Actualité Échelle Inconnue

SOIRÉE DE LANCEMENT DU JOURNAL À TITRE PROVISOIRE #04 : "MAKHNOVTCHINA" / JEUDI 16 MAI 2013 / 18H30 /

Nous vous invitons à une soirée spéciale pour le lancement du journal qui sera disponible gratuitement à Echelle Inconnue.

Lire la suite

DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE

CONFERENCE / ARNAUD LEMARCHAND / 01 AVRIL 2013 / 18h30 / à ECHELLE INCONNUE / ROUEN

titre : L'EMERGENCE DU MONDE NUMERIQUE PAR LA FOIRE

La foire a été un des incubateurs des jeux automatiques et du cinéma qui ont amené la musique électronique, les jeux vidéos, et a participer à l'émergence du monde numérique. Atari utilisera le réseau des foires pour diffuser le premier jeu vidéo : pong, dés les années 70. Les liens historiques entre l'économie itinérante et ces innovations sont à reconsidérer. Mais d'autres rapprochements sont possibles dans la période contemporaine : dès 1998, Eric Raymond a utilisé le concept de "bazar" pour décrire le développement du logiciel libre, or à cette époque les rares chercheurs qui étudient le retour des formes d'économie nomade, notamment Péraldi et Tarrius, utilisent aussi ce concept d'économie de bazar qui est, dans leurs analyses, une forme de foire continue, journalière, dans les interstices des firmes et des Etats. L'exposé portera sur l'histoire de ces formes et sur les éclairages qu'ils peuvent apporter aux évolutions en cours.

CONFERENCE - DIFFUSION SONORE & VIDEOS / JULIETTE VOLCLER // JEUDI 14 FEVRIER à 18h30 // titre : "La gestion des déplacements et des présences dans l'espace urbain par le son" et retransmission en live!

RETRANSMISSION EN DIRECT SUR LA WEBTV D’ÉCHELLE INCONNUE (activée à 18h30) : cliquez ici Pendant la retransmission, vous pourrez poser vos questions à Juliette Volcler sur twitter avec le hashtag : #EITV

Avant goût : "« Lalafalloujah », tel est le surnom donné par les GI’s à la ville irakienne de Falloujah en 2004, alors qu’ils bombardaient ses rues de hard rock à plein volume. « C’était comme envoyer un fumigène », dira un porte-parole de l’armée états-unienne. Les années 2000 ont en effet vu se développer un usage répressif du son, symptomatique de la porosité entre l’industrie militaire et celle du divertissement, sur les champs de bataille et bien au-delà. Rap, metal et même chansons pour enfants deviennent des instruments de torture contre des terroristes présumés. Des alarmes directionnelles servent de technologies « non létales » de contrôle des foules dans la bande de Gaza comme lors des contre-sommets du G20, à Toronto et à Pittsburgh. Des répulsifs sonores éloignent des centres-villes et des zones marchandes les indésirables, adolescents ou clochards.

L’enrôlement du son dans la guerre et le maintien de l’ordre s’appuie sur plus d’un demi-siècle de recherches militaires et scientifiques. La généalogie des armes acoustiques, proposée ici pour la première fois en français, est tout autant celle des échecs, des fantasmes et des projets avortés, que celle des dispositifs bien réels qui en ont émergé. Aujourd’hui, l’espace sonore est sommé de se plier à la raison sécuritaire et commerciale. Souvent relégué au second plan au cours du xxe siècle, celui de l’image, il est devenu l’un des terrains d’expérimentation privilégiés de nouvelles formes de domination et d’exclusion. Et appelle donc de nouvelles résistances."

Extrait du livre "Le son comme arme, les usages policiers et militaires du son"

APPEL à SOUSCRIPTION POUR LE PROJET MKN VAN

CONFERENCE / ODETTE LOUISET // JEUDI 31 JANVIER à 18h30 // titre : Catastrophisme, angélisme, militantisme ou fausse neutralité ? Le bidonville « objet » de recherche...

