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Ghettos de riches : Tour du monde des enclaves résidentielles sécurisées, Thierry Paquot
De nouvelles politiques publiques ont vu le jour au sein des villes européennes, devenues en vingt ans de véritables acteurs collectifs porteurs de stratégies de développement économique et de positionnement international. Le renouveau des pratiques d'urbanisme, de planification et de prospective urbaines a été un vecteur essentiel de renaissance de cette capacité d'action politique autour d'un instrument d'action spécifique : le projet. Marseille, Nantes, Venise, Turin, Manchester, toutes ces villes se sont engagées dans de grandes opérations de restructuration urbaine. L'auteur présente ici la genèse, les acteurs, les réalisations et les conséquences tant en termes de régénération physique que de transformations sociales et politiques, en s'intéressant plus particulièrement aux relations entre groupes sociaux et au nouveau rôle des élites urbaines. Comment ces projets ont-ils modifié la gouvernance des villes ? Cette question se trouve au centre de l'ouvrage qui révèle un enjeu nouveau des politiques publiques : la mobilisation de sociétés urbaines devenues pluralistes et la construction d'une capacité d'action collective. Gilles Pinson est maître de conférence à l'Université de Saint-Etienne. Il enseigne également à Sciences Po Paris.
Ghettos de riches : Tour du monde des enclaves résidentielles sécurisées, Thierry Paquot, Editions Perrin, Février 2009.
MOTS CLÉS : Editions Les Presses de Sciences Po | Gilles Pinson | Gouvernance | Politique | Urbanisme | Ville | Développement | Planification | État | Territoire | Services publics | Gouverner |
Ouvrage disponibleGouverner la ville par projet: Urbanisme et gouvernance des villes européennes, Gilles Pinson
De nouvelles politiques publiques ont vu le jour au sein des villes européennes, devenues en vingt ans de véritables acteurs collectifs porteurs de stratégies de développement économique et de positionnement international. Le renouveau des pratiques d'urbanisme, de planification et de prospective urbaines a été un vecteur essentiel de renaissance de cette capacité d'action politique autour d'un instrument d'action spécifique : le projet. Marseille, Nantes, Venise, Turin, Manchester, toutes ces villes se sont engagées dans de grandes opérations de restructuration urbaine. L'auteur présente ici la genèse, les acteurs, les réalisations et les conséquences tant en termes de régénération physique que de transformations sociales et politiques, en s'intéressant plus particulièrement aux relations entre groupes sociaux et au nouveau rôle des élites urbaines. Comment ces projets ont-ils modifié la gouvernance des villes ? Cette question se trouve au centre de l'ouvrage qui révèle un enjeu nouveau des politiques publiques : la mobilisation de sociétés urbaines devenues pluralistes et la construction d'une capacité d'action collective. Gilles Pinson est maître de conférence à l'Université de Saint-Etienne. Il enseigne également à Sciences Po Paris.
Gouverner la ville par projet: Urbanisme et gouvernance des villes européennes, Gilles Pinson, Editions Les Presses de Sciences Po, Février 2009.
MOTS CLÉS : Editions Les Presses de Sciences Po | Gilles Pinson | Gouvernance | Politique | Urbanisme | Ville | Développement | Planification | État | Territoire | Services publics | Gouverner |
Ouvrage disponibleLe capitalisme contre le droit à la ville, David Harvey
Que peut bien vouloir dire "droit à la ville" ? Cette interrogation est indissociable d'une multitude d'autres questions. Quelle ville voulons-nous ? Quel genre de personnes voulons-nous être ? A quelles relations sociales aspirons-nous ? Quelle vie quotidienne trouvons-nous désirable ? Quelles valeurs esthétiques défendons-nous ? Quel rapport à la nature souhaitons-nous promouvoir ? Quelles technologies jugeons-nous appropriées ? Le droit à la ville ne se réduit ainsi pas à un droit d'accès individuel aux ressources incarnées par la ville : c'est un droit à nous changer nous-mêmes en changeant la ville de façon à la rendre plus conforme à nos désirs les plus fondamentaux. C'est aussi un droit plus collectif qu'individuel, puisque, pour changer la ville, il faut nécessairement exercer un pouvoir collectif sur les processus d'urbanisation. Il importe dans cette perspective de décrire et d'analyser la manière dont, au cours de l'histoire, nous avons été façonnés et refaçonnés par un processus d'urbanisation toujours plus effréné et étendu, animé par de puissantes forces sociales et ponctué de violentes phases de restructurations urbaines par "destruction créative", ainsi que par les résistances et les révoltes que ces restructurations suscitaient. On saisira alors toute l'actualité de la thèse d'Henri Lefebvre : le processus urbain étant essentiel à la survie du capitalisme, le droit à la ville, autrement dit le contrôle collectif de l'emploi des surplus dans les processus d'urbanisation, doit devenir l'un des principaux points de focalisation des luttes politiques et de la lutte de classe. David Harvey enseigne l'anthropologie à l'université de New York. Figure majeure de la théorie sociale, il est reconnu comme celui qui a intégré la dimension géographique à l'analyse marxiste du capitalisme. Il est notamment l'auteur de Géographie de la domination et de Géographie et capital. Vers un matérialisme historico-géographique.
Le capitalisme contre le droit à la ville, David Harvey, Editions Amsterdam, Août 2011.
MOTS CLÉS : Editions Amsterdam | David Harvey | Néolibéralisme | Capitalisme | Droit | Ville | Urbanisme | Inégalités | Sociale | Justice | Ségrégation | État | Logement |
Ouvrage disponibleAvis d'Expulsion : Enquête sur l'exploitation de la pauvreté urbaine, Matthew Desmond
Plongée dans le quotidien disloqué de huit foyers des quartiers pauvres de Milwaukee, au Wisconsin, où chaque jour, des dizaines de ménages sont expulsés de leurs maisons. Arleen élève ses garçons avec les 20 dollars qui lui restent pour tout le mois, après avoir payé le loyer. Lamar, amputé des jambes, s'occupe des gamins du quartier en plus d'éduquer ses deux fils. Scott, infirmier devenu toxicomane après une hernie discale, vit dans un mobile home insalubre. Tous sont pris dans l'engrenage de l'endettement et leur sort est entre les mains de leurs propriétaires, que l'on suit aussi au fil du récit. Fruit de longues années de terrain, ce livre montre comment la dégradation des politiques du logement et la déréglementation du marché de l'immobilier fabriquent et entretiennent l'endettement chronique et la pauvreté, une violente épidémie qui s'avère très rentable pour certains et qui frappe surtout les plus vulnérables, en l'occurrence les femmes noires. Ouvrage magistral et captivant qui offre un regard précis et juste sur la pauvreté et un implacable plaidoyer pour le droit à un habitat digne pour tous. Sociologue américain, Matthew Desmond enseigne à la Princeton University. Ses recherches portent sur la pauvreté aux États-Unis, la vie urbaine, les politiques publiques et les inégalités raciales. Il a crée le Eviction Lab, un observatoire des expulsions locatives aux États-Unis et de leur impact sur la pauvreté dans le pays. Avis d'expulsion lui a valu le prix Pullitzer de l'essai en 2017.
Avis d'Expulsion : Enquête sur l'exploitation de la pauvreté urbaine, Matthew Desmond, Editions Lux Editeur, Septembre 2019.
MOTS CLÉS : Editions Lux Editeur | Matthew Desmond | Expulsions | Pauvreté | Droit | Logement | Inégalités | Immobilier | États-Unis | Milwaukee | Sociologie | Politique | Ségrégation |
Ouvrage disponibleBêtes de villes : Petit traité d'histoires naturelles au cœur des cités du monde , Nicolas Gilsoul
La moule zébrée va-t-elle sauver New York ? Le scorpion Tityus serrulatus terroriser les habitants de São Paulo ? Les kangourous s’ébattre dans la forêt de Rambouillet ? Saviez-vous seulement que toutes ces bêtes vivaient si près de chez vous ? En pleine crise de la biodiversité, nos villes sont devenues des jungles hybrides où se croisent bien plus de créatures que dans nos forêts. Bienvenue aux 33 000 sangliers clandestins des parcs de Berlin, aux léopards des faubourgs de Bombay ou encore aux coyotes de Chicago et aux cougars de Mulholland Drive. Certains ont muté, leurs comportements ou leurs physiques se sont transformés pour survivre à la ville. La souris de Brooklyn résiste aux polluants lourds, l’escargot d’Amsterdam combat l’îlot de chaleur urbain, l’hirondelle de la Côte est réduit sa voilure pour éviter les gratte-ciel. Au travers de 1 001 histoires de bêtes de villes, l’architecte Nicolas Gilsoul nous offre un bestiaire érudit de nos territoires et nous incite à nous reconnecter au vivant. En chemin il dessine de nouvelles perspectives sur l’art de concevoir la ville avec le génie animal. À l’évidence, observer des bêtes, ça rend intelligent. Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres, Nicolas Gilsoul est architecte, paysagiste et docteur en sciences à l’Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement à Paris. Professeur à l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais, il enseigne de Vancouver à Bruxelles. Lauréat de l’Académie de France à Rome, pensionnaire de la villa Médicis, il a remporté de nombreux prix d’architecture. Il publie avec Erik Orsenna en 2018 Désir de villes chez Robert Laffont, dans lequel il explore entre autres les tréfonds de la ville Terrier et les cimes de la ville Canopée.
Bêtes de villes : Petit traité d'histoires naturelles au cœur des cités du monde , Nicolas Gilsoul, Editions Pluriel, Novembre 2019.
MOTS CLÉS : Editions Pluriel | Nicolas Gilsoul | Climat | Environnement | Écologie | Faune | Flore | Biodiversité | Biologie | Nature | Ville | Urbanisme |
Ouvrage disponiblePouvoirs urbains : Ville, Politique et Globalisation, Christian Lefèvre Gilles Pinson
Plus de la moitié des habitants de la planète vit désormais dans les villes. L’urbain est devenu le cadre dominant des pratiques et des relations sociales, mais aussi l’écosystème où s’épanouit le capitalisme globalisé. La ville s’est ainsi imposée comme une échelle clé pour comprendre et agir sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de notre temps. Les acteurs urbains, qu’ils soient élus, bureaucrates, acteurs économiques, professionnels de la ville ou chercheurs, s’efforcent de donner sens aux transformations qui travaillent les villes et d’y répondre à coup d’innovations politiques, économiques et sociales. Espace d’innovation, l’urbain est aussi devenu objet de controverses tout à la fois scientifiques et politiques. Cet ouvrage dresse un bilan critique de ces débats en s’attardant sur cinq controverses : l’urbanisation généralisée, les rapports entre milieux urbains et capitalisme, les relations entre les villes et les États, la distribution du pouvoir dans la ville et la démocratie urbaine, la gouvernance des espaces métropolitains. Christian Lefèvre est professeur à l'École d'urbanisme de Paris (université Gustave Eiffel). Chercheur au Laboratoire Techniques, Territoires, Sociétés (LATTS), ses travaux portent sur la gouvernance des métropoles mondiales. Il est notamment l'auteur de Paris, Métropole introuvable, le défi de la globalisation (PUF, 2017). Gilles Pinson est professeur de science politique à Sciences Po Bordeaux, ou il dirige le master "Stratégies et gouvernance métropolitaines". Chercheur au Centre Émile Durkheim et responsable scientifique du Forum urbain de Bordeaux, il est notamment l'auteur de La ville néolibérale (PUF, 2020).
Pouvoirs urbains : Ville, Politique et Globalisation, Christian Lefèvre Gilles Pinson, Editions Armand Colin, 2020.
MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Christian Lefèvre | Gilles Pinson | Ville | Urbanisme | Politique | Capitalisme | Gouvernance | État | Pouvoir | Démocratie | Sociologie | Géographie | Métropole | Environnement |
Ouvrage disponibleL'oubli des villes de l'Inde - Pour une géographie culturelle de la ville: Pour une géographie culturelle de la ville, Odette Louiset
Le sens de l’espace donne du sens à la ville. Cet ouvrage le démontre par l’exemple indien. Car si l’Inde est trop souvent représentée à travers des stéréotypes culturels (religiosité, castes...) ou économiques (sous-développement, émergence…), ses villes sont oubliées dans leur nature profonde. Contrairement aux habitudes académiques qui décrivent les villes par leur forme, leur démographie et leurs activités, la ville habitée et en mouvement est saisie par l’urbanité, pour en faire une ville comme les autres. Mais l’urbanité indienne s’inscrit également en continuité avec les autres modalités de la vie en société. La ville est un comparable portant à la fois les traits de l’universel urbain (urbanité) et, ici, ceux du singulier indien (indianité), qui ne sont pas fixés en modèles idéaux. L’oubli des villes de l’Inde, c’est l’occultation de l’indianité de la ville s’exprimant aussi bien à travers le refus des slums qu’à travers l’idéologie anti-urbaine gandhienne ou la persistance, dans l’échec, de planifications urbaines reprenant sans cesse les thèmes utopiques du modèle européen et colonial. Par une approche culturelle du fait urbain, l’examen de la situation indienne prend ici valeur de « preuves » : elle démontre la nécessité de dégager le concept de ville de la référence à un modèle singulier, et de mettre à distance les modèles spatiaux couramment utilisés en géographie et en analyse urbaine. La démarche comparatiste permet ainsi d’éviter l’essentialisme culturel (ou culturalisme), mais aussi l’universalisme « européen ». Odette LOUISET est professeur à l’université de Rouen où elle enseigne la géographie culturelle.
L'oubli des villes de l'Inde - Pour une géographie culturelle de la ville: Pour une géographie culturelle de la ville, Odette Louiset, Editions Armand Colin, Collection Recherches, Octobre 2011.
MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Odette Louiset | Inde | Géographie | Culture | Bidonvilles | Urbain | Urbanisme | Ville | Planification | Colonialisme | Espace public |
Ouvrage disponibleIntroduction à la ville, Odette Louiset
Intriduction à la ville, Odette Louiset est professeur de géographie à l'université de Rouen. 1) Définir la ville 2) Le modèle européen de ville 3) Les géographies ignorent-ils la ville ? 4) La ville comme problème 7) La ville comme concept 8) La ville pour nature Comment définir la ville aujourd'hui ? Cet ouvrage propose une analyse critique des notions communément utilisées et déterminées par une représentation purement européenne de la ville. Fondée sur des travaux théoriques antérieurs et l’idée qu’il est nécessaire de comparer pour conceptualiser, en faisant appel à l'anthropologie et l'histoire, cette approche permet tout à la fois une réflexion originale sur la ville, sur la construction des concepts en géographie et des modèles scientifiques en sciences humaines, enfin sur la mondialisation culturelle à travers l'étude du fait urbain.
Introduction à la ville, Odette Louiset, Editions Armand Colin, Novembre 2011.
MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Odette Louiset | Europe | OccidentGéographie | Urbain | Urbanisme | Mondialisation | Culture | Anthropologie | Ville | Histoire | Espace public | Agglomération | Symbolisme | Territoire |
Ouvrage disponibleLe renouvellement urbain, la genèse d'une notion fourre-tout, Sylvaine LE GARREC
Depuis son apparition en France au début des années quatre-vingt-dix, la notion de renouvellement urbain a connu un incroyable succès. Il est cependant difficile de lui associer une définition précise. Le renouvellement urbain apparaît, au même titre que celles de « développement durable » ou de « mixité sociale », comme une notion fourre-tout. Néanmoins, aujourd’hui il ne s’agit plus seulement d’un outil de communication. Au fil des années le renouvellement urbain a pénétré le champ des politiques publiques au point de devenir un objectif politique, de donner son nom à des dispositifs publics et d’être incorporé dans la législation française. Cette synthèse bibliographique se propose d’éclairer le sens de ce concept et de mettre en lumière les différentes connotations. Pour comprendre aussi ce qui constitue la nouveauté du renouvellement urbain, l’analyse remonte bien en amont des origines de l’expression elle-même et intègre dans une même perspective les différentes politiques publiques urbaines de transformation mises en place depuis la deuxième guerre mondiale en France et dans les pays occidentaux. Le plan / urbanisme / construction / architecture / PUCA depuis sa création en 1998, développe à la fois des programmes de recherche incitative, des actions d'expérimentation et apporte son soutien à l'innovation et à la valorisation scientifique et technique dans les domaines de l'aménagement des territoires, de l'habitat, de la construction et de la conception architecturale et urbaine. Organisé selon quatre grands départements de capitalisation des connaissances: sociétés urbaines et habitat traite des politiques urbaines dans leurs fondements socio-économique ; Territoires et aménagement s'intéresse aux enjeux du développement urbain durable et de la planification ; Villes et architecture répond aux enjeux de qualité des réalisations architecturales et urbaines ; Technologies et construction couvre les champs de l'innovation dans le domaine du bâtiment ; le PUCA développe une recherche finalisée autour de plusieurs programmes : La ville pour tous / Se loger, habiter / Organiser les territoires / Le renouvellement urbain / Le futur de l'habitat / Innover pour construire durable / Énergie dans le bâtiment : PREBAT ; et d'ateliers thématiques assurant des transversalités entre programme sous forme de rencontres entre chercheurs et acteurs, décideurs publics ou représentant des milieux professionnels, ainsi que des programmes d'appui : .actions régionales pour lesquelles le PUCA a suscité l'émergence de pôles régionaux sur le développement et l'aménagement des territoires . actions internationales dont Europan, programme européen de concours d'idées entre jeunes architectes .actions vers les professionels .actions de valorisation et de diffusion-communication des résultats de ses travaux.
Le renouvellement urbain, la genèse d'une notion fourre-tout, Sylvaine LE GARREC, Editions PUCA, Février 2006.
MOTS CLÉS : Editions PUCA | PUCA | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Aménagement | Construction | Territoires | Planification | Innovation | Expérimentation | Développement durable | Environnement | Écologie | Bâtiment | Énergie |
Ouvrage disponibleHabitat Pluriel : Densité, urbanité, intimité, Sabri Bendimérad
La plupart des Français habitent des maisons individuelles. Les effets sur le territoire et la collectivité, de ce qui est présenté comme un choix, sont connus. Le premier d'entre eux, l'étalement urbain et son cortège de conséquences pour la vie de chacun, semble inexorable. De fait, la mobilité contrainte, la difficulté d'accès aux services, l'absence ou la limitation des mixités remettent en cause la pérennité du modèle de la maison insulaire, jugée incompatible avec le développement durable. Y a-t-il pour autant des alternatives ?Comment concilier une aspiration légitime à l'intimité avec un objectif raisonnable de densité et de consommation maîtrisée du sol ? L'habitat pluriel, conjugaison des formes les plus agglomérées et les plus denses de l'habitat individuel pourrait apporter quelques solutions. Mais a-t-il valeur de modèle ? Existe-t-il comme genre, type ou catégorie ? Quelles en sont les figures les plus appréciées ? Est-t-il aussi performant et vertueux qu'on veut bien le décrire ? Permet-il aux uns et aux autres de vivre et d'habiter ensemble et quels sont les plaisirs et les arts de vivre qui lui sont spécifiquement associés ? Comment se fabrique-t-il à l'étranger et notamment aux Pays-bas qui font figure de modèle en Europe ? Ce sont là quelques unes des nombreuses questions posées aux neuf équipes de recherche qui ont travaillé sur ce sujet et en rendent compte dans cet ouvrage. L'ensemble de ces contributions apporte un éclairage singulier sur les aspirations contradictoires de la demande sociale, mais aussi sur les effets de mode, les tendances et la permanence des types. Avec leur diversité d'approches, elles montrent toute la complexité des enjeux liés à l'habitat en général. Le plan / urbanisme / construction / architecture / PUCA depuis sa création en 1998, développe à la fois des programmes de recherche incitative, des actions d'expérimentation et apporte son soutien à l'innovation et à la valorisation scientifique et technique dans les domaines de l'aménagement des territoires, de l'habitat, de la construction et de la conception architecturale et urbaine. Organisé selon quatre grands départements de capitalisation des connaissances: sociétés urbaines et habitat traite des politiques urbaines dans leurs fondements socio-économique ; Territoires et aménagement s'intéresse aux enjeux du développement urbain durable et de la planification ; Villes et architecture répond aux enjeux de qualité des réalisations architecturales et urbaines ; Technologies et construction couvre les champs de l'innovation dans le domaine du bâtiment ; le PUCA développe une recherche finalisée autour de plusieurs programmes : La ville pour tous / Se loger, habiter / Organiser les territoires / Le renouvellement urbain / Le futur de l'habitat / Innover pour construire durable / Énergie dans le bâtiment : PREBAT ; et d'ateliers thématiques assurant des transversalités entre programme sous forme de rencontres entre chercheurs et acteurs, décideurs publics ou représentant des milieux professionnels, ainsi que des programmes d'appui : .actions régionales pour lesquelles le PUCA a suscité l'émergence de pôles régionaux sur le développement et l'aménagement des territoires . actions internationales dont Europan, programme européen de concours d'idées entre jeunes architectes .actions vers les professionels .actions de valorisation et de diffusion-communication des résultats de ses travaux.
