Actualité Échelle Inconnue

3 & 4 juin : RECHERCHE-ACTION SUR LES ACTIVISMES DANS LES PÉRIPHÉRIES À LYON


Séminaire en Architecture par Stany Cambot
Lundi 3 et mardi 4 juin à 10h aux Halles du Faubourg à Lyon, organisé par l'École Urbaine de Lyon

Ce programme de recherche-action de deux années est pensé comme un laboratoire dédié aux nouvelles subjectivations politiques, à leurs imaginaires et pratiques d’action, particulièrement à partir des enjeux socio-écologiques des périphéries et de leur habiter. Il est placé sous la responsabilité scientifique de Guillaume Faburel et la co-coordination de Mathilde Girault, tou.te.s deux de l’UMR Triangle et de l’Ecole urbaine de Lyon.
Les revendications d’habiter les espaces dits périphériques se sont faites de plus en plus concrètes ces dix dernières années, et ce par une diversité d’expériences, de formes et causes d’engagements : des zones à défendre aux gilets jaunes, du regain des communautés existentielles à la multiplication des trajectoires personnelles dites de l’alternative. Lorsque des listes citoyennes n’en font pas leur cheval de bataille à l’occasion de quelques échéances électorales.
Ce programme se propose d’explorer ce qu’il convient de nommer les politicités émergentes dans ces espaces dits périphériques, ainsi que leur enchâssement dans des pratiques et trajectoires. Il s’intéresse particulièrement aux revendications et organisations de l’autonomie et de la désobéissance, qui s’inscrivent de plus en plus en décalage avec les représentations dominantes du politique relevant essentiellement de la citoyenneté urbaine, des valeurs de l’urbanité et des organisations urbaines des lieux.
Pourquoi et comment les pratiques et les trajectoires d’habiter tiennent lieu de nouvelles expériences démocratiques ?
Par quelles formes d’action et savoir-faire mobilisés, subjectivités et individuations politiques ?
Dans quels milieux géographiques et pour quelles temporalités de fabrication politique par l’habiter ?
Quelles pourraient être sur cette base les questions posées aux formes de vie de l’urbain et aux professionnalités techniques de l’offre politique ?
Et, en arrière-plan, les critiques dès lors adressées aux savoirs scientifiques et à leurs constructions, aux expertises de métiers et aux formations universitaires ?
Ce programme pluriannuel associe étroitement des communautés existentielles critiques et des collectifs d’habitant.e.s activistes, quinze praticien.ne.s et groupes d’acteurs militant.e.s de différents territoires et douze enseignants-chercheur.e.s de différents horizons disciplinaires, ainsi qu’une quinzaine de doctorant.e.s et d’étudiant.e.s de plusieurs formations de l’Université de Lyon, et d’ailleurs.
Il repose sur 1/ des temps longs d’échanges (de lancement et de dévoilement, d’analyse réflexive et de restitution discursive), placés sous l’égide de la mise en litige, notamment des notions matricielles (périphéries, politicités, subjectivation, habiter...), 2/ des enquêtes en immersion au sein de communautés, en vue d’appréhender les trajectoires collectives et les pensées biographiques (particulièrement dans les formes d’affranchissement et prises d’autonomie), 3/ des formes renouvelées de production, qu’il s’agisse d’un forum d’échanges / de diffusion créé aux fins de co-production, ou encore des dispositifs de mise en controverse des connaissances par et dans les formations universitaires (cliniques, procès...). Tout ceci en plus d’un colloque international à mi-parcours consacré aux périphéries, ou encore d’un ouvrage collectif final sur les passions périphériques et les subjectivations politiques.

