Les apéros Codelab sont des temps de rencontres autour du code et des projets artistiques, organisés à l’initiative du réseau de membres du forum codelab.fr.

Pour que cet apéro donne un aperçu de ce qui se fait à Rouen et autour, nous lançons un appel à participation :

Vous êtes artistes, chercheurs, développeurs, bidouilleurs, programmeurs, etc. et vous souhaitez proposer des démos, performances, lives, projets artistiques numériques, expérimentations électroniques, dispositifs, etc. venez vous joindre à nous pour l'organisation de ce 31ème apéro codelab !

Envoyez-nous un mail présentant succinctement votre projet (avant le 07 novembre 2014) et vos éventuels besoins en matériel (vidéoprojecteur / diffusion sonore / autre...) à christophe@echelleinconnue.net

Informations pratiques :

Lieu : Echelle Inconnue / 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / 76000 ROUEN

Date et Horaire de l'apéro Codelab #31 : Jeudi 13 Novembre 2014 entre 20h et minuit

Twitter : @EchelleInconnue

SOIRÉE DE LANCEMENT DU JOURNAL À TITRE PROVISOIRE #05 / 18 SEPTEMBRE 2014 / 18H30 /

Nous vous invitons à une soirée spéciale pour le lancement du journal qui sera disponible gratuitement à Echelle Inconnue lors de cet événement.



MAKHNOVTCHINA une publication d'Echelle Inconnue

Un travail de recherche et de création publique avec les mobiles et nomades contemporains à l’heure des métropolisations en France, Russie, Moldavie et Algérie.




Journal dans lequel vous pourrez lire ces articles :

-L’habiter mobile ou l'altermétropolisation
-"On va là où il y a du travail" récit de Marie-Christine et Jean-Charles, habitants en camion dans le département de l’Eure
-Savoir maison garder : une villa mobile recomposable.
-L'habitat mobile ouvrier de Dieppe à Moscou
-Moscou : dérive en territoire migrant
-Comme toujours : la rubrique noire
-Bidonville. De qui es-tu le problème? De quoi es-tu la solution ?
-Droit à Habiter contre droit au logement
-Et si Paris faisait semblant de ne pas voir son foncier ?
-Habiter comme contester



INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu : Echelle Inconnue / 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / 76000 ROUEN

Tel : 02 35 70 40 05

Date et Heure : Jeudi 18 septembre 2014 / 18h30

Plus d'informations sur nos publications : ICI

Communiqué de presse : «Soirée de lancement du journal #05 d’Echelle Inconnue»

Alors que le gouvernement enterre en grande pompe la Loi ALUR, Echelle Inconnue (www.echelleinconnue.net) organise le 18 septembre un événement ouvert à tous pour échanger et ouvrir le débat sur les questions du logement et de l’habitat léger et mobile. À l’heure de l’abandon de loi ALUR qui proposait de maigres avancées dans l’acceptation de logements légers et mobiles, ce journal, en retraversant les travaux d'Echelle Inconnue avec les populations d'Alger, de Haute-Normandie, de Moscou, de Soroca ou de Chisinau, tente d'élargir encore l'horizon de cet envers des villes qu'est "l'habitat mobilier".



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SAMEDI 24 MAI / ENTRE 15H ET 19H / TABLE RONDE / LA FIN DES CARTES? TERRITOIRES REVES, TERRITOIRES NORMALISES / ESPACE KHIASMA (Les Lilas) / PARIS

Dans le cadre du programme de recherche, "La Fin des cartes ? Territoires rêvés, territoires normalisés", nous organisons, en partenariat avec l’Espace Khiasma (Les lilas), une table ronde, qui se tiendra le samedi 24 mai entre 15 h et 19 h.




La table ronde dans laquelle Stany Cambot intervient : "Marges, zones de transit, habitations précaires ?"




Cette table ronde, ancrée dans les questions urbaines et environnementales, vise à interroger les appropriations aussi diverses qu’inattendues dont le territoire, essentiellement urbain – fait l’objet, déjouant et défiant tout aussi bien la planification urbaine que les quadrillages et les parcours proposés par les cartes.

Sur ce plan aussi, l’expérience dépasse le projet et les occupations urbaines du territoire, légales ou illégales, parfois voulues, souvent subies, sans faire modèle, renégocient la relation de l’habitat au territoire, reposent celle des espaces communs, dans des contextes urbains en devenir. Quels sont les enjeux attachés à la représentation cartographique de cette vie en marge ? Quelle place les géographes et les politiques laissent-ils pour le non fixe, le mobile, le déplaçable, le précaire ? Plus largement comment ces mutations sont-elles signifiées ? Quelles formes de représentations pour cette ville précaire ?

