Actualité Échelle Inconnue

L'hiver franco-russe d'Echelle Inconnue : programme du Doctorat Sauvage En Architecture

Les corneilles, il y a 70 ans, encore nomades et presque absentes de nos villes, étaient jusqu’alors séparées entre les noires à l’ouest de l’Europe et les mantelées à l’est. Avant, car ces oiseaux désormais urbains nous ont pris de vitesse. Et l’on rencontre désormais, le long de leur frontière invisible qui ignore les états, des hybrides mi-noirs, mi-mantelés en prise eux aussi avec le phénomène métropolitain : un même peuple né d’un art : celui de la rencontre.

Pour la deuxième fois, pendant 3 mois, nous vous proposons, au delà des frontières et des états de voir et entendre l’autre ville Russe à travers ses arts : cinématographiques et actionnistes pour précipiter le temps où nous deviendrons tous des oiseaux.

Voir et entendre avec Valérie Pozner, la migration de la production cinématographique soviétique vers l'Asie Centrale pendant la Seconde Guerre mondiale.

Voir et entendre à travers les films russes de fiction ce que fut l’expérience du logement communautaire au lendemain de la révolution d’octobre. Avec Liudmila Piskareva.

Voir et entendre avec l’artiste Pavel Mitenko ce que fut le mouvement d’art actionniste au lendemain de la chute de l’URSS jusqu’à ses dernières manifestations portées entre autres, dans l’espace public, par les groupes Voïna ou Pussy Riot.

Voir et entendre enfin l’autre Moscou à travers nos derniers films réalisés en Russie.

En savoir plus sur cet hiver franco-russe d'Echelle Inconnue ICI.


PROGRAMMATION DU DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE :

Jeudi 26 janvier à 19h :

– Conférence "L’évacuation des grands studios de cinéma soviétiques en Asie centrale pendant la Seconde Guerre mondiale" proposée par Valérie Pozner, directrice de recherche au CNRS, en Histoire du cinéma russe et soviétique.
En savoir plus ICI.

Jeudi 23 février à 19h :

– Conférence "L'habitat urbain dans l'Union soviétique, à travers le cinéma soviétique" proposée par Liudmila Piskareva, doctorante en architecture à Paris et assistante et traductrice pour le projet Makhnovtchina d'Echelle Inconnue à l'est de l'Europe.
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Jeudi 30 mars à 19h :

– Conférence "L'actionnisme moscovite, ligne artistique de la politique postsoviétique" proposée par Pavel Mitenko artiste, critique d'art et actionniste.
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INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, 76 000 Rouen
Contacts : mel@echelleinconnue.net / 02 35 72 40 05

Conférence le 15/06/2017 "Itô-Noe (1895 – 1923) : trajectoire politique et sociale d’une féministe anarchiste de l’ère Taishô." /Doctorat Sauvage En Architecture



Née à Fukuoka en 1895, dans le contexte de l’émergence mondiale du Japon, Itô Noe sort totalement des normes imposées aux femmes de son époque. Mariée trois fois, diplômée de l'école pour filles de Tokyo, cette jeune femme atypique prendra part à la rédaction du journal féministe Seitô ainsi qu'à de nombreuses actions menées par des mouvements anarchistes de cette période. Son dernier époux fut d'ailleurs un anarchiste de premier plan, Ôsugi Sakae, avec lequel elle fut assassinée par l'armée à la suite du chaos créé par le tremblement de terre du Kantô, en septembre 1923. Cet assassinat eut un impact retentissant dans tout l'Archipel et choqua profondément une large frange de l’opinion, allant jusqu'à être nommée "l'incident Amakasu" du nom du général à l’origine de ce crime. La mémoire d’Itô Noe demeure ainsi un phénomène controversé au sein de la société japonaise d’aujourd’hui.

La trajectoire singulière d’Itô Noe, figure reconnue de l‘histoire du féminisme au Japon, s’inscrit d’abord dans l’histoire de la construction du genre. Mais elle contribue aussi à l’histoire du socialisme et plus exactement de l’anarchisme au XXe siècle. Elle s’inscrit, enfin, à l’histoire des transferts culturels à l’échelle mondiale qui constitue une des composantes majeures de l’histoire de la mondialisation. L’objet cette conférence est de revisiter cette trajectoire à la lumière des transferts culturels nombreux, aussi bien dans le champ politique que genré.