Habitat Pluriel : Densité, urbanité, intimité, Sabri Bendimérad, Editions PUCA, Mai 2010.
MOTS CLÉS : Editions PUCA | PUCA | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Aménagement | Construction | Territoires | Planification | Innovation | Expérimentation | Développement durable | Environnement | Écologie | Bâtiment | Énergie |
Ouvrage disponibleEchelles de l'habiter, Jacques Lévy
Le groupement d'équipes SCALAB a mené une enquête multidimensionnelle, combinant des techniques quantitatives et qualitatives, sur l'habiter des individus et l'être-habité des lieux. De cette enquête, se dégage en définitive un petit nombre de niveaux scalaires pertinents: les espaces publics, des morceaux de villes plus grands que les anciens quartiers "villageois", les agglomérations et les aires urbaines fonctionnelles. Deux grands types de rythmique se dégagent des enquêtes : celles de la plasticité offertes aux acteurs, celles des grandes logiques sociétales. La journée a été confirmée comme une unité temporelle exprimant le mieux l'ouverture des possibles pour les individus comme pour les lieux. On ne fait plus, et de moins en moins, la même chose tous les jours. Les lieux aussi tirent leur "personnalité" de ces jeux sur les rythmes intra- mais aussi inter-journaliers. Plus que les échelles, ce sont les métriques qui constituent les éléments de différenciation entre les situations et sont au coeur de la grande question du type de ville souhaitée. L'opposition métrique pédestre/métrique automobile rend compte d'une grande partie des différences constatées entre les individus, les époques, les lieux. Enfin, dans la parole des habitants, stéréotypes et ouverture à l'innovation sont présents à la fois dans les images et dans l'action. Loin de s'opposer terme à terme, représentations et pratiques contiennent les mêmes cohérences et les mêmes contradictions. Elles se complètent et se télescopent dans la constitution d'un "capital spatial". Dans tous les cas, les marges de manœuvre et de libertés des individus, leurs choix personnels, à court ou long terme, jouent un rôle majeur sur la réalité observée. Le plan / urbanisme / construction / architecture / PUCA depuis sa création en 1998, développe à la fois des programmes de recherche incitative, des actions d'expérimentation et apporte son soutien à l'innovation et à la valorisation scientifique et technique dans les domaines de l'aménagement des territoires, de l'habitat, de la construction et de la conception architecturale et urbaine. Organisé selon quatre grands départements de capitalisation des connaissances: sociétés urbaines et habitat traite des politiques urbaines dans leurs fondements socio-économique ; Territoires et aménagement s'intéresse aux enjeux du développement urbain durable et de la planification ; Villes et architecture répond aux enjeux de qualité des réalisations architecturales et urbaines ; Technologies et construction couvre les champs de l'innovation dans le domaine du bâtiment ; le PUCA développe une recherche finalisée autour de plusieurs programmes : La ville pour tous / Se loger, habiter / Organiser les territoires / Le renouvellement urbain / Le futur de l'habitat / Innover pour construire durable / Énergie dans le bâtiment : PREBAT ; et d'ateliers thématiques assurant des transversalités entre programme sous forme de rencontres entre chercheurs et acteurs, décideurs publics ou représentant des milieux professionnels, ainsi que des programmes d'appui : .actions régionales pour lesquelles le PUCA a suscité l'émergence de pôles régionaux sur le développement et l'aménagement des territoires . actions internationales dont Europan, programme européen de concours d'idées entre jeunes architectes .actions vers les professionels .actions de valorisation et de diffusion-communication des résultats de ses travaux.
Echelles de l'habiter, Jacques Lévy, Editions PUCA, Octobre 2008.
MOTS CLÉS : Editions PUCA | PUCA | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Aménagement | Construction | Territoires | Planification | Innovation | Expérimentation | Développement durable | Environnement | Écologie | Bâtiment | Énergie |
Ouvrage disponibleL'irruption de la sûreté : dans les pratiques d'urbanisme et de construction, PUCA
L'irruption de la sûreté dans les pratiques d'urbanisme et de construction. Un partenaire nouveau siège à la table des co-producteurs du projet urbain : l'expert en sûreté. Prescription ? expertise ? Conseil ? Ses missions sont encore variables mais son impact est net. Autant par l'expression de la fonction et de l'usage des espaces que par les préconisations pour la gestion et l'exploitation des lieux. À partir d'expériences concrètes, très diverses, à toutes les échelles, de la définition du projet à la conduite du chantier, un groupe d'experts en sûreté fait ici l'analyse des conditions et de l'évolution de la commande. En plaçant dans leurs contextes les préoccupations sécuritaires des maîtres d'ouvrage et des maîtres d'oeuvre. Le plan / urbanisme / construction / architecture / PUCA depuis sa création en 1998, développe à la fois des programmes de recherche incitative, des actions d'expérimentation et apporte son soutien à l'innovation et à la valorisation scientifique et technique dans les domaines de l'aménagement des territoires, de l'habitat, de la construction et de la conception architecturale et urbaine. Organisé selon quatre grands départements de capitalisation des connaissances: sociétés urbaines et habitat traite des politiques urbaines dans leurs fondements socio-économique ; Territoires et aménagement s'intéresse aux enjeux du développement urbain durable et de la planification ; Villes et architecture répond aux enjeux de qualité des réalisations architecturales et urbaines ; Technologies et construction couvre les champs de l'innovation dans le domaine du bâtiment ; le PUCA développe une recherche finalisée autour de plusieurs programmes : La ville pour tous / Se loger, habiter / Organiser les territoires / Le renouvellement urbain / Le futur de l'habitat / Innover pour construire durable / Énergie dans le bâtiment : PREBAT ; et d'ateliers thématiques assurant des transversalités entre programme sous forme de rencontres entre chercheurs et acteurs, décideurs publics ou représentant des milieux professionnels, ainsi que des programmes d'appui : .actions régionales pour lesquelles le PUCA a suscité l'émergence de pôles régionaux sur le développement et l'aménagement des territoires . actions internationales dont Europan, programme européen de concours d'idées entre jeunes architectes .actions vers les professionels .actions de valorisation et de diffusion-communication des résultats de ses travaux.
L'irruption de la sûreté : dans les pratiques d'urbanisme et de construction, PUCA, Editions PUCA, Janvier 2007.
MOTS CLÉS : Editions PUCA | PUCA | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Aménagement | Construction | Territoires | Planification | Innovation | Expérimentation | Développement durable | Environnement | Écologie | Bâtiment | Énergie |
Ouvrage disponibleLa Ville, Michel Wieviorka Collectif
Plus d'un humain sur deux vit en ville aujourd'hui et, souvent, ceux qui vivent à la campagne adoptent des comportements qui sont ceux des urbains. Cependant, partout dans le monde la ville est en débat et, avec elle, toutes les grandes questions du moment - économiques, sociales, culturelles, politiques et géopolitiques. Parler de la ville, c'est réfléchir à notre rapport à la nature, aux conditions matérielles d'existence de ceux qui y vivent ou y travaillent, aux phénomènes migratoires, à la mobilité des individus ; c'est également s'interroger sur la démocratie et la façon dont l'espace urbain est géré, programmé, transformé, et dont il répond aux attentes et aux besoins de la population, ne serait-ce qu'en matière de logement. La ville, ici et ailleurs, est au coeur d'une mutation générale, et s'il faut la repenser, c'est parce qu'elle est le lieu et la forme de changements considérables, le lieu de l'ambivalence, des tendances ou des jeux contradictoires. C'est pourquoi elle fascine. Avec, notamment, les contributions de : Jean Baubérot, Pascal Dibie, Maurice Garden, Philippe Gervais-Lambony, Frédéric Gilli, Anne Gotman, Farhad Khosrokhavar, Hervé Le Bras, Jacques Lévy, Pascal Perrineau, Jean-Luc Pinol, Henri Rey, Alain Schnapp, Sophie Schwerter, Joseph Tonda.
La Ville, Michel Wieviorka Collectif, Editions Sciences Humaines, Juin 2011.
MOTS CLÉS : Editions Sciences Humaines | Michel Wieviorka | Architecture | Ville | Sociologie | Sociale | Urbanisme | Démographie | Logement | Géopolitique | Politique | Inégalités | Migration | Espace public | Culture |
Ouvrage disponibleTerra Forma: Manuel de cartographies potentielles, Frédérique Aït-Touati Alexandra Arènes Axelle Gregoire Bruno Latour
Terra Forma raconte l’exploration d’une terre inconnue : la nôtre. Cinq siècles après les voyageurs de la Renaissance partis cartographier les terra incognita du Nouveau Monde, cet ouvrage propose de redécouvrir autrement cette Terre que nous croyons si bien connaître. En redéfinissant, ou plutôt en étendant le vocabulaire cartographique traditionnel, il offre un manifeste pour la fondation d’un nouvel imaginaire géographique et, ce faisant, politique. Si certains des phénomènes auxquels nous assistons (érosion des sols, épuisement des ressources, accélération des espaces-temps urbains, intensification des zones polluées) nous échappent par leur échelle, leur durée, leur ampleur, c’est par le développement de nos techniques de représentation que l’on peut espérer mieux les comprendre. En mettant en « cartes » certaines propositions des sciences du Système-Terre et de la pensée écologique contemporaine, Terra Forma permet de mieux saisir leur portée politique. Les sept chapitres de ce livre sont des points de vue sur la réalité, de possibles visions du monde esquissées par différents prismes, comme autant d’instruments optiques : par les profondeurs, par les mouvements, par le point de vie, par les périphéries, par le pouls, par les creux, par les disparitions et les ruines, ils produisent des savoirs situés, incarnés. Écrit sur le mode du récit d’exploration, cet ouvrage se veut aussi un manuel de dessin, qui invite le lecteur à explorer les techniques de représentation sur divers terrains, dans le but de constituer progressivement et collectivement un atlas d’un nouveau genre. Travail expérimental à six mains, Terra Forma est le résultat d’une collaboration entre deux architectes dont la pratique se trouve à la croisée des questions de paysage et de stratégie territoriale, Alexandra Arènes et Axelle Grégoire, et une historienne des sciences, Frédérique Aït-Touati.
Terra Forma: Manuel de cartographies potentielles, Frédérique Aït-Touati Alexandra Arènes Axelle Gregoire Bruno Latour, Editions B42, Août 2023.
MOTS CLÉS : Editions B42 | Frédérique Aït-Touati | Alexandra Arènes | Axelle Gregoire | Géographie | Cartographie | Géographie | Design | Territoire | Utopie | Sociale | Urbain |
Ouvrage disponibleTRANS-LOCAL-ACT. Cultural Practices Within and Across, Doina Petrescu Constantin Petcou Nishat Awan
Ce livre rassemble une série de réflexions et de pratiques autour des questions de production culturelle locale et trans-locale occasionnées lors d’un projet de réseau collaboratif traversant différents contextes européens : Rhyzom (www.rhyzom.net). Toutes ces cultures sont intrinsèquement reliées à des aspects politiques, économiques, sociaux et matériels, mais également à des temporalités spécifiques, des spatialités, des histoires et des expériences individuelles et collectives. Ce livre est une tentative de créer des liens transversaux et des connexions à travers des cadrages locaux différents et de saisir les principes de la nature dynamique et complexe des notions de “local” et de “culture” à travers de multiples formes de pratiques, qui apportent des réponses à la condition critique de la culture dans la société contemporaine. Il traite des relations entre le “local” et le “trans-local”, le “lieu” et la “culture”, les questions de conflits et de contestation, le commun et la communauté, les institutions et les actions. Ce livre a été écrit par des architectes, des artistes, des activistes, des travailleurs culturels, des éducateurs, des sociologues habitant dans différentes zones rurales et urbaines en Europe. Il est adressé à quiconque se sent concerné par les relations entre culture, subjectivité, espace et politique aujourd’hui.
TRANS-LOCAL-ACT. Cultural Practices Within and Across, Doina Petrescu Constantin Petcou Nishat Awan, Editions aaa/peprav, Janvier 2010.
MOTS CLÉS : Editions aaa/peprav | Doina Petrescu | Constantin Petcou | Nishat Awan | Culture | Éducation | Local | Art | Sociologie | Géographie | Cartographie | Urbain | Urbanisme | Activisme | Institutions | Collectif | Écologie |
Ouvrage disponibleLutter pour la cité : Habitant.es face à la démolition urbaine, Renaissance des Groux Appuii Tenaces
Pourquoi certaines cités sont-elles promises à la démolition ? Comment comprendre les plans et le langage des urbanistes ? Qu'est-ce que l'Anru et quels sont ses impacts sociaux ? Et si réhabiliter les bâtiments était plus écologique et moins cher que les démolir puis les reconstruire ? Connaissez-vous les pratiques des architectes Kroll, Lacaton et Vassal, Ricard ou Siza ? Aux Groux, en banlieue sud de Paris, les locataires se battent pour leurs droits depuis l'annonce en 2015 de la destruction programmée de leur cité. Rencontre exceptionnelle avec quatre femmes au coeur de cette histoire, Lutter pour la cité est aussi une boîte à outils pour qu'enfin la ville se fasse à partir de ses habitants.es. Critique de la "rénovation urbaine" telle qu'elle se fait aujourd'hui, cet ouvrage présente les alternatives architecturales, sociales et politiques qui se développent en France et à l'étranger. Renaissance des Groux est une association d'habitant.es de la cité des Groux, à Fresnes, dans le Val-de-Marne. Appuii (Alternatives pour des projets urbains ici et à l'international) est une association qui accompagne depuis 2012 des collectifs en lutte contre des projets urbains imposés, pour les aider à se défendre et à se faire entendre. Le Collectif Tenaces est composé de membres et ex-membres de Z, revue itinérante d'enquête et de critique sociale.
Lutter pour la cité : Habitant.es face à la démolition urbaine, Renaissance des Groux Appuii Tenaces, Editions de la Dernière Lettre, Novembre 2022.
MOTS CLÉS : Editions de la Dernière Lettre | Renaissance des Groux | Appuii | Tenaces | Urbanisme | Urbain | Droit | Logement | Banlieue | Politique | Justice | Écologie | Collectif | Gentrification |
Ouvrage disponibleCahiers Internationaux de Sociolinguistique : Norme(s) et identité(s) en rupture: Migrance, plurilinguisme et ségrégation dans l'espace urbain , Thierry Bulot Anne Morillon
Cette livraison des Cahiers Internationaux de Sociolinguistique renvoie à une préoccupation centrale de la sociolinguistique urbaine : faire valoir les tensions, sinon les conflits, non seulement entre les différents groupes sociaux qui occupent et structurent l'espace dit urbain, mais encore la façon dont les individus tentent de concilier leurs habitus de tous ordres avec des contraintes et processus toujours situationnels. Les normes qui sont ici globalement questionnées relèvent des normes identitaires urbanisées et la rupture dont il est question rend compte de la complexité de reconfigurer un espace langagier de référence lorsque celui-ci est fragmenté par la mobilité. Avec les contributions de : Thierry Bulot, Valentin Feussi, Jeanne Meyer, Angélina Etiemble, Anne Morillon, Claire Lesacher, Vincent Veschambre, Diego Munoz Carrobles, Anne-Cécile Gilbert, Spomenka Alvir.
Cahiers Internationaux de Sociolinguistique : Norme(s) et identité(s) en rupture: Migrance, plurilinguisme et ségrégation dans l'espace urbain , Thierry Bulot Anne Morillon, Editions L'Harmattan, Janvier 2012.
MOTS CLÉS : Editions L'Harmattan | Thierry Bulot | Anne Morillon | Ségrégation | Migration | Immigration | Mobilité | Langue | Linguistique | Langage |
Ouvrage disponibleConsidérant qu'il est plausible que de tels événements puissent à nouveau survenir : Sur l'art municipal de détruire un bidonville, Jean-Christophe Bailly Étienne Balibar Stéphane Bérard Chloé Bodart Patrick Bouchain Robert Cantarella Charlotte Cauwer Julien Choppin Ronan Letourneur Hélène Cixous Gilles Clément Margot Crayssac Jean-Paul Curnier François Cusset Nicola Delo
Le 29 mars 2013, l'arrêté municipal n°2013/147, signé du maire de Ris-Orangis, met en demeure les habitants du bidonville dit "de la Nationale 7" de quitter les lieux. Le 3 avril à 6 heures du matin, trois pelleteuses détruisent les habitations et deux cents CRS dispersent leurs occupants. C'est l'examen méticuleux et à la "traduction" du texte de l'arrêté municipal que se livrent les écrivains, philosophes, architectes, artistes et juristes dont les textes sont ici réunis à l'invitation de Sébastien Thiéry, directeur du Pôle d'exploration des ressources urbaines (PEROU).
Considérant qu'il est plausible que de tels événements puissent à nouveau survenir : Sur l'art municipal de détruire un bidonville, Jean-Christophe Bailly Étienne Balibar Stéphane Bérard Chloé Bodart Patrick Bouchain Robert Cantarella Charlotte Cauwer Julien Choppin Ronan Letourneur Hélène Cixous Gilles Clément Margot Crayssac Jean-Paul Curnier François Cusset Nicola Delo, Editions Post-Éditions, Mars 2014.
MOTS CLÉS : Editions Post-Éditions | Art | Bidonvilles | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Logement | Critique | Droit | Politique | Justice | Philosophie |
Ouvrage disponibleLe Droit à la ville, Henri Lefebvre Rémi Hess Sandrine Deulceux Gabriele Weigand
L'urbain manifeste aujourd'hui son énormité, déconcertante pour la réflexion, l'action et même l'imagination. Sens et fin de l'industrialisation, la société urbaine se forme en se cherchant et oblige à reconsidérer la philosophie, l'art et la science qui ne peuvent éviter la confrontation avec cet objet nouveau. Ce qui oblige à concevoir une stratégie de la connaissance, inséparable de la stratégie politique. Selon quel axe penser cette stratégie du savoir ? Vers l'entrée en pratique d'un droit : le droit à la ville, à la vie urbaine, condition d'un humanisme et d'une démocratie renouvelés. Ce livre fondateur a été prolongé par Espace et politique, Du rural à l'urbain, La production de l'espace. Hneri Lefevbre (1901-1991) est l'un des plus grands philosophes de XXe siècle. Auteur de 68 livres, traduit de son vivant dans le monde entier, il bénéficie actuellement d'une redécouverte mondiale : une cinquantaine d'ouvrages sont parus sur son oeuvre en anglais, allemand, brésilien, coréen... ces dernières années. Parallèlement à cette nouvelle édition du Droit à la ville, les éditions anthropos proposent une nouvelle édition de La somme et le reste, à l'occasion de son cinquantenaire. En 2009, quatre livres paraissent en français sur l'oeuvre d'H. Lefebvre (chez Anthropos : Henri Lefebvre et la pensée du possible, de R. Hess).
