Actualité Échelle Inconnue

SOIRÉE DE LANCEMENT DU JOURNAL À TITRE PROVISOIRE #04 : "MAKHNOVTCHINA" / JEUDI 16 MAI 2013 / 18H30 /

Nous vous invitons à une soirée spéciale pour le lancement du journal qui sera disponible gratuitement à Echelle Inconnue.

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DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE à la ferme des Bouillons

Titre : « Ville/mobile tentative de récit d'une guerre silencieuse qui, pourtant, a lieu. » par Stany Cambot Vendredi 10 Mai 2013 / 20h00 / Mont-Saint-Aignan

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SOUSCRIPTION ET DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE



MKN-VAN J-14 pour la souscription ulule
"français encore un effort!"
Ces deux derniers jours, un bond surprenant de 10% de don a eu lieu. Encore un effort donc pour que l'atelier mobile destiné au travail avec les nouveaux nomades voit le jour. Il ne reste que 4 jours.
Grand merci à tous les donateurs.
souscrivez ici



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DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE Deuxième conférence de 2013



JEUDI 14 FEVRIER à 18h30

"La gestion des déplacements et des présences dans l'espace urbain par le son"

DIFFUSION SONORE & VIDEOS

par JULIETTE VOLCLER

"« Lalafalloujah », tel est le surnom donné par les GI’s à la ville irakienne de Falloujah en 2004, alors qu’ils bombardaient ses rues de hard rock à plein volume. « C’était comme envoyer un fumigène », dira un porte-parole de l’armée états-unienne. Les années 2000 ont en effet vu se développer un usage répressif du son, symptomatique de la porosité entre l’industrie militaire et celle du divertissement, sur les champs de bataille et bien au-delà. en savoir plus (+)

A Willam Gandré et tous les autres, tombés au cours de cette guerre silencieuse.
Aujourd'hui pour William comme pour trois autres d'entre eux, c'est certain : ils sont morts ; tombés lors d'une guerre sans déclaration préalable ; une guerre contre le pauvre qui nie jusqu'à sa place dans la ville. Traitement standard des ennemis... William l'avait compris.(+)

CONFERENCE - DIFFUSION SONORE & VIDEOS / JULIETTE VOLCLER // JEUDI 14 FEVRIER à 18h30 // titre : "La gestion des déplacements et des présences dans l'espace urbain par le son" et retransmission en live!

RETRANSMISSION EN DIRECT SUR LA WEBTV D’ÉCHELLE INCONNUE (activée à 18h30) : cliquez ici Pendant la retransmission, vous pourrez poser vos questions à Juliette Volcler sur twitter avec le hashtag : #EITV

Avant goût : "« Lalafalloujah », tel est le surnom donné par les GI’s à la ville irakienne de Falloujah en 2004, alors qu’ils bombardaient ses rues de hard rock à plein volume. « C’était comme envoyer un fumigène », dira un porte-parole de l’armée états-unienne. Les années 2000 ont en effet vu se développer un usage répressif du son, symptomatique de la porosité entre l’industrie militaire et celle du divertissement, sur les champs de bataille et bien au-delà. Rap, metal et même chansons pour enfants deviennent des instruments de torture contre des terroristes présumés. Des alarmes directionnelles servent de technologies « non létales » de contrôle des foules dans la bande de Gaza comme lors des contre-sommets du G20, à Toronto et à Pittsburgh. Des répulsifs sonores éloignent des centres-villes et des zones marchandes les indésirables, adolescents ou clochards.

L’enrôlement du son dans la guerre et le maintien de l’ordre s’appuie sur plus d’un demi-siècle de recherches militaires et scientifiques. La généalogie des armes acoustiques, proposée ici pour la première fois en français, est tout autant celle des échecs, des fantasmes et des projets avortés, que celle des dispositifs bien réels qui en ont émergé. Aujourd’hui, l’espace sonore est sommé de se plier à la raison sécuritaire et commerciale. Souvent relégué au second plan au cours du xxe siècle, celui de l’image, il est devenu l’un des terrains d’expérimentation privilégiés de nouvelles formes de domination et d’exclusion. Et appelle donc de nouvelles résistances."

