Actualité Échelle Inconnue

CONFERENCE / ODETTE LOUISET // JEUDI 31 JANVIER à 18h30 // titre : Catastrophisme, angélisme, militantisme ou fausse neutralité ? Le bidonville « objet » de recherche...

« Pratiquement contemporain de la désignation de « tiers monde », le bidonville émerge comme une catégorie majeure d'analyse des dynamiques urbaines dans des régions décrites comme « en retard » et moins urbanisées. Les critères de définition du bidonville sont essentiellement fondés sur le statut foncier et sur le type de construction bien que la diversité des situations soit soulignée en même temps que le caractère générique de quartier. Les descriptions fouillées et statistiques qui prévalent dans le tableau de cette urbanisation « sauvage » ou « spontanée » inscrivent les travaux de recherche dans une volonté d'objectivation du phénomène. L'approche est majoritairement surplombante et normative, mobilisant souvent des références à l'épisode européen de forte croissance urbaine du 19ème siècle. Dans le même temps, le bidonville est implicitement présenté comme une négation de ville, comme un quartier dont la suppression s'impose comme une évidence. Jugement de valeur aisément décelable dans cette science positive, à associer à la norme urbanistique et urbaine directement issue des codes d'urbanisme des grandes institutions internationales, c'est-à-dire d'Europe. A tel point que l'application de cette norme identifie la grande majorité des habitats produits dans les villes du Tiers monde comme appartenant à la catégorie « informelle ». La posture de recherche témoigne alors à la fois du catastrophisme par excès de zèle normatif et d’une illusion angélique que les bons plans d'aménagement fourniront une solution au problème.

Comment donc échapper, d'une part à l'illusion positiviste pour faire entrer la société dans la compréhension du phénomène autrement que par cette extériorité? Une hypothèse le permet : le bidonville est produit par le fonctionnement d'ensemble de la société dans une configuration spatiale appelée ville (les mêmes constructions en zone rurale ne sont ni désignées comme bidonvilles, ni stigmatisées). Ce n'est donc pas la forme « ville » qui est productrice du bidonville mais la projection normative des observateurs sur une production sociale jugée plus que comprise. La conséquence de cette hypothèse pose le bidonville comme un habitat urbain « normal », un quartier de la ville. L'objet et ses habitants sont même courtisés par de nombreux acteurs (associations, ONG, partis politiques, services municipaux...) qui tous ont besoin du bidonville et de ses habitants.

Restituer cette position, c'est proposer une expertise scientifique militante juste à l'amont de l'implication et de l'action. Cette expertise consiste à rester sur le terrain scientifique en dénonçant les illusions du choix épistémologique en surplomb et la croyance dans l'objectivation par le nombre et les catégories...Mais cette expertise consiste aussi à proposer la reformulation du problème « bidonville » avec pour option militante le choix de placer les faits sociaux, culturels et politiques au centre, y compris en prenant les valeurs exprimées comme des faits. C'est là que s'arrête la contribution scientifique juste avant l'implication voire l'action. Chez les experts positivistes, l'implication va jusqu'à la la formulation de recommandations, jusqu'à la contribution directe aux programmes.

Du point de vue de la discipline scientifique, pousser à la révision épistémologique est déjà un acte militant, contribuant à réviser l'espace de représentation qui est le véritable objet en jeu. »

RENCONTRE - DEBAT lors de la soirée "Gens du Voyage" // DIMANCHE 27 JANVIER à 18h00 // UGC CINE CITE / ROUEN

Echelle Inconnue est invitée par le Festival Regards sur le Cinéma du Monde 2013 pour animer un débat après ces 2 films :

- 18h00 "Just the Wind" réalisé par Bence Fliegauf - 20h30 "Romanès" en présence de Jacques Deschamps (réalisateur)

Plus d'informations sur le programme du festival : www.cinemadumonde.org

Retrouvez nous sur Twitter : @EchelleInconnue

William est mort.

J'écris parce qu'il faut conter.

Il y a quelques semaines, ils sont venus pour ça. Ils étaient trois, travailleurs sociaux venus faire le parcours « écouter chuchoter les blasons », la remise en jeu dans la ville et de manière pérenne du travail autour d'Utopia auquel William avait grandement participé. Ils disent « on est venu pour lui rendre hommage » Je n'étais pas là. C'est Christophe qui les a accueilli. Ils sont venus emprunter les mobios, ces dispositifs GPS qui permettent d'écouter chuchoter, par de nouvelles voix, les blasons sculptés dans la ville. Ils sont venus entendre résonner les murs, les volets, les gouttières de la voix de William et de dix autres encore, sans abris en 2001, aujourd'hui... qui sait.