Le Droit à la ville, Henri Lefebvre Rémi Hess Sandrine Deulceux Gabriele Weigand, Editions Economica, Avril 2009.
MOTS CLÉS : Editions Economica | Henri Lefebvre | Rémi Hess | Sandrine Deulceux | Gabriele Weigand | Habitat | Ville | Architecture | Urbanisme | Société | Politique | Espace public | Ségrégation | Démocratie | Territoire | Pouvoir |
Ouvrage disponibleDérives pour Guy Debord, Jacob Rogozinski Michel Vanni Gérard Briche Yan Ciret Jörn Etzold Helga Finter Céline Flécheux Sandrine Israël-Jost Anselme Jappe Vincent Kaufmann Ciprian Mihali Jean-Philippe Milet Frédéric Neyrat Corinne Pencenat Jean-Christophe Valtat Dav
Aujourd'hui ou le spectacle envahit tontes les dimensions de notre vie, nous avons plus que jamais besoin d'une critique de l'aliénation spectaculaire : pour que les utopies de demain puissent survivre à leur propre mise en images. Cette critique a été amorcée par Guy Debord (1931-1994), le principal théoricien de l'Internationale Situationniste. Si sa pensée a gardé toute sa pertinence, c'est parce que le projet d'émancipation qui l'anime est porté par une critique radicale des moyens destinés à le mettre en oeuvre. Tant il est vrai qu'on ne peut " combattre l'aliénation sous des formes aliénées ". C'est bien là le sens du detournemeut, ou de la pratique situationniste de la dérive : abolir la séparation sans la renforcer, en y circulant comme en contrebande pour mieux tisser d'autres rapports entre les hommes. Les contributions au présent volume entendent explorer les différents chemins empruntés par la théorie et la pratique debordienne du détournement. Au niveau du sujet et de sa mise en scène tout d'abord, une scène qu'il doit détourner en organisant sa propre invisibilité. Au niveau politique ensuite, parce que le devenir du sujet est inséparable de sa lutte contre une organisation sociale qui entend le réduire a ses produits séparés. Au niveau esthétique enfin, puisque cette séparation marchande s'incarne dans les reflets sensibles livrés à notre contemplation aliénée. En 1966-67, l'Internationale Situationniste s'était fait connaître lors des "évènements de Strabourg", qui apparaissent aujourd'hui comme une "répétition générale" de Mai 68. Au début de l'année 2007, à l'occasion des 40 ans de ces évènements, s'est tenu dans cette ville à l'initiative de Jacob Rogozinski et du Parlement des philosophes le premier colloque international consacré à Guy Debord. Les textes rassemblés ici sont issus de ces journées d'étude et de débat.;
Dérives pour Guy Debord, Jacob Rogozinski Michel Vanni Gérard Briche Yan Ciret Jörn Etzold Helga Finter Céline Flécheux Sandrine Israël-Jost Anselme Jappe Vincent Kaufmann Ciprian Mihali Jean-Philippe Milet Frédéric Neyrat Corinne Pencenat Jean-Christophe Valtat Dav, Editions Van Dieren, Collection par Ailleurs, Janvier 2011.
MOTS CLÉS : Editions Van Dieren | Jacob Rogozinski | Michel Vanni | Gérard Briche | Yan Ciret | Jörn Etzold | Helga Finter | Céline Flécheux | Sandrine Israël-Jost | Anselme Jappe | Vincent Kaufmann | Ciprian Mihali | Jean-Philippe Milet | Frédéric Neyrat | Corinne Pencenat | Jean-Christophe Valtat | David Vivarès | Guillaume Wagner | David Zerbib | Urbain | Internationale | Situationnisme | Politique | Géographie | Critique | Sociale |
Ouvrage disponiblePLATE-FORME URBAINE BRUXXEL #5 - 19/20/21 NOV, PLATE-FORME URBAINE
DÉBAT 19/11/2010 Vendredi / 19:00 / FLAGEY 19:30 : 3 intervenants donnent leurs opinions sur la question des petites initiatives face aux grands défis. 22:00 : Réception 1 restitution des actions locales. ATELIERS 20/11/2010 Samedi / 19:00-23:00 / 218 CH. DE WAVRE PARTIE 1 : ateliers fermés hébergés par des bruxellois dans leur salon. PARTIE 2 : mise en commun des réflexions. BAZAAR 21 / 11 / 2010 Dimanche / 10:00-22:00 / 218 CH. DE WAVRE Nous invitons tout le monde avec des idées, des plans, des projets et des opinions à venir les partager ou les appliquer dans le quartier européen.
PLATE-FORME URBAINE BRUXXEL #5 - 19/20/21 NOV, PLATE-FORME URBAINE, Editions PLATE-FORME URBAINE, Novembre 2010.
MOTS CLÉS : Editions PLATE-FORME URBAINE | PLATE-FORME URBAINE | Débat | Ville | Architecture | Politique | Sociale | Dialogue | Conversation |
Ouvrage disponibleUrban Act - a Handbook for Alternative Practice, Constantin Petcou Doina Petrescu Nolwenn Marchand
What is a "collective platform' and how can it operate? / What dynamics could be created to allow the sharing of experience and collaboration? / What constitutes alternative research on the city? / What are the new ways of urban action and who initiates them? / Are they temporary or lasting? / Are they only critical confrontational, "oppositional"? / Or could they also be transformative, proposing something else, while radically quetioning the existing laws, rules , policies, models and modes of working and living in the city?
Urban Act - a Handbook for Alternative Practice, Constantin Petcou Doina Petrescu Nolwenn Marchand, Editions Urban act, 2007.
MOTS CLÉS : Editions Urban act | Constantin Petcou | Doina Petrescu | Nolwenn Marchand | Urbanisme | Architecture | Urbain | Ville | Alternatif | Collectif | Citoyen | Espaces publics | Autogestion | Sociale | Politique | Design |
Ouvrage disponibleL'hypothèse Collaborative, L'atelier Georges Mathias Rollot Échelle Inconnue
2M26*AAA*AEXANDRE LABASSE*ALICE FRÉMEAUX*ANPU*APPROCHE.S!*AURORE BOUTRY-JACOB*ATELIERGEORGES*BELLSTOCK*BERGERS URBAINS*BRUIT DU FRIGO*CARTON PLEIN*CÉCILE DIGUET*COCHENKO*DAVID BLONDEAU*DELPHINE NÉGRIER*ÉCHELLE INCONNUE*ÉDITH HALLAUER*ÉDOUARD LETAILLEUR*ÉLISE MACAIRE*ENCORE HEUREUX*ENRICO CHAPEL*ETC*FIL*FLAVIEN MENU*FRÉDÉRIC BONNET*HYPERVILLE*JULIA TOURNAIRE*JULIEN BOIDOT*MARION WALLER*MATHIAS ROLLOT*MIT*OLIVIER CARO*PARENTHÈSE*PASCAL ALLANÇON*PAUL CITRON*PAUL JARQUIN*PHILIPPE RIZZOTTI*QUATORZE*SAPROPHYTES*YA+K*YES WE CAMP
L'hypothèse Collaborative, L'atelier Georges Mathias Rollot Échelle Inconnue, Editions Hyperville, Mai 2018.
MOTS CLÉS : Editions Hyperville | L'atelier Georges | Mathias Rollot | Échelle Inconnue | Art | Architecture | Urbanisme | Ville | Collectif | Conversation |
Ouvrage disponibleTravesías y Permanencias, Aurora Alcaide Ramirez
Travesías y permanencias es el primer título de la colección Estéticas Migratorias en el arte contemporáneo, una recopilación de las contribuciones teóricas realizadas por diferentes investigadores invitados a participar, durante el curso académico 2010/2011, en la asignatura homónima perteneciente al Máster Oficial en Producción y Gestión Artística de la Facultad de Bellas Artes de la Universidad de Murcia.
Travesías y Permanencias, Aurora Alcaide Ramirez, Editions de la Universidad de Murcia, Mars 2012.
MOTS CLÉS : Editions de la Universidad de Murcia | Aurora Alcaide Ramirez | Art | Photographie | Esthétique | Culture | Déplacement | Diaspora | Frontière | Migration | Immigration | Exil | Territoire | Espace public | Urbain |
Ouvrage disponibleRÊVEillez la rue !: Idées, astuces et outils pour embellir le quotidien, Keri Smith
Dans la grisaille des cités, on est souvent seul, plongé dans des réflexions qui ne nous incitent pas à lever le nez du trottoir. Personne ne se regarde, personne ne se parle. Et pourtant, il suffit de pas grand chose pour illuminer une journée. Un peu de neige tombe sur la ville et aussitôt on voit fleurir sur les pare-brise des voitures, des messages ou des dessins tracés à la va-vite par des doigts maladroits. Quelque chose d'insolite vient perturber les habitudes. L'envie vous prend de rire, de sourire, de sauter. Alors faites-le ! Il est possible de bousculer le hasard, de réagir, de rendre à sa ville un peu de vie, de donner à son quartier un peu d'humanité. Glisser un sourire dans le quotidien morose de ses voisins. Sortir de la routine et apprendre à regarder autour de soi. RÊVEillez la rue ! vous apprendra à devenir touriste dans votre propre vie. À travers des gestes simples, sans avoir de don particulier, vous pouvez devenir acteur de votre quotidien, vous pouvez avoir une action positive sur la vie des gens. Ce livre-manuel comprend tout ce qu'il vous faut pour commencer à exposer vos idées au grand jour. Il contient des dizaines de méthodes, recettes, modèles, et exercices. Vous trouverez dans ce livre : X Comment fabriquer vos autocollants X La formule de la bombe à graines (guérilla jardinière) X La recette de la colle d'amidon X Un distributeur d'idées portatif X Des modèles de tricot sauvage X De quoi créer vos pochoirs X Une méthode pour se promener en laissant faire le hasard x Et des dizaines d'autres idées... Laissez... des messages secrets partout ou vous allez. Vos idées sont intéressantes soyez TÉMÉRAIRE et libre. Créez votre univers. Donnez. Gribouillez. Écoutez. Plantez. Flânez. Dansez. Grandissez. Soyez un touriste dans votre propre vie.
RÊVEillez la rue !: Idées, astuces et outils pour embellir le quotidien, Keri Smith, Editions Hoëbeke, Mai 2012.
MOTS CLÉS : Editions Hoëbeke | Keri Smith | Art | Urbain | Street art | DIY | Bricolage | Création | Ville | Design | Environnement |
Ouvrage disponibleUn art contextuel : Création artistique en milieu urbain en situation d'intervention de participation, Paul Ardenne
Dès les débuts du XXe siècle, de nombreux artistes délaissent le territoire de l'idéalisme, rejettent en bloc les formes traditionnelles de représentation et désertent les lieux institutionnels pour s'immerger dans l'ordre des choses concrètes. La réalité devient une préoccupation première, avec, pour conséquence, une refonte du "monde de l'art", de la galerie au musée, du marché au concept d'art lui-même. Emergent alors des pratiques et des formes artistiques inédites : art d'intervention et art engagé de caractère activiste, art investissant l'espace urbain ou le paysage, esthétiques participatives ou actives dans les champs de l'économie, des médias, ou du spectacle. L'artiste devient un acteur social impliqué, souvent perturbateur. Quant à l'oeuvre d'art, elle adopte un tour résolument neuf, problématique, plus que jamais en relation avec le monde tel qu'il va. Elle en appelle à la mise en valeur de la réalité brute, au "contexte" justement. L'art devient contextuel. C'est de cette inflexion, caractéristique de l'art moderne puis contemporain, que nous entretient l'auteur en livrant la première synthèse sur le sujet. Il privilégie les exemples concrets mais aussi les questions que ces pratiques ne manquent pas de soulever. Paul Ardenne est maître de conférences en histoire de l'art et esthétique à l'université d'Amiens. Collaborateur régulier des revues Art press et Parpaings, commissaire d'expositions, il a notamment publié Art, l'âge contemporain (Éditions du Regard, 1997), L'Art dans son moment politique (La Lettre volée, 2000), L'Image Corps (Éditions du Regard, 2001).
Un art contextuel : Création artistique en milieu urbain en situation d'intervention de participation, Paul Ardenne, Editions Flammarion, Juin 2002.
MOTS CLÉS : Editions Flammarion | Paul Ardenne | Art | Ville | Urbanisme | sociale | Activisme | Militantisme | Street Art | Graffiti |
Ouvrage disponibleParadis infernaux: Les villes hallucinées du néo-capitalisme, Mike Davis Daniel B. Monk
Série d'études urbaines saisissantes sur Le Caire, Pékin, Johannesburg, Dubaï, Kaboul, Managua, etc., Paradis infernaux pourrait être l'anti-guide des " mondes de rêve " engendrés par le capitalisme contemporain. De la désormais classique gated community de l'Arizona aux camps retranchés de Kaboul, en passant par la Californie de synthèse importée à Hong-Kong et ailleurs, ou par la spectacularisation architecturale de Pékin à l'ère néolibérale, l'imaginaire qui préside à ces nouvelles formes d'utopie est celui de l'enrichissement sans limites, de l'hyperbole constante, des dépenses somptuaires, de la sécurité physique absolue, de la disparition de l'Etat comme de tout espace public, de l'affranchissement intégral des liens sociaux préexistants... Mais cette débauche réservée aux riches ne donne lieu à aucune expérience réelle ; elle est tout entière branchée sur les objet-fétiches de la fantasmagorie mondiale, harnachée aux mêmes idéaux figés du marché global. L'absence d'horizon qui caractérise notre monde se redouble, dans ces outremondes, d'une violence faite aux pauvres, massés, toujours plus nombreux, derrière les frontières visibles ou invisibles qui chaque jour transforment un peu plus le territoire des riches en autant de citadelles néo-libérales enclavées au cœur de notre modernité. Mike Davis enseigne l'histoire urbaine à l'université de Californie. Il a récemment publié Petite histoire de la voiture piégée (Zones, 2007) et Le pire des mondes possibles (La Découverte, 2005). Daniel B. Monk dirige le programme d'études sur la Paix et les Conflits à Colgate University. Il est l'auteur de An Aesthetic Occupation : The Immediacy of Architecture and the Palestine Conflict (Duke University Press, 2002).
Paradis infernaux: Les villes hallucinées du néo-capitalisme, Mike Davis Daniel B. Monk, Editions Les Prairies Ordinaires, Octobre 2008.
MOTS CLÉS : Editions Les Prairies Ordinaires | Mike Davis | Daniel B. Monk | Ville | Urbanisme | Architecture | Mégalopole | Métropole | Capitalisme | Libéralisme | Neoliberalisme | Sociale |
Ouvrage disponibleParagéographie : Voir le monde en géographe, sans que le monde y prenne garde., Laurent Matthey
Les études littéraires disposent d'une catégorie qui leur permet de rendre compte des textes au statut incertain, disposant de quelques-unes des caractéristiques de la littérature : la paralittérature. Or, s'il existe une paralittérature, pourquoi ne pas postuler l'existence d'une paragéographie ? Celle-ci serait composée de productions qui, véhiculant un savoir géographique, ne sont pas dotées des attributs formels susceptibles de les faire accréditer comme relevant des sciences géographiques. On y trouverait des fictions géographiques, des écrits journalistiques, des jeux-vidéo, des bandes dessinées, des récits de voyage, des textes littéraires... reposant sur ou proposant une théorie plus ou moins explicite de l'espace des sociétés. J'ai cherché les traces de cette paragéographie dans l'oeuvre d'un auteur majeur du XXe siècle, Pier Paolo Pasolini. Laurent Matthey enseigne la géographie urbaine et l'histoire de l'urbanisme à l'Université de Genève. Ses publications portent sur les nouvelles modalités de l'urbanisme, la transformation de l'action urbaine et la production des paysages urbains.
Paragéographie : Voir le monde en géographe, sans que le monde y prenne garde., Laurent Matthey, Editions A.Type, Novembre 2018.
MOTS CLÉS : Editions A.Type | Laurent Matthey | Géographie | Cartographie | Urbanisme | Culture | Sciences | Études | Production | Sociologie | Sociale |
Ouvrage disponibleUn nouvel art de voir la ville et de faire du cinéma : Du cinéma et des restes urbains, François Jost
En quoi le cinéma nous aide-t-il à repenser la ville à l'heure des "restes urbains", fragments d'objets et de pratiques disparates qui forment tant bien que mal notre décor ? Pour répondre à une telle question, il fallait multiplier les points de vue. Cet ouvrage fait donc le choix de la diversité disciplinaire pour comprendre la difficile articulation de la ville au cinéma À l'image de ce qu'a réussi Fritz Lang dans Metropolis (1927), en transposant cinématographiquement son regard d'architecte, ou Winn Wenders dans Lisbon Story (1994), en expérimentant la ville avec sa sensibilité de réalisateur, cet ouvrage se propose de rapprocher des domaines qu'on a l'habitude d'isoler, les études urbaines et les études cinématographique pour ouvrir de nouvelles hypothèses sur notre manière de voir et d'habiter le monde. Charles PERRATON est professeur au département des Communications à l'Université du Québec à Montréal ou il dirige le programme de maîtrise. Il est aussi responsable du Groupe d'études et de recherches e, sémiotique des espaces (GERSE) à Montréal. François JOST est professeur de sciences de l'information et de la communication à l'Université de Sorbonne Nouvelle Paris III. Il est aussi directeur du Centre d'études des images et des sons médiatiques (CEISME) à Paris.
Un nouvel art de voir la ville et de faire du cinéma : Du cinéma et des restes urbains, François Jost, Editions L'Harmattan, 2003.
MOTS CLÉS : Editions L'Harmattan | François Jost | Art | Cinéma | Architecture | Ville | Métropole | Urbanisme | Paysage | Bâtiment |
Ouvrage disponibleVilles et toxicomanies : De la connaissance à la prévention, Michel Joubert Pilar Giraux-Arcella Chantal Mougin
Qu'il s'agisse de l'héroïne, du crack ou des drogues de synthèse, les interdits ont longtemps empêché de comprendre les raisons, les conditions, les contextes de leur consommation. Du coup, les actions de prévention ont souvent manqué leur cible, ne touchant que les personnes déjà "prévenues". Dans cet ouvrage, les auteurs s'attachent à analyser les logiques de consommation de drogues illicites dans les grandes villes, en tenant compte de la spécificité des contextes urbains, sociaux et culturels (grandes villes de la France métropolitaine, Guadeloupe, New York, Londres, Charleroi...). A contre-pied des idéologies de la prévention lourdement connotées (hygiénisme, contrôle social, prohibitionnisme), les références, les connaissances et les expériences sont ici actualisées dans la confrontation des réflexions de sociologues, d'ethnologues et d'intervenants de terrain, qu'ils travaillent à la "réduction des risques", ou mènent des actions locales de prévention ou des projets plus ciblés. Ce travail de fond qui devrait faire référence a pour objectif de mieux comprendre le sens et les enjeux de ces conduites à risques, ceux des politiques publiques mises en oeuvre mais aussi l'évolution des pratiques des intervenants sociaux pour faciliter le développement de stratégies d'actions préventives plus adaptées.
Villes et toxicomanies : De la connaissance à la prévention, Michel Joubert Pilar Giraux-Arcella Chantal Mougin, Editions Eres, Mars 2005.
