Actualité Échelle Inconnue

14/03/2019 : RASSEMBLEMENT DE RUE “MONSTRATION” ( MONSTRATSIIA) : UNE POLITIQUE D’APOLITIQUE?


Un rassemblement de rue appelé "Monstration" (dérivé du mot "démonstration") a lieu chaque année au 1er mai dans beaucoup de villes russes.

Tout cela a commencé en 2004 à Novosibirsk, quand l'artiste contemporain russe Artem Loskutov organisa un cortège ayant pris la forme d'une manifestation contestataire, mais avec des slogans absurdes.

Les participants de cette action manifestent individuellement brandissant des affiches faites à la main, qui parodient certains sujets de la vie politique russe.

Ces affiches et slogans réunis forment ensemble une présentation paradoxale d'objets d'art fabriqués maison.

En dépit du caractère apparemment parodique de ces processions et de leur distance ironique à la "vraie" politique, les organisateurs sont souvent persécutés par les autorités et les simples manifestants ont été à plusieurs reprises arrêtés par la police.

Au cours de cette conférence, nous allons débattre de la raison pour laquelle une action paradoxale, qui est apparue dans une ville éloignée des centres de la vie politique, a été reproduite par la suite dans beaucoup d'autres villes de Russie.

Nous nous intéresserons au fait qu'une action apparue dans une ville éloignée des centres de la vie politique, ait été paradoxalement reproduite.

Une telle forme d'art contemporain, qui par de nombreux côtés, renvoie à l'expérience de la dérision de la vie politique à la fin de la période soviétique, peut-elle être interprétée comme un geste politique?

Pourquoi en dépit de son contenu non politique, "Monstration" provoque le déferlement des autorités russes?

Conférence par Mark Simon

Jeudi 14 mars à 19H00

07/03/2019 : GÉNÉALOGIE DES SOUS-CULTURES (POST) SOVIÉTIQUES : VISIBILITÉ DANS L’ESPACE URBAIN ET PANIQUE MORALE

La conférence sera consacrée aux récentes sous-cultures russes (post) soviétiques en tant que signe d'altérité.

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15/11/2018 : Conférence : " Saint Romain... des légendes et un Monstre ! "


Saint-patron de la Ville de Rouen, Saint-Romain est connu par de nombreuses légendes illustrées par des statues, des vitraux et des textes.
La plus tardive de ces légendes concerne un monstre mystérieux : La Gargouille.
Comment est venue cette légende, pourquoi ? C'est ce que nous verrons dans cette conférence.
Nous verrons aussi le rituel qui s'est établi autour d'un privilège qui dura jusqu'en 1791 et amena la grâce à de nombreux condamnés à mort.
Saint-Romain subsiste au niveau populaire par le nom d'une tour de la Cathédrale, une rue, une église et par la fameuse Foire Saint-Romain, deuxième foire de France.

Conférence par Jacques Tanguy, Guide-conférencier à Rouen et créateur du site Rouen Histoire

Jeudi 15 novembre à 19h

27/09/2018 : Présentation de la revue "Michel"


Pour faire connaissance avec les équipes, les projets, échanger sur les phénomènes culturels de la région et d'ailleurs.
Et puis aussi bien sûr parler de Michel n° 2 sur le thème des Racines, toujours en vente et de Michel n°3 sur le thème des Médiations, en pleine gestation.
La revue Michel paraît deux fois par an et elle est disponible dans plusieurs lieux normands comme Echelle Inconnue.
Par Xavier Granguillot et Guy Foulquié
Jeudi 27 septembre à 18h au 11-13 rue Saint Etienne des Tonneliers, Rouen

14/06/2018 : Conférence et Workshop "Vie et métamorphose d'un club rock à Pigalle" / Doctorat Sauvage En Architecture



ÉVÉNEMENT REPORTÉ

Pigalle. De décennies en décennies, de souvenirs en archives, de découvertes en désaveux et de rencontres amicales en duel final… Pigalle et son club rock oublié : Le New Moon, raconté par David Dufresne.
''New Moon, café de nuit joyeux'' est son nouvel ouvrage, publié au Seuil en septembre 2017.

Punk rock, journaliste, auteur et réalisateur de documentaires interactifs sur les villes, David Dufresne offre dans ce livre une introspection, une sorte de Vie mode d’emploi dans une ville changeante parfois décevante, surtout vivante.

