Actualité Échelle Inconnue

HIVER RUSSE 2020

30/01/2020 : MOSCOU, KAZAN, FLAMANVILLE : TROIS DRAGONS POUR RACONTER LES VILLES MONSTRES

Depuis 2014, Echelle Inconnue travaille en Russie sur les formes non planifiées de la ville post-soviétique : cités de garages habitées, kiosques commerciaux, fêtes foraines, campements ouvriers. Autant de formes dont le nombre a explosé à la suite de l'effondrement de l’URSS et que la nouvelle Russie et le nouveau Moscou entendent éradiquer. Là-bas peut-être plus qu’ici, la planification se fait au bulldozer. On rase ces anomalies urbaines sans s’occuper de leurs occupants.

Anomalies ! Anomales donc et non anormales puisque nées au moment de l’explosion des normes ; on ne peut leur reprocher d’y déroger. Ce qui dérange le projet urbain et politique est bien plus profond. C’est le caractère monstrueux de ces édifices et de ces urbanités que les autorités semblent vouloir anéantir. Au delà de la question urbaine et politique, c’est celle du mythe fondateur qui semble resurgir : Saint Georges, le patron de Moscou, terrassant le dragon, Zilant le dragon emblème de la ville de Kazan qui hante encore ses eaux… Autant de spectres de l’informe qui dialogueraient aisément avec le dragon terrassé par St Romain et la foire ou celui du trou Baligan sur lequel des milliers de nomades construisent la centrale nucléaire de Flamanville.

C’est donc une traversée de la ville du monstre que nous proposons là accompagnée des images et films tournés en complicité avec le dragon.

Par Stany Cambot, réalistaeur et architecte

06/02/2020 : MONSTRATSIIA ONCE AGAIN !

Monstre, Mon(s)trer, (dé)Monstration, Monstratsiia (en russe) ; soit, la manifestation politique dans l’espace public.
Dans la continuité de la conférence de Mark Simon, Rassemblement de rue « Monstration » : une politique de d’apolitique ? dans l’espace post soviétique, Cécile Vaissié reviendra sur le frémissement dans les mobilisations collectives en Russie.
Alors que celles-ci étaient pratiquement inexistantes de 2000 à 2009, elles explosent de nouveau dans les manifestations de 2011-2012, avant que l’opposition ne soit matée par les arrestations. Mais, depuis deux ou trois ans, une nouvelle vague déferle. La Russie demeure-t-elle un espace politique bipolarisé ?

Par Cécile Vaissie, professeur des universités en études russes et soviétiques, Université Rennes 2

02/03/2020 : GÉOPOLITIQUE DANS LE CYBERESPACE RUSSE

Après les piratages des serveurs du Comité national du parti démocrate (DNC) américain et de ceux de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, la visibilité des actions offensives attribuées à la Russie dans le cyberespace a considérablement augmenté.
Loin d’avoir été anticipé par les pays occidentaux, ce nouveau type ­d’attaques se caractérise par le fait qu’il échappe aux catégories classiques de l’action cybernétique telles qu’elles ont été théorisées pendant plusieurs décennies en Europe et aux États-Unis. Ce caractère insaisissable se fondant notamment sur le rapport particulier que le gouvernement russe entretient avec le cyberespace depuis l’époque soviétique, le présent article propose d’analyser les actions attribuées à la Russie à l’aune de cette histoire. Mis en perspective avec les intérêts de la Russie contemporaine de même qu’avec la mécanique des rapports de forces dans laquelle celle-ci est investie, les héritages de l’époque soviétique connaissent en effet une spectaculaire réappropriation de la part des autorités russes.

Par Kévin Limonier, Maître de conférences en études slaves, Institut Français de géopolitique. Directeur adjoint du centre GEODE

30/01/2020 : VERNISSAGE EXPOSITION MINI MAOUSSE


VERNISSAGE EXPOSITION MINI MAOUSSE
Sortie du livre Microarchitectures nomades pour les oubliés d'internet
Présentation du Camion Cinéma d'Echelle Inconnue jeudi 30 janvier à 18h30 à la Cité de l'Architecture & du Patrimoine

Résumé : Vaincre la fracture numérique grâce à la créativité. Aujourd'hui, sans un accès à Internet comment remplir des formulaires administratifs, défendre ses droits, ses idées, s'informer... ? Pourtant, 19,3 % des foyers français n'en possèdent pas ! Pour cette 7e édition, le concours Mini Maousse s'engage à lutter contre cette fracture numérique, et l'exclusion sociale qui en découle, en proposant aux participants d'imaginer des micro-architectures conviviales pouvant servir d'e-box nomades : école, bibliothèque numérique, salle de cinéma ou d'exposition, espace de co-working... L'enjeu étant l'accessibilité des ressources numériques au plus grand nombre.

