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Critique de la société technologique avancée, Herbert Marcuse
La critique de la société technologique avancée est le fil conducteur de tout le développement de la pensée de Marcuse et relie L’Homme unidimensionnel, le texte qui est devenu le manifeste des mouvements de protestation en 1968, aux réflexions publiées dans ce volume. À travers l’essai inédit publié dans ce livre, on peut retracer l’ensemble de l’élaboration de Marcuse sur des thèmes qui sont aujourd’hui d’une grande actualité, tels que les implications sociales de la technologie moderne, la relation entre la technologie et la liberté, le rôle de l’individu dans la société industrielle avancée, et la relation entre les développements de la techno-science et les transformations de la politique. Entre critique sociale et réflexion philosophique, Marcuse se confronte aux grands penseurs du XXème siècle (de Husserl à Heidegger en passant par Sartre) et aux dérangeantes questions, éthiques et sociales, qui sont posées par le développement de la technologie. Herbert Marcuse (1898-1979) était l'un des principaux représentants de l'École de Francfort. Il est né à Berlin et a émigré aux États-Unis en 1937, ou il a enseigné dans plusieurs universités. Parmi ses ouvrages : Éros et civilisation (1955) ; L'Homme unidimensionnel -Essai sur l'idéologie de la société industrielle avancée (1964) ; Vers la libération (1969) ; Contre-révolution et révolte (1972).
Critique de la société technologique avancée, Herbert Marcuse, Editions Eterotopia, 2024.
MOTS CLÉS : Editions Eterotopia | Herbert Marcuse | Philosophie | Théorie | Société | Industrie | Technologie | Technoscience | Critique | Capitalisme | Aliénation | Idéologie | Politique | Liberté | Marxisme | Éthique | Essai |
Ouvrage disponiblePour une architecture des communs : Autoconstruction et espaces collectifs., La Facto
Alors que les crises sociales et écologiques s’intensifient, la création d’espaces communs est aujourd’hui au coeur de nombreux mouvements d’émancipation. Si de nombreuses expérimentations autonomes donnent à penser autrement nos manières d’habiter les territoires, ce livre met en lumière des pratiques d’autoconstruction accompagnées par des professionnel·les jouant avec les cadres réglementaires pour mieux les vivifier, les bousculer ou les détourner. L’enjeu est le suivant : favoriser la construction collective et conviviale d’espaces de subsistance, de sociabilité ou de création, avec celles et ceux qui en auront l’usage. Pour ce faire, nous avons enquêté sur l’expérience de la cuisine de quartier de Récolte Urbaine, construite collectivement à Montreuil, ainsi que sur des initiatives menées par d’autres collectifs afin de répondre aux questions suivantes : Comment les architectes, les artisan·es et les usager·es peuvent-ils·elles travailler de manière cooperative ? Comment repenser ces métiers, le rapport au travail et les modes d’apprentissage ? Quelles marges de manoeuvre peut-on négocier avec les réglementations ? Comment organiser un chantier collectif ? Comment faire perdurer ces espaces autogérés ? Les éclairages théoriques et les conseils pratiques que nous proposons émanent chaque fois d’expériences de terrain. En encourageant les collectifs qui envisagent de se lancer dans ces chantiers, en éclairant de jeunes constructeur.ices et architectes en recherche d'alternatives, voire en inspirant des collectivités territoriales, l'ambition de ce livre est de faciliter l'émergence de communs autoconstruits de manière joyeuse et conviviale. Ce livre est le fruit de réflexions collectives menées au sein de La Facto par Ariane Cohin, Aline Laporterie et Perrine Philippe. Celle-ci a écrit et illustré la majeure partie de l'ouvrage. La Facto est une association d'architecture participative, sociale et écologique. Elle accompagne des collectifs dans leurs projets de construction et de création de communs, et même en parallèle un travail de recherche sur ces mêmes problématiques.
Pour une architecture des communs : Autoconstruction et espaces collectifs., La Facto, Editions Eterotopia, 2023.
MOTS CLÉS : Editions Eterotopia | La Facto | Architecture | Urbanisme | Communs | Autoconstruction | Écologie | Sociale | Habitat | Coopération | Citoyenneté | Économie | Innovation | Essai |
Ouvrage disponibleDésir et révolution, Félix Guattari
Pouvoir et répression, eurocommunisme, crise du modèle léniniste, fonction de la classe ouvrière, agencements collectifs révolutionnaires et critique de la notion du sujet révolutionnaire, nomadisme du désir et circulation internationale des luttes, révolution machinique et révolution moléculaire, schizophrénie et schizo-analyse, critique de la psychanalyse et théorie de la pulsion de mort, valeurs d’usage et valeurs de désir, micro-fascisme quotidien, nouveau militantisme et libération, processus révolutionnaire et auto-organisation du désir, dépassement de la figure de l’intellectuel. Il apparaît donc nécessaire de retracer les agencements matériels, subjectifs, sociaux capables de créer les conditions par lesquelles le désir, concept central dans toute l’oeuvre de Félix Guattari, ne cesse de communiquer et de réinventer le champ social. Dans ces deux entretiens, réalisés, pour le premier (inédit en France) en 1977, et pour le deuxième en 1992, Félix Guattari aborde les problèmes essentiels de la construction d’une pratique et d’un discours révolutionnaires ici et maintenant, en se confrontant à la contradiction et à la richesse des processus de transformation en cours. Félix Guattari (1930-1992), psychanaliste et philosophe, a travaillé pendant quarante ans à la clinique psychiatrique d'avant-garde de La Borde révolutionnant la manière de penser et de pratiquer l'inconscient. Toujours engagé dans les luttes politiques d'émancipation et parmi les premiers artisans d'une écologie politique radicale, il reste un penseur à explorer pour la finesse , la profondeur et l'actualité de ses analyses. Parmi ses ouvrages les plus importants citons L'Anti-Oedipe. Capitalisme et schizophrénie, avec Gilles Deleuze (1972) ; Mille Plateaux. Capitalisme et schizophrénie 2, avec Gilles Deleuze (1980) ; Qu'est-ce que la philosophie ?, avec Gilles Deleuze (1991), ainsi que La Révolution moléculaire (1977), L'inconscient machinique (1979) et Les Trois écologies (1989).
Désir et révolution, Félix Guattari, Editions Eterotopia, 2024.