Cette conférence est proposée par Marine Simon, doctorante en Histoire, en Normandie.

INFORMATIONS PRATIQUES :
Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, Rouen
Date : Jeudi 15 juin 2017 à 19h

Conférence le 23/02/2017 : "L'habitat urbain dans l'Union soviétique, à travers le cinéma soviétique" / Doctorat Sauvage En Architecture

Le régime totalitaire se caractérise non seulement par l’existence d’un seul parti politique, mais aussi par la création de la deuxième réalité. La réalité factice, construite par des moyens de propagande est dominante dans la sphère culturelle. Tout ce qui est dit, tout objet d’art, doit se coordonner avec la ligne idéologique du Parti. L’art est considéré par des idéologues soviétiques comme un des moyens de production de l’Homme Nouveau. L’artiste est nommé comme « ingénieur de l’âme humaine ». Et comme le rôle de l’art est si important, selon la logique de l’État totalitaire il est absolument impossible de le laisser sans direction générale.

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L'Hiver Franco-Russe d'Echelle Inconnue de janvier à mars 2017 : précipitons le temps où nous deviendrons tous des oiseaux



Un mur fantasmé semble encore séparer l’est et l’ouest de l’Europe. Berlin hier, Dniepr ou Don aujourd’hui.

Mais il existe peut-être un sort commun, nous le suivons à Moscou depuis trois ans sur les traces et à la rencontre des habitants de cette autre ville légère et mobile, qui, comme en France, fuit les pelles mécaniques. Urbanité de garages, de kiosques et de containers, dans laquelle un peuple muet vit et travaille comme il le fait en France dans cette autre ville faite de caravanes, camions et mobile-homes.

Un même peuple, si le sort commun fait davantage que les frontières des états. Un peuple à construire peut-être. Au delà des lignes de brouillard de la communication diplomatique ou médiatique qui ne se nourrit que de la séparation, bien aidée en cela par les faiseurs de villes d’ici et là-bas qui partagent une même obsession pour le devenir métropole du monde et un même goût pour la pelleteuse et le démantèlement : bidonvilles, campements et Jungle de Calais ici, Shanghaï, cité de garage, kiosques et installations foraines là.

Mais heureusement nous avons l’art et les oiseaux pour ne pas mourir de cette vérité. Les oiseaux d’abord, car les corneilles, il y a 70 ans, encore nomades et presque absentes de nos villes, étaient jusqu’alors séparées entre les noires à l’ouest de l’Europe et les mantelées à l’est. Avant, car ces oiseaux désormais urbains nous ont pris de vitesse. Et l’on rencontre désormais, le long de leur frontière invisible qui ignore les états, des hybrides mi-noirs, mi-mantelés en prise eux aussi avec le phénomène métropolitain.

Un même peuple né d’un art : celui de la rencontre.

C’est que pour la deuxième fois, pendant 3 mois, nous vous proposons, au delà des frontières et des états de voir et entendre l’autre ville Russe à travers ses arts : cinématographiques et actionnistes pour précipiter le temps où nous deviendrons tous des oiseaux.

Voir et entendre avec Valérie Pozner, la migration de la production cinématographique soviétique vers l'Asie Centrale pendant la Seconde Guerre mondiale.

Voir et entendre à travers les films russes de fiction ce que fut l’expérience du logement communautaire au lendemain de la révolution d’octobre. Avec Liudmila Piskareva.

Voir et entendre avec l’artiste Pavel Mitenko ce que fut le mouvement d’art actionniste au lendemain de la chute de l’URSS jusqu’à ses dernières manifestations portées entre autres, dans l’espace public, par les groupes Voïna ou Pussy Riot.

Voir et entendre enfin l’autre Moscou à travers nos derniers films réalisés en Russie.