Cette table ronde est organisée en préambule d'une exposition à venir Nul point sur une carte ne situe nos souvenirs. La table ronde fera suite à une soirée de projection la veille au soir et accueillera notamment des artistes dont les œuvres auront été présentées.

CONFERENCE HORS LES MURS D'ECHELLE INCONNUE : "PROJET MAKHNOVTCHINA" / LORS DE L'EVENEMENT HETEROTOPIA : Le design face à la grande pauvreté en Europe / COLOGNE - KöLN (ALLEMAGNE) / 14 janvier 2014 à partir de 10h

Heterotopia : Le design face à la grande pauvreté en Europe

du 7 au 19 Janvier 2014 :

Workshops, conférences et exposition dans le bâtiment de Saana à Essen et à la IMM Cologne

Intervention d'Echelle Inconnue (conférence) le mardi 14 janvier 2014 à partir de 10h

informations complémentaires :
www.folkwang-heterotopia.de

Séminaire organisé par Vera et Ruedi Baur

Contexte : D'après un rapport de la croix rouge, 43 millions de citoyens européens ne peuvent aujourd'hui subvenir à leurs besoins alimentaires. Face à ce qui s'avère la plus importante crise humanitaire de l'après-guerre, l'Europe devrait devenir le théâtre d'un formidable mouvement de solidarité. Bien au contraire, ressurgissent les maladies parmi les plus graves qu'ait connu notre continent : nationalismes, racismes, actes de violence pro-téiformes. La régression gagne bien des pouvoirs publics européens qui, loin de se dresser contre ce qui menace les droits les plus fondamentaux, expulsent, chassent, détruisent, terrorisent des familles entières. Ainsi nous placent-ils en tant que citoyens comme co-responsables de politiques aussi absurdes qu'insupportables, mais aussi devant un silence et un aveuglement qui bientôt se généralisent.

Un séminaire accompagné d'un Workshop de 15 jours pose la question de la fonction que peut tenir le design dans un contexte de crise. Il s'agit d'une rencontre européenne durant laquelle designers et responsables d'organisation s'échangent leurs manières de penser et de faire. Des expériences exemplaires comme celles du Perou à Ris Orangis en France ou du laboratoire d'arte civiche en Italie seront présentées. Ainsi seront rassemblés professionnels, étudiants, designers, artistes, travailleurs sociaux, responsables d'ONG. Ils développeront ensemble des projets d'ambition européenne autour des thèmes relatifs aux populations concernées : migrants internationaux, tziganes, familles monoparentales, étudiants précaires, chômeurs, sans-abris, retraités précaires etc. Il s'agira de développer des propositions concrètes afin de contribuer à la rénovation des savoirs et des réponses relatifs à la crise profonde dont il est question.

3 CONFERENCES HORS LES MURS D'ECHELLE INCONNUE : "PROJET MAKHNOVTCHINA" / JOURNEE D'ETUDE "RESEAU NOMADES, HYBRIDATION DES PRATIQUES DE CIRCULATION" / UNIVERSITE DU HAVRE

Journée d'étude "Réseaux nomades, hybridation des pratiques de circulation".

08 NOVEMBRE 2013

Les nouvelles mobilités ne sont pas indépendantes des mutations du travail et des nouvelles gouvernances territoriales. Dans ce contexte, si les usages « nomades » des nouvelles technologies, par les cadres, sont l’objet de toute une série de messages médiatiques, qu’en est-il de l’usage par les nomades, itinérants, voyageurs, de ces nouvelles technologies ? Les formes d’habitat mobiles, légers, provisoires sont liés à des formes d’innovation sociale technique économique depuis la fin du XIXème siècle. La mise au point des roulottes automobiles, des péniches, des caravanes a impliqué toute une série de changement organisationnels d’ensemble. Les habitants de ces logements ne sont, sous cet angle, certainement pas des marginaux, mais des « minoritaires » dont l’insertion économique est passée par des dispositifs nouveaux. Les premiers travaux sur les Néo-Traveller’s mettent l’accent sur la déconnexion, plus ou moins volontaire. D’une certaine façon, c’est la mobilisation pour la défense de ces habitants qui a révélé un usage du numérique par les habitants de logements mobiles. Les dimensions culturelles du phénomène traveller’s, son insertion dans les circuits de festivals de musique « techno », permettent de penser qu’une appropriation du numérique par ces acteurs est possible, au-delà des enjeux économiques et domestiques. Le numérique n’est qu’un aspect de l’hybridation des réseaux des itinérants sur lesquels nous nous interrogerons.

informations pratiques :
la journée se déroulera de 08h30 à 18h00.
à partir de 16h : 3 conférences d'Echelle Inconnue par Julie Bernard, Stany Cambot et Christophe Hubert.
Lieu : Université du Havre (ville basse) / Pôle Recherche des Sciences Humaines

Tout le programme : ICI

Tout le fil d'actualité sur Twitter : @EchelleInconnue

Depuis quelques temps déjà nous trouons Paris !

