Actualité Échelle Inconnue

Nouvelles du front




DOCTORAT SAUVAGE :

- MIGRATION ET INDUSTRIE DU SEXE
Projection du film "Normal" de Nicola Mai, Professeur en Sociologie et d'Études migratoires à l'Université de Kingston (Londres-Royaume-Uni).
Jeudi 25 janvier à 19h
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DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE

- GÉRER SA SÉCURITÉ INFORMATIQUE
Par Frédéric Bisson, dit Ziggazou, membre du Hackerspace de Rouen, Ventres Mous et de Gérard Mannig.
Lundi 29 janvier à 19h
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DOCTORAT SAUVAGE EN NUMERIQUE

PROJECTION :

- RETOURS SUR LA RESTITUTION À LIMAY ET GENNEVILLIERS
Film : Le port Les monstres
Cinéma mobile : à la rencontre de l'économie de la ferraille sur l'axe de la Seine entre les deux ports.
20 décembre à Limay et 21 décembre à Gennevilliers.
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HORS-LES-MURS :

- CONFÉRENCE À L'ENSAP DE BORDEAUX
Stany Cambot abordera la question des "paysages indéterminés" auprès des étudiants.
Jeudi 18 janvier à 9h à l'ENSAP (École Nationale Supérieure d'Architecture et de Paysage) 740, cours de la Libération, Talence.
Plus d'informations ici

WORK IN PROGRESS :

- RETOURS SUR LA PROJECTION À FLAMANVILLE
Projection de films en camion-cinéma Rencontre avec les ouvriers du chantier de l'EPR.
Mardi 5 décembre à 16h30 Camping municipal des Tourterelles.
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NOUVEAU LIEU POUR ECHELLE INCONNUE

L'équipe d'Echelle Inconnue n'est plus installée rue Sainte-Croix des Pelletiers et prépare pour dans plusieurs mois l'ouverture officielle du 11-13 rue Saint-Etienne des Tonneliers. De résidences, en ateliers, en rencontres, en formation punk... retrouvez nos projets hors-les-murs et suivez les sur nos différents sites internet :

echelleinconnue.net, le site pour suivre toutes nos actualités makhnovtchina.org, le blog du projet sur les villes mobiles dsea.fr, le site pour revoir les conférences passées et découvrir la future programmation. Le Doctorat Sauvage aura dorénavant son pendant numérique un lundi par mois ! Nous suivre sur Twitter : @echelleinconnue

Attention nouvelle adresse : Echelle Inconnue, 11-13 rue Saint-Etienne des Tonneliers , 76000 Rouen

Sortie Nationale du Journal à Titre Provisoire "inGÉNIErie enSAUVAGÉe"



Lancement du nouveau journal # 7

Au sommaire :

-Tuto-photo : Une clim'pour l'été !

- La guerre des courants : Électricité lente/stagnante: le retour du courant continu?

- Vremyanka : Habitat provisoire et éternel de Russie

- Migrants "LO-FI"

- Récit : L'oeuf et la poule post-apocalyptiques

- Nouvelle "La marche du cheval"


Éventrer la machine c’est le travail qu’Echelle Inconnue s’évertue à faire depuis 1998. Machine‐ville, machine‐concept des faiseurs de ville ou plus simplement machine électronique et informatique auxquelles nous essayons de faire faire ce que nous voulons d’elle et non ce qu’elles veulent de nous.

C’est dans cette même logique moins de défiance que de reprise en main des machines et codes qui nous environnent que nous accueillons depuis 2011 un hacker space, organisons ou accueillons rencontres et conférences susceptibles de nous faire entendre ce que le ventre des machines cache. Éventrer la machine c’est la pratique que nous observons aussi chez d’autres dans les espaces de crise de la ville visant à rendre l’impossible vivable.

Éventrer la machine c’est enfin ce qu’il y a de commun au hacker et au bricoleur que les distinctions de classe séparent. Un numéro du « journal à titre provisoire » pour ré‐esquisser ses fraternités. Bricolage ou plutôt bidouillage et hacking sont à l’origine un seul et même mot que modes, institutions et marketing ont depuis longtemps séparé. En France, comme en Russie bricolages, samodelok, entrent au musée sous forme de pastiche ou de collection d’artiste. Cependant que le hacking, débarrassé de sa potentielle dangerosité pour le système, se fait une place dans la sphère de l’art contemporain.


