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Pour une architecture des communs : Autoconstruction et espaces collectifs., La Facto
Alors que les crises sociales et écologiques s’intensifient, la création d’espaces communs est aujourd’hui au coeur de nombreux mouvements d’émancipation. Si de nombreuses expérimentations autonomes donnent à penser autrement nos manières d’habiter les territoires, ce livre met en lumière des pratiques d’autoconstruction accompagnées par des professionnel·les jouant avec les cadres réglementaires pour mieux les vivifier, les bousculer ou les détourner. L’enjeu est le suivant : favoriser la construction collective et conviviale d’espaces de subsistance, de sociabilité ou de création, avec celles et ceux qui en auront l’usage. Pour ce faire, nous avons enquêté sur l’expérience de la cuisine de quartier de Récolte Urbaine, construite collectivement à Montreuil, ainsi que sur des initiatives menées par d’autres collectifs afin de répondre aux questions suivantes : Comment les architectes, les artisan·es et les usager·es peuvent-ils·elles travailler de manière cooperative ? Comment repenser ces métiers, le rapport au travail et les modes d’apprentissage ? Quelles marges de manoeuvre peut-on négocier avec les réglementations ? Comment organiser un chantier collectif ? Comment faire perdurer ces espaces autogérés ? Les éclairages théoriques et les conseils pratiques que nous proposons émanent chaque fois d’expériences de terrain. En encourageant les collectifs qui envisagent de se lancer dans ces chantiers, en éclairant de jeunes constructeur.ices et architectes en recherche d'alternatives, voire en inspirant des collectivités territoriales, l'ambition de ce livre est de faciliter l'émergence de communs autoconstruits de manière joyeuse et conviviale. Ce livre est le fruit de réflexions collectives menées au sein de La Facto par Ariane Cohin, Aline Laporterie et Perrine Philippe. Celle-ci a écrit et illustré la majeure partie de l'ouvrage. La Facto est une association d'architecture participative, sociale et écologique. Elle accompagne des collectifs dans leurs projets de construction et de création de communs, et même en parallèle un travail de recherche sur ces mêmes problématiques.
Pour une architecture des communs : Autoconstruction et espaces collectifs., La Facto, Editions Eterotopia, 2023.
MOTS CLÉS : Editions Eterotopia | La Facto | Architecture | Urbanisme | Communs | Autoconstruction | Écologie | Sociale | Habitat | Coopération | Citoyenneté | Économie | Innovation | Essai |
Ouvrage disponibleLa Zone: Une histoire alternative de Paris, Justinien Tribillon
Paris jouit d’une aura planétaire. Elle est partout synonyme de beauté, d’élégance, de culture et de romantisme. Décrite par les auteurs les plus talentueux, représentée par les plus grands peintres, capturée par les photographes les plus cotés, elle existe à travers des millions d’images et de reproductions à travers le monde. Or, ce dont on a beaucoup moins conscience, c’est que la périphérie de Paris est elle aussi un espace mythique bien que plus lointain, moins tangible que le Paris des cartes postales. La banlieue subsiste dans une espèce de flou artistique et est associée à des clichés le plus souvent négatifs qui incluent généralement les grandes tours d’immeubles modernistes, des scènes de violence et des voitures incendiées. Cette opposition entre Paris et sa banlieue se cristallise autour d’un espace spécifique : la Zone. Marge frontalière, espace intermédiaire qui sépare les limites extérieures de Paris des limites intérieures de la banlieue, engendrant une démarcation brutale entre le « dedans » et le « dehors ». Paris et sa banlieue sont donc deux espaces mythiques et géographiques mais construits en opposition réciproque. Leurs histoires s’enchevêtrent pour former un amalgame complexe de choix urbanistiques, de politiques sociales, de colonialisme, d’immigration, de décisions administratives, de stratégies de maintien de l’ordre, de peurs et de haines. C’est la construction de cette opposition entre Paris et banlieue à partir de cet espace liminaire que Justinien Tribillon explorera dans ce livre. Ce livre propose une lecture de Paris qui va de l’extérieur vers l’intérieur, à travers une déambulation le long du périphérique parisien, entre le XVIIIe siècle et aujourd’hui. Des ruines aux immeubles de bureaux rutilants, des fantômes de Vincennes au vibrant marché aux puces de Saint-Ouen, des défaites de Napoléon aux archives présidentielles de Charles de Gaulle, nous voilà donc partis pour explorer un espace méconnu de Paris, mais non moins fondamental?: la Zone.
La Zone: Une histoire alternative de Paris, Justinien Tribillon, Editions B42, Juin 2025.
MOTS CLÉS : Editions B42 | Justinien Tribillon | Architecture | Histoire | Urbanisme | Sociologie | Géographie | Banlieue | Zone | Frontières | Immigration | Colonialisme | Culture |
Ouvrage disponibleZones, Karin Nolan
Dans un futur proche, les gouvernements n’existent plus. Les Banques ont pris ouvertement le pouvoir et se sont réunies en 7 entités possédant une identité forte. Afin de simplifier les échanges commerciaux, frontières et pays ont été dissous. Le monde est divisé en Zones où une langue unique a été décrétée. Cet évènement est appelé la Grande Unification. Après plusieurs années de service, Paul se voit délocalisé dans une Zone inférieure à la sienne. Contraint d’imposer à sa famille un nouveau train de vie, il lutte en faisant bonne figure. Poussé par la curiosité, il part à la recherche d’un de ses ancien collègue de travail. Mais au cours de ses recherches et péripéties, Paul est amené à découvrir l’envers du décors et devient vite le grain de sable à éliminer d’une machinerie bien huilée.
Zones, Karin Nolan, Editions Amazon
MOTS CLÉS : Editions Amazon | Karin Nolan | Science-fiction | Dystopie | Futur | Roman | Aventure | Société | Oligarchie | Zones | Géopolitique | Capitalisme | Enquête |
Ouvrage disponibleHistoire du sabotage: Tome 1, Des traîne-savates aux briseurs de machines, Victor Cachard
Il faut rompre avec l'idée que le sabotage est une invention des résistants et résistantes durant la Seconde Guerre mondiale. Le sabotage naît dans les milieux anarchistes à la fin du XIXe siècle comme une résistance au travail et une alternative aux poseur de bombes. "A mauvaise paye, mauvais travail" est le slogan retenu et répété par l'un de ses principaux inspirateurs, Émile Pouget, au sein de la toute jeune CGT, le fer de lance du syndicalisme révolutionnaire. La pensée anarchiste pénètre alors parmi les travailleurs et travailleuses qui cherchent à contester subtilement la production sans courir le risque de se faire licencier. Le sabotage désigne ainsi le travail fait de mauvaise grâce et toutes ces petites pratiques contre-productives qui libèrent le temps de l'emprise économique. Il commence donc par le ralentissement, comme une manière de reprendre en main nos existences, d'éveiller notre autonomie, de réaffirmer le rythme de la vie et des belles lenteurs de l'existence contre la cadence des machines. Mais le sabotage s'élève aussi à niveau collectif : la multiplication des actes l'emporte au-delà du monde du travail pour le diriger plus largement contre toutes les structures de domination, l'empire marchand et les instruments du pouvoir en priorité. Il se confond alors avec l'action directe et la grève générale qui rejoignent les tentatives actuelles de démantèlement du capitalisme. Des PTT aux cheminots, en passant par le sabotage de la mobilisation militaire à l'aube de la première Guerre mondiale, l'histoire du sabotage interroge et renouvelle nos pratiques. Toujours réactualisée, elle entre en résonance avec nos luttes et leur insuffle un regain de vitalité. Après avoir étudié la philosophie contemporaine, Victor Cachard s'est intéressé à l'histoire des résistances aux techniques et à l'histoire des techniques de résistance. Il est également le coordinateur de l'ouvrage Émile Pouget et la révolution par le sabotage (Éditions Libre, 2022).
Histoire du sabotage: Tome 1, Des traîne-savates aux briseurs de machines, Victor Cachard, Editions LIBRE, Novembre 2022.
MOTS CLÉS : Editions LIBRE | Histoire | Sociale | Anarchisme | Syndicalisme | Luttes ouvrières | Travail | Résistance | Politique | Capitalisme | Culture |
Ouvrage disponibleDécoloniser l'architecture, Mathias Rollot
Vers des architectures écologiques, autochtones, pluriverselles. L’avènement d’une société écologique ne peut passer que par une refonte majeure de nos manières de concevoir et de bâtir. Cependant, les logiques de mise en ordre du monde dont l’architecture a hérité la rendent difficilement conciliable avec une véritable écologie sociale. Que faire alors ? Dans une démonstration à la fois érudite et sensible, Mathias Rollot, chercheur et architecte, nous propose de transformer l’architecture en un outil de résistance aux systèmes de domination en place – sur la nature, les humains, les animaux – afin de réinventer une manière non extractiviste de construire. En faisant dialoguer philosophie, sciences sociales et architecture, l’auteur esquisse les contours d’architectures plurielles, qui appartiendraient réellement aux peuples et aux milieux dans leur diversité : des architectures décoloniales, vivantes, libérées. Architecte, Mathias Rollot est maître de conférences à l'École nationale supérieure d'architecture de Grenoble. Ses recherches mêlent écologies décoloniales et philosophies éthiques, animalistes et environnementales. Il est notamment l'auteur de Qu'est-ce qu'une biorégion ? et Les territoires du vivant (Wildproject, 2021 et 2023).
Décoloniser l'architecture, Mathias Rollot, Editions le passager clandestin, 2024.
MOTS CLÉS : Editions le passager clandestin | Architecture | Urbanisme | Décolonisation | Colonisation | Pouvoir | Critique | Histoire | Géographie | Société | Culture |
Ouvrage disponibleSur les dents: Ce qu'elles disent de nous et de la guerre sociale, Olivier Cyran
Pourquoi persistons-nous à avoir mal aux dents ? Pourquoi sommes-nous si nombreux à souffrir de nos crocs malades, abîmés ou perdus, alors que les soins dentaires sont prétendument gratuits et accessibles à tous ? Que penser d'un système qui incite les dentistes à bâcler les soins " Sécu " et à privilégier les traitements à haute valeur ajoutée ? Comment admettre que le sort d'un organe aussi prodigieusement vital et riche en significations dépende de notre place dans la hiérarchie sociale ? Personne n'ignore l'importance des dents comme outil de mastication, territoire intime et carte de visite tendue aux yeux du monde. Pourtant, les inégalités d'accès aux soins restent abyssales, condamnant des millions de personnes à une vie atrophiée. Il est temps de mettre à nu ce système, sa logique et ses intérêts, et de réclamer quelques comptes. Mû par sa propre peur du dentiste, l'auteur explore un univers familier et méconnu, dont l'actualité ne s'empare que lorsqu'un président persifle les " sans-dents ". Mêlant allègrement l'enquête, le récit, le jeu de pistes et le recueil de témoignages, cette remontée aux sources des inégalités dentaires nous mènera des dentistes orfèvres du néolithique aux arracheurs de dents des centres low cost, de l'inventeur du dentier en porcelaine à l'industrie du sourire hollywoodien. S'y dévoileront les formes de violences sociales dont nos dents sont la cible, des plus brutales au plus sournoises, mais aussi quelques moyens de s'en défendre. Devant la dureté du monde, qui met nos capacités de résistance à rude épreuve, le moment est peut-être venu de reconquérir notre pouvoir de mordre.
Sur les dents: Ce qu'elles disent de nous et de la guerre sociale, Olivier Cyran, Editions La Découverte, Mars 2021.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Olivier Cyran | Inégalités | Sociale | Santé | Discrimination | Pauvreté | Enquête | Système | Société | Violence | Médecine | Critique | Travail |
Ouvrage disponibleMatières narratives: Concevoir la ville par le récit, Laurent Matthey Simon Gaberell Elena Cogato Lanza
La question du récit en aménagement et urbanisme donne lieu, depuis plusieurs décennies, à une activité scientifique, éditoriale et professionnelle soutenue. À travers diverses études de cas, réflexions théoriques et expérimentations méthodologiques, cet ouvrage propose une cartographie de l’extraordinaire diversité des travaux placés sous le signe du narratif. Il s’attache à identifier les grandes actions – faire parler, transformer, comprendre ou rendre sensible – dont le récit est l’opérateur, de manière à esquisser les contours d’une approche globalement cohérente de l’espace habité, de son analyse, de sa planification et de son projet. Contributions de Pascal Amphoux, Nathalie Audas, Karine Basset, Dolorès Bertrais, Laure Brayer, Éric Chauvier, Elena Cogato Lanza, Louis Drompt, Yankel Fijalkow, Simon Gaberell, Marc Higgin, Isabelle Kloepper, Olivier Labussière, Sébastien Lambelet, Lise Landrin, Mathilde C. Loiselle, Laurent Matthey, Yves Monnier, Camille Mortelette, Nicole Peccoud, Rachel Thomas et Pieter Uyttenhove.
Matières narratives: Concevoir la ville par le récit, Laurent Matthey Simon Gaberell Elena Cogato Lanza, Editions Métis Presses, Mars 2025.
MOTS CLÉS : Editions Métis Presses | Laurent Matthey | Simon Gaberell | Elena Cogato Lanza | Urbanisme | Ville | Architecture | Histoire | Géographie | Imaginaire | Espace public | Sociologie | Cartographie | Langage |
Ouvrage disponibleImmobilier hors sol : comment la finance s'empare de nos villes, Marine Duros
Les bureaux vides ne sont que la face émergée d'un phénomène récent et largement méconnu au cœur de la crise du logement actuelle : la financiarisation de l'immobilier, caractérisée par l'accaparement de pans entiers de nos villes par des fonds d'investissement.
Immobilier hors sol : comment la finance s'empare de nos villes, Marine Duros, Editions Raisons d'agir, Août 2023.
MOTS CLÉS : Editions Raisons d'agir | Marine Duros | Immobilier | Capitalisme | Propriété | Finance | Économie | Gentrification | Ville | Sociale | Logement | Politique | Territoire |
Ouvrage disponibleL'oubli des villes de l'Inde - Pour une géographie culturelle de la ville: Pour une géographie culturelle de la ville, Odette Louiset
Le sens de l’espace donne du sens à la ville. Cet ouvrage le démontre par l’exemple indien. Car si l’Inde est trop souvent représentée à travers des stéréotypes culturels (religiosité, castes...) ou économiques (sous-développement, émergence…), ses villes sont oubliées dans leur nature profonde. Contrairement aux habitudes académiques qui décrivent les villes par leur forme, leur démographie et leurs activités, la ville habitée et en mouvement est saisie par l’urbanité, pour en faire une ville comme les autres. Mais l’urbanité indienne s’inscrit également en continuité avec les autres modalités de la vie en société. La ville est un comparable portant à la fois les traits de l’universel urbain (urbanité) et, ici, ceux du singulier indien (indianité), qui ne sont pas fixés en modèles idéaux. L’oubli des villes de l’Inde, c’est l’occultation de l’indianité de la ville s’exprimant aussi bien à travers le refus des slums qu’à travers l’idéologie anti-urbaine gandhienne ou la persistance, dans l’échec, de planifications urbaines reprenant sans cesse les thèmes utopiques du modèle européen et colonial. Par une approche culturelle du fait urbain, l’examen de la situation indienne prend ici valeur de « preuves » : elle démontre la nécessité de dégager le concept de ville de la référence à un modèle singulier, et de mettre à distance les modèles spatiaux couramment utilisés en géographie et en analyse urbaine. La démarche comparatiste permet ainsi d’éviter l’essentialisme culturel (ou culturalisme), mais aussi l’universalisme « européen ». Odette LOUISET est professeur à l’université de Rouen où elle enseigne la géographie culturelle.
L'oubli des villes de l'Inde - Pour une géographie culturelle de la ville: Pour une géographie culturelle de la ville, Odette Louiset, Editions Armand Colin, Collection Recherches, Octobre 2011.
MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Odette Louiset | Inde | Géographie | Culture | Bidonvilles | Urbain | Urbanisme | Ville | Planification | Colonialisme | Espace public |
Ouvrage disponibleLe renouvellement urbain, la genèse d'une notion fourre-tout, Sylvaine LE GARREC
Depuis son apparition en France au début des années quatre-vingt-dix, la notion de renouvellement urbain a connu un incroyable succès. Il est cependant difficile de lui associer une définition précise. Le renouvellement urbain apparaît, au même titre que celles de « développement durable » ou de « mixité sociale », comme une notion fourre-tout. Néanmoins, aujourd’hui il ne s’agit plus seulement d’un outil de communication. Au fil des années le renouvellement urbain a pénétré le champ des politiques publiques au point de devenir un objectif politique, de donner son nom à des dispositifs publics et d’être incorporé dans la législation française. Cette synthèse bibliographique se propose d’éclairer le sens de ce concept et de mettre en lumière les différentes connotations. Pour comprendre aussi ce qui constitue la nouveauté du renouvellement urbain, l’analyse remonte bien en amont des origines de l’expression elle-même et intègre dans une même perspective les différentes politiques publiques urbaines de transformation mises en place depuis la deuxième guerre mondiale en France et dans les pays occidentaux. Le plan / urbanisme / construction / architecture / PUCA depuis sa création en 1998, développe à la fois des programmes de recherche incitative, des actions d'expérimentation et apporte son soutien à l'innovation et à la valorisation scientifique et technique dans les domaines de l'aménagement des territoires, de l'habitat, de la construction et de la conception architecturale et urbaine. Organisé selon quatre grands départements de capitalisation des connaissances: sociétés urbaines et habitat traite des politiques urbaines dans leurs fondements socio-économique ; Territoires et aménagement s'intéresse aux enjeux du développement urbain durable et de la planification ; Villes et architecture répond aux enjeux de qualité des réalisations architecturales et urbaines ; Technologies et construction couvre les champs de l'innovation dans le domaine du bâtiment ; le PUCA développe une recherche finalisée autour de plusieurs programmes : La ville pour tous / Se loger, habiter / Organiser les territoires / Le renouvellement urbain / Le futur de l'habitat / Innover pour construire durable / Énergie dans le bâtiment : PREBAT ; et d'ateliers thématiques assurant des transversalités entre programme sous forme de rencontres entre chercheurs et acteurs, décideurs publics ou représentant des milieux professionnels, ainsi que des programmes d'appui : .actions régionales pour lesquelles le PUCA a suscité l'émergence de pôles régionaux sur le développement et l'aménagement des territoires . actions internationales dont Europan, programme européen de concours d'idées entre jeunes architectes .actions vers les professionels .actions de valorisation et de diffusion-communication des résultats de ses travaux.
Le renouvellement urbain, la genèse d'une notion fourre-tout, Sylvaine LE GARREC, Editions PUCA, Février 2006.
MOTS CLÉS : Editions PUCA | PUCA | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Aménagement | Construction | Territoires | Planification | Innovation | Expérimentation | Développement durable | Environnement | Écologie | Bâtiment | Énergie |
Ouvrage disponibleHabitat Pluriel : Densité, urbanité, intimité, Sabri Bendimérad
La plupart des Français habitent des maisons individuelles. Les effets sur le territoire et la collectivité, de ce qui est présenté comme un choix, sont connus. Le premier d'entre eux, l'étalement urbain et son cortège de conséquences pour la vie de chacun, semble inexorable. De fait, la mobilité contrainte, la difficulté d'accès aux services, l'absence ou la limitation des mixités remettent en cause la pérennité du modèle de la maison insulaire, jugée incompatible avec le développement durable. Y a-t-il pour autant des alternatives ?Comment concilier une aspiration légitime à l'intimité avec un objectif raisonnable de densité et de consommation maîtrisée du sol ? L'habitat pluriel, conjugaison des formes les plus agglomérées et les plus denses de l'habitat individuel pourrait apporter quelques solutions. Mais a-t-il valeur de modèle ? Existe-t-il comme genre, type ou catégorie ? Quelles en sont les figures les plus appréciées ? Est-t-il aussi performant et vertueux qu'on veut bien le décrire ? Permet-il aux uns et aux autres de vivre et d'habiter ensemble et quels sont les plaisirs et les arts de vivre qui lui sont spécifiquement associés ? Comment se fabrique-t-il à l'étranger et notamment aux Pays-bas qui font figure de modèle en Europe ? Ce sont là quelques unes des nombreuses questions posées aux neuf équipes de recherche qui ont travaillé sur ce sujet et en rendent compte dans cet ouvrage. L'ensemble de ces contributions apporte un éclairage singulier sur les aspirations contradictoires de la demande sociale, mais aussi sur les effets de mode, les tendances et la permanence des types. Avec leur diversité d'approches, elles montrent toute la complexité des enjeux liés à l'habitat en général. Le plan / urbanisme / construction / architecture / PUCA depuis sa création en 1998, développe à la fois des programmes de recherche incitative, des actions d'expérimentation et apporte son soutien à l'innovation et à la valorisation scientifique et technique dans les domaines de l'aménagement des territoires, de l'habitat, de la construction et de la conception architecturale et urbaine. Organisé selon quatre grands départements de capitalisation des connaissances: sociétés urbaines et habitat traite des politiques urbaines dans leurs fondements socio-économique ; Territoires et aménagement s'intéresse aux enjeux du développement urbain durable et de la planification ; Villes et architecture répond aux enjeux de qualité des réalisations architecturales et urbaines ; Technologies et construction couvre les champs de l'innovation dans le domaine du bâtiment ; le PUCA développe une recherche finalisée autour de plusieurs programmes : La ville pour tous / Se loger, habiter / Organiser les territoires / Le renouvellement urbain / Le futur de l'habitat / Innover pour construire durable / Énergie dans le bâtiment : PREBAT ; et d'ateliers thématiques assurant des transversalités entre programme sous forme de rencontres entre chercheurs et acteurs, décideurs publics ou représentant des milieux professionnels, ainsi que des programmes d'appui : .actions régionales pour lesquelles le PUCA a suscité l'émergence de pôles régionaux sur le développement et l'aménagement des territoires . actions internationales dont Europan, programme européen de concours d'idées entre jeunes architectes .actions vers les professionels .actions de valorisation et de diffusion-communication des résultats de ses travaux.
Habitat Pluriel : Densité, urbanité, intimité, Sabri Bendimérad, Editions PUCA, Mai 2010.
MOTS CLÉS : Editions PUCA | PUCA | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Aménagement | Construction | Territoires | Planification | Innovation | Expérimentation | Développement durable | Environnement | Écologie | Bâtiment | Énergie |
Ouvrage disponibleEchelles de l'habiter, Jacques Lévy
Le groupement d'équipes SCALAB a mené une enquête multidimensionnelle, combinant des techniques quantitatives et qualitatives, sur l'habiter des individus et l'être-habité des lieux. De cette enquête, se dégage en définitive un petit nombre de niveaux scalaires pertinents: les espaces publics, des morceaux de villes plus grands que les anciens quartiers "villageois", les agglomérations et les aires urbaines fonctionnelles. Deux grands types de rythmique se dégagent des enquêtes : celles de la plasticité offertes aux acteurs, celles des grandes logiques sociétales. La journée a été confirmée comme une unité temporelle exprimant le mieux l'ouverture des possibles pour les individus comme pour les lieux. On ne fait plus, et de moins en moins, la même chose tous les jours. Les lieux aussi tirent leur "personnalité" de ces jeux sur les rythmes intra- mais aussi inter-journaliers. Plus que les échelles, ce sont les métriques qui constituent les éléments de différenciation entre les situations et sont au coeur de la grande question du type de ville souhaitée. L'opposition métrique pédestre/métrique automobile rend compte d'une grande partie des différences constatées entre les individus, les époques, les lieux. Enfin, dans la parole des habitants, stéréotypes et ouverture à l'innovation sont présents à la fois dans les images et dans l'action. Loin de s'opposer terme à terme, représentations et pratiques contiennent les mêmes cohérences et les mêmes contradictions. Elles se complètent et se télescopent dans la constitution d'un "capital spatial". Dans tous les cas, les marges de manœuvre et de libertés des individus, leurs choix personnels, à court ou long terme, jouent un rôle majeur sur la réalité observée. Le plan / urbanisme / construction / architecture / PUCA depuis sa création en 1998, développe à la fois des programmes de recherche incitative, des actions d'expérimentation et apporte son soutien à l'innovation et à la valorisation scientifique et technique dans les domaines de l'aménagement des territoires, de l'habitat, de la construction et de la conception architecturale et urbaine. Organisé selon quatre grands départements de capitalisation des connaissances: sociétés urbaines et habitat traite des politiques urbaines dans leurs fondements socio-économique ; Territoires et aménagement s'intéresse aux enjeux du développement urbain durable et de la planification ; Villes et architecture répond aux enjeux de qualité des réalisations architecturales et urbaines ; Technologies et construction couvre les champs de l'innovation dans le domaine du bâtiment ; le PUCA développe une recherche finalisée autour de plusieurs programmes : La ville pour tous / Se loger, habiter / Organiser les territoires / Le renouvellement urbain / Le futur de l'habitat / Innover pour construire durable / Énergie dans le bâtiment : PREBAT ; et d'ateliers thématiques assurant des transversalités entre programme sous forme de rencontres entre chercheurs et acteurs, décideurs publics ou représentant des milieux professionnels, ainsi que des programmes d'appui : .actions régionales pour lesquelles le PUCA a suscité l'émergence de pôles régionaux sur le développement et l'aménagement des territoires . actions internationales dont Europan, programme européen de concours d'idées entre jeunes architectes .actions vers les professionels .actions de valorisation et de diffusion-communication des résultats de ses travaux.
Echelles de l'habiter, Jacques Lévy, Editions PUCA, Octobre 2008.
