Actualité Échelle Inconnue

30-31/03/2019 : Rencontres habitat mobile

Rencontres nationales de l'habitat mobile : contrôle technique et bricolage d'un fourgon, est‐ce compatible ?

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RÉSIDENCE À FLAMANVILLE OCTOBRE 2018


Rencontre avec les ouvriers du chantier de l'EPR.
Tournage
du 2 au 12 octobre au Camping municipal des Tourterelles de Flamanville
Passage à Granville pour voir Eric
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Proposition d'un service civique en recherche et développement de partenariats en lien avec l'habitat mobile

Secteurs : art / archi / culture / urbain / politique – polis / numérique / cinéma

recherche documentaires

Description de l'organisme :

Depuis 1998, Echelle Inconnue met en place des travaux et expériences artistiques autour de la ville et du territoire. Ces expériences au long cours interrogent et associent les « exclus du plan » (sans-abris, Tziganes, immigrés...). Elles donnent lieu à des interventions dans l’espace public, expositions, sites Internet, films, vidéos, affiches, cartes, publications… Ce dont il est ici question, c’est de « l’invisible de nos villes ».

Brichkas, habiter la route :

Contexte

Depuis une quinzaine d’années le territoire de l’emploi a profondément changé de nature en France.
Une catégorie sociale disparue depuis les années 1920 réapparaît : le travailleur mobile ou nomade, que les termes « intérimaires,
détachés, travellers, saisonniers, déplacés » tentent de ceindre, et qui échappe encore à l’analyse institutionnelle.
Ce programme fait suite à un constat : de nombreux ouvriers, intérimaires, chômeurs, aménagent des véhicules utilitaires, afin de répondre à cette mutation en matière
d’emploi en habitant proche du chantier ou de l’usine.
Les exigences du contrôle technique se renforcent à compter de mai 2018.
Ces logements sur roues non homologués par la DREAL ne pourront plus circuler, ceci précarisant davantage ses travailleurs en les empêchant de répondre à l’offre d’emploi.

Description de la mission :

En collaboration avec une architecte, vous assistez l'équipe dans l’étude de faisabilité en vue de la création d’un prototype de module véhiculé habitable. Il s’agit principalement de participer aux recherches autour des problématiques liées à l’habitat léger, mobile, le logement ouvrier : urbanisme, législation, construction, outils numériques.
% Toute l’expérience sera documentée tout au long du programme sur des supports multiples, esquisses, exposition, publication, plateforme internet...
Plusieurs événements liés au projet auront lieu, vous organiserez les rencontres et rechercherez et accueillerez les intervenants.

Profil recherché :

- Fort intérêt pour l’architecture/l’urbanisme/le bricolage

- Maîtrise de l'outil informatique (voire de logiciels de mise en page, rédaction )

- Être disponible et impliqué(e) / Être rigoureux(se), polyvalent(e) / Aisance relationnelle

- Être titulaire du permis B serait un plus.

Date de démarrage : 01 décembre 2018

Nombre d’heures : 24h / semaine

Les frais de déplacements, d’hébergement (dans le cadre de projets) et de repas en dehors de la métropole rouennaise sont pris en charge par Echelle inconnue.

Condition : être âgé de 25 ans maximum (jusqu’à la veille des 26 ans)

Date limite de candidature : 5 novembre 2018

Durée du service civique : 8 mois
Indemnité (service civique) : à minima 580,55€
Contacter : misia@echelleinconnue.net

Autres informations : www.echelleinconnue.net / www.makhnovtchina.org

Echelle Inconnue 11-13 rue Saint Etienne des Tonneliers 76000 ROUEN tel/fax : 02 35 70 40 05

Sortie Nationale du Journal à Titre Provisoire "inGÉNIErie enSAUVAGÉe"



Lancement du nouveau journal # 7

Au sommaire :

-Tuto-photo : Une clim'pour l'été !

- La guerre des courants : Électricité lente/stagnante: le retour du courant continu?

