Actualité Échelle Inconnue

Villes nomades de Stany Cambot aux éditions Eterotopia/Rhizome



Villes Nomades de Stany Cambot

Édition et distribution : Eterotopia France/Rhizome - Pollen diffusion

Parution : février 2016

Présentations publiques :

PARIS : Mardi 08 mars à 20h00, Librairie Le Genre Urbain, 60 rue de Belleville 75020
MILAN : Du 18 au 22 mars, Salon du livre indépendant “BELLISSIMA”
ROME : Jeudi 14 avril, 10h-17h, École d'Urbanisme de l'Université Sapienza (Auletta Chiostro, Facoltà di Ingegneria, via Eudossiana,18 ). Journée d'étude, ouverte au public, organisée à l'intérieur des activités doctorales du "Dottorato di ricerca in Ignegneria dell'Architettura e Tecnica Urbanistica, curriculum in Tecnica Urbanistica", de l'université Sapienza de Rome.
PARIS : Samedi 23 avril, 9h30-18h, Institut National d'Histoire de l'Art (INHA) / Salle Benjamin, 6 Rue des Petits Champs, 75002. Journée d'étude, ouverte au public, organisée à l'intérieur du séminaire master/doctorat "Art de la complexité/complexité des arts" dirigé par Roberto Barbanti. (déroulé de la journée ci-dessous).
ROUEN : Jeudi 28 avril à 20h00 : Soirée organisée par Echelle Inconnue à la Conjuration des fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, 76000
MILAN : Jeudi 26 ou vendredi 27 mai, Libreria Calusca
MOSCOU : lieux et dates en cours de définition

Déroulé de la journée du 23/04 à l'INHA :

9h30-10h: accueil et introduction de Roberto Barbanti
10h-10h45: Cosimo Lisi (doctorant, Université Paris 8, Université Sapienza de Rome)
10h45-11h: débat
11h-11h15: pause
11h15-12h: Gaetane Lamarche Vadel (École d’architecture de Paris la Seine, ENSA de Limoges, ENSA de Dijon)
12h-12h30: débat
12h30-14h: pause
14h-14h45: Arnaud Lemarchand (Université du Havre)
14h45-15h: débat
15h-15h15: pause
15h15- 16h: Stany Cambot (artiste, architecte, membre fondateur du groupe Echelle Inconnue)
16h-17h: débat et projection de vidéos

Résumé :

Une double injonction est aujourd'hui faite aux villes et aux individus : les premières doivent devenir métropoles et les seconds mobiles. Ainsi, au programme de métropolisation du monde, répond une mobilité par lui souhaitée. Une mobilité de cadre métropolitain avec ses oripeaux (téléphones, ordinateurs, etc.) se déplaçant de "cité état" en "cité état" en avion ou train à grande vitesse. Les agents de la fabrique de la ville raccrochent alors le train, architectes en têtes, de peur de rater ce tournant comme ils ratèrent celui du développement pavillonnaire. On se pique désormais de mobile, de léger, de « logement une personne » ou de design de bidonville dans l'espoir qu'un marché émerge. Rien de subversif, mais l’aboutissement d'un programme économique et urbain qui se dessine dès le milieu du XIXe siècle dont le nouveau masque s'appelle métropole. Cependant et sans eux, depuis le nouveau millénaire, des tentes partout : des rassemblements militants ayant quitter la rue pour porter le coup là où, désormais, le pouvoir a Lieu, aux tristes révolutions oranges, en passant par les tentes contestataires ou nécessaires des sans-abris. Des camions, des caravanes, des containers aussi, abris ou logement de la renaissance d'un prolétariat nomade disparu dans les années 20. Des cabanes reconstituant, aux abords des métropoles rêvées, les bidonvilles que l'on croyait disparus. La fabrique même de la métropole génère ainsi une toute autre mobilité . On le voit ici comme à Moscou avec ces brigades d'ouvriers (pour utiliser la dénomination russe) venant de l'autre bout du pays ou du continent que l'on trouve en hôtel low cost, en camping, en caravane ou camion au pied du chantier, en lisière de métropole, au bord de la tache verte de la carte. C'est là, que ces mobilités de constructeurs croisent les espaces d'une autre mobilité, celle de la fuite. Celle de ceux que le programme urbain expulse que l'on retrouvent en camping, camion, campement, containers ou celle de ceux qui fuient la métropole l'entendant comme la construction d'un espace de contrôle (travellers, certains voyageurs, habitants de yourtes ou de cabane).