Ce deuxième numéro consacré à ce thème ne se veut toujours pas une énième tentative de revalorisation de ces pratiques clandestines de nos quotidiens, mais plutôt une tentative de restauration de leur fraternité et leur potentiel émancipateur face au monde de la division du travail et de l’économie libérale; par là, leur rendre leur capacité de perturbation d’un pouvoir qui tente de nous en dépouiller.

Оглавление :

ФОТО-ПОСОБИЕ : Кондиционер. Время года – лето! Мисья Форлен / Александр Дельенс

Война токов. Спровоцирует ли низкая скорость распространения электричества возврат к постоянному току? Крис де Декер / Стани Камбот

Времянки. Постоянство временного жилья Людмила Пискарева.

Мигрантский « Lo-fi ». Марк Симон

Инженер и бриколёр или курица и яйцо в условиях постапокалипсиса. Стани Камбот

ХОД ЛОШАДИ Жером Гено

введение

В номер вошли: работа "неизвестный масштаб" в России, Нормандии, а так же отрывки из докладов Самопальный докторат по архитектуре Распотрошить машину – вот в чем усердствует «Неизвестный масштаб» с 1998 г. Машина-город, машина-концепт градостроителей или просто электронная и информационная

машина – мы пытаемся заставить их делать то, чего мы хотим от них, а не то, чего они хотят от нас.

Следуя этой самой логике – меньше недоверия, больше «приручения» машин и кодов, которые нас окружают, - мы с 2011 г. принимаем на своих страницах хакерспейс, посещаем или организуем
сами встречи и конференции,которые помогают нам разгадать, что скрывается в чреве машин.

Мы заметили: когда наступает кризис города, другие тоже стремятся распотрошить машину, чтобы сделать невозможное пригодным для жизни. Наконец, желание распотрошить
машину объединяет хакера и самодельщика, которых принято относить к разным классам. Этот номер «временной газеты» посвящен восстановлению их братских уз.

Conférence à la Maison du Patrimoine au Havre mardi 13 mars


Stany Cambot interviendra sur le thème de "L'Architecture et ville nomade" dans le cadre du mois de l'Architecture .
Cette année, le Mois de l'architecture s'intéresse aux dynamiques sociétales qui sous-tendent la conception architecturale ainsi que l'aménagement des territoires. On voit en effet apparaître des approches innovantes : villes créatives, économie solidaire, projets participatifs qui illustrent ces tendances à l'œuvre dans la fabrication des villes et des territoires. Quels sont-ils en Normandie ?
Mardi 13 mars à 18h30 à la ''Maison du Patrimoine'' 181 rue de Paris, au Havre.

14/06/2018 : Conférence et Workshop "Vie et métamorphose d'un club rock à Pigalle" / Doctorat Sauvage En Architecture



ÉVÉNEMENT REPORTÉ

Pigalle. De décennies en décennies, de souvenirs en archives, de découvertes en désaveux et de rencontres amicales en duel final… Pigalle et son club rock oublié : Le New Moon, raconté par David Dufresne.
''New Moon, café de nuit joyeux'' est son nouvel ouvrage, publié au Seuil en septembre 2017.

Punk rock, journaliste, auteur et réalisateur de documentaires interactifs sur les villes, David Dufresne offre dans ce livre une introspection, une sorte de Vie mode d’emploi dans une ville changeante parfois décevante, surtout vivante.