« Pratiquement contemporain de la désignation de « tiers monde », le bidonville émerge comme une catégorie majeure d'analyse des dynamiques urbaines dans des régions décrites comme « en retard » et moins urbanisées. Les critères de définition du bidonville sont essentiellement fondés sur le statut foncier et sur le type de construction bien que la diversité des situations soit soulignée en même temps que le caractère générique de quartier. Les descriptions fouillées et statistiques qui prévalent dans le tableau de cette urbanisation « sauvage » ou « spontanée » inscrivent les travaux de recherche dans une volonté d'objectivation du phénomène. L'approche est majoritairement surplombante et normative, mobilisant souvent des références à l'épisode européen de forte croissance urbaine du 19ème siècle. Dans le même temps, le bidonville est implicitement présenté comme une négation de ville, comme un quartier dont la suppression s'impose comme une évidence. Jugement de valeur aisément décelable dans cette science positive, à associer à la norme urbanistique et urbaine directement issue des codes d'urbanisme des grandes institutions internationales, c'est-à-dire d'Europe. A tel point que l'application de cette norme identifie la grande majorité des habitats produits dans les villes du Tiers monde comme appartenant à la catégorie « informelle ». La posture de recherche témoigne alors à la fois du catastrophisme par excès de zèle normatif et d’une illusion angélique que les bons plans d'aménagement fourniront une solution au problème.

Comment donc échapper, d'une part à l'illusion positiviste pour faire entrer la société dans la compréhension du phénomène autrement que par cette extériorité? Une hypothèse le permet : le bidonville est produit par le fonctionnement d'ensemble de la société dans une configuration spatiale appelée ville (les mêmes constructions en zone rurale ne sont ni désignées comme bidonvilles, ni stigmatisées). Ce n'est donc pas la forme « ville » qui est productrice du bidonville mais la projection normative des observateurs sur une production sociale jugée plus que comprise. La conséquence de cette hypothèse pose le bidonville comme un habitat urbain « normal », un quartier de la ville. L'objet et ses habitants sont même courtisés par de nombreux acteurs (associations, ONG, partis politiques, services municipaux...) qui tous ont besoin du bidonville et de ses habitants.

Restituer cette position, c'est proposer une expertise scientifique militante juste à l'amont de l'implication et de l'action. Cette expertise consiste à rester sur le terrain scientifique en dénonçant les illusions du choix épistémologique en surplomb et la croyance dans l'objectivation par le nombre et les catégories...Mais cette expertise consiste aussi à proposer la reformulation du problème « bidonville » avec pour option militante le choix de placer les faits sociaux, culturels et politiques au centre, y compris en prenant les valeurs exprimées comme des faits. C'est là que s'arrête la contribution scientifique juste avant l'implication voire l'action. Chez les experts positivistes, l'implication va jusqu'à la la formulation de recommandations, jusqu'à la contribution directe aux programmes.

Du point de vue de la discipline scientifique, pousser à la révision épistémologique est déjà un acte militant, contribuant à réviser l'espace de représentation qui est le véritable objet en jeu. »

PROJECTION - CONFERENCE / STANY CAMBOT, ARCHITECTE / JEUDI 06 DECEMBRE 2012 / 18h30 / ROUEN / ECHELLE INCONNUE

Titre : L’utopie comme arme de poing ou la fable explosant dans le réel

Film de Stany Cambot (Echelle Inconnue) dans le cadre du Doctorat Sauvage en Architecture

Par Stany CAMBOT Architecte, auteur, réalisateur et Co-fondateur d'Echelle Inconnue utopie n.f. (de Utopia, mot créé par Thomas More, du grec ou, non, et topos, lieu) 1. Construction imaginaire et rigoureuse d'une société, qui constitue, par rapport à celui qui la réalise, un idéal ou un contre-idéal. 2. Projet dont la réalisation est impossible, conception imaginaire : Une utopie pédagogique.


à suivre jeudi !

Lire la suite

EXPOSITION & DISPOSITIF NUMERIQUE URBAIN / à ECHELLE INCONNUE ET DANS LA VILLE DE ROUEN / Vernissage-finissage le 08 décembre 2012 / à partir de 18h30

Titre : « Écouter chuchoter les blasons de la ville »

Samedi 08 novembre 2012 / Vernissage-Finissage dans le cadre des 12 vernissages du quartier des Bons-Enfants / Echelle Inconnue / à partir de 18h30

Exposition du 25 octobre au 16 décembre 2012

A l’automne 2012, des parcours dans la ville de Rouen sont créés avec la mise à disposition au public de dispositifs numériques urbains rentrant en résonnance avec les matériaux de la ville (« Mobio » : stéthoscope urbain décodant des sons géolocalisés dans des zones de la ville via le GPS) sous-titrant les blasons de la ville de Rouen par la réponse des sans-abris à la question : « Quel mouton vous chasse et vous dévore ? » faisant suite à des ateliers sur le texte de Thomas More (Utopia) dans les foyers rouennais.