Programme
Lundi 3 juin
Accueil : 9h30
10h - 10h45 : Présentation de la recherche-action Nouveaux activismes : position de recherche et grandes perspectives de production
Guillaume Faburel (géographie et sciences politiques, Université Lyon 2, UMR Triangle)
Mathilde Girault (philosophie et études urbaines, Université Lyon 2, UMR Triangle)
10h45 - 12h15 : Tour de table des participants et premiers échanges sur les attendus
12h15 : Déjeuner sur place
13h45 - 15h15 : Table ronde Les nouvelles formes politiques de la désobéissance : qui, où, quand, à quoi, pourquoi et comment désobéir ?
Représentants de Gilets Jaunes et sympathisant de Deep Green Resistance
Avec Manuel Cervera-Marzal (sciences politiques, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) et Guillaume Gourgues (sciences politiques, Université Lumière Lyon 2)
15h15- 15h30 Pause
15h30 – 18h : Echanges avec l’ensemble des participants et membres du collectif de recherche : activismes et territorialités, enjeux socio-écologiques et politicités
19h30 : Dîner
Mardi 4 juin
9h – 13h : Préfiguration du programme pluriannuel de recherche – action : notions à approfondir, immersions à réaliser et productions à imaginer, diffusions et calendrier à fixer.

14/04/2019 : Ciné-débat / La Hague, Flamanville : habiter un territoire nucléaire ?



Synopsis de "Flamanville brûle-t-il ?", de Stany Cambot (durée 38 minutes) :

Fable urbaine : Flamanville est un dragon, une hydre, une anguille entre les rochers.
Là où aujourd'hui s'édifie la centrale nucléaire de nouvelle génération, il y avait une mine. Avant la mine, une grotte et dans celle-ci, un dragon qu'un Saint venu d'Écosse, monté sur une roue, pétrifia.

Synopsis d'Atomes Crochus, de Rémi Mauger (durée 58 minutes) :

Il y a un peu plus de cinquante ans, la France gaullienne construisait au cap de la Hague, l'usine de retraitement des combustibles usés provenant des réacteurs nucléaires. Comment les élus et la population ont accueilli sur ce territoire alors à 50% agricole et sans mécanisation, cette nucléarisation de leur terre, 22 ans avant la construction de la centrale de Flamanville ?

Projection gratuite au Cinéma Omnia, 28 rue de la République, à Rouen, le dimanche 14 avril à 11H00.

30-31/03/2019 : Programme des Rencontres Nationales de l'Habitat Mobile

PROGRAMME

Samedi 30 mars

10h30 - ACCUEIL AUTOUR D'UN CAFÉ

11h00 - VISITES GUIDÉES des camions aménagés, d'un bus et d'une tiny house

12h00 - REPAS à prix libre

14h00 – INTRODUCTION :
- Pourquoi des camions dans le cadre du mois de l'Architecture ?
- Discussion sur les enjeux politiques et urbains locaux et nationaux

15h30 – VISITE COMMENTÉE ET DÉBAT DE L'EXPO : « DES CODES ET LA VILLE » :
Comprendre les lois et les confronter à la réalité de l'habitat mobile
Exposition dans la rue, présentation de la problématique du nouveau contrôle technique

17h00 – DISCUSSION :
Atelier d’Aïkido juridique pour les habitants mobiles confrontés à l’arrêté sur le contrôle technique, animé par des membres de l'association des HAbitants de Logements Éphémères ou Mobiles (HALEM) : conseils, trucs et astuces pour défendre son accès aux droits.

19h30 - REPAS à prix libre

Soirée - CINÉMA
Projection de films avec le MKN-VAN, camion-cinéma :
L’apocalypse a-t-elle déjà eu lieu ? présentant une cité de garages à Naberejnye Tchelny, en Russie.
Une loi pour fabriquer des pauvres
Vie et disparition d'une enclave nomade à Rouen

Dimanche 31 mars

11h00 - VISITES GUIDÉES des camions aménagés, d'un bus et d'une tiny house

12h30 - REPAS à prix libre

14h00 - Recyclage VS Détournement :
- Un camion diesel pollue-t-il plus qu'un véhicule électrique ?
- Présentation de la fabrication d’une éolienne et d’une climatisation maison par Jean-Charles, habitant en camion aménagé entièrement en 12Volts

15h00 - Code de la route VS Code de l'urbanisme, résidence mobile et droit à la ville :
Intervenants : Marc Beziat (Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens) et des membres de l'association des HAbitants de Logements Éphémères ou Mobiles.

