Actualité Échelle Inconnue

Les images de "Désinventer la Seine", rencontres de l'habitat léger et mobile à Rouen les 3-4 sept 2016





















Lire plusieurs articles de presse sur ces rencontres : ICI, ICI, ICI, ICI

Reconquête ! Les mots sont lancés à travers une Europe désindustrialisée, de la Seine à la Moskva.

Depuis 2013 à Rouen, mairie et métropole ont lancé les chantiers de reconquête de la rive gauche des bords de Seine. Ceux-ci constituaient pourtant en plein centre ville une rareté : une place pour la ville mobile et foraine, accueillant retraités en camping car, travellers, voyageurs, habitats et commerces forains, cirques et circassiens etc. Mais le rouge est mit. Pelleteuses et Barrières signent à grand frais la fin de cette exception urbaine. Après un début d’aménagement sans bruit, communication et marketing ont pris le relais et, sur les affiches, camions, tentes, stands et camping-cars sont remplacés par les vélos, pelouses et hypothétiques cerfs-volants de la métropole techno-verte et conviviale.

Il s’agit à présent de mettre des mots et des images sur cet art de faire la ville, contre le voyageur : « Le fleuve devient un lieu de vie, d’activité économique et d’habitat », disent-ils. Comment ? « (…) par l’anéantissement d’un lieu de vie, d’habitats et d'activités économiques qui y étaient présent », voudrions nous rajouter.

À notre tour de poser des mots, de dire ce qu’il en est et de raconter ceux qui vivent, mobiles dans les vides des cartes. Les 3 et 4 septembre 2016, nous, Echelle Inconnue et l’association HALEM, avons organisé les rencontres itinérantes de l’habitat léger, éphémère et mobile sur la toute proche île Lacroix, afin, à notre tour, de « désinventer la Seine » avec ceux que la politique de reconquête refuse visiblement d'appeler "les conquis". En somme prendre part à cette guerre silencieuse, qui pourtant a lieu, déclenchée par ceux qui préfèrent inventer une réalité à leur convenance plutôt que prendre en compte le réel parfois complexe et clandestin d'un peuple sur roues, grandissant mais pourtant éternellement chassé.

Les 3 et 4 septembre à Rouen : rencontres "Désinventer la Seine, à la lumière de ses réalités nomades !"

Dans le cadre de la caravane d'HALEM : Rencontres nationales et itinérantes de l'habitat léger, éphémère et mobile

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Jeudi 16 juin 2016 / "Actualité de l'Habitat Temporaire. De l'habitat rêvé à l'habitat contraint" / Doctorat Sauvage En Architecture



Pour cette événement nous accueillons, le jeudi 16 juin à 19h, à la Conjuration des Fourneaux (149 rue St Hilaire-Rouen) Anne Cloarec (co-organisatrice du colloque qui a précédé l'écriture de l'ouvrage), Gaëlla Loiseau (co-organisatrice du colloque et co-directrice de l’ouvrage) et Aurélie Veyron-Churlet qui a travaillé à l'édition de l'ouvrage.

"Longtemps négligé, considéré comme un phénomène marginal, l’habitat temporaire fait l’objet d’une attention médiatique, politique et académique accrue ces dernières années. S’y rencontrent les élites mondialisées hyper-mobiles, les vacanciers le temps d’un été, les travailleurs mobiles ou encore de grands précaires en quête de ville. En vue de démêler les enjeux et pourtours d’une notion aussi plurielle qui s’intègre progressivement dans l’horizon intellectuel et politique actuel, Gaëlla Loiseau, Anne Cloarec et Dominique Crozat ont décidé d’organiser un colloque en 2013 en collaboration avec le réseau Urba-Rom (Grégoire Cousin, Olivier Legros et Marion Lièvre) et l’Ecole Nationale d’Architecture de Montpellier (Laurent Viala). Rassemblant des chercheurs issus d’une large palette disciplinaire mais aussi des acteurs de la société civile, les deux journées ont accueilli un public diversifié autour d’un objet tour à tour, technique, juridique, social, économique, politique et surtout mobile. Qu’est-ce que la mobilité ? Comment est-elle associée à l’habitat ? A quel moment et dans quelles circonstances rencontre-t-elle la norme ? Nous avons visiblement affaire à des formes qui cassent les catégories binaires figées dans lesquelles nous avons jusqu’à présent pensé l’habitat. Les dimensions d’ancrage, de propriété, de territorialité doivent être repensées à l’aune d’une voie nouvelle qui s’extrait de l’opposition forgée intellectuellement entre nomadisme et sédentarité. L’ouvrage Actualité de l’Habitat Temporaire donne à lire et à voir 14 regards de chercheurs sur l’habitat temporaire répartis en trois axes qui reflètent en partie les sujets abordés durant le colloque. Mais cet ouvrage est avant tout une continuité au colloque et, par sa forme, il fait émerger de nouveaux questionnements liés aux « communs » qui travaillent aussi la question de la mobilité.