Informations complémentaires :

Echelle Inconnue est ouverte au public du jeudi au samedi de 14h à 18h Possibilité de réserver les dispositifs dans les cas suivants : - groupe de 8 à 16 personnes - les dimanches 21 et 28 octobre / 04, 11, 18 et 25 novembre 2012 Exposition et prêt / gratuit / Une pièce d’identité sera demandée pour le prêt

Plus de documentation pour réaliser soi-même un mobio. (Technologie libre) : http://www.echelleinconnue.net/outils/mobio/

Plus d’informations sur l’histoire de ce projet : http://www.echelleinconnue.net/cite/

Twitter : @EchelleInconnue

Rêver Rouen est un programme organisé par la Ville de Rouen. Le projet Ecouter Chuchoter les Blasons de la Ville est financé par la ville de Rouen. Echelle Inconnue est financée au titre de sa programmation par la ville de Rouen et la Région Haute-Normandie.

Lire la suite

HACKERSPACE, RENCONTRE #04 / ROUEN / LUNDI 22 OCTOBRE 2012 / 18h30 / 18 RUE SAINTE CROIX DES PELLETIERS

Le HackerSpace Jeanne D'Hack vous invite pour la 4ème rencontre à Echelle Inconnue.

Au programme :
Installation d'un serveur, formation à Python et bidouillages numériques...

Cette rencontre s'adresse à tous. Personnes initiés ou non-initiées aux pratiques du numérique.

CONFERENCE / JACQUES LEVY // VENDREDI 05 OCTOBRE 2012 à 18h30 // THEME : Les profondeurs de la surface. La ville: force des liens faibles.

J.Lévy, professeur ordinaire de géographie et d’aménagement de l’espace à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Il est aussi directeur du laboratoire Chôros. Echelle inconnue a le privilège de le recevoir pour la conférence du 5 octobre dans le cadre de la programmation de son centre ressource.

Lire la suite

CONFERENCE / EMMANUEL REVUZ, JURISTE AU CENTRE DE RETENTION DE OISSEL / JEUDI 27 SEPTEMBRE 2012 / 18h30 / ROUEN /

Titre : Le parcours du migrant de son pays d'origine à l'Etat français : de la recherche d'une stabilité à une mobilité imposée.

"Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays". L'article 13.2 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, pourtant adoptée par la France, est constamment remis en cause par nos gouvernements successifs. Un étranger qui souhaite s'établir en France est confronté à une multitude de conditions à remplir et de règles à respecter. S'il ne réussit pas à obtenir le précieux sésame lui permettant de rester en France, sa vie continuera d'être l'histoire d'une mobilité, imposée cette fois par l'Etat français. A travers l'étude des conditions pour vivre régulièrement en France et de leur application concrète, il sera question d'apprécier les enjeux et paradoxes que peuvent présenter nos politiques migratoires.

CONFERENCE « L’HABITAT TEMPORAIRE : DE LA PRECARITE DESIREE A LA PRECARITE IMPOSEE » / OLIVIER SIROST / JEUDI 07 JUIN 2012 / 18H30 / ROUEN

CONFERENCE « L’habitat temporaire : de la précarité désirée à la précarité imposée »