Aujourd'hui pour William comme pour trois autres d'entre eux, c'est certain : ils sont morts ; tombés lors d'une guerre sans déclaration préalable ; une guerre contre le pauvre qui nie jusqu'à sa place dans la ville. Traitement standard des ennemis... William l'avait compris.

Nous nous sommes rencontrer la première fois en 1999 au foyer de l'URAS, il venait rendre visite à un ami Daniel, je tentait alors d'établir des cartes du monde vu depuis ce foyer. Il s'est assis dans la salle gris clair et a parlé avec cette voix que je lui connaîtrais souvent ; une voix de l'intérieur qui se fracasse contre les dents, un cri étouffé, un grognement. Il s'assoit, parle et dit « moi, la carte que je veux faire c'est celle de tous les copains morts dans les foyers » une carte monument pour ceux qui traditionnellement n'en n'ont pas. Son nom vient aujourd'hui s'y inscrire. William

Contrairement à Daniel, William n'était pas hébergé à l'URAS, inadapté au projet d'établissement. Il passait ses nuits au foyer de l'Abbé Bazire. Nous nous retrouverons plus tard au restaurant social la Chaloupe pour y lire Utopia de Thomas More. Il photographiera des monstres forains pour dire ça vie en fera une affiche avec au centre un banc, cénotaphe. Il jouera ensuite le rôle du président du BrrB au près de la presse. Et toujours, cette colère rentrée qui ne trouve pas d'issue. Ses lèvres qui se tordent pour dire des rimes amères. Ses poings sur les milles formica de foyer qui se serrent, même celui mutilé. Il parlera, écrira beaucoup. Disant sa vie là.

Nous nous sommes revus depuis, de loin en loin. De temps en temps, sa tête à la porte de l'atelier quand il vivait dans le coin. Et les nouvelles qu'il apportait avec lui, Daniel est mort, tu savais pas ? Et une certaine clairvoyance quand regardant les vidéo tournée sur le site du bidonville de la Soie.

- Ouais, les logements, les foyers, c'est pas forcément adapté, des fois, ça serait mieux de laisser les gens tranquilles, les aider là plutôt que... enfin c'est comme les gars de la rue, tu connais.

Il vivait à ce moment dans un appartement. Combien de temps ? Impossible à savoir mais au fur et à mesure de ses visites on voyait ses monstres resurgirent et avec eux l'alcool pour les faire taire ou pour nier la solitude des quatre murs où il se trouvait, d'un coup projeté, après des années d'institutions, de foyers à accueil conditionnel où le règlement intérieur remplace le droit commun. Sa bouche se tordait de nouveau. La voix tapait de nouveau derrière les dents. Les monstres, la dalle, la pierre tombale aussi, sûrement.

C'est une guerre qui voit tomber les pauvres au champ de notre déshonneur. William est tombé. Moins une victime qu'un héros de la survie en milieu hostile : chez nous. Accroché à la rampe de la vie pour on ne sait quoi mais sans doute davantage que pour l'espoir savamment entretenu de lendemains meilleurs qu'une société entière cultive pour eux, pour elle, pour ne pas se sentir coupable d'assassinat. Ce n'est ni le froid, sordide marronnier de météo sociale médiatique, ni la folie, ni l'alcool qui ont tué William mais la France.

Avec William et d'autre nous n'avons guère fait autre chose que de l'art, pas de l'art de marché, de galerie de FIAC, FRAC, FNAC. Mais de l'art pour dire NOUS au dessus de l'assassinat. Pour, à quelques occasions, NOUS sentir souverains, attaquant, manipulant à notre tour.

« la culture ça peut pas servir à dire j'ai bobo là » disait l'élu au patrimoine de la ville de Rouen au cours d'un colloque lors duquel, semble-t-il, le parti pris de la culture comme divertissement était élu. Non ! La mort, la mise au banc, qui n'en est que l'antichambre, n'est pas un bobo ! Fort heureusement ce même élu quelques mois plus tôt derrière son bureau confessait qu'il fallait parfois savoir désobéir, être hors la loi. Il en est temps, plus, c'est une urgence. L'indignation a fait son temps. Action !

Et peut-être, déjà, poursuivre ensemble la vengeance patrimoniale que nous avons avec William amorcé. Et édifier Notre monument aux morts des insoumis d'un moment dans une guerre silencieuse .