Tous ces ateliers sont gratuits et ouverts à tous.
Aucun besoin d'être spécialiste pour y participer, analyser ou proposer des discussions. Les débats s’enrichiront de la diversité d'approches !

31/01/2019 : "Villes nomades. Histoires clandestines de la modernité"



Une double injonction est aujourd'hui faite aux villes et aux individus : les premières doivent devenir métropoles et les seconds mobiles.

Une mobilité de cadre métropolitain avec ses oripeaux (téléphones, ordinateurs, etc.) se déplaçant de "cité état" en "cité état" en avion ou train à grande vitesse. Les agents de la fabrique de la ville raccrochent alors le train, architectes en têtes, de peur de rater ce tournant comme ils ratèrent celui du développement pavillonnaire. On se pique désormais de mobile, de léger, de « logement une personne » ou de design de bidonville dans l'espoir qu'un marché émerge. Rien de subversif, mais l’aboutissement d'un programme économique et urbain qui se dessine dès le milieu du XIXe siècle dont le nouveau masque s'appelle métropole. Cependant et sans eux, depuis le nouveau millénaire, des tentes partout : des rassemblements militants ayant quitter la rue pour porter le coup là où, désormais, le pouvoir a Lieu, aux tristes révolutions oranges, en passant par les tentes contestataires ou nécessaires des sans-abris. Ainsi, au programme de métropolisation du monde, répond une mobilité par lui souhaitée.

Des camions, des caravanes, des containers aussi, abris ou logement de la renaissance d'un prolétariat nomade disparu dans les années 20. Des cabanes reconstituant, aux abords des métropoles rêvées, les bidonvilles que l'on croyait disparus.

La fabrique même de la métropole génère ainsi une toute autre mobilité. On le voit ici comme à Moscou avec ces brigades d'ouvriers (pour utiliser la dénomination russe) venant de l'autre bout du pays ou du continent que l'on trouve en hôtel low cost, en camping, en caravane ou camion au pied du chantier, en lisière de métropole, au bord de la tache verte de la carte. C'est là, que ces mobilités de constructeurs croisent les espaces d'une autre mobilité, celle de la fuite. Celle de ceux que le programme urbain expulse que l'on retrouvent en camping, camion, campement, containers ou celle de ceux qui fuient la métropole l'entendant comme la construction d'un espace de contrôle (travellers, certains voyageurs, habitants de yourtes ou de cabane).

Intervention de Stany Cambot dans le cadre de La nuit des idées 2019

Jeudi 31 janvier à 21H00

06/12/2018 : CRASH METROPOLIS À L'ESAD DE VALENCIENNES


Design critique, biorégion urbaine et renouveau des territoires.
Table ronde "Alternatives sociales et écologiques" où intervient Stany Cambot sur la Ville foraine vs Métropole. Conséquence ou résistance ?
jeudi 6 décembre à l' ESAD : École Supérieure d'Art et de Design
132, Avenue du Faubourg de Cambrai 59300 VALENCIENNES
Voir le programme de la journée d'étude
Entrée libre
Inscription conseillée : carine.mosca@esad-valenciennes.fr

14/04/2019 : Projection du film "Les bases vie de Flamanville à Moscou ou la java de l'infrastructure" au cinéma Omnia à Rouen


Projection du film qui sera précédé d'un court-métrage sur la Russie au cinéma Omnia à 11h

Synopsis du film "Les bases vie de Flamanville à Moscou ou la java de l'infrastructure" :
Il s'agit d'un documentaire de Stany Cambot commencé il y a deux ans près de l'EPR de Flamanville .
C'est un recueil de témoignages de 11 personnages qui évoquent leurs expériences.
Ce film suit les ouvriers détachés et déplacés vivant dans les campings, bases vie, en gîtes, en camions aménagés, dans des mobiles-homes.
Le but est de construire un projet commun avec les habitants de cette urbanité particulière en prenant comme point de départ l'entretien et la prise de vue.