La maison d’Edition Terra H-N qui publie essentiellement des travaux de recherche en sciences humaines a ouvert sa collection SHS avec Actualité de l’Habitat Temporaire. Suffisamment rare dans le milieu de la recherche pour être souligné, l’existence de cet ouvrage en format numérique et en accès libre suscite dorénavant une série de réflexions sur la publication et l’accessibilité des travaux de recherche et plus largement l’usage du numérique dans un contexte d’enseignement et de recherche. La séance sera organisée de manière à questionner aussi bien le fond que la forme, le contenu et l’outil de diffusion du savoir."

INFORMATIONS PRATIQUES :

-Jeudi 16 juin à 19h -À La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, Rouen

-Contacts : mel@echelleinconnue.net / 02 35 70 40 05

Jeudi 26 mai 2016 / "Faillir avoir disparu" / Doctorat Sauvage En Architecture

Faillir avoir disparu : lendemain de guerre dans les faubourgs auto-construits du Havre, ou comment raconter l'histoire conflictuelle du zonage industriel. Avec JULIA BURTIN.

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Villes nomades de Stany Cambot aux éditions Eterotopia/Rhizome



Villes Nomades de Stany Cambot

Édition et distribution : Eterotopia France/Rhizome - Pollen diffusion

Parution : février 2016

Présentations publiques :

PARIS : Mardi 08 mars à 20h00, Librairie Le Genre Urbain, 60 rue de Belleville 75020
MILAN : Du 18 au 22 mars, Salon du livre indépendant “BELLISSIMA”
ROME : Jeudi 14 avril, 10h-17h, École d'Urbanisme de l'Université Sapienza (Auletta Chiostro, Facoltà di Ingegneria, via Eudossiana,18 ). Journée d'étude, ouverte au public, organisée à l'intérieur des activités doctorales du "Dottorato di ricerca in Ignegneria dell'Architettura e Tecnica Urbanistica, curriculum in Tecnica Urbanistica", de l'université Sapienza de Rome.
PARIS : Samedi 23 avril, 9h30-18h, Institut National d'Histoire de l'Art (INHA) / Salle Benjamin, 6 Rue des Petits Champs, 75002. Journée d'étude, ouverte au public, organisée à l'intérieur du séminaire master/doctorat "Art de la complexité/complexité des arts" dirigé par Roberto Barbanti. (déroulé de la journée ci-dessous).
ROUEN : Jeudi 28 avril à 20h00 : Soirée organisée par Echelle Inconnue à la Conjuration des fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, 76000
MILAN : Jeudi 26 ou vendredi 27 mai, Libreria Calusca
MOSCOU : lieux et dates en cours de définition

Déroulé de la journée du 23/04 à l'INHA :

9h30-10h: accueil et introduction de Roberto Barbanti
10h-10h45: Cosimo Lisi (doctorant, Université Paris 8, Université Sapienza de Rome)
10h45-11h: débat
11h-11h15: pause
11h15-12h: Gaetane Lamarche Vadel (École d’architecture de Paris la Seine, ENSA de Limoges, ENSA de Dijon)
12h-12h30: débat
12h30-14h: pause
14h-14h45: Arnaud Lemarchand (Université du Havre)
14h45-15h: débat
15h-15h15: pause
15h15- 16h: Stany Cambot (artiste, architecte, membre fondateur du groupe Echelle Inconnue)
16h-17h: débat et projection de vidéos

Résumé :