MOTS CLÉS : Editions Eres | Michel Joubert | Pilar Giraux-Arcella | Chantal Mougin | Ville | Toxicomanie | Drogues | Trafique | Héroïne | Crack | Consommation | Préventio | Santé publique | Sociologie |
Ouvrage disponibleNew Moon: Café de nuit joyeux, David Dufresne
1986. David Dufresne a 18 ans et débarque à Paris : le New Moon est un minuscule cabaret, le plus grand des petits clubs rock. Pour l’auteur, le centre du monde, le refuge de ses nuits, son maintenant . Trente ans plus tard, il raconte avec minutie et poésie les différentes vies et métamorphoses du lieu. La musique claque, les époques s’entrechoquent. C’est total Pigalle, carrefour de la jeunesse joyeuse et du no future tonitruant. Piaf y croise la Mano Negra et Manet, Virginie Despentes et Antoine la Rocca dit la Scoumoune, fameux bandit corse. Et si Pigalle n’avait finalement jamais été qu’un décor factice et fatigué, crade et fameux, beau et malfamé ? Mais où on était bien et où on apprenait, plus vite qu’ailleurs, les choses de la vie. Plongée littéraire envoûtante et romanesque, le récit avance par à-coups dans un siècle de Paris, lézardé par des photos, rapports de police, chansons d’époque et réclames cocasses. On y retrouve le goût du collage et les obsessions de David Dufresne : les archives, la musique, l’histoire urbaine. Après le succès de Tarnac, magasin général , le nouvel opus punk et mélancolique de l’auteur phare de la narrative non-fiction française. Ancien de Libération , David Dufresne a publié une dizaine d’ouvrages. Il est aussi auteur de documentaires, comme Prison Valley (World Press Photo Award 2010) et Fort McMoney.
New Moon: Café de nuit joyeux, David Dufresne , Editions Seuil, Septembre 2017.
MOTS CLÉS : Editions Seuil | David Dufresne | France | Paris | Pigalle | Cabaret | Rock | Nostalgie | Enquête | Musique | Littérature | Biographie |
Ouvrage disponibleLa Beaujoire, enquête sur un coup d’état urbain: forcer, détruire, privatiser, densifier, Frédéric Barbe
À élaborer des projets gigantesques dans la clandestinité, on s’expose à ignorer les autres expertises. C’est une tradition française. Ne travailler qu’avec son point de vue, ne mobiliser que ses propres données, penser à la place des autres. La méthode paraît simple et efficace. Entreprise spectaculaire et tentative de coup d’état urbain, le projet YelloPark est caractéristique de la surmodernité mais il constitue aussi une rupture politique. Il contredit les qualités de cet urbanisme à la nantaise qu’on vante comme une référence française. En mobilisant pour le stade et le quartier une grille d’analyse transitionnelle, La Beaujoire, enquête sur un coup d’état urbain explore les imaginaires alternatifs à cette équipée inattendue du capitalisme urbain. Le stade de la Beaujoire est un stade fonctionnel, réputé, ancré et durable, parce qu’évolutif. C’est un stade de plein exercice qui est « à nous », un commun porté historiquement par la collectivité. Nous en redécouvrons paradoxalement les qualités stadières et urbaines à l’occasion du projet qu’ont certains de le détruire.
La Beaujoire, enquête sur un coup d’état urbain: forcer, détruire, privatiser, densifier, Frédéric Barbe, Éditions À LA CRIÉE, Mai 2018.
MOTS CLÉS : Frédéric Barbe | Éditions à la criée | France | Nantes | Histoire | Politique | Urbanisme | Architecture | Démocratie | Mobilisation | Espaces publics |
Ouvrage disponibleBelgrade : banalités urbaines et autres curiosités, Marie-Noëlle Battaglia Benjamin Frick
Belgrade : banalités urbaines et autres curiosités, Marie-Noëlle Battaglia Benjamin Frick,
MOTS CLÉS : Marie-Noëlle Battaglia | Benjamin Frick | Serbie | Belgrade | Architecture | Urbanisme | Ville | Métropole |
Ouvrage disponibleL'écologie aux marges : Vivre et créer dans les ruines du capitalisme, Igor Babou Joëlle Le Marec Amélie Monnereau
Habiter dans les ruines du capitalisme industriel, y vivre et y développer l’écologie par des formes d’éducation populaire centrées sur l’action plus que sur le discours, aller d’expulsion en expulsion dans un habitat temporaire tout en tissant des liens étroits avec les habitants de quartiers populaires : des collectifs s’organisent au coeur des contradictions contemporaines en pratiquant une écologie sociale et solidaire. Des friches urbaines squattées fournissent des lieux de vie et d’action à des activistes qui refusent l’état du monde et l’inaction politique. Ce livre raconte l’aventure d’activistes installés en banlieue parisienne pour y développer une écologie sociale et populaire. Il repose sur un long travail d’enquête ethnographique avec une participation durant plus de deux ans au quotidien des activistes et des entretiens menés avec des habitants et les animateurs du lieu. Il restitue cette expérience inspirante en accordant une large place à la photographie et à la parole des personnes. Le « Laboratoire écologique zéro déchet », créé par une poignée d’activistes d’abord à Noisy-Le-Sec puis installé à Pantin, démontre que la cohérence d’un projet mené avec détermination, tact et bienveillance peut réussir aux marges du capitalisme et de l’Etat là où les collectivités territoriales et les institutions échouent depuis des décennies. On se prend alors à rêver : et si, au lieu d’empêcher ces initiatives au nom du principe de propriété et de l’ordre établi, l’Etat laissait agir celles et ceux qui savent comment transformer le monde et le rendre plus habitable, peut-être pourrions-nous éviter la catastrophe environnementale et climatique qui s’annonce. Igor Babou est professeur à l'université de Paris Cité, et membre du laboratoire Ladyss. Il étudie les politiques publiques de la nature, le patrimoine naturel, les mobilisations écologistes, et les sciences de la nature. Il a mené des enquêtes ethnographiques en Argentine, à la Réunion, en Espagne, et en France hexagonale. Ses recherches s'inscrivent dans le champ de l'écologie politique et de la socio-anthropologie de la nature. Il accompagne ses enquêtes de terrain par un travail de photographie documentaire.
L'écologie aux marges : Vivre et créer dans les ruines du capitalisme, Igor Babou Joëlle Le Marec Amélie Monnereau, Editions ETEROTOPIA, Collection Parcours, Février 2023 .
MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Igor Babou | Écologie | Éducation | Friches | Squats | Banlieue | Activisme | Photographie | Populaire |
Ouvrage disponibleKiosk: The Last Modernist Booths Across Central and Eastern Europe, Zupagrafika
Mass-produced from the 1970s to the 1990s, modular kiosks like the seminal K67, designed by the Slovenian architect Sasa J.Mächtig, and similar systems - including the Polish Kami, the Macedonian KC190, and the Soviet "Bathyscaphe" - could be found anywhere throughout the former Easter Bloc and ex-Yugoslav countries, from bustling city squares to socialist-era housing estates. They served as hot dog and Polish Zapienka joints, farm egg and rotisserie chicken vendors, funeral flower shops, newsstands, car park booths, currency exchange offices, and more. Featuring over 150 kiosks - from Ljubljana to Warsaw, and from Belgrade to Berlin - this photobook provides previously unseen documentation of the remaining modernist booths that witnessed the socio-political transformation of Central and Eastern Europe at the end of the 20th century. While some remain active or have undergone refurbishment, others have been abandoned or have slowly faded from the urban landscape. The photographs in this unique collection were taken over the last decade by Zupagrafika's founders, David Navarro and Martyna Sobecka. The book includes a forword by urban explorer Maciej Czarnecki and an introduction by architectural historian Anna Cymer, offering invaluable insights into the history of these mobile structures.
Kiosk: The Last Modernist Booths Across Central and Eastern Europe, Zupagrafika, Editions Zupagrafika, Septembre 2024.
MOTS CLÉS : Editions Zupagrafika | Zupagrafika | Art | Architecture | Modernisme | Brutalisme | Photographie | Urbain | Russie | Rénovation | K67 |
Ouvrage disponibleBurchell Et Rouen, Ombres Et Lumières, Photographies inédites (1939-1993), Guy Pessiot
Cet ouvrage porte sur l'oeuvre d'un photographe sensible, témoin des Trente Glorieuses à Rouen et dans sa région. Né en 1927, rue Armand-Carrel, au dessus de la place Saint-Marc à Rouen, dans un appartement qu'il occupera jusqu'à sa mort en 2008, Cahrles Delaquaize, dit Burchell, a principalement exercé les professions de photographe de presse. Il fut également membre du Groupe des 7, réalisateur audiovisuel et musicien de jazz amateur. Son "fonds photographique", comme il l'appelait lui-même, a été acheté, de son vivant en 2002, par la Bibliothèque municipale de Rouen. Il est composé de plus de 12 000 clichés très variés, essentiellement en noir et blanc. Ce fonds constitue un exceptionnel témoignage (en grande partie inédit) de la vie rouennaise, dans les ruines, à la fin de la Seconde Guerre mondiale et dans les années de la reconstruction. Il retrace un lent retour à la normale tant urbanistique qu'économique, culturel ou sportif. Il témoigne également du goût de Burchell pour les contre-jours, les extérieurs nuit, la capture du "moment unique" ou les photomontages. Ce livre a été conçu à partir des travaux effectués par les équipes de la Bibliothèque Villon de Rouen sur le fonds Burchell. Guy Pessiot, François Banse et Catherine Hubbard en ont coordonné la réalisation. Ouvrage réalisé avec l'aide de la Ville de Rouen.
Burchell Et Rouen, Ombres Et Lumières, Photographies inédites (1939-1993), Guy Pessiot, Editions Des Falaises, Janvier 2012.
MOTS CLÉS : Editions Des Falaises | Guy Pessiot | Normandie | Ville | Rouen | Art | Photographie | Reconstruction | Architecture | Urbanisme | Urbain | Patrimoine | Histoire |
Ouvrage disponibleLimay, les racines du futur : La belle histoire du renouveau municipal, Maurice Quettier
En trente ans, Limay est passée de la somnolente vie d'une paisible bourgade rurale à l'activité d'une agglomération urbaine de 15 672 habitants. C'est cette aventure, engagée en 1959 avec l'élection d'une liste du "Renouveau municipal", que retrace Maurice Quettier. Pierre après pierre, chacun peut ainsi suivre l'essor d'une ville attachante. Aventure humaine, la croissance de Limay a en permanence associé tous les partenaires locaux, en premier lieu les citoyens. Récit d'histoire vivante, ce livre met en lumières les débats qui ont nourri les racines d'un développement préservant l'équilibre urbain et la qualité de vie pour les générations futures. Maurice Quettier, instituteur de formation, participe depuis plus de trente ans à la vie de Limay dont il fut maire de 1977 à 1995.
Limay, les racines du futur : La belle histoire du renouveau municipal, Maurice Quettier, Editions Sociales, Septembre 1999.
MOTS CLÉS : Editions Sociales | Maurice Quettier | Normandie | Yvelines | Limay | Ville | Architecture | Urbanisme | Politique | Sociologie | Municipalité | Maire | Communes | Gouvernement |
Ouvrage disponibleRegards croisés sur la ville, Laetitia Van Eeckhout
La ville est aujourd'hui l'objet de nombreux questionnements. Dans l'actualité, dans la gestion urbaine, dans la recherche. L'originalité de ce petit livre réside dans ce regard porté sur les analyses des chercheurs et les expériences des praticiens venant de collectivités territoriales ou d'entreprises. L'auteur a assisté à un colloque à Cerisy organisé par la RATP avec le soutien de la Communauté européenne. Elle en tire un récit vivant et documenté des différentes écoles de pensée, de l'apport des débats entre praticiens et chercheurs, de l'évolution de ce qu'on appelle aujourd'hui la gouvernance urbaine. Un livre rapide et percutant d'où ressort la nécessité de créer un nouvel espace public où la ville et ses services deviennent des lieux de coopération et de coproduction entre salariés et consommateurs. Pour engendrer une nouvelle citoyenneté urbaine.
Regards croisés sur la ville, Laetitia Van Eeckhout, Editions de l'Aube, Septembre 1999.
MOTS CLÉS : Editions de l'Aube | Laetitia Van Eeckhout | Urbanisme | Ville | Habitat | Politique | Économie | Gouvernance | Citoyenneté | Coopération | Production | Mobilité | Europe |
Ouvrage disponibleLa ville vue d'en bas: Travail et production de l'espace populaire, Collectif Rosa Bonheur
La désindustrialisation à l'oeuvre depuis les années 1970 a confiné des pans entiers des classes populaires aux marges du salariat. Tenues à l'écart des principaux circuits marchands, ces populations ont dû réorganiser leur travail et leur vie quotidienne de manière à satisfaire les besoins essentiels à leur subsistance, selon une dynamique qui confère une centralité nouvelle à l'espace urbain : pour elles, l'accès à la plupart des ressources matérielles et symboliques nécessaires au maintien d'une existence digne est intimement lié à leur ancrage territorial. Or les pratiques attachées à cette centralité populaire sont aujourd'hui contestées. Prises dans la course à la métropolisation, certaines villes voudraient en définitive remplacer ces populations dont elles considèrent qu'elles "ne font rien", par d'autres issues des classes moyennes et supérieures n'hésitant pas à agiter le spectre du communautarisme et celui du ghetto. Il s'agit, au contraire, de saisir ce qu'impliquent les processus contemporains de fragmentation de l'espace social pour des personnes qui ne sont ni plus ni moins que des travailleuses et des travailleurs.
La ville vue d'en bas: Travail et production de l'espace populaire, Collectif Rosa Bonheur, Editions Amsterdam/Multitudes, Septembre 2019.
MOTS CLÉS : Editions Amsterdam/Multitudes | Collectif Rosa Bonheur | Habitat | Politique | Économie | Désindustrialisation | Centralité | Solidarité | Résilience | Productivité | Travail | Populaire |
Ouvrage disponibleLa métropole parisienne, une anarchie organisée, Francesca Artioli Patrick Le Galès
La métropole parisienne est-elle sans pilote ou ingouvernable ? Malgré deux décennies de réformes, elle ne dispose pas d'autorité politique unique, ni de coordination hiérarchique et centralisée. Sa gouvernance est fragmentée et marquée par des confl its. Elle accuse même des échecs patents dans certains domaines, de la gestion de la pollution de l'air à la lutte contre la précarité. Pourtant, sur ce même territoire, des politiques publiques innovantes voient le jour, des investissements majeurs sont alloués, les dynamiques sociales sont soutenues, etc. En portant le regard sur l'action collective en oeuvre au quotidien, les recherches originales rassemblées dans cet ouvrage montrent que la métropole parisienne s'apparente à une "anarchie organisée" , avec ses contingences, ses rapports de forces, ses veto redoutables pour empêcher l'émergence de politiques ou bloquer leur mise en place, mais aussi ses instruments et ses données plus ou moins partagés, ses coalitions stabilisées et ses projets politiques. Elles proposent ainsi des clés de lecture renouvelées pour comprendre le fonctionnement des villes-monde. Francesca Artioli est maîtresse de conférences à l'École d'urbanisme de Paris et chercheuse au Lab'URBA (Université Paris-Est Créteil). Patrick Le Galès est directeur de recherche CNRS au Centre d'études européennes et de politique comparée (CEE) de Sciences Po et professeur à l'École urbaine et à l'École de la recherche de Sciences Po. Avec les contributions de Félix Adisson, Camille Allé, Nadia Arab,Agnès Bastin,Emmanuel Bellanger,Jean-Baptiste Chambon,Antoine Courmont,Gilles Crague,Ludovic Halbert,Joël Idt,Christine Lelévrier,Dominique Lorrain,Nicolas Maisetti,Daniel Mouchard,Roberto Rodriguez R,Éric Verdeil.
La métropole parisienne, une anarchie organisée, Francesca Artioli Patrick Le Galès, Editions Presses de Sciences Po, Novembre 2023.
MOTS CLÉS : Editions Presses de Sciences Po | Francesca Artioli | Patrick Le Galès | Ville | Urbain | Métropole | Paris | Territoire | Gouvernance | Anarchie | Fragmentation | Conflits | Institutions | Pollution | Précarité |
Ouvrage disponibleLes chemins égarés: Géographie sociale des lieux de sexualité entre hommes, Mathieu Riboulet Laurent Gaissad Amélie Landry
Des lieux de rencontres sexuelles, on en trouve partout mais pas n'importe où. Situés en marge des villes (zones industrielles, sous-bois, aires d'autoroutes...), leur localisation échappe au regard des non-initiés. Les Chemins égarés est une réflexion d'Amélie Landry sur ces espaces autonomes où s'exercent des désirs d'expériences libres entre hommes de tous âges et horizons. Amélie Landry emprunte une forme d'investigation inspirée des sciences sociales où se mêlent photographies de paysages, portraits en situation, cartographies, paroles d'usagers. Cette enquête d'Amélie Landry, que l'écrivain Mathieu Riboulet et le sociologue Laurent Gaissad accompagnent d'un texte, constitue un témoignage unique sur le basculement d'une époque, sur un rapport minoritaire à la sexualité et au monde qui apparaît comme une forme de résistance.
Les chemins égarés: Géographie sociale des lieux de sexualité entre hommes, Mathieu Riboulet Laurent Gaissad Amélie Landry, Editions Le Bec en l'air, Février 2017.
MOTS CLÉS : Editions Le Bec en l'air | Mathieu Riboulet | Laurent Gaissad | Amélie Landry | Ville | Urbain | Géographie | Photographie | Cartographie | Sociologie | Sexualité | Homosexualité | LGBTQIA+ | Queer | Rencontre |
Ouvrage disponibleSauvages de ma rue : Guide des plantes sauvages des villes de France, Nathalie de Machon
Souvent ignorées, les plantes sauvages sont indispensables à la vie des citadins : elles agrémentent le paysage urbain, aident à la dépollution de l'air et de l'eau, à la détoxification des sols... De la qualité de la flore des villes dépend la qualité de vie des habitants, leur bien-être et même leur santé. Sauvages de ma rue constitue un catalogue de référence unique qui vous permettra de reconnaître les plantes sauvages que vous croisez quotidiennement sur les trottoirs, autour des pieds d'arbres, ou encore dans les pelouses. Chaque espèce est décrite de façon à ce que, sans aucune formation en botanique, vous puissiez identifier les plantes qui poussent en bas de chez vous. Vous apprendrez également à connaître les usages alimentaires ou médicinaux des plantes sauvages. Il est surprenant de constater à quel point ces plantes considérées pour la plupart comme des "mauvaises herbes" possèdent des vertus oubliées. "Sauvages de ma rue" : un programme participatif. À l'aide de ce guide, vous êtes invité à participer à l'inventaire de la flore des villes organisé par le Muséum national d'Histoire naturelle et l'association Tela Botanica, dans le cadre du projet "Vigie-nature". Pour ce faire, il vous suffira d'identifier les plantes sauvages de votre rue et de les référencer sur un site internet dédié à cet effet : www.sauvagesdemarue.fr.
Sauvages de ma rue : Guide des plantes sauvages des villes de France, Nathalie de Machon, Editions Le Passage, Janvier 2018.