Echelle Inconnue :

Fondé en 1998 et emmené par l'architecte Stany Cambot, Echelle Inconnue n'est pas un collectif mais un groupe, comme un groupe de rock, qui voudrait être à l'architecture ce qu'Elvis Presley fut à Tino Rossi. Groupe indiscipliné de recherche et création, autour des notions d'invisibles des villes et de leurs représentations, il se consacre aux urbanités minoritaires, alternatives ou émergentes ainsi qu'aux populations non prises en compte ou discriminées en raison d'un mode de vie minoritaire. Il tente d'être un acteur de l'émergence d'une connaissance « par le bas » mettant en place des travaux et expériences artistiques autour de la ville et du territoire. Ces expériences au long cours interrogent et associent les « exclus du plan » (sans-abris, Tziganes, immigrés...). Elles donnent lieu à des interventions dans l’espace public, expositions, sites Internet, vidéos, affiches, cartes, publications. Ce dont il est question, c’est de « l’invisible de nos villes ».

Cycle de conférences "Psychiatrie et Ville" tous les jeudis 07,21,28 janvier et 11 février organisé avec le collectif "A ta santé"

Toutes les soirées auront lieu à la Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint Hilaire / Rouen

Lire la suite

LA NUIT DE LA CARTOGRAPHIE : UN VOYAGE AU COEUR DE LA CARTOGRAPHIE RADICALE / JEUDI 30 OCTOBRE / 18H30 / DOCTORAT SAUVAGE EN ACHITECTURE

Conférence par Philippe Rekacewicz, journaliste au Monde Diplomatique, auteur de visionscarto.net

Dans le cadre du cycle "ville et représentations" du Doctorat Sauvage en Architecture



Conférence et atelier. « Depuis des décennies, la cartographie traditionnelle revendique le statut de science exacte s’appuyant sur des données fiables. Elle se targue de fournir une image neutre et fidèle de la réalité. Mais une telle approche fait l’impasse sur l’utilisation politique et sociale de la carte, et sur son rôle tant de propagande que de contestation. Depuis le début des années 2000, et dans le désordre, émerge une pratique cartographique qui se dit « radicale » (on parle aussi de « cartographie critique » ou de « contre-cartographie »), riche combinaison revendiquée d’art, de sciences, de géographie, de politique et de militantisme social. »
extrait de l'article « Cartographie radicale » de Philippe Rekacewicz pour le Monde Diplomatique – février 2013

exposition. Fonds de tiroirs ou déjà fonds cartographiques ? Depuis 15 ans nous réalisons les cartes manquantes de la ville avec ses invisibles. Des cartes donc, par dizaines, centaines peut-être, dont nous présenterons quelques exemplaires extraits des archives du groupe. Une exposition ? Non, plutôt un début d'Atlas clandestin accroché au mur !

Lancement du petit livre #8. « les arpenteurs de Sanson et les 500 curés espagnol une autre histoire de la cartographie ». C'est comme tout, l'estomac dévorant de la branchitude à finit d'avaler l'exercice cartographique dans ses centres d'art. Une occasion de revenir sur les voies abandonnées de la cartographie et leurs promesses.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Jeudi 30 octobre 2014 / à partir de 18h30

Lieu : Echelle Inconnue / 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / 76000 ROUEN

Téléphone : 02 35 70 40 05

Communiqué de presse : «Soirée de lancement du journal #05 d’Echelle Inconnue»

Alors que le gouvernement enterre en grande pompe la Loi ALUR, Echelle Inconnue (www.echelleinconnue.net) organise le 18 septembre un événement ouvert à tous pour échanger et ouvrir le débat sur les questions du logement et de l’habitat léger et mobile. À l’heure de l’abandon de loi ALUR qui proposait de maigres avancées dans l’acceptation de logements légers et mobiles, ce journal, en retraversant les travaux d'Echelle Inconnue avec les populations d'Alger, de Haute-Normandie, de Moscou, de Soroca ou de Chisinau, tente d'élargir encore l'horizon de cet envers des villes qu'est "l'habitat mobilier".



Lire la suite

CONFERENCE / 12 JUIN 2014 / 18h30 / "RETOUR SUR LA FABRIQUE DE LA VILLE " / DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE

Retour sur la fabrique de l’architecte

A quoi se résume la vie des hommes à la rue? Débauche, drogues, alcool, hygiène douteuse, vagabond en perdition...., c’est certain «l’Image» du sens commun à leurs égards est «quelque peu» stigmatisée. Ce patchwork de stéréotypes les réduits à la misère sociale; misère dont on entend les échos médiatiques uniquement lors des périodes hivernales. Comment font-ils pour sur-vivre dans la rue? Quelles sont leurs ressources? Comment occupent-ils la rue? Quelles pratiques urbaines mettent-ils en place?