- Vremyanka : Habitat provisoire et éternel de Russie

- Migrants "LO-FI"

- Récit : L'oeuf et la poule post-apocalyptiques

- Nouvelle "La marche du cheval"


Éventrer la machine c’est le travail qu’Echelle Inconnue s’évertue à faire depuis 1998. Machine‐ville, machine‐concept des faiseurs de ville ou plus simplement machine électronique et informatique auxquelles nous essayons de faire faire ce que nous voulons d’elle et non ce qu’elles veulent de nous.

C’est dans cette même logique moins de défiance que de reprise en main des machines et codes qui nous environnent que nous accueillons depuis 2011 un hacker space, organisons ou accueillons rencontres et conférences susceptibles de nous faire entendre ce que le ventre des machines cache. Éventrer la machine c’est la pratique que nous observons aussi chez d’autres dans les espaces de crise de la ville visant à rendre l’impossible vivable.

Éventrer la machine c’est enfin ce qu’il y a de commun au hacker et au bricoleur que les distinctions de classe séparent. Un numéro du « journal à titre provisoire » pour ré‐esquisser ses fraternités. Bricolage ou plutôt bidouillage et hacking sont à l’origine un seul et même mot que modes, institutions et marketing ont depuis longtemps séparé. En France, comme en Russie bricolages, samodelok, entrent au musée sous forme de pastiche ou de collection d’artiste. Cependant que le hacking, débarrassé de sa potentielle dangerosité pour le système, se fait une place dans la sphère de l’art contemporain.


Ce deuxième numéro consacré à ce thème ne se veut toujours pas une énième tentative de revalorisation de ces pratiques clandestines de nos quotidiens, mais plutôt une tentative de restauration de leur fraternité et leur potentiel émancipateur face au monde de la division du travail et de l’économie libérale; par là, leur rendre leur capacité de perturbation d’un pouvoir qui tente de nous en dépouiller.

Оглавление :

ФОТО-ПОСОБИЕ : Кондиционер. Время года – лето! Мисья Форлен / Александр Дельенс

Война токов. Спровоцирует ли низкая скорость распространения электричества возврат к постоянному току? Крис де Декер / Стани Камбот

Времянки. Постоянство временного жилья Людмила Пискарева.

Мигрантский « Lo-fi ». Марк Симон

Инженер и бриколёр или курица и яйцо в условиях постапокалипсиса. Стани Камбот

ХОД ЛОШАДИ Жером Гено

введение

В номер вошли: работа "неизвестный масштаб" в России, Нормандии, а так же отрывки из докладов Самопальный докторат по архитектуре Распотрошить машину – вот в чем усердствует «Неизвестный масштаб» с 1998 г. Машина-город, машина-концепт градостроителей или просто электронная и информационная

машина – мы пытаемся заставить их делать то, чего мы хотим от них, а не то, чего они хотят от нас.

Следуя этой самой логике – меньше недоверия, больше «приручения» машин и кодов, которые нас окружают, - мы с 2011 г. принимаем на своих страницах хакерспейс, посещаем или организуем
сами встречи и конференции,которые помогают нам разгадать, что скрывается в чреве машин.

Мы заметили: когда наступает кризис города, другие тоже стремятся распотрошить машину, чтобы сделать невозможное пригодным для жизни. Наконец, желание распотрошить
машину объединяет хакера и самодельщика, которых принято относить к разным классам. Этот номер «временной газеты» посвящен восстановлению их братских уз.

Entretien à la Gaité Lyrique


Jeudi dernier, a eu lieu la présentation des Doctorats Sauvages en Architecture et Numérique et du nigloblaster par Stany Cambot (Rouen) et Nicolas Burlaud de Primitivi sur le Doctorat Sauvage en Média Libre à la Gaité Lyrique. Le Nigloblaster, tout droit venu de Dieppe, était en exposition. Il s'agissait de montrer au public en comment fonctionnait les différents Doctorats Sauvages en Normandie et à Marseille.

Cette conférence était inscrite dans le cadre de "Recherches à découvert" Le cycle s’intéresse aux directions que prend la recherche aujourd’hui et met ses processus à découvert. Il invite régulièrement des artistes, des laboratoires et des écoles à partager leurs travaux entre les disciplines, la théorie et la pratique. À partir des croisements singuliers entre recherche et création, « Recherches à découvert » rend compte de la capacité des artistes-chercheurs à inventer des formes, à renouveler les protocoles d’exploration et à relier les savoirs pour appréhender la complexité du monde contemporain.