Infos pratiques :
Entrée aux tarifs de la salle de cinéma
Réservation à l'Omnia à Rouen : 02 35 07 82 70

Mars 2019: Cycle Franco-Russe

Réflexions sur la monstruosité dans les pratiques urbaines culturelles post-soviétiques.

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15/11/2018 : Conférence : " Saint Romain... des légendes et un Monstre ! "


Saint-patron de la Ville de Rouen, Saint-Romain est connu par de nombreuses légendes illustrées par des statues, des vitraux et des textes.
La plus tardive de ces légendes concerne un monstre mystérieux : La Gargouille.
Comment est venue cette légende, pourquoi ? C'est ce que nous verrons dans cette conférence.
Nous verrons aussi le rituel qui s'est établi autour d'un privilège qui dura jusqu'en 1791 et amena la grâce à de nombreux condamnés à mort.
Saint-Romain subsiste au niveau populaire par le nom d'une tour de la Cathédrale, une rue, une église et par la fameuse Foire Saint-Romain, deuxième foire de France.

Conférence par Jacques Tanguy, Guide-conférencier à Rouen et créateur du site Rouen Histoire

Jeudi 15 novembre à 19h

Sortie Nationale du Journal à Titre Provisoire "inGÉNIErie enSAUVAGÉe"



Lancement du nouveau journal # 7

Au sommaire :

-Tuto-photo : Une clim'pour l'été !

- La guerre des courants : Électricité lente/stagnante: le retour du courant continu?

- Vremyanka : Habitat provisoire et éternel de Russie

- Migrants "LO-FI"

- Récit : L'oeuf et la poule post-apocalyptiques

- Nouvelle "La marche du cheval"


Éventrer la machine c’est le travail qu’Echelle Inconnue s’évertue à faire depuis 1998. Machine‐ville, machine‐concept des faiseurs de ville ou plus simplement machine électronique et informatique auxquelles nous essayons de faire faire ce que nous voulons d’elle et non ce qu’elles veulent de nous.

C’est dans cette même logique moins de défiance que de reprise en main des machines et codes qui nous environnent que nous accueillons depuis 2011 un hacker space, organisons ou accueillons rencontres et conférences susceptibles de nous faire entendre ce que le ventre des machines cache. Éventrer la machine c’est la pratique que nous observons aussi chez d’autres dans les espaces de crise de la ville visant à rendre l’impossible vivable.

Éventrer la machine c’est enfin ce qu’il y a de commun au hacker et au bricoleur que les distinctions de classe séparent. Un numéro du « journal à titre provisoire » pour ré‐esquisser ses fraternités. Bricolage ou plutôt bidouillage et hacking sont à l’origine un seul et même mot que modes, institutions et marketing ont depuis longtemps séparé. En France, comme en Russie bricolages, samodelok, entrent au musée sous forme de pastiche ou de collection d’artiste. Cependant que le hacking, débarrassé de sa potentielle dangerosité pour le système, se fait une place dans la sphère de l’art contemporain.


Ce deuxième numéro consacré à ce thème ne se veut toujours pas une énième tentative de revalorisation de ces pratiques clandestines de nos quotidiens, mais plutôt une tentative de restauration de leur fraternité et leur potentiel émancipateur face au monde de la division du travail et de l’économie libérale; par là, leur rendre leur capacité de perturbation d’un pouvoir qui tente de nous en dépouiller.

Оглавление :

ФОТО-ПОСОБИЕ : Кондиционер. Время года – лето! Мисья Форлен / Александр Дельенс

Война токов. Спровоцирует ли низкая скорость распространения электричества возврат к постоянному току? Крис де Декер / Стани Камбот

Времянки. Постоянство временного жилья Людмила Пискарева.