MOTS CLÉS : Editions PUCA | PUCA | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Aménagement | Construction | Territoires | Planification | Innovation | Expérimentation | Développement durable | Environnement | Écologie | Bâtiment | Énergie |
Ouvrage disponibleL'irruption de la sûreté : dans les pratiques d'urbanisme et de construction, PUCA
L'irruption de la sûreté dans les pratiques d'urbanisme et de construction. Un partenaire nouveau siège à la table des co-producteurs du projet urbain : l'expert en sûreté. Prescription ? expertise ? Conseil ? Ses missions sont encore variables mais son impact est net. Autant par l'expression de la fonction et de l'usage des espaces que par les préconisations pour la gestion et l'exploitation des lieux. À partir d'expériences concrètes, très diverses, à toutes les échelles, de la définition du projet à la conduite du chantier, un groupe d'experts en sûreté fait ici l'analyse des conditions et de l'évolution de la commande. En plaçant dans leurs contextes les préoccupations sécuritaires des maîtres d'ouvrage et des maîtres d'oeuvre. Le plan / urbanisme / construction / architecture / PUCA depuis sa création en 1998, développe à la fois des programmes de recherche incitative, des actions d'expérimentation et apporte son soutien à l'innovation et à la valorisation scientifique et technique dans les domaines de l'aménagement des territoires, de l'habitat, de la construction et de la conception architecturale et urbaine. Organisé selon quatre grands départements de capitalisation des connaissances: sociétés urbaines et habitat traite des politiques urbaines dans leurs fondements socio-économique ; Territoires et aménagement s'intéresse aux enjeux du développement urbain durable et de la planification ; Villes et architecture répond aux enjeux de qualité des réalisations architecturales et urbaines ; Technologies et construction couvre les champs de l'innovation dans le domaine du bâtiment ; le PUCA développe une recherche finalisée autour de plusieurs programmes : La ville pour tous / Se loger, habiter / Organiser les territoires / Le renouvellement urbain / Le futur de l'habitat / Innover pour construire durable / Énergie dans le bâtiment : PREBAT ; et d'ateliers thématiques assurant des transversalités entre programme sous forme de rencontres entre chercheurs et acteurs, décideurs publics ou représentant des milieux professionnels, ainsi que des programmes d'appui : .actions régionales pour lesquelles le PUCA a suscité l'émergence de pôles régionaux sur le développement et l'aménagement des territoires . actions internationales dont Europan, programme européen de concours d'idées entre jeunes architectes .actions vers les professionels .actions de valorisation et de diffusion-communication des résultats de ses travaux.
L'irruption de la sûreté : dans les pratiques d'urbanisme et de construction, PUCA, Editions PUCA, Janvier 2007.
MOTS CLÉS : Editions PUCA | PUCA | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Aménagement | Construction | Territoires | Planification | Innovation | Expérimentation | Développement durable | Environnement | Écologie | Bâtiment | Énergie |
Ouvrage disponibleEnquête en zone d'attente : Que se passe-t-il à Roissy pour les étrangers sans visa ?, Anne Leïla Ollivier
La zone d'attente, c'est quoi au juste ? Un syndicaliste de l'aéroport : "À l'aéroport, tout le monde au courant, mais peu de gens savent exactement ou se trouve cette zone d'attente." Une journaliste : "Le problème de la zone d'attente, c'est justement que nous, les journalistes, on n'a pas le droit d'y aller." Un policier : "On garde des gens, d'ici." Un employé de l'aéroport : "Ah, mais c'est pas visible ! D'ailleurs, on ne veut pas que ce soit visible !" Une juriste : "C'est une fiction juridique." Collectif Anti-Expulsions : "C'est l'arbitraire total et les gens le savent." Louis Mermaz : "C'est l'horreur de la République." Cellule communication de la Direction générale de la Police nationale : "C'est non. Vous n'irez pas en zone d'attente."
Enquête en zone d'attente : Que se passe-t-il à Roissy pour les étrangers sans visa ?, Anne Leïla Ollivier, Editions L'Esprit Frappeur, Juin 2003.
MOTS CLÉS : Editions L'Esprit Frappeur | Anne Leïla Ollivier | Immigration | Migration | Histoire | Banlieue | Logement | Patrimoine | Mobilité | Sociale | Droit |
Ouvrage disponibleBilal sur la route des clandestins, Fabrizio Gatti
"Un faux nom, un petit tube dans lequel sont roulés quelques dollars, de la colle pour masquer ses empreintes digitales, un gilet de sauvetage, trois boîtes de sardines, une grande bouteille d'eau, cela suffit à Fabrizio Gatti, journaliste à L'Espresso, pour se transformer en Bilal, immigré imaginaire. À partir de Dakar, il va remonter jusqu'à Tripoli, infiltré dans la route de l'émigration, afin de rentrer en Europe par la porte de Lampedusa, comme le font chaque jour des centaines de clandestins. Ce faisant, il traverse le Sahara sur des camions, rencontre des membres d'Al-Qaida, des passeurs sans scrupules, des esclavagistes nouveau modèle, et, à Lampedusa, il vit le quotidien de ces demandeurs d'asile que l'on va libérer avec une feuille d'expulsion. Feuille qu'ils se hâtent de déchirer en mille morceaux pour tenter leur chance en Italie, en France, en Allemagne... Lucide et impitoyable, Bilal est la chronique de la plus grande aventure du troisième millénaire vécue à la première personne par l'auteur et racontée comme un récit. Ce livre exceptionnel avait provoqué, à sa sortie en Italie en novembre 2007, un énorme débat sur la situation des immigrés et Fabrizio Gatti a obtenu le Prix Terzani 2008 (le plus grand prix italien de non-fiction). «Un livre où l'obsession de témoigner est aussi forte que l'espoir des clandestins.» Le Monde «Gatti magnifie le grand reportage.» Télérama «Une force littéraire bouleversante.» La Croix "
Bilal sur la route des clandestins, Fabrizio Gatti, Editions Liana Levi, Mai 2008.
MOTS CLÉS : Editions Liana Levi | Fabrizio Gatti | Immigration | Migration | Témoignage | Enquête | Droit | Frontières | Violence |
Ouvrage disponibleLe guide indigène de détourisme de Nantes et Saint-Nazaire: édition, Bureau de la main d'oeuvre ind Collectif
Le Guide indigène de détourisme de Nantes et Saint-Nazaire vous propose de jouer l’immersion, le pas de côté, la farce et l’inédit, de mêler poésie et recherche, de vous indigéniser et de créer votre propre expérience du détourisme. Inventé en 2009 et rapidement épuisé, le Guide indigène de détourisme est ici entièrement renouvelé. Auteur collectif et pluriel, le Bureau de la main d’œuvre indigène est un groupe informel “d’habitant-e-s habité-e-s”.
Le guide indigène de détourisme de Nantes et Saint-Nazaire: édition, Bureau de la main d'oeuvre ind Collectif, Editions à la criée, Février 2016.
MOTS CLÉS : Editions à la criée | Bureau de la main d'oeuvre ind Collectif | Art | Nantes | Saint-Nazaire | Urbanisme | Tourisme | Critique | Collectif | Géographie | Territoire |
Ouvrage disponibleCaptures, Marc Bernardot
Depuis quelques décennies, le contrôle des frontières et de l'accès à la citoyenneté a été considérablement renforcé en Europe et ailleurs. Alors même que se poursuit et s'accélère un puissant processus de globalisation, les mobilités humaines sont pour partie entravées. Cet ouvrage propose d'interpréter, à la lumière des anciennes guerres de capture d'esclaves, les dispositifs antimigratoires et d'analyser l'émergence de la figure du " sans-papiers " ou du " clandestin " qui n'est en fait qu'un étranger privé de ses droits. Ce modèle permet de résoudre la double contradiction apparente, d'une part entre les besoins avérés de main-d'oeuvre des pays occidentaux et ces politiques et, d'autre part, entre les fondements humanistes des démocraties et le recours à l'internement et à l'expulsion de civils. Marc Bernardot est professeur de sociologie à l'université du Havre. Il est membre du laboratoire CIRTAI et coanime l'équipe éditoriale du réseau TERRA. Spécialiste de sociologie historique de l'État et de l'espace, il travaille actuellement sur les politiques antimigratoires. Il est l'auteur de deux ouvrages de référence sur les institutions de gestion des migrations en France, Camps d'étrangers et Loger les immigrés. La Sonacotra 1956-2006, publiés aux éditions du Croquant en 2008.
Captures, Marc Bernardot, Editions du Croquant, Novembre 2012.
MOTS CLÉS : Editions du Croquant | Marc Bernardot | Immigration | Migration | Liberté | Frontières | Inégalités | Géographie | Politique | Capital | Économie | Commerce |
Ouvrage disponibleAtlas des migrations dans le monde: Libertés de circulation, frontières et inégalités, Migreurop
Ce nouvel atlas du collectif Migreurop propose un traitement original et éclairant des enjeux migratoires contemporains en interrogeant une question forte : la liberté de circulation. Cette notion, soit présentée tel un slogan pour contester les politiques migratoires, soit brandie pour dénigrer toute tentative de penser ces politiques hors du strict contrôle migratoire, fait en effet l’objet d’un traitement très clivant dans l’espace public. Cet ouvrage propose une prise de recul nécessaire en apportant à des éléments à la fois théoriques et tirés de l'expérience vécue des migrants : mise en perspective des dynamiques historiques de la liberté de circulation, présentation des grands espaces de circulation existants, les migrations humaines au regard des migrations de capitaux et marchandises, les formes de circulation mises en oeuvre par les migrants eux-mêmes, les imaginaires contradictoires sur le fait migratoire. Chaque partie est constituée d'une dizaine de planches faisant dialoguer des textes d'experts avec une iconographie riche et créative (cartes, dessins, photographies), et alternant des thématiques "classiques" aux sujets les plus actuels (pandémie, circulation des données, migrations des femmes, écologie...). Dans un paysage politique et médiatique qui place au centre de l’attention les entraves aux mouvements, cet atlas vient ainsi contribuer aux débats sur le futur des politiques migratoires, et ouvrir le champ des possibles. Migreurop est un réseau euro-africain de militant.e.s et chercheur.se.s dont l'objectif est de décrypter les politiqus européennes d'immigration et d'asile et leurs conséquences sur les conditions de vie et les droits des personnes exilées.
Atlas des migrations dans le monde: Libertés de circulation, frontières et inégalités, Migreurop, Editions Armand Colin, Septembre 2022.
MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Migreurop | Immigration | Migration | Liberté | Frontières | Inégalités | Géographie | Politique | Capital | Économie | Commerce | Écologie |
Ouvrage disponibleLe livre du philosophe, Friedrich Nietzsche
"Personne ne sait maintenant à quoi ressemble un bon livre", écrit Nietzsche dans Le Livre du philosophe. De ce projet avorté, vaste exposé des rapports de la philosophie à l'art, à la science et à la civilisation, il reste des études dont le caractère fragmentaire ne choque pas l'esprit de l'élan nietzschéen. Jalons historiques confrontés au miroir de l'interprétation et programme pour la philosophie de demain se marient dans un texte souvent violent. Mais il faut de la violence pour affirmer la vie et dénoncer le travail mortifère de la science. Nietzsche se livre ici à une lutte sans merci contre les fossoyeurs de la pensée et somme la philosophie d'être artiste. Car le philosophe ne doit pas chercher la vérité mais les métamorphoses du monde dans les hommes.
Le livre du philosophe, Friedrich Nietzsche, Editions Flammarion, Septembre 1991.
MOTS CLÉS : Editions Flammarion | Friedrich Nietzsche | Socrate | Art | Allemagne | Philosophie | Civilisation | Critique | Culture | Nihilisme |
Ouvrage disponibleLa Société contre l’État : Recherches d’anthropologie politique, Pierre Clastres
Le problème du pouvoir politique dans les sociétés primitives. S’appuyant sur les sociétés indiennes d’Amérique du Sud, l’auteur démontre les mécanismes qui règlent leur fonctionnement. Au terme de ce travail d’analyse, on est amené à découvrir que les sociétés primitives ne sont pas seulement des sociétés sans État, mais, bien plus, des sociétés contre l’État. Quand, dans la société primitive, l’économique se laisse repérer comme champ autonome et défini, quand l’activité de production devient travail aliéné, comptabilisé et imposé par ceux qui vont jouir des fruits de ce travail, c’est que la société n’est plus primitive, c’est qu’elle est devenue une société divisée en dominants et dominés, en maîtres et sujets, c’est qu’elle a cessé d’exorciser ce qui est destiné à la tuer : le pouvoir et le respect du pouvoir. La division majeure de la société, celle qui fonde toutes les autres, y compris sans doute la division du travail, c’est la nouvelle disposition verticale entre la base et le sommet, c’est la grande coupure politique entre détenteurs de la force, qu’elle soit guerrière ou religieuse, et assujettis à cette force. La relation politique de pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est politique, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’État détermine l’apparition des classes. Pierre Clastres ????? Table des matières ????? Chapitre 1 : Copernic et les sauvages – Chapitre 2 : Échange et pouvoir : philosophie de la chefferie indienne – Chapitre 3 : Indépendance et exogamie – Chapitre 4 : Élément de démographie amérindienne – Chapitre 5 : L’arc et le panier – Chapitre 6 : De quoi rient les Indiens – Chapitre 7 : Le devoir de parole – Chapitre 8 : Prophètes dans la jungle – Chapitre 9 : De l’un sans le multiple – Chapitre 10 : De la torture dans les sociétés primitives – Chapitre 11 : La société contre l’État
La Société contre l’État : Recherches d’anthropologie politique, Pierre Clastres, Editions de Minuit, 1974.
MOTS CLÉS : Editions de Minuit | Pierre Clastres | Anthropologie | Politique | Ethnologie | État | Société | Inégalité | Critique | Sociale |
Ouvrage disponibleCreatividad y Discursos Hipermedia, Véronica Perales Blanco
Esta obra trata sobre la creatividad y los discursos contemporáneos vinculados al hipermedia, agrupados en torno a dos líneas básicas de desarrollo. La primera línea reúne ensayos relacionados con "La evolución de las narrativas en el contexto hipermedia". Se exponen cuestiones derivadas de los cambios acontecidos en las últimas décadas en el ámbito de las tecnologías digitales aplicadas a la comunicación configurando cómo estos avances repercuten de forma constitutiva en los discursos. La segunda línea de trabajo, aborda de forma explícita la construcción de los discursos, planteando las formas que toma la producción artística vinculada al uso de la tecnología, en las últimas décadas.
Creatividad y Discursos Hipermedia, Véronica Perales Blanco, Editions de la Universidad de Murcia, Décembre 2012.
MOTS CLÉS : Editions de la Universidad de Murcia | Véronica Perales Blanco | Art | Création | Numérique | Technologies | Multimédia | Narration | Culture | Médias | Design | Production | Communication | Histoire |
Ouvrage disponibleTravesías y Permanencias, Aurora Alcaide Ramirez
Travesías y permanencias es el primer título de la colección Estéticas Migratorias en el arte contemporáneo, una recopilación de las contribuciones teóricas realizadas por diferentes investigadores invitados a participar, durante el curso académico 2010/2011, en la asignatura homónima perteneciente al Máster Oficial en Producción y Gestión Artística de la Facultad de Bellas Artes de la Universidad de Murcia.
Travesías y Permanencias, Aurora Alcaide Ramirez, Editions de la Universidad de Murcia, Mars 2012.
MOTS CLÉS : Editions de la Universidad de Murcia | Aurora Alcaide Ramirez | Art | Photographie | Esthétique | Culture | Déplacement | Diaspora | Frontière | Migration | Immigration | Exil | Territoire | Espace public | Urbain |
Ouvrage disponibleUrbanacción 07/09, Ana Mendez de Andes
This book collects various actions and proposals of intervention in urban space gathered by the Urbanación organization (Ana Méndez de Andés, Pablo Sáiz and Michael Moradiellos) along with La Casa Encendida, developed between 2007 and 2009. It also includes the projects of urban intervention and appropriation carried out in different parts of the world by raumlabor, Recetas Urbanas/Santiago Cirujeda, Vazio S/A, aaa (atelier d'architecture autogérée), Einfach/Mehrfach (Vienna), Green Guerrillas, Cascoland, Bruit du frigo and [R]activa04, with theoretical texts by Merijn Oudenampsen, Katja Szymczak, Klaus Obermeyer, Stany Cambot and Gil Doron; the result of workshops by Carlos Teixeira, Lara Almarcegui, raumlabor, Esterni and Pied la Biche, as well as the winning and finalist projects of the urbanacción2 contest.
Urbanacción 07/09, Ana Mendez de Andes, Editions La Casa Encendida, Mars 2010.
MOTS CLÉS : Editions La Casa Encendida | Ana Mendez de Andes | Art | Urbanisme | Architecture | Ville | Citoyens | Transformation | Autogestion | Collectif | Innovation | Critique |
Ouvrage disponibleMultitudes N°53 automne 2013, Inculte revue
Depuis la fin des années 1980, un mouvement d’internationalisation des échanges culturels a dessiné les contours d’une nouvelle géographie culturelle mondiale. La mise en lumière croissante d’artistes contemporains d’origine africaine ? longtemps négligés ? s’est accompagnée d’une exaltation d’un multiculturalisme et d’un art globalisé. La réception du travail de ces artistes est souvent allée de pair, et en France tout particulièrement, avec les lacunes dans la réception et la traduction de ressources discursives et pensées théoriques sur l’art, venues d’Afrique. Ce premier volet d’un chantier de traductions choisit de s’intéresser à l’émergence d’un « nouveau discours africain sur l’art » survenu dans les années 1990. Le champ du design est en pleine transformation. Les designers remettent en question les modalités actuelles de production et de consommation, et leurs conséquences néfastes sur la subjectivité individuelle et collective, ainsi que sur l’environnement. Ils retrouvent les origines du design qui avec William Morris avait placé dans les « arts décoratifs » l’espoir d’une révolution sociale capable de soustraire l’homme à la misère des tâches répétitives et des formes standardisées de la société industrielle. Aujourd’hui il s’agit d’élaborer de nouvelles machines capables de fabriquer des biens de consommation courante en sortant du circuit traditionnel de la marchandise et d’aller vers une nouvelle « fabrique du sensible ».
Multitudes N°53 automne 2013, Inculte revue, Editions Inculte revue, Automne 2013.
MOTS CLÉS : Editions Inculte revue | Inculte revue | Art | Afrique | Occident | Culture | Politique | Colonialisme | Histoire | Géographie | Diaspora | Écologie | Justice |
Ouvrage disponibleUn art contextuel : Création artistique en milieu urbain en situation d'intervention de participation, Paul Ardenne
Dès les débuts du XXe siècle, de nombreux artistes délaissent le territoire de l'idéalisme, rejettent en bloc les formes traditionnelles de représentation et désertent les lieux institutionnels pour s'immerger dans l'ordre des choses concrètes. La réalité devient une préoccupation première, avec, pour conséquence, une refonte du "monde de l'art", de la galerie au musée, du marché au concept d'art lui-même. Emergent alors des pratiques et des formes artistiques inédites : art d'intervention et art engagé de caractère activiste, art investissant l'espace urbain ou le paysage, esthétiques participatives ou actives dans les champs de l'économie, des médias, ou du spectacle. L'artiste devient un acteur social impliqué, souvent perturbateur. Quant à l'oeuvre d'art, elle adopte un tour résolument neuf, problématique, plus que jamais en relation avec le monde tel qu'il va. Elle en appelle à la mise en valeur de la réalité brute, au "contexte" justement. L'art devient contextuel. C'est de cette inflexion, caractéristique de l'art moderne puis contemporain, que nous entretient l'auteur en livrant la première synthèse sur le sujet. Il privilégie les exemples concrets mais aussi les questions que ces pratiques ne manquent pas de soulever. Paul Ardenne est maître de conférences en histoire de l'art et esthétique à l'université d'Amiens. Collaborateur régulier des revues Art press et Parpaings, commissaire d'expositions, il a notamment publié Art, l'âge contemporain (Éditions du Regard, 1997), L'Art dans son moment politique (La Lettre volée, 2000), L'Image Corps (Éditions du Regard, 2001).
Un art contextuel : Création artistique en milieu urbain en situation d'intervention de participation, Paul Ardenne, Editions Flammarion, Juin 2002.
MOTS CLÉS : Editions Flammarion | Paul Ardenne | Art | Ville | Urbanisme | sociale | Activisme | Militantisme | Street Art | Graffiti |
Ouvrage disponibleLe Portrait de Dorian Gray, Oscar Wilde
«Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d'un jeune homme d'une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même, Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d'étranges conjectures.» Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce voeu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l'âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : «Chacun de nous porte en soi le ciel et l'enfer.» Et ce livre lui-même est double : il nous conduit dans un Londres lugubre et louche, noyé dans le brouillard et les vapeurs d'opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu'il parut, en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité, bien plutôt, est d'être un roman réaliste, tout ensemble, et un roman d'esthète - fascinants, l'un et l'autre, d'une étrangeté qui touche au fantastique.
Le Portrait de Dorian Gray, Oscar Wilde, Editions Grands Écrivains, Avril 1986.
MOTS CLÉS : Editions Grands Écrivains | Oscar Wilde | Angleterre | Londres | Littérature | Roman | Fiction | Gothique | Époque Victorienne | Histoire | Jeunesse | Immortalité |
Ouvrage disponiblePetit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens, Robert-Vincent Joule Jean-Léon Beauvois
Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois figurent parmi les chercheurs francophones en psychologie sociale les plus connus. Le premier est professeur à l'université d'Aix-Marseille, le second à l'université de Nice Sophia Antipolis. Outre ce Petit traité, ils ont rédigé ensemble trois ouvrages : soumission et idéologies et La soumission librement consentie (Presses universitaires de France), ainsi que A radical dissonance theory (Taylor & Francis). "Comment amène-t-on autrui à faire ce qu'on voulait le voir faire ? La solution se trouve dans cette introduction aux techniques de la manipulation." _ Le Monde "Et le plus fort, c'est que ça marche aussi en amour. Essayez, vous verrez..." _ L'Écho des savanes "Cinquante ans de recherches scientifiques, basées sur l'administration de la preuve, permettent aujourd'hui à qui veut influencer autrui de mettre un maximum de chances de son côté et à qui en a assez de se faire "manipuler" de mieux comprendre les ressorts psychologiques au moyen desquels il se fait piéger." _ Réponse à tout ! "Finalement, le titre est on ne peut plus exact. La manipulation est observée sous tous ses angles scientifiques, puis disséquée dans toutes ses utilisations pratiques..." _ Challenges "Voici un petit ouvrage à ne pas mettre entre toutes les mains. Deux psychosociologues de talent y démontrent comment, dans la vie de tous les jours, nous sommes manipulés par les commerciaux ou la publicité. Idéal pour ne plus tomber dans le panneau... Mais aussi obtenir des autres ce que vous souhaitez." _ Entreprise et carrières "Un livre étonnant, utile, indispensable... qu'il faudrait d'urgence inscrire au programme des écoles primaires, peut-être même avant le code de la route..." _ Annales des mines
Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens, Robert-Vincent Joule Jean-Léon Beauvois, Editions PU GRENOBLE, Mars 2014.
MOTS CLÉS : Editions PU GRENOBLE | Robert-Vincent Joule | Jean-Léon Beauvois | Manipulation | Psychologie | Psychanalyse | Sociale | Persuasion | Marketing | Média | Quotidien |
Ouvrage disponibleUtopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif
Rédigé par une équipe d'éminents spécialistes français et américains, cet ouvrage constitue une véritable synthèse, magistrale et inédite, de l'histoire de l'utopie dans la culture occidentale, depuis les sources antiques et bibliques jusqu'à la fin du XXe siècle. Les récits d'origine, venus de la Bible et de l'Antiquité gréco-latine, où sont décrits des lieux de félicité (les îles Fortunées, le jardin d'Eden ou le paradis terrestre) et des époques heureuses (l'âge d'or) hantent longtemps l'attente d'un monde idéal et sont relayés par une littérature médiévale riche de quêtes et de voyages initiatiques, allégoriques ou réels, vers des pays enchantés, puis, dans l'Italie de la Renaissance, par les architectures idéales de Léonard de Vinci ou de Filarete. L'événement majeur est alors la découverte d'un nouvel Eldorado : l'Amérique ; cet événement est précisément contemporain de l'invention, par Thomas More, du mot et du genre littéraire qu'est l'utopie. De la cité du Soleil de Campanella aux communautés, puritaines ou catholiques, qui vont s'établir aux Amériques, l'espérance utopique entretient l'idée d'une régénération des sociétés chrétiennes tandis que le thème du bon sauvage devient une forme classique de la pensée utopique, celle du retour à la nature. Avec le XIXe siècle, les utopies sociales prolifèrent : colonies et communautés, expériences et théories traduisent l'espérance d'une émancipation collective (Robert Owen et la New Harmony, les saint-simoniens, Prosper Enfantin, Fourier et son Phalanstère, les communautés religieuses américaines des quakers et des shakers...). Le XXe siècle oscille entre de puissantes aspirations au changement, nourries d'utopies et constamment réactivées, et la découverte des totalitarismes, qui apparaissent comme l'envers de l'utopie et qu'avaient pressentis de grands romanciers comme Wells, Zamiatine, Huxley et Orwell. Wells rêve d'une " machine à remonter le temps ", Capek invente le mot " robot ", Lang tourne Metropolis. Les artistes russes et soviétiques des années 19 15 à 1923 (Malevitch, Lissitzky, Pounine) illustrent la quête d'un art nouveau qui est en même temps celle d'un monde nouveau. Changer l'espace, c'est l'objet que poursuivent les créateurs de villes nouvelles : Le Corbusier, Perret, Hilberseimer. Les expositions universelles et notamment celle de New York, en 1939, préfigurent le bouleversement des modes de vie et l'american way of life de l'après-guerre. De l'hygiénisme à l'eugénisme, jusqu'à la " solution finale ", l'entreprise nazie, rapprochée ici des intuitions d'un Huxley ou d'un Orwell, est la face noire, totalitaire, de l'utopie. Avec les années soixante et soixante-dix renaît l'aspiration à changer la vie, des mouvements communautaires américains - Twin Oaks, l'Ecotopie de Callenbach - à la contre-culture, dont les héritiers sont les actuels mouvements en faveur de la reconnaissance des minorités, en passant par Mai 68 et les profondes transformations survenues dans les rapports sociaux. En convoquant tous les registres - philosophie, histoire, architecture, arts plastiques -, en mobilisant une très riche iconographie puisée dans les collections de la Bibliothèque nationale de France, de la New York Public Library, et de plusieurs musées (manuscrits, estampes, dessins, cartes et plans, éditions rares...), l'ouvrage brosse une fresque de deux mille cinq cents ans d'utopie, à travers laquelle s'exprime au fond la quintessence de la civilisation occidentale : ses rêves, ses désirs, ses idéaux, ses tentations, ses illusions..., sa complexité.
Utopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif, Editions Fayard, décembre 1999.