Conférence proposée par David Dufresne (Montréal), réalisateur et auteur de "New Moon, café de nuit joyeux" publié au Seuil en septembre 2017.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : Echelle Inconnue, 11-13 rue Saint-Étienne des Tonneliers, 76000 Rouen

31/05/2018 : Conférence "Les oiseaux urbains et leur adaptation à la ville"


D'après une photo de Frédéric Malher prise au parc de Bercy (Paris 12ème)


Après le sempiternel « À part les pigeons et les moineaux, il n’y a rien ! », nous sommes arrivés à la prise de conscience que d’assez nombreuses espèces d’oiseaux pouvaient vivre en ville.

Toutes les espèces d’oiseaux sont-elles capables de s’établir dans nos métropoles ou bien y a-t-il des « prérequis » pour s’adapter à ce type de milieu ?
Quels défis les contraintes particulières du milieu urbain imposent-elles aux oiseaux et comment y répondent-ils ?
Leur imagination pour réagir à ce genre de problèmes est assez surprenante…

La cohabitation oiseaux-humains pose aussi quelques questions aux humains et l’attitude des citadins peut aller des marques excessives d’une affection débordante aux craintes tout aussi excessives qui s’apparentent parfois à de la phobie…

Toute la question est de savoir si on peut espérer une biodiversité « gentille » et « ordonnée » ?

Conférence dans le cadre du cycle "Bêtes et Ville" proposée par Frédéric Malher, délégué régional de la LPO-IdF (Ligue pour la Protection des Oiseaux d'Ile de France).

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : Echelle Inconnue, 11-13 rue Saint-Etienne des Tonneliers, 76000 Rouen
Date et heure : JEUDI 28 mai 2018 à 19h

Présentation du Nigloblaster



Présentation du Nigloblaster avec Dieppe Ville d'Art et d'Histoire
Mardi 10 avril au 107, Quai Jean de Béthencourt, Rouen.

Le Nigloblaster est un objet forain, " manouche, voyageur même, carrément! " permettant de sous-titrer l'espace.
C'est un GPS conçu pour le quartier qui permet de le visiter à travers la parole de ses habitants et de l'image qu'ils s'en font.
Il diffuse la légende (ce qui est digne d’être conté) de la carte, jusque là, impossible de la mobilité.
Prototype re-designé du véhicule utilisé quotidiennement par nos voisins Voyageurs Nito et Timothé (une carriole surdimensionnée, équipée d'enceintes tractée par leur vélo), le Nigloblaster diffuse dans l'espace urbain vidéos, textes, chansons, témoignages et entretiens des personnes rencontrées et connaisseuses de cette ville invisible, méconnue et peut-être tue qu'est « Dieppe mobile ».
Équipé d'un système GPS il permet de géolocaliser sons et vidéos recomposant le montage en fonction du parcours, cutup d'images ou d'entretiens tournés sur place comme de found footage ou d'images amateurs récupérées lors de collectes auprès des habitants.
La technique GPS n'est pas envisagée ici comme un gadget ou un nouvel avatar de l'innovation mais bien comme l'outil et le média permettant d'interroger et de ré-envisager le rapport de « l'image » à son milieu.
Il est en accès libre et permet de découvrir le quartier du Pollet à Dieppe.

Participation au séminaire "Politique d'identité" avec l'École des Sciences économiques et sociales de Moscou - le 17/11/2017

Stany Cambot abordera lors de ce séminaire la question de l'urbain et des migrants : "étrangers ou la ville ré-orientaliste".

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Camping Numérique : retour en images sur le 1er Doctorat Sauvage En Numérique

Le Lundi 23 Novembre a eu lieu la première soirée du Doctorat Sauvage En Numérique, organisé par Echelle Inconnue et le Hackerspace de Rouen, Ventres Mous. Pour l'occasion nous avions convié Klau du collectif Gynepunk pour La Nuit de la Gynécologie DIY, une soirée en deux parties :

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23/10/2017 19h : La nuit de la gynécologie DIY avec KLAU du groupe Gynepunk / Doctorat Sauvage En Numérique



Gynepunk, les "sorcières cyborg de la gynécologie DIY" comme les décrit le média en ligne Makery (lire l'article ici), est un collectif catalan travaillant à décoloniser le corps féminin : création d'outils gynécologiques de première urgence pour des femmes en difficulté sociale, analyse des fluides corporels et fabrication de lubrifiants, traitement de maladies vaginales etc.

