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    Critique de la société technologique avancée, Herbert Marcuse

    La critique de la société technologique avancée est le fil conducteur de tout le développement de la pensée de Marcuse et relie L’Homme unidimensionnel, le texte qui est devenu le manifeste des mouvements de protestation en 1968, aux réflexions publiées dans ce volume. À travers l’essai inédit publié dans ce livre, on peut retracer l’ensemble de l’élaboration de Marcuse sur des thèmes qui sont aujourd’hui d’une grande actualité, tels que les implications sociales de la technologie moderne, la relation entre la technologie et la liberté, le rôle de l’individu dans la société industrielle avancée, et la relation entre les développements de la techno-science et les transformations de la politique. Entre critique sociale et réflexion philosophique, Marcuse se confronte aux grands penseurs du XXème siècle (de Husserl à Heidegger en passant par Sartre) et aux dérangeantes questions, éthiques et sociales, qui sont posées par le développement de la technologie. Herbert Marcuse (1898-1979) était l'un des principaux représentants de l'École de Francfort. Il est né à Berlin et a émigré aux États-Unis en 1937, ou il a enseigné dans plusieurs universités. Parmi ses ouvrages : Éros et civilisation (1955) ; L'Homme unidimensionnel -Essai sur l'idéologie de la société industrielle avancée (1964) ; Vers la libération (1969) ; Contre-révolution et révolte (1972).

    Critique de la société technologique avancée, Herbert Marcuse, Editions Eterotopia, 2024.

    MOTS CLÉS : Editions Eterotopia | Herbert Marcuse | Philosophie | Théorie | Société | Industrie | Technologie | Technoscience | Critique | Capitalisme | Aliénation | Idéologie | Politique | Liberté | Marxisme | Éthique | Essai |

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    Pour une architecture des communs : Autoconstruction et espaces collectifs., La Facto

    Alors que les crises sociales et écologiques s’intensifient, la création d’espaces communs est aujourd’hui au coeur de nombreux mouvements d’émancipation. Si de nombreuses expérimentations autonomes donnent à penser autrement nos manières d’habiter les territoires, ce livre met en lumière des pratiques d’autoconstruction accompagnées par des professionnel·les jouant avec les cadres réglementaires pour mieux les vivifier, les bousculer ou les détourner. L’enjeu est le suivant : favoriser la construction collective et conviviale d’espaces de subsistance, de sociabilité ou de création, avec celles et ceux qui en auront l’usage. Pour ce faire, nous avons enquêté sur l’expérience de la cuisine de quartier de Récolte Urbaine, construite collectivement à Montreuil, ainsi que sur des initiatives menées par d’autres collectifs afin de répondre aux questions suivantes : Comment les architectes, les artisan·es et les usager·es peuvent-ils·elles travailler de manière cooperative ? Comment repenser ces métiers, le rapport au travail et les modes d’apprentissage ? Quelles marges de manoeuvre peut-on négocier avec les réglementations ? Comment organiser un chantier collectif ? Comment faire perdurer ces espaces autogérés ? Les éclairages théoriques et les conseils pratiques que nous proposons émanent chaque fois d’expériences de terrain. En encourageant les collectifs qui envisagent de se lancer dans ces chantiers, en éclairant de jeunes constructeur.ices et architectes en recherche d'alternatives, voire en inspirant des collectivités territoriales, l'ambition de ce livre est de faciliter l'émergence de communs autoconstruits de manière joyeuse et conviviale. Ce livre est le fruit de réflexions collectives menées au sein de La Facto par Ariane Cohin, Aline Laporterie et Perrine Philippe. Celle-ci a écrit et illustré la majeure partie de l'ouvrage. La Facto est une association d'architecture participative, sociale et écologique. Elle accompagne des collectifs dans leurs projets de construction et de création de communs, et même en parallèle un travail de recherche sur ces mêmes problématiques.

    Pour une architecture des communs : Autoconstruction et espaces collectifs., La Facto, Editions Eterotopia, 2023.

    MOTS CLÉS : Editions Eterotopia | La Facto | Architecture | Urbanisme | Communs | Autoconstruction | Écologie | Sociale | Habitat | Coopération | Citoyenneté | Économie | Innovation | Essai |

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    Désir et révolution, Félix Guattari

    Pouvoir et répression, eurocommunisme, crise du modèle léniniste, fonction de la classe ouvrière, agencements collectifs révolutionnaires et critique de la notion du sujet révolutionnaire, nomadisme du désir et circulation internationale des luttes, révolution machinique et révolution moléculaire, schizophrénie et schizo-analyse, critique de la psychanalyse et théorie de la pulsion de mort, valeurs d’usage et valeurs de désir, micro-fascisme quotidien, nouveau militantisme et libération, processus révolutionnaire et auto-organisation du désir, dépassement de la figure de l’intellectuel. Il apparaît donc nécessaire de retracer les agencements matériels, subjectifs, sociaux capables de créer les conditions par lesquelles le désir, concept central dans toute l’oeuvre de Félix Guattari, ne cesse de communiquer et de réinventer le champ social. Dans ces deux entretiens, réalisés, pour le premier (inédit en France) en 1977, et pour le deuxième en 1992, Félix Guattari aborde les problèmes essentiels de la construction d’une pratique et d’un discours révolutionnaires ici et maintenant, en se confrontant à la contradiction et à la richesse des processus de transformation en cours. Félix Guattari (1930-1992), psychanaliste et philosophe, a travaillé pendant quarante ans à la clinique psychiatrique d'avant-garde de La Borde révolutionnant la manière de penser et de pratiquer l'inconscient. Toujours engagé dans les luttes politiques d'émancipation et parmi les premiers artisans d'une écologie politique radicale, il reste un penseur à explorer pour la finesse , la profondeur et l'actualité de ses analyses. Parmi ses ouvrages les plus importants citons L'Anti-Oedipe. Capitalisme et schizophrénie, avec Gilles Deleuze (1972) ; Mille Plateaux. Capitalisme et schizophrénie 2, avec Gilles Deleuze (1980) ; Qu'est-ce que la philosophie ?, avec Gilles Deleuze (1991), ainsi que La Révolution moléculaire (1977), L'inconscient machinique (1979) et Les Trois écologies (1989).

    Désir et révolution, Félix Guattari, Editions Eterotopia, 2024.

    MOTS CLÉS : Editions Eterotopia | Félix Guattari | Philosophie | Politique | Psychanalyse | Théorie | Marxisme | Capitalisme | Révolution | Désir | Luttes | sociales | Anti-fascisme | Essai |

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    Logique du Joker, Frédéric Bisson

    Octobre 2019. Au Liban, au Chili, en France, plusieurs manifestants et insurgés étaient grimés en clowns, reprenant le maquillage du Joker dans le film éponyme de Todd Phillips. Comment diable le fameux criminel fou de la fiction peut-il devenir l’emblème des insurrections contemporaines ? Le film a été plébiscité pour son « réalisme social ». Or, cette interprétation repose en partie sur une erreur. Si ces manifestants sont fidèles au Joker, ce n’est pas simplement en se maquillant et en occupant les rues ; c’est en se produisant eux-mêmes en tant qu’images, – en photographiant, en filmant, en diffusant en réseau cette insurrection. Elle est beaucoup plus une insurrection par les signes, immatérielle et iconomique, qu’un soulèvement spontané du « peuple » ou de la « plèbe ». Il est souvent dit que la pensée du Joker ne se situe pas sur le plan de la pensée normale, qu’il a une logique autre, et que personne ne peut parvenir à le comprendre. Le postulat de ce livre est qu’il existe une logique du Joker. De manière générale, la folie est éminemment politique ; pour connaître la réalité d’une époque, il suffit de choisir soigneusement le fou qui pourra nous la révéler, et de lui prêter l’oreille. La réalité contemporaine est régie par la logique du Joker. Comprendre la folie du Joker, c’est nous comprendre nous-mêmes. Cet essai n’est pas un essai sur le cinéma, mais un essai sémiopolitique, sur le rapport entre le signe et son objet, sur le rôle des images dans la production de la réalité sociale. L’entrée du Joker en politique marque l’An Un de ce qu’il faudra appeler l’ère de l’iconomorphose.

    EXTRAIT : 20 juillet 2012, Aurora. Lors de l’avant-première de The Dark Knight Rises de Christopher Nolan, James Holmes ouvre le feu dans la salle de cinéma, tuant douze personnes. Déguisé, il a les cheveux teints en vert. « Je suis le Joker », déclare-t-il après son arrestation. 28 septembre 2019, Los Angeles. Pour l’avant-première de Joker de Todd Phillips, un important dispositif de sécurité est déployé sur Hollywood Boulevard. Les masques de clowns sont interdits à l’entrée des multiplexes. La semaine de la sortie du film, début octobre, les troupes doivent rester en alerte tout le week-end dans certaines bases militaires. Mais le FBI s’est préparé pour rien à un acte de violence sporadique, car le Joker ne frappe jamais deux fois de la même manière. Imaginons une télévision qui tue, une image tueuse, icône assassine. Dans Joker, L’homme qui rit d’Ed Brubaker, le Joker annonce à la télévision ses crimes prochains, en désignant ses cibles et en donnant l’heure du meurtre.
    Mais le crime parfait du Joker est de traverser l’écran, de sauter la barrière des mondes, de sortir de son univers fictionnel pour agir à distance dans le monde des vivants de chair et d’os. Sous quelle forme le Joker est-il passé à l’action ? À cette question, la réponse est : de manière virale, c’est-à-dire sous une forme collective dispersée, volatile, non concertée, insaisissable, en essaim, – et cependant signifiante et cohérente. Lors des soulèvements de 2019, au Liban, au Chili, en France, certains manifestants étaient en effet grimés en clowns, reprenant le maquillage du film de Todd Phillips. Ce détail compte dans le sens du mouvement insurrectionnel. En 2012, le passage à l’acte de James Holmes était isolé et meurtrier. Dans un geste absurde, il cherchait à s’identifier au Joker, qui, justement, n’a pas d’identité. Au contraire, le Joker en 2019 s’est matérialisé spontanément de par le monde, comme un même virus se manifeste à certains signes extérieurs.
    C’est pourquoi 2019 est l’An Un du Joker, son entrée symbolique ou emblématique dans ce que j’appellerai l’iconomorphose de la révolte.