MOTS CLÉS : Editions Eterotopia | Félix Guattari | Philosophie | Politique | Psychanalyse | Théorie | Marxisme | Capitalisme | Révolution | Désir | Luttes | sociales | Anti-fascisme | Essai |
Ouvrage disponibleLa Zone: Une histoire alternative de Paris, Justinien Tribillon
Paris jouit d’une aura planétaire. Elle est partout synonyme de beauté, d’élégance, de culture et de romantisme. Décrite par les auteurs les plus talentueux, représentée par les plus grands peintres, capturée par les photographes les plus cotés, elle existe à travers des millions d’images et de reproductions à travers le monde. Or, ce dont on a beaucoup moins conscience, c’est que la périphérie de Paris est elle aussi un espace mythique bien que plus lointain, moins tangible que le Paris des cartes postales. La banlieue subsiste dans une espèce de flou artistique et est associée à des clichés le plus souvent négatifs qui incluent généralement les grandes tours d’immeubles modernistes, des scènes de violence et des voitures incendiées. Cette opposition entre Paris et sa banlieue se cristallise autour d’un espace spécifique : la Zone. Marge frontalière, espace intermédiaire qui sépare les limites extérieures de Paris des limites intérieures de la banlieue, engendrant une démarcation brutale entre le « dedans » et le « dehors ». Paris et sa banlieue sont donc deux espaces mythiques et géographiques mais construits en opposition réciproque. Leurs histoires s’enchevêtrent pour former un amalgame complexe de choix urbanistiques, de politiques sociales, de colonialisme, d’immigration, de décisions administratives, de stratégies de maintien de l’ordre, de peurs et de haines. C’est la construction de cette opposition entre Paris et banlieue à partir de cet espace liminaire que Justinien Tribillon explorera dans ce livre. Ce livre propose une lecture de Paris qui va de l’extérieur vers l’intérieur, à travers une déambulation le long du périphérique parisien, entre le XVIIIe siècle et aujourd’hui. Des ruines aux immeubles de bureaux rutilants, des fantômes de Vincennes au vibrant marché aux puces de Saint-Ouen, des défaites de Napoléon aux archives présidentielles de Charles de Gaulle, nous voilà donc partis pour explorer un espace méconnu de Paris, mais non moins fondamental?: la Zone.
La Zone: Une histoire alternative de Paris, Justinien Tribillon, Editions B42, Juin 2025.
MOTS CLÉS : Editions B42 | Justinien Tribillon | Architecture | Histoire | Urbanisme | Sociologie | Géographie | Banlieue | Zone | Frontières | Immigration | Colonialisme | Culture |
Ouvrage disponibleL'intelligence des villes : Critique d'une transparence sans fin, Tyler Reigeluth
Smartphone, smartcar, smarbuilding, smartlight, smartcooling et même smart dust : tout ce qui nous entoure semble devenir intelligent, smart, jusqu'à la ville de demain, la smart city promue par les ingénieurs et les politiques urbaines. La smart city se présente comme un nouvel espace de vie accessible et régulable en temps réel, totalement saisissable et transparent. Un nouvel espace censé répondre aux enjeux de notre temps, écologiques, sociaux, économiques et politiques. Mais quelle est la part de fantasme dans ces visions post-cybernétiques ? Quels mondes produisent-elles ? Pour qui et pour quoi ? Contre une vision inerte et mystifiante de l'intelligence des villes, en mobilisant Henri Lefebvre, Gilles Simondon mais aussi J.G. Ballard et Italo Calvino, ce livre entend redonner à l'intelligence toute sa dimension matérielle, faire voir de quoi est faite son image de transparence. il se propose de fragmenter et d'épaissir la notion d'intelligence pour défaire un certain discours contemporain sur l'intelligence des villes qui ne semble tenir à rien, ni à la ville ni à ses habitant.es, et s'imposer partout. Tyler Reigeluth est docteur de philosophie de l'Université libre de Bruxelles. Il est maître de conférences à l'Université catholique de Lille au laboratoire ETHICS, au sein de la chaire éthique, Technologies et Humanités. Située au croisement de la philosophie des techniques et des théories sociales critiques, sa recherche porte notamment sur les rapports normatifs entre les apprentissages machine et humain à l'ère de l'intelligence artificielle. Il a coédité De la ville intelligente à la ville intelligible (2019) et coécrit avec Thomas Berns Éthique de la communication et de l'information (2021).
L'intelligence des villes : Critique d'une transparence sans fin, Tyler Reigeluth, Editions météores, Mai 2023.
MOTS CLÉS : Editions météores | Urbanisme | Ville | Technologie | Critique | Sociale | Philosophie | Politique | Sociologie | Numérique | Société | Espace public | Démocratie |
Ouvrage disponibleDécoloniser l'architecture, Mathias Rollot
Vers des architectures écologiques, autochtones, pluriverselles. L’avènement d’une société écologique ne peut passer que par une refonte majeure de nos manières de concevoir et de bâtir. Cependant, les logiques de mise en ordre du monde dont l’architecture a hérité la rendent difficilement conciliable avec une véritable écologie sociale. Que faire alors ? Dans une démonstration à la fois érudite et sensible, Mathias Rollot, chercheur et architecte, nous propose de transformer l’architecture en un outil de résistance aux systèmes de domination en place – sur la nature, les humains, les animaux – afin de réinventer une manière non extractiviste de construire. En faisant dialoguer philosophie, sciences sociales et architecture, l’auteur esquisse les contours d’architectures plurielles, qui appartiendraient réellement aux peuples et aux milieux dans leur diversité : des architectures décoloniales, vivantes, libérées. Architecte, Mathias Rollot est maître de conférences à l'École nationale supérieure d'architecture de Grenoble. Ses recherches mêlent écologies décoloniales et philosophies éthiques, animalistes et environnementales. Il est notamment l'auteur de Qu'est-ce qu'une biorégion ? et Les territoires du vivant (Wildproject, 2021 et 2023).
Décoloniser l'architecture, Mathias Rollot, Editions le passager clandestin, 2024.
MOTS CLÉS : Editions le passager clandestin | Architecture | Urbanisme | Décolonisation | Colonisation | Pouvoir | Critique | Histoire | Géographie | Société | Culture |
Ouvrage disponibleGhettos de riches : Tour du monde des enclaves résidentielles sécurisées, Thierry Paquot
De nouvelles politiques publiques ont vu le jour au sein des villes européennes, devenues en vingt ans de véritables acteurs collectifs porteurs de stratégies de développement économique et de positionnement international. Le renouveau des pratiques d'urbanisme, de planification et de prospective urbaines a été un vecteur essentiel de renaissance de cette capacité d'action politique autour d'un instrument d'action spécifique : le projet. Marseille, Nantes, Venise, Turin, Manchester, toutes ces villes se sont engagées dans de grandes opérations de restructuration urbaine. L'auteur présente ici la genèse, les acteurs, les réalisations et les conséquences tant en termes de régénération physique que de transformations sociales et politiques, en s'intéressant plus particulièrement aux relations entre groupes sociaux et au nouveau rôle des élites urbaines. Comment ces projets ont-ils modifié la gouvernance des villes ? Cette question se trouve au centre de l'ouvrage qui révèle un enjeu nouveau des politiques publiques : la mobilisation de sociétés urbaines devenues pluralistes et la construction d'une capacité d'action collective. Gilles Pinson est maître de conférence à l'Université de Saint-Etienne. Il enseigne également à Sciences Po Paris.
Ghettos de riches : Tour du monde des enclaves résidentielles sécurisées, Thierry Paquot, Editions Perrin, Février 2009.
MOTS CLÉS : Editions Les Presses de Sciences Po | Gilles Pinson | Gouvernance | Politique | Urbanisme | Ville | Développement | Planification | État | Territoire | Services publics | Gouverner |
Ouvrage disponibleGouverner la ville par projet: Urbanisme et gouvernance des villes européennes, Gilles Pinson
De nouvelles politiques publiques ont vu le jour au sein des villes européennes, devenues en vingt ans de véritables acteurs collectifs porteurs de stratégies de développement économique et de positionnement international. Le renouveau des pratiques d'urbanisme, de planification et de prospective urbaines a été un vecteur essentiel de renaissance de cette capacité d'action politique autour d'un instrument d'action spécifique : le projet. Marseille, Nantes, Venise, Turin, Manchester, toutes ces villes se sont engagées dans de grandes opérations de restructuration urbaine. L'auteur présente ici la genèse, les acteurs, les réalisations et les conséquences tant en termes de régénération physique que de transformations sociales et politiques, en s'intéressant plus particulièrement aux relations entre groupes sociaux et au nouveau rôle des élites urbaines. Comment ces projets ont-ils modifié la gouvernance des villes ? Cette question se trouve au centre de l'ouvrage qui révèle un enjeu nouveau des politiques publiques : la mobilisation de sociétés urbaines devenues pluralistes et la construction d'une capacité d'action collective. Gilles Pinson est maître de conférence à l'Université de Saint-Etienne. Il enseigne également à Sciences Po Paris.