MOTS CLÉS : Editions Fayard | Lyman Tower Sargent | Roland Schaer | Collectif | Utopie | Idéal | Société | Sociale | Philosophie | Politique | Occident | Antiquité | Renaissance | Colonialisme |
Ouvrage disponibleDocumentaire et fiction: Allers-retours, José Moure N. T. Binh Solveig Anspach Julie Bertuccelli Alain Cavalier Jean-Pierre & Luc Dardenne Rithy Panh Claire Simon Agnès Varda
Il y a d'une part les documentaristes à qui l'on pose la question : « Quand est-ce que vous ferez un vrai film ? » Et il y a d'autre part des cinéastes de fiction à qui l'on demande : « Vous n'avez jamais eu envie de filmer la réalité ? » Le débat est aussi vieux que le cinéma lui-même. Peut-on filmer le réel ? Peut-on d'ailleurs filmer autre chose que le réel ? Dans cet ouvrage, ont été interrogés huit cinéastes qui ont l'expérience conjuguée de la fiction et du documentaire. Chacun d'entre eux se penche avec acuité sur le passage de l'un à l'autre, chaque créateur ayant son rapport particulier au réel et à l'imaginaire. Ouvrage coordonné par N. T. Binh et José Moure.
Documentaire et fiction: Allers-retours, José Moure N. T. Binh Solveig Anspach Julie Bertuccelli Alain Cavalier Jean-Pierre & Luc Dardenne Rithy Panh Claire Simon Agnès Varda, Editions Les impressions nouvelles, Mars 2015.
MOTS CLÉS : Editions L'Harmattan | François Jost | Art | Cinéma | Architecture | Ville | Métropole | Urbanisme | Paysage | Bâtiment | Documentaire | Fiction | Entretien |
Ouvrage disponibleKing kong est à new york, Christophe Fiat
les docks d'hoboden à new york la montagne skull l'adventure fonds sonores 1 fonds sonores 2 KING KONG bruitages king kong et ann darrow king kong qui rugit quatre fois ann darrow dans un arbre 1 cris perçants d'ann darrow dans un arbre king kong qui se martèle la poitrine et qui attrape l'oiseau et qui tue l'oiseau ann darrow dans un arbre 2 une bombe qui éclate ANN DARROW et KING KONG 1 ANN DARROW et KING KONG 2 king kong est à new york 1 king kong est à new york 2 la 8eme merveille du monde king kong est à new york 3 king kong est à new york 4 king kong est à new york 5
King kong est à new york, Christophe Fiat, Editions derrière la salle de bains, Juin 2001.
MOTS CLÉS : Editions derrière la salle de bains | Christophe Fiat | Poème | Poésie | Recueil | Littérature |
Ouvrage disponibleFils de poulpe : pacifiste que ça, Tristan Macklaw
"Le mécanicien était bien à son poste, affairé sous une vielle Mercedes, dans la fosse qu'il avait creusée à même le bitume du parking abandonné. - Laisse tomber, y'a "R", lui dit il amusé. - Comment ça rien ? - Tu cherches la coke, j'suis pas con. Toutes façons je sais rien moi, j'étais pas dans l'équipe." . Vingt-huit ans après la première aventure du Poulpe. Octave s'intéresse à un corps échoué sur la côte de Jade. Son enquête le conduit au fond de la rade de Brest, dans le milieu identitaire de Poitiers, et à la frontière hispano-portugaise. Comme son père, il prend des coups. Et il les rend.
Fils de poulpe : pacifiste que ça, Tristan Macklaw, Editions Nick Lazdate, Juin 1999.
MOTS CLÉS : Editions Nick Lazdate | Tristan Macklaw | Roman | Polar | Thriller |
Ouvrage disponibleSous le pavillon noir: Pirates et flibustiers, Philippe Jacquin
Barbe Noire, l'Olonnois, Monbars l'Exterminateur... Leurs noms sinsitres résonnent encore sur toutes les mers. Surgis des profondeurs de l'enfer, les pirates ont défié l'Empire Céleste, Rome et l'Espagne du siècle d'or. Éternels révoltés, précurseurs audacieux de sociétés égalitaires, ou aventuriers sans scrupules, gueux fascinés par l'or des Amériques ?
Sous le pavillon noir: Pirates et flibustiers, Philippe Jacquin, Editions Gallimard, Novembre 1988.
MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Philippe Jacquin | Amérique | Espagne | Pirates | Flibustiers | Corsaires | Navigation | Caraïbes | Aventure | Colonisation |
Ouvrage disponibleGéopolitique des ressources naturelles, Revue Hérodote
Les enjeux géopolitiques du pétrole sont connus depuis longtemps. En revanche, la prise de conscience des limites de l'ensemble des ressources naturelles fut plus lente, de même que l'exigence à plus ou moins long terme de changer de modes de production, et ce d'autant plus que l'activité humaine est responsable de l'accélération du réchauffement climatique. Mais les désaccords sont nombreux entre les différents acteurs : producteurs et consommateurs, pays émergents et pays développés, partisans de la croissance et partisans de la décroissance. Les COP sur le climat et la biodiversité se succèdent et ont beaucoup de difficultés à trouver un consensus minimal, les intérêts des uns s'opposant à ceux des autres. Ce sont ces rivalités qu'analysent les articles de ce numéro, qu'elles aient pour objet les énergies fossiles, les métaux indispensables à la transition énergétique, le retour du nucléaire ou encore la production de nouvelles protéines pour répondre à une demande exponentielle.
Géopolitique des ressources naturelles, Revue Hérodote, Editions La Découverte, 1er trimestre 2023.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Revue Hérodote | Géopolitique | Ressources | Énergies fossiles | Métaux | Matériaux | Transitions énergétiques | Nucléaire | Climat | Écologie | Biodiversité |
Ouvrage disponibleLe vote ou le fusil: suivi de « Nous formons un seul et même pays », Malcolm X John Fitzgerald Kennedy
En 1963, un siècle après l’abolition de l’esclavage, la discrimination raciale est toujours d’actualité aux États-Unis. Sous la pression grandissante des militants noirs, John F. Kennedy annonce la promulgation d’une loi visant à faire des Noirs américains des citoyens comme les autres, « sans distinction de couleur ni de race ». Mais les promesses du président ne suffisent pas à calmer la colère des mouvements radicaux. Pour Malcolm X, il n’est pas question d’opposer un discours non violent à la violence quotidienne infligée aux Noirs ; ce sera la liberté ou la mort ; le vote ou le fusil. Des discours qui ont marqué l’Histoire, par des figures d’exception.
Le vote ou le fusil: suivi de « Nous formons un seul et même pays », Malcolm X John Fitzgerald Kennedy, Éditions POINTS, Février 2011.
MOTS CLÉS : Éditions POINTS | Malcolm X | John Fitzgerald Kennedy | États-Unis | Histoire | Politique | Droits civiques | Racisme | Lutte | Activisme | Militantisme | Ségrégation | Société | Révolution | Philosophie | Démocratie |
Ouvrage disponibleD'écrire sa ville : Canteleu an 2000, Nathanaël Bérangnier Marie-Paule Delacroix Michel Erhard Isabelle Monnier-Langlais Big'Louis Arlette Renard Carol Styl Denise Triboult Claude Macé David Guiffard
Du 7 octobre 1999 au 9 mars 2000, dix volontaires parmi les habitants de la ville de Canteleu se sont investis dans un atelier d'écriture, animé sur place par l'écrivain Claude Macé et l'architecte David Guiffard au nom de l'association Le Cabas. Exprimer librement, noir sur blanc, les sentiments que leur quotidien vécu dans cette cité de l'agglomération de Rouen leur inspirait a été leur principale motivation. L'action ainsi menée les a encouragés à décliner une lecture de l'environnement, à partir d'une observation soutenue de leur condition quotidienne en collectivité. En se frottant à l'art de traquer leur ville, ils l'ont alors observée avec minutie et pertinence, et, en s'essayant à celui de la rêver, ils se sont donc racontés avec un désir de bien-être personnel à vivre là ou ils sont. À lire !...
D'écrire sa ville : Canteleu an 2000, Nathanaël Bérangnier Marie-Paule Delacroix Michel Erhard Isabelle Monnier-Langlais Big'Louis Arlette Renard Carol Styl Denise Triboult Claude Macé David Guiffard, Éditions Le Cabas, 2000.
MOTS CLÉS : Éditions Le Cabas | Nathanaël Bérangnier | Marie-Paule Delacroix | Michel Erhard | Isabelle Monnier-Langlais | Big'Louis | Arlette Renard | Carol Styl | Denise Triboult | Claude Macé | David Guiffard | Normandie | Rouen | Canteleu | Ville | Habitat | Écriture | Littérature | Paysage |
Ouvrage disponibleProduire un documentaire, Matthieu Belghiti
Avec plus de 600 pages de compléments sur internet dont de nombreux dossiers de films. Le documentaire, ou filmer le réel, est le genre le plus répandu dans le monde. Il a cette particularité qu'il traite tous les sujets (zones de conflits, société, voyages, animaux, histoire, santé...), couvre tous les formats et qu'il se réalise avec tous les budgets, du plus petit au plus gros. On le retrouve sur internet, sur les chaînes de télévision et au cinéma, c'est le produit audiovisuel qui s'exporte le mieux dans le monde. "Produire un documentaire" va vous guider pour mener à bien une production en particulier : sur la recherche et le choix du sujet, le développement artistique et économique, la recherche de financement, le choix des équipes, les rapports avec les diffuseurs et son exploitation.
Produire un documentaire, Matthieu Belghiti, Editions DIXIT, Novembre 2015.
MOTS CLÉS : Editions DIXIT | Matthieu Belghiti | Art | Audiovisuel | Documentaire | Production | Financement | Développement | Production | Subventions |
Ouvrage disponibleL'écologie aux marges : Vivre et créer dans les ruines du capitalisme, Igor Babou Joëlle Le Marec Amélie Monnereau
Habiter dans les ruines du capitalisme industriel, y vivre et y développer l’écologie par des formes d’éducation populaire centrées sur l’action plus que sur le discours, aller d’expulsion en expulsion dans un habitat temporaire tout en tissant des liens étroits avec les habitants de quartiers populaires : des collectifs s’organisent au coeur des contradictions contemporaines en pratiquant une écologie sociale et solidaire. Des friches urbaines squattées fournissent des lieux de vie et d’action à des activistes qui refusent l’état du monde et l’inaction politique. Ce livre raconte l’aventure d’activistes installés en banlieue parisienne pour y développer une écologie sociale et populaire. Il repose sur un long travail d’enquête ethnographique avec une participation durant plus de deux ans au quotidien des activistes et des entretiens menés avec des habitants et les animateurs du lieu. Il restitue cette expérience inspirante en accordant une large place à la photographie et à la parole des personnes. Le « Laboratoire écologique zéro déchet », créé par une poignée d’activistes d’abord à Noisy-Le-Sec puis installé à Pantin, démontre que la cohérence d’un projet mené avec détermination, tact et bienveillance peut réussir aux marges du capitalisme et de l’Etat là où les collectivités territoriales et les institutions échouent depuis des décennies. On se prend alors à rêver : et si, au lieu d’empêcher ces initiatives au nom du principe de propriété et de l’ordre établi, l’Etat laissait agir celles et ceux qui savent comment transformer le monde et le rendre plus habitable, peut-être pourrions-nous éviter la catastrophe environnementale et climatique qui s’annonce. Igor Babou est professeur à l'université de Paris Cité, et membre du laboratoire Ladyss. Il étudie les politiques publiques de la nature, le patrimoine naturel, les mobilisations écologistes, et les sciences de la nature. Il a mené des enquêtes ethnographiques en Argentine, à la Réunion, en Espagne, et en France hexagonale. Ses recherches s'inscrivent dans le champ de l'écologie politique et de la socio-anthropologie de la nature. Il accompagne ses enquêtes de terrain par un travail de photographie documentaire.
L'écologie aux marges : Vivre et créer dans les ruines du capitalisme, Igor Babou Joëlle Le Marec Amélie Monnereau, Editions ETEROTOPIA, Collection Parcours, Février 2023 .
MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Igor Babou | Écologie | Éducation | Friches | Squats | Banlieue | Activisme | Photographie | Populaire |
Ouvrage disponibleTechniques & Culture 74 - Semer le trouble, Collectif
On étouffe. La situation n'est pas tenable. Nous courons à la catastrophe. L'effet de sidération paralyse les velléités d'action. Ce contre quoi nous avons des raisons de nous insurger semble se fondre dans un même mouvement global, une lame de fond irrépressible. Quels moyens possédons-nous pour semer le trouble dans la mécanique des rapports de domination ? Ce numéro fait appel à notre expérience collective des techniques de lutte et enquête sur les foyers de résistance qui s'élaborent et opposent aux gouvernementalités de nouvelles priorités, d'autres perspectives. Les collectifs travaillent leurs outils autant que leurs convictions ; ils suspendent le temps, par adaptation ou détournement de choses et de dispositifs. Comment la « mésentente », qui vient troubler l'idylle consensuelle de la politique, se trouve-t-elle instruite et équipée par les gestes et les instruments propres aux mouvements de lutte ? Ce numéro est élaboré dans le contexte de la mobilisation contre des réformes qui mettent en danger la vitalité de l'enseignement supérieur et de la recherche. Par cette matérialisation, en revue, d'un désaccord têtu, Techniques&Culture propose un répertoire non exhaustif des actions qui sèment et cultivent le trouble.
Techniques & Culture 74 - Semer le trouble, Collectif, Editions EHESS, Décembre 2020.
MOTS CLÉS : Editions EHESS | Collectif | Résistance | Soulèvements | Contestation | Lutte |
Ouvrage disponibleLa machine de guerre américaine : La politique profonde, la CIA, la drogue, l'Afghanistan, Peter Dale Scott
J'avais dit du précédent livre éblouissant de Peter Dale Scott traitant de ce sujet "Drugs Oil and War" qu'il faisait passer la plupart des explications journalistiques et universitaires concernant nos interventions passées et présentes pour une propagande gouvernementale écrite pour les enfants. Son dernier ouvrage est encore meilleur Lisez le ! Daniel ELLSBERG Ce livre stimulant et extrêmement bien documenté explore les aspects secrets de la politique étrangère américaine. Analyste politique de premier plan, Peter Dale SCOTT rassemble des preuves accablantes afin de lever le voile sur la violence autorisée par l'État, illégale bien que largement répandue, qui règne dans le monde de la politique et dans celui des affaires. L'auteur s'intéresse particulièrement à ce phénomène dans le cadre de l'implication à long terme des États-Unis dans le trafic de drogue mondial. Dès les années 1950 en Thaïlande, les Américains se sont habitués à voir la CIA nouer dans des alliances avec les trafiquants de drogues (et leurs banquiers) afin d'installer et de soutenir des gouvernements de droite. Le schéma s'est répété ensuite dans de nombreux pays (Laos, Vietnam, Italie, Mexique, Nigeria, Venezuela, Colombie, Pérou, Chili, Panama, Honduras, Turquie, Pakistan et à présent en Afghanistan, pour ne nommer que ceux évoqués dans le livre). SCOTT démontre que la relation des services de renseignements américains et de leurs agents avec le trafic de drogue mondial et d'autres réseaux de criminels internationaux, demande une étude approfondie au sein du débat sur la présence américaine en Afghanistan. À ce jour le gouvernement américain et ses politiques ont plutôt contribué à renforcer le trafic de drogue qu'à le restreindre. La soi-disant "Guerre contre la terreur", et en particulier la guerre en Afghanistan, constituent seulement un nouveau chapitre de cette dérangeante histoire. Traduit de l'anglais par Maxime CHAIX et Anthony SPAGGIARI.
La machine de guerre américaine : La politique profonde, la CIA, la drogue, l'Afghanistan, Peter Dale Scott, Editions Demi-Lune, Octobre 2012.
MOTS CLÉS : Editions Demi-Lune | Peter Dale Scott | États Unis | Afghanistan | CIA | Impérialisme | Géopolitique | Politique | Économie | Guerre | Internationale | Corruption |
Ouvrage disponiblePoutine historien en chef, Nicolas Werth
Le 24 février 2022, l'opinion mondiale découvre avec stupeur le discours de Vladimir Poutine justifiant l'invasion de l'Ukraine, au prétexte de faire cesser un "génocide" exercé par un régime qu'il convient de "dénazifer". Cette extraordinaire falsification de l'histoire s'inscrit dans le droit fil du grand récit national construit au cours des vingt dernières années par Vladimir Poutine et dont l'ONG Mémorial fit les frais en 2021. Ce récit, exaltant la grandeur d'une "Russie éternelle" face à un Occident agressif et décadent, n'admet aucune contestation pour servir les intérêts géopolitiques d'un régime dictatorial et répondre aux attentes d'une société désorientée suite à l'effondrement du système soviétique. Ce Tract éclaire les origines de cette distorsion des faits historiques et la façon dont elle est mise en oeuvre pour légitimer la première guerre du XXIe siècle sur le continent européen.
Poutine historien en chef, Nicolas Werth, Editions Gallimard, Juin 2022.
MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Nicolas Werth | Russie | Ukraine | Russie éternelle | Histoire | Propagande | Dictature | Nationalisme | Censure | Mémorial | Mythe | Réécriture |
Ouvrage disponibleLes guerres perdues de Youri Beliaev, Pierre Sautreuil
Ancien flic, devenu mafieux, millionnaire déchu, chef de parti d'extrême droite, vétéran du conflit Yougoslave soupçonné d'avoir tué soixante-quatre Bosniaques et tenté d'assassiner Eltsine, le Russe Youri Beliaev décide, à 58 ans, de se mettre au vert en Ukraine, en pleine zone de guerre. Drôle d'endroit pour se planquer. Fin 2014, Pierre Sautreuil, jeune journaliste, découvre son histoire rocambolesque. Entre l'apprenti reporter et le mercenaire sur le retour, se noue un lien fait de confessions troubles, d'affection et de fascination. Youri disparaît, Youri se cache, Youri survit à un attentat, fait de la prison, s'échappe... Et Pierre Sautreuil, lancé à sa poursuite, tente de comprendre. Fasciste, salopard, criminel de guerre néonazi, ou rebelle devenu chien de guerre pour sauver sa peau ? Un portrait puissament romanesque qui nous entraîne du Donbass à Moscou, de la Bosnie à la Tchétchénie, à la découverte d'un de mi siècle d'histoire de la Russie et des frontières de l'empire soviétique démembré. Exaltant et totalement original. Né en 1993, Pierre Sautreuil a été lauréat en 2015 du prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre, catégorie jeune reporter. Les guerres perdues de Youri Beliaev est son premier livre.
Les guerres perdues de Youri Beliaev, Pierre Sautreuil, Editions Grasset, Mars 2018.
MOTS CLÉS : Editions Grasset | Pierre Sautreuil | Russie | Ukraine | Yougoslavie | Tchétchénie | Bosnie | Beliaev | Donbass | Extrême Droite | Fascisme | Mafia | Journalisme | Guerre |
Ouvrage disponibleArt et Production, Boris Arvatov
Art et Production fait partie des classiques oubliés des avant-gardes qui se sont épanouis durant la Révolution russe. Publié à Moscou en 1926, il vient porter le fer dans les débats qui agitent l'école constructiviste : que doit être le statut de l'art après la révolution, ses liens avec les techniques industrielles de reproduction, avec la critique de la vie quotidienne, comment doit-il entrer dans l'usine ? Autant d'interrogations radicales, témoignages d'une séquence politico-sociale bouillonnante. Une nouvelle conception de l'art émerge qui laissera une empreinte indélébile sur une tradition de critique matérialiste
Art et Production, Boris Arvatov, Editions Sans soleil, Novembre 2022.
MOTS CLÉS : Editions Sans soleil | Boris Arvatov | Russie | Productivisme | Constructivisme | Révolution | Usine | Prolétariat | Réalisme | Culture | Théorie |
Ouvrage disponibleOurod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard
Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe – ourod en est un – les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie: au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques – vivants ou en bocaux – côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore: le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. À l’heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à «l’homme nouveau» et à la «femme de demain»? Pour répondre à cette question, l’auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui. Annick Morard est spécialiste de littérature et de culture russe. Elle a été maître-assistante, puis chargée de cours à l'Université de Genève, et chercheuse associée à l'Institut de Littérature russe (Maison Pouchkine) à Saint Pétersbourg, ou elle a enquêté sur les monstres et le monstrueux entre 2014 et 2016. Auteure d'un ouvrage consacré à l'émigration russe à Paris dans l'entre-deux-guerres (De l'émigré au déraciné, l'Âge d'Homme, 2010), elle s'intéresse également à la culture soviétique et postsoviétique, aux avant-gardes littéraires et à la culture populaire.
Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard, Editions La Baconnière, Janvier 2020.
MOTS CLÉS : Editions La Baconnière | Annick Morard | Russie | Monstre | Culture | Histoire | Légende | Mythologie | Littérature | Folklore | Société |
Ouvrage disponibleKiosk: The Last Modernist Booths Across Central and Eastern Europe, Zupagrafika
Mass-produced from the 1970s to the 1990s, modular kiosks like the seminal K67, designed by the Slovenian architect Sasa J.Mächtig, and similar systems - including the Polish Kami, the Macedonian KC190, and the Soviet "Bathyscaphe" - could be found anywhere throughout the former Easter Bloc and ex-Yugoslav countries, from bustling city squares to socialist-era housing estates. They served as hot dog and Polish Zapienka joints, farm egg and rotisserie chicken vendors, funeral flower shops, newsstands, car park booths, currency exchange offices, and more. Featuring over 150 kiosks - from Ljubljana to Warsaw, and from Belgrade to Berlin - this photobook provides previously unseen documentation of the remaining modernist booths that witnessed the socio-political transformation of Central and Eastern Europe at the end of the 20th century. While some remain active or have undergone refurbishment, others have been abandoned or have slowly faded from the urban landscape. The photographs in this unique collection were taken over the last decade by Zupagrafika's founders, David Navarro and Martyna Sobecka. The book includes a forword by urban explorer Maciej Czarnecki and an introduction by architectural historian Anna Cymer, offering invaluable insights into the history of these mobile structures.
Kiosk: The Last Modernist Booths Across Central and Eastern Europe, Zupagrafika, Editions Zupagrafika, Septembre 2024.
MOTS CLÉS : Editions Zupagrafika | Zupagrafika | Art | Architecture | Modernisme | Brutalisme | Photographie | Urbain | Russie | Rénovation | K67 |
Ouvrage disponibleLa foi au risque de la psychanalyse, Alizée Delpierre
Derrière les façades de luxueux immeubles parisiens, les immenses grilles de châteaux, les baies vitrées de vastes villas de la Côte d'Azur, se cache un personnel invisible mais présent quotidiennement au service des grandes fortunes. Gouvernantes, majordomes, femmes de chambre et de ménage, lingères, nannies, cuisiniers ou chauffeurs travaillent du matin au soir, et souvent la nuit, pour satisfaire les besoins et désirs des millionnaires qui les emploient à leur domicile. En s'appuyant sur une enquête immersive de plusieurs années, ce livre lève le voile sur les relations quotidiennes entre ceux qui servent et ceux qui sont servis. Ce faisant, il éclaire les ressorts d'une cohabitation socialement improbable, faite de domination et de résistances. Elle-même prise dans ces relations, en travaillant un temps comme domestique, Alizée Delpierre montre comment une certaine " exploitation dorée " peut faire rêver des femmes et des hommes qui y voient une réelle opportunité d'ascension sociale. Du côté des grandes fortunes, déléguer toutes les tâches ingrates demeure essentiel pour consolider leur pouvoir et jouir à plein de leur capital. Elles sont prêtes à tout pour fidéliser leurs domestiques et conserver ce privilège de classe, pour le meilleur comme pour le pire.
La foi au risque de la psychanalyse, Alizée Delpierre, Editions La Découverte, Septembre 2022.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Alizée Delpierre | Domesticité | Dépendance | Immersion | Enquête | Capital | Sociale | Genre | Racisme |
Ouvrage disponibleL'Homme réseau-nable: Du microcosme cérébral au microcosme social, Lionel Naccache
Une crise d'épilepsie est un phénomène au cours duquel plusieurs régions cérébrales se mettent à trop communiquer entre elles pour finalement échanger des informations pauvres et stéréotypées. Le fonctionnement de ces régions cérébrales perd en complexité, et les spécificités qui permettaient de les distinguer s'amenuisent. Un peu comme certaines rues commerçantes des sociétés mondialisées qui finissent par toutes se ressembler et ne permettent plus de savoir dans quel pays on se trouve. Dans ce nouveau livre, Lionel Naccache compare la crise d'épilepsie cérébrale, microcosmique, et la crise, macrocosmique, que vit notre monde - qu'il nomme le « paradoxe du voyage immobile » : ce contraste entre, d'une part, une accélération et une facilité inédites des possibilités de voyager et, d'autre part, une atténuation sans cesse croissante de l'expérience de dépaysement. À partir de cette analogie, il nous fait découvrir en quoi notre monde contemporain dispose d'un potentiel de conscience jamais atteint auparavant, mais également pourquoi il est exposé à des fragilités qui se manifestent dans les crises traversées aujourd'hui par les sociétés occidentales : mondialisation, retour du religieux, réduplication du monde à l'identique en plusieurs points du globe, crises des démocraties... Cette approche inédite le conduit également à proposer un ensemble de mesures destinées à soigner et surtout à prévenir l'épilepsie des sociétés, de la même façon que l'on soigne et prévient l'épilepsie d'un individu. Lionel Naccache est neurologue, professeur de médecine à la Pitié-Salpêtrière, directeur d'une équipe de recherche à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Il est l'auteur du Nouvel Inconscient, de Perdons-npus connaissance ? et d'Un sujet en soi, qui ont été de grands succès.
L'Homme réseau-nable: Du microcosme cérébral au microcosme social, Lionel Naccache, Editions Odile Jacob, Octobre 2015.
MOTS CLÉS : Editions Odile Jacob | Lionel Naccache | Neurosciences | Neuropsychologie | Sciences | Psychanalyse | Psychologie | Psychiatrie | Philosophie | Inconscient | Conscience | Cerveau | Médecine |
Ouvrage disponibleRouen, un port: Dix siècles d'évolution, François Wender Paul Scherrer Patrick Bertrand Serge Aubourg Pascal Gabet
En examinant un vieux plan du port de Rouen, qui ne s’est pas posé la question : où se situeraient le quai au Foin et le Pont suspendu aujourd’hui ? Et sur une cartographie actuelle : qu’y avait-il avant les quais en Seine du port de Honfleur ? Assis sur l’un des bollards du quai des Antilles : où était-on ici en 1800 ? En tournant les pages de ce livre, le lecteur découvre des schémas commentés illustrant les évolutions spatiales et chronologiques du port de Rouen et de son environnement, reliées au contexte de chaque époque. Il peut ainsi comparer l’image du port et de la Seine au cours des siècles à celle d’aujourd’hui. Les auteurs de cet ouvrage proposent ainsi une autre approche des dix siècles d’évolution du port de Rouen et de la Seine.