    Logique du Joker, Frédéric Bisson , Editions MF Collection : Inventions, mars 2023

    MOTS CLÉS : Editions MF | insurrections | fiction | médias | réseaux | sémiopolitique | transformation | politique | Cinéma sur les ruines du futur | capitalisme |

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    Le capitalisme contre le droit à la ville, David Harvey

    Que peut bien vouloir dire "droit à la ville" ? Cette interrogation est indissociable d'une multitude d'autres questions. Quelle ville voulons-nous ? Quel genre de personnes voulons-nous être ? A quelles relations sociales aspirons-nous ? Quelle vie quotidienne trouvons-nous désirable ? Quelles valeurs esthétiques défendons-nous ? Quel rapport à la nature souhaitons-nous promouvoir ? Quelles technologies jugeons-nous appropriées ? Le droit à la ville ne se réduit ainsi pas à un droit d'accès individuel aux ressources incarnées par la ville : c'est un droit à nous changer nous-mêmes en changeant la ville de façon à la rendre plus conforme à nos désirs les plus fondamentaux. C'est aussi un droit plus collectif qu'individuel, puisque, pour changer la ville, il faut nécessairement exercer un pouvoir collectif sur les processus d'urbanisation. Il importe dans cette perspective de décrire et d'analyser la manière dont, au cours de l'histoire, nous avons été façonnés et refaçonnés par un processus d'urbanisation toujours plus effréné et étendu, animé par de puissantes forces sociales et ponctué de violentes phases de restructurations urbaines par "destruction créative", ainsi que par les résistances et les révoltes que ces restructurations suscitaient. On saisira alors toute l'actualité de la thèse d'Henri Lefebvre : le processus urbain étant essentiel à la survie du capitalisme, le droit à la ville, autrement dit le contrôle collectif de l'emploi des surplus dans les processus d'urbanisation, doit devenir l'un des principaux points de focalisation des luttes politiques et de la lutte de classe. David Harvey enseigne l'anthropologie à l'université de New York. Figure majeure de la théorie sociale, il est reconnu comme celui qui a intégré la dimension géographique à l'analyse marxiste du capitalisme. Il est notamment l'auteur de Géographie de la domination et de Géographie et capital. Vers un matérialisme historico-géographique.

    Le capitalisme contre le droit à la ville, David Harvey, Editions Amsterdam, Août 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Amsterdam | David Harvey | Néolibéralisme | Capitalisme | Droit | Ville | Urbanisme | Inégalités | Sociale | Justice | Ségrégation | État | Logement |

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    Avis d'Expulsion : Enquête sur l'exploitation de la pauvreté urbaine, Matthew Desmond

    Plongée dans le quotidien disloqué de huit foyers des quartiers pauvres de Milwaukee, au Wisconsin, où chaque jour, des dizaines de ménages sont expulsés de leurs maisons. Arleen élève ses garçons avec les 20 dollars qui lui restent pour tout le mois, après avoir payé le loyer. Lamar, amputé des jambes, s'occupe des gamins du quartier en plus d'éduquer ses deux fils. Scott, infirmier devenu toxicomane après une hernie discale, vit dans un mobile home insalubre. Tous sont pris dans l'engrenage de l'endettement et leur sort est entre les mains de leurs propriétaires, que l'on suit aussi au fil du récit. Fruit de longues années de terrain, ce livre montre comment la dégradation des politiques du logement et la déréglementation du marché de l'immobilier fabriquent et entretiennent l'endettement chronique et la pauvreté, une violente épidémie qui s'avère très rentable pour certains et qui frappe surtout les plus vulnérables, en l'occurrence les femmes noires. Ouvrage magistral et captivant qui offre un regard précis et juste sur la pauvreté et un implacable plaidoyer pour le droit à un habitat digne pour tous. Sociologue américain, Matthew Desmond enseigne à la Princeton University. Ses recherches portent sur la pauvreté aux États-Unis, la vie urbaine, les politiques publiques et les inégalités raciales. Il a crée le Eviction Lab, un observatoire des expulsions locatives aux États-Unis et de leur impact sur la pauvreté dans le pays. Avis d'expulsion lui a valu le prix Pullitzer de l'essai en 2017.

    Avis d'Expulsion : Enquête sur l'exploitation de la pauvreté urbaine, Matthew Desmond, Editions Lux Editeur, Septembre 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Lux Editeur | Matthew Desmond | Expulsions | Pauvreté | Droit | Logement | Inégalités | Immobilier | États-Unis | Milwaukee | Sociologie | Politique | Ségrégation |

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    La gouvernance de l'espace : L'architecture comme vecteur politique, Jean-Louis Cohen

    En 2018, Jean-Louis Cohen (1949-2023) a participé avec enthousiasme au livre qui a inauguré la collection Architectures contemporaines aux éditions Hermann, À quoi sert l’histoire de l’architecture aujourd’hui ?. Il avait choisi de répondre à une autre question, celle de savoir si l’architecture servait aux politiques. « Beaucoup des régimes ayant élaboré une politique architecturale, et pas seulement les totalitarismes patentés, allemand, italien, japonais ou russe, l’ont assise sur des précédents. Ces programmes ont appelé des récits historiques conformes, des plus savants aux plus serviles, afin de justifier des formes historicistes. » Le texte du présent ouvrage est la version initialement rédigée en français pour la série de conférences sur les relations entre architecture et politique donnée à Mendrisio dans le cadre de la Chaire Borromini 2016-2017 (publiées en italien sous le titre Il governo dello spazio: l’archittetura come vettore politico. L’essai, composé de cinq chapitres adoptant une approche transversale du sujet, se termine par l’évocation de la fin du premier mandat de Donald Trump, dont les effets sont toujours d’actualité. L'Académie d'Architecture et docomomo France se sont associés pour rendre possible la publication de ces textes en français tant il semblait juste que l'hommage rendu à Jean-Louis Cohen après sa brutale disparition se matérialise par ses propres écrits.

    La gouvernance de l'espace : L'architecture comme vecteur politique, Jean-Louis Cohen, Editions Hermann, Novembre 2025.

    MOTS CLÉS : Editions Hermann | Jean-Louis Cohen | Gouvernance | Urbanisme | Ville | Architecture | Politique | Histoire | Territoire | Métropole | Géographie |

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    Introduction à la ville, Odette Louiset

    Intriduction à la ville, Odette Louiset est professeur de géographie à l'université de Rouen. 1) Définir la ville 2) Le modèle européen de ville 3) Les géographies ignorent-ils la ville ? 4) La ville comme problème 7) La ville comme concept 8) La ville pour nature Comment définir la ville aujourd'hui ? Cet ouvrage propose une analyse critique des notions communément utilisées et déterminées par une représentation purement européenne de la ville. Fondée sur des travaux théoriques antérieurs et l’idée qu’il est nécessaire de comparer pour conceptualiser, en faisant appel à l'anthropologie et l'histoire, cette approche permet tout à la fois une réflexion originale sur la ville, sur la construction des concepts en géographie et des modèles scientifiques en sciences humaines, enfin sur la mondialisation culturelle à travers l'étude du fait urbain.