Conférence proposée par David Dufresne (Montréal), réalisateur et auteur de "New Moon, café de nuit joyeux" publié au Seuil en septembre 2017.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : Echelle Inconnue, 11-13 rue Saint-Étienne des Tonneliers, 76000 Rouen

02/06/2018 : Visite urbaine "Les bêtes en ville"



Pour clôturer le cycle sur les Bêtes et la Ville, nous vous proposons une dérive en ville à la rencontre de ces animaux inscrits dans le patrimoine rouennais avec Aurélie Daniel, afin de comprendre leurs histoires, ce qui les a amené à rejoindre, à s'adapter et à s'installer dans l'espace urbain, métropolitain.
Savez-vous qu'autrefois la pie et la corneille piaillaient au Vieux-Marché et que les cochons jouaient du violon à la Cathédrale ?
Ils ont disparu de la cité et pourtant, ils sont partout. Découvrez l'époque où les animaux régnaient sur Rouen.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : au 11-13 rue Saint Etienne des Tonneliers à Rouen
Date et heure : Samedi 02 juin à 14h

Réservations obligatoires par téléphone : 02 35 70 40 05
par email : mel@echelleinconnue.net
N'hésitez pas à suivre le projet sur cette page et sur nos sites internet :

www.dsea.fr

www.echelleinconnue.net

19/04/2018 : Conférence "Une ville vivante ? Les dispositifs urbains de l'animalité" / Doctorat Sauvage En Architecture



Cette intervention propose de réfléchir aux relations entre la ville et les animaux, notamment dans sa dimension matérielle. En s’intéressant à des dispositifs spécifiques (comme le zoo), nous souhaitons explorer la façon dont la ville, dans sa complexité peut être pensée comme un espace de (re)qualification des animaux qui y vivent.

Dans le même temps, la ville, y compris la plus contemporaine est produite avec les animaux. Les questions qui se posent sont donc notamment : qu’est-ce qu’un animal urbain ? Que doit la fabrique de la ville aux animaux ?

En s’intéressant à leur (in)désirabilité, à leur statut, à leur fonction, à leurs relations sociales avec les humains, nous chercherons à contribuer à repeupler le monde urbain d’une myriade d’acteurs qui comptent pour la penser.

Conférence dans le cadre du cycle "Bêtes et Ville" proposée par Jean Estebanez, maître de conférences en géographie à l’université Paris-Est Créteil.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : Echelle Inconnue, 11-13 rue Saint-Étienne des Tonneliers, 76000 Rouen
Date et heure : JEUDI 19 avril 2018 à 19h

Retour sur l'inauguration et lancement du journal 29 mars


Une centaine de personnes est venue jeudi dernier découvrir le nouveau lieu d'Echelle Inconnue et visiter les divers espaces comme la galerie d'expo, la salle de montage, le hackerspace ou encore l'atelier de sérigraphie. Cet événement s'inscrit dans le cadre du mois de l'Architecture en partenariat avec la Maison de l'Architecture de Normandie-le Forum



Des projections en extérieur étaient organisées avec le camion-ciné et proposaient des films russes, de la musique.


Ce fut aussi l'occasion de parcourir le nouveau numéro du journal "Ingénierie Ensauvagée" qui vient de sortir.
Les commerçants de la rue ont participé au buffet.


Prise de paroles en présence des représentants de la ville de Rouen et de la Région Normandie.



Mars à juin 2018 : Cycle Bêtes et Ville / Doctorat Sauvage En Architecture



Bête ou animal ? À l’heure de la ville durable il convient peut-être de pointer la différence. Les jardins de pied d’immeuble, les fermes urbaines, les ruches en ville, ne constituent pas la réintroduction de la nature en ville, de la « sauvagerie », mais bien d’une nature maîtrisée dont l’homme serait maître et possesseur. Cependant aux changements urbains, la nature répond, les espèces s’adaptent. La ville est un écosystème en mutation et ne parvient malgré tout à se débarrasser de son refoulé bestiaire. Il y a quelques années la ville de Rouen reprenait pour emblème l’agneau qui supplanta en son temps le porc épic. Loin à l’est, à Kazan, la capitale du Tatarstan se représente sous les traits de Zilant le dragon, alors que Moscou choisit st George le terrassant. Enfin les fusions régionales font réapparaître sur les édifices publics les lions Normands. Bref on ne se débarrasse pas si facilement de la bestialité comme on ne peut arracher à la cathédrale son monstrueux bestiaire.

Car peut-être la bête nous aide-t-elle à penser. Ainsi, Stany Cambot impatronisa-t-il les projets d’Echelle Inconnue tant à des figures intellectuelles, artistiques et historiques qu’à un panthéon totémique (fourmis, moutons, corneilles, grenouilles…).