Rouen, un port: Dix siècles d'évolution, François Wender Paul Scherrer Patrick Bertrand Serge Aubourg Pascal Gabet, Editions OREP, Novembre 2020.
MOTS CLÉS : Editions OREP | François Wender | Paul Scherrer | Serge Aubourg | Pascal Gabet | Normandie | Ville | Rouen | Région | Seine Maritime | Port | Seine | Histoire | Économie | Urbanisme | Cartographie | Géographie | Commerce | Industrialisation | Maritime | Développement | Patrimoine |
Ouvrage disponibleRouen dans la rue, Rouen dans la rue
"On peut aimer une ville, on peut reconnaître les maisons, les rues dans sa plus lointaine et sa plus tendre mémoire ; mais c'est seulement à l'heure de la révolte qu'on appréhende vraiment la ville comme sa ville : elle est en même temps sa propre ville et celle des "autres" ; parce qu'elle est champ de bataille choisi par soi et par la collectivité ; parce qu'elle est un espace circonscrit dans lequel le temps historique est suspendu et dans lequel chaque acte vaut pour lui-même, dans ses conséquences absolument immédiates. A l'heure de la révolte on n'est plus seul dans la ville."
Rouen dans la rue, Rouen dans la rue, Editions Rouen dans la rue, Octobre 2017.
MOTS CLÉS : Editions Rouen dans la rue | Rouen dans la rue | Normandie | Rouen | Révolte | Sociale | ZAD | Revue |
Ouvrage disponibleMa Cabane en Normandie - Chalets, petites maisons et mobiles homes en bord de mer, Les carnets d'ici
Ma cabane en Normandie : Petite maison, baraque, cabine, cabane, cabanon, chalet, bungalow... Les mots foisonnent pour désigner une forme atypique de résidence secondaire présente sur une grande partie du littoral français. Certains sites, densément "cabanisés", sont plus particulièrement connus : au Cap-Ferret, à Pénestin sur la façade atlantique, ou encore à Leucate, Istres, Beauduc, Saint-Jean-Cap-Ferrat sur les côtes de Méditerranée... Saisonnier dans son utlisation, précaire par ses modes de construction, à la frontière entre le permis et l'interdit, le rural et le maritime, le domaine public et le privé, cet habitat transgresse diverses normes, règles et habitudes. La figure mythique de Robinson Crusoé plane sur ces lieux, à travers la quête d'un certain isolement dans un site en communion avec la nature et comme "coupé du monde". Pour autant, ces villégiatures constituent aussi des espaces de prédilection pour la famille et le support d'une convivialité, parfois idéalisée mais aussi bien réelle, autour de parties de pêche, d'apéritifs entre voisins et bien sûr de l'incontournable barbecue ! Ce mode de villégiature avait jusqu'à présent été peu étudié en Basse-Normandie. Pour explorer le sujet, trois sites localisés à la Pointe du Siège (Ouistreham), Sainte-Côme-de-Fresné, dans le département du Calvados et à Ravenoville dans le département de la Manche, ont été choisis en fonction de leur période d'édification, de leur densité relative, de leurs évolutions respectives.
Ma Cabane en Normandie - Chalets, petites maisons et mobiles homes en bord de mer, Les carnets d'ici, Editions Crecet Basse-Normandie, Janvier 1990.
MOTS CLÉS : Editions Crecet Basse-Normandie | Les carnets d'ici | Normandie | Urbanisme | Architecture | Maison |
Ouvrage disponibleSotteville, la place publique, Daniel Andrieu Benoît Eliot Sylvain Marchand Meftah Lissiri Régis Sénécal
Sotteville n'est pas une ville comme les autres... En deux siècles, la ville de Sotteville-lès-Rouen est passée d'un village agricole de quelques milliers d'âmes au XIXe siècle à une ville de 30 000 habitants. Des fumées de l'usine Bertel à l'arrivée des ateliers de chemins de fer, un certain état d'esprit populaire, ouvrier, cheminot, solidaire, flotte sur la cité. Deuxième ville socialiste de France en 1898, Sotteville s'anime, bouge, respire au son des marchés, des crissements des locomotives, des parades costumées ou des matchs de football endiablés. On se retrouve le dimanche à l'Eldorado, salle de 800 places, située place Voltaire, ou dans l'un des six cinémas de la ville. Mais la seconde Guerre Mondiale a brutalement stoppé cette ferveur populaire. 70% de la ville a été pulvérisée par les bombardements alliés dont ceux du 19 avril 1944 visant les dépôts SNCF. La gloire de la cité cheminote est aussi la cause de son désastre. Dès 1945, Marcel Lods est nommé architecte de la reconstruction par le Ministère de la Reconstruction. Le Corbusier à Marseille, Perret au Havre et Lods à Sotteville. Il s'agit de faire vite pour reloger une population sinistrée, vivant dans des baraquements insalubres. Il imagine et conçoit une véritable transformation de la ville, la préparant pour les 50 prochaines années. Disciple de la charte d'Athènes, il déplace le centre-ville, reloge les sinistrés, réserve des espaces verts, aménage une zone industrielle... La tâche est immense et l'ampleur à l'échelle d'une ville. Sotteville se relève, lentement. Une réappropriation des lieux que les acteurs politiques et culturels ont fait renaître à partir des années quatre-vingt grâce à une volonté, une ambition, une énergie commune retrouvée dans l'esprit du "faire ensemble". Viva Cité émerge et devient le fleuron culturel de la ville pour un rayonnement national voire international. Les activités industrielles qui ont marqué l'identité de la ville sont réorientées vers de nouvelles destinations culturelles. Le Trianon devient salle de musiques actuelles, les ateliers Buddicom abritent aujourd'hui le Centre National des Arts de la Rue et de l'Espace Public.
Sotteville, la place publique, Daniel Andrieu Benoît Eliot Sylvain Marchand Meftah Lissiri Régis Sénécal, Editions Octopus, Août 2019.
MOTS CLÉS : Editions Octopus | Daniel Andrieu | Benoît Eliot | Sylvain Marchand | Meftah Lissiri | Régis Sénécal | Normandie | Rouen | Sotteville | Ville | Urbanisme | Art | Architecture | Industrie | Reconstruction | Patrimoine | Socialisme | Cheminots | Ouvriers |
Ouvrage disponibleTechnoféminisme: Comment le numérique aggrave les inégalités, Mathilde Saliou
Violence en ligne, algorithme discriminatoires, manipulation des comportements... Le numérique n'a rien de virtuel : il a infiltré tous les pans de nos existences et y encode le sexisme. Dans les franges radicalisées de nos espaces en ligne, des communautés masculinistes prospèrent. Elles harcèlent, divulguent informations et images intimes, vont parfois jusqu'au meurtre. Dans son histoire, le monde technologique retient les hommes et efface les pionnières : Ada Lovelace, qui mit au point le premier programme informatique, ou Grace Hopper, qui permit de parler aux machines dans un langage proche du nôtre. Dans son architecture profonde, les algorithmes discriminent les femmes et les minorités, freinant leur accès à l'espace public, au travail, aux assurances, à l'emprunt. Financés par un entre-soi masculin, les géants technologiques forcent sans cesse notre consentement pour tirer profit de nos données... Avec cet essai-enquête unique, Mathilde Saliou décortique cette menace démocratique et cherche comment reprendre le pouvoir, pour dessiner des futurs techno-féministes. Mathilde Saliou est journaliste spécialisée dans le numérique. Elle a collaboré à RFI, The Guardian, 20 minutes, Slate, Usbek & Rica, Les Inrocks, Numerama, NextInpact. Elle a été secrétaire générale de l'association Prenons la Une.
Technoféminisme: Comment le numérique aggrave les inégalités, Mathilde Saliou, Editions Grasset, Février 2023.
MOTS CLÉS : Editions Grasset | Mathilde Saliou | Numérique | Internet | Algorithme | Inégalités | Sexisme | Masculinisme | Racisme | Cyberharcèlement | Activisme | Féminisme | Genre |
Ouvrage disponibleRevue du crieur N°22 : La puissance des savoirs Trans', Revue du crieur
Depuis quelques mois, la presse, la télévision, la radio s'agitent dès qu'une actualité touche de près ou de loin à la transidentité. Les enjeux liés aux luttes menées par les personnes trans' sont une parfaite illustration du fait que la visibilité ne suffit pas, et qu'elle se révèle parfois préjudiciable : les voix des trans' sont encore trop souvent couvertes par les discours cis', qui tendent également à délégitimer les savoirs produits par et pour des trans'. Ce nouveau numéro de la Revue du Crieur propose ainsi un dossier d'ouverture consacré à ces savoirs : Karine Espineira, grande pionnière des études trans', retrace leur émergence chahutée au sein de l'université ; l'historien Clovis Maillet invite à déterrer les existences trans' dans la longue durée, et s'intéresse en particulier aux figures de saints et saintes trans' qui vécurent au Moyen Âge ; trois membres de l'association Acceptess-T décrivent la manière dont les personnes trans' se sont organisées, d'abord loin des pouvoirs publics, dans le domaine de la santé ; et enfin, le sociologue Emmanuel Beaubatie s'interroge sur la précarité toujours prégnante de la parole trans', dans un contexte où la légitimité de cette parole est toujours remise en cause. Le Crieur continue également son travail d'enquête, avec un papier d'actualité de Mathieu Rigouste, qui explore le déploiement massif des technologies sécuritaires à l'occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, et un grand portfolio qui fait plonger les lecteurs et lectrices de l'autre côté du click d'un achat en ligne au cœur des conditions de travail dégradantes d'ouvriers et ouvrières migrantes qui, dans de gigantesques entrepôts des Pays-Bas, trient des millions de colis. Les idées et la culture ne sont pas laissées de côté : un grand papier de Joseph Confavreux fait le point sur les débats entre fin du monde et fin du mois qui semblent enfoncer progressivement la gauche dans une impasse ; la chercheuse Nelly Quemener part à la recherche d'un " humour de gauche ", qui peine à trouver sa place, entre accusations de bien-pensance et désespoir politique ; Camille Back fait le portrait de Gloria Anzaldúa, penseuse chicana qui a contribué à l'émergence de la théorie queer et dont les travaux majeurs ont pourtant été passés sous silence durant plusieurs décennies, notamment au sein de l'université. Enfin, la sociologue Juliette Roguet propose un récit entre notes de terrain et carnet de voyage qui suit le parcours des bricheros, ces séducteurs professionnels qui font découvrir aux touristes occidentales à la fois l'" authenticité du Pérou " et l'" amour andin ".
Revue du crieur N°22 : La puissance des savoirs Trans', Revue du crieur, Editions La Découverte, Avril 2023.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Revue du crieur | Transidentité | Transgenre | Genre | LGBTQIA+ | Queer | Revendication | Précarité | Logistique | Gauche | Socialisme | Enquête |
Ouvrage disponibleLa métropole parisienne, une anarchie organisée, Francesca Artioli Patrick Le Galès
La métropole parisienne est-elle sans pilote ou ingouvernable ? Malgré deux décennies de réformes, elle ne dispose pas d'autorité politique unique, ni de coordination hiérarchique et centralisée. Sa gouvernance est fragmentée et marquée par des confl its. Elle accuse même des échecs patents dans certains domaines, de la gestion de la pollution de l'air à la lutte contre la précarité. Pourtant, sur ce même territoire, des politiques publiques innovantes voient le jour, des investissements majeurs sont alloués, les dynamiques sociales sont soutenues, etc. En portant le regard sur l'action collective en oeuvre au quotidien, les recherches originales rassemblées dans cet ouvrage montrent que la métropole parisienne s'apparente à une "anarchie organisée" , avec ses contingences, ses rapports de forces, ses veto redoutables pour empêcher l'émergence de politiques ou bloquer leur mise en place, mais aussi ses instruments et ses données plus ou moins partagés, ses coalitions stabilisées et ses projets politiques. Elles proposent ainsi des clés de lecture renouvelées pour comprendre le fonctionnement des villes-monde. Francesca Artioli est maîtresse de conférences à l'École d'urbanisme de Paris et chercheuse au Lab'URBA (Université Paris-Est Créteil). Patrick Le Galès est directeur de recherche CNRS au Centre d'études européennes et de politique comparée (CEE) de Sciences Po et professeur à l'École urbaine et à l'École de la recherche de Sciences Po. Avec les contributions de Félix Adisson, Camille Allé, Nadia Arab,Agnès Bastin,Emmanuel Bellanger,Jean-Baptiste Chambon,Antoine Courmont,Gilles Crague,Ludovic Halbert,Joël Idt,Christine Lelévrier,Dominique Lorrain,Nicolas Maisetti,Daniel Mouchard,Roberto Rodriguez R,Éric Verdeil.
La métropole parisienne, une anarchie organisée, Francesca Artioli Patrick Le Galès, Editions Presses de Sciences Po, Novembre 2023.
MOTS CLÉS : Editions Presses de Sciences Po | Francesca Artioli | Patrick Le Galès | Ville | Urbain | Métropole | Paris | Territoire | Gouvernance | Anarchie | Fragmentation | Conflits | Institutions | Pollution | Précarité |
Ouvrage disponibleNe Pas Dépasser la ligne: Fabrique des identités et contrôle du mouvement dans les lieux de transit, Tim Cresswell Mikaël Lemarchand Géraldine Lay
Nous nous déplaçons souvent. Ces mouvements structurent notre existence. Que nous soyons migrant, voyageur ultra-premium ou navetteur, percevons-nous combien nos expériences du déplacement sont hétérogènes ? Savons-nous pourquoi et comment elles sont produites et organisés ? Cet ouvrage présente pour la première fois en France les travaux d'un théoricien majeur de la mobilité : Tim Cresswell. Ses thèses sont confrontées à la connaissance intime du fonctionnement d'Eurostar de Mikaël Lemarchand et éclairées par le regard humaniste de la photographe Géraldine Lay. À partir de l'exemple de deux des plus grands carrefours de la mobilité en Europe, l'aéroport de Schiphol à Amsterdam et la gare du Nord à Paris, les auteurs révèlent comment l'idéal européen de la libre circulation, l'espace Schengen et les politiques commerciales des opérateurs de transport fabriquent des expériences contrastées du mouvement qui façonnent nos identités. Nos mobilités sont bien plus que le simple déplacement d'un point A à un point B : elles engagent des questions politiques et sociales centrales pour le partage d'un monde commun.
Ne Pas Dépasser la ligne: Fabrique des identités et contrôle du mouvement dans les lieux de transit, Tim Cresswell Mikaël Lemarchand Géraldine Lay, Editions Loco, Janvier 2016.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Mike Davis | Ville | Mégalopole | Métropole | Urbanisme | Mobilité | Contrôle | Identité | Transit | Migration |
Ouvrage disponibleLe pire des mondes possibles : De l'explosion urbaine au bidonville global, Mike Davis
Bien loin des villes de lumière imaginées par les urbanistes, le monde urbain du XXIe siècle ressemblera de plus en plus à celui du XIXe, avec ses quartiers sordides dépeints par Dickens, Zola ou Gorki. Le pire des mondes possibles explore cette réalité urbaine méconnue et explosive " Pour mortels et dangereux qu'ils soient, les bidonvilles ont devant eux un avenir resplendissant. " Des taudis de Lima aux collines d'ordures de Manille, des bidonvilles marécageux de Lagos à la Vieille Ville de Pékin, on assiste à l'extension exponentielle des mégalopoles du tiers monde, produits d'un exode rural mal maîtrisé. Le big bang de la pauvreté des années 1970 et 1980 – dopé par les thérapies de choc imposées par le FMI et la Banque mondiale – a ainsi transformé les bidonvilles traditionnels en " mégabidonvilles " tentaculaires, où domine le travail informel, " musée vivant de l'exploitation humaine ". Un milliard de personnes survivent dans les bidonvilles du monde, lieux de reproduc-tion de la misère, à laquelle les gouvernements n'apportent aucune réponse adaptée. Désormais, les habitants mettent en péril leur vie dans des zones dangereuses, instables ou polluées. Parallèlement, la machine impitoyable de la rénovation urbaine condamne des millions d'habitants pauvres au désespoir des sombres espaces périurbains. Bien loin des villes de lumière imaginées par les urbanistes, le monde urbain du XXIe siècle ressemblera de plus en plus à celui du XIXe, avec ses quartiers sordides dépeints par Dickens, Zola ou Gorki. Le pire des mondes possibles explore cette réalité urbaine méconnue et explosive, laissant entrevoir, à l'échelle planétaire, un avenir cauchemardesque. "M. Davis propose de voir dans la pauvreté urbaine [...] l'émergence d'un sous-prolétariat mondial créé par la richesse des centres urbains et par les politiques d'ajustement structurel des organisations internationales des pays du Nord [...] Comme toujours chez M. Davis, la réflexion est radicale, contestable, édifiante et stimulante."
Le pire des mondes possibles : De l'explosion urbaine au bidonville global, Mike Davis, Editions La Découverte, Septembre 2007.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Mike Davis | Ville | Mégalopole | Métropole | Urbanisme | Planification | Construction | Politique | Institutions | Pauvreté | Bidonville | Néolibéralisme | Capitalisme | Pollution | Environnement | Migration |
Ouvrage disponibleMétropoles XXL en pays émergents, Dominique Lorrain
Ingouvernables ? Les très grandes métropoles, de 5 à 20 millions d'habitants, se multiplient ; la majorité d'entre elles se situent dans les pays émergents, accroissant les défis : peut-on en effet gouverner de vastes ensembles complexes et divisés par des inégalités ? La recherche a souvent répondu par la négative. Cet ouvrage développe une approche de la ville matérielle et de ses institutions. La prise en compte des réseaux urbains et des institutions qui permettent de les piloter montre que, sans élaborer de grande théorie, les responsables urbains ont inventé les mécanismes d'un gouvernement ordinaire. Ils l’ont fait à partir de la résolution de problèmes pratiques et irrépressibles : fournir de l'électricité, de l'eau potable, assainir, permettre les déplacements etc. Trois résultats ressortent : les réseaux techniques contribuent à structurer les villes et font office de dispositifs de cohérence. Les métropoles sont d'autant plus gouvernables qu'il existe un pouvoir légitime de rang supérieur capable de faire des arbitrages. Enfin, l’urbanisation anarchique trouve ses causes dans les régimes de propriété foncière, dans une insuffisante planification urbaine et dans les pratiques des promoteurs et des acteurs locaux qui s'enrichissent par la production du bâti. Par la nouveauté de ces hypothèses, la précision des analyses conduites à Shanghai, Mumbai, Le Cap et Santiago du Chili, ce livre s'adresse à tous ceux qui travaillent sur la ville : élus, fonctionnaires territoriaux et fonctionnaires d'État, cadres des firmes urbaines, citoyens et étudiants. Ouvrage dirigé par Dominique Lorrain (CNRS, Latts-ENPC), avec Alain Dubresson (Université Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense), Sylvy Jaglin (Université Paris-Est-Marne-la-Vallée), Géraldine Pflieger (Université de Genève), Marie Hélène Zérah (IRD).
Métropoles XXL en pays émergents, Dominique Lorrain, Editions Les Presses de Sciences Po, Mai 2011.
MOTS CLÉS : Editions Les Presses de Sciences Po | Dominique Lorrain | Ville | Métropole | Urbanisme | Planification | Construction | Politique | Institutions | Développement durable | Écologie | Environnement | Pays émergents | Chine | Shanghai | Mumbai | Le Cap | Santiago |
Ouvrage disponibleGuide d'autodéfense numérique : Tome 1 "hors connexions", ouvrage collectif
[...] nous n'avons pas envie d'être incontrôlables par quelque "Big Brother" que ce soit. Qu'il existe déjà ou que l'on anticipe son émergence, le mieux est sans doute de faire en sorte qu'il ne puisse pas utiliser, contre nous, tous ces merveilleux outils que nous offrent - ou que lui offrent - les technologies numériques. [...] Même si l'on choisit de ne pas les utiliser directement, d'autres le font pour nous. Alors autant essayer de comprendre ce que ça implique. Face à ces constats, la seule voie praticable semble être de devenir capables d'imaginer et de mettre en place des politiques de sécurité adéquates. Tout l'enjeu de ce guide est de fournir cartes, sextant et boussole à quiconque veut cheminer sur cette route. Ce premier tome se concentre sur l'utilisation d'un ordinateur "hors connexion" - on pourrait aussi bien dire préalablement à toute connexion : les connaissances générales qu'il apporte valent que l'ordinateur soit connecté ou non à un réseau. Un livre à lire, relire, pratiquer, en solitaire ou à plusieurs, à faire découvrir et à partager... ou comment affiner l'art de la navigation dans les eaux troubles du monde numérique.
Guide d'autodéfense numérique : Tome 1 "hors connexions", ouvrage collectif, Editions première, Printemps 2010.
MOTS CLÉS : Editions première | Internet | Autodéfense | Numérique | Sécurité | Internet | Surveillance | Ordinateur | HorsLigne | Navigation |
Ouvrage disponibleLibres d’obéir: Le management, du nazisme à aujourd'hui, Johann Chapoutot
Reinhard Höhn (1904-2000) est l'archétype de l'intellectuel technocrate au service du III? Reich. Juriste, il se distingue par la radicalité de ses réflexions sur la progressive disparition de l'État au profit de la "communauté" définie par la race et son "espace vital". Brillant fonctionnaire de la SS - il termine la guerre comme Oberführer (général) -, il nourrit la réflexion nazie sur l'adaptation des institutions au Grand Reich à venir - quelles structures et quelles réformes ? Revenu à la vie civile, il crée bientôt à Bad Harzburg un institut de formation au management qui accueille au fil des décennies l'élite économique et patronale de la République fédérale : quelque 600 000 cadres issus des principales sociétés allemandes, sans compter 100 000 inscrits en formation à distance, y ont appris, grâce à ses séminaires et à ses nombreux manuels à succès, la gestion des hommes. Ou plus exactement l'organisation hiérarchique du travail par définition d'objectifs, le producteur, pour y parvenir, demeurant libre de choisir les moyens à appliquer. Ce qui fut très exactement la politique du Reich pour se réarmer, affamer les populations slaves des territoires de l'Est, exterminer les Juifs. Passé les années 1980, d'autres modèles prendront la relève (le japonais, par exemple, moins hiérarchisé). Mais le nazisme aura été un grand moment managérial et une des matrices du management moderne.
Libres d’obéir: Le management, du nazisme à aujourd'hui, Johann Chapoutot, Editions GALLIMARD, Janvier 2020.
MOTS CLÉS : Editions GALLIMARD | Johann Chapoutot | Nazisme | Culture | Idéologie | Politique | Histoire | Sociologie | Fascisme | Moralité | Management | Technocratie | Höhn | Productivité | Propagande |
Ouvrage disponibleDes souris dans un labyrinthe: Décrypter les ruses et manipulations de nos espaces quotidiens, Elisabeth Pélegrin-Genel
Du bureau de poste au McDo et du bureau tout court au centre commercial, de l'open-sapace au parc de loisirs, en passant par les ronds-points, un brillant décryptage des innombrables contraintes spatiales qui nous oppressent, parfois à notre insu. Quand on va au MacDo, a-t-on conscience de faire la queue pour obliger le personnel à travailler plus vite ? Que les cuisines ouvertes permettent aux clients d'assurer la surveillance ? En se promenant dans des lieux apparemment banals, on peut décrypter les mises en scène, observer les usages que l'organisation des espaces encourage ou interdit, décoder les incitations à nous comporter de telle ou telle façon. Dans ce livre décoiffant, l'auteure s'intéresse aux " lieux communs " (restaurants, poste), aux espaces de la mobilité (routes, ronds-points), aux " bulles " dupliquées à l'infini, accessibles presque exclusivement en voiture (zones commerciales, lotissements). Elle s'intéresse au brouillage des repères entre ville et campagne, à la fabrication des univers enchantés clos sur eux-mêmes (du grand magasin aux boutiques, des parcs de loisirs aux villages de vacances), dont l'objectif est d'étourdir le consommateur. Elle se penche sur la passion de la transparence dont découlent de nouveaux modes de contrôle. C'est un véritable manuel du savoir regarder qu'elle nous propose.
Des souris dans un labyrinthe: Décrypter les ruses et manipulations de nos espaces quotidiens, Elisabeth Pélegrin-Genel, Editions La Découverte, Octobre 2012.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Elisabeth Pélegrin-Genel | Art | Architecture | Habitat | Entreprise | Bureaux | Espaces de Travail | Organisation | Management | Productivité | Travail | Aménagement | Hiérarchie | Sociologie |
Ouvrage disponibleMaisons de bord de mer, Collectif
L'Italie, l'Espagne, la Côte d'Azur ou la Californie sont riches de maisons exemplaires, résidences permanentes ou temporaires au bord de la mer. Celles-ci témoignent des solutions les plus adéquates, apportées par des architectes de talent aux problèmes posés par le soleil, l'air et l'eau. Parmi eux : Lapena et Torres, Antoine Predock, Richard Meier, Robert Stern... De très nombreuses photographies d'intérieurs nous dévoilent l'atmosphère de ces maisons dont la décoration fourmille d'idées. Des plans permettant une compréhension plus aisée enrichissent un texte informé et complet, mais accessible et agréable à lire.
Maisons de bord de mer, Collectif, Editions Telleri Eds, Collection Art D'habiter, Janvier 1999.
MOTS CLÉS : Editions Telleri Eds | Art | Architecture | Habitat | Ville | Résidence | Maison | Intérieur | Photographie | Paysage | Méditerranée | Californie | Espagne | Italie | Modernisme |
Ouvrage disponibleBandits Mages Bourges - 4/10 Mai 2009, Bandits Mages
Depuis 18 ans, plusieurs équipes, plusieurs générations, postures, ambitions... se sont assemblées à Bourges, pour faire vivre, dans la diversité, un Bandits-Mages toujours renouvelé. Ce projet "utopiste" de festival, dédié à la jeune création vidéo/film/nouveaux media, créé par des artistes, reste fidèle à ses principes fondateurs : révéler et partager l'émergence de la création contemporaine internationale. Cette année le festival met à l'honneur le Portugal, dont la scène artistique est particulièrement dynamique, ouverte, internationale... et généralement méconnue en France. Une programmation éclectique et dense répondra aux sélections du palmarès 09 différents workshops rendront possible une production permanente, le 108 "on air" nous conduira vers des mondes anticipés et le "no design", des sons étranges animeront nos soirées, et les rues des Bourges se verront quelque peu transformées par de poétiques interventionnistes.
