Actualité Échelle Inconnue

16 MAI 2014 / DE 13H à 14H / INTERVENTION DE STANY CAMBOT / "MAKHNOVTCHINA" / LA TRIBUNE / ECOLE D'ARCHITECTURE PARIS BELLEVILLE /



Rencontre autour du projet "Makhnovtchina" avec Stany Cambot dans le cadre de :

La Tribune Un lieu de libre expression, ouvert à tous. Des sujets d’actualité qui nous traversent, sans exclusive. Une rencontre avec une personnalité, engagée. Une heure, pas plus, exceptionnellement animée par Jérôme Guéneau, à l’heure du déjeuner. Pour le bénéfice de la découverte, de la conversation, de l’échange.

Informations pratiques : Lieu : La Tribune / Salle des Enseignants / Ecole d'Architecture Paris Belleville Horaire : de 13h à 14h

INTERVENTION + PROJECTION (28') / DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE / 31 JANVIER 2014 / 18h30 / "L'ambassade du PEROU à Ris-Orangis" Par Sébastien Thiéry, politologue, coordinateur des actions du PEROU

Conférence précédée de la projection du film : "Considérant qu'il est plausible que de tels événements puissent à nouveau survenir", Sébastien Thiéry, 28'.

Le 22 décembre 2012, le PEROU - Pôle d'Exploration des Ressources Urbaines, inaugurait son Ambassade au cœur d'un bidonville de Ris-Orangis (Essonne). Alors s'engageait une action, une prise au sol d'un délaissé urbain suivant le chemin esquissé par les familles vivant là : construire, malgré tout. Parce que contrairement à ce que la Raison d'Etat commande de nos jours, construire vaut certainement mieux que détruire pour répondre aux questions qui se posent ici.

Ainsi avons nous exploré le chemin d'un acte de dissidence, sans pour autant perdre de vue la fonction d'une ambassade : re-présenter la situation pour faire se déplacer les rapports de force constitués autour de celle-ci ; œuvrer ainsi à créer de nouvelles relations entre les acteurs en présence, et frayer le chemin à une autre issue que la destruction.

Le 3 avril, les pelleteuses broyaient le bidonville où vivaient alors 150 personnes, et l'Ambassade avec. Malgré cela, un chemin s'est dessiné, de nouvelles perspectives pour quelques uns, pour trop peu. Malgré cela, le travail s'est poursuivi, autrement. Un an plus tard, nous reviendrons sur ce chemin, les impasses, les perspectives. Parce que transmettre ce qui se joue dans de tels actes est aujourd'hui crucial : l'art de détruire s'est raffiné au fil d'une expérience sans nul doute consignée, analysée, transmise ; l'art de riposter doit faire l'objet d'un tel travail, et se constituer tel un savoir commun.

Autres informations sur le PEROU

CONFERENCE HORS LES MURS D'ECHELLE INCONNUE : "PROJET MAKHNOVTCHINA" / LORS DE L'EVENEMENT HETEROTOPIA : Le design face à la grande pauvreté en Europe / COLOGNE - KöLN (ALLEMAGNE) / 14 janvier 2014 à partir de 10h

Heterotopia : Le design face à la grande pauvreté en Europe

du 7 au 19 Janvier 2014 :

Workshops, conférences et exposition dans le bâtiment de Saana à Essen et à la IMM Cologne

Intervention d'Echelle Inconnue (conférence) le mardi 14 janvier 2014 à partir de 10h

informations complémentaires :
www.folkwang-heterotopia.de

Séminaire organisé par Vera et Ruedi Baur

Contexte : D'après un rapport de la croix rouge, 43 millions de citoyens européens ne peuvent aujourd'hui subvenir à leurs besoins alimentaires. Face à ce qui s'avère la plus importante crise humanitaire de l'après-guerre, l'Europe devrait devenir le théâtre d'un formidable mouvement de solidarité. Bien au contraire, ressurgissent les maladies parmi les plus graves qu'ait connu notre continent : nationalismes, racismes, actes de violence pro-téiformes. La régression gagne bien des pouvoirs publics européens qui, loin de se dresser contre ce qui menace les droits les plus fondamentaux, expulsent, chassent, détruisent, terrorisent des familles entières. Ainsi nous placent-ils en tant que citoyens comme co-responsables de politiques aussi absurdes qu'insupportables, mais aussi devant un silence et un aveuglement qui bientôt se généralisent.

