Actualité Échelle Inconnue

SOIRÉE DE LANCEMENT DU JOURNAL À TITRE PROVISOIRE #04 : "MAKHNOVTCHINA" / JEUDI 16 MAI 2013 / 18H30 /

Nous vous invitons à une soirée spéciale pour le lancement du journal qui sera disponible gratuitement à Echelle Inconnue.

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CONFERENCE / ODETTE LOUISET // JEUDI 31 JANVIER à 18h30 // titre : Catastrophisme, angélisme, militantisme ou fausse neutralité ? Le bidonville « objet » de recherche...

« Pratiquement contemporain de la désignation de « tiers monde », le bidonville émerge comme une catégorie majeure d'analyse des dynamiques urbaines dans des régions décrites comme « en retard » et moins urbanisées. Les critères de définition du bidonville sont essentiellement fondés sur le statut foncier et sur le type de construction bien que la diversité des situations soit soulignée en même temps que le caractère générique de quartier. Les descriptions fouillées et statistiques qui prévalent dans le tableau de cette urbanisation « sauvage » ou « spontanée » inscrivent les travaux de recherche dans une volonté d'objectivation du phénomène. L'approche est majoritairement surplombante et normative, mobilisant souvent des références à l'épisode européen de forte croissance urbaine du 19ème siècle. Dans le même temps, le bidonville est implicitement présenté comme une négation de ville, comme un quartier dont la suppression s'impose comme une évidence. Jugement de valeur aisément décelable dans cette science positive, à associer à la norme urbanistique et urbaine directement issue des codes d'urbanisme des grandes institutions internationales, c'est-à-dire d'Europe. A tel point que l'application de cette norme identifie la grande majorité des habitats produits dans les villes du Tiers monde comme appartenant à la catégorie « informelle ». La posture de recherche témoigne alors à la fois du catastrophisme par excès de zèle normatif et d’une illusion angélique que les bons plans d'aménagement fourniront une solution au problème.

Comment donc échapper, d'une part à l'illusion positiviste pour faire entrer la société dans la compréhension du phénomène autrement que par cette extériorité? Une hypothèse le permet : le bidonville est produit par le fonctionnement d'ensemble de la société dans une configuration spatiale appelée ville (les mêmes constructions en zone rurale ne sont ni désignées comme bidonvilles, ni stigmatisées). Ce n'est donc pas la forme « ville » qui est productrice du bidonville mais la projection normative des observateurs sur une production sociale jugée plus que comprise. La conséquence de cette hypothèse pose le bidonville comme un habitat urbain « normal », un quartier de la ville. L'objet et ses habitants sont même courtisés par de nombreux acteurs (associations, ONG, partis politiques, services municipaux...) qui tous ont besoin du bidonville et de ses habitants.

Restituer cette position, c'est proposer une expertise scientifique militante juste à l'amont de l'implication et de l'action. Cette expertise consiste à rester sur le terrain scientifique en dénonçant les illusions du choix épistémologique en surplomb et la croyance dans l'objectivation par le nombre et les catégories...Mais cette expertise consiste aussi à proposer la reformulation du problème « bidonville » avec pour option militante le choix de placer les faits sociaux, culturels et politiques au centre, y compris en prenant les valeurs exprimées comme des faits. C'est là que s'arrête la contribution scientifique juste avant l'implication voire l'action. Chez les experts positivistes, l'implication va jusqu'à la la formulation de recommandations, jusqu'à la contribution directe aux programmes.

Du point de vue de la discipline scientifique, pousser à la révision épistémologique est déjà un acte militant, contribuant à réviser l'espace de représentation qui est le véritable objet en jeu. »

CONFERENCE / MATHIEU RIGOUSTE, AUTEUR DE L'ENNEMI INTERIEUR / JEUDI 15 NOVEMBRE 2012 / 18h30 / ROUEN /

Titre : L'impérialisme en bas de chez nous, foire aux outils pour l'enquête populaire.

Mathieu Riggouste, militant et chercheur en sciences sociales. Il est l'auteur, entre autre de l'Ennemi Intérieur. La généalogie coloniale et militaire de l'ordre sécuritaire dans la France contemporaine.

"C'est aux premier.e.s concerné.e.s de créer, par elles et eux-mêmes, les savoirs qui leur permettent de se libérer. Là où nous habitons, avec celles et ceux qui partagent notre existence ou nos oppressions, nous enquêtons au quotidien en combattant pour exister. Il nous faut croiser les points de vues, faire circuler les outils pour les partager et les améliorer. Faire des armes de libération collective. J'ai quelques outils pillés ça et là puis détournés avec quelques complices, à filer à qui veut. Sur la contre-insurrection, le socio-appartheid, le "nouvel impérialisme", l'histoire de la Bac et des polices choc, l'industrie et la coercition et de l'enfermement, la contre-révolution urbaine ou le capitalisme sécuritaire... Venez avec vos malles à outils et vos cicatrices, et voyons ensemble ce qu'on peut faire de ce que nous savons sur les situations en bas de chez nous et les moyens de les transformer."