Extrait du livre "Le son comme arme, les usages policiers et militaires du son"

APPEL à SOUSCRIPTION POUR LE PROJET MKN VAN

RENCONTRE - DEBAT lors de la soirée "Gens du Voyage" // DIMANCHE 27 JANVIER à 18h00 // UGC CINE CITE / ROUEN

Echelle Inconnue est invitée par le Festival Regards sur le Cinéma du Monde 2013 pour animer un débat après ces 2 films :

- 18h00 "Just the Wind" réalisé par Bence Fliegauf - 20h30 "Romanès" en présence de Jacques Deschamps (réalisateur)

Plus d'informations sur le programme du festival : www.cinemadumonde.org

Retrouvez nous sur Twitter : @EchelleInconnue

William est mort.

J'écris parce qu'il faut conter.

Il y a quelques semaines, ils sont venus pour ça. Ils étaient trois, travailleurs sociaux venus faire le parcours « écouter chuchoter les blasons », la remise en jeu dans la ville et de manière pérenne du travail autour d'Utopia auquel William avait grandement participé. Ils disent « on est venu pour lui rendre hommage » Je n'étais pas là. C'est Christophe qui les a accueilli. Ils sont venus emprunter les mobios, ces dispositifs GPS qui permettent d'écouter chuchoter, par de nouvelles voix, les blasons sculptés dans la ville. Ils sont venus entendre résonner les murs, les volets, les gouttières de la voix de William et de dix autres encore, sans abris en 2001, aujourd'hui... qui sait.

Aujourd'hui pour William comme pour trois autres d'entre eux, c'est certain : ils sont morts ; tombés lors d'une guerre sans déclaration préalable ; une guerre contre le pauvre qui nie jusqu'à sa place dans la ville. Traitement standard des ennemis... William l'avait compris.

Nous nous sommes rencontrer la première fois en 1999 au foyer de l'URAS, il venait rendre visite à un ami Daniel, je tentait alors d'établir des cartes du monde vu depuis ce foyer. Il s'est assis dans la salle gris clair et a parlé avec cette voix que je lui connaîtrais souvent ; une voix de l'intérieur qui se fracasse contre les dents, un cri étouffé, un grognement. Il s'assoit, parle et dit « moi, la carte que je veux faire c'est celle de tous les copains morts dans les foyers » une carte monument pour ceux qui traditionnellement n'en n'ont pas. Son nom vient aujourd'hui s'y inscrire. William

Contrairement à Daniel, William n'était pas hébergé à l'URAS, inadapté au projet d'établissement. Il passait ses nuits au foyer de l'Abbé Bazire. Nous nous retrouverons plus tard au restaurant social la Chaloupe pour y lire Utopia de Thomas More. Il photographiera des monstres forains pour dire ça vie en fera une affiche avec au centre un banc, cénotaphe. Il jouera ensuite le rôle du président du BrrB au près de la presse. Et toujours, cette colère rentrée qui ne trouve pas d'issue. Ses lèvres qui se tordent pour dire des rimes amères. Ses poings sur les milles formica de foyer qui se serrent, même celui mutilé. Il parlera, écrira beaucoup. Disant sa vie là.

Nous nous sommes revus depuis, de loin en loin. De temps en temps, sa tête à la porte de l'atelier quand il vivait dans le coin. Et les nouvelles qu'il apportait avec lui, Daniel est mort, tu savais pas ? Et une certaine clairvoyance quand regardant les vidéo tournée sur le site du bidonville de la Soie.

- Ouais, les logements, les foyers, c'est pas forcément adapté, des fois, ça serait mieux de laisser les gens tranquilles, les aider là plutôt que... enfin c'est comme les gars de la rue, tu connais.

Il vivait à ce moment dans un appartement. Combien de temps ? Impossible à savoir mais au fur et à mesure de ses visites on voyait ses monstres resurgirent et avec eux l'alcool pour les faire taire ou pour nier la solitude des quatre murs où il se trouvait, d'un coup projeté, après des années d'institutions, de foyers à accueil conditionnel où le règlement intérieur remplace le droit commun. Sa bouche se tordait de nouveau. La voix tapait de nouveau derrière les dents. Les monstres, la dalle, la pierre tombale aussi, sûrement.

C'est une guerre qui voit tomber les pauvres au champ de notre déshonneur. William est tombé. Moins une victime qu'un héros de la survie en milieu hostile : chez nous. Accroché à la rampe de la vie pour on ne sait quoi mais sans doute davantage que pour l'espoir savamment entretenu de lendemains meilleurs qu'une société entière cultive pour eux, pour elle, pour ne pas se sentir coupable d'assassinat. Ce n'est ni le froid, sordide marronnier de météo sociale médiatique, ni la folie, ni l'alcool qui ont tué William mais la France.