PROGRAMMATION DU DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE :

Jeudi 26 janvier à 19h :

– Conférence "L’évacuation des grands studios de cinéma soviétiques en Asie centrale pendant la Seconde Guerre mondiale" proposée par Valérie Pozner, directrice de recherche au CNRS, en Histoire du cinéma russe et soviétique.
En savoir plus ICI.

Jeudi 23 février à 19h :

– Conférence "L'habitat urbain dans l'Union soviétique, à travers le cinéma soviétique" proposée par Liudmila Piskareva, doctorante en architecture à Paris et assistante et traductrice pour le projet Makhnovtchina d'Echelle Inconnue à l'est de l'Europe.
En savoir plus ICI.

Jeudi 30 mars à 19h :

– Conférence "L'actionnisme moscovite, ligne artistique de la politique postsoviétique" proposée par Pavel Mitenko artiste, critique d'art et actionniste.
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INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, 76 000 Rouen
Contacts : mel@echelleinconnue.net / 02 35 70 40 05

Conférence / le 24/11/2016 / "Les films de la Confédération Nationale du Travail durant la guerre civile en Espagne : à la recherche d'une fiction anarchiste" / Doctorat Sauvage En Achitecture



Juillet 1936 à Barcelone, alors que les combats font rage entre les forces franquistes qui ont impulsé une tentative de coup d’État et les différentes composantes de la résistance « républicaine », des militants de la CNT, syndicat anarcho-syndicaliste, s’emparent de caméras et immortalisent sur pellicule des images qui resteront comme le symbole de ce début de guerre civile : des ouvriers saisissent des armes, des barricades se dressent, des églises brûlent… La CNT, majoritaire dans les processus de collectivisation barcelonais qui durent tout le long des trois années de guerre civile, couvre le conflit grâce au matériel disponible mais relance aussi l’exploitation des salles et la production de fictions. Au-delà de l’intérêt économique et social de relancer l’industrie cinématographique, un leitmotiv revient dans les débats qui entourent cette activité : quel film peut traduire au mieux l’esprit de juillet 1936 ? À quoi doit ressembler le cinéma dans une société post-révolutionnaire ?



Si les images des documentaires sont restées dans les mémoires, tout comme les affiches produites durant cette période, les fictions de la CNT ont connu une postérité plus complexe. Cinq films restent maintenant pour témoigner de cet effort, complétés par de nombreuses informations sur des productions qui n’ont pas pu être finies ou qui ont été détruites. Nous étudierons ces étonnantes séquences, du drame social à la comédie musicale enfantine, qui nous montrent les expérimentations de réalisateurs traversés aussi bien par les débats internes qui font rage au sein de la CNT et du camp républicain que par l’histoire du cinéma espagnol et par les essais de cinémas progressistes internationaux. Produites en plein conflit mais dans une société post-révolutionnaire, ces réalisations sonnent comme autant de pistes vers la possibilité d’un, ou de plusieurs, cinémas anarchistes.

Présenté par Yannick Gallepie, membre d’ARI – Association de Recherches Inter-disciplinaires

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, Rouen
Date : jeudi 24 novembre 2016 à 19h

Conférence / le 27/10/2016 / "De 1895 à 1912 : le cinéma forain entre innovation et répression " / Doctorat Sauvage En Achitecture

"Les forains participèrent à la diffusion du premier cinéma et à son évolution technique et esthétique. Leur marginalisation à partir de 1912 ne découle pas seulement de l’action des grands producteurs industriels, elle fut aussi une conséquence de la loi de 1912 régissant leur statut et accroissant leur précarité. Le déclin du cinéma forain fut moins lié à des raisons esthétiques qu’à l’instauration d’une gouvernance du cinéma qui excluait ses acteurs nomades."
Résumé provenant du site Revue.org



Conférence proposée par Arnaud Le Marchand, maître de conférence en économie à l'Université du Havre.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : La Conjuration de Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, Rouen
Date : jeudi 27 octobre 2016 à 19h

PAU - PARTICIPATION AU FESTIVAL ACCÈS « FRONTIÈRES ET PROJECTIONS » / 12-16/10/2016

Participation de Stany Cambot au colloque "cArtographies : représentations poétiques et critiques pour penser les frontières et le monde contemporain" les 13 et 14 octobre 2016

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Conférence / le 29/09/2016 / "Instauration du cinéma à Rouen : une chronologie & un itinéraire composites" / Doctorat Sauvage En Achitecture

"Le cinéma n’est qu’une branche de la photographie ; cette dernière, dès les origines, a connu un réel essor à Rouen, ville industrielle et commerciale. Nouveau media, elle s’est tôt confrontée à la problématique des images animées, thème qu’elle illustrera et finira par supplanter.