Les squats, bidonvilles, zones d’autonomie temporaire sont autant d’espaces où se développent de nouvelles pratiques urbaines, non reconnues, non normées, mais non moins utiles au développement des villes. Bien que le flot de stigmates à l’égard de ces pratiques ne laissent que peu entrevoir leur utilité dans la fabrique de l’urbanité, quelles sont ces pratiques d’occupation illégale? Que donnent elles à voir des dysfonctionnements de notre société et de l’espace urbain qui l’accueille? Peut-on envisager les pratiques d’occupation illégale comme un recours aux carences urbaines plutôt que comme une tare?

Ces questions ont été le support de deux ans de recherches menées dans le cadre d’un séminaire en sociologie à l’école d’architecture de Normandie. Aujourd’hui en fin d’étude, c’est d’un point de vue urbain et architectural, dans le cadre de notre projet de diplôme, que nous avons voulu interroger la thématique de l’exclusion urbaine et du développement spontanée de la ville. L’informel, le spontanée, le précaire, peuvent-ils être le support d’une autre forme d’urbanité, d’un autre mode de fabrication de la ville? Nous réaliserons très vite que pour l’heure, la question est tout autant difficile à poser dans les ateliers de projet des écoles d’architecture que dans une quelconque instance de la ville...

Informations pratiques : 12 Juin 2014 Lieu : Echelle Inconnue / 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / 76000 ROUEN Téléphone : 02 35 70 40 05

PROJECTION DU FILM "UNE VILLE DETRUITE PAR DES HOMMES EN UNIFORME" / FESTIVAL A L'EST DU NOUVEAU / Cinéma Omnia République / ROUEN

Dimanche 13 avril 2013 à 16h00 au Cinéma Omnia à Rouen Rencontre avec Stany Cambot, réalisateur du film.

Lire la suite

CONFERENCE PARTICULIERE / 12 MARS 2014 / 18h30 / "PETITE INTRODUCTION à LA PSYCHANAYSE URBAINE DU MONDE ENTIER (ET ROUEN DANS TOUT çA ?)" / DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE

Fondée à Vierzon en 2008, l'A.N.P.U. (l'Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine) s'est vue confier la délicate mission de psychanalyser le monde entier au travers d'un plan bi-quinquennal qui devrait voir son aboutissement le 24 décembre 2017 à 23 h 00, à New-York devant le siège de l'ONU.

Étape incontournable de cet objectif pour le moins ambitieux, la ville de Rouen constitue en soi une véritable énigme. Nous vous proposons de nous aider à la dénouer au travers d'exercices pratiques fort ludiques qui seront mis en place dans le cadre de ce doctorat.

La présentation de nos travaux se fera préalablement sous la forme d'une conférence désopilante, entrecoupée de commentaires saisissants et d'images à couper le souffle, vous aurez peine à y croire….

De et par : Laurent Petit/project designer, metteur en scène et metteur en images : Charles Altorffer alias Urbain l'enchanteur/agent de liaison : Fabienne Quéméneur/Une coproduction l'anpu.fr, le NOm du Titre, la maison Folie de Lille-Wazemmes, le PoLau et le collectif Exyzt

Informations pratiques :

La conférence aura lieu au 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / 76000 ROUEN - 02 35 70 40 05 / mail : christophe@echelleinconnue.net

Echelle Inconnue sur twitter : @EchelleInconnue

INTERVENTION + PROJECTION (28') / DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE / 31 JANVIER 2014 / 18h30 / "L'ambassade du PEROU à Ris-Orangis" Par Sébastien Thiéry, politologue, coordinateur des actions du PEROU

Conférence précédée de la projection du film : "Considérant qu'il est plausible que de tels événements puissent à nouveau survenir", Sébastien Thiéry, 28'.

Le 22 décembre 2012, le PEROU - Pôle d'Exploration des Ressources Urbaines, inaugurait son Ambassade au cœur d'un bidonville de Ris-Orangis (Essonne). Alors s'engageait une action, une prise au sol d'un délaissé urbain suivant le chemin esquissé par les familles vivant là : construire, malgré tout. Parce que contrairement à ce que la Raison d'Etat commande de nos jours, construire vaut certainement mieux que détruire pour répondre aux questions qui se posent ici.

Ainsi avons nous exploré le chemin d'un acte de dissidence, sans pour autant perdre de vue la fonction d'une ambassade : re-présenter la situation pour faire se déplacer les rapports de force constitués autour de celle-ci ; œuvrer ainsi à créer de nouvelles relations entre les acteurs en présence, et frayer le chemin à une autre issue que la destruction.