Une double injonction est aujourd'hui faite aux villes et aux individus : les premières doivent devenir métropoles et les seconds mobiles. Ainsi, au programme de métropolisation du monde, répond une mobilité par lui souhaitée. Une mobilité de cadre métropolitain avec ses oripeaux (téléphones, ordinateurs, etc.) se déplaçant de "cité état" en "cité état" en avion ou train à grande vitesse. Les agents de la fabrique de la ville raccrochent alors le train, architectes en têtes, de peur de rater ce tournant comme ils ratèrent celui du développement pavillonnaire. On se pique désormais de mobile, de léger, de « logement une personne » ou de design de bidonville dans l'espoir qu'un marché émerge. Rien de subversif, mais l’aboutissement d'un programme économique et urbain qui se dessine dès le milieu du XIXe siècle dont le nouveau masque s'appelle métropole. Cependant et sans eux, depuis le nouveau millénaire, des tentes partout : des rassemblements militants ayant quitter la rue pour porter le coup là où, désormais, le pouvoir a Lieu, aux tristes révolutions oranges, en passant par les tentes contestataires ou nécessaires des sans-abris. Des camions, des caravanes, des containers aussi, abris ou logement de la renaissance d'un prolétariat nomade disparu dans les années 20. Des cabanes reconstituant, aux abords des métropoles rêvées, les bidonvilles que l'on croyait disparus. La fabrique même de la métropole génère ainsi une toute autre mobilité . On le voit ici comme à Moscou avec ces brigades d'ouvriers (pour utiliser la dénomination russe) venant de l'autre bout du pays ou du continent que l'on trouve en hôtel low cost, en camping, en caravane ou camion au pied du chantier, en lisière de métropole, au bord de la tache verte de la carte. C'est là, que ces mobilités de constructeurs croisent les espaces d'une autre mobilité, celle de la fuite. Celle de ceux que le programme urbain expulse que l'on retrouvent en camping, camion, campement, containers ou celle de ceux qui fuient la métropole l'entendant comme la construction d'un espace de contrôle (travellers, certains voyageurs, habitants de yourtes ou de cabane).

Echelle Inconnue :

Fondé en 1998 et emmené par l'architecte Stany Cambot, Echelle Inconnue n'est pas un collectif mais un groupe, comme un groupe de rock, qui voudrait être à l'architecture ce qu'Elvis Presley fut à Tino Rossi. Groupe indiscipliné de recherche et création, autour des notions d'invisibles des villes et de leurs représentations, il se consacre aux urbanités minoritaires, alternatives ou émergentes ainsi qu'aux populations non prises en compte ou discriminées en raison d'un mode de vie minoritaire. Il tente d'être un acteur de l'émergence d'une connaissance « par le bas » mettant en place des travaux et expériences artistiques autour de la ville et du territoire. Ces expériences au long cours interrogent et associent les « exclus du plan » (sans-abris, Tziganes, immigrés...). Elles donnent lieu à des interventions dans l’espace public, expositions, sites Internet, vidéos, affiches, cartes, publications. Ce dont il est question, c’est de « l’invisible de nos villes ».

CONFÉRENCE / 26 FÉVRIER 2015 / 18h30 / "MAKHNOVTCHINA EASTERN " PAR STANY CAMBOT / DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE

Pour clôturer ces quatre mois d'hivers russes (la dite "Campagne de Russie d'Echelle Inconnue), Stany Cambot présentera "Makhnovtchina", le travail de création documentaire autour des formes mobiles et foraines de la ville qu'Echelle Inconnue poursuit à Moscou et en Moldavie Depuis février 2014.


Après la Moldavie, le projet Makhnovtchina a posé sa caravane à Moscou. Travail miroir ou comparatiste, il s'est attaché à lever des proximités entre les villes d'ici et de là-bas. Et, a parfois découvert certaines clefs de problèmes urbains et culturels français oubliées là-bas. Après x mois de travail se révèle au travers de films, textes et entretiens, une certaine « Leçon Russe » qui peut éclairer sous un autre angle la Ville France. Ainsi, alors que les Russes tirent les leçons et possibles applications à Moscou entre autre de la métropolisation du Grands Paris, nous pourrions tirer celles de leur expérience de la ville mobile légère et informelle qui fut celle de la « transition démocratique » mais surtout économique et que les crises actuelles voient refleurir à l'Ouest de l'Europe. Plus clairement qu'ici, la ville mobile mobile se dévoile à l'Est comme le fruit d'un projet urbain et économique.