Мигрантский « Lo-fi ». Марк Симон

Инженер и бриколёр или курица и яйцо в условиях постапокалипсиса. Стани Камбот

ХОД ЛОШАДИ Жером Гено

введение

В номер вошли: работа "неизвестный масштаб" в России, Нормандии, а так же отрывки из докладов Самопальный докторат по архитектуре Распотрошить машину – вот в чем усердствует «Неизвестный масштаб» с 1998 г. Машина-город, машина-концепт градостроителей или просто электронная и информационная

машина – мы пытаемся заставить их делать то, чего мы хотим от них, а не то, чего они хотят от нас.

Следуя этой самой логике – меньше недоверия, больше «приручения» машин и кодов, которые нас окружают, - мы с 2011 г. принимаем на своих страницах хакерспейс, посещаем или организуем
сами встречи и конференции,которые помогают нам разгадать, что скрывается в чреве машин.

Мы заметили: когда наступает кризис города, другие тоже стремятся распотрошить машину, чтобы сделать невозможное пригодным для жизни. Наконец, желание распотрошить
машину объединяет хакера и самодельщика, которых принято относить к разным классам. Этот номер «временной газеты» посвящен восстановлению их братских уз.

Появление национального журнала нативных гениев


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ФОТО-ПОСОБИЕ : Кондиционер. Время года – лето! Мисья Форлен / Александр Дельенс

Война токов. Спровоцирует ли низкая скорость распространения электричества возврат к постоянному току? Крис де Декер / Стани Камбот

Времянки. Постоянство временного жилья Людмила Пискарева.

Мигрантский « Lo-fi ». Марк Симон

Инженер и бриколёр или курица и яйцо в условиях постапокалипсиса. Стани Камбот

ХОД ЛОШАДИ Жером Гено

введение

В номер вошли: работа "неизвестный масштаб" в России, Нормандии, а так же отрывки из докладов Самопальный докторат по архитектуре Распотрошить машину – вот в чем усердствует «Неизвестный масштаб» с 1998 г. Машина-город, машина-концепт градостроителей или просто электронная и информационная

машина – мы пытаемся заставить их делать то, чего мы хотим от них, а не то, чего они хотят от нас.

Следуя этой самой логике – меньше недоверия, больше «приручения» машин и кодов, которые нас окружают, - мы с 2011 г. принимаем на своих страницах хакерспейс, посещаем или организуем
сами встречи и конференции,которые помогают нам разгадать, что скрывается в чреве машин.

Мы заметили: когда наступает кризис города, другие тоже стремятся распотрошить машину, чтобы сделать невозможное пригодным для жизни. Наконец, желание распотрошить
машину объединяет хакера и самодельщика, которых принято относить к разным классам. Этот номер «временной газеты» посвящен восстановлению их братских уз.



Lancement du nouveau journal # 7

Au sommaire :

-Tuto-photo : Une clim'pour l'été !

- La guerre des courants : Électricité lente/stagnante: le retour du courant continu?

- Vremyanka : Habitat provisoire et éternel de Russie

- Migrants "LO-FI"

- Récit : L'oeuf et la poule post-apocalyptiques

- Nouvelle "La marche du cheval"


Éventrer la machine c’est le travail qu’Echelle Inconnue s’évertue à faire depuis 1998. Machine‐ville, machine‐concept des faiseurs de ville ou plus simplement machine électronique et informatique auxquelles nous essayons de faire faire ce que nous voulons d’elle et non ce qu’elles veulent de nous.

C’est dans cette même logique moins de défiance que de reprise en main des machines et codes qui nous environnent que nous accueillons depuis 2011 un hacker space, organisons ou accueillons rencontres et conférences susceptibles de nous faire entendre ce que le ventre des machines cache. Éventrer la machine c’est la pratique que nous observons aussi chez d’autres dans les espaces de crise de la ville visant à rendre l’impossible vivable.