Echelle Inconnue s'associe au PEROU et aux Enfants du Canal dans le cadre d'un projet de création d'un centre d'hébergement nomade pour personnes sans domicile dans Paris intra muros.

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SOIRÉE DE LANCEMENT DU JOURNAL À TITRE PROVISOIRE #04 : "MAKHNOVTCHINA" / JEUDI 16 MAI 2013 / 18H30 /

Nous vous invitons à une soirée spéciale pour le lancement du journal qui sera disponible gratuitement à Echelle Inconnue.

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CONFERENCE / ODETTE LOUISET // JEUDI 31 JANVIER à 18h30 // titre : Catastrophisme, angélisme, militantisme ou fausse neutralité ? Le bidonville « objet » de recherche...

« Pratiquement contemporain de la désignation de « tiers monde », le bidonville émerge comme une catégorie majeure d'analyse des dynamiques urbaines dans des régions décrites comme « en retard » et moins urbanisées. Les critères de définition du bidonville sont essentiellement fondés sur le statut foncier et sur le type de construction bien que la diversité des situations soit soulignée en même temps que le caractère générique de quartier. Les descriptions fouillées et statistiques qui prévalent dans le tableau de cette urbanisation « sauvage » ou « spontanée » inscrivent les travaux de recherche dans une volonté d'objectivation du phénomène. L'approche est majoritairement surplombante et normative, mobilisant souvent des références à l'épisode européen de forte croissance urbaine du 19ème siècle. Dans le même temps, le bidonville est implicitement présenté comme une négation de ville, comme un quartier dont la suppression s'impose comme une évidence. Jugement de valeur aisément décelable dans cette science positive, à associer à la norme urbanistique et urbaine directement issue des codes d'urbanisme des grandes institutions internationales, c'est-à-dire d'Europe. A tel point que l'application de cette norme identifie la grande majorité des habitats produits dans les villes du Tiers monde comme appartenant à la catégorie « informelle ». La posture de recherche témoigne alors à la fois du catastrophisme par excès de zèle normatif et d’une illusion angélique que les bons plans d'aménagement fourniront une solution au problème.

Comment donc échapper, d'une part à l'illusion positiviste pour faire entrer la société dans la compréhension du phénomène autrement que par cette extériorité? Une hypothèse le permet : le bidonville est produit par le fonctionnement d'ensemble de la société dans une configuration spatiale appelée ville (les mêmes constructions en zone rurale ne sont ni désignées comme bidonvilles, ni stigmatisées). Ce n'est donc pas la forme « ville » qui est productrice du bidonville mais la projection normative des observateurs sur une production sociale jugée plus que comprise. La conséquence de cette hypothèse pose le bidonville comme un habitat urbain « normal », un quartier de la ville. L'objet et ses habitants sont même courtisés par de nombreux acteurs (associations, ONG, partis politiques, services municipaux...) qui tous ont besoin du bidonville et de ses habitants.

Restituer cette position, c'est proposer une expertise scientifique militante juste à l'amont de l'implication et de l'action. Cette expertise consiste à rester sur le terrain scientifique en dénonçant les illusions du choix épistémologique en surplomb et la croyance dans l'objectivation par le nombre et les catégories...Mais cette expertise consiste aussi à proposer la reformulation du problème « bidonville » avec pour option militante le choix de placer les faits sociaux, culturels et politiques au centre, y compris en prenant les valeurs exprimées comme des faits. C'est là que s'arrête la contribution scientifique juste avant l'implication voire l'action. Chez les experts positivistes, l'implication va jusqu'à la la formulation de recommandations, jusqu'à la contribution directe aux programmes.

Du point de vue de la discipline scientifique, pousser à la révision épistémologique est déjà un acte militant, contribuant à réviser l'espace de représentation qui est le véritable objet en jeu. »

CONFERENCE / JACQUES LEVY // VENDREDI 05 OCTOBRE 2012 à 18h30 // THEME : Les profondeurs de la surface. La ville: force des liens faibles.

J.Lévy, professeur ordinaire de géographie et d’aménagement de l’espace à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Il est aussi directeur du laboratoire Chôros. Echelle inconnue a le privilège de le recevoir pour la conférence du 5 octobre dans le cadre de la programmation de son centre ressource.

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