Mon exposé (sous forme de discussion) montrera la diversité des approches que furent le chronophotographe, le théâtre optique, le kinétoscope… et enfin le cinématographe. Ce parcours abordera divers moments rouennais au travers des expérimentations faites lors de l’Exposition nationale et coloniale, des séances du Photo-Club Rouennais, celles de la Société industrielle, de la Foire Saint-Romain, et des diverses séances tout au long de la décennie 1900-1910. Cette période coïncidera avec l’ouverture des premières salles fixes."


Olivier Poupion, né en 1951, rédacteur de presse, documentariste, historien, chercheur. Collaborateur régulier (écrit et technique) dans diverses revues historiques ou scientifiques (Histoire du cinéma, histoire du monde forain, théâtre français, peinture française du XIXe & XXe siècle, monographies diverses, généalogie…).
Auteur de :

- Jean Painlevé, vie & oeuvre. Publication de l’Institut de cinéma scientifique, 1983.
- Histoire du cinéma à Rouen (les origines, 1892-1919). Publication soutenue par le Centre national des lettres & la Direction des Affaires culturelles de Haute-Normandie, 2002.
- Joseph Sivel ou la figure coupée à moitié. Publication du Musée Flaubert et d’Histoire de la Médecins, 2008.
Animateur du site Internet consacré à la mémoire cinématographique locale : http://rouentographe.pagesperso-orange.fr/

INFORMATIONS PRATIQUES :

Date : 29 septembre 2016 à 19h
Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, 76 000 Rouen

Cycle "Les Parcours Clandestins du Cinéma" de septembre à décembre 2016 / DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE


Depuis 2011, dans le cadre du projet Makhnovtchina, Echelle Inconnue, traverse la Normandie et l’Est de l’Europe et réalise de courts films documentaires avec des personnes vivant ou travaillant dans la ville mobile et foraine. Aujourd'hui, Makhnovtchina s'enrichit d'un cine-truck ou camion-cinéma, le MKN-VAN. Lanterne magique, salle de projection, studio d'enregistrement et atelier mobile, celui-ci lui permet de diffuser les films réalisés avec ces personnes sur les lieux-mêmes et a pour objectif de rapprocher des situations de mobilité les unes des autres.

Le cinéma au centre donc, et une réflexion portée tant sur la réalisation que sur la diffusion des films.

Ainsi, outre nos références telles que le ciné-train de Medvedkine, le manifeste de Vertov, le cinéma forain du début du XXe siècle, ou le cinéma direct des années soixante, nous souhaitons ouvrir la boite à outils du DSEA sur les histoires clandestines du cinéma, et les partager avec vous pendant quatre mois.

Avec quatre interventions de septembre à décembre 2016, ces histoires traverseront la France (et plus précisément la ville de Rouen), l’Espagne et l’Amérique, afin d’interroger différentes périodes historiques depuis l’invention du cinématographe. Quatre sessions donc, qui ré-écrivent l’Histoire du cinéma afin de mettre en lumière ses voies clandestines, foraines, anarchistes (…). Lors de ce cycle, le Doctorat Sauvage Numérique vous propose également un TP avec une formation au logiciel libre Blender pour le montage vidéo, par des membres de Synaps Collectif Audiovisuel.

PROGRAMMATION :

Jeudi 29 septembre à 19h :

– Discussion "Instauration du cinéma à Rouen. Une Chronologie et un itinéraire composites" proposée par Olivier Poupion, chercheur indépendant, auteur de l'ouvrage Histoire du cinéma à Rouen (1892-1919), 2002.
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Jeudi 27 octobre à 19h :

– Conférence "De 1895 à 1912 : le cinéma forain français entre innovation et répression" proposée par Arnaud Le Marchand, maître de conférence en économie à l'Université du Havre. En savoir plus ICI

Lundi 21 novembre à 19h :

– stage découverte du logiciel libre Blender pour le montage vidéo, proposé par des membres de Synaps Collectif Audiovisuel.
Tout savoir sur cette soirée ICI
Dans le cadre du Doctorat Sauvage Numérique.