12/01/2020 : architectures impossibles


Le labyrinthe est un motif apparu dès la préhistoire dans de très nombreuses civilisations. Bien que représenté sous des formes diverses, son tracé sinueux, muni d’embranchements, d’impasses et de fausses pistes, est destiné à perdre ou à ralentir celui qui cherche à s’y déplacer.

Une réflexion sur les repères spatiaux, existant d’un point de vue architectural, ou bien créé de toute pièce dans les univers de fiction. A qui est réservée cette perdition ? Que nous arrive-t-il, jetés dans la gueule du Minotaure ?

Le festival Set Up est organisé par Pix3l

Table ronde avec Benjamin Diebling, Stany Cambot et Alt 236

Dimanche 12 janvier de 14h à 15h30

Lieu : 106 allée François Mitterand, 76100 Rouen

Sortie Nationale du Journal à Titre Provisoire "Cinéma Mobile d'Intervention" #8



Lancement du nouveau journal # 8
À Trouville sur Mer le mercredi 11 septembre au festival Off-Courts!
17h30 : une web TV au village off-courts, où seront interviewés deux rédacteurs du journal Stany Cambot et Arnaud Lemarchand
21h15 : une soirée cocktail pour rencontrer l'équipe autour du camion-cinéma avec en exclusivité la diffusion des teasers inédits des films produits par Echelle Inconnue sur le parking de la Mairie (à côté du Cinémobile)

Au sommaire du journal :

-Tuto-photo : Une éolienne en PVC !

- Dossier Makhno-Van :

- Le projet de Rodtchenko

- Sur la route du Carnival

- Cinéma Voyageur

- Écran Voyageur

- Peertube

- La Java de l'Infrastructure


En 1895 naissait le cinématographe des frères Lumière. Deux ans plus tard, il faisait son apparition dans les foires, d’abord comme attraction scientifique (notons que les fêtes foraines furent électrifiées bien avant la plupart des villes françaises) puis très vite comme « monstre » ou spectacle à part entière. C’est un scénario similaire qui se déroulera aux États-Unis dans les enceintes des carnivals.

En France, dès lors, ce seront les forains, pour la plus part Manouches, qui diffuseront films, drames et comédies. Ce sont eux encore, qui inventeront les actualités filmées, tournant dans les villes dans lesquelles ils s’installent. Le cinéma est alors résolument mobile, forain et invente ses formes, actualités mais aussi doublage des cartons de titres et de dialogues des films muets pouvant aller jusqu’au boniment comme le souligne Arnaud Lemarchand. Le spectacle parfois même s’hybride encore entre spectacle scénique et écran, mélangeant, danse, musique, etc. Propriétaires des copies des films qu’ils diffusent, les forains les usent jusqu’à la corde, les remontent même ou les raccourcissent parfois.

1912 sonne le glas de cet âge d’or. La mise en place du fichage anthropométrique des Tziganes s’accompagne opportunément d’une supposée crise du cinéma décrétée par Pathé qui installe son monopole sur le secteur. Il substitue à la vente des bobines un système de location. Impossible dès lors pour les forains de rentabiliser leur activité. Parallèlement, il construit ou incite à la construction de salles de cinéma sédentaires bâties sur le modèle du théâtre à l’italienne faisant passer le cinéma de la vie et du brouhaha de la foire à la fenêtre sur le surréel. Il a désormais la main sur l’ensemble de la chaîne allant de la production à la diffusion.

Quelques forains tenteront néanmoins de poursuivre l’activité avec des films étrangers ou du matériel, tourné par leurs soins. Peu à peu cependant, au cours des années 1920, les lampes de ces porteurs d’électricité s’éteignent. L’arrestation des Tziganes par la police française, puis leur déportation sous l’occupation, mettront définitivement fin à ce cinéma.