RÉSIDENCE À FLAMANVILLE MAI 2018


Projection de films en camion-cinéma

Rencontre avec les ouvriers du chantier de l'EPR.

du 14 au 18 mai

Camping municipal des Tourterelles.

Fabriquer la fable

Le projet prend la forme d'une écriture hybride entre documentaire de création, fiction et objets vidéos (animation, textes, cartes...). Hybride, car il ne s'agit pas là de créer un compte-rendu documentaire de la vie dans ces cités provisoires, mais bien une fable capable de rendre compte, de rejouer, et peut-être de dépasser le réel.

Un projet commun

Il s'agit de construire un projet commun: un avec les habitants de cette urbanité particulière en prenant comme point de départ l'entretien et la prise de vue.
Le film s'inscrit dans un processus long de work in progress où le temps se partage en périodes de résidence à Flamanville et périodes de restitutions à Rouen.
Au cours des résidences avec le camion cinéma appelé MKN-VAN, les habitants de ces bases-campings et parcs résidentiels de loisirs sont invités à participer au projet afin de le construire.
Le MKN-VAN sert d'accroche pour capter l'attention mais c'est surtout l'outil rencontre, de diffusion et d'échanges avec les participants (acteurs et réalisateurs du projet).
Ces discussions collectives permettent d'élaborer au fur et à mesure la trame et le scénario du film final. Nous rendons compte de ces étapes dans un journal de bord en ligne
Trois vidéos sont disponibles depuis ces liens :

vidéos archives à Flamanville


entretien au camping


déplacement vers l'EPR

Présentation du Nigloblaster



Présentation du Nigloblaster avec Dieppe Ville d'Art et d'Histoire
Mardi 10 avril au 107, Quai Jean de Béthencourt, Rouen.

Le Nigloblaster est un objet forain, " manouche, voyageur même, carrément! " permettant de sous-titrer l'espace.
C'est un GPS conçu pour le quartier qui permet de le visiter à travers la parole de ses habitants et de l'image qu'ils s'en font.
Il diffuse la légende (ce qui est digne d’être conté) de la carte, jusque là, impossible de la mobilité.
Prototype re-designé du véhicule utilisé quotidiennement par nos voisins Voyageurs Nito et Timothé (une carriole surdimensionnée, équipée d'enceintes tractée par leur vélo), le Nigloblaster diffuse dans l'espace urbain vidéos, textes, chansons, témoignages et entretiens des personnes rencontrées et connaisseuses de cette ville invisible, méconnue et peut-être tue qu'est « Dieppe mobile ».
Équipé d'un système GPS il permet de géolocaliser sons et vidéos recomposant le montage en fonction du parcours, cutup d'images ou d'entretiens tournés sur place comme de found footage ou d'images amateurs récupérées lors de collectes auprès des habitants.
La technique GPS n'est pas envisagée ici comme un gadget ou un nouvel avatar de l'innovation mais bien comme l'outil et le média permettant d'interroger et de ré-envisager le rapport de « l'image » à son milieu.
Il est en accès libre et permet de découvrir le quartier du Pollet à Dieppe.

Conférence au Pavillon de Caen



Présentation du projet Makhnotchina et projection avec le camion-cinéma.
Mercredi 18 avril à 20h au Pavillon de Caen, 10 quai François Mitterand, Caen.
Conférence de Stany Cambot, réalisateur et fondateur d’Echelle Inconnue et projection de trois films réalisés par Echelle Inconnue en camion-cinéma.
 
Echelle Inconnue s'intéresse à Flamanville mais aussi à la Russie, à la Moldavie. Leur projet, Makhnovtchina, adisciplinaire et forain, vise à expérimenter, co-naître et cartographier (sur tous types de supports et notamment filmique) la ville mobile avec ceux qui la vivent ainsi qu'à outiller des situations critiques -ou les espaces produits par la Métropole. C'est donc de Moscou jusqu'à Flamanville (Manche) que Stany Cambot nous fera parcourir et découvrir entre documentaire et discussion ce projet Makhnovtchina.