MOTS CLÉS : Editions Le Passage | Nathalie de Machon | Ville | Biodiversité | Écologie | Nature | Botanique | Flore | Plante | Pollution | Santé | Guide |
Ouvrage disponibleLe pire des mondes possibles : De l'explosion urbaine au bidonville global, Mike Davis
Bien loin des villes de lumière imaginées par les urbanistes, le monde urbain du XXIe siècle ressemblera de plus en plus à celui du XIXe, avec ses quartiers sordides dépeints par Dickens, Zola ou Gorki. Le pire des mondes possibles explore cette réalité urbaine méconnue et explosive " Pour mortels et dangereux qu'ils soient, les bidonvilles ont devant eux un avenir resplendissant. " Des taudis de Lima aux collines d'ordures de Manille, des bidonvilles marécageux de Lagos à la Vieille Ville de Pékin, on assiste à l'extension exponentielle des mégalopoles du tiers monde, produits d'un exode rural mal maîtrisé. Le big bang de la pauvreté des années 1970 et 1980 – dopé par les thérapies de choc imposées par le FMI et la Banque mondiale – a ainsi transformé les bidonvilles traditionnels en " mégabidonvilles " tentaculaires, où domine le travail informel, " musée vivant de l'exploitation humaine ". Un milliard de personnes survivent dans les bidonvilles du monde, lieux de reproduc-tion de la misère, à laquelle les gouvernements n'apportent aucune réponse adaptée. Désormais, les habitants mettent en péril leur vie dans des zones dangereuses, instables ou polluées. Parallèlement, la machine impitoyable de la rénovation urbaine condamne des millions d'habitants pauvres au désespoir des sombres espaces périurbains. Bien loin des villes de lumière imaginées par les urbanistes, le monde urbain du XXIe siècle ressemblera de plus en plus à celui du XIXe, avec ses quartiers sordides dépeints par Dickens, Zola ou Gorki. Le pire des mondes possibles explore cette réalité urbaine méconnue et explosive, laissant entrevoir, à l'échelle planétaire, un avenir cauchemardesque. "M. Davis propose de voir dans la pauvreté urbaine [...] l'émergence d'un sous-prolétariat mondial créé par la richesse des centres urbains et par les politiques d'ajustement structurel des organisations internationales des pays du Nord [...] Comme toujours chez M. Davis, la réflexion est radicale, contestable, édifiante et stimulante."
Le pire des mondes possibles : De l'explosion urbaine au bidonville global, Mike Davis, Editions La Découverte, Septembre 2007.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Mike Davis | Ville | Mégalopole | Métropole | Urbanisme | Planification | Construction | Politique | Institutions | Pauvreté | Bidonville | Néolibéralisme | Capitalisme | Pollution | Environnement | Migration |
Ouvrage disponibleAu marché des métropoles: Enquête sur le pouvoir urbain de la finance, Antoine Guironnet
Chaque année, le gratin de l'urbanisme se réunit à Cannes pour le plus grand salon immobilier au monde. Quelques mois avant les stars de cinéma, promoteurs anglais, fonds de pension américains, architectes japonais et élus des métropoles françaises foulent les marches du Palais des festivals. Mais à l'image du marché qu'il incarne, le salon déroule avant tout le tapis rouge aux grands investisseurs pour qui l'immobilier n'est qu'un placement financier. En nous plongeant dans les allées et les coulisses du Marché international des professionnels de l'immobilier (MIPIM), Au marché des métropoles donne à voir comment la financiarisation de la ville se joue à travers « l'accréditation » des territoires par les investisseurs. Cette enquête menée entre Cannes, Paris, Londres et Lyon dévoile le rôle de la finance dans la transformation de pans entiers de nos villes. Elle constitue une contribution inédite à la critique des rouages par lesquels le capital étend son pouvoir sur nos quotidiens.
Au marché des métropoles: Enquête sur le pouvoir urbain de la finance, Antoine Guironnet, Editions Rue des Étaques, Février 2022.
MOTS CLÉS : Editions Rue des Étaques | Antoine Guironnet | Ville | Métropole | Urbanisme | Planification | Construction | Politique | Institutions | Financiarisation | Gentrification | Capitalisme |
Ouvrage disponibleMétropoles XXL en pays émergents, Dominique Lorrain
Ingouvernables ? Les très grandes métropoles, de 5 à 20 millions d'habitants, se multiplient ; la majorité d'entre elles se situent dans les pays émergents, accroissant les défis : peut-on en effet gouverner de vastes ensembles complexes et divisés par des inégalités ? La recherche a souvent répondu par la négative. Cet ouvrage développe une approche de la ville matérielle et de ses institutions. La prise en compte des réseaux urbains et des institutions qui permettent de les piloter montre que, sans élaborer de grande théorie, les responsables urbains ont inventé les mécanismes d'un gouvernement ordinaire. Ils l’ont fait à partir de la résolution de problèmes pratiques et irrépressibles : fournir de l'électricité, de l'eau potable, assainir, permettre les déplacements etc. Trois résultats ressortent : les réseaux techniques contribuent à structurer les villes et font office de dispositifs de cohérence. Les métropoles sont d'autant plus gouvernables qu'il existe un pouvoir légitime de rang supérieur capable de faire des arbitrages. Enfin, l’urbanisation anarchique trouve ses causes dans les régimes de propriété foncière, dans une insuffisante planification urbaine et dans les pratiques des promoteurs et des acteurs locaux qui s'enrichissent par la production du bâti. Par la nouveauté de ces hypothèses, la précision des analyses conduites à Shanghai, Mumbai, Le Cap et Santiago du Chili, ce livre s'adresse à tous ceux qui travaillent sur la ville : élus, fonctionnaires territoriaux et fonctionnaires d'État, cadres des firmes urbaines, citoyens et étudiants. Ouvrage dirigé par Dominique Lorrain (CNRS, Latts-ENPC), avec Alain Dubresson (Université Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense), Sylvy Jaglin (Université Paris-Est-Marne-la-Vallée), Géraldine Pflieger (Université de Genève), Marie Hélène Zérah (IRD).
Métropoles XXL en pays émergents, Dominique Lorrain, Editions Les Presses de Sciences Po, Mai 2011.
MOTS CLÉS : Editions Les Presses de Sciences Po | Dominique Lorrain | Ville | Métropole | Urbanisme | Planification | Construction | Politique | Institutions | Développement durable | Écologie | Environnement | Pays émergents | Chine | Shanghai | Mumbai | Le Cap | Santiago |
Ouvrage disponibleVilles sous contrôle: La militarisation de l'espace urbain, Stephen Graham
Checkpoints, drones, GPS, passeports biométriques, insectes cyborgs, puces RFID, détecteurs de cibles, essaims de nanocapteurs, soldats-robots, barrières Jersey, dirigeables de surveillance, bombes " incapacitantes " et arsenal " non létal "... Qu'ont en commun toutes ces " technologies " qui, pour certaines, semblent relever de la science-fiction et qui, pour d'autres, imprègnent déjà notre quotidien de citadins ? Concoctées dans les laboratoires de l'armée, elles sont les nouvelles armes de la guerre en cours, cette " guerre asymétrique " ou " permanente " qui transforme les armées occidentales en forces contre-insurrectionnelles high-tech et chacun d'entre nous en cible potentielle nécessitant d'être identifiée, pistée, surveillée, au nom de la prévention d'une menace indistincte. Avec Israël comme laboratoire et la " guerre contre le terrorisme " comme terrain d'application mondial, cette nouvelle forme de conflit touche de manière très différenciée les habitants du monde riche et ceux des territoires post- et néo-coloniaux. Elle se signale cependant par un trait commun à tous : ses champs de bataille ne sont plus les plaines ou les déserts, mais les principales agglomérations urbaines mondiales. Dans le sillage des travaux de Mike Davis, Naomi Klein ou Eyal Weizman, le livre de Stephen Graham nous donne les clés pour comprendre les logiques profondes de cet emballement militaro-sécuritaire globalisé.
Villes sous contrôle: La militarisation de l'espace urbain, Stephen Graham, Editions La Découverte, Mai 2012.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Stephen Graham | Ville | Métropole | Internet | Numérique | Technologie | Guerre | Conflit | Psychologie | Philosophie | Politique | Économie | Pouvoir | Autorité | État | Surveillance | Militarisation |
Ouvrage disponibleCarrière Miséry : destruction de la ville sauvage, Collectif Puma/Nantes
La diversité, ce n'est pas rien, c'est la condition même de la vie - et de la vie bonne. Ce qui arrive aujourd'hui à la carrière Miséry, dans le quartier du Bas-Chantenay à Nantes, une carrière unique en Europe selon les mots de Gilles Clément, un morceau de ville sauvage en devenir, incarne cet aménagement prétendument transitionnel qui consiste en réalité à … La diversité, ce n'est pas rien, c'est la condition même de la vie - et de la vie bonne. Ce qui arrive aujourd'hui à la carrière Miséry, dans le quartier du Bas-Chantenay à Nantes, une carrière unique en Europe selon les mots de Gilles Clément, un morceau de ville sauvage en devenir, incarne cet aménagement prétendument transitionnel qui consiste en réalité à extirper la diversité végétale, animale, mais aussi sociale et culturelle. L'exécutif métropolitain capture la carrière à l'été 2016 et y organise à grands frais la propagande d'un projet touristique contestable, l'arbre aux hérons, servi par un jardin annoncé extraordinaire : poétique obligatoire et simpliste, fragilité industrielle et technologique, économie dirigée et ultra-subventionnée, obligation faite aux acteurs locaux d'y adhérer. Le chantier a démarré. Il n'est pas beau à voir. Défoncer et scalper un des rares morceaux de ville sauvage pour y installer une cascade artificielle dans le temps de l'échéance électorale ? Forcer les imaginaires, les réduire à des actes de consommation touristique et à une révérence subventionnée ? Obliger la communauté à une nouvelle bulle spéculative dans tout un quartier ? Voilà quelques questions que la friche Miséry nous pose par sa modestie et sa discrétion mêmes.
Carrière Miséry : destruction de la ville sauvage, Collectif Puma/Nantes, Editions à la criée, Mai 2019.
MOTS CLÉS : Editions à la criée | Collectif Puma/Nantes | Métropole | Ville | Urbain | Territoire | Urbanisme | Biodiversité | Écologie | Gentrification | Propagande | Abandon | Friche | Photographie |
Ouvrage disponibleLa gestion urbaine de proximité : une ambition et une pratique au service des habitants des quartiers, Les Editions du CIV
Gestion urbaine de proximité : de quoi parle-t-on ? Quels sont les enjeux ? Quelles articulations entre conception, pratique et gestion de l'espace public ? Quelles stratégies et quelles compétences pour renforcer la présence humaine ? De la gestion de la propreté à l'amélioration des standards urbains : quelle ambition pour la Gup ? Ces questions étaient au cœur des débats d'une Rencontre de la ville consacrée à la gestion urbaine de proximité (Gup). Des démarches sont engagées depuis plusieurs années sur certains sites, et les débats qui se sont tenus lors de cette journée avaient pour ambition de replacer la Gup au centre des problématiques de la politique de la ville : la Gup doit, en effet, permettre d'accompagne la rénovation du bâti en donnant aux habitants des quartiers de la politique de la ville une qualité de vie quotidienne aussi satisfaisante qu'ailleurs. Cette rencontre de la ville a notamment mis sur le devant de la scène les outils méthodologiques existants : conversations d'utilité sociale, "diagnostics en marchant", crédits de l'Acsé...
La gestion urbaine de proximité : une ambition et une pratique au service des habitants des quartiers, Les Editions du CIV, Editions du CIV, Décembre 2009.
MOTS CLÉS : Editions du CIV | Les Editions du CIV | Art | Architecture | Habitat | Ville | Construction | Gestion Urbaine | Quartiers | Habitants | Politique | Espace Public | Concertation | Diagnostic | Méthodologie | Compétences | |
Ouvrage disponibleRouen Impressionnée, Rouen Impressionnée
Quand l'art contemporain s'empare du paysage. Des arbres que le rayonnement du soleil colore puis décolore, un assemblage de bois suspendu au-dessus de la Seine, des cubes de lumières posés sur les espaces publics... Avec Rouen Impressionnée, exposition in situ, l'art contemporain s'est approprié au cours de l'été 2010 les rues et les jardins de la capitale normande. Des artistes contemporains ont répondu à l'invitation lancée par la Ville : Shigeko Hirakawa, Jérôme Toq'R, le collectif Echelle Inconnue, Arne Quinze, Olivier Darné, François Cavelier... Invitation des plus claires puisqu'il s'agissait de proposer un nouveau regard sur les paysages qui ont inspiré le mouvement pictural impressionniste à la fin du XIXe siècle. Car Rouen Impressionnée n'est pas un évènement anodin, il inscrit pleinement dans la programmation du festival Normandie Impressionniste qui, de juin à septembre 2010, a donné l'occasion à tous de découvrir le patrimoine exceptionnel et toute la créativité de la Normandie.
Rouen Impressionnée, Rouen Impressionnée, Editions des Falaises, Décembre 2010.
MOTS CLÉS : Editions des Falaises | Rouen Impressionnée | Art | Architecture | Habitat | Ville | Rouen | Normandie | Impressionnisme | Paysage | Contemporain | Festival | Artistes | Urbain | Street Art | Graffiti | Patrimoine |
Ouvrage disponibleCatalogue thématique des rapports de recherche et d'expérimentation du PUCA 2004-2009, PUCA
Le plan / urbanisme / construction / architecture / PUCA depuis sa création en 1998, développe à la fois des programmes de recherche incitative, des actions d'expérimentation et apporte son soutien à l'innovation et à la valorisation scientifique et technique dans les domaines de l'aménagement des territoires, de l'habitat de la construction et de la conception architecturale et urbaine. Organisé selon quatre grands départements de capitalisation des connaissances : Sociétés urbaines et habitat traite des politiques urbaines dans leurs fondements socio économiques ; Territoires et aménagement s'intéresse aux enjeux du développement urbain durable et de la planification ; Villes et architecture répond aux enjeux de qualité des réalisations architecturales et urbaines ; Technologies et construction couvre les champs de l'innovation dans le domaine du bâtiment ; le PUCA développe une recherche incitative sur le futur des villes à l'impératif du développement durable. Ce plan 2007-2012 se décline, selon huit programmes finalisés dont les objectifs de recherche répondent aux défis urbains de demain. Ces programmes sont accompagnés par des ateliers thématiques de bilan des connaissances et des savoir-faire, ainsi que par des programmes transversaux à l'échelle des territoires et des villes et à l'échelle européenne avec la participation du PUCA à des réseaux européens de recherche. Le PUCA, par ailleurs, assure le secrétariat permanent du programme de recherche sur l'énergie dans le bâtiment.
Catalogue thématique des rapports de recherche et d'expérimentation du PUCA 2004-2009, PUCA, Editions PUCA, Juin 2010.
MOTS CLÉS : Editions PUCA | PUCA | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Aménagement | Construction | Territoires | Planification | Innovation | Expérimentation | Développement durable | Environnement | Écologie | Bâtiment | Énergie |
Ouvrage disponibleLa notion de planification stratégique spatialisée en Europe (1995-2005): (Strategic Spatial Planning), Alain Motte
Les pays européens ont connu, depuis une quinzaine d'années, une évolution convergente de leurs dispositifs de planification du territoire, passant de la planification de l'usage des sols à la planification spatiale stratégique. À partir d'une synthèse de documents publiés en langue anglaise par des chercheurs européens, spécialistes de cette thématique, et reconnus par les milieux professionnels de l'aménagement dans leurs pays respectifs, cet ouvrage présente les éléments essentiels de l'évolution récente en ce domaine : construction collective d'une vision partagée de l'avenir du territoire, élaboration d'un projet de développement et d'aménagement à l'échelle de la région urbaine, coordination des stratégies de nombreux acteurs. Plus largement, c'est à une redéfinition du rôle des institutions politiques locales dans la planification du territoire que nous invite cette lecture stimulante. L'importante bibliographie et la présentation des documents de référence permettent à ceux qui le souhaitent de nourrir ultérieurement leur réflexion et d'avoir des informations sur les expériences territoriales étrangères.
La notion de planification stratégique spatialisée en Europe (1995-2005): (Strategic Spatial Planning), Alain Motte, Editions PUCA, janvier 2007.
MOTS CLÉS : Editions PUCA | Alain Motte | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Planification | Stratégique | Europe | Aménagement | Territoire | Développement |
Ouvrage disponibleLumières de la ville N°5 : vers une civilisation urbaine, Lumières de la ville
Lumières de la ville N°5 : vers une civilisation urbaine, Lumières de la ville, Editions Lumières de la ville, Juin 1992.
MOTS CLÉS : Editions Lumières de la ville | Lumières de la ville | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville |
Ouvrage disponibleLumières de la ville N°4 : vers une civilisation urbaine, Lumières de la ville
Lumières de la ville N°4 : vers une civilisation urbaine, Lumières de la ville, Editions Lumières de la ville, Novembre 1991.
MOTS CLÉS : Editions Lumières de la ville | Lumières de la ville | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville |
Ouvrage disponibleLieux communs N°12 : L'altérité, entre condition urbaine et condition du monde, Lieux Communs : Les Cahiers du LAUA
Comment concevoir et éprouver l'altérité dans les espaces urbains contemporains ? Comment se manifestent des constructions composites d'identités mais aussi comment les acteurs publics et de la "société civile" les promeuvent ou les orientent ? Ces questions sont au cœur du dossier de ce numéro de la revue qui a choisi d'aborder la question de l'altérité au croisement de deux lignes d'influence : l'urbain et le monde. Cette entrée permet de questionner, via des terrains aussi variés que des associations de migrants, des hôtels meublés parisiens, les espaces publics du quartier Barbès à Paris, les sociabilités observables à Miami ou encore un fragment spatial d'Ulaan-Baatar, les enjeux et de grés de réalité du cosmopolitisme, de l'orchestration de la diversité urbaine, des regards que l'on porte sur les multitudes. Principalement d'ordre géographique, sociologique et anthropologique, les textes comportent tous une dimension descriptive, qualité décisive pour entrer en cette difficile matière. Le questionnement est aussi le fait d'artistes, photographes ou plasticiens, qui parviennent ici à exprimer l'enchevêtrement des conditions urbaines et du monde. L'ensemble des notes de lecture ici regroupées est directement en lien avec la thématique du numéro.
Lieux communs N°12 : L'altérité, entre condition urbaine et condition du monde, Lieux Communs : Les Cahiers du LAUA, Editions Lieux communs, 2009.
MOTS CLÉS : Editions Archipresse éditions | L'architecture d'aujourd"hui | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Altérité | Diversité | Identité | Cosmopolitisme | Sociabilités | Migration | Communautés | Anthropologie | Sociologie | Mondialisation | Racisme |
Ouvrage disponibleContre l'architecture, Franco La Cecla
Contre l'architecture est une charge érudite contre l'esprit dans lequel travaillent les grands architectes. À travers une multitude d'exemples - New York, Tirana, Barcelone, ou encore Paris et ses banlieues -, l'auteur stigmatise les fourvoiements d'une profession qui, selon lui, a dénaturé sa fonction. L'architecture est devenue un jeu formel où l'on a perdu de vue le bien public, ce qui est désastreux pour la ville et ses habitants. Franco La Cecla s'insurge contre la transformation des villes en "marques" labellisées, et insiste sur la nécessité de repenser l'espace urbain et les pratiques architecturales afin de protéger et d'améliorer nos conditions de vie. La crise des banlieues, la détérioration de l'environnement, l'épuisement des ressources, tout devrait nous pousser à réagir pour éviter que nos villes deviennent inhabitables. Architecte de formation, Franco La Cecla fut longtemps consultant auprès de Renzo Piano. Après avoir enseigné à la faculté d'architecture de Venise, il est aujourd'hui professeur d'anthropologie culturelle à Milan et à Barcelone. Il a fondé l'agence ASIA, organisme qui évalue l'impact social des ouvres architecturales.
Contre l'architecture, Franco La Cecla, Editions Arléa, Mars 2011.
MOTS CLÉS : Editions Arléa | Franco La Cecla | Architecture | Urbanisme | Habitat | Banlieues | Gentrification | Formalisme | Résilience | Dégradation | Critique | Recherche |
Ouvrage disponiblePaysage urbain: Les desseins du Mékong, Anaïs Prevel Anaïs Lebois Grazia Di Blasio Boriana Paroucheva
Le paysage est une préoccupation d'actualité ainsi que peuvent en témoigner la récente adoption de la Convention Européenne du paysage, la reconnaissance d'une " valeur " et d'une " demande sociale " de paysage, etc. Au cœur d'un contexte qui interroge cette notion et sa pluralité de significations, l'ouvrage Paysage urbain, Les desseins du Mékong, propose un regard sur les paysages d'ailleurs. L'expérience étrangère, bien qu'elle doive faire face aux " pièges " inhérents à sa démarche (une connaissance limitée, un émerveillement parfois naïf...), constitue essentiellement une occasion de renouveler notre regard, une opportunité de mise en perspective de nos propres situations. La notion de paysage se décline ainsi au travers de ses multiples sens selon les lieux, et s'enrichit de ses diversités. Carnet de voyage à quatre voix, cette étude propose au lecteur un parcours atypique, une lecture architecturale qui mêle observations urbaines, paysagères, géographiques et sensorielles. Elle multiplie les modes de traduction (illustrations, extraits de récits et de plans, sons, vidéos, etc.) à l'aide du support informatique joint à l'ouvrage, et invite le lecteur au voyage... Au fil du Mékong, les données relevées composent ainsi, à la manière d'un kaléidoscope, un paysage, à découvrir, à s'approprier...