Mais alors qu’ici ces lumières s’éteignent, elles s’allument, plus à l’Est dans la Russie révolutionnaire. Le cinéma forain répondant tant au besoin de la guerre civile, qu’aux promesses artistiques de l’avant garde. « Le cinéma doit intervenir dans la société comme un véhicule de pompier » écrivait Maïakovki. Britchka, camions, trains et même bateaux embarquent des centres culturels et d’agitprop sur tout le territoire, tant d’ailleurs que le cinéma ambulant des années plus tard deviendra un élément naturel du paysage.

Alors que l’immédiat après-guerre entérine « l’exécution » du cinéma forain, on assiste à un retour marginal de la diffusion ambulante. Certains réalisateurs du « cinéma direct » comme Yann Le Masson projettent volontiers leurs rushs aux personnes filmées . Par exemple, il le fit au Japon devant les paysans et manifestants s’opposant à la construction de l’aéroport de Narita lors du tournage de Kashima Paradise.

Aujourd’hui, nous sommes quelques uns à opérer, par nécessité le plus souvent, un retour vers cette voie abandonnée, pour ne pas dire condamnée, du cinéma. Un cinéma mobile, direct et d’intervention hors des circuits de diffusion traditionnels, de leur économie, de leurs lieux consacrés et de leur éternel même public, anonyme et consommateur.

Ce numéro, pour dessiner des histoires possibles, un futur peut-être.
Mais sans doute lui manque-t-il quelques pages. L’enterrement du cinéma de foire est-il si évident ? Il semble que dès les années 1970 et 1980, les industriels forains soient revenus à leur premier geste : la démonstration technique et scientifique. La foire est devenue alors incubateur du cinéma à 180 puis 360 degrés et ce, avant la Géode du parc de la Villette, ou encore aujourd’hui du cinéma 5, 6 et même 8D, bien avant qu’il ne fasse son apparition dans les multiplexes. Mais œil et pensée ont tellement intégré le schéma réalisation/production/diffusion de Pathé soutenu par le CNC et les GAFA, que l’on peine à y voir encore un pur geste de cinéma.

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RETOURS HIVER-PRINTEMPS 2019

Échos sur les projets d'Echelle Inconnue lors des derniers mois.

L'année a débuté avec La Nuit des Idées pour le 1er Doctorat Sauvage de la saison, en partenariat avec la Fondation de France et l'Institut Français. Autour du thème « Face au présent », qui a réunit des intervenants de tous horizons – intellectuels, chercheurs, artistes – invités à débattre dans les lieux partenaires de la manifestation, sur les cinq continents : de Dakar à Los Angeles en passant par Bruxelles, Buenos Aires et Katmandou, Paris… Et Rouen !

Xavier Jeudon, Chercheur en Histoire de cinéma, nous a parlé d'un monstre (de foire) en ville !
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DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE


Ensuite quelques projections ont eu lieu avec le camion-cinéma
"Foire Foris Forum et buffet de la gare"
"Une loi pour fabriquer des pauvres"
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Et pour finir la soirée, Stany Cambot a parlé de son livre « Villes nomades, histoires clandestines de la modernité ».
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Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page de La nuit des idées



Un Doctorat Sauvage en Numérique a été consacré à un atelier de fabrication de robots le temps d'une soirée, avec les membres du Hackerspace de Rouen, Ventres Mous Ventres Mous
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Dans le cadre de son cycle Franco-Russe, Echelle Inconnue a organisé trois conférences de Mark Simon, Professeur des Sciences Politiques à l'École Shaninka de Moscou.

1. Généalogie des sous-cultures (post)-soviétiques: visibilité dans l'espace urbain et panique morale.
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2. Les migrants dans l'art et l'art des migrants.
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3. Rassemblement de rue "Monstration": une politique d'apolitique ?
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BRICHKA
Présentation du projet « Brichka, habiter la route » :
depuis mai 2018, le nouveau contrôle technique est entré en vigueur, mettant les travailleurs mobiles habitant en camion dans une situation de précarité.
Les Rencontres Nationales de l’Habitat Mobile, un événement qui vient clore la phase préparatoire du projet « Brichka : habiter la route ».

Depuis une quinzaine d’années le territoire de l’emploi a profondément changé de nature en France. Une catégorie sociale disparue depuis les années 1920 réapparaît : le travailleur mobile, ou nomade, que les termes « intérimaires, détachés, travellers, saisonniers, déplacés » tentent de ceindre, et qui échappe encore à l’analyse institutionnelle.