    Introduction à la ville, Odette Louiset, Editions Armand Colin, Novembre 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Odette Louiset | Europe | OccidentGéographie | Urbain | Urbanisme | Mondialisation | Culture | Anthropologie | Ville | Histoire | Espace public | Agglomération | Symbolisme | Territoire |

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    L'état du mal logement en France 2011 : Rapport annuel #16, Fondation pour le Logement des Défavorisés

    Dans ce 16e rapport sur l'État du mal-logement en France, la Fondation Abbé Pierre dresse un état des lieux bien sombre, appelant chacun à s'interroger sur les limites des politiques du logement du logement conduites actuellement, des politiques qui s'affranchissent d'une nécessaire remise en cause de leurs objectifs et de leurs modalités d'intervention, alors que la situation du logement est aggravée par une crise économico-financière aux conséquences sociales inquiétantes. Ce contexte, d'une indignité qui renvoie à l'appel de l'abbé Pierre, pousse la Fondation à interpeller les pouvoirs publics afin qu'ils mettent enfin le logement au cœur de leurs priorités politiques, et au cœur du débat de la campagne présidentielle 2012, afin de proposer une réponse à la hauteur de la situation décryptée dans ce rapport. Enquêtes à l'appui, la Fondation Abbé Pierre rappelle que la crise économique a incontestablement renforcé la crise du logement. Elle a amplifié la sensibilité des ménages pauvres et précaires face aux charges de logement ou aux obstacles leur permettant de se procurer un toit. Bien plus, elle a crée de nouvelles fragilités et élargi le champ de ceux qui se retrouvent en butte à ces problèmes de logement, en touchant également les classes moyennes. Le rapport aborde aussi la question de la propriété immobilière, dimension prioritaire et centrale de la politique du logement conduite depuis 2007, marquée par la volonté du Président de la République de voir "une France de propriétaires" s'installer. Si l'ambition de favoriser le développement de la propriété est louable tant elle fait écho aux aspirations des Français, c'est aussi aujourd'hui, tel qu'il est conduit actuellement, un processus profondément inégalitaire et loin de constituer une protection pour chacun. Ce rapport est noir, mais pas désespéré. Il s'achève ainsi par des propositions permettant, selon la Fondation Abbé Pierre, de réactiver une action publique qui avait vu la situation du logement en France s'améliorer très sensiblement jusqu'à la fin des Trentre Glorieuses. Et le Carton rouge au mal-logement est un signal d'alarme qui marque la limite de l'inacceptable et invite à repartir de l'avant plutôt qu'à baisser les bras devant l'ampleur de la tâche...

    L'état du mal logement en France 2011 : Rapport annuel #16, Fondation pour le Logement des Défavorisés, Editions Fondation pour le Logement des Défavorisés, Janvier 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Fondation pour le Logement des Défavorisés | Fondation pour le Logement des Défavorisés | France | Mal-logement | Logement | Sans-abri | Crise | Précarité | Habitat | Politique | Inégalités | Droit | Immobilier |

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    Atlas des migrations dans le monde: Libertés de circulation, frontières et inégalités, Migreurop

    Ce nouvel atlas du collectif Migreurop propose un traitement original et éclairant des enjeux migratoires contemporains en interrogeant une question forte : la liberté de circulation. Cette notion, soit présentée tel un slogan pour contester les politiques migratoires, soit brandie pour dénigrer toute tentative de penser ces politiques hors du strict contrôle migratoire, fait en effet l’objet d’un traitement très clivant dans l’espace public. Cet ouvrage propose une prise de recul nécessaire en apportant à des éléments à la fois théoriques et tirés de l'expérience vécue des migrants : mise en perspective des dynamiques historiques de la liberté de circulation, présentation des grands espaces de circulation existants, les migrations humaines au regard des migrations de capitaux et marchandises, les formes de circulation mises en oeuvre par les migrants eux-mêmes, les imaginaires contradictoires sur le fait migratoire. Chaque partie est constituée d'une dizaine de planches faisant dialoguer des textes d'experts avec une iconographie riche et créative (cartes, dessins, photographies), et alternant des thématiques "classiques" aux sujets les plus actuels (pandémie, circulation des données, migrations des femmes, écologie...). Dans un paysage politique et médiatique qui place au centre de l’attention les entraves aux mouvements, cet atlas vient ainsi contribuer aux débats sur le futur des politiques migratoires, et ouvrir le champ des possibles. Migreurop est un réseau euro-africain de militant.e.s et chercheur.se.s dont l'objectif est de décrypter les politiqus européennes d'immigration et d'asile et leurs conséquences sur les conditions de vie et les droits des personnes exilées.

    Atlas des migrations dans le monde: Libertés de circulation, frontières et inégalités, Migreurop, Editions Armand Colin, Septembre 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Migreurop | Immigration | Migration | Liberté | Frontières | Inégalités | Géographie | Politique | Capital | Économie | Commerce | Écologie |

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    Le Portrait de Dorian Gray, Oscar Wilde

    «Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d'un jeune homme d'une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même, Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d'étranges conjectures.» Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce voeu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l'âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : «Chacun de nous porte en soi le ciel et l'enfer.» Et ce livre lui-même est double : il nous conduit dans un Londres lugubre et louche, noyé dans le brouillard et les vapeurs d'opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu'il parut, en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité, bien plutôt, est d'être un roman réaliste, tout ensemble, et un roman d'esthète - fascinants, l'un et l'autre, d'une étrangeté qui touche au fantastique.

    Le Portrait de Dorian Gray, Oscar Wilde, Editions Grands Écrivains, Avril 1986.

    MOTS CLÉS : Editions Grands Écrivains | Oscar Wilde | Angleterre | Londres | Littérature | Roman | Fiction | Gothique | Époque Victorienne | Histoire | Jeunesse | Immortalité |

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    LE MANIFESTE CHAP : Savoir-vivre révolutionnaire pour Gentleman moderne, Gustav Temple Vic Darkwood Olivier Frebourg

    Il y a quelque chose qui ne va pas dans notre société. Elle vénère une trinité impie : l'ambition, la vulgarité et l'égoïsme, tandis que, au nom du progrès, des qualités comme le savoir-vivre et la courtoisie sont rejetées. La jeunesse a laissé tomber le dandysme au profit de tenues de jogging criblées de logos et de gadgets mobiles ; les hommes d'affaires vendent leur âme à de grandes entreprises en échange d'une vie prétendument "stylée". Il est temps que les gens respectables se fassent entendre. Naturellement inaptes à toute forme d'exercice physique, nous devons nous préparer, dans de jolies tenues, à mener une révolution fondée sur la langueur excessive. L'heure de la Révolution par le Tweed a sonné. Ce manifeste Chap apprendra aux hommes et femmes les manières de renverser une société indifférente et inélégante. Apprenez à ajuster vos gants avec la bonne dose d'insouciance, à bien vous comporter lors d'un dîner révolutionnaire et à vous équiper de votre Nécessaire d'Anarcho-Dandy. Étudiez dans l'Histoire les éminents prédécesseurs chaps tels Robert de Montesquiou et David Niven. Lorsque vous maîtriserez les règles vestimentaires et comportementales, vous pourrez passer à des tactiques plus avancées comme le Sémaphore de Pantalon ou les Actions Sporadiques de Courtoisie Ordinaire. Gentlemen de tous les pays, unissez-vous et préparez-vous au Soulèvement par le Charme. À partir du jour ou leur maître d'école les a désignés comme "un duo de dandys incapables", Gustav Temple et Vic Darkwood fomentent la Révolution anarcho-dandy depuis leur chambre de Pimlico, le célèbre quartier londonien. Bien qu'ils consacrent l'essentiel de leur temps à la fondation d'une société qui reposerait sur la courtoisie, le savoir-vivre et le panache, ils ont aussi d'autres intérêts, parmi lesquels la transposition du Baghavad-Gita en manuel d'instruction pour leur tailleur e l'invention d'articles qui permettent de s'économiser tel le gin & tonic prêt à l'emploi ou la boîte à priser du tabac "mains-libres". Tarduit de l'anglais par Anne Maizeret. Préface d'Olivier Frébourg.

    LE MANIFESTE CHAP : Savoir-vivre révolutionnaire pour Gentleman moderne, Gustav Temple Vic Darkwood Olivier Frebourg , Editions Des Equateurs, Novembre 2010.

    MOTS CLÉS : Editions Des Equateurs | Gustav Temple | Vic Darkwood | Anarchie | Philosophie | Chapisme | Dandy | Savoir-vivre | Savoir-être | Civilité | Morale | Courtoisie | Élégance |

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    Le cimetière de l'espérance: Essais sur l'histoire de l'Union soviétique, 1914-1991, Nicolas Werth

    Historien, spécialiste reconnu de l'Union Soviétique et du Stalinisme, attaché culturel auprès de l'ambassade de France à Moscou pendant la Perestroïka, Nicolas Werth est aussi un collaborateur régulier de longue date de la revue L'Histoire, ou ses articles, année après année, éclairent d'un jour nouveau l'évolution et la chute du régime. En voici une sélection inédite qui offre, d'une plume alerte et accessible, toutes les clés pour comprendre l'histoire de l'État soviétique. Nicolas Werth, directeur de recherche au CNRS (Institut d'histoire du temps présent) est l'auteur notamment de L'île aux cannibales, La Terreur et le Désarroi. Staline et son système, La Route de la Kolyma et Le Goulag. Témoignages et archives (avec Luba Jurgenson).

    Le cimetière de l'espérance: Essais sur l'histoire de l'Union soviétique, 1914-1991, Nicolas Werth, Editions Tempus Perrin, Janvier 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Tempus Perrin | Nicolas Werth | Russie | URSS | Soviétique | Bolchevik | Stalinisme | Histoire | Révolution | Lénine | Famine | Génocide | Corruption |

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    Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard

    Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe – ourod en est un – les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie: au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques – vivants ou en bocaux – côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore: le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. À l’heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à «l’homme nouveau» et à la «femme de demain»? Pour répondre à cette question, l’auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui. Annick Morard est spécialiste de littérature et de culture russe. Elle a été maître-assistante, puis chargée de cours à l'Université de Genève, et chercheuse associée à l'Institut de Littérature russe (Maison Pouchkine) à Saint Pétersbourg, ou elle a enquêté sur les monstres et le monstrueux entre 2014 et 2016. Auteure d'un ouvrage consacré à l'émigration russe à Paris dans l'entre-deux-guerres (De l'émigré au déraciné, l'Âge d'Homme, 2010), elle s'intéresse également à la culture soviétique et postsoviétique, aux avant-gardes littéraires et à la culture populaire.

    Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard, Editions La Baconnière, Janvier 2020.

    MOTS CLÉS : Editions La Baconnière | Annick Morard | Russie | Monstre | Culture | Histoire | Légende | Mythologie | Littérature | Folklore | Société |

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    Le Nouvel Inconscient: Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Lionel Naccache

    "Je vous invite dans ce livre à une nouvelle odyssée, placée sous les auspices des neurosciences de l'esprit. Au-delà des analogies et des oppositions entre l'inconscient freudien et l'inconscient cognitif, je montrerai que la posture même du discours Freudien détient une clé essentielle de notre faculté à construire notre pensée consciente. Cette clé de la conscience découverte par Freud, à son insu, peut aujourd'hui être pleinement comprise à la lumière d'expériences récentes des neurosciences de l'esprit. Cette nouvelle interprétation de l'inconscient freudien conjuguée à l'exposition préalable de l'inconscient cognitif contemporain dessinent ensemble le portrait de ce Nouvel Inconscient qui donne son titre au présent essai." L.N. Un livre brillant, par un membre éminent de la jeune école française de sciences cognitives. Lionel Naccache est neurologue à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris et chercheur en neurosciences cognitives au sein de l'unité Inserm Neuro-imagerie cognitive.

    Le Nouvel Inconscient: Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Lionel Naccache, Editions Odile Jacob, Septembre 2006.

    MOTS CLÉS : Editions Odile Jacob | Lionel Naccache | Neurosciences | Neuropsychologie | Sciences | Psychanalyse | Psychologie | Psychiatrie | Philosophie | Inconscient | Conscience | Cerveau | Médecine |

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    Technoféminisme: Comment le numérique aggrave les inégalités, Mathilde Saliou

    Violence en ligne, algorithme discriminatoires, manipulation des comportements... Le numérique n'a rien de virtuel : il a infiltré tous les pans de nos existences et y encode le sexisme. Dans les franges radicalisées de nos espaces en ligne, des communautés masculinistes prospèrent. Elles harcèlent, divulguent informations et images intimes, vont parfois jusqu'au meurtre. Dans son histoire, le monde technologique retient les hommes et efface les pionnières : Ada Lovelace, qui mit au point le premier programme informatique, ou Grace Hopper, qui permit de parler aux machines dans un langage proche du nôtre. Dans son architecture profonde, les algorithmes discriminent les femmes et les minorités, freinant leur accès à l'espace public, au travail, aux assurances, à l'emprunt. Financés par un entre-soi masculin, les géants technologiques forcent sans cesse notre consentement pour tirer profit de nos données... Avec cet essai-enquête unique, Mathilde Saliou décortique cette menace démocratique et cherche comment reprendre le pouvoir, pour dessiner des futurs techno-féministes. Mathilde Saliou est journaliste spécialisée dans le numérique. Elle a collaboré à RFI, The Guardian, 20 minutes, Slate, Usbek & Rica, Les Inrocks, Numerama, NextInpact. Elle a été secrétaire générale de l'association Prenons la Une.

    Technoféminisme: Comment le numérique aggrave les inégalités, Mathilde Saliou, Editions Grasset, Février 2023.

    MOTS CLÉS : Editions Grasset | Mathilde Saliou | Numérique | Internet | Algorithme | Inégalités | Sexisme | Masculinisme | Racisme | Cyberharcèlement | Activisme | Féminisme | Genre |

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    La ville vue d'en bas: Travail et production de l'espace populaire, Collectif Rosa Bonheur

    La désindustrialisation à l'oeuvre depuis les années 1970 a confiné des pans entiers des classes populaires aux marges du salariat. Tenues à l'écart des principaux circuits marchands, ces populations ont dû réorganiser leur travail et leur vie quotidienne de manière à satisfaire les besoins essentiels à leur subsistance, selon une dynamique qui confère une centralité nouvelle à l'espace urbain : pour elles, l'accès à la plupart des ressources matérielles et symboliques nécessaires au maintien d'une existence digne est intimement lié à leur ancrage territorial. Or les pratiques attachées à cette centralité populaire sont aujourd'hui contestées. Prises dans la course à la métropolisation, certaines villes voudraient en définitive remplacer ces populations dont elles considèrent qu'elles "ne font rien", par d'autres issues des classes moyennes et supérieures n'hésitant pas à agiter le spectre du communautarisme et celui du ghetto. Il s'agit, au contraire, de saisir ce qu'impliquent les processus contemporains de fragmentation de l'espace social pour des personnes qui ne sont ni plus ni moins que des travailleuses et des travailleurs.

    La ville vue d'en bas: Travail et production de l'espace populaire, Collectif Rosa Bonheur, Editions Amsterdam/Multitudes, Septembre 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Amsterdam/Multitudes | Collectif Rosa Bonheur | Habitat | Politique | Économie | Désindustrialisation | Centralité | Solidarité | Résilience | Productivité | Travail | Populaire |

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    Villes sous contrôle: La militarisation de l'espace urbain, Stephen Graham

    Checkpoints, drones, GPS, passeports biométriques, insectes cyborgs, puces RFID, détecteurs de cibles, essaims de nanocapteurs, soldats-robots, barrières Jersey, dirigeables de surveillance, bombes " incapacitantes " et arsenal " non létal "... Qu'ont en commun toutes ces " technologies " qui, pour certaines, semblent relever de la science-fiction et qui, pour d'autres, imprègnent déjà notre quotidien de citadins ? Concoctées dans les laboratoires de l'armée, elles sont les nouvelles armes de la guerre en cours, cette " guerre asymétrique " ou " permanente " qui transforme les armées occidentales en forces contre-insurrectionnelles high-tech et chacun d'entre nous en cible potentielle nécessitant d'être identifiée, pistée, surveillée, au nom de la prévention d'une menace indistincte. Avec Israël comme laboratoire et la " guerre contre le terrorisme " comme terrain d'application mondial, cette nouvelle forme de conflit touche de manière très différenciée les habitants du monde riche et ceux des territoires post- et néo-coloniaux. Elle se signale cependant par un trait commun à tous : ses champs de bataille ne sont plus les plaines ou les déserts, mais les principales agglomérations urbaines mondiales. Dans le sillage des travaux de Mike Davis, Naomi Klein ou Eyal Weizman, le livre de Stephen Graham nous donne les clés pour comprendre les logiques profondes de cet emballement militaro-sécuritaire globalisé.

    Villes sous contrôle: La militarisation de l'espace urbain, Stephen Graham, Editions La Découverte, Mai 2012.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Stephen Graham | Ville | Métropole | Internet | Numérique | Technologie | Guerre | Conflit | Psychologie | Philosophie | Politique | Économie | Pouvoir | Autorité | État | Surveillance | Militarisation |

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    LOOS, August Sarnitz

    Adolf Loos (1870–1933) fut un personnage haut en couleurs dont la présence dans le foyer culturel qu’était la Vienne du début des années 1900 a galvanisé les constructions du pays. Défenseur précoce et passionné du modernisme, il rejeta avec force toute la démesure de l’esthétique sécessionniste qui prévalait à l’époque, tout comme l’ensemble des marqueurs du style «style fin» européen. Au lieu de cela, dans ses discours et ses écrits tels que son essai majeur Ornement et crime (1908), Loos exprime sa «passion pour les surfaces lisses et précieuses». Il défend l’idée selon laquelle l’ornementation en architecture est, par nature, éphémère, prisonnière des modes et des styles du moment, et ainsi rapidement démodée. Loos, profondément classique, argumenta plutôt pour des constructions simples, intemporelles, à l’esthétique traditionnelle et aux qualités issues de sa structure. Cette introduction de référence explore les écrits de Loos, ses réalisations et son héritage, de son concept d’architecture de «plan en trois dimensions» à son rejet de toute frivolité en décoration au profit de matériaux somptueux, de haute qualité, offrant des lignes nettes. Parmi les projets présentés figurent le Café Museum à Vienne (1899) et la boutique de vêtements Knize (1913), et la controversée Maison de Loos (1912) devant laquelle le roi François-Joseph Ier refusa de passer, furieux de cette esthétique effrontément minimaliste.

    LOOS, August Sarnitz, Editions Taschen, Janvier 1872.

    MOTS CLÉS : Editions Telleri Eds | Art | Architecture | Habitat | Ville | Design | Loos | Modernisme | Minimalisme | Vienne | Classicisme | Matériaux | Photographie |

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    Une violence éminemment contemporaine: Essais sur la ville, la petite bourgeoisie intellectuelle et l'effacement des classes populaires, Jean-Pierre Garnier

    Synthèse de quarante ans d'observation des réalités urbaines et d'analyse critique des discours dont elles font l'objet, ce recueil montre comment la gestion politique des villes nourrit les appétits économiques de la bourgeoisie désormais « mondialisée » et les aspirations culturelles des néo-petits bourgeois. D'un côté, des espaces « requalifiés » réservés aux gens de qualité, et de l'autre des couches populaires reléguées à la périphérie. « Violences urbaines », « crise du logement », « relégation » et « gentrification » sont autant de symptômes dont le « traitement », de plus en plus sécuritaire, est voué à l'échec. Du moins tant qu'on se refusera à reconnaître la nature du conflit fondamental qui oppose les citadins ordinaires à ceux pour qui l'espace urbain est une source de profit, sinon de valorisation de leur capital culturel par la colonisation des quartiers populaires bien situés. Et tant qu'on voudra donner l'illusion qu'on peut réconcilier par magie les contraires au moyen d'arguties et d'innovations ­langagières, violence symbolique ne faisant que redoubler celle, bien réelle, qui s'exerce sur les dépossédés du droit à la ville, plus nombreux que jamais.