Éventrer la machine c’est enfin ce qu’il y a de commun au hacker et au bricoleur que les distinctions de classe séparent. Un numéro du « journal à titre provisoire » pour ré‐esquisser ses fraternités. Bricolage ou plutôt bidouillage et hacking sont à l’origine un seul et même mot que modes, institutions et marketing ont depuis longtemps séparé. En France, comme en Russie bricolages, samodelok, entrent au musée sous forme de pastiche ou de collection d’artiste. Cependant que le hacking, débarrassé de sa potentielle dangerosité pour le système, se fait une place dans la sphère de l’art contemporain.


Ce deuxième numéro consacré à ce thème ne se veut toujours pas une énième tentative de revalorisation de ces pratiques clandestines de nos quotidiens, mais plutôt une tentative de restauration de leur fraternité et leur potentiel émancipateur face au monde de la division du travail et de l’économie libérale; par là, leur rendre leur capacité de perturbation d’un pouvoir qui tente de nous en dépouiller.

Conférence à la Gaité Lyrique à Paris


Présentation des Doctorats Sauvages en Architecture et Numérique et du nigloblaster par Stany Cambot (Rouen) et Nicolas Burlaud de Primitivi parlera du Doctorat Sauvage en Média Libre
Jeudi 28 juin à 19h à la Gaité Lyrique
3 bis rue Papin 75003 Paris
Cette conférence s'inscrit dans le cadre de "Recherches à découvert"
Le cycle s’intéresse aux directions que prend la recherche aujourd’hui et met ses processus à découvert. Il invite régulièrement des artistes, des laboratoires et des écoles à partager leurs travaux entre les disciplines, la théorie et la pratique. À partir des croisements singuliers entre recherche et création, « Recherches à découvert » rend compte de la capacité des artistes-chercheurs à inventer des formes, à renouveler les protocoles d’exploration et à relier les savoirs pour appréhender la complexité du monde contemporain.

31/05/2018 : Conférence "Les oiseaux urbains et leur adaptation à la ville"


D'après une photo de Frédéric Malher prise au parc de Bercy (Paris 12ème)


Après le sempiternel « À part les pigeons et les moineaux, il n’y a rien ! », nous sommes arrivés à la prise de conscience que d’assez nombreuses espèces d’oiseaux pouvaient vivre en ville.

Toutes les espèces d’oiseaux sont-elles capables de s’établir dans nos métropoles ou bien y a-t-il des « prérequis » pour s’adapter à ce type de milieu ?
Quels défis les contraintes particulières du milieu urbain imposent-elles aux oiseaux et comment y répondent-ils ?
Leur imagination pour réagir à ce genre de problèmes est assez surprenante…

La cohabitation oiseaux-humains pose aussi quelques questions aux humains et l’attitude des citadins peut aller des marques excessives d’une affection débordante aux craintes tout aussi excessives qui s’apparentent parfois à de la phobie…

Toute la question est de savoir si on peut espérer une biodiversité « gentille » et « ordonnée » ?

Conférence dans le cadre du cycle "Bêtes et Ville" proposée par Frédéric Malher, délégué régional de la LPO-IdF (Ligue pour la Protection des Oiseaux d'Ile de France).

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : Echelle Inconnue, 11-13 rue Saint-Etienne des Tonneliers, 76000 Rouen
Date et heure : JEUDI 28 mai 2018 à 19h

Présentation du Nigloblaster



Présentation du Nigloblaster avec Dieppe Ville d'Art et d'Histoire
Mardi 10 avril au 107, Quai Jean de Béthencourt, Rouen.