Gouverner la ville par projet: Urbanisme et gouvernance des villes européennes, Gilles Pinson, Editions Les Presses de Sciences Po, Février 2009.
MOTS CLÉS : Editions Les Presses de Sciences Po | Gilles Pinson | Gouvernance | Politique | Urbanisme | Ville | Développement | Planification | État | Territoire | Services publics | Gouverner |
Ouvrage disponibleLe capitalisme contre le droit à la ville, David Harvey
Que peut bien vouloir dire "droit à la ville" ? Cette interrogation est indissociable d'une multitude d'autres questions. Quelle ville voulons-nous ? Quel genre de personnes voulons-nous être ? A quelles relations sociales aspirons-nous ? Quelle vie quotidienne trouvons-nous désirable ? Quelles valeurs esthétiques défendons-nous ? Quel rapport à la nature souhaitons-nous promouvoir ? Quelles technologies jugeons-nous appropriées ? Le droit à la ville ne se réduit ainsi pas à un droit d'accès individuel aux ressources incarnées par la ville : c'est un droit à nous changer nous-mêmes en changeant la ville de façon à la rendre plus conforme à nos désirs les plus fondamentaux. C'est aussi un droit plus collectif qu'individuel, puisque, pour changer la ville, il faut nécessairement exercer un pouvoir collectif sur les processus d'urbanisation. Il importe dans cette perspective de décrire et d'analyser la manière dont, au cours de l'histoire, nous avons été façonnés et refaçonnés par un processus d'urbanisation toujours plus effréné et étendu, animé par de puissantes forces sociales et ponctué de violentes phases de restructurations urbaines par "destruction créative", ainsi que par les résistances et les révoltes que ces restructurations suscitaient. On saisira alors toute l'actualité de la thèse d'Henri Lefebvre : le processus urbain étant essentiel à la survie du capitalisme, le droit à la ville, autrement dit le contrôle collectif de l'emploi des surplus dans les processus d'urbanisation, doit devenir l'un des principaux points de focalisation des luttes politiques et de la lutte de classe. David Harvey enseigne l'anthropologie à l'université de New York. Figure majeure de la théorie sociale, il est reconnu comme celui qui a intégré la dimension géographique à l'analyse marxiste du capitalisme. Il est notamment l'auteur de Géographie de la domination et de Géographie et capital. Vers un matérialisme historico-géographique.
Le capitalisme contre le droit à la ville, David Harvey, Editions Amsterdam, Août 2011.
MOTS CLÉS : Editions Amsterdam | David Harvey | Néolibéralisme | Capitalisme | Droit | Ville | Urbanisme | Inégalités | Sociale | Justice | Ségrégation | État | Logement |
Ouvrage disponibleAnarchisme et sciences sociales: Actes du colloque de Lille - mars, Sidonie Verhaeghe
Les sciences sociales n’ont-elles rien à apporter aux anarchistes? ? Peut-être bien, mais on peut mettre à cela plusieurs bémols. Car, dans une société soumise à différents pouvoirs, faire une science de ces pouvoirs, de la manière dont ils s’exercent et des mécanismes sur lesquels ils reposent, peut permettre à la lutte d’être plus efficace. En comprenant comment fonctionnent les institutions, en retraçant leurs origines et en exhumant leurs soubassements cachés, on peut, d’une part, les dénaturaliser et les désacraliser, montrer leur caractère arbitraire, et, d’autre part, donner à celles et ceux qui luttent des outils pour les abattre. De plus, force est de constater que l’incroyance fondamentale dans la sacralité des institutions rassemble anarchistes et scientifiques, les un•es et les autres entendant généralement s’appuyer sur une même conception de la réalité sociale, d’où toute transcendance (religieuse ou non) est absente. Par ailleurs, les anarchistes peuvent avoir un intérêt pour les sciences sociales qui étudient les mécanismes de domination au sein des groupes militants eux-mêmes. En effet, une spécificité des anarchistes, là encore depuis les origines du mouvement, est de considérer que le fait d’être en lutte pour l’émancipation ne prémunit pas contre la reproduction des formes d’oppression à l’intérieur des groupes. La science est alors à double tranchant. D’un côté, elle peut représenter en elle-même un moyen de domination, celui des savants. Et, de l’autre, la science peut aussi jouer un rôle émancipateur au sein de ces groupes, soit parce qu’ils peuvent être des lieux de formation et permettre à tous et toutes d’acquérir des savoirs, soit parce que la connaissance de la « ?micropolitique des groupes? » peut désamorcer les effets de domination qui naissent, même et surtout lorsque les groupes se targuent de ne pas avoir de direction.
Anarchisme et sciences sociales: Actes du colloque de Lille - mars, Sidonie Verhaeghe, Editions Atelier de création libertaire, Mars 2021.
MOTS CLÉS : Editions Atelier de création libertaire | Sidonie Verhaeghe | Anarchisme | Sciences sociales | Politique | Théorie | Politique | Société | Histoire | Sociologie | Radicalisme | Utopie |
Ouvrage disponibleSur les dents: Ce qu'elles disent de nous et de la guerre sociale, Olivier Cyran
Pourquoi persistons-nous à avoir mal aux dents ? Pourquoi sommes-nous si nombreux à souffrir de nos crocs malades, abîmés ou perdus, alors que les soins dentaires sont prétendument gratuits et accessibles à tous ? Que penser d'un système qui incite les dentistes à bâcler les soins " Sécu " et à privilégier les traitements à haute valeur ajoutée ? Comment admettre que le sort d'un organe aussi prodigieusement vital et riche en significations dépende de notre place dans la hiérarchie sociale ? Personne n'ignore l'importance des dents comme outil de mastication, territoire intime et carte de visite tendue aux yeux du monde. Pourtant, les inégalités d'accès aux soins restent abyssales, condamnant des millions de personnes à une vie atrophiée. Il est temps de mettre à nu ce système, sa logique et ses intérêts, et de réclamer quelques comptes. Mû par sa propre peur du dentiste, l'auteur explore un univers familier et méconnu, dont l'actualité ne s'empare que lorsqu'un président persifle les " sans-dents ". Mêlant allègrement l'enquête, le récit, le jeu de pistes et le recueil de témoignages, cette remontée aux sources des inégalités dentaires nous mènera des dentistes orfèvres du néolithique aux arracheurs de dents des centres low cost, de l'inventeur du dentier en porcelaine à l'industrie du sourire hollywoodien. S'y dévoileront les formes de violences sociales dont nos dents sont la cible, des plus brutales au plus sournoises, mais aussi quelques moyens de s'en défendre. Devant la dureté du monde, qui met nos capacités de résistance à rude épreuve, le moment est peut-être venu de reconquérir notre pouvoir de mordre.