Paysage urbain: Les desseins du Mékong, Anaïs Prevel Anaïs Lebois Grazia Di Blasio Boriana Paroucheva, Editions CERTU, Juin 2006.
MOTS CLÉS : Editions Agone | Jean-Pierre Garnier | Architecture | Urbanisme | Habitat | Mékong | Paysage | Réseau | Ruralité | Écologie | Colonialisme | Modernité | Mobilité |
Ouvrage disponibleUne violence éminemment contemporaine: Essais sur la ville, la petite bourgeoisie intellectuelle et l'effacement des classes populaires, Jean-Pierre Garnier
Synthèse de quarante ans d'observation des réalités urbaines et d'analyse critique des discours dont elles font l'objet, ce recueil montre comment la gestion politique des villes nourrit les appétits économiques de la bourgeoisie désormais « mondialisée » et les aspirations culturelles des néo-petits bourgeois. D'un côté, des espaces « requalifiés » réservés aux gens de qualité, et de l'autre des couches populaires reléguées à la périphérie. « Violences urbaines », « crise du logement », « relégation » et « gentrification » sont autant de symptômes dont le « traitement », de plus en plus sécuritaire, est voué à l'échec. Du moins tant qu'on se refusera à reconnaître la nature du conflit fondamental qui oppose les citadins ordinaires à ceux pour qui l'espace urbain est une source de profit, sinon de valorisation de leur capital culturel par la colonisation des quartiers populaires bien situés. Et tant qu'on voudra donner l'illusion qu'on peut réconcilier par magie les contraires au moyen d'arguties et d'innovations langagières, violence symbolique ne faisant que redoubler celle, bien réelle, qui s'exerce sur les dépossédés du droit à la ville, plus nombreux que jamais.
Une violence éminemment contemporaine: Essais sur la ville, la petite bourgeoisie intellectuelle et l'effacement des classes populaires, Jean-Pierre Garnier, Editions Agone, Mars 2010.
MOTS CLÉS : Editions Agone | Jean-Pierre Garnier | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Gentrification | Logement | Sécuritaire | Patrimonialisation | Capitalisme | ClassesPopulaires | Prolétariat | Bourgeois |
Ouvrage disponibleLes nouvelles esthétiques urbaines , Nathalie Blanc
Sous l’impulsion d’associations militantes ou de politiques publiques, la ville se modifie. Le vert gagne du terrain. Plus profondément, plus durablement peut-être, l’environnement ordinaire des citadins contemporains est reconfiguré. Il se pare désormais d’une nouvelle esthétique urbaine, associée aux politiques de ville durable, d’urbanisme écologique… Cette esthétique transforme l’espace public. Son aspect ornemental réduit la ville et ses espaces à un décor vert, fabriqué par le capitalisme contemporain et la multiplication des innovations technologiques vertes. L’investissement des citoyens, sur un mode participatif et productif, laisse place à une ville « jardinée », écologisée et gérée en partenariat. De nouvelles manières d’habiter les lieux urbains émergent peu à peu. De telles évolutions dessinent-elles les prémices d’une restructuration de l’espace social dans son ensemble ? Comment des enjeux urbains condensent-ils une métaphore nouvelle de l’espace public ?
Les nouvelles esthétiques urbaines , Nathalie Blanc, Editions Armand Colin, Avril 2012.
MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Nathalie Blanc | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Esthétique | Écologie | Environnement | Capitalisme | Mobilisation |
Ouvrage disponibleLes débats sur la ville 1, Francis Cuillier François Ascher Alexandre Chemetoff Christian Devillers Charles Gachelin Jorge Gaspar Hervé Huntzinger Jean Marieu Pierre Merlin Pedro Ortiz-Castano Philippe Panerai Bernard Pecqueur Riccardo Petrella Bernard Préel
Comment conduire un projet urbain ? Qu'est-ce qu'un espace public ? Comment une meilleure conception des voies peut-elle requalifier un territoire ? Quelles sont les conditions d'élaboration d'un projet métropolitain ? Les villes doivent-elles se plier ou bien se soustraire aux critères imposés par la mondialisation ? Quelles méthodes de planification pour quels objectifs de développement ? Quelle ville vivrons-nous demain : entre étalement périurbain et urbanisme de proximité, la prospective tranche-t-elle ? Comment organiser un "service public de la mobilité", à supposer que l'on ait encore besoin de se déplacer ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ce premier volume des Débats sur la ville apporte des réponses. Il rassemble les textes rédigés à partir des conférences d'éminents urbanistes, économistes, professeurs et consultants français et étrangers, invités par l'agence d'urbanisme de Bordeaux Métropole d'Aquitaine et par la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux. La qualité des interventions ici offertes fait de cet ouvrage un outil particulièrement intéressant pour tous ceux qui se sentent concernés par les débats et réflexions sur la ville.
Les débats sur la ville 1, Francis Cuillier François Ascher Alexandre Chemetoff Christian Devillers Charles Gachelin Jorge Gaspar Hervé Huntzinger Jean Marieu Pierre Merlin Pedro Ortiz-Castano Philippe Panerai Bernard Pecqueur Riccardo Petrella Bernard Préel, Edition CONFLUENCES, octobre 1999.
MOTS CLÉS : Edition CONFLUENCES | 4e Assisses du Patrimoine de Grand-Ouest | Architecture | Urbanisme | Urbain | Patrimoine | Habitat | Centreville | Réhabilitation | Modernité | Périurbanisation | Europe |
Ouvrage disponibleLes débats sur la ville 5 : Patrimoine et développement des cœurs de ville, 4e Assisses du Patrimoine de Grand-Ouest
Quelle stratégie globale pour maintenir la vie urbaine dans les quartiers historiques en évitant des centres villes "muséifiés", sur-fréquentés l'été et abandonnés l'hiver ? Comment redonner aux citoyens le goût d'habiter les centres villes face à une offre périurbaine pléthorique et présumée attractive ? Comment réussir la diversité sociale et générationnelle dans les quartiers anciens ? Enfin, comment concilier patrimoine et modernité, comment offrir des espaces ouverts aux pratiques contemporaines en prenant appui sur les traces du passé et sur la mémoire vivante des centres villes, symboles, s'il en est, de la continuité de nos civilisations ? En rassemblant et en comparant les expériences des villes qui se confrontent à cette question, les 4e Assises du Patrimoine du Grand-Ouest, qui se sont déroulées à Bordeaux au début de l'année 2003, ont tenté de faire le point sur les approches en cours, en insistant, notamment, sur le nouveau cadre juridique et législatif et sur les expériences d'autres villes européennes de l'arc Atlantique. Le cinquième volume des Débats sur la ville, collection à l'initiative de l'a'urba, présente les Actes des ces Assises du Patrimoine.
Les débats sur la ville 5 : Patrimoine et développement des cœurs de ville, 4e Assisses du Patrimoine de Grand-Ouest, Edition CONFLUENCES, avril 2003.
MOTS CLÉS : Edition CONFLUENCES | 4e Assisses du Patrimoine de Grand-Ouest | Architecture | Urbanisme | Urbain | Patrimoine | Habitat | Centreville | Réhabilitation | Modernité | Périurbanisation | Europe |
Ouvrage disponibleArchiscopie 31 : thème apprendre l'architecture, Archiscopie
Construire ou réparer ? - Apprendre l’architecture, mais apprendre quoi au juste ? À répondre à l’urgence ? À trouver des solutions ? Un nouvel équilibre, pour le moins… Dostoïevski avait beau penser que “la beauté sauvera le monde”, cela ne saurait suffire vu l’état de la planète. Le dernier rapport du GIEC ne fait qu’accroître le niveau d’alerte, comme le cri d’alarme lancé à Delphes le 17 novembre dernier par Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, au regard des conséquences du réchauffement climatique. Un cinquième des 1?154 sites inscrits au Patrimoine mondial et plus d’un tiers des zones naturelles sont ainsi menacés. Dès lors, on peut comprendre que la jeune génération, ceux qui sont dans les écoles d’architecture aujourd’hui (et ceux qui vont bientôt y entrer), se pose de sérieuses questions. Jusqu’à celle de savoir s’il faut encore construire ; le “moratoire sur les nouvelles constructions” fait inévitablement débat. Si l’on ajoute à cela la pression démographique (8 milliards d’habitants sur la planète) et la concentration de 60 % d’entre eux en milieu urbain, le défi est immense. Sans sombrer pour autant dans un pessimisme à la Cioran - “être moderne, c’est bricoler dans l’incurable” -, la marge de manœuvre est plus qu’étroite. La crise sanitaire et les interrogations sur l’inadaptation du logement qu’elle a clairement mises au jour suscitent des attentes criantes, spatiales et sociales. Les étudiants n’ont pas attendu la pandémie pour s’engager dans “le faire”, l’expérientiel à échelle??1, avec une soif de se confronter à la matière et à l’économie de moyens tout en questionnant la ressource. Les architectes qui sont aujourd’hui autant des concepteurs que des réparateurs et des enquêteurs répondent, rappelons-le, à une commande. Certes, ils peuvent la faire émerger, l’inventer, mais quelle est donc celle de notre société pour la ville contemporaine ? Résiliente, inclusive, écologique, bien sûr, mais encore ? La pédagogie dans les écoles d’architecture est-elle adaptée à cette grande remise en question ? La “culture de projet” est un invariant sans date de péremption, qui participe de l’idée même de résilience ; elle est de taille à résister au choc des transitions, écologique, démographique et numérique. Aujourd’hui, dans une approche globale indispensable, l’architecture n’est plus focalisée seulement sur la conception d’un espace mais sur la prise en compte d’un milieu. La biodiversité, le monde du vivant se sont invités dans le débat au même titre que les matériaux biosourcés et les circuits courts. Et les écologues constituent un appréciable renfort dans l’analyse et les recherches. Dans ce paysage en redéfinition, on ne le dira jamais assez, la question de la transformation, alternative à la destruction systématique, est un enjeu majeur. D’où le développement des masters sur ce sujet dans les écoles. Ne rien jeter mais recycler, c’est la tendance, ne rien laisser pour compte, c’est l’ambition. Francis Rambert
Archiscopie 31 : thème apprendre l'architecture, Archiscopie, Editions Archiscopie, octobre-décembre 2022.
MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |
Ouvrage disponibleArchiscopie 13 : thème densité/intensité, Archiscopie
Archiscopie élargit son champ critique - Il s’agissait de tourner la page. Passé la tentation de faire table rase de l’existant, il est apparu que la transformation était bien plus intéressante que le changement radical. L’injonction rimbaldienne qui voudrait que l’on soit “absolument moderne” ne passe pas forcément aujourd’hui par ce type de stratégie de rupture. Il en va de même en architecture. L’enjeu était de dynamiser Archiscopie par une nouvelle formule tout en restant dans le même format, le même rythme de parution trimestriel et la même économie. Le numéro 13 incarne cette mutation, assurée par de nouvelles rubriques bien sûr, de nouvelles plumes, un nouveau ton, dans une maquette qui imprime de nouveaux rythmes. Changement majeur, la formule repensée repose sur une nouvelle structure en quatre séquences avec chacune sa logique. La pièce maîtresse est un dossier qui vient nourrir la réflexion sur un thème d’actualité. En choisissant “Densité?/?Intensité” pour ce numéro de transition, Archiscopie focalise l’attention sur la question des équilibres au cœur du grand débat métropolitain, avec notamment des focus venant de l’étranger (Tôkyô, Moscou, Barcelone...). Séquence conversation ensuite, dans un long entretien avec un auteur ou autre penseur de la ville contemporaine, afin de développer d’autres points de vue sur la fabrique de la ville. L’architecte-paysagiste Michel Desvigne débute ainsi la série en soulevant, entre autres, la question de l’agriculture urbaine. La troisième séquence, intitulée “L’espace critique”, s’ouvre par l’analyse d’une tendance de fond ; apparaît ainsi un certain retour à la structure porté par une génération de jeunes architectes français, représentée notamment par Bruther, DATA, Muoto. Après ce décryptage, s’enchaînent une série de textes critiques sur des bâtiments en France comme à l’étranger (dont l’ensemble très réussi du Louvre Abu Dhabi par Jean Nouvel), sur des livres monographiques ou des ouvrages thématiques, et sur des films où l’architecture et la ville jouent un rôle particulier. Ici, une immersion dans l’univers spatial de Brian De Palma. Dernière séquence avec une bibliographie fournie, construite selon un nouveau rubriquage. Archiscopie, c’est une diversité d’écriture assurée par ses auteurs, journalistes, historiens, chercheurs, avec pour seul objectif d’apporter une dimension critique, une autre profondeur de champ dans un monde envahi par l’impératif de communication. Francis Rambert
Archiscopie 13 : thème densité/intensité, Archiscopie, Editions Archiscopie, janvier 2018.
MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |
Ouvrage disponibleArchitecture de la contre-révolution: L'armée française dans le Nord de l'Algérie, Samia Henni
Dans Architecture de la contre-révolution Samia Henni analyse les politiques en matière d’urbanisme et d’architecture mises en œuvre par l’État colonial français pendant la longue guerre d’indépendance algérienne (1954-1962) au croisement des vastes opérations militaires contre-insurectionnelles menées sur l’ensemble du territoire algérien. Tout au long de ce violent conflit armé, les autorités civiles et militaires françaises ont profondément réorganisé le vaste territoire urbain et rural de l’Algérie, transformé radicalement son environnement bâti, construit de nouvelles infrastructures en un temps record et implanté de manière stratégique de nouveaux centres de population afin de maintenir l’Algérie sous domination française. Cet ouvrage montre de façon documentée et précise comment le régime colonial a planifié et mis en œuvre des programmes de démolition tactique, et développé de nouvelles structures afin de faciliter le contrôle étroit de la population algérienne et la protection des communautés européennes en Algérie. Le travail de Samia Henni se concentre sur la teneur politique de trois stratégies spatiales contre-révolutionnaires interconnectées : le déplacement forcé massif de paysans algériens ; les programmes de logement de masse conçus à destination de la population algérienne dans le cadre du Plan de Constantine du général de Gaulle ; et la nouvelle ville administrative fortifiée censée permettre la protection des autorités françaises pendant les derniers mois de la Révolution algérienne. L’autrice s’applique à décrire le modus operandi de ces stratégies spatiales, leurs racines, leur évolution, leur portée et leurs effets, ainsi que les acteurs, les protocoles et les logiques de conception qui les sous-tendent. Les chapitres de ce livre ne prétendent pas offrir un panorama exhaustif des 94 mois de destruction et de construction qui caractérisèrent la guerre menée par la France en Algérie ; ils ne cherchent pas non plus à fournir une description et une analyse exhaustives de tous les édifices construits ou détruits par les autorités coloniales françaises pendant la Révolution algérienne. L’ouvrage cherche plutôt à enquêter sur les pratiques coloniales de la France telles qu’elles s’incarnent dans des instruments juridiques, des opérations militaires et des projets architecturaux, et à mettre en lumière le rôle respectif d’une série d’officiers, de technocrates, d’architectes, de planificateurs et d’ethnologues dans la création architecturale (au sens large du terme) tout au long de cette sanglante guerre d’indépendance.
Architecture de la contre-révolution: L'armée française dans le Nord de l'Algérie, Samia Henni, Editions B42, novembre 2019.
MOTS CLÉS : Editions B42 | Samia Henni | Smala | Architecture | Urbanisme | Colonialisme | Colonisation | Algérie | France | Guerre | Militaire |
Ouvrage disponibleHabiter le point de fixation: Contre l'abandon, Anna-Louise Milne
L’Europe, aujourd’hui, est constellée de points d’abandon où, paradoxalement, se joue l’avenir du continent. Ce sont les arrière-cours des gares internationales, les landes autour des ports, les refuges et hangars des villes frontalières. Ils sont la face cachée des plateformes centralisées des politiques migratoires européennes qui prônent l’efficacité et produisent l’attente, l’errance, l’illégalité, et le désespoir. Le point de fixation est le revers du hot spot, sa contradiction racisée, fantasmée, antagoniste. Il est aussi l’expression du besoin et du droit de se fixer quelque part, de forger des attaches, de cultiver un sentiment d’appartenance. Lieu de dernier recours, peut-être, et prémisse de nouvelles formes d’organisation, le point de fixation est une concentration de fugitivité et d’intransigeance, de stratégies de contournement et de refus de disparaître. Il en résulte des méthodes de coopération et de concertation entre des populations sédentaires et hyper mobiles, sociologiquement très diverses, là où les autorités ne pointent qu’inertie ou pathologie. Ni une occupation au sens traditionnel, ni un mouvement social, le point de fixation est un prisme sur de nouvelles configurations de lutte et de désobéissance, réunissant des trajectoires très disparates autour de priorités sans « programme », dans la durée, en prise avec la conflictualité et la quotidienneté de l’espace urbain. C’est pourquoi ce livre se propose d’« habiter le point de fixation » : comme un projet d’exploration, d’écoute, de participation, d’incorporation, de continuation, de théorisation aussi, engagé lucidement, mais activement, depuis un des points de fixation les plus enracinés et les plus puissants du paysage actuel, La Chapelle, à Paris, en l’inscrivant dans une constellation transnationale et transversale.
Habiter le point de fixation: Contre l'abandon, Anna-Louise Milne, Editions ETEROTOPIA, mai 2025.
MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Anna-Louise Milne | Urbanisme | Sociologie | Migration | Solidarité | Politique | Territoire | Précarité | Habitat |
Ouvrage disponiblePourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? (une ville), Katy Couprie Stéphane Gatti Michel Séonnet Habitants de Saint-Dizier
C'est une ville où toutes les péripéties de l'aventure urbaine sont inscrites dans le paysage : le développement de l'industrie lourde; l'exode des campagnes; la mémoire ouvrière; les taudis; les bidonvilles; puis le rêve construit d'une ville idéale; l'afflux de main-d'œuvre étrangère; l'effondrement industriel; la marginalisation des cités. C'est une ville où la ville semble en permanence pouvoir être interrogé avec ceux-là même qui y vivent. Encore faut-il qu'ils parlent. Qu'ils racontent ce qu'ils savent, ce qu'ils vivent. Qu'ils désignent les lieux et les époques. Qu'ils tentent de découvrir cette part d'eux-mêmes dont ils ne sont pas forcément conscients. Que nommant les lieux et les jours, ils réinventent leur regard sur ce qui leur est le plus quotidien. De là ce travail, réalisé par Katy Couprie, Stéphane Gatti, Michel Séonnet avec des habitants de Saint-Dizier, Haute-Marne.
Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? (une ville), Katy Couprie Stéphane Gatti Michel Séonnet Habitants de Saint-Dizier, Editions le bar floréal, juin 1998.
