sommaire du site d'Echelle Inconnue


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Depuis 1998, Echelle Inconnue met en place des travaux et expériences artistiques autour de la ville et du territoire. Ces expériences au long cours interrogent et associent les « exclus du plan » (sans-abris, Tziganes, immigrés...). Elles donnent lieu à des interventions dans l’espace public, expositions, sites Internet, vidéos, affiches, cartes, publications… Ce dont il est ici question, c’est de « l’invisible de nos villes ».

Identifié par le philosophe Paul Ardenne comme représentatif de « l’art contextuel », le travail d’Echelle Inconnue se trouve aussi parfois qualifié d’ « artiviste » ou de « relationnel » selon les auteurs. Supportant difficilement les étiquettes, Echelle Inconnue tente d’assumer, du moins en partie, l’énonciation théorique de son travail en participant ou en organisant des conférences, des colloques avec des universitaires ou d’autres groupes, au croisement des questions de l’art, de la politique, de l’architecture et de la ville, ainsi qu’en collaborant à différentes revues et publications.

Doctorat sauvage en architecture

Le Doctorat sauvage en Architecture est né au moment où les écoles d'architectures françaises, dans un sacro-saint mouvement, s'alignaient sur l'européenne trinité du LMD (licence, master, maîtrise) sans pour autant fournir le dernier pied de ce tabouret bancale : un doctorat en architecture. Peu importe, doctorat ou pas, les écoles comme les universités ont fait la preuve de leur incapacité à générer la ville de Tous ainsi qu'à casser les logiques de séparation, discrimination, contrôle, guerre, inhérentes à la pensée de l'espace occidental postdémocratique. Et aucun de leurs docteurs ne saura curer le mal de cette ville là. Au mieux s'appuieront-il sur les discriminations sociologiques en cours pour élaborer l'espace d'un Tous partiel dans l'attente que s'y intègrent ses propres marges. Ni eux, ni leur rejetons branchés de l'architecture en bois de coffrage.

Le rapprochement récent des universités et du monde de l'entreprise comme le mariage ancien des écoles d'architectures avec les bétonneurs ne promettent que ceci : les choses deviennent intéressantes quand le marché s'y intéresse. En leur ceint, nulle promesse d’intellectuel organique, capable de produire et travailler avec les siens n'est possible.

Alors leurs mots, notre monde. Et ce doctorat sauvage comme la création de nos propres moyens de connaissance.

Vous êtes plombier, couvreur, étudiant, chômeur, chauffagiste, architecte, historiens, citadin, SDF, Voyageur... ce doctorat vous est ouvert. Ici, nul savoir dispensé, à ingérer, nulle simplification démagogique mais un lieu et un moment de rencontre, d'échange, d’accès. Et une affirmation : il est plus que temps de fabriquer Nos intellectuels, de Nous fabriquer en intellectuels aussi, refusant de trahir.

Ce doctorat comprend des conférences, des séminaires, des ateliers, des projets qui vous sont ouverts, auxquels vous pouvez participer.

C'est avant tout avouer et explorer collectivement notre ignorance et la difficulté d'appréhender à hauteur d'homme notre propre espace : la ville ; de la comprendre et la refaire à la hauteur de nos impossibles.

Centre ressource

Depuis 2007, Echelle Inconnue met à la disposition du public à Rouen un Centre ressources. Des documents - livres, revues, journaux, mémoires, documentaires, films, etc. - y sont consultables librement.

Lieu de rencontres, de débats et de diffusion, cet espace se veut laboratoire de réflexion et d'expérimentation autour des questions de la ville (dans son acception matérielle mais aussi technologique), de l'art et de la politique.

C'est aussi là que sont restitués les travaux et expériences réalisés, en France et à l'étranger, par Echelle Inconnue (projections, installations, etc.).

« Parce que nous avons l'art pour ne pas mourir de la vérité et la connaissance pour frapper d'intranquillité le ronronnement monotone de la fabrique de la ville".

Ouvert du jeudi au samedi de 14 heures à 19 heures, entrée et séjour libres et gratuits.

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Contacts

Administration / production : Christophe Hubert
Centre ressource : Guillaume Neveu
Tél : 02 35 70 40 05



Nouvelles du front

CONFERENCE / 24 AVRIL 2014 / 18h30 / "LA VILLE COMME MACHINE A MOBILITE : VILLES POST-INDUSTRIELLES, POUR UNE NOUVELLE APPROCHE" / DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE



« La ville comme machine à mobilité : Villes post-industrielles, pour une nouvelle approche »

Par Max Rousseau, docteur en sciences politiques.

"Alors que les urban studies anglophones se sont voulues une critique des évolutions du capitalisme, les sciences sociales françaises ont choisi de s’atteler à de fines monographies des espaces urbains. Ces deux traditions se combinent pourtant avec profit, comme le montrera Max Rousseau dans sa conférence à travers une analyse historique des politiques urbaines dans les villes (post-)industrielles". Il tissera des liens avec la ville comme machine à mobilité. (cf : Revue Metropolitiques)

Prochain événement du Doctorat Sauvage en Architecture : 05 JUIN 2014 / 18h30 / "LA NATURE ET LE VIDE" / CONFÉRENCE + VERNISSAGE EXPO

Lieu : 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / 76000 ROUEN Horaire : 18h30 Téléphone : 02 35 70 40 05

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