Bandits Mages Bourges - 4/10 Mai 2009, Bandits Mages, Editions Bandits Mages, Mai 2009.
MOTS CLÉS : Editions Bandits Mages | Bandits Mages | Numérique | Internet | Réseaux | Festival | Vidéo | Cinéma | Médias | Création | Artistes | Art | Expérimentation | Utopie | Poésie |
Ouvrage disponibleLieux communs N°12 : L'altérité, entre condition urbaine et condition du monde, Lieux Communs : Les Cahiers du LAUA
Comment concevoir et éprouver l'altérité dans les espaces urbains contemporains ? Comment se manifestent des constructions composites d'identités mais aussi comment les acteurs publics et de la "société civile" les promeuvent ou les orientent ? Ces questions sont au cœur du dossier de ce numéro de la revue qui a choisi d'aborder la question de l'altérité au croisement de deux lignes d'influence : l'urbain et le monde. Cette entrée permet de questionner, via des terrains aussi variés que des associations de migrants, des hôtels meublés parisiens, les espaces publics du quartier Barbès à Paris, les sociabilités observables à Miami ou encore un fragment spatial d'Ulaan-Baatar, les enjeux et de grés de réalité du cosmopolitisme, de l'orchestration de la diversité urbaine, des regards que l'on porte sur les multitudes. Principalement d'ordre géographique, sociologique et anthropologique, les textes comportent tous une dimension descriptive, qualité décisive pour entrer en cette difficile matière. Le questionnement est aussi le fait d'artistes, photographes ou plasticiens, qui parviennent ici à exprimer l'enchevêtrement des conditions urbaines et du monde. L'ensemble des notes de lecture ici regroupées est directement en lien avec la thématique du numéro.
Lieux communs N°12 : L'altérité, entre condition urbaine et condition du monde, Lieux Communs : Les Cahiers du LAUA, Editions Lieux communs, 2009.
MOTS CLÉS : Editions Archipresse éditions | L'architecture d'aujourd"hui | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Altérité | Diversité | Identité | Cosmopolitisme | Sociabilités | Migration | Communautés | Anthropologie | Sociologie | Mondialisation | Racisme |
Ouvrage disponibleL'architecture d'aujourd'hui 340 : Sous sol, L'architecture d'aujourd"hui
Au sommaire : - Sous les fondations - Rocca Paolina, Pérouse. Italo Rota - Etude de définition pour l'accès au Monde Saint-Michel. Gustav Peichl et Peter Nigst - Une couverture pour cinq églises, Lalibela. Architecture Project - Descente aux sources de la vie. Puits souterrains et bassins sacrés en Inde. - Pensée sur l'espace souterrain. Tadao Ando - Pourquoi construire sous terre ? - Central téléphonique d'urgence, Saint-Gall. Santiago Calatrava - Galerie d'art vidéo, Groningue. Space Group - Projet B 018, club de jazz, Beyrouth. Bernard Khoury. - Escalier mécanique, Tolède. Lapeña-Torres - Parking "déterré", Rungis. Cuno Brullmann et Jean-Luc Crochon - Piscine privée, Vienne. The next ENTERprise - Maison Sub-urb, installation. Vito Acconci - Naples en sous-sol - Entre le souterrain et l'émergent : en quête d'une cohérence verticale - Réaménagement de la gare multimodale, Paris-la-Défense. Maxime Kétoff - La face cachée de Montréal - Parking et tunnel. Arnhem. UN Studio
L'architecture d'aujourd'hui 340 : Sous sol, L'architecture d'aujourd"hui, Editions Archipresse éditions, Mai 2002.
MOTS CLÉS : Editions Archipresse éditions | L'architecture d'aujourd"hui | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Construction | Souterrain | Infrastructure | Paysage | Mobilité | Transports | Innovation |
Ouvrage disponibleQualité architecturale et innovation : 2. Etudes de cas, Anne Debarre Frédérique de Gravelaine Rainier Hoddé Jean-Michel Léger Béatrice Mariolle Christian Moley Manuel Perianez
Comment évaluer la qualité architecturale dans le logement collectif ? Comment définir la relation existant entre cette qualité et l'innovation ? Pour tenter de répondre à ces deux questions complexes et à la demande du Plan Urbanisme Construction Architecture, une série d'études a été menée par des chercheurs. Phillipe Dehan a exploré de façon très approfondie les termes de la qualité architecturale afin d'en dessiner une cartographie permettant de faire des choix, de définir des priorités et d'engager un dialogue constructif entre les différents acteurs. Parallèlement à cette recherche, six missions exploratoires conjointes ont été lancées afin d'étudier la manière dont certains acteurs abordent la question de la qualité et de l'innovation dans la production de l'habitat. Quatre auteurs ont enquêté sur la maitrise d'ouvrage : Christian Moley s'est interrogé sur la politique architecturale de la SCIC : Frédérique de Gravelaine s'est penchée sur les processus mis en oeuvre par la RIVP ; Béatrice Mariolle s'est attachée à l'action de l'Effort Rémois ; Anne Debarre a explosé le milieu de la promotion en interrogeant le groupe George-V, Cogedium et France Construction. Trois autres chercheurs ont analysé l'oeuvre d'architectes ayant développé une réflexion sur l'habitat : Manuel Periànez a étudié la production de Jean Nouvel ; Rainier Hoddé et Jean-Michel Léger ont comparé les approches de Lipa et Serge Goldstein, d'Yves Lion et de Bernard Paurd. Les deux ouvrages proposés sous le titre "Qualité architecturale et innovation" restituent les contenus de ces études:"î un premier volume comprend l'étude de Philippe Dehan, le second regroupe les études de cas menées par les sept chercheurs.
Qualité architecturale et innovation : 2. Etudes de cas, Anne Debarre Frédérique de Gravelaine Rainier Hoddé Jean-Michel Léger Béatrice Mariolle Christian Moley Manuel Perianez, Edition Programmer Concevoir, Mars 1999.
MOTS CLÉS : Edition Programmer Concevoir | Phillipe Dehan | Architecture | Urbanisme | Habitat | Logement | Constructions | Innovation | Méthodologie | Conception | Expérimentation | Production | Recherche |
Ouvrage disponiblePaysage urbain: Les desseins du Mékong, Anaïs Prevel Anaïs Lebois Grazia Di Blasio Boriana Paroucheva
Le paysage est une préoccupation d'actualité ainsi que peuvent en témoigner la récente adoption de la Convention Européenne du paysage, la reconnaissance d'une " valeur " et d'une " demande sociale " de paysage, etc. Au cœur d'un contexte qui interroge cette notion et sa pluralité de significations, l'ouvrage Paysage urbain, Les desseins du Mékong, propose un regard sur les paysages d'ailleurs. L'expérience étrangère, bien qu'elle doive faire face aux " pièges " inhérents à sa démarche (une connaissance limitée, un émerveillement parfois naïf...), constitue essentiellement une occasion de renouveler notre regard, une opportunité de mise en perspective de nos propres situations. La notion de paysage se décline ainsi au travers de ses multiples sens selon les lieux, et s'enrichit de ses diversités. Carnet de voyage à quatre voix, cette étude propose au lecteur un parcours atypique, une lecture architecturale qui mêle observations urbaines, paysagères, géographiques et sensorielles. Elle multiplie les modes de traduction (illustrations, extraits de récits et de plans, sons, vidéos, etc.) à l'aide du support informatique joint à l'ouvrage, et invite le lecteur au voyage... Au fil du Mékong, les données relevées composent ainsi, à la manière d'un kaléidoscope, un paysage, à découvrir, à s'approprier...
Paysage urbain: Les desseins du Mékong, Anaïs Prevel Anaïs Lebois Grazia Di Blasio Boriana Paroucheva, Editions CERTU, Juin 2006.
MOTS CLÉS : Editions CERTU | Anaïs Prevel Anaïs Lebois Grazia Di Blasio Boriana Paroucheva | Architecture | Urbanisme | Habitat | Mékong | Paysage | Réseau | Ruralité | Écologie | Colonialisme | Modernité | Mobilité |
Ouvrage disponibleLes nouvelles esthétiques urbaines , Nathalie Blanc
Sous l’impulsion d’associations militantes ou de politiques publiques, la ville se modifie. Le vert gagne du terrain. Plus profondément, plus durablement peut-être, l’environnement ordinaire des citadins contemporains est reconfiguré. Il se pare désormais d’une nouvelle esthétique urbaine, associée aux politiques de ville durable, d’urbanisme écologique… Cette esthétique transforme l’espace public. Son aspect ornemental réduit la ville et ses espaces à un décor vert, fabriqué par le capitalisme contemporain et la multiplication des innovations technologiques vertes. L’investissement des citoyens, sur un mode participatif et productif, laisse place à une ville « jardinée », écologisée et gérée en partenariat. De nouvelles manières d’habiter les lieux urbains émergent peu à peu. De telles évolutions dessinent-elles les prémices d’une restructuration de l’espace social dans son ensemble ? Comment des enjeux urbains condensent-ils une métaphore nouvelle de l’espace public ?
Les nouvelles esthétiques urbaines , Nathalie Blanc, Editions Armand Colin, Avril 2012.
MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Nathalie Blanc | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Esthétique | Écologie | Environnement | Capitalisme | Mobilisation |
Ouvrage disponibleL'architecture de survie: Une philosophie de la pauvreté, Yona Friedman
"Bien que l'expression "l'architecture de survie" ait un sens à peu près inverse de celui de "la survie de l'architecte", mon but, dans ce livre, est de reconsidérer le rôle de l'architecture dans la simple survie de l'espèce, sans pour autant utiliser des slogans grandiloquents, sans surestimer ce rôle et sans faire de propositions utopiques, donc irréalisables. Il va me falloir, de nouveau, poser certaines questions, les analyser et enfin, et surtout, mentionner quelques solutions que j'ai proposées durant ces cinquante ans. Les questions sont fort simples : à qui revient le droit de décision en matière d'architecture ? Comment assurer ce droit à celui auquel il revient ? Comment le faire dans un monde qui va vers une pauvreté croissante ? Comment survivre dans un tel monde ? Qu'est-ce que ce "monde pauvre" ? Comment agir face à ces perspectives ?" Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels : L'Arhitecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L'Univers erratique (PUF, 1994). Ses utopies réalisables, publiées pour la première fois en 1975, ont été rééditées aux éditions de l'éclat en 2000.
L'architecture de survie: Une philosophie de la pauvreté, Yona Friedman, Editions de l'Eclat, Janvier 2016.
MOTS CLÉS : Editions de l'Eclat | Yona Friedman | Architecture | Urbanisme | Habitat | Autoconstruction | Survie | Pauvreté | Inégalité | Utopie | Résilience | Décentralisation |
Ouvrage disponibleQualité architecturale et innovation : 1. Méthode d'évaluation, Phillipe Dehan
Comment évaluer la qualité architecturale dans le logement collectif ? Comment définir la relation existant entre cette qualité et l'innovation ? Pour tenter de répondre à ces deux questions complexes et à la demande du Plan Urbanisme Construction Architecture, une série d'études a été menée par des chercheurs. Phillipe Dehan a exploré de façon très approfondie les termes de la qualité architecturale afin d'en dessiner une cartographie permettant de faire des choix, de définir des priorités et d'engager un dialogue constructif entre les différents acteurs. Parallèlement à cette recherche, six missions exploratoires conjointes ont été lancées afin d'étudier la manière dont certains acteurs abordent la question de la qualité et de l'innovation dans la production de l'habitat. Quatre auteurs ont enquêté sur la maitrise d'ouvrage : Christian Moley s'est interrogé sur la politique architecturale de la SCIC : Frédérique de Gravelaine s'est penchée sur les processus mis en oeuvre par la RIVP ; Béatrice Mariolle s'est attachée à l'action de l'Effort Rémois ; Anne Debarre a explosé le milieu de la promotion en interrogeant le groupe George-V, Cogedium et France Construction. Trois autres chercheurs ont analysé l'oeuvre d'architectes ayant développé une réflexion sur l'habitat : Manuel Periànez a étudié la production de Jean Nouvel ; Rainier Hoddé et Jean-Michel Léger ont comparé les approches de Lipa et Serge Goldstein, d'Yves Lion et de Bernard Paurd. Les deux ouvrages proposés sous le titre "Qualité architecturale et innovation" restituent les contenus de ces études:"î un premier volume comprend l'étude de Philippe Dehan, le second regroupe les études de cas menées par les sept chercheurs.
Qualité architecturale et innovation : 1. Méthode d'évaluation, Phillipe Dehan, Edition Programmer Concevoir, Mars 1999.
MOTS CLÉS : Edition Programmer Concevoir | Phillipe Dehan | Architecture | Urbanisme | Habitat | Logement | Constructions | Innovation | Méthodologie | Conception | Expérimentation | Production | Recherche |
Ouvrage disponibleLes débats sur la ville 1, Francis Cuillier François Ascher Alexandre Chemetoff Christian Devillers Charles Gachelin Jorge Gaspar Hervé Huntzinger Jean Marieu Pierre Merlin Pedro Ortiz-Castano Philippe Panerai Bernard Pecqueur Riccardo Petrella Bernard Préel
Comment conduire un projet urbain ? Qu'est-ce qu'un espace public ? Comment une meilleure conception des voies peut-elle requalifier un territoire ? Quelles sont les conditions d'élaboration d'un projet métropolitain ? Les villes doivent-elles se plier ou bien se soustraire aux critères imposés par la mondialisation ? Quelles méthodes de planification pour quels objectifs de développement ? Quelle ville vivrons-nous demain : entre étalement périurbain et urbanisme de proximité, la prospective tranche-t-elle ? Comment organiser un "service public de la mobilité", à supposer que l'on ait encore besoin de se déplacer ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ce premier volume des Débats sur la ville apporte des réponses. Il rassemble les textes rédigés à partir des conférences d'éminents urbanistes, économistes, professeurs et consultants français et étrangers, invités par l'agence d'urbanisme de Bordeaux Métropole d'Aquitaine et par la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux. La qualité des interventions ici offertes fait de cet ouvrage un outil particulièrement intéressant pour tous ceux qui se sentent concernés par les débats et réflexions sur la ville.
Les débats sur la ville 1, Francis Cuillier François Ascher Alexandre Chemetoff Christian Devillers Charles Gachelin Jorge Gaspar Hervé Huntzinger Jean Marieu Pierre Merlin Pedro Ortiz-Castano Philippe Panerai Bernard Pecqueur Riccardo Petrella Bernard Préel, Edition CONFLUENCES, octobre 1999.
MOTS CLÉS : Edition CONFLUENCES | 4e Assisses du Patrimoine de Grand-Ouest | Architecture | Urbanisme | Urbain | Patrimoine | Habitat | Centreville | Réhabilitation | Modernité | Périurbanisation | Europe |
Ouvrage disponibleThe Magic of Tents: Transforming Space, Alejandro Bahamon
For years, architects have enjoyed the challenge of incorporating lightweight structures -- fabrics, tents, canopies, membranes, and so on -- into their designs.Such materials are a welcome boon to architectural creativity, allowing designers to envision spaces that take innovative shapes and interact with their surroundings in ways unattainable with conventional materials. Recent years have seen an increase in the use of such structures, in part because advances in computer technology have made it easier to render and model such projects, and in part because such structures are ideally suited to today's increasing concerns about environmentalism and sustainability. The Magic of Tents showcases innovative uses of lightweight, tented structures from across the United States and around the world -- from an Arizona school to an Istanbul bank, from a Miami nightclub on the beach to a private home in Germany, from corporate headquarters in Los Angeles to offices in Oslo, and many more! The book features both residential and commercial projects, projects with both exterior and interior usages, projects where the tented element is the driving component of the design, and projects that incorporate lightweight structures to accent or address a specific need. Endlessly flexible, nurturing of creativity, cost -- and energy-conscious, tented structures are an ideal means to address many concerns of modern architecture -- a creative means to not only define space, but also to transform it into something to meet all sorts of design needs, for projects both grand and small.
The Magic of Tents: Transforming Space, Alejandro Bahamon, Edition Harper Paperbacks, mai 2004.
MOTS CLÉS : Edition Harper Paperbacks | Alejandro Bahamon | Architecture | Intérieur | Extérieur | Structure | Tentes | Design | Environnement | Innovation | Durabilité |
Ouvrage disponibleArchiscopie 31 : thème apprendre l'architecture, Archiscopie
Construire ou réparer ? - Apprendre l’architecture, mais apprendre quoi au juste ? À répondre à l’urgence ? À trouver des solutions ? Un nouvel équilibre, pour le moins… Dostoïevski avait beau penser que “la beauté sauvera le monde”, cela ne saurait suffire vu l’état de la planète. Le dernier rapport du GIEC ne fait qu’accroître le niveau d’alerte, comme le cri d’alarme lancé à Delphes le 17 novembre dernier par Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, au regard des conséquences du réchauffement climatique. Un cinquième des 1?154 sites inscrits au Patrimoine mondial et plus d’un tiers des zones naturelles sont ainsi menacés. Dès lors, on peut comprendre que la jeune génération, ceux qui sont dans les écoles d’architecture aujourd’hui (et ceux qui vont bientôt y entrer), se pose de sérieuses questions. Jusqu’à celle de savoir s’il faut encore construire ; le “moratoire sur les nouvelles constructions” fait inévitablement débat. Si l’on ajoute à cela la pression démographique (8 milliards d’habitants sur la planète) et la concentration de 60 % d’entre eux en milieu urbain, le défi est immense. Sans sombrer pour autant dans un pessimisme à la Cioran - “être moderne, c’est bricoler dans l’incurable” -, la marge de manœuvre est plus qu’étroite. La crise sanitaire et les interrogations sur l’inadaptation du logement qu’elle a clairement mises au jour suscitent des attentes criantes, spatiales et sociales. Les étudiants n’ont pas attendu la pandémie pour s’engager dans “le faire”, l’expérientiel à échelle??1, avec une soif de se confronter à la matière et à l’économie de moyens tout en questionnant la ressource. Les architectes qui sont aujourd’hui autant des concepteurs que des réparateurs et des enquêteurs répondent, rappelons-le, à une commande. Certes, ils peuvent la faire émerger, l’inventer, mais quelle est donc celle de notre société pour la ville contemporaine ? Résiliente, inclusive, écologique, bien sûr, mais encore ? La pédagogie dans les écoles d’architecture est-elle adaptée à cette grande remise en question ? La “culture de projet” est un invariant sans date de péremption, qui participe de l’idée même de résilience ; elle est de taille à résister au choc des transitions, écologique, démographique et numérique. Aujourd’hui, dans une approche globale indispensable, l’architecture n’est plus focalisée seulement sur la conception d’un espace mais sur la prise en compte d’un milieu. La biodiversité, le monde du vivant se sont invités dans le débat au même titre que les matériaux biosourcés et les circuits courts. Et les écologues constituent un appréciable renfort dans l’analyse et les recherches. Dans ce paysage en redéfinition, on ne le dira jamais assez, la question de la transformation, alternative à la destruction systématique, est un enjeu majeur. D’où le développement des masters sur ce sujet dans les écoles. Ne rien jeter mais recycler, c’est la tendance, ne rien laisser pour compte, c’est l’ambition. Francis Rambert
Archiscopie 31 : thème apprendre l'architecture, Archiscopie, Editions Archiscopie, octobre-décembre 2022.
MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |
Ouvrage disponibleArchiscopie 29 : thème art & architecture, Archiscopie
Entre sensible et sublime - L’architecture est-elle toujours considérée comme un art aujourd’hui ? On peut se le demander, à entendre ceux qui voudraient nous faire croire que ce n’est plus le sujet, tant l’urgence écologique et la question sociale s’imposent dans les priorités. Nul ne viendra ici contester le degré d’urgence absolue, vu l’état de la planète. Mais pourquoi écologique ne rimerait pas avec esthétique autant qu’avec éthique ? Pourquoi faudrait-il, en effet, évacuer la dimension artistique de l’architecture ? Durant des siècles, l’architecture s’est imposée comme un art. L’art de construire, l’art de concevoir l’espace, l’art de penser la ville. Une belle trilogie traversée par la question esthétique, les architectes étant invités, avec les artistes, les sculpteurs et les peintres, à concevoir et à façonner une œuvre. L’architecture, clé de voûte des arts… La porosité entre les disciplines est telle que les limites se brouillent parfois. L’exercice du pavillon de la Serpentine Gallery le prouve chaque année dans les jardins de Kensington à Londres. On sait aussi l’influence d’artistes comme Donald Judd, Dan Graham ou Richard Serra dans le domaine de l’architecture, comme l’on apprécie la connivence d’un Olafur Eliasson ou d’un Yann Kersalé avec les architectes. Qu’en est-il aujourd’hui de cette notion chère à Frank Lloyd Wright d’une architecture “mère des arts” ? On ne saurait ignorer que les architectes aiment à travailler avec les artistes, à l’image de Luis Barragán avec Mathias Goeritz, de Claude Parent avec Yves Klein, de Jean Nouvel avec Pierre-Martin Jacot, de Herzog & de Meuron avec Rémy Zaugg, Thomas Ruff ou Ai Weiwei, de Dominique Perrault avec Daniel Buren, de Tatiana Bilbao avec Gabriel Orozco… La liste ne saurait s’arrêter là tant la fertilité de leur relation est grande. Et elle se prolonge même dans le domaine des infrastructures ; depuis les parkings en silo ou en souterrain jusqu’au projet en cours du Grand Paris Express, qui scelle une collaboration architectes-artistes sans précédent avec ses 68 gares. Le propos n’est pas de faire l’apologie de l’“architecture d’auteur” ou l’éloge de l’art, ni de célébrer la quête d’absolu. En revanche, l’enjeu est de replacer l’architecture dans son rôle essentiel - critique, nous rappelle Jean Nouvel - et indispensable pour les habitants comme pour les paysages. Il faut donc lui donner des chances d’échapper à la seule grille d’analyse économique ainsi qu’à la vague “générique” qui déferle sur le monde. L’important est qu’au-delà de la question énergétique, le projet parvienne à transcender les données du programme, qu’il s’agisse d’une usine, d’écuries ou d’un poste d’aiguillage... “L’architecture est bien plus qu’un art et encore bien plus que des bâtiments”, résume Francis Kéré, le tout dernier Pritzker. Au-delà de tout geste plastique, souhaité ou pas, l’architecture, art spatial et social, est aussi attendue comme un art de la transformation. Chacun y mettra ses mots, à l’image de la quarantaine d’architectes qui ont répondu à notre enquête. Nul doute que Fernand Pouillon aurait avancé que “le sensible est l’état ultime des choses”, comme il nous le rappelait dans les premières pages des Pierres sauvages. Francis Rambert
Archiscopie 29 : thème art & architecture, Archiscopie, Editions Archiscopie, avril 2022.
MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |
Ouvrage disponibleArchiscopie 13 : thème densité/intensité, Archiscopie
Archiscopie élargit son champ critique - Il s’agissait de tourner la page. Passé la tentation de faire table rase de l’existant, il est apparu que la transformation était bien plus intéressante que le changement radical. L’injonction rimbaldienne qui voudrait que l’on soit “absolument moderne” ne passe pas forcément aujourd’hui par ce type de stratégie de rupture. Il en va de même en architecture. L’enjeu était de dynamiser Archiscopie par une nouvelle formule tout en restant dans le même format, le même rythme de parution trimestriel et la même économie. Le numéro 13 incarne cette mutation, assurée par de nouvelles rubriques bien sûr, de nouvelles plumes, un nouveau ton, dans une maquette qui imprime de nouveaux rythmes. Changement majeur, la formule repensée repose sur une nouvelle structure en quatre séquences avec chacune sa logique. La pièce maîtresse est un dossier qui vient nourrir la réflexion sur un thème d’actualité. En choisissant “Densité?/?Intensité” pour ce numéro de transition, Archiscopie focalise l’attention sur la question des équilibres au cœur du grand débat métropolitain, avec notamment des focus venant de l’étranger (Tôkyô, Moscou, Barcelone...). Séquence conversation ensuite, dans un long entretien avec un auteur ou autre penseur de la ville contemporaine, afin de développer d’autres points de vue sur la fabrique de la ville. L’architecte-paysagiste Michel Desvigne débute ainsi la série en soulevant, entre autres, la question de l’agriculture urbaine. La troisième séquence, intitulée “L’espace critique”, s’ouvre par l’analyse d’une tendance de fond ; apparaît ainsi un certain retour à la structure porté par une génération de jeunes architectes français, représentée notamment par Bruther, DATA, Muoto. Après ce décryptage, s’enchaînent une série de textes critiques sur des bâtiments en France comme à l’étranger (dont l’ensemble très réussi du Louvre Abu Dhabi par Jean Nouvel), sur des livres monographiques ou des ouvrages thématiques, et sur des films où l’architecture et la ville jouent un rôle particulier. Ici, une immersion dans l’univers spatial de Brian De Palma. Dernière séquence avec une bibliographie fournie, construite selon un nouveau rubriquage. Archiscopie, c’est une diversité d’écriture assurée par ses auteurs, journalistes, historiens, chercheurs, avec pour seul objectif d’apporter une dimension critique, une autre profondeur de champ dans un monde envahi par l’impératif de communication. Francis Rambert
Archiscopie 13 : thème densité/intensité, Archiscopie, Editions Archiscopie, janvier 2018.
MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |
Ouvrage disponibleLes juifs algériens dans la lutte anticoloniale, Pierre-Jean Le Foll-Luciani
« Pour nous qui venions à peine d'avoir l'âge de raison en ces jours d'humiliation, ces années de jeunesse ont à jamais marqué notre vie et c'est pourquoi nous sommes fiers de l'injure qu'on nous lançait comme un opprobre : oui, nous sommes des juifs indigènes algériens… Et après ? Vous n'aurez pas notre cœur contre un certificat de nationalité dont vous vous servez comme d'un couperet de guillotine. » Diffusées clandestinement durant la guerre d'indépendance, ces lignes ont été écrites en 1957 par des juifs algériens qui, nés citoyens français vers 1930, déchus de la citoyenneté française durant trois années et exclus de l'école sous Vichy, sont devenus des militants communistes algériens après la Seconde Guerre mondiale avant de rejoindre le FLN en 1956. De l'entre-deux-guerres à l'indépendance de l'Algérie, une petite minorité de juifs issus de familles autochtones ont suivi des trajectoires comparables, les déplaçant en quelques années des projets sociaux ordinaires de leurs parents – faire de leurs enfants de bons Français plus ou moins juifs – vers le projet politique inouï de s'affirmer Algériens. Bouleversant l'ordre du monde colonial par leurs prises de position politiques, par leurs sociabilités transgressives et jusque dans leur intimité affective, ces hommes et ces femmes ont engagé leur vie pour une Algérie décolonisée et socialiste dont ils seraient citoyens, participant pleinement – mais non sans difficultés dans leur confrontation avec le nationalisme algérien dominant – au mouvement national, aux épreuves de la clandestinité et de la répression durant la guerre d'indépendance, et aux premières années de construction de l'Algérie indépendante. Basé sur des entretiens biographiques menés avec 40 anciens militants, sur des sources privées et sur des fonds d'archives souvent inexplorés, cet ouvrage met en lumière les ressorts de ces trajectoires dissidentes en les articulant à une réflexion générale sur le rapport des juifs algériens à la question coloniale. Au prisme de cette entrée minoritaire, il s'agit aussi de construire une histoire par le bas des juifs d'Algérie, du communisme algérien et, plus généralement, de la société algérienne colonisée et nouvellement indépendante. Pierre-jean Le Foll Luciani est agrégé et docteur en histoire. Il a publié en 2012 aux PUR un livre d'entretiens avec William Sportisse, Le Camp des oliviers. Parcours d'un communiste algérien. Le présent ouvrage est issu de sa thèse de doctorat.
Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale, Pierre-Jean Le Foll-Luciani, Editions Presses universitaires de Rennes, 2015.
MOTS CLÉS : Editions Presses universitaires de Rennes | Pierre-Jean Le Foll-Luciani | Smala | Anticolonialisme | Décolonisation | Algérie | Judéité | Citoyenneté | Communisme | Vichy |
Ouvrage disponibleContes Kabyles. Tome 1, La Sagesse, Leo Frobenius
"Quel bonheur de pouvoir enfin lire ces fameux contes kabyles de Frobenius dans la traduction si attendue des spécialistes et amateurs francophones de littérature orale en contes ! En effet, la somme considérable que représentent les trois gros volumes de Contes kabyles de l'illustre chercheur allemand Leo Frobenius est, depuis presqu'un siècle à présent, un véritable trésor encore inexploité dans le domaine des études maghrébines où les germanophones sont rares, et demeuré inconnu d'un plus vaste public. Leur traduction apporte aujourd'hui une considérable contribution à la connaissance et à l'étude du patrimoine culturel maghrébin, qui s'est déjà révélé tout spécialement riche en littérature orale" (Camille Lacoste-Dujardin). D'une richesse et d'une diversité supportant parfaitement la comparaison avec les Mille et Une Nuits, les quelque cent cinquante récits recueillis par Frobenius dans les années 1913-1914, désormais accessibles au public francophone, viennent il est vrai combler un énorme vide. Car ils comprennent non seulement des contes merveilleux, mais aussi des mythes, aujourd'hui si rares à retrouver, et des histoires plaisantes ou érotiques fort peu divulguées mais qui témoignent d'une inventivité, d'une liberté et d'un humour tout méditerranéens. D'une vigueur exceptionnelle, servis par une langue savoureuse et des audaces d'expression tout à fait inattendues, ces contes offrent de multiples grilles de lecture qu'ethnologues et folkloristes se réjouiront de décrypter. Expression fondamentale d'une culture, témoignage irremplaçable de la réalité et de l'imaginaire en œuvre dans la société kabyle du début du siècle, ils occupent à n'en pas douter une place de tout premier rang dans le grand édifice de la littérature orale et des légendes universelles. Leur publication en français a reçu le concours du Centre national du Livre. Tome I : Sagesse Tome II : Le Monstrueux Tome III : Le Fabuleux Tome IV : Autres contes fabuleux
Contes Kabyles. Tome 1, La Sagesse, Leo Frobenius, Editions Edisud, octobre 1995.
MOTS CLÉS : Editions Edisud | Leo Frobenius | Smala | Folklore | Mythologie | Mythe | Recueil de contes | Conte | Littérature | Algérie | Kabylie | Berbère | Culture | Tradition |
Ouvrage disponibleL’Aventure orientale. La photographie à travers les grands ateliers du Proche-Orient et du Maghreb entre 1854 et 1914, Alain Fleig
L'AVENTURE ORIENTALE. En marge des grands courants photographiques et de l'évolution technique considérable qui a eu lieu entre les années soixante et quatre-vingt du XIXe siècle, la photographie au Moyen-Orient, si elle ne fait pas bouger de façon notable la technique, fait, à l'inverse, évoluer considérablement la vision des photographes et de leur public. Elle ouvre sur une nouvelle forme de commerce, mais surtout sur une pratique documentaire intense, et sur les possibilités d'une approche artistique directe et consciente d'elle-même, mettant en jeu le regard même du praticien et sa position face au réel, face à l'Autre.
L’Aventure orientale. La photographie à travers les grands ateliers du Proche-Orient et du Maghreb entre 1854 et 1914, Alain Fleig, Editions D’une certaine manière, 2006.
MOTS CLÉS : Editions D’une certaine manière | Alain Fleig | Smala | Photographie | Documentaire | Orientalisme | Esthétique | Maghreb | Proche Orient | Colonialisme | Voyage | Archives |
Ouvrage disponiblePour une écologie libertaire : Penser sans la nature, réinventer des mondes, Damien Darcis Thierry Paquot Maud Hagelstein
Dans ce livre, nous racontons une histoire, celle de la disparition des communautés paysannes avec l’avènement de la modernité. Auto-gouvernées et auto-subsistantes, celles-ci entretenaient avec leurs territoires une relation de co-construction impensable au départ des catégories modernes, en particulier celles d’industrie, de patrimoine et de nature. Nous défendons une hypothèse : l’industrialisation des territoires, indissociable de l’invention de zones à valeur patrimoniale (historique ou naturelle), s’inscrit dans une logique de gouvernement des vivants. Une fois séparés le monde des humains et celui de la nature, une fois rompues les puissances qui les lient ou les attachent l’un à l’autre, une fois que chacun a son monde, sa zone, sa place et son rôle bien à soi, les interactions entre ces mondes peuvent être soigneusement contrôlées, chacun d’eux peut être plus facilement gouverné. Nous faisons un pari : assumer l’artificialité des découpages modernes permet de dégager d’autres manières de composer des mondes, plus riches en vivants, mais également plus libres, jusque sur les pelouses des grands-ensembles, dans la rue en cul-de-sac d’une grande ville ou dans un espace naturel protégé. Autrement dit, nous posons que l’enjeu, à la fois politique et écologique, est d’expérimenter des manières d’hybrider les espaces et de faire cohabiter les vivants que la modernité a séparés. Ce livre est conçu comme une aventure : nous pensons chaque fois en étant pris dans des expériences concrètes (la mise en réserve naturelle d’un espace de montagne, la création d’une A.O.P., une ZAD), depuis les conflits qu’elles génèrent et les déplacements que ceux-ci opèrent sur nos habitudes de pensée.
Pour une écologie libertaire : Penser sans la nature, réinventer des mondes, Damien Darcis Thierry Paquot Maud Hagelstein, Editions ETEROTOPIA, mars 2022.
MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Damien Darcis | Thierry Paquot | Maud Hagelstein | Écologie | Environnement | Libertarianisme | Autogestion | Territoire | ZAD | Communalisme | Militantisme |
Ouvrage disponibleL'Algérie À L'Époque D'Abd-El-Kader, Marcel Emerit
Marcel Emerit met à mal la légende glorieuse de la conquête coloniale, celle de Bugeaud tout particulièrement. Il n’aime pas les statues ; tout au contraire, il prend plaisir à les déboulonner ; il y a du niveleur chez cet homme. Et il ne s’agit pas non plus d’Abd-el-Kader, mais de l’Algérie ; la plus grande audace est de rompre avec la célébration des grands hommes et avec la suffisance étatique d’une version étroitement militaire et politique de l’histoire. Pour ce qui est d’Abd-el-Kader, c’est à peine le chef d’une entreprise d’État, le constructeur de places fortes ou l’organisateur militaire qui intéresse Marcel Emerit. Abd-el-Kader est de son temps et témoigne de la hiérarchie de classes et de statuts qui supporte les discriminations et les conflits qui se traduisent en «luttes de races». Marcel Emerit entend comprendre l’Algérie de l’intérieur, en faisant parler les documents d’époque. Ce qui l’occupe, ce n’est ni les détours diplomatiques ou les cachotteries des négociations, ni les ressorts de la psychologie des acteurs qui jouent les premiers rôles, mais l’histoire sociale qui pose la question nationale. Il a travaillé à dire le vrai et le sens de l’histoire coloniale ; ce pourquoi il fut dénoncé et tenu à l’écart. René Gallissot
L'Algérie À L'Époque D'Abd-El-Kader, Marcel Emerit, Editions Bouchène, janvier 2002.
MOTS CLÉS : Editions Bouchène | Marcel Emerit | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade |
Ouvrage disponibleCIRCULATIONS INTERNATIONALES EN EUROPE : années 1680-années 1780., Pierre-Yves Beaurepaire Pierrick Pourchasse
Dans l'historiographie traditionnelle des années 1680-1780, la communication est nécessairement européenne, transfrontalière, car la République des Lettres comme l'Europe des Lumières vont de soi. Quant au "Parfait négociant ", il serait par essence cosmopolite. En réaction, l'étude des circulations interroge la matérialité des échanges et des " processus de communication". Elle prête une attention toute particulière aux infrastructures (routes, réseaux postaux, vecteurs d'information et de communication), à l'environnement des échanges (relations internationales), à l'espace et aux territoires (cartographie, maillages et réseaux), indissociables de l'étude des acteurs, des objets mobilisés et des institutions concernées. Aux circulations démographiques, commerciales, manufacturières, aux mobilités des négociants, des migrants, des diasporas, s'associent des circulations internationales artistiques, culturelles, diplomatiques, philosophiques, politiques, religieuses, savantes, techniques, qui mobilisent l'espace européen à des degrés et rayons variables. C'est dans cette perspective que le collectif de trente-sept spécialistes français et étrangers réuni par Pierre-Yves Beaurepaire et Pierrick Pourchasse a travaillé, avec le souci de faire le point sur les dernières recherches en cours et d'articuler des domaines d'investigation qui souvent s'ignorent. Pierre-Yves Beaurepaire est professeur d'histoire moderne à l'université de Nice-Sophia Antipolis, membre de l'Institut universitaire de France. Il coordonne le programme ANR "Circulations, Territoires et Réseaux en Europe de l'Âge classique aux lumières" (CITERE). Pierrick-Yves Beaurepaire est professeur d'histoire moderne à l'université de Bretagne-Occidentale. Il est spécialiste d'histoire maritime, des réseaux négociants et de la Scandinavie moderne.
CIRCULATIONS INTERNATIONALES EN EUROPE : années 1680-années 1780., Pierre-Yves Beaurepaire Pierrick Pourchasse, Editions PU RENNES, décembre 2010.
MOTS CLÉS : Editions PU RENNES | Pierre-Yves Beaurepaire | Pierrick Pourchasse | Smala | Histoire | Migration | Immigration | Démographie | Anthropologie | Europe | Territoire | Infrastructure | Commercial |
Ouvrage disponibleContre la résilience: A Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault
Funeste chimère promue au rang de technique thérapeutique face aux désastres en cours et à venir, la résilience érige leurs victimes en cogestionnaires de la dévastation. Ses prescripteurs en appellent même à une catastrophe dont les dégâts nourrissent notre aptitude à les dépasser. C’est pourquoi, désormais, dernier obstacle à l’accommodation intégrale, l’«?élément humain?» encombre. Tout concourt à le transformer en une matière malléable, capable de «?rebondir?» à chaque embûche, de faire de sa destruction une source de reconstruction et de son malheur l’origine de son bonheur, l’assujettissant ainsi à sa condition de survivant. À la fois idéologie de l’adaptation et technologie du consentement à la réalité existante, aussi désastreuse soit-elle, la résilience constitue l’une des nombreuses impostures solutionnistes à la critique de laquelle cet essai, fruit d’un travail théorique et d’une enquête approfondie menés durant les dix années qui ont suivi l’accident nucléaire de Fukushima, entend prendre part. La résilience est despotique car elle contribue à la falsification du monde en se nourrissant d’une ignorance organisée. Elle prétend faire de la perte une voie vers de nouvelles formes de vies insufflées par la raison catastrophique. Elle relève d’un mode de gouvernement par la peur de la peur, exhortant à faire du malheur un mérite. Autant d’impasses et de dangers appelant à être, partout et toujours, intraitablement contre elle.
Contre la résilience: A Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault, Editions L'Echappée, mars 2021.
MOTS CLÉS : Editions L'Echappée | Thierry Ribault | Cinéma sur les ruines du futur | Résilience | Politique | Sociologie | Idéologie | Gouvernement | Etude | Catastrophe | Fukushima | Japon | Nucléaire |
Ouvrage disponibleÀ bout de flux, Fanny Lopez
Le numérique a un double : l'infrastructure électrique. Le rapport immédiat aux objets connectés (smartphone, ordinateur) invisibilise le continuum infernal d'infrastructures qui se cachent derrière : data centers, câbles sous-marins, réseaux de transmission et de distribution d'électricité. Alors que le numérique accompagne une électrification massive des usages, le système électrique dépend lui-même de plus en plus du numérique pour fonctionner. Pour comprendre ce grand système électrique et imaginer comment le transformer, il nous faut aller au bout des flux, là où se révèle la matérialité des machines et des câbles. L'enjeu est immense : réinventer des liens techniques compatibles avec le vivant , repenser les structures et la gouvernementalité des réseaux pour bâtir d'autres communs techniques.
À bout de flux, Fanny Lopez, Editions Divergences, septembre 2022.
MOTS CLÉS : Editions Divergences | Fanny Lopez | Cinéma sur les ruines du futur | Numérique | Internet | Data Centers | Réseaux | Réseaux Sociaux | Électricité | Électrification | Flux |
Ouvrage disponibleGitans, Manouches et Voyageurs des Marais, L'école des Marais - Décines
La différence fait toujours un peu peur. Alors, nous nous protégeons comme nous pouvons : par l'ignorance, par la fuite, l'agressivité, le mépris, voire l'exclusion. Et seuls les esprits forts peuvent dire une bonne fois pour toutes qu'ils échapperont à ces tentations. Les autres - nous tous - savons que nous avons besoin, sans cesse, de réapprendre à accueillir l'autre. Il nous faut déconstruire les préjugés qui nous aveuglent. Ecarter la tentation d'enfermer l'autre dans son image ou dans son folklore. S'ouvrir à ce qui peut nous apporter. Le reconnaître comme notre semblable et l'accepter dans son altérité. La chose n'est pas facile tant nos velléités identitaires sont grandes, tant nous avons du mal à trouver une ligne de passage entre l'abandon, au nom du "respect", et de la colonisation de l'intérieur, au nom de l'intégration : "Fais comme tu veux... puisque tu tiens à échapper à nos coutumes et que tu revendiques un mode de vie différent du nôtre !"... Ou bien : "fais comme je veux... puisque tu exiges qu'on respecte tes droits et que tu cherches à bénéficier des avantages de notre société!" Il faut refuser de choisir entre les deux termes de cette alternative insupportable. Il faut se frayer un chemin entre l'exclusion et la normalisation. L'école des marais à Décines cherche ce chemin, inlassablement. Les enfants et les éducateurs y apprennent ensemble une forme de reconnaissance réciproque qui pourrait bien être fondatrice d'une socialité plus humaine, plus solidaire. C'est là, modestement et courageusement que s'inventent des solutions qui pourraient bien s'avérer utiles pour nous tous, pour demain. Il faut découvrir ce travail. De toute urgence. Car c'est d'éducation qu'il s'agit.
Gitans, Manouches et Voyageurs des Marais, L'école des Marais - Décines, Editions l'école des Marais - Décines, 2001.
MOTS CLÉS : L'école des Marais - Décines | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Politique | Histoire | Société | éducation |
Ouvrage disponibleInstant(s), Thomas Halkin
Ce livre est une retranscription d'entretiens réalisés en 2016 sur l'aire d'accueil de Rouen / Petit Quevilly dans le cadre du projet Mosaïque commun aux centres sociaux de Seine Maritime. Merci à tous les participants : Aldo, Andi, April, Brésyl, Chanel, Chouquette, Clay, Clyde, Dalila, Dixon, Djersey, Jason, Julie, Kaily, Kelly, Ofélie, Pepette, Salomé, Seumé, Sullivan, Swann, Victoria, Violette, Waren, Willy. Photo argentique : Thomas Halkin.
Instant(s), Thomas Halkin,
MOTS CLÉS : Thomas Halkin | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Politique | Histoire | Société | Rouen |
Ouvrage disponibleRegards Croisés sur l'habitat léger/mobile, Editions Relier
Caravanes, camping-cars mobile-homes, roulottes, camions aménagés, yourtes, tipis, cabanes, huttes... Des formes d'habitats peu ordinaires émergent ou resurgissent aujourd'hui, questionnant nos modes d'habiter conventionnels. Derrières ces formes légères et mobiles se profilent des situations, des parcours, des aspirations, dont la diversité reflète celle des habitants concernés et de leurs besoins. Phénomène complexe, multidimensionnel et mouvant, l'habitat léger pose des questions de politique du logement et d'aménagement de l'espace, sur les droits et devoirs attachés au domicile, l'inégal accès au logement, les liens entre habitat et activité, la vie sociale et la prise en compte de l'environnement dans nos modes d'habiter. Autant de questions que nous avons cherchées à aborder en privilégiant la diversité des regards et des contributions, dans une approche d'éducation populaire chère à l'association RELIER. Ce recueil est le résultat d'un an de rencontres, d'échanges et de réfléxions, entre des acteurs de terrain, des habitants, des chercheurs, des militants ou des curieux qui, à un moment, se sont sentis concernés par le sujet. Ce travail s'inscrit dans une recherche-action plus large sur l'éco-habitat participatif et solidaire en Massif Central, à mi-chemin entre sensibilisation à la situation actuelle en matière d'accueil et de logement, et construction d'actions concrètes adaptées à la diversité des territoires et des populations.
Regards Croisés sur l'habitat léger/mobile, Editions Relier, Editions Relier, octobre 2017.
MOTS CLÉS : Editions Relier | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Architecture | Architecture mobile | Urbanisation | Logement | Précarité |
Ouvrage disponibleRoms et Tsiganes, Jean-Pierre Liégeois
Par un éminent spécialiste, une synthèse sur la minorité la plus importante d'Europe, avec ses dix millions de personnes, au-delà de préjugés et stéréotypes millénaires. Roms, Tsiganes, Gitans, Manouches, Gens du voyage... On en parle quotidiennement. Mais sait-on qu'ils forment la minorité la plus importante d'Europe ? Sait-on qu'ils ont une langue, une culture ? La connaissance qu'on en a passe à travers le filtre de préjugés qui se sont sédimentés au cours de mille ans d'histoire et viennent inspirer puis justifier les actions menées à leur égard. Cette minorité transnationale existe par la force d'une organisation sociale qui a permis sa survie dans la dispersion et face à des traitements coercitifs : rejet, esclavage, envoi aux galères, extermination, assimilation. Il s'agit de communautés dynamiques, qui vivent une mutation profonde et se positionnent aujourd'hui en tant que partenaires des institutions nationales et internationales. Roms et Tsiganes sont au cœur des enjeux sociopolitiques du XXIe siècle marqué par l'émergence des minorités et par le développement de la mobilité dans une Europe qui se voudrait sans frontières. Ils sont également au centre des réflexions sur le multiculturalisme.
Roms et Tsiganes, Jean-Pierre Liégeois, Editions La Découverte, mars 2009.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Jean-Pierre Liégeois | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Préjugés | Persécutions | Communauté | Multiculturalisme | Transnationalisme | Politique | Histoire |
Ouvrage disponibleVivre au camping: Un mal-logement des classes populaires, Gaspard Lion
La flambée des prix du logement qui s’est amorcée à partir des années 2000 a conduit à des difficultés sociales de plus en plus massives sur l’ensemble du territoire français. Ni le logement social ni le principe d’un droit au logement opposable n’ont apporté de solutions satisfaisantes et le nombre des mal-logé·es et des sans-logis n’a cessé de croître. Le sociologue Gaspard Lion identifie un phénomène nouveau, reflet de cette crise sociale majeure : le « camping résidentiel » qui a gagné la France en écho aux trailer parks étasuniens. À partir d’une enquête ethnographique menée en immersion dans cinq campings de la région parisienne durant quatre ans, ce livre saisit, dans leur diversité et leur intimité, les vies quotidiennes de celles et ceux qui ont fait du camping leur domicile. Ainsi, ce livre dévoile la condition sociale d’une portion croissante des classes populaires qui vit inaperçue aux marges des grandes villes, et expose une forme, jusqu’ici inexplorée, de logement et de précarité, révélatrice de changements structurels à l’oeuvre dans la société française. Gaspard Lion est sociologue et maître de conférences à l’Université Sorbonne Paris Nord. Ses travaux portent sur les classes populaires et les formes de logement dégradées et non ordinaires.
Vivre au camping: Un mal-logement des classes populaires, Gaspard Lion, Editions SEUIL, avril 2024.
MOTS CLÉS : Editions SEUIL | Gaspard Lion | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Mal-logement | Sans-Abri | Sociale | Sociologie | Société | Crise Sociale | Crise Economique | Portrait | Ville | France |
Ouvrage disponibleMicroarchitectures nomades pour les oubliés d'Internet: Construire une virtual schola, Fiona Meadows
L'accélération de la dématérialisation des services, notamment publics, force les citoyens à être constamment connectés au Web. Sans cet accès, comment remplir des formulaires administratifs, acheter à prix compétitif, mais aussi comment défendre ses droits, ses idées, s'informer, communiquer... ? Malgré cet état de fait, être internaute aujourd'hui en France n'est pas une réalité partagée par tous comme le démontre une étude récente du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie : 19,3 % des foyers ne possèdent pas d'accès à Internet. Être exclu de la société numérique, c'est donc être victime de nouvelles sources d'inégalités, qu'elles soient économiques, sociales ou culturelles. Pour cette septième édition, le concours Mini Maousse s'engage à lutter contre cette fracture numérique en proposant aux participants d'imaginer des microarchitectures conviviales pouvant servir d'e-box nomades : e-école, bibliothèque numérique, salle de cinéma ou d'exposition, espace de coworking, cabine de visiophone publique et gratuite... L'enjeu étant l'accessibilité des ressources numériques au plus grand nombre.
Microarchitectures nomades pour les oubliés d'Internet: Construire une virtual schola, Fiona Meadows, Editions Alternatives, novembre 2019.
MOTS CLÉS : Editions Alternatives | Fiona Meadows | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Internet | Numérique | Société | Sociale | Architecture | Microarchitecture |
Ouvrage disponibleAA Rétro : Habiter la mer #175, AA : L'Architecture d'Aujourd'hui
En 1974, AA consacre son numéro de septembre-octobre à la thématique « Habiter la mer ». Le dossier, composé de trois parties, « L’homme et le littoral », « Gestion du potentiel marin » et « L’aménagement du sixième continent », donne notamment la parole à Jacques Rougerie, architecte et océanographe, qui y défend l’idée d’habiter la mer de multiples façons grâce à des habitations sur pilotis, des architectures immergées ou encore des villes flottantes.
AA Rétro : Habiter la mer #175, AA : L'Architecture d'Aujourd'hui, Editions AA, septembre-octobre 1974.
MOTS CLÉS : Editions AA | Makhnovtchina | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Futur | Science-Fiction | Science | Mer | Sous-Marin |
Ouvrage disponiblePrefabs, Elisabeth Blanchet Sonia Zhuravlyova
As slums were cleared after the Blitz, there was a pressing need for housing. Successive governments championed prefabrication as a speedy solution. The resulting bungalows with slightly pitched roofs, pretty gardens and all the mod cons became home to hundreds of thousands of people around the country, often those who had not previously had the luxury of hot running water or a fridge. No wonder, then, that they became so loved. These squat little homes were meant to last just a decade -- a mere stopgap as the country got back on its feet -- but many of the prefabs are still standing, with residents often fighting to hold on to them. There has been growing public interest in these fast-disappearing houses, and the communities they fostered... The book recounts residents' first hand experiences -- from the first time they laid eyes on their prefabs to their attempts to hold on to their little castles beyond their designated temporary timeframe. The authors look at the success of post-war prefab housing in the wider context of British social housing. The book also looks at architectural innovation and imaginative design in the field of prefabrication and clever solutions being put forward to solve the housing crisis of today. Fewer and fewer prefabs remain -- but you can still spot them here and there, sitting cosily among their big brick-built neighbours, a lesson in thoughtful design, community building and what it means to have a house to call your own.
Prefabs, Elisabeth Blanchet Sonia Zhuravlyova, Editions Historic England, juillet 2018.