> Une soirée en deux parties !

19h : Conférence sur le projet Anarchagland

Klau Kinky membre originaire du collectif, effectue également des recherches en sexologie et découvre ainsi qu'au XIXème siècle, les premiers tests qui ont amené à la gynécologie moderne ont été pratiqués sur des esclaves des plantations, parfois à de nombreuses reprises, et ce sans anesthésie.
"Anarchagland : Anarcha, Betsy, et Lucy", un projet de recherche autonome sur l'histoire de la gynécologie et une proposition active et radicale pour la réécrire.

20h30 : Atelier DIY : construction d'un microscope




Pour la deuxième partie de soirée, Klau vous propose un atelier afin de réaliser soi-même un microscope à partir d'une webcam ordinaire. Vous pouvez vous laisser guider lors de cette soirée, mais aussi arriver avec quelques bases en lisant avant le mode d'emploi sur le site hackteria.org ! Tout le matériel sera présent sur place et la participation à cet atelier est également gratuite.

Événement du DSEN dans le cadre du cycle "Sexe et Ville", avec Klau Kinky, membre du groupe catalan Gynepunk.


INFORMATIONS PRATIQUES :
Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, 76000 Rouen
Date et heure : LUNDI 23 octobre à 19h

Le ciné-truck MKN VAN d’Echelle Inconnue personnage du dernier film de David Dufresne « Le Pigalle »



Occasion, s’il en est, de rappeler la chose culturelle au réel, à distance sanitaire de l’ingénierie culturelle.

Car les « objets de culture » sont bien moins le fruit de montages et politiques culturelles que des rencontres et complicités qui leur échappent.
Ainsi en va-t-il de la présence du MKNVAN dans le dernier film de notre camarade Davduf prolongement logique d’une première rencontre en Belgique à l’occasion d’APREM#3, lors de laquelle il invita l’assistance à le rejoindre dans sa campagne pour le film non linéaire, alors que Stany Cambot essayait encore de comprendre le rôle d’observateur qu’il devait y jouer.

En commun, nous avions déjà Tarnac (lire chez Echelle Inconnue et chez David Dufresne), nous aurons bientôt l’excellent Philippe Brault qui signe la co-réalisation de ''Prison Valley'', la photographie de ''Fort McMoney'' et aujourd’hui de Pigalle comme de ''Rosa Luxe et les Manouches'' de S.Cambot produit par Christophe Hubert pour Echelle Inconnue et actuellement en finalisation. C’est donc naturellement que le MKN VAN (imaginé par Stany Cambot et réalisé par Misia Forlen toujours sous les auspices productifs de Christophe Hubert) est venu allongé la liste des personnages de ce dernier film, déployé par Misia Forlen-même et Alexandre Desliens.

Suite encore, notre Doctorat Sauvage accueillera un workshop de David Dufresne en Juin prochain.

Quelques images du tournage

















EST - Garage ! гараж ! l’apocalypse a déjà eu lieu ! Projet de création documentaire en architecture avec les monstres urbains post soviétiques

Garages



Derrière l’université du MGU à Moscou s’étendent 8 000 garages de tôles ou de briques dont 4 000 on été détruits en 2015 : voilà Shanghaï. Une ville dans la ville, un État dans l’État pour certains. Dans ces garages il y a longtemps qu’on ne se contente plus d’y garer sa voiture. On y travaille, on y produit, on y mange, on y dort, on y vit ou on s’y cache. Les garagniks d’ici sont Russes, Arméniens, Géorgiens, Tatars ou Ouzbeks, professeurs d’université ou ingénieurs, mais plus souvent ouvriers ou techniciens ayant rompu avec l’industrie pour des raisons économiques et salariales ou simplement par ennui.

Sur des terrains prêtés aux coopératives d’employés soviétiques par l’État les garages ont poussé. Puis, peu à peu l’artisanat et le logement même s’y sont développés de manière autogérée. Quand les autorités disent « économie de l’ombre », les garagniks répondent, vie, survie, travail, débrouille. Car l’apocalypse a déjà eu lieu. C’était dans les années 1990 quand les villes russes se couvraient soudain de banques et de kiosques. Les cités de garages deviennent alors la réponse urbaine, économique et sociale à la dérégulation totale et brutale d’un pays qui n’existe plus. Solution de logement pour les migrants centre-asiatique mais aussi solution économique pour un pays entier. Ce sont des cités bricolées, qui constituent une autre fabrique de la ville, aujourd’hui pourchassée par les autorités, qu’il convient d’interroger.