Container de qui es-tu la maison ? Ou comment la ville mobile construit la ville sédentaire. Depuis la révolution au moins les sept collines de Moscou sont en perpétuel chantier. Comme toutes les villes du monde, Moscou grossi et enfle au-delà de ce que l'on peut appeler métropole -12 millions d'habitants. Ce chantier, un temps arrêté par la « transition », a repris et a besoin de main d’œuvre. Celle-ci vient des anciennes républiques soviétiques et loge, comme elle peut, sur les chantiers mêmes, le plus souvent dans des containers ou nomadise d'appartement en chantier d'appartement. Une ville asiatique mobile dans la ville russe sans yourte.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : Echelle Inconnue, 18, rue Sainte-Croix des Pelletiers - 76000 Rouen

Date et heure : le jeudi 26 février à 18h30

contact : 02 35 70 40 05 / mel@echelleinconnue.net

ITALIE, BERGAME / 24 ET 25 OCTOBRE 2014 / " RENCONTRES EUROPÉENNES AUTOUR DE L'HABITAT "

Conférence politique 2014 " Lutter contre le sans-abrisme dans l’UE : À la recherche de la prochaine génération de bonnes pratiques " avec la présence de Julie Bernard

Cette conférence politique de la FEANTSA permettra de discuter de différents problèmes et de leurs solutions. Elle permettra à quelques 300 professionnels venant des quatre coins de l’Europe d’échanger des informations sur des politiques et pratiques intéressantes pour prévenir et réduire le sans-abrisme.

Contexte européen

Les derniers rapports de la Fédération Européenne d’Associations Nationales Travaillant avec les Sans Abri (FEANTSA) confirment cette tendance, notant des hausses conséquentes du sans-abrisme dans 15 pays au cours des 1 à 5 dernières années, soulignant une hausse du nombre de femmes, jeunes, familles et migrants sans domicile. Plus de dix pays européens ont élaboré des stratégies nationales de lutte contre le sans-abrisme, et d’autres stratégies sont en cours de développement. La Commission européenne a renforcé ses efforts en publiant des orientations politiques pour accompagner les États membres dans leurs actions pour lutter contre le sans-abrisme. En outre, les programmes ciblant les personnes sans domicile sont maintenant éligibles sous les nouveaux Fonds structurels et d’investissement européens. Le Parlement européen a déjà demandé à deux reprises l’élaboration d’une stratégie européenne de lutte contre le sans-abrisme (en 2011 et 2014), et le Comité européen des régions vient de réitérer cette demande en juin 2014.

Objectifs de la Conférence

1. Soutenir les politiques et pratiques dans le domaine du sans-abrisme, en mettant l’accent sur l’innovation et en recherchant la prochaine génération de bonnes pratiques.
2. Contribuer à la mise en œuvre de la Stratégie Europe 2020 et du Paquet Investissements sociaux adopté par la Commission européenne en février 2013. Une des principales priorités du paquet est de lutter contre le sans-abrisme.
3. Fournir un espace pour tester de nouvelles méthodes pour mettre en commun l’expertise et développer des réseaux.

Pour plus de renseignements (programmes, intervenants, ateliers...) vous pouvez vous rendre sur le site de la FEANTSA

INFORMATIONS PRATIQUES

24 et 25 Septembre à Bergame en Italie

Pour toute question générale portant sur la conférence, veuillez contacter :

FEANTSA
194, Chaussée de Louvain
1210 Bruxelles - Belgique
Tel : +32 (0)2 538 66 69
Fax : +32 (0)2 539 41 74
information@feantsa.org

Date limite pour les inscriptions : 10 octobre 2014

PRÉSENTATION DU PETIT GUIDE PRATIQUE DU PARFAIT SDF "SDF, UN MÉTIER D'AVENIR" / JEUDI 09 OCTOBRE / 18H30



Soit parce qu’il n’est pas vraiment digne de ce nom, soit parce qu’il n’est pas stable, ou qu’il est inexistant, le logement engendre un certain nombre de problèmes qui semblent toucher un poil plus de monde que les déjà trop nombreuses personnes vivant à la rue. Si l’on devait donc définir un seuil à partir duquel on devient SDF, ce serait celui où la vie devient survie, quand il faut s’assoir progressivement sur sa dignité, tout en tentant de ne pas se perdre, quand les nombreuses activités, démarches et préoccupations liées aux situations de mal-logement prennent une place telle que l’on pourrait presque parler d’un véritable métier, comme de son apprentissage, de ses codes ou de son langage, de ses compétences propres. Et, de la progression inquiétante de cette fragilité résidentielle, atteignant plus de 10 millions de français, pourra-t-on déduire qu’il s’agit, certainement, d’un métier d’avenir. Il va donc falloir vous y préparer…