MOTS CLÉS : Editions Historic England | Elisabeth Blanchet | Sonia Zhuravlyova | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Architecture | Bidonville | Préfabrication | Préfabriqué | Bungalows | Angleterre | Royaume-Uni |
Ouvrage disponibleVILLES NOMADES : Histoires clandestines de la modernité, Stany Cambot Echelle Inconnue
Une autre ville existe, concomitante à la ville planifiée. Une ville faite de caravanes, de tentes, de camions, mobile-homes et autres kiosques et cabanes. Ville européenne, autre, que de Paris à Moscou le cadastre réprouve et oblitère quand il ne la criminalise pas. Un archaïsme qu'urbanistes, architectes, politiques, sociologues et policiers ont charge de démanteler, résorber ou extraire de leurs nouvelles métropoles. Nomade, mobile, légère ou foraine cette ville demeure cependant pensée depuis l'espace cadastré, ses représentations, ses mots et son Histoire. C'est une ville sans nom d'un peuple sans nom que la langue politique et médiatique pourtant nomme : Rom, Gitan, réfugié, Manouche, Tzigane... ville de l'étranger en somme. Ville étrangère à la ville surtout et ce depuis le milieu du XIXe siècle au moins. Belligérante d'une guerre silencieuse qui pourtant a lieu et l'oppose à la ville planifiée, elle constitue, sous les multiples formes des ses réapparitions (capitale mobile de l'Algérie, Zone des fortifs de Paris, caravane de l'armée insurrectionnelle ukrainienne, etc.) une alternative urbaine, poétique, politique et économique. Chant partisan, ce texte est une tentative de renouer les fils d'une histoire urbaine sectionnés par l'exercice colonial et militaire, le capitalisme et ses remises à jour ainsi que par un urbanisme contemporain en partie fondé sur son anéantissement et dont la métropolisation n'est que l'ultime masque. Fondé en 1998 et emmené par l'architecture Stany Cambot, Echelle Inconnue n'est pas un collectif mais un groupe, comme un groupe de rock, qui voudrait être à l'architecture ce qu'Elvis Presley fut à Tino Rossi. Groupe indiscipliné de recherche et création, autour des notions d'invisibles des villes et de leurs représentations, il se consacre aux urbanités minoritaires, alternatives ou émergentes ainsi qu'aux populations non prises en compte ou discriminées en raison d'un mode de vie minoritaire. Il tente d'être un acteur de l'émergence d'une connaissance "par le bas" mettant en place des travaux et expériences artistiques autour de la ville et du territoire.
VILLES NOMADES : Histoires clandestines de la modernité, Stany Cambot Echelle Inconnue, Editions Eterotopia, février 2016.
MOTS CLÉS : Editions Eterotopia | Stany Cambot | Echelle Inconnue | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Arts | Architecture | Urbanisme | Activisme | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Politique | Sociologie | Paris | France | Moscou | Russie | Ukraine |
Ouvrage disponibleLe néonomadisme - Mobilités - Partage - Transformations identitaires et urbaines, Yasmine Abbas
La mobilité d’aujourd’hui se conjugue au pluriel. À la fois physique, numérique et mentale, elle induit une condition nouvelle, une forme de nomadisme parfois imposé, souvent voulu, parfois jusqu’au-boutiste, pas toujours bien vécu. Ce néo-nomadisme donne naissance à des modes de vie autrefois atypiques qui, désormais, se généralisent. Il apporte aussi un état d’esprit générant transgressions et situations inédites, qui nous amènent à nous interroger sur ses conséquences profondes. Quels sont les nouveaux liens qui se tissent entre les personnes, les objets, les données et les lieux ? Quel est l’impact de ces mutations sur l’identité des individus, autant connectés qu’isolés, sur les territoires et les espaces ? Dans un contexte néo-nomade, les technologies de l’information sont-elles libératrices ou aliénantes ? Que deviennent le rôle de l’urbaniste et celui de l’architecte, confrontés à une instabilité qui oblige à redéfinir les contours de la ville et son accessibilité ? Comment ces transformations peuvent-elles s’inscrire dans une dynamique de durabilité, au plan environnemental, économique et social ? Cet essai critique porte un regard sans concession sur les transformations issues de ces nouvelles mobilités, et fournit les clés pour en comprendre les risques et mieux les appréhender. Yasmine Abbas est architecte DPLG, titulaire d’un master au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et d’un doctorat à la Harvard University Graduate School of Design. Hybride et néo-nomade, elle a vécu, étudié et travaillé au Maroc, en France, aux États-Unis, au Danemark et aux Émirats arabes unis, dans des domaines aussi variés que l’architecture, l’ethnographie commerciale ou le développement durable.
Le néonomadisme - Mobilités - Partage - Transformations identitaires et urbaines, Yasmine Abbas, Editions FYP, septembre 2011.
MOTS CLÉS : Editions FYP | Yasmine Abbas | Makhnovtchina | Nomadisme | Néo-nomadisme | Nomades | Habitat | Travail | Télé-travail | Voyage | Sociale | Urbanisme | Civilisation |
Ouvrage disponibleLa Nouvelle Internationale fasciste, Ugo Palheta
Comment le poison se diffuse à l’échelle mondiale. Le Pen, Trump, Poutine, Bolsonaro, Modi… Il y eut une internationale brune dans l’entre-deux-guerres ; voici une nouvelle internationale fasciste qui émerge. Ugo Palheta, qui s’affirme comme l’un des meilleurs spécialistes du fascisme contemporain, met à jour la terrible mécanique mondiale à l’œuvre.
extrait : « Si les néofascistes séduisent, c’est d’abord en s’appuyant sur un mélange de fierté nationale, d’angoisse civilisationnelle et de ressentiment racial, qu’ils ne cessent d’alimenter, dans le contexte d’une mondialisation capitaliste qui a considérablement bousculé les équilibres socio-économiques nationaux et abîmé les conditions de vie des classes travailleuses. On sait depuis le sociologue africain-américain W. E. B. Du Bois à quel point la blanchité peut offrir un « salaire public et psychologique » à ceux qui, parmi les Blanc·hes, estiment ne pas avoir la situation qu’ils méritent ou se sentent menacés par l’égalisation raciale (des droits et des conditions), voire par toute forme de promiscuité avec les minorités et les immigré·es. Dans des sociétés profondément structurées par le racisme ou différentes formes de suprémacisme, ce qui renvoie généralement à une histoire longue de domination raciale ou d’oppression religieuse, ne pas être – ou ne pas être perçu comme – Noir, ou Arabe, ou Musulman, ou Juif, ou Kurde, selon le contexte, va procurer ainsi un statut social, qui suppose comme son corollaire logique la dévaluation statutaire d’une ou plusieurs minorités. L’extrême droite n’a pas inventé le racisme ou le suprémacisme, et n’en a pas le monopole, mais elle en est presque toujours la pointe la plus acérée, celle qui promet avec le plus d’énergie et de constance de redonner à la nation sa « grandeur » (« Make America Great Again »), et pour cela de remettre les minorités et les immigré·es « à leur place » au profit des « vrais nationaux » (« Les Français d’abord »)… »
Car aussi nationalistes soient-elles, les extrêmes droites contemporaines s’organisent à l’échelle internationale. Leurs mots, leurs idées et leurs stratégies circulent d’un pays à un autre. Chaque force montante cherche à tirer parti du prestige obtenu par d’autres. Certains pays comme la Hongrie, ou la Russie jouent le rôle de modèle et parfois de mécènes.
Ugo Palheta décortique les ingrédients qui transcendent les frontières, portés par l’obsession identitaire, la réaction patriarcale et la haine de l’égalité. Il montre comment les extrêmes droites sont parvenues à populariser un projet politique : purger la nation pour la régénérer, en extirpant les ennemis et en châtiant les traîtres. L’auteur n’en reste pas cependant à ce constat glaçant, car un nouvel internationalisme se déploie au cœur des luttes contemporaines, porteur d’un antifascisme du XXIe siècle.La Nouvelle Internationale fasciste, Ugo Palheta, Editions Textuel, Collection « Petite Encyclopédie critique », 2022, 96 p..
Ugo Palheta, sociologue, maitre de conférences à l'Université de Lille. Militant anticapitaliste, il est rédacteur en chef de la revue Contretemps. Il a produit de nombreuses analyses sur l'histoire du fascisme et sa résurgence contemporaine. Il est notamment l'auteur de Face à la menace fasciste (Textuel, 2021, avec Ludivine Bantigny) et La Possibilité du fascisme (La Découverte, 2018).
MOTS CLÉS : Ugo Palheta | Editions Textuel | néofascisme | fascisme | salazarisme | franquisme | régime de Vichy | rexisme | British Union of fascists | austro-fascisme | Garde de fer | Oustachis | Organisation des nationalistes ukrainiens | Zeev Sternhell | régénération | communauté imaginaire | nation | civilisation | race | épuration | identité | l’âge des fascismes | transnationale | internationalisme fasciste | fascisme universel | la loi et l’ordre | révolte réactionnaire | subversion | ultra-conservatisme | troisième voie | capitalisme | socialisme | élites traditionnelles | ordre et hiérarchies | Robert Paxton | réseaux conspirationnistes | équivalents fonctionnels | milices | droite conservatrice | suprémacisme |
Ouvrage disponibleLe Temps dans le cinéma documentaire, Mercedes Alvarez Chantal Briet François Caillat Emmanuel Carrère Alain Cavalier Denis Gheerbrant Laurence Kirsch Guillaume Kozakiewiez Robert Kramer Raphaël Mathié Frédéric Mitterrand Stan Neuman Didier Nion Pola Rapaport Julie Sandor Anja Un
Qu'est-ce que le temps au cinéma ? Quelles sont ses figures possibles ? Peut-on transcrire sa complexité dans un récit documentaire ? Comment raconter des histoires ? Seize débats menés par des cinéastes autour de leurs films, augmentés de quatre contributions, montrent comment les documentaristes s'emparent de la question du temps.
Le Temps dans le cinéma documentaire, Mercedes Alvarez Chantal Briet François Caillat Emmanuel Carrère Alain Cavalier Denis Gheerbrant Laurence Kirsch Guillaume Kozakiewiez Robert Kramer Raphaël Mathié Frédéric Mitterrand Stan Neuman Didier Nion Pola Rapaport Julie Sandor Anja Un, Editions Publication de l'Université de Provence, 2010.
MOTS CLÉS : Editions Publication de l'Université de Provence | Cinéma & Audiovisuel | Documentaire | Débat | Etudes |
Ouvrage disponibleFilmer le travail, films et travail, Hors Champ
Corine Eyraud est maître de conférence en sociologie à l'université de Provence et chercheur au Laboratoire méditerranéen de sociologie (LAMES). Guy Lambert est maître de conférences en études cinématographiques à l'université de Provence, chercheur au laboratoire d'études en sciences des arts (LESA) et réalisateur de films de recherche. Cet ouvrage se veut résolument transdisciplinaire, dans la mesure où les auteurs combinent réellement, dans leurs recherches, cinéma et sciences sociales. Deux axes organisent cette réflexion. Le premier, intitulé " Filmer le travail ", regroupe des interventions de chercheurs en sciences sociales (sociologie, histoire, anthropologie, ergonomie) et de réalisateurs qui utilisent l'approche filmique pour observer, analyser et montrer le travail. Le second, " Films et travail ", analyse les représentations sociales du travail et leurs évolutions, à travers les objets filmiques (films, séries télé...) ; les auteurs, le plus souvent des chercheurs en cinéma, utilisent des outils et théories empruntés à la linguistique, la sémiologie, la psychanalyse, la sociologie... L'ouvrage est accompagné d'un DVD, on y trouvera une partie des extraits de films utilisés de manière démonstrative dans les contributions écrites.
Filmer le travail, films et travail, Hors Champ, Editions Publication de l'Université de Provence, 2010.
MOTS CLÉS : Editions La Revue Documentaires | La Revue Documentaires | Cinéma & Audiovisuel | Travail | Sociale |
Ouvrage disponibleCes guerres qui nous attendent (2030-2060), Red Team
La Red Team n’est pas la nouvelle série Netflix. Et pourtant, sous ce nom de code, un commando a mené une opération pionnière particulièrement haletante. Pour la première fois, le ministère français des Armées et l’Université Paris Sciences et Lettres ont lancé un projet de prospection novateur. Analystes et chercheurs ont partagé librement leurs réflexions avec des auteurs et dessinateurs pour imaginer les conflits possibles à l’horizon 2030-2060 : création d’une nouvelle nation pirate née des changements climatiques, hacking éventuel des implants neuronaux, émergence de sphères communautaires développant une réalité alternative, fragmentation du réel, crises environnementales et bioterrorisme, guerres cognitives s’appuyant sur la désinformation de masse, polarisation du monde en hyperforteresses et hyperclouds. Un polar d’anticipation géopolitique dans lequel il n’est pas interdit de lire notre avenir proche. La Red Team est composée de dix auteurs de science-fiction et de romans noirs : François Schuiten, Jeanne Bregeon, Colonel Hermès, Capitaine Numericus, Virginie Tournay, Laurent Genefort, Romain Lucazeau, Xavier Mauméjean, Xavier Dorison, DOA. L'Université Paris Sciences et Lettres (PSL) forme, au plus près de la recherche en train de se faire, des chercheurs, artistes, entrepreneurs et des dirigeants conscients de leur responsabilité sociale, individuelle et collective. Elle figure parmi les cinquante premières universités mondiales.
Ces guerres qui nous attendent (2030-2060), Red Team, Editions des Équateurs, Octobre 2024.
MOTS CLÉS : Editions des Équateurs | Red Team | Cinéma sur les ruines du futur | Recueil de nouvelles | Etudes | Science-Fiction | Guerre |
Ouvrage disponibleQuartiers Libres – Demain la ville, MICHAEL ROCH ALAIN DAMASIO Saul PANDELAKIS KETTY STEWARD BLANZAT LI-CAM Élodie DOUSSY Mina JACOBSON Ezra PONTONNIER CHLOÉ CHEVALIER Clément SCHNEIDER Jean-Philippe OURRY ARIANE CORVEN
Surveillance par IA de cités privatisées, méga-projets d’infrastructures, îlots de chaleur dans les ghettos… Rien n’est encore tracé ! Loin des préfabriqués et du béton armé, la ville de demain foisonne déjà, croule et repousse tout à la fois. Après les anthologies sur le travail (Au bal des actifs) et la santé (Sauve-qui-peut), c’est à nos cités que La Volte s’est intéressée dans ce nouveau recueil né d’un appel à textes. La fiction pour déjouer les prédictions du capitalisme urbain, et nous permettre d’arpenter quatorze villes encore inexplorées. D’un texte à l’autre on entend la dignité rendue aux incendies, la surpopulation des mineurs de cryptomonnaie, la terre hantée pour trois cent ans par acides et fantômes, et les cachettes rafistolées au scotch dans le creux des artères brutalistes. Venues d’auteurices très en vue ou carrément émergent•es, ces textes rouvrent la discussion sur les villes à faire. Quatorze fictions comme une projection d’avenirs possibles, probables ou souhaitables, pour explorer différentes dimensions de l’espace urbain et de ce qui demain fera ville, peut-être.
Quartiers Libres – Demain la ville, MICHAEL ROCH ALAIN DAMASIO Saul PANDELAKIS KETTY STEWARD BLANZAT LI-CAM Élodie DOUSSY Mina JACOBSON Ezra PONTONNIER CHLOÉ CHEVALIER Clément SCHNEIDER Jean-Philippe OURRY ARIANE CORVEN, Editions La Volte, Octobre 2024.
MOTS CLÉS : Editions La Volte | Alain Damasio | Cinéma sur les ruines du futur | Recueil de nouvelles | Science-Fiction | Ville | Métropole | Dystopie | Utopie |
Ouvrage disponibleOn the road, Jack Kerouac
Five decades after it was first published, Jack Kerouac's seminal Beat novel On the Road finally finds its way to the big screen, in a production from award-winning director Walter Salles (Motorcycle Diaries) starring Sam Riley (Control, Brighton Rock), Garret Hedlund, Kristen Stewart (Twilight), Kirsten Dunst, Amy Adams and Viggo Mortensen. Sal Paradise (Sam Riley), a young innocent, joins his hero, the mystical traveller Dean Moriarty (Garrett Hedlund), on a breathless, exuberant ride back and forth across the United States. Their hedonistic search for release or fulfilment through drink, sex, drugs and jazz becomes an exploration of personal freedom, a test of the limits of the American dream. A brilliant blend of fiction and autobiography, Jack Kerouac's exhilarating novel swings to the rhythms of 1950s underground America, racing towards the sunset with unforgettable exuberance, poignancy and autobiographical passion. One of the most influential and important novels of the 20th century, this is the book that launched the Beat Generation and remains the bible of that literary movement. Jack Kerouac (1922-69) was an American novelist, poet, artist and part of the Beat Generation. His first published novel, The Town and the City, appeared in 1950, but it was On the Road, published in 1957, that made Kerouac famous. Publication of his many other books followed, among them The Subterraneans, Big Sur, and The Dharma Bums. Kerouac died in Florida at the age of forty-seven. 'The most beautifully executed, the clearest and the most important utterance yet made by the generation Kerouac himself named years ago as "beat"' The New York Times 'Pop writing at its best. It changed the way I saw the world, making me yearn for fresh experience' Hanif Kureishi, Independent on Sunday 'On the Road sold a trillion Levis and a million espresso machines, and also sent countless kids on the road' William Burroughs
On the road, Jack Kerouac, Editions Penguin Classics, septembre 2012.
MOTS CLÉS : Editions Penguin Classics | Jack Kerouac | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Road Trip | Voyage | Portrait | Idéal |
Ouvrage disponibleTue ton Patron 2, Jean-Pierre Levaray
On a tous rêvé, un jour, une nuit, de se débarrasser de son patron. Mais ce n’est pas si facile. Alors, si on s’y mettait tous ensemble ? C’est ce que les ouvriers d’une usine fabriquant des composants électroniques pour le secteur automobile mettent en œuvre lorsque le patron veut fermer la boîte. Cela se passe très vite, en quelques heures, à la faveur d’une réunion pour annoncer les licenciements. Mais pour que ce soit rapide et efficace, il faut avoir tout bien préparé. Tue ton patron, premier du genre, racontait l’acte individuel d’un chômeur. Pour ce deuxième opus, c’est le « tous ensemble » qui prévaut. Plus efficace ? Moins noir ? À voir et à lire. Imaginez un monde sans patron… Jean-Pierre Levaray, ouvrier dans l’industrie chimique, est l’auteur de Putain d’usine (L’Insomniaque puis Agone ; édition BD avec le dessinateur Efix : Petit à Petit). Aux éditions Libertalia, il a publié le roman Tue ton patron (2010). Une adaptation en bande dessinée, toujours avec Efix, devrait paraître au cours du premier semestre 2012.
Tue ton Patron 2, Jean-Pierre Levaray, Editions Libertalia, mars 2012.
MOTS CLÉS : Editions Libertalia | Jean-Pierre Levaray | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Travail | Usine | Sociale | Polar |
Ouvrage disponibleQuality Land, Marc-Uwe Kling
Bienvenue à Quality Land, le pays de tous les superlatifs ! Tu vibres déjà ? Il y a de quoi ! Dans le futur, tout fonctionne à merveille : les algorithmes se chargent d'optimiser le travail, les loisirs et les relations. Quality Partner sait qui te correspond le mieux. Ton véhicule autonome sait où tu veux aller. Et si tu es inscrit sur The Shop, on t'envoie tous les articles que tu désires sans que tu aies besoin de les commander. Super pratique ! Plus personne n'est obligé de prendre des décisions difficiles - car à Quality Land, il n'y a qu'une seule réponse à toutes les questions : OK ! Pourtant, Peter Chômeur est taraudé par l'impression que quelque chose cloche dans sa vie. Si le système est vraiment si parfait, pourquoi trouve-t-on des drones ayant le mal de l'air ou des robots de combat souffrant de stress post- traumatique ? Pourquoi les machines sont-elles de plus en plus humaines et les humains, de plus en plus mécaniques ? Dystopie réjouissante dans la veine de Kurt Vonnegut et Philip K. Dick, satire drôlissime - et un tout petit peu inquiétante - sur les promesses et les pièges du numérique, Quality Land a déjà conquis plus d'un million de lecteurs à travers le monde. Marc-Uwe King est écrivain, auteur-compositeur et cabarettiste. Traduits dans de nombreuses langues, Quality Land et sa suite, Quality Land 2.0 (Actes Sud, 2023), ont déjà conquis plus d'un million de lecteurs à travers le monde.
Quality Land, Marc-Uwe Kling, Editions Actes sud, 2023.
MOTS CLÉS : Editions Actes sud | Marc-Uwe Kling | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Dystopie | Humour | Capitalisme |
Ouvrage disponibleHôtel des voyageurs, Sébastien Doubinsky
Changer de vie Regarder de tous les côtés Avant de traverser la rue Fermer les yeux Et puis courir Novembre, à Paris. Ville fantôme. Les ombres du passé planent sur Cécile Klein, professeure d’anglais. Déboussolée, elle part à la dérive et sa vie semble avoir perdu tout son sens. Quand elle tombe sur une annonce, « Recherche réceptionniste de jour », sur la vitre de l’Hôtel des Voyageurs, les néons de l’enseigne lui apparaissent comme une lueur dans la nuit. Elle change d’apparence et s’éloigne de tout. Cécile part en quête de liberté. Les destinées se croisent, les mots et les souvenirs se répondent. La volonté va-t-elle choisir la vie ? Avec Hôtel des Voyageurs, Sébastien Doubinsky signe un roman d'une grâce douloureuse, et une intense réflexion sur la mémoire, la confiance et la liberté. Dans la lignée de Mira Ceti, publié chez Abstractions, l’auteur compose un subtil portrait de femme, aux reflets poétiques et mélancoliques. Sébastien Doubinsky est un écrivain, poète, éditeur et traducteur bilingue qui s’est imposé comme l’une des voix les plus singulières de la littérature française. Traduit en plusieurs langues, il vit à Aarhus, au Danemark, où il enseigne dans le département de Français à l’université. Il est l’auteur de nombreux romans, recueils poétiques et essais en anglais et en français. Parmi eux : La Trilogie babylonienne, Quién es ?, Missing Signal et The Horror.
Hôtel des voyageurs, Sébastien Doubinsky, Editions Abstractions, 2025.
MOTS CLÉS : Editions Abstractions | Sébastien Doubinsky | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Portrait | Urbain | Voyage |
Ouvrage disponibleToxoplasma, Sabrina Calvo
Après un grand soulèvement, l'île de Montréal est assiégée ? ses ponts bloqués par l'armée fédérale. Internet disparu, une Commune improbable s'y organise, redoutant à tout instant l'effondrement du monde. Au cœur de ce chaos, Nikki Chanson, détective pour chats perdus et spécialiste de films de série Z dans un vidéo-club à la dérive, enquête sur des sacrifices de rongeurs. Entre hallucinations en VHS et cauchemars de forêt détruite, son quotidien s'engouffre bientôt dans une conspiration dont elle ne percera le mystère qu'avec l'aide d'une coureuse de bois virtuels et d'une marionnette d'un show pour enfants. Thriller proto-cyberpunk, déclaration d'amour aux nanars d'horreur, Toxoplasma est un roman poétique et politique, qui réussit à allier le burlesque à la tension d'une intrigue fantastique. Il a reçu le Grand Prix de l'imaginaire 2018 et le prix Rosny aîné 2018. Sabrina Calvo est une écrivaine, dessinatrice et conceptrice de jeux vidéo, née à Marseille en 1974. Reconnue pour son sens inné du merveilleux, explorant une science-fiction queer et sensuelle empreinte de fantastique, elle vit entre Paris et Zanzibar.
Toxoplasma, Sabrina Calvo, Editions Folio, collection SF, septembre 2020.
MOTS CLÉS : Editions Folio | Sabrina Calvo | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Dystopie | Cyberpunk | Enquête |
Ouvrage disponibleMelmoth Furieux, Sabrina Calvo
Elle est née à l’Orée du bois, une cité réduite à néant par les bulldozers des médias et de la finance. Hantée par les ruines de son Eden foiré, elle a rejoint la commune solidaire à Belleville. Elle, c’est Fi. Quarante piges à tenter de trouver de la beauté dans ce monde fatal : Fi est un chaos de fils et d’aiguilles, de coutures impossibles. Car Fi est couturière. Et Fi est en colère. Quand son frère Mehdi s’est immolé le jour de l’inauguration d’Eurodisney – le 12 mars 1992 – elle s’est juré de comprendre son geste. Elle a entendu les rumeurs sur l’ancien parc devenu véritable camp de concentration, les horreurs qu’on raconte sur les enfants emprisonnés. Elle ne rêve que de tout brûler. Mais on fait comment quand on est coincée dans un quartier assiégé par une police républicaine hors de contrôle et que reviennent se venger les spectres d’un événement sanglant ? Aidée par le mystérieux François Villon, ami d’enfance de Mehdi et clé des secrets du parc, Fi se lance dans l’impossible – la trouille au ventre, prête à remuer les tréfonds de cet enfer : monter une croisade d’enfants pour partir raser Eurodisney. Pour débusquer le rongeur dans sa forteresse noire, maître invisible d’une doctrine totalitaire. Dans le merveilleux d’une robe magique, les émotions pour tissus, Fi va libérer l’imagination. Tout en douceur.
Melmoth Furieux, Sabrina Calvo, Editions La Volte, 2017.
MOTS CLÉS : Editions Folio | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Dystopie | Révolte | Post-Apocalyptique |
Ouvrage disponibleLes Métropoles Barbares, Guillaume Faburel
Un manifeste pour lutter contre la barbarie des métropoles ! La métropolisation implique une expansion urbaine incessante et l’accélération des flux et des rythmes de vie. Elle transforme les villes en véritables firmes entrepreneuriales conçues pour peser dans la compétition urbaine planétaire. Ce livre, fruit de vingt-cinq ans de recherche et d’engagement sur le terrain, nous montre comment ces villes génèrent exclusion économique, ségrégation spatiale et souffrance sociale, tout en alimentant la crise écologique. Fers de lance de la start-up nation et pivots de l’organisation territoriale moderne, les métropoles concentrent tous les pouvoirs et dictent leurs lois. Mais l’auteur brosse aussi le portrait d’une nouvelle société qui émerge hors des grandes villes, un possible plus réjouissant, décroissant et fertile. Dépassant la simple analyse critique, ce livre donne à voir la multitude et la force des résistances à l’extension sans fin du capitalisme dans nos vies, loin des métropoles barbares. Guillaume Faburel est professeur en géographie, urbanisme et science politique à l'université Lyon 2 et à l'institut d'études politiques de Lyon. Ses travaux portent sur les enjeux d'environnement, les politiques d'aménagement, leurs effets sociaux, spatiaux et écologiques.
Les Métropoles Barbares, Guillaume Faburel, Editions le passager clandestin, août 2020.
MOTS CLÉS : Editions le passager clandestin | Guillaume Faburel | Cinéma sur les ruines du futur | Métropole | Ville | Urbanisation | Mondialisation | Travail | Sociale | Capitalisme |
Ouvrage disponibleRouen son port*, Collectif
Rouen son port*, Collectif, Editions chambre de commerce de Rouen, 1956.