Une traversée

Après avoir traversé et documenté la principale cité de garage de Moscou : Shanghaï (voir le film réalisé par Stany Cambot avec Ilya). Nous mettons nos pas dans ceux du jeune chercheur Sergueï Seelev et partons vers le Tatarstan à la rencontre des cités de garages de la fédération russe (lire l'article sur makhnovtchina.org). Là où se réinvente la ville et l’économie autour de la production parfois massive de meubles, de housse de voiture, de guitare, de jeux vidéo ou de meuble dans une complète indistinction entre l’artisanat et la start up. Invention populaire de ce qu’ici on tente de théoriser en « villes créatives » ou autres « pépinières » (suivant aussi en cela un modèle post-soviétique : celui du Berlin d’après la chute.)




Science fiction d’hier. Ville post-apocalyptique d’aujourd’hui

Ni bidonville, ni espace délaissé, ces cités provoquent un choc esthétique à l’œil occidental. Décor de film ou évocation du roman de Dmitri Glukhovski : Métro 2033 dystopie post apocalyptique dans laquelle ce qui reste de l’humanité se terre dans le métro de Moscou. On découvre comme ici, comme dans le roman, que les monstres et mutants ne sont pas si maléfiques que cela.

Voilà le motif de nos films à venir : nous voyageons en compagnie des monstres que l’État russe prétend maléfiques et veut éradiquer.

Suivre nos recherches et créations à l'Est de l'Europe sur l'onglet EASTERN du blog makhnovtchina.org.

Flamanville - Les bases vie ou la java de l’infrastructure : intentions du projet

Nous nous attacherons à documenter, avec ses habitants, cet habitat en milieu rural produit par le chantier de l’EPR, en réalisant un ou plusieurs films documentaires qui tisseront des liens avec les films réalisés en Russie dans le cadre du programme Makhnovtchina.



Les bases vie. Ou la java de l’infrastructure

Le territoire rural a changé de nature, c’est désormais un territoire urbanisé. La modification majeure dans le paysage du Cotentin aux alentours de Flamanville est produit par le chantier infrastructurel (EPR). Alors que les formes mobiles de l’habitat et plus largement de la ville sont réputées incompatibles avec la ville planifiée, elles sont cependant nécessaires voire souhaitées lors de travaux infrastructurels pour loger la main d’œuvre au plus près du chantier. Dans la mégapole moscovite, ce sont de véritables cités de containers abritant la main d’œuvre centre asiatique qui sont montées et démontées aux gré des transformations urbaines. L’occurrence contemporaine de ces logements ouvriers mobiles est en Normandie l’ensemble des bases vie destinées aux ouvriers de l’EPR à Flamanville et alentours. Sorte de camping, dérogeant en vertu des permis précaires aux règles d’urbanisme, elles dérogent aussi au droit commun du logement et rattachent la question du logement à celle du salariat, lien brisé dès l’après-guerre par le code du travail. Comme à Moscou, il s’agit d’enclaves « économiques spéciales » ou dérégulées accueillant travailleurs français comme travailleurs détachés. Ici le rôle de contremaître se confond aussi souvent avec celui de concierge ou d’applicateur du règlement intérieur. Des sociabilités, détournements et modes de vie subsistent et résistent pourtant. Au delà c’est l’environnement (la ville stable et cadastrée) qui est impacté. C’est, après avoir commencé un travail de recherche à Moscou (sur l’ensemble de la filière allant de la fabrication des containers à leur dépôts), ce que nous désirons réitérer ici : Dresser le portrait de la ville du monstre-ouvrier-forain dont la figure se confond malgré lui avec son habitat. Nous nous attacherons en outre, comme nous l’avons fait à Dieppe, à explorer en collaboration avec le CAUE 50 les occurrences historiques du logement mobile dans cette zone, du logement des mineurs, aux cités de transit, en passant par les « chalets suédois » et les logements provisoires de la reconstruction. En somme inscrire dans une histoire tue et clandestine ce mode de ville en milieu rural.