Ce projet fait suite à un constat : de nombreux ouvriers, intérimaires et chômeurs, aménagent des véhicules utilitaires afin de répondre à cette mutation en matière d’emploi et d'habiter proche du chantier ou de l’usine.

Les exigences du contrôle technique se sont renforcées depuis mai 2018. Ces nouvelles mesures incitent les propriétaires de logements sur roues à faire homologuer leur véhicule afin que la mention « VASP » (qui désigne un véhicule destiné à servir de logement, comme par exemple les camping-cars) apparaisse sur leur carte grise à la place de celle de « CTTE » (qui désigne un véhicule utilitaire). Toutes ces modifications ainsi que les aménagements parfois nécessaires qui les accompagnent ont un coût, ce qui peut davantage précariser ces habitants en camion.

Le projet « Brichka : habiter la route » a pour objectif de rendre accessible la documentation de l’étude de faisabilité pour la création d’un prototype de véhicule habitable pour travailleur mobile qui passe au contrôle technique en CTTE et non en VASP.

« La loi sur le contrôle technique est passée ... Ça touche tout le monde : tous ceux qui ont besoin de se déplacer et qui ont des petits salaires ! », Éric Hergault, habitant en camion.

Ainsi, les Rencontres Nationales de l'Habitat Mobile ont pour objectif de comprendre sur quels critères de technicité un bricolage peut être validé et d'appréhender les impacts de l’arrêté modifiant le contrôle technique sur le droit à la ville de ses habitants.
Suite aux premières recherches menées dans le cadre du projet « Brichka: habiter la route », ces deux journées consacrées au bricolage « maison » des fourgons aménagés veulent apporter des éléments de réponse aux propriétaires de logements sur roues :
- Faut-il faire homologuer son véhicule en VASP (aménagement d'un véhicule destiné à servir de logement) ou est-ce possible de rester en CTTE (véhicule utilitaire) sur la carte grise ?
- Quelles sont les conséquences de cette homologation ?
- Quel est le coût de celle-ci ainsi que de l'aménagement du véhicule s'il doit être modifié ?

Voir le programme


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Rencontres internationales de l'habitat alternatif et léger à Louvain-La-Neuve
RIHAL Rencontres internationales de l'habitat léger et alternatif

Conférences, forums, ateliers, visites, animations et activités ludiques portant sur les questions de l’auto-production d’habitations, la propriété d’usage face à la propriété privée, la lutte contre la spéculation, l’habitat comme outil de résistance, l’habitat collectif et l’autogestion, l’autonomie comme moteur de l’habitat léger, l’habitat léger en tant que réponse populaire aux crises écologique et du logement…
Voir le programme ici



Présentation d'Echelle Inconnue et projets en Russie par Stany Cambot en partenariat avec D'EST
Conférence traduite en russe et ouverte à tous
à Rouen dans le cadre des ateliers organisés par D'EST qui ont lieu du 12 au 18 mai à Paris et en région parisienne.

L'association D'EST France–Russie est une plate-forme d’échanges entre la Russie et la France qui vise à renforcer les relations entre les citoyens russes et français en s’appuyant sur la société civile. L’association a pour principal objectif de soutenir le développement du dialogue entre les sociétés russe et française.
Les rencontres de ce type organisées par l’association, intitulées «les Ateliers» visent à offrir à de jeunes professionnels russes la possibilité d’observer, comprendre et se familiariser avec la façon dont la France organise l’intégration des migrants et des demandeurs d’asile dans la vie citoyenne au niveau de la ville en France, notamment à travers de nombreux échanges avec des ONG, associations et collectifs qui défendent les droits des migrants et proposent différents moyens d’intégration.
Notre objectif : l’observation et la réflexion sur les différentes méthodes et pratiques utilisées en France par différents représentants de la société civile, ainsi que par les municipalités dans l’approche de la problématique migratoire. Le programme consiste en différents séminaires, rencontres, visites d’étude, conférences, discussions, études de cas qui vont couvrir la thématique du projet —
Voir la vidéo
Conférence traduite en russe et ouverte à tous