« Histoire et présentation, en quelques chiffres et dessins, de ce petit guide illustré, que j’ai voulu simple et facile, peut-être drôle parfois, quoique grinçant, mais que j’espère édifiant, quant à la situation du (mal-)logement, aujourd’hui, en France. » Diway

INFORMATIONS PRATIQUES :

09 octobre 2014

Lieu : Echelle Inconnue / 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / 76000 ROUEN

Téléphone : 02 35 70 40 05

SOIRÉE DE LANCEMENT DU JOURNAL À TITRE PROVISOIRE #05 / 18 SEPTEMBRE 2014 / 18H30 /

Nous vous invitons à une soirée spéciale pour le lancement du journal qui sera disponible gratuitement à Echelle Inconnue lors de cet événement.



MAKHNOVTCHINA une publication d'Echelle Inconnue

Un travail de recherche et de création publique avec les mobiles et nomades contemporains à l’heure des métropolisations en France, Russie, Moldavie et Algérie.




Journal dans lequel vous pourrez lire ces articles :

-L’habiter mobile ou l'altermétropolisation
-"On va là où il y a du travail" récit de Marie-Christine et Jean-Charles, habitants en camion dans le département de l’Eure
-Savoir maison garder : une villa mobile recomposable.
-L'habitat mobile ouvrier de Dieppe à Moscou
-Moscou : dérive en territoire migrant
-Comme toujours : la rubrique noire
-Bidonville. De qui es-tu le problème? De quoi es-tu la solution ?
-Droit à Habiter contre droit au logement
-Et si Paris faisait semblant de ne pas voir son foncier ?
-Habiter comme contester



INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu : Echelle Inconnue / 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / 76000 ROUEN

Tel : 02 35 70 40 05

Date et Heure : Jeudi 18 septembre 2014 / 18h30

Plus d'informations sur nos publications : ICI

CONFERENCE / 12 JUIN 2014 / 18h30 / "RETOUR SUR LA FABRIQUE DE LA VILLE " / DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE

Retour sur la fabrique de l’architecte

A quoi se résume la vie des hommes à la rue? Débauche, drogues, alcool, hygiène douteuse, vagabond en perdition...., c’est certain «l’Image» du sens commun à leurs égards est «quelque peu» stigmatisée. Ce patchwork de stéréotypes les réduits à la misère sociale; misère dont on entend les échos médiatiques uniquement lors des périodes hivernales. Comment font-ils pour sur-vivre dans la rue? Quelles sont leurs ressources? Comment occupent-ils la rue? Quelles pratiques urbaines mettent-ils en place?

Les squats, bidonvilles, zones d’autonomie temporaire sont autant d’espaces où se développent de nouvelles pratiques urbaines, non reconnues, non normées, mais non moins utiles au développement des villes. Bien que le flot de stigmates à l’égard de ces pratiques ne laissent que peu entrevoir leur utilité dans la fabrique de l’urbanité, quelles sont ces pratiques d’occupation illégale? Que donnent elles à voir des dysfonctionnements de notre société et de l’espace urbain qui l’accueille? Peut-on envisager les pratiques d’occupation illégale comme un recours aux carences urbaines plutôt que comme une tare?

Ces questions ont été le support de deux ans de recherches menées dans le cadre d’un séminaire en sociologie à l’école d’architecture de Normandie. Aujourd’hui en fin d’étude, c’est d’un point de vue urbain et architectural, dans le cadre de notre projet de diplôme, que nous avons voulu interroger la thématique de l’exclusion urbaine et du développement spontanée de la ville. L’informel, le spontanée, le précaire, peuvent-ils être le support d’une autre forme d’urbanité, d’un autre mode de fabrication de la ville? Nous réaliserons très vite que pour l’heure, la question est tout autant difficile à poser dans les ateliers de projet des écoles d’architecture que dans une quelconque instance de la ville...