Films projetés avec le camion ( à la suite de la conférence, ~ 35 min) :

- « Nous avons marché sur Shanghaï », tourné en 2017 avec Ilya à Shanghaï, l'une des plus grandes cités de garages de Moscou.

- « KAMAZ. L’apocalypse a-t-elle déjà eu lieu ? », tourné en 2017 dans les cités de garages de Nabrejnie Tchelny,Tatarstan.

- « Le port. Les monstres. », tourné en 2017 dans les ports de Limay et Gennevilliers. L'histoire de ceux qui créent et travaillent la ferraille, mais aussi de ceux qui la transportent, routiers et mariniers, est racontée.

Résidence à Flamanville début mars


Rencontre avec les ouvriers de la centrale nucléaire à l'occasion du tournage
au camping de Flamanville.
Le site de l'EPR ( Réacteur pressurisé européen ) s'apprête à accueillir 1700 ouvriers supplémentaires au printemps pour le grand carénage; ce qui soulève la question du logement pour ces nouveaux ouvriers.

Projections du film Les ports Les monstres



Le nouveau film de Stany Cambot, Le port Les monstres, réalisé avec les nomades de la ferraille sur les ports de Limay et de Gennevilliers sera diffusé le mercredi 20 décembre à 17h dans l'entreprise AMF et à 19h sur l'aire d'accueil de Limay et le jeudi 21 décembre à 19h au restaurant "Au rendez-vous des chauffeurs" à Gennevilliers.

Ce film suit le cheminement d'un morceau de ferraille, qui passe de mains en mains, des petits ferrailleurs qui le trouvent en faisant les encombrants, l'apportent à AMF ( Achat Métaux Ferrailles ) où il se fait alors broyer puis livrer à GDE ( Guy Daulphin Environnement) qui l'achemine par péniche jusqu'au Havre.

Le bout de ferraille que nous suivons est un écran jaune, que l'on voit au début du film projeter des images d'archives à Gennevilliers à l'endroit des anciennes cités de transit.

Cette question même des cités de transit mais aussi celle des objets, des personnes, des anciens logements des immigrés, des aires d'accueil et du logement routier en camion... est abordée à travers ce film. Les cités de transit sont nées du démantèlement des bidonvilles et sont utilisées comme outil de résorption, non seulement des bidonvilles, mais aussi de l’habitat insalubre en général.

Un dossier de presse est disponible, vous pouvez le recevoir en envoyant un email à cette adresse: emilie@echelleinconnue.net

«Мобильные города, тайная история модернити» 4-12-2017

Жилищный кризис, а так же превращение территорий в образцы метрополии заставляют множество людей выживать, изобретать и пользоваться мобильными и временными архитектурными и градостроительными формами.

От Москвы до Кале бульдозеры и полиция уничтожают торговые павильоны и городские джунгли, спонтанные лики города. Они ведут тихую войну, начатую еще в XIX веке. Но, возможно, в настоящий момент необходимо не устранять данные архитектурные и градостроительные объекты, а, наоборот, вписать их в модернити. Группа «Echelle Inconnue», возглавляемая художником и архитектором Стани Камбот, с 2012 года пытается создать картографию (в том числе мифологическую) подобной потаённой жизни городов Нормандии и города Москвы.

В настоящее время появились требования, предъявляемые городам и живущим в них людям: первые должны превратиться в метрополии, а вторые – повысить свою способность к миграции. Мобильность горожан, столь ценимая метрополией, должна ей соответствовать. Эта мобильность, отвечающая логике метрополии, предстаёт во всём своём бутафорском блеске перемещений из одного «города-государства» в другой, авиаперелётов и поездках на высокоскоростных поездах, мобильных телефонов, компьютеров, планшетов. Таким образом создатели городской среды (и прежде всего – архитекторы) узурпируют поезда и ставят себе в заслугу мобильность, доступность, «квартиру на одного человека» и создание трущоб – в надежде оживить рынок. Всё происходящее – не пример чьей-то подрывной деятельности, но апогей экономической и градостроительной программ, начатых ещё в XIX веке и получивших на сегодняшний момент новую маску, называемую метрополия.