Le monstre

Dans son article De 1895 à 1912 : Le cinéma forain français entre innovation et répression publié par la revue de cinéma 1895, Arnaud Le Marchand, économiste à l’Université du Havre, exhumait un extrait d’un article publié dans le journal L’Inter Forain au début du siècle « le cinéma demeure le plus beau monstre de la foire ». Par là l’auteur entendait d’une part le merveilleux mais aussi ce qu’on mon(s)tre pour la prouesse technique et ingénierie qu’il représente. C’est sous ce prisme que nous désirons, résolument forains, filmer et dire cette ville autre et souvent fantasmée que les mots des marchands de murs ne peuvent embrasser. C’est aussi l’angle distancié et critique qui permet de faire sentir ces ambiguïtés mais aussi associer ceux qui la peuplent à la création.

C'est au bar la Forgette puis dans une de ces bases vie que nous avons déjà rencontré des ouvriers du chantier de l'EPR.
Vous pouvez lire les comptes-rendus de ces rencontres ICI et .

Makhnovtchina sur l'axe Seine - Les ports de Limay et Gennevillers : intentions du projet

Seine, Moskva, Bîc, Dniestr... Partout sur le parcours de la caravane Makhnovtchina revient le fleuve. Vecteurs historiques d'échanges, de mouvements, les fleuves sont également des points d'ancrage temporaires pour les nomades de la ville mobile.

Echelle Inconnue se questionne sur l'importance des fleuves dans la structuration de la ville et de ses aménagements, et dans la réinterrogation des théories de l'infrastructure.

Mariniers, migrants, forains, travellers, ouvriers en camion, autant d'habitants mobiles pour qui le fleuve devient lieu de vie, de travail, de refuge.

Résidence aux ports de Limay et de Gennevillers :



En 2017, nous allons explorer cette question en interrogeant des espaces pluri-institutionnels dont l’expansion territoriale modifie les pratiques d’habiter et l’économie liée (très visible à Limay, aux marges du quartier Centre-Sud) et, dans le même temps, engendre de la mobilité.

Une traversée, pour entendre comment l'expansion des ports rejette, interdit, tolère, s'arrange, appelle ou fabrique la mobilité et le nomadisme. Ce nouveau projet est le prolongement d’un travail mené depuis 2010 sur ce sujet qui prenait pour centre, l’Axe Seine en Normandie (et le projet du Grand Paris vers l’Ouest).

Lire l'article sur les cités de transit du port de Gennevillers sur Makhnovtchina.org : ICI.

Conférence le 15/06/2017 "Itô-Noe (1895 – 1923) : trajectoire politique et sociale d’une féministe anarchiste de l’ère Taishô." /Doctorat Sauvage En Architecture



Née à Fukuoka en 1895, dans le contexte de l’émergence mondiale du Japon, Itô Noe sort totalement des normes imposées aux femmes de son époque. Mariée trois fois, diplômée de l'école pour filles de Tokyo, cette jeune femme atypique prendra part à la rédaction du journal féministe Seitô ainsi qu'à de nombreuses actions menées par des mouvements anarchistes de cette période. Son dernier époux fut d'ailleurs un anarchiste de premier plan, Ôsugi Sakae, avec lequel elle fut assassinée par l'armée à la suite du chaos créé par le tremblement de terre du Kantô, en septembre 1923. Cet assassinat eut un impact retentissant dans tout l'Archipel et choqua profondément une large frange de l’opinion, allant jusqu'à être nommée "l'incident Amakasu" du nom du général à l’origine de ce crime. La mémoire d’Itô Noe demeure ainsi un phénomène controversé au sein de la société japonaise d’aujourd’hui.

La trajectoire singulière d’Itô Noe, figure reconnue de l‘histoire du féminisme au Japon, s’inscrit d’abord dans l’histoire de la construction du genre. Mais elle contribue aussi à l’histoire du socialisme et plus exactement de l’anarchisme au XXe siècle. Elle s’inscrit, enfin, à l’histoire des transferts culturels à l’échelle mondiale qui constitue une des composantes majeures de l’histoire de la mondialisation. L’objet cette conférence est de revisiter cette trajectoire à la lumière des transferts culturels nombreux, aussi bien dans le champ politique que genré.


Cette conférence est proposée par Marine Simon, doctorante en Histoire, en Normandie.

INFORMATIONS PRATIQUES :
Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, Rouen
Date : Jeudi 15 juin 2017 à 19h


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