Informations pratiques : 12 Juin 2014 Lieu : Echelle Inconnue / 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / 76000 ROUEN Téléphone : 02 35 70 40 05

CONFERENCE + VERNISSAGE EXPO + CONSULTATION D'ARCHITECTURE + APERO DINATOIRE / 05 JUIN 2014 / à partir de 18h30 / "LE VIDE" / DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE

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SAMEDI 24 MAI / ENTRE 15H ET 19H / TABLE RONDE / LA FIN DES CARTES? TERRITOIRES REVES, TERRITOIRES NORMALISES / ESPACE KHIASMA (Les Lilas) / PARIS

Dans le cadre du programme de recherche, "La Fin des cartes ? Territoires rêvés, territoires normalisés", nous organisons, en partenariat avec l’Espace Khiasma (Les lilas), une table ronde, qui se tiendra le samedi 24 mai entre 15 h et 19 h.




La table ronde dans laquelle Stany Cambot intervient : "Marges, zones de transit, habitations précaires ?"




Cette table ronde, ancrée dans les questions urbaines et environnementales, vise à interroger les appropriations aussi diverses qu’inattendues dont le territoire, essentiellement urbain – fait l’objet, déjouant et défiant tout aussi bien la planification urbaine que les quadrillages et les parcours proposés par les cartes.

Sur ce plan aussi, l’expérience dépasse le projet et les occupations urbaines du territoire, légales ou illégales, parfois voulues, souvent subies, sans faire modèle, renégocient la relation de l’habitat au territoire, reposent celle des espaces communs, dans des contextes urbains en devenir. Quels sont les enjeux attachés à la représentation cartographique de cette vie en marge ? Quelle place les géographes et les politiques laissent-ils pour le non fixe, le mobile, le déplaçable, le précaire ? Plus largement comment ces mutations sont-elles signifiées ? Quelles formes de représentations pour cette ville précaire ?

Cette table ronde est organisée en préambule d'une exposition à venir Nul point sur une carte ne situe nos souvenirs. La table ronde fera suite à une soirée de projection la veille au soir et accueillera notamment des artistes dont les œuvres auront été présentées.

CONFERENCE / 27 FEVRIER 2014 / 18h30 / "DE LA VILLE DISSUASIVE AU BOIS REFUGE" / DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE

Conférence de Gaspard Lion, doctorant en sociologie à l'EHESS.

Résumé : "N’attendant plus rien des institutions ou ne pouvant tout simplement plus attendre, de plus en plus nombreuses sont les personnes à la rue qui décident de s’organiser en construisant leur propre habitation – tente ou cabane - de manière à retrouver la maîtrise d’un temps et d’un espace personnel. À Paris, le bois de Vincennes est l’un des derniers espaces refuges pour tous ceux qui exclus du logement, et refoulés des centres-villes, sont à la recherche d’un lieu où s’abriter, se poser, habiter. À l’appui d’une enquête ethnographique menée auprès de ces habitants, ainsi que dans d’autres lieux interstitiels de la ville, la présentation entend ainsi rendre compte des manières de faire déployées pour survivre, vivre mais aussi bien-vivre dans ces conditions difficiles. La précarité de ces habitats est matérielle mais aussi, et surtout, politique : si l’on peut considérer l’installation au bois de ces habitants comme participant de la reconstitution d’une sphère d’autonomie, reste que la menace d’expulsion est permanente. Les acteurs publics et associatifs cherchent en effet à les faire disparaître de l’espace public, à les « réinsérer » dans le circuit de l’hébergement, ronde sans fin de logements provisoires dont les habitants ne veulent plus. Habiter les interstices de la ville dissuasive, c’est ainsi lutter contre la violence institutionnelle pour se faire une place, habiter en un lieu, malgré tout."

Informations pratiques :

La conférence aura lieu au 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / 76000 ROUEN / 02 35 70 40 05 / mail : christophe@echelleinconnue.net

Tout le programme à venir : ICI

Echelle Inconnue sur twitter : @EchelleInconnue

INTERVENTION + PROJECTION (28') / DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE / 31 JANVIER 2014 / 18h30 / "L'ambassade du PEROU à Ris-Orangis" Par Sébastien Thiéry, politologue, coordinateur des actions du PEROU

Conférence précédée de la projection du film : "Considérant qu'il est plausible que de tels événements puissent à nouveau survenir", Sébastien Thiéry, 28'.