ÉCHOS SUR LES RENCONTRES INTERNATIONALES DE L'HABITAT MOBILE


Retour sur les rencontres internationales de L’HABITAT ALTERNATIF et de L’HABITAT LÉGER (Rihal) les 10 et 11 mai 2019 à Louvain-la-Neuve
Depuis plusieurs années en Belgique, un projet de loi est porté par des associations et des personnes vivant dans des habitats non ordinaires, pour faire reconnaître officiellement leur situation et doter leur choix de vie et d’habiter d’un cadre légal moins flou. Dans la nuit du 31 avril au 1er mai 2019, le Parlement de Wallonie réuni en séance plénière a ainsi adopté à l’unanimité l’intégration de la notion « d’habitations légères » dans le Code wallon du Logement et de l’habitat durable, qui devient à cette occasion le Code wallon de l’habitation durable.
Ce décret, pour le moment encore à l’état de projet, entrera en vigueur au plus tard le 1er septembre 2019. C’est donc quelques jours après cette évolution législative sur la reconnaissance de l’habitat léger et alternatif en Belgique que se déroulent les rencontres internationales de l’habitat alternatif et de l’habitat léger, auxquelles nous sommes invités pour présenter notre travail, organiser des projections avec notre camion-cinéma et faire un retour sur les Rencontres Nationales de l’Habitat Mobile et Léger que nous avions organisées à Rouen.

Ces rencontres internationales ont lieu à Louvain-la-Neuve, dans le quartier de La Baraque. Ce quartier est implanté sur l’ancien hameau de La Baraque, alors destiné à la démolition dans les années 70 lors de l’implantation de l’Université catholique de Louvain et de la ville nouvelle qu’elle désirait bâtir tout autour. Quelques habitants refusèrent à l’époque l'expropriation et furent bientôt rejoints par un groupe de personnes composé au départ principalement par des étudiants en architecture désireux de construire des habitats alternatifs et expérimentaux.
C’est de cette manière que sur ces terrains squattés avec l’accord des propriétaires s’installèrent les premières roulottes, bus, caravanes, cabanes en terre ou en matériaux de récupération, chalets, yourtes, dômes géodésiques… En 1985, le quartier de La Baraque obtient le statut de « zone d'habitat expérimental » dans le plan d'urbanisme d'Ottignies-Louvain-la-Neuve.
Il est aujourd’hui rejoint par l’expansion de la ville nouvelle de Louvain-la-Neuve qui a également empiété sur une partie des terrains de La Baraque, où les habitants concernés ont dû abandonner leurs habitations.



30-31/03/2019 : Programme des Rencontres Nationales de l'Habitat Mobile

PROGRAMME

Samedi 30 mars

10h30 - ACCUEIL AUTOUR D'UN CAFÉ

11h00 - VISITES GUIDÉES des camions aménagés, d'un bus et d'une tiny house

12h00 - REPAS à prix libre

14h00 – INTRODUCTION :
- Pourquoi des camions dans le cadre du mois de l'Architecture ?
- Discussion sur les enjeux politiques et urbains locaux et nationaux

15h30 – VISITE COMMENTÉE ET DÉBAT DE L'EXPO : « DES CODES ET LA VILLE » :
Comprendre les lois et les confronter à la réalité de l'habitat mobile
Exposition dans la rue, présentation de la problématique du nouveau contrôle technique

17h00 – DISCUSSION :
Atelier d’Aïkido juridique pour les habitants mobiles confrontés à l’arrêté sur le contrôle technique, animé par des membres de l'association des HAbitants de Logements Éphémères ou Mobiles (HALEM) : conseils, trucs et astuces pour défendre son accès aux droits.

19h30 - REPAS à prix libre

Soirée - CINÉMA
Projection de films avec le MKN-VAN, camion-cinéma :
L’apocalypse a-t-elle déjà eu lieu ? présentant une cité de garages à Naberejnye Tchelny, en Russie.
Une loi pour fabriquer des pauvres
Vie et disparition d'une enclave nomade à Rouen

Dimanche 31 mars

11h00 - VISITES GUIDÉES des camions aménagés, d'un bus et d'une tiny house

12h30 - REPAS à prix libre

14h00 - Recyclage VS Détournement :
- Un camion diesel pollue-t-il plus qu'un véhicule électrique ?
- Présentation de la fabrication d’une éolienne et d’une climatisation maison par Jean-Charles, habitant en camion aménagé entièrement en 12Volts

15h00 - Code de la route VS Code de l'urbanisme, résidence mobile et droit à la ville :
Intervenants : Marc Beziat (Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens) et des membres de l'association des HAbitants de Logements Éphémères ou Mobiles.