Sur les dents: Ce qu'elles disent de nous et de la guerre sociale, Olivier Cyran, Editions La Découverte, Mars 2021.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Olivier Cyran | Inégalités | Sociale | Santé | Discrimination | Pauvreté | Enquête | Système | Société | Violence | Médecine | Critique | Travail |
Ouvrage disponiblePouvoirs urbains : Ville, Politique et Globalisation, Christian Lefèvre Gilles Pinson
Plus de la moitié des habitants de la planète vit désormais dans les villes. L’urbain est devenu le cadre dominant des pratiques et des relations sociales, mais aussi l’écosystème où s’épanouit le capitalisme globalisé. La ville s’est ainsi imposée comme une échelle clé pour comprendre et agir sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de notre temps. Les acteurs urbains, qu’ils soient élus, bureaucrates, acteurs économiques, professionnels de la ville ou chercheurs, s’efforcent de donner sens aux transformations qui travaillent les villes et d’y répondre à coup d’innovations politiques, économiques et sociales. Espace d’innovation, l’urbain est aussi devenu objet de controverses tout à la fois scientifiques et politiques. Cet ouvrage dresse un bilan critique de ces débats en s’attardant sur cinq controverses : l’urbanisation généralisée, les rapports entre milieux urbains et capitalisme, les relations entre les villes et les États, la distribution du pouvoir dans la ville et la démocratie urbaine, la gouvernance des espaces métropolitains. Christian Lefèvre est professeur à l'École d'urbanisme de Paris (université Gustave Eiffel). Chercheur au Laboratoire Techniques, Territoires, Sociétés (LATTS), ses travaux portent sur la gouvernance des métropoles mondiales. Il est notamment l'auteur de Paris, Métropole introuvable, le défi de la globalisation (PUF, 2017). Gilles Pinson est professeur de science politique à Sciences Po Bordeaux, ou il dirige le master "Stratégies et gouvernance métropolitaines". Chercheur au Centre Émile Durkheim et responsable scientifique du Forum urbain de Bordeaux, il est notamment l'auteur de La ville néolibérale (PUF, 2020).
Pouvoirs urbains : Ville, Politique et Globalisation, Christian Lefèvre Gilles Pinson, Editions Armand Colin, 2020.
MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Christian Lefèvre | Gilles Pinson | Ville | Urbanisme | Politique | Capitalisme | Gouvernance | État | Pouvoir | Démocratie | Sociologie | Géographie | Métropole | Environnement |
Ouvrage disponibleLa Ville, Michel Wieviorka Collectif
Plus d'un humain sur deux vit en ville aujourd'hui et, souvent, ceux qui vivent à la campagne adoptent des comportements qui sont ceux des urbains. Cependant, partout dans le monde la ville est en débat et, avec elle, toutes les grandes questions du moment - économiques, sociales, culturelles, politiques et géopolitiques. Parler de la ville, c'est réfléchir à notre rapport à la nature, aux conditions matérielles d'existence de ceux qui y vivent ou y travaillent, aux phénomènes migratoires, à la mobilité des individus ; c'est également s'interroger sur la démocratie et la façon dont l'espace urbain est géré, programmé, transformé, et dont il répond aux attentes et aux besoins de la population, ne serait-ce qu'en matière de logement. La ville, ici et ailleurs, est au coeur d'une mutation générale, et s'il faut la repenser, c'est parce qu'elle est le lieu et la forme de changements considérables, le lieu de l'ambivalence, des tendances ou des jeux contradictoires. C'est pourquoi elle fascine. Avec, notamment, les contributions de : Jean Baubérot, Pascal Dibie, Maurice Garden, Philippe Gervais-Lambony, Frédéric Gilli, Anne Gotman, Farhad Khosrokhavar, Hervé Le Bras, Jacques Lévy, Pascal Perrineau, Jean-Luc Pinol, Henri Rey, Alain Schnapp, Sophie Schwerter, Joseph Tonda.
La Ville, Michel Wieviorka Collectif, Editions Sciences Humaines, Juin 2011.
MOTS CLÉS : Editions Sciences Humaines | Michel Wieviorka | Architecture | Ville | Sociologie | Sociale | Urbanisme | Démographie | Logement | Géopolitique | Politique | Inégalités | Migration | Espace public | Culture |
Ouvrage disponibleL'état du mal logement en France 2011 : Rapport annuel #16, Fondation pour le Logement des Défavorisés
Dans ce 16e rapport sur l'État du mal-logement en France, la Fondation Abbé Pierre dresse un état des lieux bien sombre, appelant chacun à s'interroger sur les limites des politiques du logement du logement conduites actuellement, des politiques qui s'affranchissent d'une nécessaire remise en cause de leurs objectifs et de leurs modalités d'intervention, alors que la situation du logement est aggravée par une crise économico-financière aux conséquences sociales inquiétantes. Ce contexte, d'une indignité qui renvoie à l'appel de l'abbé Pierre, pousse la Fondation à interpeller les pouvoirs publics afin qu'ils mettent enfin le logement au cœur de leurs priorités politiques, et au cœur du débat de la campagne présidentielle 2012, afin de proposer une réponse à la hauteur de la situation décryptée dans ce rapport. Enquêtes à l'appui, la Fondation Abbé Pierre rappelle que la crise économique a incontestablement renforcé la crise du logement. Elle a amplifié la sensibilité des ménages pauvres et précaires face aux charges de logement ou aux obstacles leur permettant de se procurer un toit. Bien plus, elle a crée de nouvelles fragilités et élargi le champ de ceux qui se retrouvent en butte à ces problèmes de logement, en touchant également les classes moyennes. Le rapport aborde aussi la question de la propriété immobilière, dimension prioritaire et centrale de la politique du logement conduite depuis 2007, marquée par la volonté du Président de la République de voir "une France de propriétaires" s'installer. Si l'ambition de favoriser le développement de la propriété est louable tant elle fait écho aux aspirations des Français, c'est aussi aujourd'hui, tel qu'il est conduit actuellement, un processus profondément inégalitaire et loin de constituer une protection pour chacun. Ce rapport est noir, mais pas désespéré. Il s'achève ainsi par des propositions permettant, selon la Fondation Abbé Pierre, de réactiver une action publique qui avait vu la situation du logement en France s'améliorer très sensiblement jusqu'à la fin des Trentre Glorieuses. Et le Carton rouge au mal-logement est un signal d'alarme qui marque la limite de l'inacceptable et invite à repartir de l'avant plutôt qu'à baisser les bras devant l'ampleur de la tâche...
L'état du mal logement en France 2011 : Rapport annuel #16, Fondation pour le Logement des Défavorisés, Editions Fondation pour le Logement des Défavorisés, Janvier 2011.