Le Nigloblaster est un objet forain, " manouche, voyageur même, carrément! " permettant de sous-titrer l'espace.
C'est un GPS conçu pour le quartier qui permet de le visiter à travers la parole de ses habitants et de l'image qu'ils s'en font.
Il diffuse la légende (ce qui est digne d’être conté) de la carte, jusque là, impossible de la mobilité.
Prototype re-designé du véhicule utilisé quotidiennement par nos voisins Voyageurs Nito et Timothé (une carriole surdimensionnée, équipée d'enceintes tractée par leur vélo), le Nigloblaster diffuse dans l'espace urbain vidéos, textes, chansons, témoignages et entretiens des personnes rencontrées et connaisseuses de cette ville invisible, méconnue et peut-être tue qu'est « Dieppe mobile ».
Équipé d'un système GPS il permet de géolocaliser sons et vidéos recomposant le montage en fonction du parcours, cutup d'images ou d'entretiens tournés sur place comme de found footage ou d'images amateurs récupérées lors de collectes auprès des habitants.
La technique GPS n'est pas envisagée ici comme un gadget ou un nouvel avatar de l'innovation mais bien comme l'outil et le média permettant d'interroger et de ré-envisager le rapport de « l'image » à son milieu.
Il est en accès libre et permet de découvrir le quartier du Pollet à Dieppe.

Retour sur l'inauguration et lancement du journal 29 mars


Une centaine de personnes est venue jeudi dernier découvrir le nouveau lieu d'Echelle Inconnue et visiter les divers espaces comme la galerie d'expo, la salle de montage, le hackerspace ou encore l'atelier de sérigraphie. Cet événement s'inscrit dans le cadre du mois de l'Architecture en partenariat avec la Maison de l'Architecture de Normandie-le Forum



Des projections en extérieur étaient organisées avec le camion-ciné et proposaient des films russes, de la musique.


Ce fut aussi l'occasion de parcourir le nouveau numéro du journal "Ingénierie Ensauvagée" qui vient de sortir.
Les commerçants de la rue ont participé au buffet.


Prise de paroles en présence des représentants de la ville de Rouen et de la Région Normandie.



Mars à juin 2018 : Cycle Bêtes et Ville / Doctorat Sauvage En Architecture



Bête ou animal ? À l’heure de la ville durable il convient peut-être de pointer la différence. Les jardins de pied d’immeuble, les fermes urbaines, les ruches en ville, ne constituent pas la réintroduction de la nature en ville, de la « sauvagerie », mais bien d’une nature maîtrisée dont l’homme serait maître et possesseur. Cependant aux changements urbains, la nature répond, les espèces s’adaptent. La ville est un écosystème en mutation et ne parvient malgré tout à se débarrasser de son refoulé bestiaire. Il y a quelques années la ville de Rouen reprenait pour emblème l’agneau qui supplanta en son temps le porc épic. Loin à l’est, à Kazan, la capitale du Tatarstan se représente sous les traits de Zilant le dragon, alors que Moscou choisit st George le terrassant. Enfin les fusions régionales font réapparaître sur les édifices publics les lions Normands. Bref on ne se débarrasse pas si facilement de la bestialité comme on ne peut arracher à la cathédrale son monstrueux bestiaire.

Car peut-être la bête nous aide-t-elle à penser. Ainsi, Stany Cambot impatronisa-t-il les projets d’Echelle Inconnue tant à des figures intellectuelles, artistiques et historiques qu’à un panthéon totémique (fourmis, moutons, corneilles, grenouilles…).

Pour ce cycle de mars à juin 2018, ce sont cinq événements qui viennent interroger les rapports entre bestiaire et urbanité :

- Une exposition dans le nouveau lieu d'Echelle Inconnue, rue Saint-Étienne des Tonneliers (à découvrir ICI).
- Deux conférences sur l'adaptation des animaux en ville, par Jean Estebanez, maître de conférence en géographie (lire ICI) et Frédéric Malher, président du Centre Ornithologique d'Île de France (lire ICI).
- Une soirée DSEN et poésie avec le Zoo numérique de Frédéric Bisson, membre du Hackerspace Ventres Mous (plus d'informations ICI).
- Une dérive urbaine à la rencontre de ces bêtes (en savoir plus ICI).


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