Pour ce cycle de mars à juin 2018, ce sont cinq événements qui viennent interroger les rapports entre bestiaire et urbanité :

- Une exposition dans le nouveau lieu d'Echelle Inconnue, rue Saint-Étienne des Tonneliers (à découvrir ICI).
- Deux conférences sur l'adaptation des animaux en ville, par Jean Estebanez, maître de conférence en géographie (lire ICI) et Frédéric Malher, président du Centre Ornithologique d'Île de France (lire ICI).
- Une soirée DSEN et poésie avec le Zoo numérique de Frédéric Bisson, membre du Hackerspace Ventres Mous (plus d'informations ICI).
- Une dérive urbaine à la rencontre de ces bêtes (en savoir plus ICI).

Présentation du Nigloblaster



Présentation du Nigloblaster avec Dieppe Ville d'Art et d'Histoire
Mardi 10 avril au 107, Quai Jean de Béthencourt, Rouen.

Le Nigloblaster est un objet forain, " manouche, voyageur même, carrément! " permettant de sous-titrer l'espace.
C'est un GPS conçu pour le quartier qui permet de le visiter à travers la parole de ses habitants et de l'image qu'ils s'en font.
Il diffuse la légende (ce qui est digne d’être conté) de la carte, jusque là, impossible de la mobilité.
Prototype re-designé du véhicule utilisé quotidiennement par nos voisins Voyageurs Nito et Timothé (une carriole surdimensionnée, équipée d'enceintes tractée par leur vélo), le Nigloblaster diffuse dans l'espace urbain vidéos, textes, chansons, témoignages et entretiens des personnes rencontrées et connaisseuses de cette ville invisible, méconnue et peut-être tue qu'est « Dieppe mobile ».
Équipé d'un système GPS il permet de géolocaliser sons et vidéos recomposant le montage en fonction du parcours, cutup d'images ou d'entretiens tournés sur place comme de found footage ou d'images amateurs récupérées lors de collectes auprès des habitants.
La technique GPS n'est pas envisagée ici comme un gadget ou un nouvel avatar de l'innovation mais bien comme l'outil et le média permettant d'interroger et de ré-envisager le rapport de « l'image » à son milieu.
Il est en accès libre et permet de découvrir le quartier du Pollet à Dieppe.

Conférence à l'ENSAP de Bordeaux sur "les paysages indéterminés" : 18/01/18

Stany Cambot interviendra à l'ENSAP (École Nationale Supérieure d'Architecture et Paysagiste) de Bordeaux auprès des étudiants, dans le cadre du projet intitulé "Paysages Indéterminés des espaces résiduels et sans qualités en quête de nouveaux usages" le jeudi 18 janvier à 9h.

"La ville se transforme à coup de mutations parfois brutales sous l’impulsion d’un urbanisme volontaire, où les projets se succèdent de manière planifiée et souvent verticale. Cela va si vite que parfois, on en oublierait ce qu’il y avait là, au coin de la rue avant le surgissement de tel immeuble de logements ou de tel équipement public."

Cette conférence aura lieu au 740 cours de la Libération à Talence.

14/12/2017 : "Géographies du travail sexuel", rencontre avec le Syndicat du Travail du Sexe / Doctorat Sauvages En Architecture



Entre limitation, exclusion, dissimulation, les territoires du travail du sexe et de celles-ceux qui l’exercent sont l’objet de toutes les discriminations.

Derrière l’effacement systématique des travailleuses-eurs du sexe des espaces publics et médiatiques se dressent de longue date un arsenal législatif spécifique ainsi qu’une volonté de contrôle et d’exclusion des minorités.

Cette rencontre sera l’occasion de dresser une cartographie des enjeux, stratégies et revendications des luttes des travailleuses-eurs du sexe.

Rencontre dans le cadre du cycle "Sexe et Ville", avec Marianne Chargois, travailleuses du sexe militantes au STRASS, Syndicat du Travail Sexuel (Paris), et avec la participation de Médecin du Monde Rouen.


INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire
Date et heure : JEUDI 14 décembre 2017 à 19h

«Мобильные города, тайная история модернити» 4-12-2017

Жилищный кризис, а так же превращение территорий в образцы метрополии заставляют множество людей выживать, изобретать и пользоваться мобильными и временными архитектурными и градостроительными формами.

От Москвы до Кале бульдозеры и полиция уничтожают торговые павильоны и городские джунгли, спонтанные лики города. Они ведут тихую войну, начатую еще в XIX веке. Но, возможно, в настоящий момент необходимо не устранять данные архитектурные и градостроительные объекты, а, наоборот, вписать их в модернити. Группа «Echelle Inconnue», возглавляемая художником и архитектором Стани Камбот, с 2012 года пытается создать картографию (в том числе мифологическую) подобной потаённой жизни городов Нормандии и города Москвы.

В настоящее время появились требования, предъявляемые городам и живущим в них людям: первые должны превратиться в метрополии, а вторые – повысить свою способность к миграции. Мобильность горожан, столь ценимая метрополией, должна ей соответствовать. Эта мобильность, отвечающая логике метрополии, предстаёт во всём своём бутафорском блеске перемещений из одного «города-государства» в другой, авиаперелётов и поездках на высокоскоростных поездах, мобильных телефонов, компьютеров, планшетов. Таким образом создатели городской среды (и прежде всего – архитекторы) узурпируют поезда и ставят себе в заслугу мобильность, доступность, «квартиру на одного человека» и создание трущоб – в надежде оживить рынок. Всё происходящее – не пример чьей-то подрывной деятельности, но апогей экономической и градостроительной программ, начатых ещё в XIX веке и получивших на сегодняшний момент новую маску, называемую метрополия.

Однако и без участия проповедников мобильности, с начала нового тысячелетия грузовики, жилые трейлеры, контейнеры становятся убежищем и жилищем возрожденного номадного пролетариата, исчезнувшего во Франции в 20-х годах XX века. На окраинах образцовых метрополий возводятся лачуги, формирующие, казалось бы, исчезнувшие навсегда трущобы. Создание метрополии создает таким образом совершенно иную мобильность. Она видна в Нормандии, так же как и в Москве: бригады строителей, рабочих, приезжающие с другого конца страны, обитатели дешевых гостиниц, кэмпингов, трейлеров, контейнеров, грузовиков, расположенных на территории строительных площадок. На окраине метрополии эти мобильные строители пересекаются с примерами иной мобильности – теми, кто не включен в проект развития города, кто живет в кэмпинге, грузовике,

контейнере, кто старается избежать метрополии, видя в ней пространство, где во главе стоит контроль (путешественники, обитатели лачуг, гаражники и так далее). Интернациональная, невидимая архитектура, эти градостроительные формы создают возможный ответ на градостроительные изменения, порожденные Вашингтонским консенсусом. В России 90-х годов они явились на свет в форме прямолинейной жестокости, на территории Западной Европы они медленно, но верно появляются сейчас.
Детали.

Время проведения: 4 декабря, 18:00 - 20:00.

Место проведения: Библиотека иностранной литературы (ул.Николоямская, 1).

30/11/2017 : Conférence "Ménage dans le paysage. Le déplacement durable de la drague sexuelle entre hommes" / Doctorat Sauvage En Architecture



Coïncidence

Lieux de drague sexuelle entre hommes dans l’histoire longue de l’espace public ET zonage environnemental pour préserver un patrimoine « naturel » au-dessus de tout soupçon.

Relation

Forme notoire de sexualité secrète comme extension nocturne en ville jusqu’aux confins de rase campagne ET ménage dans le paysage par une volonté (publique) de ne pas savoir.

Énigme

Déplacement durable des territoires sexuels comme autant de jardins archaïques pour demain ET désir irréductible des indésirables dans le (nouvel) ordre riverain et écologique.

Là où l’aménageur et le pouvoir public voient trouble, « nuisance » morale et spatiale, le plus souvent diffuse et indicible, que disent les coutumiers des lieux et de leur devenir ?
À partir du matériau de nombreuses enquêtes ethnographiques et du projet cross media Les chemins égarés (Bec en l’Air, 2017, à écouter sur France Culture), on voudrait laisser voir et entendre une part de l’expérience intime et collective des lieux de drague et de leurs habitants secrets en leur donnant, une fois n’est pas coutume, la parole.