Однако и без участия проповедников мобильности, с начала нового тысячелетия грузовики, жилые трейлеры, контейнеры становятся убежищем и жилищем возрожденного номадного пролетариата, исчезнувшего во Франции в 20-х годах XX века. На окраинах образцовых метрополий возводятся лачуги, формирующие, казалось бы, исчезнувшие навсегда трущобы. Создание метрополии создает таким образом совершенно иную мобильность. Она видна в Нормандии, так же как и в Москве: бригады строителей, рабочих, приезжающие с другого конца страны, обитатели дешевых гостиниц, кэмпингов, трейлеров, контейнеров, грузовиков, расположенных на территории строительных площадок. На окраине метрополии эти мобильные строители пересекаются с примерами иной мобильности – теми, кто не включен в проект развития города, кто живет в кэмпинге, грузовике,

контейнере, кто старается избежать метрополии, видя в ней пространство, где во главе стоит контроль (путешественники, обитатели лачуг, гаражники и так далее). Интернациональная, невидимая архитектура, эти градостроительные формы создают возможный ответ на градостроительные изменения, порожденные Вашингтонским консенсусом. В России 90-х годов они явились на свет в форме прямолинейной жестокости, на территории Западной Европы они медленно, но верно появляются сейчас.
Детали.

Время проведения: 4 декабря, 18:00 - 20:00.

Место проведения: Библиотека иностранной литературы (ул.Николоямская, 1).

25/11/2017 / Projection de films : « Hacking ouvrier ou la débrouille dans la mobilité »

Participation au mois du film documentaire dans le département de l'Eure : projection de films en MKN-VAN, camion-cinéma d'Echelle Inconnue, et atelier sur le bricolage au quotidien en habitat léger et mobile. Cet événement se déroule à la Médiathèque de Garennes-sur-Eure le samedi 5 novembre 2017 de 14h30 à 18h.


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«Чужаки или ориенталистский город нового образца»

Процесс создания современного города порождает не только горожанина, но и чужака. Того, кто в силу своего характера или уровня культуры, не может интегрироваться. Именно чужака, а не мигранта. Перемещение отдельного человека или группы людей показывается как элемент истории человечества (и, таким образом, едва ли может быть рассмотрено как проблема), тогда как формирование человеческой чужеродности представляет собой феномен, происходящий в данный момент, но при этом восходящий к колониальным экспериментам, в ходе которых империи разработали принципы создания нового города и лишь затем внедрили их на своей собственной земле.

Картографическое изображение территории (в частности, кадастровый план), доминирующее над остальными средствами анализа, давно уже превратилось, с одной стороны, в инструмент проектирования и контроля, а с другой – в инструмент отчуждения и распознавания странствующего чужака (и в том числе, уроженца данного государства), которого невозможно зафиксировать на карте. Речь здесь идёт о концепции ориентализма, относящейся к XIX веку и возрожденной сегодня. И данная концепция в лучшем случае экзотизирует формы и практики осваивания пространства, а в худшем – криминализирует их.

Группа «Echelle Inconnue», существующая с 1998 года и возглавляемая художником и архитектором Стани Камбот, пытается в своих картах, фильмах, создаваемых объектах и выступлениях сформировать контр-концепции, противопоставляемые официальному сторителлингу, представляющем градостроительное проектирование, а так же изгоев и чужаков (иммигрантов, цыган, бездомных, номад и так далее).
Детали.

Рабочий язык семинара – английский.  Время проведения: 17 ноября, 19:00.  Место проведения: Медиалофт (Пречистенская наб., 11, стр.1, ауд.12).

EST - Garage ! гараж ! l’apocalypse a déjà eu lieu ! Projet de création documentaire en architecture avec les monstres urbains post soviétiques

Garages



Derrière l’université du MGU à Moscou s’étendent 8 000 garages de tôles ou de briques dont 4 000 on été détruits en 2015 : voilà Shanghaï. Une ville dans la ville, un État dans l’État pour certains. Dans ces garages il y a longtemps qu’on ne se contente plus d’y garer sa voiture. On y travaille, on y produit, on y mange, on y dort, on y vit ou on s’y cache. Les garagniks d’ici sont Russes, Arméniens, Géorgiens, Tatars ou Ouzbeks, professeurs d’université ou ingénieurs, mais plus souvent ouvriers ou techniciens ayant rompu avec l’industrie pour des raisons économiques et salariales ou simplement par ennui.