    Une violence éminemment contemporaine: Essais sur la ville, la petite bourgeoisie intellectuelle et l'effacement des classes populaires, Jean-Pierre Garnier, Editions Agone, Mars 2010.

    MOTS CLÉS : Editions Agone | Jean-Pierre Garnier | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Gentrification | Logement | Sécuritaire | Patrimonialisation | Capitalisme | Classes Populaires | Prolétariat | Bourgeois |

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    Typologie de l'habitat ancien 1850-1948, Actes de colloques

    Un des premiers moyens dont il convient de disposer afin d'intervenir sur l'habitat ancien est de connaître, autant que faire se peut, les caractéristiques techniques, architecturales et économiques de cet habitat. Par delà la diversité des constructions, un essai de classement par catégories homogènes d'habitation a été tenté. Il est alors possible d'imaginer des schémas de réhabilitation-type. Ce compte rendu fait le point des recherches lancées par le Plan Construction depuis 1976 sur une typologie de l'habitat ancien.

    Typologie de l'habitat ancien 1850-1948, Actes de colloques, Edition Plan Construction, 1979.

    MOTS CLÉS : Edition Plan Construction | Actes de colloques | Architecture | Construction | Construction | Habitat | Typologie | Urbanisme | Ancien | Réhabilitation | Rénovation | Patrimoine | France |

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    Précis de bâtiment - Conception, mis en oeuvre, normalisation, Denis Didier Michel Le Brazidec Patrick Nataf Joël Thiesset

    Cet ouvrage de référence « Précis du Bâtiment », de la collection des Précis AFNOR-Nathan, rassemble l'essentiel des normes, règles de calcul et règles de l'art les plus récentes relatives au gros œuvre, aux principaux corps d'état secondaires du bâtiment ainsi qu'à certains domaines ayant trait aux travaux publics. Cet ouvrage a été rédigé par une équipe d'auteurs qui a eu l'ambition de donner un accès clair et synthétique au savoir scientifique et technologique de leur domaine. Outil indispensable pendant les études et tout au long de la vie professionnelle, c'est un ouvrage de référence grâce à son contenu scientifique (structures des matériaux, élaboration, durée de vie,… ) technologique (calculs, éléments de structures, essais, techniques de réalisations, conception, ..) et normatif. Il s'adresse aussi bien aux élèves, aux étudiants, aux enseignants des classes de BTS, DUT, Bachelors, licences, diplômes d'ingénieur ou d'architecte…qu'aux praticiens, concepteurs, ingénieurs ou techniciens pour les aider au calcul, au dessin, au choix de matériaux ou de techniques de construction au cours d'un projet. Dans cette nouvelle édition, tout le contenu a été actualisé et toutes les références normatives sont à jour des normes en vigueur. Les normes telle que la transition entre RT2012 et RT2020 sont prises en compte et les thèmes tels que l'analyse du cycle de vie (AVEC) d'un bâtiment et les isolants bio-sourcés sont abordés. Chaque chapitre associe les aspects normatifs, règlementaires et conventionnels liés à l'emploi des matériaux usuels, des procédés technologiques et des techniques de mise en œuvre. On retrouve également un équilibre entre la présentation complète d'une technique ou d'une technologie, l'accès rapide à des informations d'usage quotidien et la référence systématique à la normalisation la plus récente. En complément de l'ouvrage acheté, un accès en ligne au texte intégral de 5 normes phare ainsi qu'à une bibliographie normative est proposé.

    Précis de bâtiment - Conception, mis en oeuvre, normalisation, Denis Didier Michel Le Brazidec Patrick Nataf Joël Thiesset, Editions Nathan, mai 2012.

    MOTS CLÉS : Editions Nathan | Denis Didier | Michel Le Brazidec | Patrick Nataf | Joël Thiesset | Architecture | Bâtiment | Normes | Construction | Technique | Ingénierie | Structure | Environnement |

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    L'imaginaire colonial au cinéma: Qu'est-ce qu'un film colonial ?, Alain Brossat

    Dans les anciennes puissances coloniales et impériales du Nord global, les gouvernants comme les gouvernés ont durablement autant que massivement la mémoire qui flanche dès lors qu’il s’agit de faire face à l’héritage de la colonisation et aux bilans de celle-ci, notamment dans sa partie la plus violente. Le cinéma est le parfait témoin de cette condition mémorielle : un fil colonial et impérial le parcourt depuis ses origines (Les actualités Lumière et Pathé), dès les années 1930, le film colonial y prospère comme un genre à part entière – tout en faisant l’objet d’un déni massif, en demeurant privé de son nom, vendu au public populaire en contrebande comme film d’aventures exotiques, drame militaire, film d’action, tragédie romantique... Cet essai s’attache à montrer que le film colonial existe comme genre spécifique, doté de ses caractéristiques propres, ses invariants, ses stéréotypes, ses ritournelles, aussi bien dans les cinématographies ouest-européennes que dans le monde enchanté d’Hollywood. C’est un cinéma totalement émancipé des faits et réalités de la colonisation réelle, constamment appliqué à la transfigurer au point d’en faire un monde de enchanté, un monde à rêver – une pure fantasmagorie. Cette métamorphose du monde colonial apparaît particulièrement litigieuse lorsque sont en question les violences coloniales, les massacres coloniaux – ici, l’usine à rêves qu’est censé être le cinéma se transforme en fabrique du mensonge historique. Les crimes de la colonisation reviennent méconnaissables vers le public populaire friand de ces films peuplés d’espèces sauvages et de paysages exotiques, théâtre d’aventures torrides : la civilisation blanche poursuit son inexorable marche en avant, le fusil à répétition à la main. Le film colonial, c’est le terrain d’aventure de l’imaginaire de l’homme blanc allégé du souvenir des méfait et des crimes de la colonisation. Alain Brossat, essayiste, a longtemps enseigné la philosophie, en France et à l'étranger, dernier ouvrage paru : Un peuple debout - La Palestine en lutte contre la colonisation israélienne, L'Harmattan, 2024.

    L'imaginaire colonial au cinéma: Qu'est-ce qu'un film colonial ?, Alain Brossat, Editions Etérotopia, mars 2025.

    MOTS CLÉS : Editions Etérotopia | Alain Brossat | Smala | Colonialisme | Anti colonialisme | Art | Cinéma | Exotisme | Mémoires | Propagande | Critique | Philosophie | Politique |

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    Afrocritique: Essai sur l'infrapolitique des luttes noires, Aymar Nyenyezi Bisoka

    Ce livre étudie les luttes de groupes de Noirs qui se battent pour leur dignité. Il examine le rôle déterminant joué par ces femmes et ces hommes noirs qui prennent soin des combattants, des blessés mais aussi des morts. Dans certaines situations, cette prise en charge de vies précaires et des corps sans vie peut produire des effets pervers : l’affolement, le chaos, voire l’extermination. Cependant, dans d’autres circonstances, elle peut sauver des vies, induire les bases d’une réorganisation de l’existence noire et contenir, par conséquent, les fragments d’un monde autre à venir pour lequel se battent ces subalternes. L’un des principaux facteurs de réorganisation de la vie, qui ressort de ces actes de soin, est la prise en charge de vies humaines, indépendamment de toute allusion au droit moderne et à l’appartenance sociopolitique. Comme si, prendre en charge véritablement la vie noire impliquait nécessairement la destruction de l’idée même de communauté politique au sens euro-occidental du terme. L’ouvrage propose de lier cet appel en faveur de la destruction de la communauté politique fondée sur le droit moderne, à l’appel à la destruction du monde blanc qui a marqué le long tournant induit par des Noirs d’Afrique et de ses diasporas, dans les pensées critiques du début du siècle dernier. C’est précisément dans cet appel que ce livre situe l’infrapolitique des luttes noires. L’ouvrage se construit autour de ce projet, en rassemblant sous le vocable de tradition afrocritique un certain nombre de travaux d’auteurs d’Afrique et de ses diasporas qui, depuis un siècle, se sont intéressés aux relations entre modernité euro-occidentale, violence raciale et dignité noire dans le monde colonial et postcolonial. Aymar Nyenyezi Bisoka est professeur à l’Université de Mons, en Belgique. Docteur en sciences politiques et sociales, il travaille sur les dynamiques de pouvoir et de résistance, avec des recherches approfondies en Afrique des Grands Lacs. Il possède une expertise considérable en coopération internationale et mouvement associatifs. Ses travaux actuels se concentrent sur l’élargissement de la tradition afrocritique dans les sciences sociales, en s’appuyant sur divers terrains en Afrique, en Europe et au Canada.

    Afrocritique: Essai sur l'infrapolitique des luttes noires, Aymar Nyenyezi Bisoka, Editions ETEROTOPIA, février 2025.

    MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Aymar Nyenyezi Bisoka | Afrocritique | Philosophie | Sociologie | Antiracisme | Racisme | Dignité | Infrapolitique | Politique | Colonialisme | Diaspora | Afrique |

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    L’oeil hanté: L'art en alerte 1919-1983, Lucia Sagradini Anne Querrien

    Considérer la puissance des images tout en cherchant à échapper à leur pouvoir, à l’asservissement tant de l’image que de celui ou de celle qui regarde. Toujours chercher, alerte, la dimension subversive des images. Tel est le sujet de cet essai. Regarder implique l’action de saisir l’image et de sortir de la passivité et de la contemplation, mêlant nos histoires, savoirs, et mêmes nos ignorances, pour donner un sens. Dans un monde où les modes virtuels construisent et appuient les fantasmagories du capitalisme, et où les images, leurs flux, participent activement à accroître la passivité des êtres, l’atonie, la peur et l’aliénation, la possibilité de comprendre que le regard est une action politique devient essentielle. Le regard comme une puissance agissante – premier pas vers l’émancipation. L’attachement de Walter Benjamin aux images et à leur saisissement, dans une période de basculement, en dit long sur la vivacité du danger. Walter Benjamin pense que les images dialectiques renferment des expériences de liberté actualisables. Ces images reposent sur des formes venues du passé. L’espace du regard est bien celui d’une lutte politique. L’ordre du monde et la capacité de le bouleverser se tiennent « telles la fleur et l’ortie sur la même prairie… » comme le disait Victor Klemperer. Dans le passé se tiennent les sources et ressources de nos gestes futurs. L’œil hanté porte cette dimension de futur antérieur. Lucia Sagradini est Docteur en sociologie de l’art et de la culture, professeure d’histoire de l’art et de théorie à l’ESAD des Pyrénées depuis 2017. Rédactrice en chef de Variations – revue internationale de théorie critique, elle poursuit un travail de longue haleine en différentes directions : écriture d’articles sur des pratiques artistiques actuelles, et sur les enjeux conceptuels contemporains ; réalisation d’Icônes pour Multitudes ; présentations d’expositions ou de catalogues ; traductions vers différentes langues : Martha Rosler, Gerd Arntz, John Holloway, Gregorio F. Baremblitt etc..

    L’oeil hanté: L'art en alerte 1919-1983, Lucia Sagradini Anne Querrien, Editions ETEROTOPIA, mars 2025.

    MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Lucia Sagradini | Philosophie | Historique | Politique | Sociologie | Avantgarde | Surréalisme | Symbolisme | Émancipation |

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    CIRCULATIONS INTERNATIONALES EN EUROPE : années 1680-années 1780., Pierre-Yves Beaurepaire Pierrick Pourchasse

    Dans l'historiographie traditionnelle des années 1680-1780, la communication est nécessairement européenne, transfrontalière, car la République des Lettres comme l'Europe des Lumières vont de soi. Quant au "Parfait négociant ", il serait par essence cosmopolite. En réaction, l'étude des circulations interroge la matérialité des échanges et des " processus de communication". Elle prête une attention toute particulière aux infrastructures (routes, réseaux postaux, vecteurs d'information et de communication), à l'environnement des échanges (relations internationales), à l'espace et aux territoires (cartographie, maillages et réseaux), indissociables de l'étude des acteurs, des objets mobilisés et des institutions concernées. Aux circulations démographiques, commerciales, manufacturières, aux mobilités des négociants, des migrants, des diasporas, s'associent des circulations internationales artistiques, culturelles, diplomatiques, philosophiques, politiques, religieuses, savantes, techniques, qui mobilisent l'espace européen à des degrés et rayons variables. C'est dans cette perspective que le collectif de trente-sept spécialistes français et étrangers réuni par Pierre-Yves Beaurepaire et Pierrick Pourchasse a travaillé, avec le souci de faire le point sur les dernières recherches en cours et d'articuler des domaines d'investigation qui souvent s'ignorent. Pierre-Yves Beaurepaire est professeur d'histoire moderne à l'université de Nice-Sophia Antipolis, membre de l'Institut universitaire de France. Il coordonne le programme ANR "Circulations, Territoires et Réseaux en Europe de l'Âge classique aux lumières" (CITERE). Pierrick-Yves Beaurepaire est professeur d'histoire moderne à l'université de Bretagne-Occidentale. Il est spécialiste d'histoire maritime, des réseaux négociants et de la Scandinavie moderne.

    CIRCULATIONS INTERNATIONALES EN EUROPE : années 1680-années 1780., Pierre-Yves Beaurepaire Pierrick Pourchasse, Editions PU RENNES, décembre 2010.

    MOTS CLÉS : Editions PU RENNES | Pierre-Yves Beaurepaire | Pierrick Pourchasse | Smala | Histoire | Migration | Immigration | Démographie | Anthropologie | Europe | Territoire | Infrastructure | Commercial |

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    Contre la résilience: A Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault

    Funeste chimère promue au rang de technique thérapeutique face aux désastres en cours et à venir, la résilience érige leurs victimes en cogestionnaires de la dévastation. Ses prescripteurs en appellent même à une catastrophe dont les dégâts nourrissent notre aptitude à les dépasser. C’est pourquoi, désormais, dernier obstacle à l’accommodation intégrale, l’«?élément humain?» encombre. Tout concourt à le transformer en une matière malléable, capable de «?rebondir?» à chaque embûche, de faire de sa destruction une source de reconstruction et de son malheur l’origine de son bonheur, l’assujettissant ainsi à sa condition de survivant. À la fois idéologie de l’adaptation et technologie du consentement à la réalité existante, aussi désastreuse soit-elle, la résilience constitue l’une des nombreuses impostures solutionnistes à la critique de laquelle cet essai, fruit d’un travail théorique et d’une enquête approfondie menés durant les dix années qui ont suivi l’accident nucléaire de Fukushima, entend prendre part. La résilience est despotique car elle contribue à la falsification du monde en se nourrissant d’une ignorance organisée. Elle prétend faire de la perte une voie vers de nouvelles formes de vies insufflées par la raison catastrophique. Elle relève d’un mode de gouvernement par la peur de la peur, exhortant à faire du malheur un mérite. Autant d’impasses et de dangers appelant à être, partout et toujours, intraitablement contre elle.

    Contre la résilience: A Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault, Editions L'Echappée, mars 2021.

    MOTS CLÉS : Editions L'Echappée | Thierry Ribault | Cinéma sur les ruines du futur | Résilience | Politique | Sociologie | Idéologie | Gouvernement | Etude | Catastrophe | Fukushima | Japon | Nucléaire |

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    Roms de France, Roms en France : le peuple du voyage, Jean-Pierre Dacheux Bernard Delemotte

    Population méconnue, la plus nombreuse des minorités culturelles, présente en Europe depuis des siècles, les Roms comptent plus de dix millions de personnes. Ils ont subi partout l exclusion et les persécutions : l esclavage en Roumanie du XIVe au XIXe siècle, l extermination dans les camps nazis... Peuple à l identité multiple, son unité se trouve dans son histoire, sa langue et son appartenance à une « nation sans territoire ». Ce guide propose des repères pour permettre, en France, d aider les Roms à sortir d une marginalité en laquelle, quoi qu on dise, ils ne se complaisent pas. Les Roms ont leur place parmi nous, selon les textes internationaux que notre pays a approuvés. La réalité sociale, moins évidente, à laquelle les responsables locaux se trouvent nécessairement confrontés, exige d être abordée avec courage et compétence.

    Roms de France, Roms en France : le peuple du voyage, Jean-Pierre Dacheux Bernard Delemotte, Editions Le Passager Clandestin, septembre 2010.

    MOTS CLÉS : Editions Le Passager Clandestin | Jean-Pierre Dacheux | Bernard Delemotte | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Arts | Architecture | Urbanisme | Activisme | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Politique | Sociologie | Histoire |

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    Le néonomadisme - Mobilités - Partage - Transformations identitaires et urbaines, Yasmine Abbas

    La mobilité d’aujourd’hui se conjugue au pluriel. À la fois physique, numérique et mentale, elle induit une condition nouvelle, une forme de nomadisme parfois imposé, souvent voulu, parfois jusqu’au-boutiste, pas toujours bien vécu. Ce néo-nomadisme donne naissance à des modes de vie autrefois atypiques qui, désormais, se généralisent. Il apporte aussi un état d’esprit générant transgressions et situations inédites, qui nous amènent à nous interroger sur ses conséquences profondes. Quels sont les nouveaux liens qui se tissent entre les personnes, les objets, les données et les lieux ? Quel est l’impact de ces mutations sur l’identité des individus, autant connectés qu’isolés, sur les territoires et les espaces ? Dans un contexte néo-nomade, les technologies de l’information sont-elles libératrices ou aliénantes ? Que deviennent le rôle de l’urbaniste et celui de l’architecte, confrontés à une instabilité qui oblige à redéfinir les contours de la ville et son accessibilité ? Comment ces transformations peuvent-elles s’inscrire dans une dynamique de durabilité, au plan environnemental, économique et social ? Cet essai critique porte un regard sans concession sur les transformations issues de ces nouvelles mobilités, et fournit les clés pour en comprendre les risques et mieux les appréhender. Yasmine Abbas est architecte DPLG, titulaire d’un master au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et d’un doctorat à la Harvard University Graduate School of Design. Hybride et néo-nomade, elle a vécu, étudié et travaillé au Maroc, en France, aux États-Unis, au Danemark et aux Émirats arabes unis, dans des domaines aussi variés que l’architecture, l’ethnographie commerciale ou le développement durable.