Le 3 avril, les pelleteuses broyaient le bidonville où vivaient alors 150 personnes, et l'Ambassade avec. Malgré cela, un chemin s'est dessiné, de nouvelles perspectives pour quelques uns, pour trop peu. Malgré cela, le travail s'est poursuivi, autrement. Un an plus tard, nous reviendrons sur ce chemin, les impasses, les perspectives. Parce que transmettre ce qui se joue dans de tels actes est aujourd'hui crucial : l'art de détruire s'est raffiné au fil d'une expérience sans nul doute consignée, analysée, transmise ; l'art de riposter doit faire l'objet d'un tel travail, et se constituer tel un savoir commun.

Autres informations sur le PEROU

DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE à la ferme des Bouillons

Titre : « Ville/mobile tentative de récit d'une guerre silencieuse qui, pourtant, a lieu. » par Stany Cambot Vendredi 10 Mai 2013 / 20h00 / Mont-Saint-Aignan

Lire la suite

Le son comme arme, conférence de Juliette Volcler

A écouter en ligne : « le son comme arme », enregistrement de la conférence de Juliette Volcler, qui s'est tenue à l'atelier d'Echelle Inconnue le 14 février 2013.

LRAD
Véhicule équipé d'un système LRAD dans les rues de Pittsburgh

Lire la suite

PROJECTION - CONFERENCE / STANY CAMBOT, ARCHITECTE / JEUDI 06 DECEMBRE 2012 / 18h30 / ROUEN / ECHELLE INCONNUE

Titre : L’utopie comme arme de poing ou la fable explosant dans le réel

Film de Stany Cambot (Echelle Inconnue) dans le cadre du Doctorat Sauvage en Architecture

Par Stany CAMBOT Architecte, auteur, réalisateur et Co-fondateur d'Echelle Inconnue utopie n.f. (de Utopia, mot créé par Thomas More, du grec ou, non, et topos, lieu) 1. Construction imaginaire et rigoureuse d'une société, qui constitue, par rapport à celui qui la réalise, un idéal ou un contre-idéal. 2. Projet dont la réalisation est impossible, conception imaginaire : Une utopie pédagogique.


à suivre jeudi !

Lire la suite

RESIDENCE du 02 au 22 JUILLET 2012 / VERNISSAGE 28 JUILLET - 18h30 / EXPO : AOUT 2012 / DIEPPE / 1ère étape du projet Makhnovtchina

« Hey gobier! »

Invité dans le cadre du festival Diep, qui propose une exploration de l’histoire et du patrimoine dieppois, Echelle Inconnue est accueillie en résidence pour travailler à une cartographie de la mobilité. Comme l'existence d'autres modes d'habiter (habitat léger, mobile, précaire) semble difficile à admettre dans le présent, nous entreprenons de créer une « carte » à l’image des cartes inventées par l’Ecole de cartographie de Dieppe, retraçant l'histoire locale de ces modes d'habiter. Nous tentons une « traversée », de l'installation des déplacés des aménagements du XIXème siècle dans les gobes (grottes calcaires) de Dieppe aux habitats contemporains des falaises en passant par les habitats provisoires des candidats au départ pour l'Angleterre, les campings où l'on vit à l'année, les terrains familiaux autogérés, la cité de transit d'après guerre, mais aussi les mobilités touristiques etc.- 

C'est une carte de la mobilité établie à partir des rencontres, entretiens, dessins, vidéos réalisés avec les habitants. C'est une tentative de raconter leur histoire, une certaine culture de l'espace, du bâti, de l'habiter. Au-delà, il s'agit d'écrire l'Histoire manquante dans une ville où elle s'enracine de manière exemplaire depuis plus d'un siècle. 
 Une nouvelle manière d'habiter léger ou mobile voit le jour, proche de celle des Voyageurs, sans cependant profiter de leurs expériences. C'est ce moment historique particulier qui peut, peut-être, permettre de nouvelles hybridations, connexions et réinventions de la maison, de la ville. Non pas celle « fondée », patrimonialisée, mais une autre légère, là, un temps, ne laissant aucune empreinte. C’est cette ville, parallèle, invisible mais pourtant là dont nous désirons interroger les représentations. Vous pouvez nous y aider par vos documents et témoignages en nous contactant au 06 28 91 68 68 (Christophe) ou par mail : christophe@echelleinconnue.net