Jeudi 24 novembre à 19h :

– Conférence "Les films de la Confédération Nationale du Travail, durant la Guerre Civile en Espagne : à la recherche d'une fiction anarchiste" proposée par Yannick Gallepie membre de Synaps Collectif Audiovisuel.

"Juillet 1936 à Barcelone, alors que les combats font rage entre les forces franquistes qui ont impulsé une tentative de coup d’État et les différentes composantes de la résistance « républicaine », des militants de la CNT, syndicat anarcho-syndicaliste, s’emparent de caméras et immortalisent sur pellicule des images qui resteront comme le symbole de ce début de guerre civile : des ouvriers saisissent des armes, des barricades se dressent, des églises brûlent… La CNT, majoritaire dans les processus de collectivisation barcelonais qui durent tout le long des trois années de guerre civile, couvre le conflit grâce au matériel disponible mais relance aussi l’exploitation des salles et la production de fictions. Au-delà de l’intérêt économique et social de relancer l’industrie cinématographique, un leitmotiv revient dans les débats qui entourent cette activité : quel film peut traduire au mieux l’esprit de juillet 1936 ? À quoi doit ressembler le cinéma dans une société post-révolutionnaire ?"
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Jeudi 08 décembre à 19h :

– Conférence "Le cinéma forain, le tabou du cinéma américain" proposée par Xavier Jeudon, chercheur en Histoire du cinéma.

"Tandis que le cinéma forain tient une place prépondérante dans les premières années du développement de l'industrie cinématographique américaine, sa figure est d'une extrême rareté sur les écrans américains. Associé à des pulsions macabres, à la culpabilité et au mystère des origines, le cinéma forain serait-il le seul vrai tabou du cinéma américain ?"
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INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, 76 000 Rouen
Contacts : mel@echelleinconnue.net / 02 35 72 40 05

Jeudi 16 juin 2016 / "Actualité de l'Habitat Temporaire. De l'habitat rêvé à l'habitat contraint" / Doctorat Sauvage En Architecture



Pour cette événement nous accueillons, le jeudi 16 juin à 19h, à la Conjuration des Fourneaux (149 rue St Hilaire-Rouen) Anne Cloarec (co-organisatrice du colloque qui a précédé l'écriture de l'ouvrage), Gaëlla Loiseau (co-organisatrice du colloque et co-directrice de l’ouvrage) et Aurélie Veyron-Churlet qui a travaillé à l'édition de l'ouvrage.

"Longtemps négligé, considéré comme un phénomène marginal, l’habitat temporaire fait l’objet d’une attention médiatique, politique et académique accrue ces dernières années. S’y rencontrent les élites mondialisées hyper-mobiles, les vacanciers le temps d’un été, les travailleurs mobiles ou encore de grands précaires en quête de ville. En vue de démêler les enjeux et pourtours d’une notion aussi plurielle qui s’intègre progressivement dans l’horizon intellectuel et politique actuel, Gaëlla Loiseau, Anne Cloarec et Dominique Crozat ont décidé d’organiser un colloque en 2013 en collaboration avec le réseau Urba-Rom (Grégoire Cousin, Olivier Legros et Marion Lièvre) et l’Ecole Nationale d’Architecture de Montpellier (Laurent Viala). Rassemblant des chercheurs issus d’une large palette disciplinaire mais aussi des acteurs de la société civile, les deux journées ont accueilli un public diversifié autour d’un objet tour à tour, technique, juridique, social, économique, politique et surtout mobile. Qu’est-ce que la mobilité ? Comment est-elle associée à l’habitat ? A quel moment et dans quelles circonstances rencontre-t-elle la norme ? Nous avons visiblement affaire à des formes qui cassent les catégories binaires figées dans lesquelles nous avons jusqu’à présent pensé l’habitat. Les dimensions d’ancrage, de propriété, de territorialité doivent être repensées à l’aune d’une voie nouvelle qui s’extrait de l’opposition forgée intellectuellement entre nomadisme et sédentarité. L’ouvrage Actualité de l’Habitat Temporaire donne à lire et à voir 14 regards de chercheurs sur l’habitat temporaire répartis en trois axes qui reflètent en partie les sujets abordés durant le colloque. Mais cet ouvrage est avant tout une continuité au colloque et, par sa forme, il fait émerger de nouveaux questionnements liés aux « communs » qui travaillent aussi la question de la mobilité.