MOTS CLÉS : Editions le bar floréal | Katy Couprie | Stéphane Gatti | Michel Séonnet | Habitants de Saint-Dizier | Makhnovtchina | Ville | Métropole | Saint-Dizier | Urbanisme | Industrialisation | Prolétariat | Bidonvilles | Sans-Abri | Migration | Témoignage | Enquête |
Ouvrage disponibleEnclaves nomades : Habitat et travail mobiles, Arnaud Le Marchand
Depuis la fin des années quatre-vingt en Europe : squats, foyers, tentes, caravanes, fourgons, etc réapparaissent de plus en plus fréquemment. Or l'habitat précaire et mobile est une pratique de groupes professionnels : marchands et industriels forains, travailleurs des transports, salariés du bâtiment et de l'industrie, voire du secteur tertiaire (personnes sans-emploi). Ces formes de logements occupent des espaces reliés à des fonctions, elles ne sont pas "hors jeu". Ce monde du travail et de l'habitat mobile ou précaire permet de saisir certains aspects des changements économiques en cours. Il est en outre impliqué dans les migrations, le tourisme et les fuites hors du salariat. L'examen de divers fonds d'archives permet de retrouver le monde de l'habitat mobile ou de passage au cours du XIXe et du XXe siècles. Il s'articule à des organisations de l'intermittence sur les ports, il est impliqué dans des processus d'innovations via les foires. Les nouvelles formes d'organisation de la production industrielle expliquent son renouvellement. Il s'agit d'un monde transverse à différentes sphères de la circulation et de la production. On peut ainsi esquisser des liens entre les mutations du travail "post-fordistes" et les changements de la ville contemporaine. L'habitat "non-ordinaire" n'est pas une scorie, mais au contraire une production actuelle qui recherche sa légitimité entre spatialisation de la question sociale et discours radicaux. Arnaud Le Marchand est maître de conférences en sciences économiques à l'université du Havre. Il collabore à la revue Multitudes, ses recherches portent sur l'économie du travail et l'économie urbaine dans la mondialisation.
Enclaves nomades : Habitat et travail mobiles, Arnaud Le Marchand, Editions du Croquant, septembre 2011.
MOTS CLÉS : Editions du Croquant | Arnaud Le Marchand | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat Mobile | Mal-logement | Gens du voyage | Forains | Travailleurs | Travail | Intermitence | Salariat | Chômage | Etude | Sociologie | Sociale | |
Ouvrage disponibleHabitats non ordinaires et espace-temps de la mobilité, Marc Bernardot Arnaud Le Marchand Catalina Santana Bucio
Malgré la centralité de la question de l'habitat dans les sociétés contemporaines, les formes non ordinaires d'habitats restent mal connues. Les chapitres de cet ouvrage dessinent les contours mouvants de cet objet spatio-politique : des quartiers d'invasion autoconstruits en situation postcoloniale, des zones en friche à occupation temporaire et précaire, des abris de fortune, des habitats mobiles, des formes atypiques de logement humanitaire, des hébergements/lieux de travail, des topiques des guerres urbaines et frontalières. Le retour au premier plan du paysage mondial de l'habitat non ordinaire (HNO) est une des manifestations des changements profonds affectant les sociétés contemporaines, découlant des déréglementations, du développement de l'économie de bazar, des mobilités comme des résistances et des adaptations à ces mutations. C'est pourquoi les auteurs dont les textes sont rassemblés ici ont mené des enquêtes de terrain, au plus près des habitants, des militants et des artistes, et des situations concrètes pour construire leur analyse de l'habitat non ordinaire qui ne ressemble que rarement au "bon habitat", celui des majoritaires, des marchés et des administrations. Marc Bernardot, enseignant-chercheur en sociologie à l'université du Havre. Il est animateur du réseau TERRA et membre de l'UMR IDEES-Le Havre. Spécialiste des mobilités et des conflits, il a notamment publié Captures, aux éditions du Croquant, 2012. Arnaud Le Marchand, enseignant-chercheur en économie à l'université du Havre et membre du laboratoire EDEHN. Spécialiste de la monnaie et des mobilités, il a récemment écrit Enclaves nomades, aux éditions du Croquant en 2011. Catalina Santana Bucio, enseignante-chercheuse en sociologie. Elle est membre de l'UMR IDEES-Le Havre. Spécialiste de sociologie urbaine et des risques, elle prépare une thèse de doctorat sur la ville du Havre.
Habitats non ordinaires et espace-temps de la mobilité, Marc Bernardot Arnaud Le Marchand Catalina Santana Bucio, Editions du Croquant, novembre 2014.
MOTS CLÉS : Editions du Croquant | Marc Bernardot | Arnaud Le Marchand | Catalina Santana Bucio | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Architecture | Postcoloniale | Zone | Mondialisation | Economie | Etude | Enquête |
Ouvrage disponibleVILLES NOMADES : Histoires clandestines de la modernité, Stany Cambot Echelle Inconnue
Une autre ville existe, concomitante à la ville planifiée. Une ville faite de caravanes, de tentes, de camions, mobile-homes et autres kiosques et cabanes. Ville européenne, autre, que de Paris à Moscou le cadastre réprouve et oblitère quand il ne la criminalise pas. Un archaïsme qu'urbanistes, architectes, politiques, sociologues et policiers ont charge de démanteler, résorber ou extraire de leurs nouvelles métropoles. Nomade, mobile, légère ou foraine cette ville demeure cependant pensée depuis l'espace cadastré, ses représentations, ses mots et son Histoire. C'est une ville sans nom d'un peuple sans nom que la langue politique et médiatique pourtant nomme : Rom, Gitan, réfugié, Manouche, Tzigane... ville de l'étranger en somme. Ville étrangère à la ville surtout et ce depuis le milieu du XIXe siècle au moins. Belligérante d'une guerre silencieuse qui pourtant a lieu et l'oppose à la ville planifiée, elle constitue, sous les multiples formes des ses réapparitions (capitale mobile de l'Algérie, Zone des fortifs de Paris, caravane de l'armée insurrectionnelle ukrainienne, etc.) une alternative urbaine, poétique, politique et économique. Chant partisan, ce texte est une tentative de renouer les fils d'une histoire urbaine sectionnés par l'exercice colonial et militaire, le capitalisme et ses remises à jour ainsi que par un urbanisme contemporain en partie fondé sur son anéantissement et dont la métropolisation n'est que l'ultime masque. Fondé en 1998 et emmené par l'architecture Stany Cambot, Echelle Inconnue n'est pas un collectif mais un groupe, comme un groupe de rock, qui voudrait être à l'architecture ce qu'Elvis Presley fut à Tino Rossi. Groupe indiscipliné de recherche et création, autour des notions d'invisibles des villes et de leurs représentations, il se consacre aux urbanités minoritaires, alternatives ou émergentes ainsi qu'aux populations non prises en compte ou discriminées en raison d'un mode de vie minoritaire. Il tente d'être un acteur de l'émergence d'une connaissance "par le bas" mettant en place des travaux et expériences artistiques autour de la ville et du territoire.
VILLES NOMADES : Histoires clandestines de la modernité, Stany Cambot Echelle Inconnue, Editions Eterotopia, février 2016.
MOTS CLÉS : Editions Eterotopia | Stany Cambot | Echelle Inconnue | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Arts | Architecture | Urbanisme | Activisme | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Politique | Sociologie | Paris | France | Moscou | Russie | Ukraine |
Ouvrage disponibleLe néonomadisme - Mobilités - Partage - Transformations identitaires et urbaines, Yasmine Abbas
La mobilité d’aujourd’hui se conjugue au pluriel. À la fois physique, numérique et mentale, elle induit une condition nouvelle, une forme de nomadisme parfois imposé, souvent voulu, parfois jusqu’au-boutiste, pas toujours bien vécu. Ce néo-nomadisme donne naissance à des modes de vie autrefois atypiques qui, désormais, se généralisent. Il apporte aussi un état d’esprit générant transgressions et situations inédites, qui nous amènent à nous interroger sur ses conséquences profondes. Quels sont les nouveaux liens qui se tissent entre les personnes, les objets, les données et les lieux ? Quel est l’impact de ces mutations sur l’identité des individus, autant connectés qu’isolés, sur les territoires et les espaces ? Dans un contexte néo-nomade, les technologies de l’information sont-elles libératrices ou aliénantes ? Que deviennent le rôle de l’urbaniste et celui de l’architecte, confrontés à une instabilité qui oblige à redéfinir les contours de la ville et son accessibilité ? Comment ces transformations peuvent-elles s’inscrire dans une dynamique de durabilité, au plan environnemental, économique et social ? Cet essai critique porte un regard sans concession sur les transformations issues de ces nouvelles mobilités, et fournit les clés pour en comprendre les risques et mieux les appréhender. Yasmine Abbas est architecte DPLG, titulaire d’un master au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et d’un doctorat à la Harvard University Graduate School of Design. Hybride et néo-nomade, elle a vécu, étudié et travaillé au Maroc, en France, aux États-Unis, au Danemark et aux Émirats arabes unis, dans des domaines aussi variés que l’architecture, l’ethnographie commerciale ou le développement durable.
Le néonomadisme - Mobilités - Partage - Transformations identitaires et urbaines, Yasmine Abbas, Editions FYP, septembre 2011.
MOTS CLÉS : Editions FYP | Yasmine Abbas | Makhnovtchina | Nomadisme | Néo-nomadisme | Nomades | Habitat | Travail | Télé-travail | Voyage | Sociale | Urbanisme | Civilisation |
Ouvrage disponibleQuartiers Libres – Demain la ville, MICHAEL ROCH ALAIN DAMASIO Saul PANDELAKIS KETTY STEWARD BLANZAT LI-CAM Élodie DOUSSY Mina JACOBSON Ezra PONTONNIER CHLOÉ CHEVALIER Clément SCHNEIDER Jean-Philippe OURRY ARIANE CORVEN
Surveillance par IA de cités privatisées, méga-projets d’infrastructures, îlots de chaleur dans les ghettos… Rien n’est encore tracé ! Loin des préfabriqués et du béton armé, la ville de demain foisonne déjà, croule et repousse tout à la fois. Après les anthologies sur le travail (Au bal des actifs) et la santé (Sauve-qui-peut), c’est à nos cités que La Volte s’est intéressée dans ce nouveau recueil né d’un appel à textes. La fiction pour déjouer les prédictions du capitalisme urbain, et nous permettre d’arpenter quatorze villes encore inexplorées. D’un texte à l’autre on entend la dignité rendue aux incendies, la surpopulation des mineurs de cryptomonnaie, la terre hantée pour trois cent ans par acides et fantômes, et les cachettes rafistolées au scotch dans le creux des artères brutalistes. Venues d’auteurices très en vue ou carrément émergent•es, ces textes rouvrent la discussion sur les villes à faire. Quatorze fictions comme une projection d’avenirs possibles, probables ou souhaitables, pour explorer différentes dimensions de l’espace urbain et de ce qui demain fera ville, peut-être.
Quartiers Libres – Demain la ville, MICHAEL ROCH ALAIN DAMASIO Saul PANDELAKIS KETTY STEWARD BLANZAT LI-CAM Élodie DOUSSY Mina JACOBSON Ezra PONTONNIER CHLOÉ CHEVALIER Clément SCHNEIDER Jean-Philippe OURRY ARIANE CORVEN, Editions La Volte, Octobre 2024.
MOTS CLÉS : Editions La Volte | Alain Damasio | Cinéma sur les ruines du futur | Recueil de nouvelles | Science-Fiction | Ville | Métropole | Dystopie | Utopie |
Ouvrage disponibleUn an dans la ville-rue, Paul Di Filippo
Une ville-monde. Un immense ruban urbain apparemment sans fin bordé par les Voies – un chemin de fer – et le Fleuve. En son sous-sol, un métro. Et sous le métro… Bienvenue dans la Ville-Rue. Diego Patchen réside dans le quartier de Vilgravier, du côté du 10.394.850e Bloc. Amoureux d’une plantureuse pompière, affligé d’un père malade acariâtre, Diego vit d’expédients. Son activité favorite demeure toutefois l’écriture de récits spéculatifs, ce genre littéraire appelé « Cosmos-Fiction ». Un registre volontiers décrié, mais qui bénéficie d’un socle de lecteurs fidèles, et dans lequel les écrivains se plaisent à imaginer d’autres mondes, d’autres univers, aux configurations différentes… Et alors que Diego célèbre la sortie de son premier recueil, le voici bientôt invité à une croisière sur le Fleuve… « Di Filippo à l’apex de son énergie créative idiosyncratique. » Locus Né en 1954 dans l’État du Rhode Island, et n’en ayant guère bougé depuis, Paul Di Filippo est à la tête d’une bibliographie comptant une douzaine de romans et une vingtaine de recueils, dont seule une poignée a bénéficié d’une traduction française. La faute, sûrement, au caractère de ses récits réputés peu aisés à traduire, dans lesquels il s’amuse à glisser nombre de références littéraires et déploie un travail linguistique sans égal. Lorgnant volontiers du côté du weird ou de l’histoire alternative, son œuvre, essentielle, demeure rétive à toute tentative de classification.
Un an dans la ville-rue, Paul Di Filippo, Editions Le Bélial', Collection Une heure lumière, 2002.
MOTS CLÉS : Editions Le Bélial' | Collection une heure lumière | Paul Di Filippo | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Ville | Aventure | Littérature |
Ouvrage disponibleLa comédie urbaine, Sébastien Doubinsky
Il n'y a pas pire que des poètes remontés. C'est toujours eux les premiers sur les barricades. Ils ne s'interrogent pas, les poètes. Ils foncent.; C'est l'histoire non d'un mais de trois mecs qui vont révolutionner sans le savoir l'inépuisable jeu de l'amour et du hasard que la littérature cherche à circonscrire depuis ses balbutiements. Notre premier est un poète raté prêt à tout pour immortaliser sa muse dans son oeuvre ; notre deuxième est un as des cocktails et de l'échec amoureux ; notre troisième est un ex-cobaye de l'industrie pharmaceutique à la rencontre du Vaudou. Qu'ont-ils tous en commun ? La vie, l'amour, la fougue, l'alcool, le désir et les sentiers tortueux de cet âge insolent qu'est la vingtaine. Ensemble, ils font plus que se croiser, ils se lancent dans une inoubliable course de relai vers le nirvana amoureux. Le tout sous l'oeil attendri, amusé et fatigué des femmes qui traversent leur vie. On l'aura compris, La Comédie urbaine n'est ni La Divine comédie ni La Comédie humaine. Surfant sur d'autres énergies, elle témoigne pourtant d'un superbe élan d'humanité, sans jamais cesser d'être divinement drôle. Un sacré shot de lose dans un océan de désir et de douceur.
La comédie urbaine, Sébastien Doubinsky, Editions Publie Net, collection temps réel, janvier 2021.
MOTS CLÉS : Editions Publie Net | Collection temps réel | Sébastien Doubinsky | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Amour | Romance | Portrait | Urbain | Sociale |
Ouvrage disponibleHôtel des voyageurs, Sébastien Doubinsky
Changer de vie Regarder de tous les côtés Avant de traverser la rue Fermer les yeux Et puis courir Novembre, à Paris. Ville fantôme. Les ombres du passé planent sur Cécile Klein, professeure d’anglais. Déboussolée, elle part à la dérive et sa vie semble avoir perdu tout son sens. Quand elle tombe sur une annonce, « Recherche réceptionniste de jour », sur la vitre de l’Hôtel des Voyageurs, les néons de l’enseigne lui apparaissent comme une lueur dans la nuit. Elle change d’apparence et s’éloigne de tout. Cécile part en quête de liberté. Les destinées se croisent, les mots et les souvenirs se répondent. La volonté va-t-elle choisir la vie ? Avec Hôtel des Voyageurs, Sébastien Doubinsky signe un roman d'une grâce douloureuse, et une intense réflexion sur la mémoire, la confiance et la liberté. Dans la lignée de Mira Ceti, publié chez Abstractions, l’auteur compose un subtil portrait de femme, aux reflets poétiques et mélancoliques. Sébastien Doubinsky est un écrivain, poète, éditeur et traducteur bilingue qui s’est imposé comme l’une des voix les plus singulières de la littérature française. Traduit en plusieurs langues, il vit à Aarhus, au Danemark, où il enseigne dans le département de Français à l’université. Il est l’auteur de nombreux romans, recueils poétiques et essais en anglais et en français. Parmi eux : La Trilogie babylonienne, Quién es ?, Missing Signal et The Horror.
Hôtel des voyageurs, Sébastien Doubinsky, Editions Abstractions, 2025.
MOTS CLÉS : Editions Abstractions | Sébastien Doubinsky | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Portrait | Urbain | Voyage |
Ouvrage disponibleStation Metropolis direction Coruscant, ville, science-Fiction et sciences sociables, Alain Musset
Depuis la fameuse Metropolis de Fritz Lang jusqu'à la cité-planète de Coruscant dans Star Wars, en passant par les mégalopoles étouffantes de Soleil vert ou Blade Runner, les villes du futur, réelles ou imaginaires, semblent concentrer les maux : démesure et surpopulation, violence et oppression, pollution et ghettoïsation… La science-fiction aurait-elle peur des villes ? N'y aurait-il de salut que dans leur destruction ? Telles sont les interrogations soulevées par Alain Musset, géographe et directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, qui nous livre ici un ouvrage référencé et engagé. Alors que les prévisions indiquent que deux personnes sur trois habiteront dans des centres urbains à l'horizon 2050, il devient crucial de déterminer comment mieux habiter et vivre ensemble. Or en la matière, la science-fiction sait nous indiquer le chemin pour ne pas faire des villes un enfer sur Terre…
Station Metropolis direction Coruscant, ville, science-Fiction et sciences sociables, Alain Musset, Editions Le Bélial', collection parallaxe, 2019.
MOTS CLÉS : Editions Le Bélial' | Alain Musset | Cinéma sur les ruines du futur | Science-Fiction | Etude sur la Science-Fiction | Ville | Métropole | Sociale | Dystopie |
Ouvrage disponibleLes Métropoles Barbares, Guillaume Faburel
Un manifeste pour lutter contre la barbarie des métropoles ! La métropolisation implique une expansion urbaine incessante et l’accélération des flux et des rythmes de vie. Elle transforme les villes en véritables firmes entrepreneuriales conçues pour peser dans la compétition urbaine planétaire. Ce livre, fruit de vingt-cinq ans de recherche et d’engagement sur le terrain, nous montre comment ces villes génèrent exclusion économique, ségrégation spatiale et souffrance sociale, tout en alimentant la crise écologique. Fers de lance de la start-up nation et pivots de l’organisation territoriale moderne, les métropoles concentrent tous les pouvoirs et dictent leurs lois. Mais l’auteur brosse aussi le portrait d’une nouvelle société qui émerge hors des grandes villes, un possible plus réjouissant, décroissant et fertile. Dépassant la simple analyse critique, ce livre donne à voir la multitude et la force des résistances à l’extension sans fin du capitalisme dans nos vies, loin des métropoles barbares. Guillaume Faburel est professeur en géographie, urbanisme et science politique à l'université Lyon 2 et à l'institut d'études politiques de Lyon. Ses travaux portent sur les enjeux d'environnement, les politiques d'aménagement, leurs effets sociaux, spatiaux et écologiques.
Les Métropoles Barbares, Guillaume Faburel, Editions le passager clandestin, août 2020.