Lire la suite

CYCLE DE CONFERENCES INTERNATIONAL / ECOLE D'ARCHITECTURE PARIS LA VILLETTE / INTERVENTION DE STANY CAMBOT : "CADASTRE IMAGINAIRE" / LUNDI 18 JUIN 2012 / 14h00 /

Dans le cadre de : ERASMUS MUNDUS MASTER COURSE IN CITY REGENERATION DESIGN LAB 2, CITY AND NEIGHBOURHOODS

Stany Cambot interviendra sur le thème : « Cadastre imaginaire »

Autres invités :

Lundi 4 juin : Martine Bouchier

Lundi 11 juin : Augustin Rosenstiehl

Lundi 18 juin : Stany Cambot

Lundi 2 juillet : Daniel Buren

CONFERENCE « L’HABITAT TEMPORAIRE : DE LA PRECARITE DESIREE A LA PRECARITE IMPOSEE » / OLIVIER SIROST / JEUDI 07 JUIN 2012 / 18H30 / ROUEN

CONFERENCE « L’habitat temporaire : de la précarité désirée à la précarité imposée »

par Olivier Sirost, professeur d'Université en STAPS à Rouen

jeudi 07 juin 2012 à 18h30

18 rue Sainte Croix des Pelletiers 76000 ROUEN

«... Le camping examiné sous l’angle particulier de l’habitat est ramené tantôt à des considérations historiques qui marquent la vie du nomade sous la tente, tantôt à des observations d’actualité faisant de l’hôtellerie de plein air un substitut de résidence secondaire. Entre ces perspectives qui considèrent le camping à la fois comme constante anthropologique de l’homme et comme une forme de vacances à la mode, se déploie un éventail d’usages et de manières d’habiter. Sur un même terrain classé se mêlent toiles de tentes – canadienne, carrée, igloo -, tonnelles, caravanes de plusieurs générations, vans, camping-cars, bungalows entoilés, mobilhomes, chalets, abris de jardin, voire appartements. Selon les lieux, ce savant mélange sépare les formes ou les relie, en supprimant certaines, en impose une seule et unique. Joyeuse anarchie, ordonnancement stict des emplacements par catégories, ou isolement lié à la propriété, tout est possible en camping. Chaque coin possède sa propre coloration, son authentique atmosphère et son paysage bricolé. Cela est d’autant plus vrai que les campeurs s’évertuent à emboîter, à agencer, à juxtaposer ces manières d’habiter, ces sensibilités, comme un jeu de Lego perpétuellement recommencé. Chaque pouce de surface habitable est minutieusement examiné et utilisé. A la « science du terrain » qui caractérise le savoir-faire du campeur se superpose un art de la mosaïque définissant un esprit des lieux. Ainsi, on trouve sur les terrains classés tout autant un camping-car vide de toutes extension caractéristique du nomade qu’une caravane avec auvent en toile et tonnelle entourée de tentes igloos, signe affiché de la cellule familiale. Chaque emplacement révèle un style caractéristique, une manière de vivre. Sans doute nulle part ailleurs qu’au camping cette transition entre la sphère intime et la sphère publique de l’habitat n’est autant affichée. ...»

Echelle Inconnue a initié depuis 2010 un cycle de conférences sur la « ville mobile » et l’habitat léger dans le cadre du projet Makhnovtchina. Ce cycle est pensé dans une volonté d’apporter une approche pluridisciplinaire aux questions posées par des formes de vies mobiles. En apportant des apports juridiques, géographiques, socio-historiques, philosophiques et économiques, cela nous permet de toujours avancer sur ce projet en mettant en avant des paradoxes sociétaux. Entre une mobilité qui se veut être le modèle d’une société mondialisée et une autre qui gêne, celle des personnes ségréguées et exclues, se posent de nombreuses questions par les chercheurs invités. Nous mêlons à ces apports des témoignages et récits d’expériences, ceux de militants et acteurs à qui ces problématiques se posent quotidiennement.

Personnalités invitées à ce cycle à ce jour (par ordre chronologique) : Stany Cambot / Arnaud Le-marchand / Clément David / Marion Jenkinson / Michel Maffesoli / Denis Retaillé.

RENCONTRES RELIER #3 « L’HABITAT LEGER ET LA PRECARITE ? » / Intervention de Julie Bernard / VENDREDI 1er JUIN / TOUTE LA JOURNEE / MAZAMET (81)

Julie Bernard présentera un historique des projets d’Echelle Inconnue en lien avec « la ville mobile ». Elle développera pourquoi nous nous intéressons à cette question depuis 2003 : Du village du contre-sommet du G8 à Evian au projet Makhnovtchina en passant par l’Histoire et les histoires de Smala.

Lire la suite


propulsé par DotClear