Un séminaire accompagné d'un Workshop de 15 jours pose la question de la fonction que peut tenir le design dans un contexte de crise. Il s'agit d'une rencontre européenne durant laquelle designers et responsables d'organisation s'échangent leurs manières de penser et de faire. Des expériences exemplaires comme celles du Perou à Ris Orangis en France ou du laboratoire d'arte civiche en Italie seront présentées. Ainsi seront rassemblés professionnels, étudiants, designers, artistes, travailleurs sociaux, responsables d'ONG. Ils développeront ensemble des projets d'ambition européenne autour des thèmes relatifs aux populations concernées : migrants internationaux, tziganes, familles monoparentales, étudiants précaires, chômeurs, sans-abris, retraités précaires etc. Il s'agira de développer des propositions concrètes afin de contribuer à la rénovation des savoirs et des réponses relatifs à la crise profonde dont il est question.

Echelle Inconnue invité de l'APEROU, Paris

jeudi 3 octobre 19h Apérou aux Caves Dupetit Thouars, 12 rue du même nom, au métro République. Paris

Une soirée pour faire l'état des lieux des actions en cours comme à venir, en compagnie d'invités nous aiguillant de leur regard, de leur expérience. Demain, jeudi 3 octobre à 19h, nous accueillons Echelle Inconnue, collectif protéiforme qui travaille avec nous à Paris, en collaboration avec les Enfants du Canal (voir la définition du projet ici), et avec lequel nous évoquerons ses expériences passées dans le bidonville du Havre détruit il y a quelques semaines, et dans celui de la Soie à Villeurbanne, il y a quelques années déjà. De cette dernière expérience, un film est né, que l'on visionnera ensemble : "Une ville détruite par des hommes en uniforme".

Durant la soirée, Francesco Careri, cofondateur du collectif italien Stalker nous rejoindra. Comme un parrain du PEROU, et de bien d'autres collectifs européens aujourd'hui, Stalker nous a montré la voie des chemins de traverse, des "territoires actuels", des actes souverains et des villes à faire émerger de ceux-ci.

Avec ces camarades là, peut-être évoquerons-nous les temps qui ne peuvent pas ne pas changer, les mots de Manuel Valls, étranger à notre temps,

extrait du site Journal de l'Ambassade du PEROU (+)

PROJECTION / DIMANCHE 08 SEPTEMBRE 2013 / 16H / MARSEILLE / FESTIVAL PAROLES DE GALERES

Titre du film projeté : Une ville détruite par des hommes en uniforme 20’ - 2013 Synopsis : Les Rroms ne sont pas nomades, ils le deviennent. Et ce sont étrangement les déraisons d’Etat qui les poussent, un peu plus loin, toujours. Tel fut le cas à Villeurbanne quand la police rasa ce qui était, en 2007, le plus grand bidonville de France.

Plus d'informations : ICI

PRESENTATION DU FILM "Smala, une ville détruite par des hommes en uniforme" / FESTIVAL DE CINÉMA DE DOUARNENEZ / Du jeudi 29 au samedi 31 AOUT 2013 / 13h30

Diffusion et rencontre autour du film d'Echelle Inconnue « Smala, une ville détruite par des hommes en uniforme » au SALON IMAGE du festival de cinéma de DOUARNENEZ. Jeudi 29 Aout à 13h30 / Vendredi 30 Aout à 13h30 / Samedi 31 Aout à 13h30.

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APPEL

Nous cherchons un traducteur Français-Roumain pour traduire les dialogues d'un film qui doit être diffusé vendredi 14 juin dans le bidonville rrom du Havre



Echelle Inconnue a réalisé un film à partir d'un diptyque vidéo conçu, monté et présenté à Villeurbanne, dans le cadre du projet Phare, organisé par le KompleXKapharnaüm en 2009.

Hypothèse 3 du projet Smala / Une ville détruite par des hommes en uniforme que vous pouvez regarder ici

À Villeurbanne, la police rasa ce qui était, en 2007, le plus grand bidonville de France. Tel sera le cas de celui installé quartier de l'Eure au Havre. N'en restera, ici comme ailleurs, que quelques débris, vêtements, ustensiles et meubles de fortune abandonnés derrière eux par les sinistrés de la violence urbaine, car on ne déménage pas d'un bidonville !

À Villeurbanne nous arrivions après la guerre et dressions avec les rescapés des cartes, archéologies de notre présent pour en comprendre l'histoire.