Tous ces ateliers sont gratuits et ouverts à tous.
Aucun besoin d'être spécialiste pour y participer, analyser ou proposer des discussions. Les débats s’enrichiront de la diversité d'approches !

31/01/2019 : "Villes nomades. Histoires clandestines de la modernité"



Une double injonction est aujourd'hui faite aux villes et aux individus : les premières doivent devenir métropoles et les seconds mobiles.

Une mobilité de cadre métropolitain avec ses oripeaux (téléphones, ordinateurs, etc.) se déplaçant de "cité état" en "cité état" en avion ou train à grande vitesse. Les agents de la fabrique de la ville raccrochent alors le train, architectes en têtes, de peur de rater ce tournant comme ils ratèrent celui du développement pavillonnaire. On se pique désormais de mobile, de léger, de « logement une personne » ou de design de bidonville dans l'espoir qu'un marché émerge. Rien de subversif, mais l’aboutissement d'un programme économique et urbain qui se dessine dès le milieu du XIXe siècle dont le nouveau masque s'appelle métropole. Cependant et sans eux, depuis le nouveau millénaire, des tentes partout : des rassemblements militants ayant quitter la rue pour porter le coup là où, désormais, le pouvoir a Lieu, aux tristes révolutions oranges, en passant par les tentes contestataires ou nécessaires des sans-abris. Ainsi, au programme de métropolisation du monde, répond une mobilité par lui souhaitée.

Des camions, des caravanes, des containers aussi, abris ou logement de la renaissance d'un prolétariat nomade disparu dans les années 20. Des cabanes reconstituant, aux abords des métropoles rêvées, les bidonvilles que l'on croyait disparus.

La fabrique même de la métropole génère ainsi une toute autre mobilité. On le voit ici comme à Moscou avec ces brigades d'ouvriers (pour utiliser la dénomination russe) venant de l'autre bout du pays ou du continent que l'on trouve en hôtel low cost, en camping, en caravane ou camion au pied du chantier, en lisière de métropole, au bord de la tache verte de la carte. C'est là, que ces mobilités de constructeurs croisent les espaces d'une autre mobilité, celle de la fuite. Celle de ceux que le programme urbain expulse que l'on retrouvent en camping, camion, campement, containers ou celle de ceux qui fuient la métropole l'entendant comme la construction d'un espace de contrôle (travellers, certains voyageurs, habitants de yourtes ou de cabane).

Intervention de Stany Cambot dans le cadre de La nuit des idées 2019

Jeudi 31 janvier à 21H00

31/01/2019 : La nuit des idées

Face au présent : La nuit des villes foraines

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06/12/2018 : CRASH METROPOLIS À L'ESAD DE VALENCIENNES


Design critique, biorégion urbaine et renouveau des territoires.
Table ronde "Alternatives sociales et écologiques" où intervient Stany Cambot sur la Ville foraine vs Métropole. Conséquence ou résistance ?
jeudi 6 décembre à l' ESAD : École Supérieure d'Art et de Design
132, Avenue du Faubourg de Cambrai 59300 VALENCIENNES
Voir le programme de la journée d'étude
Entrée libre
Inscription conseillée : carine.mosca@esad-valenciennes.fr

22/11/2018 : Projection aux rencontres internationales du film d'architecture d'Annecy


Projection du film "Une maison juste en plus petit" aux rencontres internationales du film d'architecture à la maison d'architecture à Annecy.

Synopsis :
Le documentaire suit Lucille, 22 ans, qui est installée de manière précaire sur un terrain d'un camping abandonné à Limetz en Normandie.
Elle nous raconte la manière dont elle habite cet espace.

Diffusion dans le groupe " contour" le jeudi 22 novembre à 18h au cinéma le Mikado Novel 2, Place de l'Annapurna, 74000 Annecy
et le vendredi 23 novembre hors-les-murs.

Mars 2019: Cycle Franco-Russe

Réflexions sur la monstruosité dans les pratiques urbaines culturelles post-soviétiques.