MOTS CLÉS : Editions Fondation pour le Logement des Défavorisés | Fondation pour le Logement des Défavorisés | France | Mal-logement | Logement | Sans-abri | Crise | Précarité | Habitat | Politique | Inégalités | Droit | Immobilier |
Ouvrage disponibleLutter pour la cité : Habitant.es face à la démolition urbaine, Renaissance des Groux Appuii Tenaces
Pourquoi certaines cités sont-elles promises à la démolition ? Comment comprendre les plans et le langage des urbanistes ? Qu'est-ce que l'Anru et quels sont ses impacts sociaux ? Et si réhabiliter les bâtiments était plus écologique et moins cher que les démolir puis les reconstruire ? Connaissez-vous les pratiques des architectes Kroll, Lacaton et Vassal, Ricard ou Siza ? Aux Groux, en banlieue sud de Paris, les locataires se battent pour leurs droits depuis l'annonce en 2015 de la destruction programmée de leur cité. Rencontre exceptionnelle avec quatre femmes au coeur de cette histoire, Lutter pour la cité est aussi une boîte à outils pour qu'enfin la ville se fasse à partir de ses habitants.es. Critique de la "rénovation urbaine" telle qu'elle se fait aujourd'hui, cet ouvrage présente les alternatives architecturales, sociales et politiques qui se développent en France et à l'étranger. Renaissance des Groux est une association d'habitant.es de la cité des Groux, à Fresnes, dans le Val-de-Marne. Appuii (Alternatives pour des projets urbains ici et à l'international) est une association qui accompagne depuis 2012 des collectifs en lutte contre des projets urbains imposés, pour les aider à se défendre et à se faire entendre. Le Collectif Tenaces est composé de membres et ex-membres de Z, revue itinérante d'enquête et de critique sociale.
Lutter pour la cité : Habitant.es face à la démolition urbaine, Renaissance des Groux Appuii Tenaces, Editions de la Dernière Lettre, Novembre 2022.
MOTS CLÉS : Editions de la Dernière Lettre | Renaissance des Groux | Appuii | Tenaces | Urbanisme | Urbain | Droit | Logement | Banlieue | Politique | Justice | Écologie | Collectif | Gentrification |
Ouvrage disponibleL'Herméneutique du sujet : Cours au Collège de France (1981-1982), Michel Foucault
Dans le cours qu’il consacre en 1982 à l’ Herméneutique du sujet , Michel Foucault présente une enquête sur la notion de « Souci de soi », qui, bien plus que le fameux « Connais-toi toi-même », organise les pratiques de la philosophie. Il s’agit de montrer selon quelles techniques, quelles procédures et quelles finalités historiques un sujet éthique se constitue, dans un rapport à soi déterminé. Ces études débordent le cadre de la stricte histoire de la philosophie. En décrivant le mode de subjectivation antique, Michel Foucault cherche à rendre éclatante la précarité du mode de subjectivation moderne. En relisant les Anciens, il nous permet de nous interroger sur notre identité de sujet moderne. Tout son travail consiste à nous rendre davantage étrangers à nous-mêmes, en montrant l’historicité de ce qui pouvait sembler le plus anhistorique : la manière dont, comme sujets, nous nous rapportons à nous-mêmes. Ce qu’aura permis encore ce passage aux Anciens, c’est une reformulation du problème politique : et si les luttes aujourd’hui n’étaient pas seulement des luttes contre les dominations politiques, plus seulement des luttes contre les exploitations économiques, mais des luttes contre des assujettissements identitaires ? Michel Foucault, relisant Platon et Marc Aurèle, Épicure et Sénèque, cherche, non pas de quoi dépasser, mais de quoi repenser la politique. "Hautes Études" est une collection de l'École des hautes études en sciences sociales, des Éditions Gallimard et des Éditions du Seuil.
L'Herméneutique du sujet : Cours au Collège de France (1981-1982), Michel Foucault, Editions Gallimard, Editions du Seuil, Mars 2001.
MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Editions du Seuil | Michel Foucault | Littérature | Philosophie | Herméneutique | Antiquité | Stoïcisme | Épicurisme | Ethique | Connaissance | Autonomie |
Ouvrage disponibleIl faut défendre la société : Cours au Collège de France. 1976, Michel Foucault
Dans le cours de 1976, "Il faut défendre la société", Michel Foucault s'interroge sur la pertinence du modèle de la guerre pour analyser les relations de pouvoir. Michel Foucault en définit deux formes : le pouvoir disciplinaire, qui s'applique sur le corps par le moyen des techniques de surveillance et des institutions punitives, et ce qu'il appellera désormais le "bio-pouvoir", qui s'exerce sur la population, la vie et les vivants. Analysant les discours sur la guerre des races et les récits de conquête (notamment chez Boulainvilliers), Michel Foucault dresse la généalogie du bio-pouvoir et des racismes d'État. La logique des rapports entre pouvoir et résistance n'est pas celle du droit mais celle de la lutte : elle n'est pas de l'ordre de la loi mais de celui de la stratégie. La question est dès lors de savoir s'il convient de renverser l'aphorisme de Clausewitz et de poser que la politique est la continuation de la guerre par d'autres moyens. Le cours présenté ici a été prononcé de janvier à mars 1976 au Collège de France, c'est à dire entre la sortie de Surveiller et Punir et celle de La Volonté de savoir. Il inaugure la publication des cours de Foucault au Collège de France, établie sous la direction de François Ewald et d'Alessandro Fontana, dans la collection "Hautes Études". "Hautes Études" est une collection de l'École des hautes études en sciences sociales, des Éditions Gallimard et des Éditions du Seuil.
Il faut défendre la société : Cours au Collège de France. 1976, Michel Foucault, Editions Gallimard, Editions du Seuil, Février 1997.
MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Editions du Seuil | Michel Foucault | Philosophie | Pouvoir | Guerre | Politique | Racisme | Gouvernement | Stratégie | Histoire | Société |
Ouvrage disponibleUtopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif
Rédigé par une équipe d'éminents spécialistes français et américains, cet ouvrage constitue une véritable synthèse, magistrale et inédite, de l'histoire de l'utopie dans la culture occidentale, depuis les sources antiques et bibliques jusqu'à la fin du XXe siècle. Les récits d'origine, venus de la Bible et de l'Antiquité gréco-latine, où sont décrits des lieux de félicité (les îles Fortunées, le jardin d'Eden ou le paradis terrestre) et des époques heureuses (l'âge d'or) hantent longtemps l'attente d'un monde idéal et sont relayés par une littérature médiévale riche de quêtes et de voyages initiatiques, allégoriques ou réels, vers des pays enchantés, puis, dans l'Italie de la Renaissance, par les architectures idéales de Léonard de Vinci ou de Filarete. L'événement majeur est alors la découverte d'un nouvel Eldorado : l'Amérique ; cet événement est précisément contemporain de l'invention, par Thomas More, du mot et du genre littéraire qu'est l'utopie. De la cité du Soleil de Campanella aux communautés, puritaines ou catholiques, qui vont s'établir aux Amériques, l'espérance utopique entretient l'idée d'une régénération des sociétés chrétiennes tandis que le thème du bon sauvage devient une forme classique de la pensée utopique, celle du retour à la nature. Avec le XIXe siècle, les utopies sociales prolifèrent : colonies et communautés, expériences et théories traduisent l'espérance d'une émancipation collective (Robert Owen et la New Harmony, les saint-simoniens, Prosper Enfantin, Fourier et son Phalanstère, les communautés religieuses américaines des quakers et des shakers...). Le XXe siècle oscille entre de puissantes aspirations au changement, nourries d'utopies et constamment réactivées, et la découverte des totalitarismes, qui apparaissent comme l'envers de l'utopie et qu'avaient pressentis de grands romanciers comme Wells, Zamiatine, Huxley et Orwell. Wells rêve d'une " machine à remonter le temps ", Capek invente le mot " robot ", Lang tourne Metropolis. Les artistes russes et soviétiques des années 19 15 à 1923 (Malevitch, Lissitzky, Pounine) illustrent la quête d'un art nouveau qui est en même temps celle d'un monde nouveau. Changer l'espace, c'est l'objet que poursuivent les créateurs de villes nouvelles : Le Corbusier, Perret, Hilberseimer. Les expositions universelles et notamment celle de New York, en 1939, préfigurent le bouleversement des modes de vie et l'american way of life de l'après-guerre. De l'hygiénisme à l'eugénisme, jusqu'à la " solution finale ", l'entreprise nazie, rapprochée ici des intuitions d'un Huxley ou d'un Orwell, est la face noire, totalitaire, de l'utopie. Avec les années soixante et soixante-dix renaît l'aspiration à changer la vie, des mouvements communautaires américains - Twin Oaks, l'Ecotopie de Callenbach - à la contre-culture, dont les héritiers sont les actuels mouvements en faveur de la reconnaissance des minorités, en passant par Mai 68 et les profondes transformations survenues dans les rapports sociaux. En convoquant tous les registres - philosophie, histoire, architecture, arts plastiques -, en mobilisant une très riche iconographie puisée dans les collections de la Bibliothèque nationale de France, de la New York Public Library, et de plusieurs musées (manuscrits, estampes, dessins, cartes et plans, éditions rares...), l'ouvrage brosse une fresque de deux mille cinq cents ans d'utopie, à travers laquelle s'exprime au fond la quintessence de la civilisation occidentale : ses rêves, ses désirs, ses idéaux, ses tentations, ses illusions..., sa complexité.
Utopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif, Editions Fayard, décembre 1999.
MOTS CLÉS : Editions Fayard | Lyman Tower Sargent | Roland Schaer | Collectif | Utopie | Idéal | Société | Sociale | Philosophie | Politique | Occident | Antiquité | Renaissance | Colonialisme |
Ouvrage disponibleRévolutions, Michael Löwy
Cet ouvrage rassemble, pour la première fois, une abondante documentation photographique sur les principaux mouvements révolutionnaires, depuis la Commune de Paris jusqu'à nos jours. Ce choix cerne les révolutions " classiques ", c'est-à-dire les révolutions sociales, d'inspiration égalitaire, visant à abolir les classes, à donner le pouvoir aux travailleurs et/ou à réaliser le socialisme. Aborder l'histoire de la photographie, et surtout l'histoire des révolutions - événements actifs - permet de découvrir ce que les textes ne peuvent raconter : les visages, les gestes, certains mouvements, certaines situations, des ambiances. La diversité des documents rassemblés ici donne une image plurielle de chaque révolution, dans ce qu'elle a d'universel, c'est-à-dire partagé avec toutes les autres, et dans sa particularité historique, culturelle et nationale. On voit alors apparaître la révolution non comme une abstraction, un concept, mais comme l'action d'êtres humains, d'hommes et de femmes qui font leur propre histoire.
Révolutions, Michael Löwy , Editions Hazan, Janvier 2000.
MOTS CLÉS : Editions Hazan | Michael Löwy | Russie | Paris | Commune | Révolution | Anarchisme | Marxisme | Communisme | Bolchevik | Soviétique | Bureaucratie | Rébellion | Critique | Mondiale | Histoire |
Ouvrage disponibleEmanciper l'émancipation, Jean-Pierre Garnier
L'émancipation est devenue un idéal creux, un mot passe-partout qui meuble les discours des hommes politiques en manque d'inspiration et d'universitaires en mal de Grand Soir. Dressant le bilan des expériences et des espoirs émancipateurs du 20e siècle, Jean-Pierre Garnier mobilise la pensée d'Henri Lefebvre afin de repenser l'émancipation comme une utopie concrète qui pourrait dynamiser les luttes sociales et politiques en cours ou à venir. Fidèle à sa ligne marxienne et anarchiste, il arrache l'émancipation aux fausses problématiques "sociétales" en vogue pour lui redonner toute sa profondeur progressiste et révolutionnaire. Jean-Pierre Garnier est sociologue et urbaniste.
Emanciper l'émancipation, Jean-Pierre Garnier, Editions Critiques Editions, Septembre 2018.
MOTS CLÉS : Editions Odile Jacob | Lionel Naccache | Neurosciences | Neuropsychologie | Sciences | Psychanalyse | Psychologie | Psychiatrie | Philosophie | Inconscient | Conscience | Cerveau | Médecine |
Ouvrage disponibleLimay, les racines du futur : La belle histoire du renouveau municipal, Maurice Quettier
En trente ans, Limay est passée de la somnolente vie d'une paisible bourgade rurale à l'activité d'une agglomération urbaine de 15 672 habitants. C'est cette aventure, engagée en 1959 avec l'élection d'une liste du "Renouveau municipal", que retrace Maurice Quettier. Pierre après pierre, chacun peut ainsi suivre l'essor d'une ville attachante. Aventure humaine, la croissance de Limay a en permanence associé tous les partenaires locaux, en premier lieu les citoyens. Récit d'histoire vivante, ce livre met en lumières les débats qui ont nourri les racines d'un développement préservant l'équilibre urbain et la qualité de vie pour les générations futures. Maurice Quettier, instituteur de formation, participe depuis plus de trente ans à la vie de Limay dont il fut maire de 1977 à 1995.
Limay, les racines du futur : La belle histoire du renouveau municipal, Maurice Quettier, Editions Sociales, Septembre 1999.
MOTS CLÉS : Editions Sociales | Maurice Quettier | Normandie | Yvelines | Limay | Ville | Architecture | Urbanisme | Politique | Sociologie | Municipalité | Maire | Communes | Gouvernement |
Ouvrage disponibleLe Havre la rebelle, Union locale CGT du Havre Jean-Pierre Levaray
"C'est du Havre rebelle et populaire dont il est question ici. De ces Havrais-es qui luttent pour exister, pas de ceux qui se calfeutrent derrière leurs volets clos par peur des autres, pas de ceux qui cherchent à faire de l'argent sur le dos du populo. Il est question de manifestations et de grèves, bien sûr, mais aussi d'histoires qu'il ne faut pas oublier, de quartiers et de musique, de Kaurismäki et de Little Bob , de chiffon rouge et Jules Durand, mais aussi de solidarité et d'entraide." Jean-Pierre Levaray.
Le Havre la rebelle, Union locale CGT du Havre Jean-Pierre Levaray, Editions Libertalia, Octobre 2017.
MOTS CLÉS : Editions Libertalia | Union locale CGT du Havre | Jean-Pierre Levaray | Normandie | Le Havre | Histoire | Ouvrier | Prolétariat | Usine | Luttes sociales | Syndicalisme | CGT | Socialisme |
Ouvrage disponibleLa métropole parisienne, une anarchie organisée, Francesca Artioli Patrick Le Galès
La métropole parisienne est-elle sans pilote ou ingouvernable ? Malgré deux décennies de réformes, elle ne dispose pas d'autorité politique unique, ni de coordination hiérarchique et centralisée. Sa gouvernance est fragmentée et marquée par des confl its. Elle accuse même des échecs patents dans certains domaines, de la gestion de la pollution de l'air à la lutte contre la précarité. Pourtant, sur ce même territoire, des politiques publiques innovantes voient le jour, des investissements majeurs sont alloués, les dynamiques sociales sont soutenues, etc. En portant le regard sur l'action collective en oeuvre au quotidien, les recherches originales rassemblées dans cet ouvrage montrent que la métropole parisienne s'apparente à une "anarchie organisée" , avec ses contingences, ses rapports de forces, ses veto redoutables pour empêcher l'émergence de politiques ou bloquer leur mise en place, mais aussi ses instruments et ses données plus ou moins partagés, ses coalitions stabilisées et ses projets politiques. Elles proposent ainsi des clés de lecture renouvelées pour comprendre le fonctionnement des villes-monde. Francesca Artioli est maîtresse de conférences à l'École d'urbanisme de Paris et chercheuse au Lab'URBA (Université Paris-Est Créteil). Patrick Le Galès est directeur de recherche CNRS au Centre d'études européennes et de politique comparée (CEE) de Sciences Po et professeur à l'École urbaine et à l'École de la recherche de Sciences Po. Avec les contributions de Félix Adisson, Camille Allé, Nadia Arab,Agnès Bastin,Emmanuel Bellanger,Jean-Baptiste Chambon,Antoine Courmont,Gilles Crague,Ludovic Halbert,Joël Idt,Christine Lelévrier,Dominique Lorrain,Nicolas Maisetti,Daniel Mouchard,Roberto Rodriguez R,Éric Verdeil.