par Olivier Sirost, professeur d'Université en STAPS à Rouen

jeudi 07 juin 2012 à 18h30

18 rue Sainte Croix des Pelletiers 76000 ROUEN

«... Le camping examiné sous l’angle particulier de l’habitat est ramené tantôt à des considérations historiques qui marquent la vie du nomade sous la tente, tantôt à des observations d’actualité faisant de l’hôtellerie de plein air un substitut de résidence secondaire. Entre ces perspectives qui considèrent le camping à la fois comme constante anthropologique de l’homme et comme une forme de vacances à la mode, se déploie un éventail d’usages et de manières d’habiter. Sur un même terrain classé se mêlent toiles de tentes – canadienne, carrée, igloo -, tonnelles, caravanes de plusieurs générations, vans, camping-cars, bungalows entoilés, mobilhomes, chalets, abris de jardin, voire appartements. Selon les lieux, ce savant mélange sépare les formes ou les relie, en supprimant certaines, en impose une seule et unique. Joyeuse anarchie, ordonnancement stict des emplacements par catégories, ou isolement lié à la propriété, tout est possible en camping. Chaque coin possède sa propre coloration, son authentique atmosphère et son paysage bricolé. Cela est d’autant plus vrai que les campeurs s’évertuent à emboîter, à agencer, à juxtaposer ces manières d’habiter, ces sensibilités, comme un jeu de Lego perpétuellement recommencé. Chaque pouce de surface habitable est minutieusement examiné et utilisé. A la « science du terrain » qui caractérise le savoir-faire du campeur se superpose un art de la mosaïque définissant un esprit des lieux. Ainsi, on trouve sur les terrains classés tout autant un camping-car vide de toutes extension caractéristique du nomade qu’une caravane avec auvent en toile et tonnelle entourée de tentes igloos, signe affiché de la cellule familiale. Chaque emplacement révèle un style caractéristique, une manière de vivre. Sans doute nulle part ailleurs qu’au camping cette transition entre la sphère intime et la sphère publique de l’habitat n’est autant affichée. ...»

Echelle Inconnue a initié depuis 2010 un cycle de conférences sur la « ville mobile » et l’habitat léger dans le cadre du projet Makhnovtchina. Ce cycle est pensé dans une volonté d’apporter une approche pluridisciplinaire aux questions posées par des formes de vies mobiles. En apportant des apports juridiques, géographiques, socio-historiques, philosophiques et économiques, cela nous permet de toujours avancer sur ce projet en mettant en avant des paradoxes sociétaux. Entre une mobilité qui se veut être le modèle d’une société mondialisée et une autre qui gêne, celle des personnes ségréguées et exclues, se posent de nombreuses questions par les chercheurs invités. Nous mêlons à ces apports des témoignages et récits d’expériences, ceux de militants et acteurs à qui ces problématiques se posent quotidiennement.

Personnalités invitées à ce cycle à ce jour (par ordre chronologique) : Stany Cambot / Arnaud Le-marchand / Clément David / Marion Jenkinson / Michel Maffesoli / Denis Retaillé.

CONFERENCE - DEBAT « Saboter l'anti-terrorisme » // jeudi 26 avril 2012 // 18h30

Un inculpé de l'affaire Tarnac présentera les aboutissants politiques de la construction de la lutte antiterroriste.

Lire la suite

Hier à Rouen, la révolution // 23 février 2012 // Conférence de Y.Marrec: "La Révolution rouennaise de 1848 et sa portée dans l'univers social". // 19h

« En avril 1848, deux mois avant Paris, Rouen se couvre de barricades. La répression qui s'ensuit préfigure celles des journées de juin dans la capitale. Cette confrontation sanglante traduit l'acuité des oppositions sociales dans la métropole normande qui en gardera longtemps le souvenir douloureux. En même temps différentes stratégies de contrôle et de rapprochement entre les classes sociales sont mises en oeuvre avec des succès variables.»

Lire la suite

Jeudi 9 février 2012 / 14h / à l'Université de Rouen Séminaire IRIHS / intervention de Stany Cambot sur le thème « Ville et mobilité »

Jeudi 9 février 2012 / 14h à l'Université de Rouen Séminaire IRIHS / intervention de Stany Cambot sur le thème « Ville et mobilité » :

Organisé par l'Institut de Recherche IRIHS dans le cadre du projet « Cultures Populaires et patrimoine de l’éphémère »/ Stany Cambot interviendra sur le thème « Ville et mobilité » en regard d'une recherche sur la foire Saint-Romain intitulée « Cultures Populaires et patrimoine de l'éphémère ».

Les objectifs de cette recherche portée par l'IRIHS (institut de recherche regroupant les laboratoires CETAPS / AILLEURS et IMEC) sont : de prendre comme premier objet d’études commun La Foire Saint Romain, en tant qu’événement représentatif d’une culture populaire. d’appréhender l’événement dans sa multiplicité et sa complexité. de privilégier une approche qualitative : entretiens semi-directifs, récits de vie (auprès de forains, clients, élus locaux...), entretiens collectifs d’enfants et dessins.