Au Havre, c'est avant la guerre que nous mettons pieds dans le bidonville. Et assistons, comme en direct, à la fabrique administrative du nomade. Procédure d'expulsion, centre de rétention, départ, retour... ballet à rendre fou au son de l'orchestre de l'état. Cartographier, photographier est trop peu. Aménager l'enfer trop raisonnable face aux déraisons officielles. Alors, nous tenterons d'équiper le mouvement de ceux qui rejoignent la cohorte des mobiles et déplacés et souhaitons diffuser, comme en résonance ce film réalisé à Villeurbanne.

Mais pour cela, nous cherchons un traducteur français-roumain pour traduire 5 pages A4 de texte (2378 mots). Cette traduction servira au doublage du film.

Si vous parlez et écrivez le roumain ou si vous connaissez quelqu'un pouvant nous aider, pouvez-vous nous contacter à Stany(arobase)echelleinconnue.net ou en réponse à ce mail

Merci d'avance

SOIRÉE DE LANCEMENT DU JOURNAL À TITRE PROVISOIRE #04 : "MAKHNOVTCHINA" / JEUDI 16 MAI 2013 / 18H30 /

Nous vous invitons à une soirée spéciale pour le lancement du journal qui sera disponible gratuitement à Echelle Inconnue.

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DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE à la ferme des Bouillons

Titre : « Ville/mobile tentative de récit d'une guerre silencieuse qui, pourtant, a lieu. » par Stany Cambot Vendredi 10 Mai 2013 / 20h00 / Mont-Saint-Aignan

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SOUSCRIPTION ET DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE



MKN-VAN J-14 pour la souscription ulule
"français encore un effort!"
Ces deux derniers jours, un bond surprenant de 10% de don a eu lieu. Encore un effort donc pour que l'atelier mobile destiné au travail avec les nouveaux nomades voit le jour. Il ne reste que 4 jours.
Grand merci à tous les donateurs.
souscrivez ici



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DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE Deuxième conférence de 2013



JEUDI 14 FEVRIER à 18h30

"La gestion des déplacements et des présences dans l'espace urbain par le son"

DIFFUSION SONORE & VIDEOS

par JULIETTE VOLCLER

"« Lalafalloujah », tel est le surnom donné par les GI’s à la ville irakienne de Falloujah en 2004, alors qu’ils bombardaient ses rues de hard rock à plein volume. « C’était comme envoyer un fumigène », dira un porte-parole de l’armée états-unienne. Les années 2000 ont en effet vu se développer un usage répressif du son, symptomatique de la porosité entre l’industrie militaire et celle du divertissement, sur les champs de bataille et bien au-delà. en savoir plus (+)

A Willam Gandré et tous les autres, tombés au cours de cette guerre silencieuse.
Aujourd'hui pour William comme pour trois autres d'entre eux, c'est certain : ils sont morts ; tombés lors d'une guerre sans déclaration préalable ; une guerre contre le pauvre qui nie jusqu'à sa place dans la ville. Traitement standard des ennemis... William l'avait compris.(+)

CONFERENCE - DIFFUSION SONORE & VIDEOS / JULIETTE VOLCLER // JEUDI 14 FEVRIER à 18h30 // titre : "La gestion des déplacements et des présences dans l'espace urbain par le son" et retransmission en live!

RETRANSMISSION EN DIRECT SUR LA WEBTV D’ÉCHELLE INCONNUE (activée à 18h30) : cliquez ici Pendant la retransmission, vous pourrez poser vos questions à Juliette Volcler sur twitter avec le hashtag : #EITV

Avant goût : "« Lalafalloujah », tel est le surnom donné par les GI’s à la ville irakienne de Falloujah en 2004, alors qu’ils bombardaient ses rues de hard rock à plein volume. « C’était comme envoyer un fumigène », dira un porte-parole de l’armée états-unienne. Les années 2000 ont en effet vu se développer un usage répressif du son, symptomatique de la porosité entre l’industrie militaire et celle du divertissement, sur les champs de bataille et bien au-delà. Rap, metal et même chansons pour enfants deviennent des instruments de torture contre des terroristes présumés. Des alarmes directionnelles servent de technologies « non létales » de contrôle des foules dans la bande de Gaza comme lors des contre-sommets du G20, à Toronto et à Pittsburgh. Des répulsifs sonores éloignent des centres-villes et des zones marchandes les indésirables, adolescents ou clochards.