La maison d’Edition Terra H-N qui publie essentiellement des travaux de recherche en sciences humaines a ouvert sa collection SHS avec Actualité de l’Habitat Temporaire. Suffisamment rare dans le milieu de la recherche pour être souligné, l’existence de cet ouvrage en format numérique et en accès libre suscite dorénavant une série de réflexions sur la publication et l’accessibilité des travaux de recherche et plus largement l’usage du numérique dans un contexte d’enseignement et de recherche. La séance sera organisée de manière à questionner aussi bien le fond que la forme, le contenu et l’outil de diffusion du savoir."

INFORMATIONS PRATIQUES :

-Jeudi 16 juin à 19h -À La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, Rouen

-Contacts : mel@echelleinconnue.net / 02 35 70 40 05

Jeudi 26 mai 2016 / "Faillir avoir disparu" / Doctorat Sauvage En Architecture

Faillir avoir disparu : lendemain de guerre dans les faubourgs auto-construits du Havre, ou comment raconter l'histoire conflictuelle du zonage industriel. Avec JULIA BURTIN.

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Jeudi 25 février 2016 : présentation de l'ouvrage "Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale" / doctorat sauvage en architecture

"Algériens, juifs, communistes : une équation identitaire à l'épreuve du monde colonial"

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Soirée-conférence / 29 octobre 2015 / 19h / "Vanmélé, atlas numérique des déportations politiques" par Pierre Michelon / DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE

"Vanmélé, atlas numérique des déportations politiques"

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CONFÉRENCE-PERFORMANCE / 28 MAI 2015 / 18h30 / "UN CHERCHEUR FACE À SON CORPUS" PAR GUILLAUME NEVEU ET NATHANAEL FRÉROT / DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE

"Réprimer la parole militante : la sauvegarde de la nation dans les années 30"

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PROJECTION / SÉANCE "GROUPES MEDVEDKINE" / ECHELLE INCONNUE FAIT SON CINÉMA / MERCREDI 18 FEVRIER 2015 À 19H30 à la ferme des Bouillons (MONT SAINT AIGNAN)

Projection d'une sélection de films tournés par les Groupes Medvekine entre 1968 et 1973.

En mars 1967, le cinéaste Chris Marker reçoit une lettre de Pol Cèbe, ouvrieimagesr à l’usine Rhodiaceta de Besançon. Les ouvriers sont grève et lui demandent de leur envoyer des films pour développer l’animation culturelle durant l’occupation. Chris Marker se rend à Besançon et filme de l’intérieur la grève des Rhodiaceta en faisant participer les ouvriers à la mise en scène et à la fabrication du film. A bientôt j’espère sortira en salle un an plus tard.

Cette expérience va déboucher sur la création de deux groupes d’ouvriers et de techniciens du cinéma mettant leur pratique en commun pour la création de films militants, à Besançon puis Sochaux. Ces groupes prennent le nom de Medvekine, en hommage au travail réalisé dans les campagnes russes, au début des années 1930, par le cinéaste soviétique Alexandre Medvekine.

Après le film, Echelle Inconnue projettera :

"Ici, les ouvriers Ouzbecks ne nomadisent pas en yourte" (2014). Un film de Stany Cambot (6mn)

Il a vingt ans, est Ouzbek mais contrairement à l’image d’Épinal ce n’est pas en yourte qu’il nomadise mais de chantier en chantier, d’appartement en appartement. Trois ans, qu’avec ses deux compagnons, il habite les lieux mêmes des chantiers moscovites sur lesquels il travaille.


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