Sur des terrains prêtés aux coopératives d’employés soviétiques par l’État les garages ont poussé. Puis, peu à peu l’artisanat et le logement même s’y sont développés de manière autogérée. Quand les autorités disent « économie de l’ombre », les garagniks répondent, vie, survie, travail, débrouille. Car l’apocalypse a déjà eu lieu. C’était dans les années 1990 quand les villes russes se couvraient soudain de banques et de kiosques. Les cités de garages deviennent alors la réponse urbaine, économique et sociale à la dérégulation totale et brutale d’un pays qui n’existe plus. Solution de logement pour les migrants centre-asiatique mais aussi solution économique pour un pays entier. Ce sont des cités bricolées, qui constituent une autre fabrique de la ville, aujourd’hui pourchassée par les autorités, qu’il convient d’interroger.


Une traversée

Après avoir traversé et documenté la principale cité de garage de Moscou : Shanghaï (voir le film réalisé par Stany Cambot avec Ilya). Nous mettons nos pas dans ceux du jeune chercheur Sergueï Seelev et partons vers le Tatarstan à la rencontre des cités de garages de la fédération russe (lire l'article sur makhnovtchina.org). Là où se réinvente la ville et l’économie autour de la production parfois massive de meubles, de housse de voiture, de guitare, de jeux vidéo ou de meuble dans une complète indistinction entre l’artisanat et la start up. Invention populaire de ce qu’ici on tente de théoriser en « villes créatives » ou autres « pépinières » (suivant aussi en cela un modèle post-soviétique : celui du Berlin d’après la chute.)




Science fiction d’hier. Ville post-apocalyptique d’aujourd’hui

Ni bidonville, ni espace délaissé, ces cités provoquent un choc esthétique à l’œil occidental. Décor de film ou évocation du roman de Dmitri Glukhovski : Métro 2033 dystopie post apocalyptique dans laquelle ce qui reste de l’humanité se terre dans le métro de Moscou. On découvre comme ici, comme dans le roman, que les monstres et mutants ne sont pas si maléfiques que cela.

Voilà le motif de nos films à venir : nous voyageons en compagnie des monstres que l’État russe prétend maléfiques et veut éradiquer.

Suivre nos recherches et créations à l'Est de l'Europe sur l'onglet EASTERN du blog makhnovtchina.org.

Camping Numérique : Intentions du projet

Le numérique ne vaut pas en soi. Il n'est révolution que par ses usages et applications. C'est son interférence avec nos réels quotidiens, sociaux, politiques, économiques, spatiaux et urbains qui nous intéresse ici, et que nous tenterons d'explorer, questionner et pratiquer.

Ce projet se construit à travers le Doctorat Sauvage, les ateliers du Hackerspace Ventres mous, les rencontres d'habitants mobiles avec le camion-cinéma MKN-VAN... Echelle Inconnue et le Hackerspace Ventres mous se regroupent ainsi afin de favoriser l'accès au numérique pour tous par la transmission et l'appropriation des technologies numériques, la diffusion des savoirs et l'expérimentation de nouvelles formes de production.

Le Doctorat Sauvage En Numérique s'ouvre pour la saison 2017-2018 : formation critique aux outils numériques donnant accès à la connaissance sur ces nouveaux outils et permettant d'interroger, comprendre et détourner les usages du numérique. Le DSEN a lieu un lundi par mois (programme en ligne).



Le Hackerpace Ventres mous se réunit tous les lundis à partir de 19h30 dans les locaux d'Echelle Inconnue : les contacter via leur site ou twitter si vous souhaitez les rejoindre !



Les campements numériques ont débuté cet été par la création d'une éolienne et d'une climatisation avec Jean-Charles et Christine, couple habitant un camion indépendant en énergie. En attendant le tuto, vous pouvez découvrir les images sur notre blog makhnovtchina.org ICI.



Le premier journal "Éventrer la machine" sur le bricolage et le hacking ouvrier est paru en mars 2017 : à télécharger ou commander ICI.


Le deuxième journal "Ingénierie Ensauvagée" est paru en mars 2018 : à commander ICI.


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