    Le néonomadisme - Mobilités - Partage - Transformations identitaires et urbaines, Yasmine Abbas, Editions FYP, septembre 2011.

    MOTS CLÉS : Editions FYP | Yasmine Abbas | Makhnovtchina | Nomadisme | Néo-nomadisme | Nomades | Habitat | Travail | Télé-travail | Voyage | Sociale | Urbanisme | Civilisation |

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    Le Marketing du cinéma, Jean-François Camilleri Xavier Albert

    Chaque année, plus de 600 films sortent dans les salles de cinéma. Pour permettre à chaque œuvre de rencontrer le public le plus large possible, il est nécessaire d'élaborer une stratégie de communication spécifique. Le Marketing du cinéma explique dans le détail, chiffres à l'appui, le travail réalisé par le distributeur et ses équipes pour l'élaboration d'une sortie réussie : - Comment définir la cible potentielle du film ? Et comment adapter la communication à cette cible ? - Comment organiser le travail sur la création : titre, affiche, film-annonce, contenus on line, messages divers, etc. - Les choix à faire sur l'achat d'espaces, sur les opérations de promotion et les partenaires. - Quelle collaboration avec les artistes pour la tournée province, leur présence sur les plateaux télé.... - La relation avec la salle, le nombre de copies à mettre en place. - Comment utiliser le marketing digital : le rôle des blogueurs et des influenceurs ? Quels réseaux sociaux privilégier ?

    Le Marketing du cinéma, Jean-François Camilleri Xavier Albert, Editions Dixit, 2015.

    MOTS CLÉS : Editions Dixit | Jean-François Camilleri | Xavier Albert | Cinéma & Audiovisuel | Marketing | Production |

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    La Revue Documentaires n°31 – Films, textes, textures, Lucile Combreau, Lucie Leszez, Mariya Nikiforova

    Comment les films, lorsqu'ils abritent des histoires, des poèmes ou des essais, engagent-ils des techniques, des expérimentations et des écritures cinématographiques singulières ? Comment, selon la manière dont un texte prend forme dans un film, un rapport au langage, aux images et au réel est-il sans cesse réinventé et questionné ? Les articles réunis dans ce numéro – essais poétiques ou théoriques de cinéastes, de chercheurs et de chercheures– interrogent les écarts, les jeux qui surviennent lorsque les signes imprimés se métamorphosent en images, et vice-versa. Les textes circulent, s’échangent, de main en main, de films en livres, de livres en films, gestes au cours desquels les grains de la voix et du papier imprègnent la texture visuelle et sonore des films. Les films qui confrontent cette double présence des textes et des images, le plus souvent fabriqués de manière artisanale, explorent les possibilités, les limites et les matérialités du langage, au cœur des pratiques et des supports cinématographiques, inventant ainsi des formes documentaires singulières.

    La Revue Documentaires n°31 – Films, textes, textures, Lucile Combreau, Lucie Leszez, Mariya Nikiforova, Editions La Revue Documentaires, Juillet 2021.

    MOTS CLÉS : Editions La Revue Documentaires | La Revue Documentaires | Cinéma & Audiovisuel | Etudes | Texte | Littérature | Documentaire |

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    Planète B, Gwenola Wagon

    B dirige une société du numérique appelée « A ». A est en passe d’acquérir le monopole de la vente à l’échelle planétaire. Elle est, en quelque sorte, une société totale. Parallèlement à son activité de vente, A ravive les fantaisies de la Nasa des années 1970 : construire des colonies et des hangars dans l’espace. Et B se voit en pilote de l’Enterprise, le vaisseau spatial de la série Star Trek. Pourquoi la plus grande multinationale du numérique, qui a la mainmise sur tant de produits, fomente-t-elle secrètement un immense plan d’évasion vers l’espace ? A instaure une infrastructure logistique d’une efficience quasi-surnaturelle qui transforme radicalement notre rapport au monde. En réalité, il n’est pas question de B comme individu, ni d’une société dont le nom est la première lettre de l’alphabet. Ni de Jeff Bezos, ni d’Amazon. B n’est personne en particulier. A est un symptôme. Planète B est un essai qui opère des recoupements et invente des métaphores afin d’appréhender un monstre en pleine expansion. Il raconte la « planète B », cet hypermarché-monde engendré par la basse résolution et la vitesse de propagation de l’information appliquées à toute chose. À la manière d’un exutoire, Gwenola Wagon sonde avec sérieux et humour une logique qui, par son échelle délirante, nous échappe. Gwenola Wagon est artiste et enseigne à l’université Paris 8 à Saint-Denis. Son travail imagine des alternatives et des récits paradoxaux pour déconstruire le monde numérique contemporain. Elle a réalisé des films et des installations pour des festivals et des expositions en France et à l’étranger. Elle a également publié Psychanalyse de l’aéroport international avec Stéphane Degoutin aux éditions 369.

    Planète B, Gwenola Wagon, Editions 369, août 2022.

    MOTS CLÉS : Editions 369 | Gwenola Wagon | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Capitalisme | Libéralisme |

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    Hôtel des voyageurs, Sébastien Doubinsky

    Changer de vie Regarder de tous les côtés Avant de traverser la rue Fermer les yeux Et puis courir Novembre, à Paris. Ville fantôme. Les ombres du passé planent sur Cécile Klein, professeure d’anglais. Déboussolée, elle part à la dérive et sa vie semble avoir perdu tout son sens. Quand elle tombe sur une annonce, « Recherche réceptionniste de jour », sur la vitre de l’Hôtel des Voyageurs, les néons de l’enseigne lui apparaissent comme une lueur dans la nuit. Elle change d’apparence et s’éloigne de tout. Cécile part en quête de liberté. Les destinées se croisent, les mots et les souvenirs se répondent. La volonté va-t-elle choisir la vie ? Avec Hôtel des Voyageurs, Sébastien Doubinsky signe un roman d'une grâce douloureuse, et une intense réflexion sur la mémoire, la confiance et la liberté. Dans la lignée de Mira Ceti, publié chez Abstractions, l’auteur compose un subtil portrait de femme, aux reflets poétiques et mélancoliques. Sébastien Doubinsky est un écrivain, poète, éditeur et traducteur bilingue qui s’est imposé comme l’une des voix les plus singulières de la littérature française. Traduit en plusieurs langues, il vit à Aarhus, au Danemark, où il enseigne dans le département de Français à l’université. Il est l’auteur de nombreux romans, recueils poétiques et essais en anglais et en français. Parmi eux : La Trilogie babylonienne, Quién es ?, Missing Signal et The Horror.

    Hôtel des voyageurs, Sébastien Doubinsky, Editions Abstractions, 2025.

    MOTS CLÉS : Editions Abstractions | Sébastien Doubinsky | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Portrait | Urbain | Voyage |

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    Apocalypse show, quand l'Amérique s'effondre, Anne-Lise Melquiond

    Zombies, extraterrestres, holocauste nucléaire, robots androïdes, disparitions mystérieuses et virus exterminateurs sont révélateurs de la grande peur des États-Unis : la chute de la nation. Les catastrophes et le « monde d’après » hantent les séries télévisées américaines, surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001. The Walking Dead, Battlestar Galactica, The Leftovers, The 100 : ces versions du cataclysme, ces mises en scène de la survie rejouent, chacune à leur façon, l’Histoire américaine, sa violence, ses ruptures, ses conquêtes et ses frontières, et lui offrent une catharsis. En banalisant les images de la catastrophe, les séries post-apocalyptiques habituent les gens au spectacle du « pire », sans pour autant les confronter aux menaces réelles que connaît la Terre aujourd’hui, du réchauffement climatique aux désastres industriels. Car comme le démontre Apocalypse Show, quand l’Amérique s’effondre, les États-Unis préfèrent imaginer la fin du monde plutôt qu’envisager la fin du capitalisme. Anne-Lise Melquiond est l’autrice d’une thèse intitulée « Apocalypse et fin du monde dans les séries télévisées américaines ». Elle enseigne l’histoire et la géographie. Apocalypse show, quand l’Amérique s’effondre est son premier essai.

    Apocalypse show, quand l'Amérique s'effondre, Anne-Lise Melquiond, Editions Playlist Society, septembre 2021.

    MOTS CLÉS : Editions Playlist Society | Anne-Lise Melquiond | Cinéma sur les ruines du futur | Etats-Unis | Amérique | Apocalypse | Science-Fiction | Etude sur la Science-Fiction |

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    Urbanisme et inégalités : La ville des riches et la ville des pauvres, Bernardo Secchi

    Le creusement des inégalités sociales est un des défis majeurs du 21e siècle. En saisir les causes réclame toutefois de dépasser la seule grille d analyse économique et d appréhender ce creusement dans le lieu de son inscription la plus concrète, la ville. Considérée depuis tout temps comme l espace de l intégration sociale et culturelle, la ville a également été, tout au long de son histoire, le théâtre de stratégies de distinction de plus en plus complexes. Les gates communities cernées de favelas, pour extrême que soit cet exemple, en sont la matérialisation actuelle la plus significative. Influencées par la double rhétorique de la sécurité et de la différence et guidées par le marché et sa rationalité unilatérale, les stratégies de distinction contemporaines impriment leurs marques au c ur de l espace urbain : de sociales, les inégalités deviennent spatiales, et toutes deux, se renforçant mutuellement, favorisent des régimes de ségrégation territoriale dévastateurs. Les urbanistes portent, selon Bernardo Secchi, de lourdes responsabilités quant à cette dérive. Il livre dans cet ouvrage une réflexion lucide et claire sur l histoire et les mutations récentes de la ville et avance des solutions pour faire face à ce qu il nomme la « nouvelle question urbaine ». Il plaide pour une ville poreuse, perméable et accessible. Son projet se veut ambitieux : il doit tenir compte des qualités des villes qui nous ont précédés et donner forme à une nouvelle conception du collectif. Traduit de l'italien par Marc Logoz

    Urbanisme et inégalités : La ville des riches et la ville des pauvres, Bernardo Secchi, Editions MétisPresses, Collection vuesDensembleEssais, Décembre 2014.