Conférence dans le cadre du cycle "Sexe et Ville" proposée par Laurent Gaissad, socioanthropologue et enseignant à l’ENSA Paris Val de Seine et Amélie Landry, photographe, Agence Vu’, Paris.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire
Date et heure : JEUDI 30 novembre 2017 à 19h

«Чужаки или ориенталистский город нового образца»

Процесс создания современного города порождает не только горожанина, но и чужака. Того, кто в силу своего характера или уровня культуры, не может интегрироваться. Именно чужака, а не мигранта. Перемещение отдельного человека или группы людей показывается как элемент истории человечества (и, таким образом, едва ли может быть рассмотрено как проблема), тогда как формирование человеческой чужеродности представляет собой феномен, происходящий в данный момент, но при этом восходящий к колониальным экспериментам, в ходе которых империи разработали принципы создания нового города и лишь затем внедрили их на своей собственной земле.

Картографическое изображение территории (в частности, кадастровый план), доминирующее над остальными средствами анализа, давно уже превратилось, с одной стороны, в инструмент проектирования и контроля, а с другой – в инструмент отчуждения и распознавания странствующего чужака (и в том числе, уроженца данного государства), которого невозможно зафиксировать на карте. Речь здесь идёт о концепции ориентализма, относящейся к XIX веку и возрожденной сегодня. И данная концепция в лучшем случае экзотизирует формы и практики осваивания пространства, а в худшем – криминализирует их.

Группа «Echelle Inconnue», существующая с 1998 года и возглавляемая художником и архитектором Стани Камбот, пытается в своих картах, фильмах, создаваемых объектах и выступлениях сформировать контр-концепции, противопоставляемые официальному сторителлингу, представляющем градостроительное проектирование, а так же изгоев и чужаков (иммигрантов, цыган, бездомных, номад и так далее).
Детали.

Рабочий язык семинара – английский.  Время проведения: 17 ноября, 19:00.  Место проведения: Медиалофт (Пречистенская наб., 11, стр.1, ауд.12).

Octobre 2017 à janvier 2018 : Cycle "Sexe et Ville" / Doctorat Sauvage



Le Dragon point et ressurgit. Dans ces ensembles urbains ne produisant aucune richesse et dans lesquels le commerce du care est en pleine expansion le travail sexuel mute, se développe, tout à la fois chassé et géré par les autorités (pour preuve la gestion des migrations de la prostitution lors des récentes coupes du monde de football versus le développement de celle-ci en périphérie et de manière nomade dans des camping-cars). D’autres chantiers urbains, invoquant la reconquête de territoires délaissés, chassent quant à eux des lieux de rencontres, de drague ou de pratiques sexuelles marginales. Enfin, aux villes que l’architecte Castro prétendait vouloir féminiser répond semble-t-il une gestion genrée de l’espace.

À la répression de l’expression du sexe dans la ville ne semble répondre que la lecture caritative et victimaire.

D'octobre 2017 à janvier 2018, le cycle Sexe et Ville propose quatre soirées pour comprendre, au-delà de ces deux lectures, en quoi cette question structure l’espace de nos villes :

- 23/10/2017 : Réécrire l'histoire de la gynécologie et découvrir sa pratique DIY, avec Klau Kinky du groupe Gynepunk (soirée du DSEN à lire ICI). Voir le replay en ligne !

- 30/11/2017 : Questionner l'avenir que les faiseurs de ville désirent faire des lieux de drague, avec Laurent Gaissad, socio-antropologue et Amélie Landry, photographe (en savoir plus ICI).

- 14/12/2017 : Comprendre les luttes des travailleuses-eurs du sexe avec Anaïs et Marianne Chargois du Syndicat du travail sexuel (plus d'informations ICI).

- 25/01/2018 : Problématiser l'humanitarisme sexuel afin de proposer d'autres lectures de la migration liée au travail du sexe, avec la projection du film "Normal" de Nicola Mai, ethnologue et réalisateur (à découvrir ICI).


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