Avec William et d'autre nous n'avons guère fait autre chose que de l'art, pas de l'art de marché, de galerie de FIAC, FRAC, FNAC. Mais de l'art pour dire NOUS au dessus de l'assassinat. Pour, à quelques occasions, NOUS sentir souverains, attaquant, manipulant à notre tour.

« la culture ça peut pas servir à dire j'ai bobo là » disait l'élu au patrimoine de la ville de Rouen au cours d'un colloque lors duquel, semble-t-il, le parti pris de la culture comme divertissement était élu. Non ! La mort, la mise au banc, qui n'en est que l'antichambre, n'est pas un bobo ! Fort heureusement ce même élu quelques mois plus tôt derrière son bureau confessait qu'il fallait parfois savoir désobéir, être hors la loi. Il en est temps, plus, c'est une urgence. L'indignation a fait son temps. Action !

Et peut-être, déjà, poursuivre ensemble la vengeance patrimoniale que nous avons avec William amorcé. Et édifier Notre monument aux morts des insoumis d'un moment dans une guerre silencieuse .

PROJECTION - CONFERENCE / STANY CAMBOT, ARCHITECTE / JEUDI 06 DECEMBRE 2012 / 18h30 / ROUEN / ECHELLE INCONNUE

Titre : L’utopie comme arme de poing ou la fable explosant dans le réel

Film de Stany Cambot (Echelle Inconnue) dans le cadre du Doctorat Sauvage en Architecture

Par Stany CAMBOT Architecte, auteur, réalisateur et Co-fondateur d'Echelle Inconnue utopie n.f. (de Utopia, mot créé par Thomas More, du grec ou, non, et topos, lieu) 1. Construction imaginaire et rigoureuse d'une société, qui constitue, par rapport à celui qui la réalise, un idéal ou un contre-idéal. 2. Projet dont la réalisation est impossible, conception imaginaire : Une utopie pédagogique.


à suivre jeudi !

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CONFERENCE / MATHIEU RIGOUSTE, AUTEUR DE L'ENNEMI INTERIEUR / JEUDI 15 NOVEMBRE 2012 / 18h30 / ROUEN /

Titre : L'impérialisme en bas de chez nous, foire aux outils pour l'enquête populaire.

Mathieu Riggouste, militant et chercheur en sciences sociales. Il est l'auteur, entre autre de l'Ennemi Intérieur. La généalogie coloniale et militaire de l'ordre sécuritaire dans la France contemporaine.

"C'est aux premier.e.s concerné.e.s de créer, par elles et eux-mêmes, les savoirs qui leur permettent de se libérer. Là où nous habitons, avec celles et ceux qui partagent notre existence ou nos oppressions, nous enquêtons au quotidien en combattant pour exister. Il nous faut croiser les points de vues, faire circuler les outils pour les partager et les améliorer. Faire des armes de libération collective. J'ai quelques outils pillés ça et là puis détournés avec quelques complices, à filer à qui veut. Sur la contre-insurrection, le socio-appartheid, le "nouvel impérialisme", l'histoire de la Bac et des polices choc, l'industrie et la coercition et de l'enfermement, la contre-révolution urbaine ou le capitalisme sécuritaire... Venez avec vos malles à outils et vos cicatrices, et voyons ensemble ce qu'on peut faire de ce que nous savons sur les situations en bas de chez nous et les moyens de les transformer."

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CONFERENCE / EMMANUEL REVUZ, JURISTE AU CENTRE DE RETENTION DE OISSEL / JEUDI 27 SEPTEMBRE 2012 / 18h30 / ROUEN /

Titre : Le parcours du migrant de son pays d'origine à l'Etat français : de la recherche d'une stabilité à une mobilité imposée.

"Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays". L'article 13.2 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, pourtant adoptée par la France, est constamment remis en cause par nos gouvernements successifs. Un étranger qui souhaite s'établir en France est confronté à une multitude de conditions à remplir et de règles à respecter. S'il ne réussit pas à obtenir le précieux sésame lui permettant de rester en France, sa vie continuera d'être l'histoire d'une mobilité, imposée cette fois par l'Etat français. A travers l'étude des conditions pour vivre régulièrement en France et de leur application concrète, il sera question d'apprécier les enjeux et paradoxes que peuvent présenter nos politiques migratoires.