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12/03/2019 : Moscou, Kazan, Flamanville: trois dragons pour raconter les villes monstres



МОСКВА, КАЗАНЬ, ФЛАМАНВИЛЛЬ: ТРИ ДРАКОНА РАССКАЗЫВАЮТ О ГОРОДАХ-МОНСТРАХ.

С 2014 года группа Неизвестный Масштаб занимается изучением внеплановых форм российского постсоветского города: обитаемые ГСК, торговые павильоны, ярмарки и жилье рабочих. Сколько же урбанистических моделей! Они стали массово появляться после распада СССР, но новая Россия и новая Москва хотят их уничтожить. Вполне вероятно, что в России новые планы городов претворяются в жизнь посредством бульдозеров гораздо чаще, чем во Франции. Эти градостроительные аномалии уничтожаются, и никто не думает об обитателях.

Аномалии! Да, они аномальны, но не ненормальны, поскольку появились в момент распада всех норм, а, следовательно, их нельзя обвинить в том, что они нарушили эти нормы. По сути, причина, по которой они мешают исполнению градостроительного и политического проектов, лежит гораздо глубже. Похоже, что власти хотят их уничтожить, поскольку эти строения и городские формы обладают монструозным видом. Кроме того, возникает ощущение, что помимо градостроительных и политических вопросов, на происходящее начали влиять изначальные мифы, вернувшиеся к жизни: Покровитель Москвы Георгий Победоносец, убивающий дракона, дракон Зилант, олицетворяющий Казань и всё ещё обитающий где-то под водой...
Множество бесформенных призраков легко нашли бы общий язык с драконом, побежденным толпой под предводительством Святого Романа, и тем драконом из провала Балиган, над которым сегодня тысячи номадов возводят атомную электростанцию Фламанвилля.
Итак, благодаря фотографиям и фильмам, которые мы создали, прибегая к помощи дракона, мы совершим прогулку по городу, принадлежащему монстрам.

Конференция Стани Камбота
Вторник, 12 марта, в 19.00

Depuis 2014, Echelle Inconnue travaille en Russie sur les formes non planifiées de la ville post-soviétique : cités de garages habitées, kiosques commerciaux, fêtes foraines, campements ouvriers. Autant de formes dont le nombre a explosé à la suite de l'effondrement de l’URSS et que la nouvelle Russie et le nouveau Moscou entendent éradiquer. Là-bas peut-être plus qu’ici, la planification se fait au bulldozer. On rase ces anomalies urbaines sans s’occuper de leurs occupants.

Anomalies ! Anomales donc et non anormales puisque nées au moment de l’explosion des normes ; on ne peut leur reprocher d’y déroger. Ce qui dérange le projet urbain et politique est bien plus profond. C’est le caractère monstrueux de ces édifices et de ces urbanités que les autorités semblent vouloir anéantir. Au delà de la question urbaine et politique, c’est celle du mythe fondateur qui semble resurgir : Saint Georges, le patron de Moscou, terrassant le dragon, Zilant le dragon emblème de la ville de Kazan qui hante encore ses eaux… Autant de spectres de l’informe qui dialogueraient aisément avec le dragon terrassé par St Romain et la foire ou celui du trou Baligan sur lequel des milliers de nomades construisent la centrale nucléaire de Flamanville.

C’est donc une traversée de la ville du monstre que nous proposons là accompagnée des images et films tournés en complicité avec le dragon.


Par Stany Cambot,
Mardi 12 mars à 19h

Proposition d'un service civique en recherche et développement de partenariats en lien avec l'habitat mobile

Secteurs : art / archi / culture / urbain / politique – polis / numérique / cinéma

recherche documentaires

Description de l'organisme :

Depuis 1998, Echelle Inconnue met en place des travaux et expériences artistiques autour de la ville et du territoire. Ces expériences au long cours interrogent et associent les « exclus du plan » (sans-abris, Tziganes, immigrés...). Elles donnent lieu à des interventions dans l’espace public, expositions, sites Internet, films, vidéos, affiches, cartes, publications… Ce dont il est ici question, c’est de « l’invisible de nos villes ».