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HACKERSPACE, RENCONTRE #04 / ROUEN / LUNDI 22 OCTOBRE 2012 / 18h30 / 18 RUE SAINTE CROIX DES PELLETIERS

Le HackerSpace Jeanne D'Hack vous invite pour la 4ème rencontre à Echelle Inconnue.

Au programme :
Installation d'un serveur, formation à Python et bidouillages numériques...

Cette rencontre s'adresse à tous. Personnes initiés ou non-initiées aux pratiques du numérique.

CONFERENCE - DEBAT « Saboter l'anti-terrorisme » // jeudi 26 avril 2012 // 18h30

Un inculpé de l'affaire Tarnac présentera les aboutissants politiques de la construction de la lutte antiterroriste.

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Hier à Rouen, la révolution // 23 février 2012 // Conférence de Y.Marrec: "La Révolution rouennaise de 1848 et sa portée dans l'univers social". // 19h

« En avril 1848, deux mois avant Paris, Rouen se couvre de barricades. La répression qui s'ensuit préfigure celles des journées de juin dans la capitale. Cette confrontation sanglante traduit l'acuité des oppositions sociales dans la métropole normande qui en gardera longtemps le souvenir douloureux. En même temps différentes stratégies de contrôle et de rapprochement entre les classes sociales sont mises en oeuvre avec des succès variables.»

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Atelier Bureau des Peurs et des Angoisses // Tous les samedis

Tous les samedi après midi à Echelle Inconnue : Bureau des peurs et des angoisses, ou relire la ville comme un train fantôme.

L'utopie du faiseur de ville ressemble le plus souvent à un centre commercial, espace aseptisé, dans lequel l'ensemble de l'environnement est contrôlé, jusqu'à sa bande son. Voilà l'idéal, un environnement capable d'influer, guider le comportement dans la béatitude de la consommation (d'espaces comme de produits). Mais voilà, ces espaces mêmes finissent par ressembler ou être ressentis comme le paysage de la série télévisée « le prisonnier ». Dans ce cadre l'angoisse même peut se lire comme une ultime résistance à l'environnement, les lieux angoissants comme les pendants nécessaires au mirage de l’aménagement urbain.

Absente des représentations officielles de la ville, l'angoisse y occupe pourtant une place de choix. Qu'elle ait pu y être recherchée dans une optique de contrôle, ou qu'elle se manifeste aléatoirement, ici ou là, c'est ce rapport que nous entretenons entre elle et la ville que nous décidons aujourd'hui d'interroger.

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Conférence "Nomadisme et post-modernité" Michel Maffesoli / 20 janvier 2012 / 19h / ROUEN

A l'automne 2010, Echelle inconnue a présenté un cycle de conférences à la librairie Polis. Celui-ci s'est réalisé dans le cadre du projet "Makhnovtchina" http://www.echelleinconnue.net/makhnovtchina/, travail de recherche sur l'habitat léger et mobile. Stany Cambot, Arnaud Lemarchand, Marion Jenkinson et Clément David ont présenté leurs recherches sur ce sujet. Aujourd'hui c'est au tour de Michel Maffesoli de présenter ses travaux en plaçant le nomadisme dans le contexte de post-modernité, thème de prédilection de ce sociologue internationalement réputé.

Cette conférence aura lieu au centre ressource d'Echelle Inconnue (18 rue Sainte Croix des Pelletiers / Rouen). Elle sera rediffusé en direct à la librairie Polis (21 rue Percière / Rouen).

Entrée gratuite

Diffusion du film "Le Tombeau d'Alexandre" / 14 décembre 2011 / 19h

Une autre acceptation du mot "tombeau" est celle d'une oeuvre poétique composée en l'honneur d'un disparu. Ce disparu-là est le cinéaste russe Alexandre Ivanovitch Medvekine.

Lequel, au fil des ans, reprochait affectueusement à son homologue et ami Chris Marker de ne jamais lui écrire. En deux parties ("Le royaume des ombres"; "Les ombres du royaume") et cinq lettres envoyées à titre posthume, Marker rattrape le temps perdu.

Samedi 19 novembre / 14h30 / "Bureau des Angoisses: portrait d'une ville par la Peur."

Workshop au Centre Ressource 18 rue Sainte Croix des Pelletiers, 76000 Rouen.

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