EXPOSITION & DISPOSITIF NUMERIQUE URBAIN / à ECHELLE INCONNUE ET DANS LA VILLE DE ROUEN / Vernissage-finissage le 08 décembre 2012 / à partir de 18h30

Titre : « Écouter chuchoter les blasons de la ville »

Samedi 08 novembre 2012 / Vernissage-Finissage dans le cadre des 12 vernissages du quartier des Bons-Enfants / Echelle Inconnue / à partir de 18h30

Exposition du 25 octobre au 16 décembre 2012

A l’automne 2012, des parcours dans la ville de Rouen sont créés avec la mise à disposition au public de dispositifs numériques urbains rentrant en résonnance avec les matériaux de la ville (« Mobio » : stéthoscope urbain décodant des sons géolocalisés dans des zones de la ville via le GPS) sous-titrant les blasons de la ville de Rouen par la réponse des sans-abris à la question : « Quel mouton vous chasse et vous dévore ? » faisant suite à des ateliers sur le texte de Thomas More (Utopia) dans les foyers rouennais.

Informations complémentaires :

Echelle Inconnue est ouverte au public du jeudi au samedi de 14h à 18h Possibilité de réserver les dispositifs dans les cas suivants : - groupe de 8 à 16 personnes - les dimanches 21 et 28 octobre / 04, 11, 18 et 25 novembre 2012 Exposition et prêt / gratuit / Une pièce d’identité sera demandée pour le prêt

Plus de documentation pour réaliser soi-même un mobio. (Technologie libre) : http://www.echelleinconnue.net/outils/mobio/

Plus d’informations sur l’histoire de ce projet : http://www.echelleinconnue.net/cite/

Twitter : @EchelleInconnue

Rêver Rouen est un programme organisé par la Ville de Rouen. Le projet Ecouter Chuchoter les Blasons de la Ville est financé par la ville de Rouen. Echelle Inconnue est financée au titre de sa programmation par la ville de Rouen et la Région Haute-Normandie.

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CONFERENCE / EMMANUEL REVUZ, JURISTE AU CENTRE DE RETENTION DE OISSEL / JEUDI 27 SEPTEMBRE 2012 / 18h30 / ROUEN /

Titre : Le parcours du migrant de son pays d'origine à l'Etat français : de la recherche d'une stabilité à une mobilité imposée.

"Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays". L'article 13.2 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, pourtant adoptée par la France, est constamment remis en cause par nos gouvernements successifs. Un étranger qui souhaite s'établir en France est confronté à une multitude de conditions à remplir et de règles à respecter. S'il ne réussit pas à obtenir le précieux sésame lui permettant de rester en France, sa vie continuera d'être l'histoire d'une mobilité, imposée cette fois par l'Etat français. A travers l'étude des conditions pour vivre régulièrement en France et de leur application concrète, il sera question d'apprécier les enjeux et paradoxes que peuvent présenter nos politiques migratoires.

RESIDENCE du 02 au 22 JUILLET 2012 / VERNISSAGE 28 JUILLET - 18h30 / EXPO : AOUT 2012 / DIEPPE / 1ère étape du projet Makhnovtchina

« Hey gobier! »

Invité dans le cadre du festival Diep, qui propose une exploration de l’histoire et du patrimoine dieppois, Echelle Inconnue est accueillie en résidence pour travailler à une cartographie de la mobilité. Comme l'existence d'autres modes d'habiter (habitat léger, mobile, précaire) semble difficile à admettre dans le présent, nous entreprenons de créer une « carte » à l’image des cartes inventées par l’Ecole de cartographie de Dieppe, retraçant l'histoire locale de ces modes d'habiter. Nous tentons une « traversée », de l'installation des déplacés des aménagements du XIXème siècle dans les gobes (grottes calcaires) de Dieppe aux habitats contemporains des falaises en passant par les habitats provisoires des candidats au départ pour l'Angleterre, les campings où l'on vit à l'année, les terrains familiaux autogérés, la cité de transit d'après guerre, mais aussi les mobilités touristiques etc.- 