MOTS CLÉS : Editions le passager clandestin | Guillaume Faburel | Cinéma sur les ruines du futur | Métropole | Ville | Urbanisation | Mondialisation | Travail | Sociale | Capitalisme |
Ouvrage disponibleUrbanisme et inégalités : La ville des riches et la ville des pauvres, Bernardo Secchi
Le creusement des inégalités sociales est un des défis majeurs du 21e siècle. En saisir les causes réclame toutefois de dépasser la seule grille d analyse économique et d appréhender ce creusement dans le lieu de son inscription la plus concrète, la ville. Considérée depuis tout temps comme l espace de l intégration sociale et culturelle, la ville a également été, tout au long de son histoire, le théâtre de stratégies de distinction de plus en plus complexes. Les gates communities cernées de favelas, pour extrême que soit cet exemple, en sont la matérialisation actuelle la plus significative. Influencées par la double rhétorique de la sécurité et de la différence et guidées par le marché et sa rationalité unilatérale, les stratégies de distinction contemporaines impriment leurs marques au c ur de l espace urbain : de sociales, les inégalités deviennent spatiales, et toutes deux, se renforçant mutuellement, favorisent des régimes de ségrégation territoriale dévastateurs. Les urbanistes portent, selon Bernardo Secchi, de lourdes responsabilités quant à cette dérive. Il livre dans cet ouvrage une réflexion lucide et claire sur l histoire et les mutations récentes de la ville et avance des solutions pour faire face à ce qu il nomme la « nouvelle question urbaine ». Il plaide pour une ville poreuse, perméable et accessible. Son projet se veut ambitieux : il doit tenir compte des qualités des villes qui nous ont précédés et donner forme à une nouvelle conception du collectif. Traduit de l'italien par Marc Logoz
Urbanisme et inégalités : La ville des riches et la ville des pauvres, Bernardo Secchi, Editions MétisPresses, Collection vuesDensembleEssais, Décembre 2014.
MOTS CLÉS : Editions MétisPresses | Bernardo Secchi | Cinéma sur les ruines du futur | Ville | Urbanisation | Urbanisme | Capitalisme | Sociale |
Ouvrage disponibleUne métropole en mobilité : Récit de l'action publique rouennaise depuis les années 1950, Juliette Maulat,Elise Guillerm
Ce cahier explore l’évolution des politiques de transport et de mobilité dans la métropole rouennaise des années 1950 à nos jours. Sous la forme d’un récit historique, il donne à voir des inflexions importantes dans l’action métropolitaine : le passage d’un référentiel automobile à un référentiel multimodal, d’outils axés sur l’offre à des stratégies de gestion de la demande, d’objectifs de facilitation à des enjeux de régulation. Si cette histoire ressemble à celle d’autres métropoles, l’enquête souligne les spécificités de Rouen comme la singularité des rapports rive droite-rive gauche doublant les logiques centre-périphérie. Les cahiers POPSU rassemblent les connaissances produites au fil des travaux de recherche-action menés par la Plateforme d’observation des projets et stratégies urbaines (POPSU) dans le cadre du programme « Métropoles ».
Une métropole en mobilité : Récit de l'action publique rouennaise depuis les années 1950, Juliette Maulat,Elise Guillerm, Editions autrement, juin 2022.
MOTS CLÉS : Editions autrement | Jean Debrie | Xavier Desjardins | Cinéma sur les ruines du futur | Fleuve | Ville | Métropole | Rouen | Normandie | Axe Seine | Transport | Mobilité |
Ouvrage disponibleLa métropole performative ? : Échelles de la fabrique métropolitaine Rouennaise, Jean Debrie,Xavier Desjardins
Se dire métropole, est-ce la faire advenir ? En quoi son seul énoncé produit-il des effets ? Comment, en tant qu’institution, peut-elle accompagner voire impulser de nouvelles relations interterritoriales ? À ces questions est apportée ici une réponse centrée sur la Métropole Rouen Normandie, qui se distingue par son équation politique singulière et un jeu d’échelles à trois dimensions entre métropole élargie, Axe Seine et région Normandie. Les cahiers POPSU rassemblent les connaissances produites au fil des travaux de recherche-action menés par la Plateforme d’observation des projets et stratégies urbaines (POPSU) dans le cadre du programme « Métropoles ».
La métropole performative ? : Échelles de la fabrique métropolitaine Rouennaise, Jean Debrie,Xavier Desjardins, Editions autrement, décembre 2020.
MOTS CLÉS : Editions autrement | Jean Debrie | Xavier DesjardinsCinéma sur les ruines du futur | Fleuve | Ville | Métropole | Rouen | Normandie | Axe Seine | Industrie |
Ouvrage disponibleDe la ville-port à la métropole fluviale : Un portulan pour Strasbourg, Antoine Beyer,Jean-Alain Héraud,Frédéric Rossano,Bruno Steiner
Un portulan décrivant les côtes et les ports, leurs accès, les risques encourus accompagnait autrefois les navigateurs. Avec ses 400 kilomètres de cours d’eau, ses 220 000 croisiéristes et son grand port industriel rhénan, Strasbourg possède un réseau hydrologique étendu, complexe et très sollicité, porteur d’enjeux et de questionnements importants. Esquisser le portulan contemporain du territoire fluvial strasbourgeois, c’est le pari du travail collectif en cours, qui repère les interactions liant fonctions portuaires et urbaines comme de possibles leviers de métropolisation. Les cahiers POPSU rassemblent les connaissances produites au fil des travaux de recherche-action menés par la Plateforme d’observation des projets et stratégies urbaines (POPSU) dans le cadre du programme « Métropoles ».
De la ville-port à la métropole fluviale : Un portulan pour Strasbourg, Antoine Beyer,Jean-Alain Héraud,Frédéric Rossano,Bruno Steiner, Editions autrement, février 2021.
MOTS CLÉS : Editions autrement | Antoine Beyer | Jean-Alain Héraud | Frédéric Rossano | Bruno Steiner | Cinéma sur les ruines du futur | Fleuve | Ville | Métropole | Strasbourg | Industrie |
Ouvrage disponibleLa ville néolibérale, Gilles Pinson
Vivons-nous dans des villes néolibérales ? Gentrification, envol des valeurs immobilières, éviction des populations précaires : villes et métropoles sont aujourd'hui le théâtre d'une explosion des inégalités et des processus d'exclusion. Afin d'attirer les capitaux et les populations associés à la nouvelle économie, des politiques toujours plus agressives y sont menées : marketing urbain, grands projets d'aménagement, course aux labels et aux grands événements. Ces bouleversements, qui transforment l'expérience même de la ville, s'expliquent pour de nombreux observateurs par l'imposition depuis les années 1980 d'un nouvel ordre idéologique, politique et économique : le néolibéralisme. Gilles Pinson expose dans une synthèse aussi pédagogique que critique les théories qui font du néo-libéralisme la force principale de transformation des villes et des politiques. Gilles Pinson est professeur de science politique à Sciences Po Bordeaux et chercheur au Centre Émile Durkheim. Il anime par ailleurs le forum urbain, outil de valorisation de la recherche sur la ville et les politiques urbaines.
La ville néolibérale, Gilles Pinson, Editions puf, août 2020.
MOTS CLÉS : Editions puf | Gilles Pinson | Cinéma sur les ruines du futur | Ville | Capitalisme | Libéralisme | Economie | Urbanisation | Politique | |
Ouvrage disponibleDétruire les villes avec poésie et subversion, Désurbanisme fanzine de critique urbaine 2001-2006
« Détruire les villes ? Mais vous n'y pensez pas ? » Mais si, on y pense... évidemment on ne va pas y aller au bulldozer ; pas non plus avec le dos de la cuillère. Pour l'instant, on utilise la poésie pour semer le doute dans les têtes. Et si une nuit étoilée ou une énorme vague avait plus de sens qu'un bus bondé aux heures de pointe ? Espace dominé et structuré par le Capital, la ville offre un terrain de lutte et de critique du capitalisme. Publié de 2001 à 2006, Désurbanisme est un fanzine d'amoureux des villes passionnés par leur destruction, une boite à outils critiques dans laquelle la lutte peut puiser du combustible. La collection complète publiée en 2014 est épuisée et très recherchée.
Détruire les villes avec poésie et subversion, Désurbanisme fanzine de critique urbaine 2001-2006, Editions Le monde à l'envers, mars 2022
MOTS CLÉS : Editions Le monde à l'envers | Désurbanisme | Cinéma sur les ruines du futur | Fanzine | Ville | Urbanisme | Urbanisation | Capitalisme | Désurbanisme |
Ouvrage disponibleEnquêtes urbaines : Le projet à l'épreuve des résistances, Constance Dangy,Laura Lièvre,Garance Champlois,Louis Castel,Eléa Clancier,Abla Tahri,Miguel Martín Carballo,Mathilde Carrer,Anne Bossé,Valéry Didelon
À la ville comme à la campagne, les controverses liées aux projets d'aménagement se multiplient depuis une dizaine d'années. Avec pour toile de fond les crises environnementales et sociales, apparaissent ainsi chaque jour des mouvements de résistance plus ou moins organisés à la construction de nouvelles infrastructures, à l'extension des zones d'activité ou de loisir, au remodelage de petits et grands ensemble d'habitation. À travers huit textes aussi vifs que stimulants, de jeunes architectes mènent ici l'enquête sur la fabrique du monde urbanisé et s'efforcent d'en révéler les logiques politiques, économiques, sociales et culturelles. Fortes et forts de leur sensibilité et connaissance des espaces construits, elles et ils nous montrent que s'opposer à des projets venus d'en haut permet à l'occasion aux habitants, militants et professionnels de terrain d'imaginer des alternatives et de contribuer à de nouvelles manières d'habiter notre environnement.
Enquêtes urbaines : Le projet à l'épreuve des résistances, Constance Dangy,Laura Lièvre,Garance Champlois,Louis Castel,Eléa Clancier,Abla Tahri,Miguel Martín Carballo,Mathilde Carrer,Anne Bossé,Valéry Didelon, Editions à la criée, octobre 2023.
MOTS CLÉS : Editions à la criée | Cinéma sur les ruines du futur | Urbanisation | Urbanisme | Sociale | Environnement | Politique |
Ouvrage disponibleCeci n'est pas un atlas, La Cartographie comme outil des luttes, 21 exemples à travers le monde, Kollektiv Orangotango
Les aménagements urbains pour les Jeux olympiques 2024 ont suscité de vives résistances, notamment à Saint-Denis et Aubervilliers, au nord de Paris. Mais, au-delà des JO, c'est un immense projet de renouvellement urbain qui se pro?le avec le Grand Paris d'ici 2030. Dans les banlieues populaires, de nombreuses habitantes et habitants sont expulsés, expropriés de leur maison, relogés dans un autre logement social et doivent laisser place aux 68 futures gares du nouveau réseau de transport du Grand Paris Express. Autour de chacune de ces gares, de grands projets urbains prévoient la démolition de milliers de logements sociaux, reconstruits plus loin, plus chers, tandis que les prix immobiliers augmentent rapidement dans le parc privé. En décalage complet avec les besoins des classes populaires qui se paupérisent depuis des décennies, la Métropole du Grand Paris se construit pour tenir son rang dans la concurrence internationale, en rentabilisant le sol urbain et en cherchant à attirer de nouveaux investisseurs. À partir d'une enquête de terrain menée autour des futures gares de huit communes de proche couronne, ce livre raconte l'histoire vue par les perdants de cette opération.
Ceci n'est pas un atlas, La Cartographie comme outil des luttes, 21 exemples à travers le monde, Kollektiv Orangotango, Editions La Découverte, Mars 2024.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Cinéma sur les ruines du futur | Jeux Olympiques | Paris | Grand Paris | Urbanisation | Urbanisme | Sociale |
Ouvrage disponibleLes naufragés du Grand Paris Express, Anne Clerval,Laura Wojcik
Les aménagements urbains pour les Jeux olympiques 2024 ont suscité de vives résistances, notamment à Saint-Denis et Aubervilliers, au nord de Paris. Mais, au-delà des JO, c'est un immense projet de renouvellement urbain qui se profile avec le Grand Paris d'ici 2030. Dans les banlieues populaires, de nombreuses habitantes et habitants sont expulsés, expropriés de leur maison, relogés dans un autre logement social et doivent laisser place aux 68 futures gares du nouveau réseau de transport du Grand Paris Express. Autour de chacune de ces gares, de grands projets urbains prévoient la démolition de milliers de logements sociaux, reconstruits plus loin, plus chers, tandis que les prix immobiliers augmentent rapidement dans le parc privé. En décalage complet avec les besoins des classes populaires qui se paupérisent depuis des décennies, la Métropole du Grand Paris se construit pour tenir son rang dans la concurrence internationale, en rentabilisant le sol urbain et en cherchant à attirer de nouveaux investisseurs. À partir d'une enquête de terrain menée autour des futures gares de huit communes de proche couronne, ce livre raconte l'histoire vue par les perdants de cette opération.
Les naufragés du Grand Paris Express, Anne Clerval,Laura Wojcik, Editions La découverte, Label Zones, mars 2024.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Label Zones | Anne Clerval | Laura Wojcik | Cinéma sur les ruines du futur | Paris | Grand Paris | Métropole | Jeux Olympiques | Urbanisation | Urbanisme | Sociale |
Ouvrage disponibleVilles de demain, Arnaud Pagès
À quoi ressembleront les villes de demain ? Ultra-connectées, automatisées, intelligentes… ou bien végétalisées, biodiversifiées, nourricières, résilientes ? Le rêve de la Smart City qui carbure à la data ou celui de la mégapole verte réconciliée avec la nature ? En réalité, certainement un mélange des deux… En se basant sur les tendances de fond, les signaux faibles et les innovations les plus récentes, ce livre explore les transformations à venir pour en donner une vision synthétique, s’appuyant sur une riche iconographie et des témoignages d’architectes visionnaires, de prospectivistes et de penseurs, tels que Philippe Starck, Gilles Babinet ou Alain Damasio. Alors que l’humanité est à l’aube d’une série de défis inédits – lutte contre le réchauffement climatique, crises systémiques, surpopulation –, les villes se transforment bien plus rapidement que par le passé. Découvrez comment la formidable accélération du digital et les contraintes environnementales tendent à faire émerger un nouveau modèle urbain qui va révolutionner la façon de vivre en ville. Un livre unique qui explore le futur de nos villes !
Villes de demain, Arnaud Pagès, Editions Michel Lafon, 2022.
MOTS CLÉS : Editions Michel Lafon | Cinéma sur les ruines du futur | Urbanisation | Urbanisme | Architecture | Science-fiction | Écologie |
Ouvrage disponibleCambo, Les invisibles #21 Mai 2022, Cahiers de la Métropole Bordelaise
Travailleurs de l'ombre aux métiers essentiels, professionnels itinérants sous tension, population en marge des territoires "dynamiques" jeunes des quartiers prioritaires... Qui sont les invisibles des métropoles ? Du centre-ville de Bordeaux au périurbain girondin, de Paris à Roubaix et jusqu'à Moscou, CaMBo consacre le dossier de ce numéro à ceux que l'on voit pas ou que l'on ne veut pas voir, et propose une mosaïque de figures, de situations d'individus, oubliés ou impensés des politiques publiques.
Cambo, Les invisibles #21 Mai 2022, Cahiers de la Métropole Bordelaise, Editions le festin, mai 2019.
MOTS CLÉS : Cambo | Editions le festin | Cinéma sur les ruines du futur | Travail | Population | Urbanisation | Métropole | Paris | Bordeau | Roubaix | Moscou | Politique |
Ouvrage disponibleLe capital dans la cité, une encyclopédie critique de la ville., Matthieu Adam, Émeline Comby
Parce qu’il s’est immiscé dans les moindres recoins des sociétés contemporaines, le capitalisme a bouleversé le visage des villes telles que nous les connaissons. Sous son influence, les politiques urbaines sont devenues le véhicule de logiques managériales et financières qui ont conduit à l’explosion des inégalités sociales et spatiales. Reconfigurées selon des critères d’attractivité, les villes sont transformées en objets marketing à valoriser, tandis que leurs populations précarisées semblent vouées à évoluer dans un espace public toujours plus restreint et aseptisé, au fil de ses privatisations successives. Contre une telle tendance, la présente encyclopédie propose des outils essentiels pour comprendre, penser et agir sur les transformations urbaines en cours. Les entrées qui la composent, fruits d’enquêtes menées aux quatre coins du globe, analysent les principaux enjeux auxquels sont confrontées des populations marginalisées à la fois d’un point de vue matériel et dans les processus de décisions qui affectent leur vie quotidienne. Elles dessinent une cartographie inédite de la ville du XXIe siècle, et forment une contribution essentielle à la réappropriation collective de la production de l’espace.
Le capital dans la cité, une encyclopédie critique de la ville., Matthieu Adam, Émeline Comby, Editions Amsterdam, 2020.
MOTS CLÉS : Matthieu Adam | Émeline Comby | Editions Amsterdam | Cinéma sur les ruines du futur | Capitalisme | Urbanisation | Ville | Cartographie |
Ouvrage disponibleL’Archipel des savants : histoire des anciennes villes d’élite du complexe scientifique soviétique, Kevin Limonier
Révélé par Soljenitsyne en 1973, le Goulag n’était pas le seul archipel créé par le pouvoir soviétique. Un autre système d’îlots urbains s’est développé dès les années 1950, afin de produire les instruments de la puissance soviétique. Longtemps « invisibles », ces villes fermées, voire non cartographiées, ont produit durant la guerre froide le nec plus ultra scientifique et militaire nécessaire à la compétition technologique est-ouest : essais atomiques, réacteurs nucléaires, accélérateurs de particules, ordinateurs, modules spatiaux. Un siècle après la Révolution d'Octobre 1917, l'essai de Kevin Limonier s'applique à décrire les mutations de Baïkonour, Obninsk, Doubna ou Akademgorodok, depuis l’URSS de Khrouchtchev jusqu’à la Russie de Vladimir Poutine.
L’Archipel des savants : histoire des anciennes villes d’élite du complexe scientifique soviétique, Kevin Limonier, Editions B2, 2018, 96p.
MOTS CLÉS : Russie | Kevin Limonier | Cyberespace Russophone | sciences et technologies en ex URSS | cartographie | Editions B2 | Eastern |
Ouvrage disponibleParis capitale coloniale, Cosimo Lisi
Le passé colonial structure les rues de Paris. Visible dans l'architecture et la toponymie, la colonialité est aussi présente dans l’organisation urbaine de la capitale française. À bien des égards Paris occupe une place centrale dans la production de l'espace moderne. Le projet colonial capitaliste de la modernité repose sur l'abstraction du sensible et la violence de la prédation. La modernité se caractérise aussi par des aménagements reposant sur un instrument tout à fait spécifique : la cartographie. La cartographie moderne a pour objectif d’organiser les espaces, de les programmer et de les articuler les uns aux autres pour gouverner les populations. Dans ce livre, nous reviendrons sur les reconfigurations de la région parisienne, depuis les premières transformations opérées par Haussmann au XIXe siècle jusqu’à celles réalisées pendant les années du gaullisme, pour montrer comment, durant cette période, s’expérimentent et se développent les techniques qui, aujourd’hui encore, fondent l’aménagement du territoire et les politiques de l’habitat en France. C’est en particulier le cas de ce que l’on appelle la rénovation urbaine, dont notre travail entreprend la genèse critique.
L’État est le principal producteur de l’espace abstrait. Si la représentation de cet espace est rendue neutre par la mise en scène de plans, de maquettes et d’images, elle n’en reste pas moins structurellement violente : « il existe une violence inhérente à l’abstraction, à son usage pratique (social). »
Cette violence, comme nous allons le montrer dans cet ouvrage, est celle de l’accumulation primitive du capital — violence et accumulation primitive sont, entre autres, constitutives du capitalisme. La violence de la prédation détruit des mondes incompatibles ou résistants à la logique capitaliste de l’accumulation. L’espace politique et économique produit peut alors être considéré comme « le berceau de l’État moderne, son lieu de naissance. »Paris capitale coloniale, Cosimo Lisi, Editions Eterotopia, Collection Parcours, 2024, 160 p.
Cosimo Lisi, docteur en esthétique et études urbaines. Il est également chargé de cours dans le département d'arts plastiques de l'Université Paris 8. Ses recherches portent sur le néocolonialisme, les transformations urbaines et l'action artistique en milieu urbain
MOTS CLÉS : Cosimo Lisi | ville | espace | urbain | post-colonial | cartographie | hygiénisme | Eterotopia | Bibliothèque pour le foyer Moïse |
AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR
Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Lundi 24 Février 2025 de
Cosimo Lisi, à Echelle Inconnue, Carte / Capitale / Colonie