Brichkas, habiter la route :

Contexte

Depuis une quinzaine d’années le territoire de l’emploi a profondément changé de nature en France.
Une catégorie sociale disparue depuis les années 1920 réapparaît : le travailleur mobile ou nomade, que les termes « intérimaires,
détachés, travellers, saisonniers, déplacés » tentent de ceindre, et qui échappe encore à l’analyse institutionnelle.
Ce programme fait suite à un constat : de nombreux ouvriers, intérimaires, chômeurs, aménagent des véhicules utilitaires, afin de répondre à cette mutation en matière
d’emploi en habitant proche du chantier ou de l’usine.
Les exigences du contrôle technique se renforcent à compter de mai 2018.
Ces logements sur roues non homologués par la DREAL ne pourront plus circuler, ceci précarisant davantage ses travailleurs en les empêchant de répondre à l’offre d’emploi.

Description de la mission :

En collaboration avec une architecte, vous assistez l'équipe dans l’étude de faisabilité en vue de la création d’un prototype de module véhiculé habitable. Il s’agit principalement de participer aux recherches autour des problématiques liées à l’habitat léger, mobile, le logement ouvrier : urbanisme, législation, construction, outils numériques.
Toute l’expérience sera documentée tout au long du programme sur des supports multiples, esquisses, exposition, publication, plateforme internet...
Plusieurs événements liés au projet auront lieu, vous organiserez les rencontres et rechercherez et accueillerez les intervenants.

Profil recherché :

- Fort intérêt pour l’architecture/l’urbanisme/le bricolage

- Maîtrise de l'outil informatique (voire de logiciels de mise en page, rédaction )

- Être disponible et impliqué(e) / Être rigoureux(se), polyvalent(e) / Aisance relationnelle

- Être titulaire du permis B serait un plus.

Date de démarrage : 01 décembre 2018

Nombre d’heures : 24h / semaine

Les frais de déplacements, d’hébergement (dans le cadre de projets) et de repas en dehors de la métropole rouennaise sont pris en charge par Echelle inconnue.

Condition : être âgé de 25 ans maximum (jusqu’à la veille des 26 ans)

Date limite de candidature : 15 novembre 2018

Durée du service civique : 8 mois
Indemnité (service civique) : à minima 580,55€
Contacter : misia@echelleinconnue.net

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27/10/2018 : Plateau radio avec l'Atelier Georges


La publication de "L'Hypothèse Collaborative - conversation avec les collectifs d'architectes français", dirigée par atelier georges et Mathias Rollot, prend vie. 

Après la première expérience radiophonique, qui s'est déroulée cet été au pavillon français de la Biennale d'architecture de Venise, le second plateau radio, accueilli par le Pavillon de l'Arsenal, ouvre le débat sur la fabrique de la ville avec les collectifs d'architectes français bien sûr, mais aussi avec les chercheurs, enseignants, programmistes, aménageurs, urbanistes, paysagistes, concepteurs, promoteurs et autres acteurs de l'aménagement du territoire. 

C’est un temps de réflexion pour penser la ville : ses processus, ses collaborations, ses montages, sa chaîne de valeurs, son devenir.

14h00 : Table 1 - Processus Innovants / Savoir-faire traditionnels
avec Antoine Aubinais (Bellastock), Dounia Fert (Les Bâtisseuses), Yassine Elkherfih (YA+K), Edith Hallauer (Editions Hyperville), Edouard Letailleur (Altarea Cogedim), Isabelle Moulin (Europan France), Arthur Poiret (atelier georges)

15h20 : Table 2 - Territoire commun / Produit territorial
avec Paul Citron (Plateau Urbain), Pascal Allançon (FREY), Cécile Diguet (IAU), Aurore Rapin (Yes We Camp), Nancy Ottaviano (Quatorze), Julie-Lou Dubreuilh (Bergers Urbains), Yvan Okotnikoff (atelier georges)

16h40 : Table 3 - Concepteur diplômé / Concepteur ingénieux
avec Christine Leconte (Ordre des Architectes), Stany Cambot (Echelle Inconnue), Sophie Szpirglas (enseignante HMO), Lolita Voisin (directrice de l'Ecole du paysage de Blois), Pascaline Boyron (Les Saprophytes), Collectif Quatorze, Arthur Poiret (atelier georges).

Le plateau radio sera animé par Lolita Voisin et Mathieu Delorme (atelier georges). La technique sera assurée par Guillaume Legret.

Samedi 27 octobre de 14h à 18h au Pavillon de l'Arsenal dans la grande halle du Pavillon, au 21 boulevard Morland 75004 Paris


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