C'est une carte de la mobilité établie à partir des rencontres, entretiens, dessins, vidéos réalisés avec les habitants. C'est une tentative de raconter leur histoire, une certaine culture de l'espace, du bâti, de l'habiter. Au-delà, il s'agit d'écrire l'Histoire manquante dans une ville où elle s'enracine de manière exemplaire depuis plus d'un siècle. 
 Une nouvelle manière d'habiter léger ou mobile voit le jour, proche de celle des Voyageurs, sans cependant profiter de leurs expériences. C'est ce moment historique particulier qui peut, peut-être, permettre de nouvelles hybridations, connexions et réinventions de la maison, de la ville. Non pas celle « fondée », patrimonialisée, mais une autre légère, là, un temps, ne laissant aucune empreinte. C’est cette ville, parallèle, invisible mais pourtant là dont nous désirons interroger les représentations. Vous pouvez nous y aider par vos documents et témoignages en nous contactant au 06 28 91 68 68 (Christophe) ou par mail : christophe@echelleinconnue.net

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CYCLE DE CONFERENCES INTERNATIONAL / ECOLE D'ARCHITECTURE PARIS LA VILLETTE / INTERVENTION DE STANY CAMBOT : "CADASTRE IMAGINAIRE" / LUNDI 18 JUIN 2012 / 14h00 /

Dans le cadre de : ERASMUS MUNDUS MASTER COURSE IN CITY REGENERATION DESIGN LAB 2, CITY AND NEIGHBOURHOODS

Stany Cambot interviendra sur le thème : « Cadastre imaginaire »

Autres invités :

Lundi 4 juin : Martine Bouchier

Lundi 11 juin : Augustin Rosenstiehl

Lundi 18 juin : Stany Cambot

Lundi 2 juillet : Daniel Buren

CONFERENCE « L’HABITAT TEMPORAIRE : DE LA PRECARITE DESIREE A LA PRECARITE IMPOSEE » / OLIVIER SIROST / JEUDI 07 JUIN 2012 / 18H30 / ROUEN

CONFERENCE « L’habitat temporaire : de la précarité désirée à la précarité imposée »

par Olivier Sirost, professeur d'Université en STAPS à Rouen

jeudi 07 juin 2012 à 18h30

18 rue Sainte Croix des Pelletiers 76000 ROUEN

«... Le camping examiné sous l’angle particulier de l’habitat est ramené tantôt à des considérations historiques qui marquent la vie du nomade sous la tente, tantôt à des observations d’actualité faisant de l’hôtellerie de plein air un substitut de résidence secondaire. Entre ces perspectives qui considèrent le camping à la fois comme constante anthropologique de l’homme et comme une forme de vacances à la mode, se déploie un éventail d’usages et de manières d’habiter. Sur un même terrain classé se mêlent toiles de tentes – canadienne, carrée, igloo -, tonnelles, caravanes de plusieurs générations, vans, camping-cars, bungalows entoilés, mobilhomes, chalets, abris de jardin, voire appartements. Selon les lieux, ce savant mélange sépare les formes ou les relie, en supprimant certaines, en impose une seule et unique. Joyeuse anarchie, ordonnancement stict des emplacements par catégories, ou isolement lié à la propriété, tout est possible en camping. Chaque coin possède sa propre coloration, son authentique atmosphère et son paysage bricolé. Cela est d’autant plus vrai que les campeurs s’évertuent à emboîter, à agencer, à juxtaposer ces manières d’habiter, ces sensibilités, comme un jeu de Lego perpétuellement recommencé. Chaque pouce de surface habitable est minutieusement examiné et utilisé. A la « science du terrain » qui caractérise le savoir-faire du campeur se superpose un art de la mosaïque définissant un esprit des lieux. Ainsi, on trouve sur les terrains classés tout autant un camping-car vide de toutes extension caractéristique du nomade qu’une caravane avec auvent en toile et tonnelle entourée de tentes igloos, signe affiché de la cellule familiale. Chaque emplacement révèle un style caractéristique, une manière de vivre. Sans doute nulle part ailleurs qu’au camping cette transition entre la sphère intime et la sphère publique de l’habitat n’est autant affichée. ...»

Echelle Inconnue a initié depuis 2010 un cycle de conférences sur la « ville mobile » et l’habitat léger dans le cadre du projet Makhnovtchina. Ce cycle est pensé dans une volonté d’apporter une approche pluridisciplinaire aux questions posées par des formes de vies mobiles. En apportant des apports juridiques, géographiques, socio-historiques, philosophiques et économiques, cela nous permet de toujours avancer sur ce projet en mettant en avant des paradoxes sociétaux. Entre une mobilité qui se veut être le modèle d’une société mondialisée et une autre qui gêne, celle des personnes ségréguées et exclues, se posent de nombreuses questions par les chercheurs invités. Nous mêlons à ces apports des témoignages et récits d’expériences, ceux de militants et acteurs à qui ces problématiques se posent quotidiennement.