    MOTS CLÉS : Editions MétisPresses | Bernardo Secchi | Cinéma sur les ruines du futur | Ville | Urbanisation | Urbanisme | Capitalisme | Sociale |

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    Face à l'effondrement, militer à l'ombre des catastrophes, Luc Semal

    Un vent de catastrophisme souffle aujourd'hui sur les mobilisations écologistes, et notamment sur sa jeunesse. Parce que nous n'avons pas su nous adapter, l'effondrement à moyen terme de nos sociétés s'est transformé en quasi-certitude. La perspective catastrophiste est loin d'être anodine. Elle fait partie intégrante des théories et des mobilisations écologistes depuis un demi-siècle. Et loin de déboucher nécessairement sur une rhétorique sacrificielle, elle peut constituer un aiguillon démocratique pour aider un collectif à réagencer ses théories, ses pratiques et ses projets politiques dans un sens plus compatible avec la réalité du contexte écologique et matériel qui s'annonce. Elle pourrait enfin permettre aux démocraties modernes de se réinventer par la formulation d'un projet qui, sans renoncer aux idéaux de liberté et d'égalité, prendrait en revanche ses distances avec son imaginaire trop continuiste, dans une forme - à ce jour inexistante - de démocratie post-pétrole et post-croissance.

    Face à l'effondrement, militer à l'ombre des catastrophes, Luc Semal, Editions puf, mars 2019.

    MOTS CLÉS : Editions puf | Luc Semal | Cinéma sur les ruines du futur | Écologie | Politique | Biodiversité | Luttes sociales | Ruines |

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    Obsolescence des ruines, Bruce Bégout

    Nous sommes entrés dans le troisième âge des ruines. Après les ruines anciennes et les ruines modernes, nos territoires se couvrent à présent de ruines instantanées, de ruines si immédiates et si totales qu’elles ne sont plus à proprement parler des ruines, mais des tas de décombres. L’obsolescence programmée des nouveaux édifices, conçus non pour durer mais pour se dégrader rapidement, inaugurerait-elle une civilisation des gravats? Dans cet essai aussi passionnant que fouillé, Bruce Bégout nous propose une radiographie de cette nouvelle production architecturale. A travers l’analyse des oeuvres de Tocqueville, Riegl, Smithson, Koolhaas, Arendt, et quelques autres, il interroge le nouveau visage du monde: un monde sans ruines.

    Obsolescence des ruines, Bruce Bégout, Editions inculte, 2022.

    MOTS CLÉS : Bruce Bégout | Editions inculte | Cinéma sur les ruines du futur | Ruines | Civilisation | Territoire | Architecture | |

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    Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard

    Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe – ourod en est un – les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie: au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques – vivants ou en bocaux – côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore: le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. À l’heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à «l’homme nouveau» et à la «femme de demain»? Pour répondre à cette question, l’auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui.

    Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard, Editions La Baconnière, 2020, 302p.

    MOTS CLÉS : Russie | Annick Morard | espace Russophone | ex URSS | culture soviétique | Monstres | espace post-soviétique | société russe | La Baconnière | Eastern |

  • AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

    Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Jeudi 30 Janvier 2020 de
    Annick Morard, à Echelle Inconnue, Ourod autopsie culturelle des monstres en Russie


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    L’Archipel des savants : histoire des anciennes villes d’élite du complexe scientifique soviétique, Kevin Limonier

    Révélé par Soljenitsyne en 1973, le Goulag n’était pas le seul archipel créé par le pouvoir soviétique. Un autre système d’îlots urbains s’est développé dès les années 1950, afin de produire les instruments de la puissance soviétique. Longtemps « invisibles », ces villes fermées, voire non cartographiées, ont produit durant la guerre froide le nec plus ultra scientifique et militaire nécessaire à la compétition technologique est-ouest : essais atomiques, réacteurs nucléaires, accélérateurs de particules, ordinateurs, modules spatiaux. Un siècle après la Révolution d'Octobre 1917, l'essai de Kevin Limonier s'applique à décrire les mutations de Baïkonour, Obninsk, Doubna ou Akademgorodok, depuis l’URSS de Khrouchtchev jusqu’à la Russie de Vladimir Poutine.

    L’Archipel des savants : histoire des anciennes villes d’élite du complexe scientifique soviétique, Kevin Limonier, Editions B2, 2018, 96p.

    MOTS CLÉS : Russie | Kevin Limonier | Cyberespace Russophone | sciences et technologies en ex URSS | cartographie | Editions B2 | Eastern |

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    Le massacre de Thiaroye, Armelle Mabon

    1er décembre 1944, camp de Thiaroye, en périphérie de Dakar. Des tirailleurs sénégalais, faits prisonniers par les Allemands lors de la guerre et récemment rapatriés, réclament le paiement de leur solde. Un droit qui leur était promis depuis des mois. La réponse est sanglante et d’une violence inouïe : des centaines d’entre eux sont rassemblés sur une esplanade du camp, froidement mitraillés puis jetés dans des fosses communes. Pourtant, dès le lendemain, les autorités coloniales et militaires prétexteront une rébellion armée des tirailleurs et feront état de trente-cinq morts. Entre mensonge d’État et fraude scientifique, l’historienne Armelle Mabon mène depuis dix ans un véritable combat pour réhabiliter ces hommes et les faire reconnaître comme victimes d’un crime d’État. À l’heure des commémorations pour les quatre-vingts ans de ce massacre, ce livre est d’autant plus nécessaire que la France s’obstine à refuser de regarder en face l’héritage raciste de la colonisation.

    Le massacre de Thiaroye, Armelle Mabon, Editions Le Passager clandestin, Collection essais, enquêtes et manifestes, 2024, 160 p.

    MOTS CLÉS : Armelle Mabon | anticolonialisme | guerre | histoire | histoire décoloniale | politique | Le Passager clandestin | Bibliothèque pour le foyer Moïse |

  • AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

    Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Mardi 21 Janvier 2025 de
    Armelle Mabon, au Foyer Moïse, Le massacre de Thiaroye


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    L'Iliade ou Le poème de la force, Simone Weil

    Quelle est-elle cette force «devant quoi la chair des hommes se rétracte»? Paru dans les Cahiers du Sud en 1941, L’Iliade ou le poème de la force participe à la fois de l’essai savant, du traité politique et métaphysique et du texte poétique. En pleine débâcle française, cette réflexion sur la première grande épopée de l’Occident s’adresse à ceux et celles qui ont résisté et résistent encore à la soumission, et nous rappelle que tout vainqueur sera vaincu à son tour s’il s’agenouille devant la force.

    L'Iliade ou Le poème de la force, Simone Weil, Eclat, 2014, 90p.

    MOTS CLÉS : Simone Weil | Connaissance | Politique | Économie | Sciences humaines | Sociologie anthropologie |

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    Contre la résilience. À Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault

    Funeste chimère promue au rang de technique thérapeutique face aux désastres en cours et à venir, la résilience érige leurs victimes en cogestionnaires de la dévastation. Ses prescripteurs en appellent même à une catastrophe dont les dégâts nourrissent notre aptitude à les dépasser. C’est pourquoi, désormais, dernier obstacle à l’accommodation intégrale, l’« élément humain » encombre. Tout concourt à le transformer en une matière malléable, capable de « rebondir » à chaque embûche, de faire de sa destruction une source de reconstruction et de son malheur l’origine de son bonheur, l’assujettissant ainsi à sa condition de survivant. À la fois idéologie de l’adaptation et technologie du consentement à la réalité existante, aussi désastreuse soit-elle, la résilience constitue l’une des nombreuses impostures solutionnistes de notre époque. Cet essai, fruit d’un travail théorique et d’une enquête approfondie menés durant les dix années qui ont suivi l’accident nucléaire de Fukushima, entend prendre part à sa critique. La résilience est despotique car elle contribue à la falsification du monde en se nourrissant d’une ignorance organisée. Elle prétend faire de la perte une voie vers de nouvelles formes de vie insufflées par la raison catastrophique. Elle relève d’un mode de gouvernement par la peur de la peur, exhortant à faire du malheur un mérite. Autant d’impasses et de dangers appelant à être, partout et toujours, intraitablement contre elle.

    Contre la résilience. À Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault, L’échappée, 2021, 368 p.

    MOTS CLÉS : Thierry Ribault | Résilience | L’échappée | Économie | Sciences humaines | Sociologie anthropologie |

  • AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

    Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Lundi 27 Février 2023 de
    Thierry Ribault, à Echelle Inconnue, Contre la resilience