Lieu : CETAPS (Université de Rouen à Mont Saint Aignan) / salle 07 / RDC Bâtiment n°36 sur la carte : http://www.univ-rouen.fr/ (plan de l'université au format pdf)

Réservation indispensable avant le 07 février 2012 : au 02 35 70 40 05 / 06 28 91 68 68 (demandez Christophe HUBERT) ou par mail à christophe@echelleinconnue.net

Atelier Bureau des Peurs et des Angoisses // Tous les samedis

Tous les samedi après midi à Echelle Inconnue : Bureau des peurs et des angoisses, ou relire la ville comme un train fantôme.

L'utopie du faiseur de ville ressemble le plus souvent à un centre commercial, espace aseptisé, dans lequel l'ensemble de l'environnement est contrôlé, jusqu'à sa bande son. Voilà l'idéal, un environnement capable d'influer, guider le comportement dans la béatitude de la consommation (d'espaces comme de produits). Mais voilà, ces espaces mêmes finissent par ressembler ou être ressentis comme le paysage de la série télévisée « le prisonnier ». Dans ce cadre l'angoisse même peut se lire comme une ultime résistance à l'environnement, les lieux angoissants comme les pendants nécessaires au mirage de l’aménagement urbain.

Absente des représentations officielles de la ville, l'angoisse y occupe pourtant une place de choix. Qu'elle ait pu y être recherchée dans une optique de contrôle, ou qu'elle se manifeste aléatoirement, ici ou là, c'est ce rapport que nous entretenons entre elle et la ville que nous décidons aujourd'hui d'interroger.

Lire la suite

Séminaire "Redessiner le plan de la Smala d'Abd El Kader" / UNIVERSITE DE ROUEN / 31 JANVIER 2012 / 16H

Echelle Inconnue participe à une recherche intitulée "Patries imaginées" menée par les laboratoires ERIAC et CEREDI de l'Université de Rouen. Stany Cambot réalisera un séminaire sur le projet "Redessiner le plan de la Smala d'Abd el Kader" produit par Echelle Inconnue depuis 2006. plus d'informations sur le projet smala : www.journal-smala.org www.echelleinconnue.net/smala

Le projet "Patries imaginées" porte sur la conception et la production d'espaces qui, dans les mondialisations passée et contemporaine, se présentent comme le résultat d'échanges et de « branchements » culturels. Nous proposons une réflexion sur la relation des sociétés avec leur espace en privilégiant la question du rapport au « réel ». En effet, à l'image des « Patries imaginaires » évoquées par S. Rushdie (1993), les sociétés créent des territoires et des lieux en mobilisant la fiction et le réel au point que la frontière entre les deux ne puisse être tracée. Ainsi, avant leur existence matérielle, les villes sont conçues, rêvées et imaginées. Il en est de même pour d'autres formes spatiales : circonscriptions coloniales, territoires nationaux ou réseaux des diasporas... La notion de « patrie » renvoie ici au lieu dans sa dimension affective et identitaire. Pour envisager ce rapport du « réel » et de la fiction, la collaboration des littéraires, des civilisationistes, linguistes, historiens et géographes ouvre des perspectives originales et particulièrement fécondes. Il s'agit, à travers les représentations des sociétés d'hier, d'aujourd'hui, et dans une variété de situations culturelles, d'analyser les discours qui, non seulement témoignent des modalités de fabrication des lieux (« patries ») mais aussi les inspirent. La patrimonialisation s'inscrit dans ce procès et ce champ fournit des éclairages précieux sur la fabrication d'identités et « l'invention de la tradition » (E. Hobsbawn). Nous proposons ici une approche renouvelée et dynamique de la question du rapport tissé par les sociétés, les lieux et les identités culturelles. L’originalité du projet tient justement dans cette diversité des regards, des points de vue et des héritages disciplinaires (sciences sociales, humaines et littérature). Il pourrait en résulter des éclairages inédits sur la mondialisation grâce à la mobilisation de compétences variées et complémentaires, et cela dans une perspective comparatiste.

Réservation indispensable avant le 30 janvier 2012 : au 02 35 70 40 05 / 06 28 91 68 68 (demandez Christophe HUBERT) ou par mail à christophe@echelleinconnue.net Le numéro de la salle ainsi que le bâtiment vous seront donnés par téléphone


propulsé par DotClear