Le 22 décembre 2012, le PEROU - Pôle d'Exploration des Ressources Urbaines, inaugurait son Ambassade au cœur d'un bidonville de Ris-Orangis (Essonne). Alors s'engageait une action, une prise au sol d'un délaissé urbain suivant le chemin esquissé par les familles vivant là : construire, malgré tout. Parce que contrairement à ce que la Raison d'Etat commande de nos jours, construire vaut certainement mieux que détruire pour répondre aux questions qui se posent ici.

Ainsi avons nous exploré le chemin d'un acte de dissidence, sans pour autant perdre de vue la fonction d'une ambassade : re-présenter la situation pour faire se déplacer les rapports de force constitués autour de celle-ci ; œuvrer ainsi à créer de nouvelles relations entre les acteurs en présence, et frayer le chemin à une autre issue que la destruction.

Le 3 avril, les pelleteuses broyaient le bidonville où vivaient alors 150 personnes, et l'Ambassade avec. Malgré cela, un chemin s'est dessiné, de nouvelles perspectives pour quelques uns, pour trop peu. Malgré cela, le travail s'est poursuivi, autrement. Un an plus tard, nous reviendrons sur ce chemin, les impasses, les perspectives. Parce que transmettre ce qui se joue dans de tels actes est aujourd'hui crucial : l'art de détruire s'est raffiné au fil d'une expérience sans nul doute consignée, analysée, transmise ; l'art de riposter doit faire l'objet d'un tel travail, et se constituer tel un savoir commun.

Autres informations sur le PEROU

CONFERENCE HORS LES MURS D'ECHELLE INCONNUE : "PROJET MAKHNOVTCHINA" / LORS DE L'EVENEMENT HETEROTOPIA : Le design face à la grande pauvreté en Europe / COLOGNE - KöLN (ALLEMAGNE) / 14 janvier 2014 à partir de 10h

Heterotopia : Le design face à la grande pauvreté en Europe

du 7 au 19 Janvier 2014 :

Workshops, conférences et exposition dans le bâtiment de Saana à Essen et à la IMM Cologne

Intervention d'Echelle Inconnue (conférence) le mardi 14 janvier 2014 à partir de 10h

informations complémentaires :
www.folkwang-heterotopia.de

Séminaire organisé par Vera et Ruedi Baur

Contexte : D'après un rapport de la croix rouge, 43 millions de citoyens européens ne peuvent aujourd'hui subvenir à leurs besoins alimentaires. Face à ce qui s'avère la plus importante crise humanitaire de l'après-guerre, l'Europe devrait devenir le théâtre d'un formidable mouvement de solidarité. Bien au contraire, ressurgissent les maladies parmi les plus graves qu'ait connu notre continent : nationalismes, racismes, actes de violence pro-téiformes. La régression gagne bien des pouvoirs publics européens qui, loin de se dresser contre ce qui menace les droits les plus fondamentaux, expulsent, chassent, détruisent, terrorisent des familles entières. Ainsi nous placent-ils en tant que citoyens comme co-responsables de politiques aussi absurdes qu'insupportables, mais aussi devant un silence et un aveuglement qui bientôt se généralisent.

Un séminaire accompagné d'un Workshop de 15 jours pose la question de la fonction que peut tenir le design dans un contexte de crise. Il s'agit d'une rencontre européenne durant laquelle designers et responsables d'organisation s'échangent leurs manières de penser et de faire. Des expériences exemplaires comme celles du Perou à Ris Orangis en France ou du laboratoire d'arte civiche en Italie seront présentées. Ainsi seront rassemblés professionnels, étudiants, designers, artistes, travailleurs sociaux, responsables d'ONG. Ils développeront ensemble des projets d'ambition européenne autour des thèmes relatifs aux populations concernées : migrants internationaux, tziganes, familles monoparentales, étudiants précaires, chômeurs, sans-abris, retraités précaires etc. Il s'agira de développer des propositions concrètes afin de contribuer à la rénovation des savoirs et des réponses relatifs à la crise profonde dont il est question.


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