EXPOSITION / RESTITUTION / DIEPPE / du 28 juillet au 26 août 2012 / Venez découvrir le nigloblaster !‏

Dans le cadre du festival Diep 2012, consacré à la cartographie (http://diepfestival.blogspot.fr/), Échelle Inconnue présente une première étape de travail réalisée du 2 au 22 juillet à Dieppe : une tentative d'entendre, voir puis représenter une autre ville, pourtant là : « Dieppe mobile »

Vous pourrez y voir les images de cette ville, entendre les témoignages des responsables, habitants et résidents des campings, des aires de camping car, des anciens de la cité provisoire, des voyageurs. Mais aussi des descriptions des gobes, de leur occupation au XIXe siècle à celle plus récente par les clandestins candidats au départ. Parce que Dieppe plus qu'une autre ville est peut-être davantage faite de mouvements que de pierres.

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RESIDENCE du 02 au 22 JUILLET 2012 / VERNISSAGE 28 JUILLET - 18h30 / EXPO : AOUT 2012 / DIEPPE / 1ère étape du projet Makhnovtchina

« Hey gobier! »

Invité dans le cadre du festival Diep, qui propose une exploration de l’histoire et du patrimoine dieppois, Echelle Inconnue est accueillie en résidence pour travailler à une cartographie de la mobilité. Comme l'existence d'autres modes d'habiter (habitat léger, mobile, précaire) semble difficile à admettre dans le présent, nous entreprenons de créer une « carte » à l’image des cartes inventées par l’Ecole de cartographie de Dieppe, retraçant l'histoire locale de ces modes d'habiter. Nous tentons une « traversée », de l'installation des déplacés des aménagements du XIXème siècle dans les gobes (grottes calcaires) de Dieppe aux habitats contemporains des falaises en passant par les habitats provisoires des candidats au départ pour l'Angleterre, les campings où l'on vit à l'année, les terrains familiaux autogérés, la cité de transit d'après guerre, mais aussi les mobilités touristiques etc.- 

C'est une carte de la mobilité établie à partir des rencontres, entretiens, dessins, vidéos réalisés avec les habitants. C'est une tentative de raconter leur histoire, une certaine culture de l'espace, du bâti, de l'habiter. Au-delà, il s'agit d'écrire l'Histoire manquante dans une ville où elle s'enracine de manière exemplaire depuis plus d'un siècle. 
 Une nouvelle manière d'habiter léger ou mobile voit le jour, proche de celle des Voyageurs, sans cependant profiter de leurs expériences. C'est ce moment historique particulier qui peut, peut-être, permettre de nouvelles hybridations, connexions et réinventions de la maison, de la ville. Non pas celle « fondée », patrimonialisée, mais une autre légère, là, un temps, ne laissant aucune empreinte. C’est cette ville, parallèle, invisible mais pourtant là dont nous désirons interroger les représentations. Vous pouvez nous y aider par vos documents et témoignages en nous contactant au 06 28 91 68 68 (Christophe) ou par mail : christophe@echelleinconnue.net

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CYCLE DE CONFERENCES INTERNATIONAL / ECOLE D'ARCHITECTURE PARIS LA VILLETTE / INTERVENTION DE STANY CAMBOT : "CADASTRE IMAGINAIRE" / LUNDI 18 JUIN 2012 / 14h00 /

Dans le cadre de : ERASMUS MUNDUS MASTER COURSE IN CITY REGENERATION DESIGN LAB 2, CITY AND NEIGHBOURHOODS

Stany Cambot interviendra sur le thème : « Cadastre imaginaire »

Autres invités :

Lundi 4 juin : Martine Bouchier

Lundi 11 juin : Augustin Rosenstiehl

Lundi 18 juin : Stany Cambot

Lundi 2 juillet : Daniel Buren

RENCONTRES RELIER #3 « L’HABITAT LEGER ET LA PRECARITE ? » / Intervention de Julie Bernard / VENDREDI 1er JUIN / TOUTE LA JOURNEE / MAZAMET (81)

Julie Bernard présentera un historique des projets d’Echelle Inconnue en lien avec « la ville mobile ». Elle développera pourquoi nous nous intéressons à cette question depuis 2003 : Du village du contre-sommet du G8 à Evian au projet Makhnovtchina en passant par l’Histoire et les histoires de Smala.

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Semaine "Smala Alger" du 24 mars au 31 mars 2012 // EXPO / CONFERENCES / PROJECTION / WORKSHOP

Suite à deux mois de résidence de recherche et de création menés à Alger en Novembre et Décembre 2011, Echelle Inconnue vous invite à la présentation des résultats de cette expérience ainsi qu'à une rencontre avec le groupe Echelle Inconnue/Alger.

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