L’enrôlement du son dans la guerre et le maintien de l’ordre s’appuie sur plus d’un demi-siècle de recherches militaires et scientifiques. La généalogie des armes acoustiques, proposée ici pour la première fois en français, est tout autant celle des échecs, des fantasmes et des projets avortés, que celle des dispositifs bien réels qui en ont émergé. Aujourd’hui, l’espace sonore est sommé de se plier à la raison sécuritaire et commerciale. Souvent relégué au second plan au cours du xxe siècle, celui de l’image, il est devenu l’un des terrains d’expérimentation privilégiés de nouvelles formes de domination et d’exclusion. Et appelle donc de nouvelles résistances."

Extrait du livre "Le son comme arme, les usages policiers et militaires du son"

APPEL à SOUSCRIPTION POUR LE PROJET MKN VAN

RENCONTRE - DEBAT lors de la soirée "Gens du Voyage" // DIMANCHE 27 JANVIER à 18h00 // UGC CINE CITE / ROUEN

Echelle Inconnue est invitée par le Festival Regards sur le Cinéma du Monde 2013 pour animer un débat après ces 2 films :

- 18h00 "Just the Wind" réalisé par Bence Fliegauf - 20h30 "Romanès" en présence de Jacques Deschamps (réalisateur)

Plus d'informations sur le programme du festival : www.cinemadumonde.org

Retrouvez nous sur Twitter : @EchelleInconnue

William est mort.

J'écris parce qu'il faut conter.

Il y a quelques semaines, ils sont venus pour ça. Ils étaient trois, travailleurs sociaux venus faire le parcours « écouter chuchoter les blasons », la remise en jeu dans la ville et de manière pérenne du travail autour d'Utopia auquel William avait grandement participé. Ils disent « on est venu pour lui rendre hommage » Je n'étais pas là. C'est Christophe qui les a accueilli. Ils sont venus emprunter les mobios, ces dispositifs GPS qui permettent d'écouter chuchoter, par de nouvelles voix, les blasons sculptés dans la ville. Ils sont venus entendre résonner les murs, les volets, les gouttières de la voix de William et de dix autres encore, sans abris en 2001, aujourd'hui... qui sait.

Aujourd'hui pour William comme pour trois autres d'entre eux, c'est certain : ils sont morts ; tombés lors d'une guerre sans déclaration préalable ; une guerre contre le pauvre qui nie jusqu'à sa place dans la ville. Traitement standard des ennemis... William l'avait compris.

Nous nous sommes rencontrer la première fois en 1999 au foyer de l'URAS, il venait rendre visite à un ami Daniel, je tentait alors d'établir des cartes du monde vu depuis ce foyer. Il s'est assis dans la salle gris clair et a parlé avec cette voix que je lui connaîtrais souvent ; une voix de l'intérieur qui se fracasse contre les dents, un cri étouffé, un grognement. Il s'assoit, parle et dit « moi, la carte que je veux faire c'est celle de tous les copains morts dans les foyers » une carte monument pour ceux qui traditionnellement n'en n'ont pas. Son nom vient aujourd'hui s'y inscrire. William

Contrairement à Daniel, William n'était pas hébergé à l'URAS, inadapté au projet d'établissement. Il passait ses nuits au foyer de l'Abbé Bazire. Nous nous retrouverons plus tard au restaurant social la Chaloupe pour y lire Utopia de Thomas More. Il photographiera des monstres forains pour dire ça vie en fera une affiche avec au centre un banc, cénotaphe. Il jouera ensuite le rôle du président du BrrB au près de la presse. Et toujours, cette colère rentrée qui ne trouve pas d'issue. Ses lèvres qui se tordent pour dire des rimes amères. Ses poings sur les milles formica de foyer qui se serrent, même celui mutilé. Il parlera, écrira beaucoup. Disant sa vie là.

Nous nous sommes revus depuis, de loin en loin. De temps en temps, sa tête à la porte de l'atelier quand il vivait dans le coin. Et les nouvelles qu'il apportait avec lui, Daniel est mort, tu savais pas ? Et une certaine clairvoyance quand regardant les vidéo tournée sur le site du bidonville de la Soie.

- Ouais, les logements, les foyers, c'est pas forcément adapté, des fois, ça serait mieux de laisser les gens tranquilles, les aider là plutôt que... enfin c'est comme les gars de la rue, tu connais.