MOTS CLÉS : Editions Revue Projet | Revue Projet | Cinéma sur les ruines du futur | Rouen | Transport | Port | Fleuve | Commerce |
Ouvrage disponibleCreatividad y discursos hipermedia, Verónica Perales Blanco
Esta obra trata sobre la creatividad y los discursos contemporáneos vinculados al hipermedia, agrupados en torno a dos líneas básicas de desarrollo. La primera línea reúne ensayos relacionados con "La evolución de las narrativas en el contexto hipermedia". Se exponen cuestiones derivadas de los cambios acontecidos en las últimas décadas en el ámbito de las tecnologías digitales aplicadas a la comunicación configurando cómo estos avances repercuten de forma constitutiva en los discursos. La segunda línea de trabajo, aborda de forma explícita la construcción de los discursos, planteando las formas que toma la producción artística vinculada al uso de la tecnología, en las últimas décadas.
Creatividad y discursos hipermedia, Verónica Perales Blanco, Ediciones de la universidad de Murcia, mai 2024.
MOTS CLÉS : Ediciones de la universidad de Murcia | Verónica Perales Blanco | Cinéma sur les ruines du futur | Technologie | Hypermédia | Média | Numérique |
Ouvrage disponiblePARIS 2024 : Une ville face à la violence olympique, Jade Lindgaard
Les organisateurs des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ont obtenu carte blanche pour fabriquer en Seine-Saint-Denis la ville rêvée des promoteurs et investisseurs : moderne, innovante, lucrative. Sans pauvre, sans cité à la dérive, sans caillassage de voiture de police , un merveilleux produit d'appel pour nouveaux habitants bankable au pays de Vinci, Eiffage, et Nexity. Il faut regarder par la fenêtre de celles et ceux qui y habitent pour voir que l' « intérêt national » de cette opération a délogé 1500 personnes, détruit des jardins ouvriers, collé une voie d'accès routière à une école. Pourtant, à l'ombre de la puissante métropole parisienne, les contre-projets fleurissent et les désirs d'habiter une ville aussi diverse qu'égalitaire sont vivaces.
PARIS 2024 : Une ville face à la violence olympique, Jade Lindgaard, Editions divergences, janvier 2024.
MOTS CLÉS : Editions divergences | Jade Lindgaard | Cinéma sur les ruines du futur | Jeux Olympiques | Politique | Sociale | Métropole | Paris |
Ouvrage disponibleDétruire les villes avec poésie et subversion, Désurbanisme fanzine de critique urbaine 2001-2006
« Détruire les villes ? Mais vous n'y pensez pas ? » Mais si, on y pense... évidemment on ne va pas y aller au bulldozer ; pas non plus avec le dos de la cuillère. Pour l'instant, on utilise la poésie pour semer le doute dans les têtes. Et si une nuit étoilée ou une énorme vague avait plus de sens qu'un bus bondé aux heures de pointe ? Espace dominé et structuré par le Capital, la ville offre un terrain de lutte et de critique du capitalisme. Publié de 2001 à 2006, Désurbanisme est un fanzine d'amoureux des villes passionnés par leur destruction, une boite à outils critiques dans laquelle la lutte peut puiser du combustible. La collection complète publiée en 2014 est épuisée et très recherchée.
Détruire les villes avec poésie et subversion, Désurbanisme fanzine de critique urbaine 2001-2006, Editions Le monde à l'envers, mars 2022
MOTS CLÉS : Editions Le monde à l'envers | Désurbanisme | Cinéma sur les ruines du futur | Fanzine | Ville | Urbanisme | Urbanisation | Capitalisme | Désurbanisme |
Ouvrage disponibleÀ bord des géants des mers : ethnographie embarquée de la logistique globalisée, Claire Flécher
Alors que plus de 90 % du volume de marchandises produites dans le monde transitent chaque année par la mer, le transport maritime demeure un univers largement méconnu. Comment s'organisent ces flux de marchandises ? Que se passe-t-il sur ces géants de la mondialisation que sont les navires de commerce ? Qui y travaille, comment, et à quel prix ? À partir d'une enquête ethnographique, cet ouvrage propose de découvrir l'envers de l'acheminement des biens que nous consommons et de saisir le travail mondialisé " par le bas ". Tandis que les profondes transformations qui ont affecté le secteur ces dernières années ont instauré une rationalisation extrême, commandée par la logique marchande, ce qui faisait le sel de la vie de marin semble s'être réduit comme peau de chagrin. Dans ce huis clos de la mondialisation, le collectif de travail doit répondre à des injonctions contradictoires : assurer la sécurité de tous tout en transportant davantage et en flux continu, garantir des formes de solidarité malgré les inégalités de statut et de rémunération. Selon les situations, les identités de classe, de race et de genre se font et se défont, sans pour autant donner lieu à une remise en cause des hiérarchies sociales – il en va de la paix sociale à bord. Claire Flécher est sociologue, maîtresse de conférences à l'Institut d'études du travail de Lyon (IETL) et au Centre Max Weber de l'université Lumière Lyon-2. Ses recherches portent sur les mutations contemporaines du travail et de l'emploi, notamment en contexte mondialisé.
À bord des géants des mers : ethnographie embarquée de la logistique globalisée, Claire Flécher, Editions La Découverte, 2023.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Claire Flécher | Cinéma sur les ruines du futur | Transport Maritime | Mondialisation | Sociale |
Ouvrage disponibleLa truite et le perroquet, confidences du peuple des rivières, Bill François
Sur les traces du lien qui unit l’humanité aux rivières, ce fragile habitat dont nous avons tant besoin. Nous sommes tous des peuples des rivières. Notre histoire s’est construite au gré des courants, rythmée par les migrations des poissons et par une myriade d’espèces qui habitent encore nos ruisseaux et nos imaginaires. Mais aujourd’hui, nous l’avons oublié. Comment renouer avec ce monde caché et entendre à nouveau la mélodie de l’eau ? Dans un fascinant récit d’exploration aux mille curiosités scientifiques, Bill François nous fait découvrir la vie insoupçonnée des rivières. Les pieds dans l’eau, guidés par une truite, nous rencontrerons des êtres incroyables?: tritons éternellement jeunes, libellules acrobates, silures musiciens, etc. Ce périple en immersion nous mènera des profondeurs de la Seine aux confins de l’Amazonie, jusqu’à une tribu isolée, la dernière à savoir, dit-on, réinventer les couleurs des perroquets grâce aux pouvoirs du fleuve… Une merveilleuse invitation à se reconnecter aux hôtes des cours d’eau. Bill François est biophysicien et écrivain. Ancien élève de l’École normale supérieure, il parcourt la planète pour mieux connaître et préserver la vie aquatique. Traduits dans une vingtaine de langues, ses livres, qui mêlent humour et poésie, nous révèlent?les étonnantes facettes de la nature.
La truite et le perroquet, confidences du peuple des rivières, Bill François, Editions Albin Michel, novembre 2024.
MOTS CLÉS : Editions Albin Michel | Bill François | Cinéma sur les ruines du futur | Fleuve | Rivière | Ecologie | Biodiversité | Zoologie | Environnement |
Ouvrage disponibleParis et la Mer : La Seine est Capitale, Jacques Attali,Philippe Aghion,Cyrille Arnould,Hervé Crès,Antoine Grumbach,Hervé Le Bras,Marc Levinson,Erik Orsenna,Jack Short
L’avenir du Grand Paris et de la France se joue à l’exacte croisée de la mer et de la capitale. L’histoire le montre : aucune métropole ne peut véritablement atteindre une échelle mondiale sans dimension maritime, et les villes-monde d’hier et de demain glissent toutes vers leurs ports. Entre Paris, où quelques pages parmi les plus riches de la culture humaine se sont écrites, et son estuaire, la vallée de la Seine constitue un atout majeur. Il est urgent de faire de Paris, le vrai « Grand Paris », la porte océane et la capitale naturelle de l’Europe occidentale. Cet ouvrage dirigé par Jacques Attali propose 50 projets pour y parvenir.
Paris et la Mer : La Seine est Capitale, Jacques Attali,Philippe Aghion,Cyrille Arnould,Hervé Crès,Antoine Grumbach,Hervé Le Bras,Marc Levinson,Erik Orsenna,Jack Short, Editions Fayard, 2010.
MOTS CLÉS : Editions Fayard | Jacques Attali | Cinéma sur les ruines du futur | Paris | Grand Paris | Seine | France | Ville | Urbanisation | Industrialisation |
Ouvrage disponibleLa perspective du possible : Comment penser ce qui peut nous arriver, et ce que nous pouvons faire, Haud Guéguen, Laurent Jeanpierre
Le rapport ambivalent que nous entretenons à l'égard du possible est révélateur des difficultés à transformer en profondeur la société. Exalté par le capitalisme sous la forme du potentiel, confondu avec le désirable par ceux qui lui opposent des alternatives, le " possible " n'est, pour la plupart, qu'une chimère, quand il n'est pas le paravent de la destinée. Face à la délimitation et à la préemption des possibles qu'opère tout pouvoir, nous ne pourrons rouvrir l'horizon qu'en portant un autre regard sur les possibilités latentes qu'enferme le réel. Ni prophétie, ni programme, prévision calculée ou utopie de papier, la perspective du possible proposée dans cet ouvrage entend dénaturaliser l'avenir en prenant au sérieux les potentialités du présent. Haud Guéguen et Laurent Jeanpierre renouvellent ainsi une tradition de pensée qui, puisant dans les oeuvres de Marx et de Weber, inspire la sociologie et la théorie critique depuis leurs origines. Ils montrent sa fécondité pour cartographier les possibles avec rigueur et penser stratégiquement la question de leur actualisation. Le dernier siècle a séparé et souvent opposé l'utopie, les sciences de la société, la critique sociale et l'émancipation, pourtant unies chez les socialistes révolutionnaires. Il s'agit de les rassembler à nouveau pour restaurer les conditions de l'espérance. Tel pourrait bien être, aujourd'hui, l'antidote à la fois savant et politique à l'impuissance de la critique et des gauches.
La perspective du possible : Comment penser ce qui peut nous arriver, et ce que nous pouvons faire, Haud Guéguen, Laurent Jeanpierre, Editions La Découverte, 2022.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Cinéma sur les ruines du futur | Capitalisme | Politique | Utopie | Marx | Weber | Sociale | |
Ouvrage disponibleVilles de demain, Arnaud Pagès
À quoi ressembleront les villes de demain ? Ultra-connectées, automatisées, intelligentes… ou bien végétalisées, biodiversifiées, nourricières, résilientes ? Le rêve de la Smart City qui carbure à la data ou celui de la mégapole verte réconciliée avec la nature ? En réalité, certainement un mélange des deux… En se basant sur les tendances de fond, les signaux faibles et les innovations les plus récentes, ce livre explore les transformations à venir pour en donner une vision synthétique, s’appuyant sur une riche iconographie et des témoignages d’architectes visionnaires, de prospectivistes et de penseurs, tels que Philippe Starck, Gilles Babinet ou Alain Damasio. Alors que l’humanité est à l’aube d’une série de défis inédits – lutte contre le réchauffement climatique, crises systémiques, surpopulation –, les villes se transforment bien plus rapidement que par le passé. Découvrez comment la formidable accélération du digital et les contraintes environnementales tendent à faire émerger un nouveau modèle urbain qui va révolutionner la façon de vivre en ville. Un livre unique qui explore le futur de nos villes !
Villes de demain, Arnaud Pagès, Editions Michel Lafon, 2022.
MOTS CLÉS : Editions Michel Lafon | Cinéma sur les ruines du futur | Urbanisation | Urbanisme | Architecture | Science-fiction | Écologie |
Ouvrage disponibleAtlas de la vallée de la Seine, de Paris à la mer, Arnaud Brennetot
La vallée de la Seine représente un axe stratégique majeur en Europe : • Un axe de circulation capital dans la construction territoriale de la France et de l'Europe • Un système portuaire et logistique en cours d'intégration dans un contexte européen de forte concurrence • Des dynamiques productives en plein renouvellement grâce à des filières innovantes, variées et complémentaires • Un cadre de vie associant un patrimoine, des paysages et des milieux exceptionnels et une forte pression anthropique sur les écosystèmes • Un projet de développement stratégique associant des acteurs multiples aux intérêts convergents. Grâce à plus de 100 cartes, documents et infographies, cet atlas donne toutes les clés pour analyser et apprécier les défis auxquels les acteurs de la vallée de la Seine se trouvent confrontés.
Atlas de la vallée de la Seine, de Paris à la mer, Arnaud Brennetot, Editions Autrement, Collection Atlas/Monde, 2019.
MOTS CLÉS : Arnaud Brennetot | Editions Autrement | Cinéma sur les ruines du futur | Cartographie | Normandie | Fleuve | Seine | Paris | Rouen | Havre | François Philizot |
Ouvrage disponibleOurod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard
Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe – ourod en est un – les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie: au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques – vivants ou en bocaux – côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore: le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. À l’heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à «l’homme nouveau» et à la «femme de demain»? Pour répondre à cette question, l’auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui.
Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard, Editions La Baconnière, 2020, 302p.
MOTS CLÉS : Russie | Annick Morard | espace Russophone | ex URSS | culture soviétique | Monstres | espace post-soviétique | société russe | La Baconnière | Eastern |
AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR
Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Jeudi 30 Janvier 2020 de
Annick Morard, à Echelle Inconnue, Ourod autopsie culturelle des monstres en Russie
Ouvrage disponibleParis capitale coloniale, Cosimo Lisi
Le passé colonial structure les rues de Paris. Visible dans l'architecture et la toponymie, la colonialité est aussi présente dans l’organisation urbaine de la capitale française. À bien des égards Paris occupe une place centrale dans la production de l'espace moderne. Le projet colonial capitaliste de la modernité repose sur l'abstraction du sensible et la violence de la prédation. La modernité se caractérise aussi par des aménagements reposant sur un instrument tout à fait spécifique : la cartographie. La cartographie moderne a pour objectif d’organiser les espaces, de les programmer et de les articuler les uns aux autres pour gouverner les populations. Dans ce livre, nous reviendrons sur les reconfigurations de la région parisienne, depuis les premières transformations opérées par Haussmann au XIXe siècle jusqu’à celles réalisées pendant les années du gaullisme, pour montrer comment, durant cette période, s’expérimentent et se développent les techniques qui, aujourd’hui encore, fondent l’aménagement du territoire et les politiques de l’habitat en France. C’est en particulier le cas de ce que l’on appelle la rénovation urbaine, dont notre travail entreprend la genèse critique.
L’État est le principal producteur de l’espace abstrait. Si la représentation de cet espace est rendue neutre par la mise en scène de plans, de maquettes et d’images, elle n’en reste pas moins structurellement violente : « il existe une violence inhérente à l’abstraction, à son usage pratique (social). »
Cette violence, comme nous allons le montrer dans cet ouvrage, est celle de l’accumulation primitive du capital — violence et accumulation primitive sont, entre autres, constitutives du capitalisme. La violence de la prédation détruit des mondes incompatibles ou résistants à la logique capitaliste de l’accumulation. L’espace politique et économique produit peut alors être considéré comme « le berceau de l’État moderne, son lieu de naissance. »Paris capitale coloniale, Cosimo Lisi, Editions Eterotopia, Collection Parcours, 2024, 160 p.
Cosimo Lisi, docteur en esthétique et études urbaines. Il est également chargé de cours dans le département d'arts plastiques de l'Université Paris 8. Ses recherches portent sur le néocolonialisme, les transformations urbaines et l'action artistique en milieu urbain
MOTS CLÉS : Cosimo Lisi | ville | espace | urbain | post-colonial | cartographie | hygiénisme | Eterotopia | Bibliothèque pour le foyer Moïse |
AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR
Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Lundi 24 Février 2025 de
Cosimo Lisi, à Echelle Inconnue, Carte / Capitale / Colonie
Ouvrage disponibleSAUVE QUI PEUT, DEMAIN LA SANTÉ, Sabrina Calvo Elio Possoz Mélanie Fievet Ketty Steward LI-CAM Chloé Chevalier Norbert Merjagnan Lauriane Dufant Lise N. Théodore Koshka Sylvain Palard Raphaël Granier de Cassagnac Benno Maté Tristan Bultiauw Jean-Charles Vidal
Une sélection de 15 textes sur près de 250 reçus, un recueil qui allie des noms bien connus de la science-fiction à de nouvelles plumes, dans une volonté d’ouvrir les imaginaires autour de ce sujet qui nous concerne toutes et tous. Entre futurs proches et galaxies à des années-lumière de notre XXIe siècle, Demain la santé explore la manière dont politiques de santé, technologies, marchandisation du soin transforment notre rapport au monde et donnent naissance à de nouveaux imaginaires, de nouveaux langages. Comment faire société quand le système de santé broie et exclut ? Peut-on rêver d’un accès aux soins pour toustes et open source ? Et si l’insurrection était la voie vers la démocratie sanitaire, la seule réponse à la violence multidimensionnelle de nos gouvernants ? Et s’il s’agissait avant tout de réinventer notre rapport au vivant, d’aimer un nénufar ou un enfant-chat, de soigner des espèces extraterrestres déracinées, de réinventer, au détour d’une planète aseptisée, le lien qui se crée entre celui qui est soigné et celui qui soigne ? Dans un monde en suspens, sur fond de crise écologique et démocratique, 15 nouvelles de science-fiction explorent les visages à venir ou oubliés du soin et de la santé, comme un nouveau souffle pour nous aider à tenir la distance et nous émanciper de la mécanique froide de la langue officielle. Un thème choisi en 2019, après celui du travail en 2017, pour évoquer les enjeux déjà très forts qui pèsent sur notre système de santé et que la pandémie de 2020 n’a fait hélas que mettre en exergue. À l’heure du confinement, de la distanciation et de la fracture sociale, de la nécessité de penser l’Après, Demain la santé ranime le souffle du combat et invite à repenser le lien qui nous attache à notre environnement intime, social et politique.
SAUVE QUI PEUT, DEMAIN LA SANTÉ, Sabrina Calvo Elio Possoz Mélanie Fievet Ketty Steward LI-CAM Chloé Chevalier Norbert Merjagnan Lauriane Dufant Lise N. Théodore Koshka Sylvain Palard Raphaël Granier de Cassagnac Benno Maté Tristan Bultiauw Jean-Charles Vidal, Edition la Volte, 2020, 663 p.
MOTS CLÉS : Recueil de nouvelles | Science Fiction | Santé | La Volte |
Ouvrage disponibleAU BAL DES ACTIFS. DEMAIN, LE TRAVAIL, Stéphane Beauverger Karim Berrouka Alain Damasio Emmanuel Delporte Catherine Dufour Léo Henry L.L. Kloetzer LI-CAM Luvan Norbert Merjagnan Ketty Steward Sabrina Calvo
LE TRAVAIL QUI VIENT : thème majeur de nos sociétés occidentales, enjeu canonique des élections présidentielles, première cause de mouvements sociaux lors de la Loi El Khomri et de dossiers dans la presse. Et si la fiction s’en mêlait à son tour ? Entre disparition et retour au plein-emploi, les écrivains de science-fiction prennent parti. Lorsque les éditions La Volte lancent, le 1er mai 2016, en pleine ébullition de « Nuit Debout », l’appel à textes qui conduira au présent recueil, les ambitions levées pour les auteurs sont claires : dans un monde aux mutations espérées et redoutées à la fois, anticiper et projeter les devenirs possibles du Travail. On présageait des utopies positives ; il en émerge des bribes, çà et là. Même si ce sont des textes résolument féroces, sombres parfois, indignés toujours, qui nous percutent de plein fouet. Dîner aux chandelles sur les ruines de la Commune de Paris ; burnout d’un écrivain face aux lois du marché ; jugement constant des uns par les autres sur un faux air de Black Mirror ; uberisation XXL dévorant l’énergie vitale de jeunes actifs sur-diplômés ; trader S.D.F. ; coach à la dérive ; intelligences artificielles séditieuses ; révoltes sociales dans un centre de tri de cercueils… Telle est l’admirable fête du Bal des Actifs, ce marché furieux où chacun se vend, se donne, se perd ou se vole, cette sarabande au bord du gouffre qu’est notre présent. Dans la lignée des ouvrages Ceux qui nous veulent du bien (2010) ou Faites demi-tour dès que possible (2014), La Volte poursuit son exploration de notre actualité restructurée par le prisme de la science-fiction. Douze nouvelles par douze auteurs engagés et reconnus. Parmi eux, les plus grands noms de la S-F francophone. Le tout serti d’une postface signée Sophie Hiet, scénariste de la série au titre évocateur, Trepalium, qui clôt le recueil en une brillante synthèse entremêlant les thématiques explorées aux théories économiques et sociales actuelles. Les auteurs : Stéphane Beauverger, Karim Berrouka, Alain Damasio, Emmanuel Delporte, Catherine Dufour, Léo Henry, L.L. Kloetzer, Li-Cam, luvan, Norbert Merjagnan, Ketty Steward, Sabrina Calvo. La nouvelle Serf-made-man ? Ou la créativité discutable de Nolan Peskine d’Alain Damasio a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire 2018.
AU BAL DES ACTIFS. DEMAIN, LE TRAVAIL, Stéphane Beauverger Karim Berrouka Alain Damasio Emmanuel Delporte Catherine Dufour Léo Henry L.L. Kloetzer LI-CAM Luvan Norbert Merjagnan Ketty Steward Sabrina Calvo, Edition la Volte, 2017, 614 p.
MOTS CLÉS : Recueil de nouvelles | Science Fiction | Dystopie | Travail | La Volte |
Ouvrage disponibleVurt, Jeff Noon
Dans un Manchester en ruines rôde une poignée de junkies, les Chevaliers du Speed, à la recherche de la meilleure des drogues : des plumes colorées qui donnent accès au Vurt, le monde imaginaire dans lequel ils ont perdu l’une des leurs. Poursuivis par les flics, confrontés à des hommes à moitié chiens, des Ombrefemmes, ils tractent une créature improbable et constamment en manque pour l’échanger contre leur camarade. À 200 à l’heure dans des espaces virtuels hantés, Scribble poursuit sa quête qui le mènera au-delà de toutes frontières, sans espoir de retour. Comme dit Maître Chat, cependant, soyez prudents, très prudents, ce voyage n’est pas pour les faibles. Dans ce roman poétique et hallucinatoire, tous repères brouillés, on se laisse porter par la langue et les images, entre réel et irréel. La plume de Jeff Noon est aussi stupéfiante que celles de son récit. Un Alice au Pays des Merveilles moderne écrit par l’auteur le plus barré de sa génération. Prêt à plonger dans le MétaVurt ? Jeff Noon, né en 1957 dans la banlieue de Manchester, est un musicien, peintre et dramaturge. Parfois comparé à William Gibson, parfois associé à la génération "trash" d'Irvine Welsh et John King, cet auteur culte en Angleterre construit un univers hallucinatoire, hanté par le Vurt et Alice au Pays des Merveilles.
Vurt, Jeff Noon, Edition la Volte, 2006, 348 p.
MOTS CLÉS : Jeff Noon | Roman | Science Fiction | Dystopie | La Volte |
Ouvrage disponibleKoinè, ou la conquête du plein, Mélanie Fievet
Toi aussi, tu as fui. Tu as préféré te lover au centre pour te rapprocher des bords. Tu ne sais plus comment réfléchir la lumière. Ta vie, comme Koinè, est en forme de tore. Construite autour d’une absence. » Oui le capitalisme est mort, la révolution faite, la Terre sauvée. Une petite partie, au moins. Ce qu’on a pu. Aujourd’hui tout le monde jouit d’un bonheur fragile, nourrit de solidarité et de frugalité. Tout le monde ? Au cœur de l’archipel Koinè, il y a pourtant un creux. Une vieille ville abandonnée, comme un grenier pour toutes les architectures du monde, et déserte sauf une étrange pension : hôtel des deuils, des rêves déçus, des colères amères, des gens usés. Dans ces couloirs rôdent de drôles de fantômes. Elpy abandonnée par sa sœur ; la colérique Aliocha se défoulant dans des simulateurs de XXIe siècle capitaliste ; Soran, le meneur révolutionnaire repenti ; et le réceptionniste désabusé Bob Blaine. Toutes et tous cherchent un abri dans les ruines, où espérer se reconstruire. Mais on vient d’annoncer la nouvelle : sous cette pension du bout du monde un terrible séisme approche. Premier roman de l'auteur de "La Horde du Contrevent", la Zone est un livre de combat contre nos sociétés de contrôle (prix Utopiales européen 2007). Spirales végétales, interstices protecteurs, chants collectifs ou fan-fictions effrénées, Koinè accueille toutes les voix, mais qu'en est-il de celles qui ne veulent plus s'exprimer?
Koinè, ou la conquête du plein, Mélanie Fievet, Edition la Volte, collection Eutopia, 2024, 116 p.
MOTS CLÉS : Mélanie Fievet | Roman | Science Fiction | Eutopie | Collection Eutopia | La Volte |
Ouvrage disponibleContre la résilience. À Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault
Funeste chimère promue au rang de technique thérapeutique face aux désastres en cours et à venir, la résilience érige leurs victimes en cogestionnaires de la dévastation. Ses prescripteurs en appellent même à une catastrophe dont les dégâts nourrissent notre aptitude à les dépasser. C’est pourquoi, désormais, dernier obstacle à l’accommodation intégrale, l’« élément humain » encombre. Tout concourt à le transformer en une matière malléable, capable de « rebondir » à chaque embûche, de faire de sa destruction une source de reconstruction et de son malheur l’origine de son bonheur, l’assujettissant ainsi à sa condition de survivant. À la fois idéologie de l’adaptation et technologie du consentement à la réalité existante, aussi désastreuse soit-elle, la résilience constitue l’une des nombreuses impostures solutionnistes de notre époque. Cet essai, fruit d’un travail théorique et d’une enquête approfondie menés durant les dix années qui ont suivi l’accident nucléaire de Fukushima, entend prendre part à sa critique. La résilience est despotique car elle contribue à la falsification du monde en se nourrissant d’une ignorance organisée. Elle prétend faire de la perte une voie vers de nouvelles formes de vie insufflées par la raison catastrophique. Elle relève d’un mode de gouvernement par la peur de la peur, exhortant à faire du malheur un mérite. Autant d’impasses et de dangers appelant à être, partout et toujours, intraitablement contre elle.
Contre la résilience. À Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault, L’échappée, 2021, 368 p.
MOTS CLÉS : Thierry Ribault | Résilience | L’échappée | Économie | Sciences humaines | Sociologie anthropologie |
AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR
Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Lundi 27 Février 2023 de
Thierry Ribault, à Echelle Inconnue, Contre la resilience