Personnalités invitées à ce cycle à ce jour (par ordre chronologique) : Stany Cambot / Arnaud Le-marchand / Clément David / Marion Jenkinson / Michel Maffesoli / Denis Retaillé.

RENCONTRES RELIER #3 « L’HABITAT LEGER ET LA PRECARITE ? » / Intervention de Julie Bernard / VENDREDI 1er JUIN / TOUTE LA JOURNEE / MAZAMET (81)

Julie Bernard présentera un historique des projets d’Echelle Inconnue en lien avec « la ville mobile ». Elle développera pourquoi nous nous intéressons à cette question depuis 2003 : Du village du contre-sommet du G8 à Evian au projet Makhnovtchina en passant par l’Histoire et les histoires de Smala.

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RENCONTRE RELIER : HABITAT LEGER ET MOBILE

Saint-Affrique (Aveyron) / Jeudi 22 Mars 2012 / 18h30 / Installation vidéo / Rencontres

Projection du film "Possibilité d'une ville détruite par des hommes en uniforme" (45') par Echelle inconnue. Résumé : "Lors d'une résidence à Villeurbanne dans le grand Lyon fin 2009, notre regard s'est porté sur des terrains goudronnés, labourés, lunaires. Après quelques recherches, nous avons appris que cette mutation urbaine fait suite à l'expulsion d'un terrain habité par des Rroms. La déstructuration du territoire fait donc aujourd'hui partie prenante des méthodes de la police... »

programme à télécharger (pdf) : Rencontres habitat léger et mobile

Dans le cadre de son projet Makhnovtchina, Echelle inconnue travaille en collaboration avec l'association RELIER depuis 2011 sur le thème de l'habitat léger en participant à des rencontres et workshops réunissant différents acteurs et chercheurs intéressés par cette thématique.

Jeudi 9 février 2012 / 14h / à l'Université de Rouen Séminaire IRIHS / intervention de Stany Cambot sur le thème « Ville et mobilité »

Jeudi 9 février 2012 / 14h à l'Université de Rouen Séminaire IRIHS / intervention de Stany Cambot sur le thème « Ville et mobilité » :

Organisé par l'Institut de Recherche IRIHS dans le cadre du projet « Cultures Populaires et patrimoine de l’éphémère »/ Stany Cambot interviendra sur le thème « Ville et mobilité » en regard d'une recherche sur la foire Saint-Romain intitulée « Cultures Populaires et patrimoine de l'éphémère ».

Les objectifs de cette recherche portée par l'IRIHS (institut de recherche regroupant les laboratoires CETAPS / AILLEURS et IMEC) sont : de prendre comme premier objet d’études commun La Foire Saint Romain, en tant qu’événement représentatif d’une culture populaire. d’appréhender l’événement dans sa multiplicité et sa complexité. de privilégier une approche qualitative : entretiens semi-directifs, récits de vie (auprès de forains, clients, élus locaux...), entretiens collectifs d’enfants et dessins.

Lieu : CETAPS (Université de Rouen à Mont Saint Aignan) / salle 07 / RDC Bâtiment n°36 sur la carte : http://www.univ-rouen.fr/ (plan de l'université au format pdf)

Réservation indispensable avant le 07 février 2012 : au 02 35 70 40 05 / 06 28 91 68 68 (demandez Christophe HUBERT) ou par mail à christophe@echelleinconnue.net

MARDI 17 MAI / 18h / CONFERENCE "L'INVISIBLE DES VILLES" / ECOLE D'ARCHITECTURE DE SAINT ETIENNE (42)

Conférence : L’invisible des villes

Stany Cambot, plasticien, architecte et scénographe. Mardi 17 Mai à 18h00 Amphithéâtre de l’ENSASE

Pour qui s’intéresse aux villes et à ceux qui les vivent, non à l’activité immobilière dictée par « le marché », l’enjeu est d’interroger les « invisibles » et faire advenir des récits de ces expériences de la ville, libérés des abstractions du vocabulaire des experts. Echelle inconnue travaille contre les faiseurs de villes, explorant, arpentant, et interrogeant, le théâtre de la guerre silencieuse alentour. Avant de construire il est de toute première instance de re-présenter. Tentative de récit de quelques expériences avec les "exclus du plan"


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