Il vivait à ce moment dans un appartement. Combien de temps ? Impossible à savoir mais au fur et à mesure de ses visites on voyait ses monstres resurgirent et avec eux l'alcool pour les faire taire ou pour nier la solitude des quatre murs où il se trouvait, d'un coup projeté, après des années d'institutions, de foyers à accueil conditionnel où le règlement intérieur remplace le droit commun. Sa bouche se tordait de nouveau. La voix tapait de nouveau derrière les dents. Les monstres, la dalle, la pierre tombale aussi, sûrement.

C'est une guerre qui voit tomber les pauvres au champ de notre déshonneur. William est tombé. Moins une victime qu'un héros de la survie en milieu hostile : chez nous. Accroché à la rampe de la vie pour on ne sait quoi mais sans doute davantage que pour l'espoir savamment entretenu de lendemains meilleurs qu'une société entière cultive pour eux, pour elle, pour ne pas se sentir coupable d'assassinat. Ce n'est ni le froid, sordide marronnier de météo sociale médiatique, ni la folie, ni l'alcool qui ont tué William mais la France.

Avec William et d'autre nous n'avons guère fait autre chose que de l'art, pas de l'art de marché, de galerie de FIAC, FRAC, FNAC. Mais de l'art pour dire NOUS au dessus de l'assassinat. Pour, à quelques occasions, NOUS sentir souverains, attaquant, manipulant à notre tour.

« la culture ça peut pas servir à dire j'ai bobo là » disait l'élu au patrimoine de la ville de Rouen au cours d'un colloque lors duquel, semble-t-il, le parti pris de la culture comme divertissement était élu. Non ! La mort, la mise au banc, qui n'en est que l'antichambre, n'est pas un bobo ! Fort heureusement ce même élu quelques mois plus tôt derrière son bureau confessait qu'il fallait parfois savoir désobéir, être hors la loi. Il en est temps, plus, c'est une urgence. L'indignation a fait son temps. Action !

Et peut-être, déjà, poursuivre ensemble la vengeance patrimoniale que nous avons avec William amorcé. Et édifier Notre monument aux morts des insoumis d'un moment dans une guerre silencieuse .

PROJECTION - CONFERENCE / STANY CAMBOT, ARCHITECTE / JEUDI 06 DECEMBRE 2012 / 18h30 / ROUEN / ECHELLE INCONNUE

Titre : L’utopie comme arme de poing ou la fable explosant dans le réel

Film de Stany Cambot (Echelle Inconnue) dans le cadre du Doctorat Sauvage en Architecture

Par Stany CAMBOT Architecte, auteur, réalisateur et Co-fondateur d'Echelle Inconnue utopie n.f. (de Utopia, mot créé par Thomas More, du grec ou, non, et topos, lieu) 1. Construction imaginaire et rigoureuse d'une société, qui constitue, par rapport à celui qui la réalise, un idéal ou un contre-idéal. 2. Projet dont la réalisation est impossible, conception imaginaire : Une utopie pédagogique.


à suivre jeudi !

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CONFERENCE / MATHIEU RIGOUSTE, AUTEUR DE L'ENNEMI INTERIEUR / JEUDI 15 NOVEMBRE 2012 / 18h30 / ROUEN /

Titre : L'impérialisme en bas de chez nous, foire aux outils pour l'enquête populaire.

Mathieu Riggouste, militant et chercheur en sciences sociales. Il est l'auteur, entre autre de l'Ennemi Intérieur. La généalogie coloniale et militaire de l'ordre sécuritaire dans la France contemporaine.

"C'est aux premier.e.s concerné.e.s de créer, par elles et eux-mêmes, les savoirs qui leur permettent de se libérer. Là où nous habitons, avec celles et ceux qui partagent notre existence ou nos oppressions, nous enquêtons au quotidien en combattant pour exister. Il nous faut croiser les points de vues, faire circuler les outils pour les partager et les améliorer. Faire des armes de libération collective. J'ai quelques outils pillés ça et là puis détournés avec quelques complices, à filer à qui veut. Sur la contre-insurrection, le socio-appartheid, le "nouvel impérialisme", l'histoire de la Bac et des polices choc, l'industrie et la coercition et de l'enfermement, la contre-révolution urbaine ou le capitalisme sécuritaire... Venez avec vos malles à outils et vos cicatrices, et voyons ensemble ce qu'on peut faire de ce que nous savons sur les situations en bas de chez nous et les moyens de les transformer."

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