La métropole parisienne, une anarchie organisée, Francesca Artioli Patrick Le Galès, Editions Presses de Sciences Po, Novembre 2023.
MOTS CLÉS : Editions Presses de Sciences Po | Francesca Artioli | Patrick Le Galès | Ville | Urbain | Métropole | Paris | Territoire | Gouvernance | Anarchie | Fragmentation | Conflits | Institutions | Pollution | Précarité |
Ouvrage disponibleLes chemins égarés: Géographie sociale des lieux de sexualité entre hommes, Mathieu Riboulet Laurent Gaissad Amélie Landry
Des lieux de rencontres sexuelles, on en trouve partout mais pas n'importe où. Situés en marge des villes (zones industrielles, sous-bois, aires d'autoroutes...), leur localisation échappe au regard des non-initiés. Les Chemins égarés est une réflexion d'Amélie Landry sur ces espaces autonomes où s'exercent des désirs d'expériences libres entre hommes de tous âges et horizons. Amélie Landry emprunte une forme d'investigation inspirée des sciences sociales où se mêlent photographies de paysages, portraits en situation, cartographies, paroles d'usagers. Cette enquête d'Amélie Landry, que l'écrivain Mathieu Riboulet et le sociologue Laurent Gaissad accompagnent d'un texte, constitue un témoignage unique sur le basculement d'une époque, sur un rapport minoritaire à la sexualité et au monde qui apparaît comme une forme de résistance.
Les chemins égarés: Géographie sociale des lieux de sexualité entre hommes, Mathieu Riboulet Laurent Gaissad Amélie Landry, Editions Le Bec en l'air, Février 2017.
MOTS CLÉS : Editions Le Bec en l'air | Mathieu Riboulet | Laurent Gaissad | Amélie Landry | Ville | Urbain | Géographie | Photographie | Cartographie | Sociologie | Sexualité | Homosexualité | LGBTQIA+ | Queer | Rencontre |
Ouvrage disponibleNe Pas Dépasser la ligne: Fabrique des identités et contrôle du mouvement dans les lieux de transit, Tim Cresswell Mikaël Lemarchand Géraldine Lay
Nous nous déplaçons souvent. Ces mouvements structurent notre existence. Que nous soyons migrant, voyageur ultra-premium ou navetteur, percevons-nous combien nos expériences du déplacement sont hétérogènes ? Savons-nous pourquoi et comment elles sont produites et organisés ? Cet ouvrage présente pour la première fois en France les travaux d'un théoricien majeur de la mobilité : Tim Cresswell. Ses thèses sont confrontées à la connaissance intime du fonctionnement d'Eurostar de Mikaël Lemarchand et éclairées par le regard humaniste de la photographe Géraldine Lay. À partir de l'exemple de deux des plus grands carrefours de la mobilité en Europe, l'aéroport de Schiphol à Amsterdam et la gare du Nord à Paris, les auteurs révèlent comment l'idéal européen de la libre circulation, l'espace Schengen et les politiques commerciales des opérateurs de transport fabriquent des expériences contrastées du mouvement qui façonnent nos identités. Nos mobilités sont bien plus que le simple déplacement d'un point A à un point B : elles engagent des questions politiques et sociales centrales pour le partage d'un monde commun.
Ne Pas Dépasser la ligne: Fabrique des identités et contrôle du mouvement dans les lieux de transit, Tim Cresswell Mikaël Lemarchand Géraldine Lay, Editions Loco, Janvier 2016.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Mike Davis | Ville | Mégalopole | Métropole | Urbanisme | Mobilité | Contrôle | Identité | Transit | Migration |
Ouvrage disponibleArchiscopie 31 : thème apprendre l'architecture, Archiscopie
Construire ou réparer ? - Apprendre l’architecture, mais apprendre quoi au juste ? À répondre à l’urgence ? À trouver des solutions ? Un nouvel équilibre, pour le moins… Dostoïevski avait beau penser que “la beauté sauvera le monde”, cela ne saurait suffire vu l’état de la planète. Le dernier rapport du GIEC ne fait qu’accroître le niveau d’alerte, comme le cri d’alarme lancé à Delphes le 17 novembre dernier par Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, au regard des conséquences du réchauffement climatique. Un cinquième des 1?154 sites inscrits au Patrimoine mondial et plus d’un tiers des zones naturelles sont ainsi menacés. Dès lors, on peut comprendre que la jeune génération, ceux qui sont dans les écoles d’architecture aujourd’hui (et ceux qui vont bientôt y entrer), se pose de sérieuses questions. Jusqu’à celle de savoir s’il faut encore construire ; le “moratoire sur les nouvelles constructions” fait inévitablement débat. Si l’on ajoute à cela la pression démographique (8 milliards d’habitants sur la planète) et la concentration de 60 % d’entre eux en milieu urbain, le défi est immense. Sans sombrer pour autant dans un pessimisme à la Cioran - “être moderne, c’est bricoler dans l’incurable” -, la marge de manœuvre est plus qu’étroite. La crise sanitaire et les interrogations sur l’inadaptation du logement qu’elle a clairement mises au jour suscitent des attentes criantes, spatiales et sociales. Les étudiants n’ont pas attendu la pandémie pour s’engager dans “le faire”, l’expérientiel à échelle??1, avec une soif de se confronter à la matière et à l’économie de moyens tout en questionnant la ressource. Les architectes qui sont aujourd’hui autant des concepteurs que des réparateurs et des enquêteurs répondent, rappelons-le, à une commande. Certes, ils peuvent la faire émerger, l’inventer, mais quelle est donc celle de notre société pour la ville contemporaine ? Résiliente, inclusive, écologique, bien sûr, mais encore ? La pédagogie dans les écoles d’architecture est-elle adaptée à cette grande remise en question ? La “culture de projet” est un invariant sans date de péremption, qui participe de l’idée même de résilience ; elle est de taille à résister au choc des transitions, écologique, démographique et numérique. Aujourd’hui, dans une approche globale indispensable, l’architecture n’est plus focalisée seulement sur la conception d’un espace mais sur la prise en compte d’un milieu. La biodiversité, le monde du vivant se sont invités dans le débat au même titre que les matériaux biosourcés et les circuits courts. Et les écologues constituent un appréciable renfort dans l’analyse et les recherches. Dans ce paysage en redéfinition, on ne le dira jamais assez, la question de la transformation, alternative à la destruction systématique, est un enjeu majeur. D’où le développement des masters sur ce sujet dans les écoles. Ne rien jeter mais recycler, c’est la tendance, ne rien laisser pour compte, c’est l’ambition. Francis Rambert
Archiscopie 31 : thème apprendre l'architecture, Archiscopie, Editions Archiscopie, octobre-décembre 2022.
MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |
Ouvrage disponibleBruno Etienne, le fait religieux comme fait politique, Franck Fégosi
Bruno Etienne a initié une réflexion pionnière dans le champ des études politiques en y systématisant des analyses portant sur l'objet " religieux". A chaque étape de son cheminement intellectuel s'affirmait avec force la volonté de balayer les stéréotypes et de bousculer les idées reçues, bref de faire le pari de l'intelligibilité du fait religieux comme fait social et politique. Le présent volume entend lui rendre hommage. Il réunit les contributions d'une vingtaine d'universitaires, de chercheurs qui en recourant aux outils des sciences sociales, politiques et juridiques démontrent combien le religieux, dans un monde sécularisé et au travers de ses diverses expressions historiques, sociales et culturelles, demeure une source constante de mobilisation, un objet de politique publique et un véritable défi pour la pensée laïque militante. L'interaction entre le religieux et le politique, combinée avec la problématique des minorités et de la résistance aux logiques d'uniformisation étatique ou marchande est le fil rouge qui traverse cet ouvrage. Franck Fégosi est directeur de recherche au CNRS (UMR PRISME, université de Strasbourg) et enseignant à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, membre associé du Cherpa. Ses travaux portent sur l'organisation du culte musulman et les modes d'expression de l'Islam dans l'espace européen. Il a récemment publié "Penser l'islam dans la laïcité (Fayard, 2008).
Bruno Etienne, le fait religieux comme fait politique, Franck Fégosi, Editions de l’Aube, octobre 2009.
MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Bruno Étienne | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade | Politique | Religion | Islam | Musulmans |
Ouvrage disponibleAfrocritique: Essai sur l'infrapolitique des luttes noires, Aymar Nyenyezi Bisoka
Ce livre étudie les luttes de groupes de Noirs qui se battent pour leur dignité. Il examine le rôle déterminant joué par ces femmes et ces hommes noirs qui prennent soin des combattants, des blessés mais aussi des morts. Dans certaines situations, cette prise en charge de vies précaires et des corps sans vie peut produire des effets pervers : l’affolement, le chaos, voire l’extermination. Cependant, dans d’autres circonstances, elle peut sauver des vies, induire les bases d’une réorganisation de l’existence noire et contenir, par conséquent, les fragments d’un monde autre à venir pour lequel se battent ces subalternes. L’un des principaux facteurs de réorganisation de la vie, qui ressort de ces actes de soin, est la prise en charge de vies humaines, indépendamment de toute allusion au droit moderne et à l’appartenance sociopolitique. Comme si, prendre en charge véritablement la vie noire impliquait nécessairement la destruction de l’idée même de communauté politique au sens euro-occidental du terme. L’ouvrage propose de lier cet appel en faveur de la destruction de la communauté politique fondée sur le droit moderne, à l’appel à la destruction du monde blanc qui a marqué le long tournant induit par des Noirs d’Afrique et de ses diasporas, dans les pensées critiques du début du siècle dernier. C’est précisément dans cet appel que ce livre situe l’infrapolitique des luttes noires. L’ouvrage se construit autour de ce projet, en rassemblant sous le vocable de tradition afrocritique un certain nombre de travaux d’auteurs d’Afrique et de ses diasporas qui, depuis un siècle, se sont intéressés aux relations entre modernité euro-occidentale, violence raciale et dignité noire dans le monde colonial et postcolonial. Aymar Nyenyezi Bisoka est professeur à l’Université de Mons, en Belgique. Docteur en sciences politiques et sociales, il travaille sur les dynamiques de pouvoir et de résistance, avec des recherches approfondies en Afrique des Grands Lacs. Il possède une expertise considérable en coopération internationale et mouvement associatifs. Ses travaux actuels se concentrent sur l’élargissement de la tradition afrocritique dans les sciences sociales, en s’appuyant sur divers terrains en Afrique, en Europe et au Canada.
Afrocritique: Essai sur l'infrapolitique des luttes noires, Aymar Nyenyezi Bisoka, Editions ETEROTOPIA, février 2025.
MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Aymar Nyenyezi Bisoka | Afrocritique | Philosophie | Sociologie | Antiracisme | Racisme | Dignité | Infrapolitique | Politique | Colonialisme | Diaspora | Afrique |
Ouvrage disponibleVivre au camping: Un mal-logement des classes populaires, Gaspard Lion
La flambée des prix du logement qui s’est amorcée à partir des années 2000 a conduit à des difficultés sociales de plus en plus massives sur l’ensemble du territoire français. Ni le logement social ni le principe d’un droit au logement opposable n’ont apporté de solutions satisfaisantes et le nombre des mal-logé·es et des sans-logis n’a cessé de croître. Le sociologue Gaspard Lion identifie un phénomène nouveau, reflet de cette crise sociale majeure : le « camping résidentiel » qui a gagné la France en écho aux trailer parks étasuniens. À partir d’une enquête ethnographique menée en immersion dans cinq campings de la région parisienne durant quatre ans, ce livre saisit, dans leur diversité et leur intimité, les vies quotidiennes de celles et ceux qui ont fait du camping leur domicile. Ainsi, ce livre dévoile la condition sociale d’une portion croissante des classes populaires qui vit inaperçue aux marges des grandes villes, et expose une forme, jusqu’ici inexplorée, de logement et de précarité, révélatrice de changements structurels à l’oeuvre dans la société française. Gaspard Lion est sociologue et maître de conférences à l’Université Sorbonne Paris Nord. Ses travaux portent sur les classes populaires et les formes de logement dégradées et non ordinaires.
Vivre au camping: Un mal-logement des classes populaires, Gaspard Lion, Editions SEUIL, avril 2024.
MOTS CLÉS : Editions SEUIL | Gaspard Lion | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Mal-logement | Sans-Abri | Sociale | Sociologie | Société | Crise Sociale | Crise Economique | Portrait | Ville | France |
Ouvrage disponibleMicroarchitectures nomades pour les oubliés d'Internet: Construire une virtual schola, Fiona Meadows
L'accélération de la dématérialisation des services, notamment publics, force les citoyens à être constamment connectés au Web. Sans cet accès, comment remplir des formulaires administratifs, acheter à prix compétitif, mais aussi comment défendre ses droits, ses idées, s'informer, communiquer... ? Malgré cet état de fait, être internaute aujourd'hui en France n'est pas une réalité partagée par tous comme le démontre une étude récente du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie : 19,3 % des foyers ne possèdent pas d'accès à Internet. Être exclu de la société numérique, c'est donc être victime de nouvelles sources d'inégalités, qu'elles soient économiques, sociales ou culturelles. Pour cette septième édition, le concours Mini Maousse s'engage à lutter contre cette fracture numérique en proposant aux participants d'imaginer des microarchitectures conviviales pouvant servir d'e-box nomades : e-école, bibliothèque numérique, salle de cinéma ou d'exposition, espace de coworking, cabine de visiophone publique et gratuite... L'enjeu étant l'accessibilité des ressources numériques au plus grand nombre.
Microarchitectures nomades pour les oubliés d'Internet: Construire une virtual schola, Fiona Meadows, Editions Alternatives, novembre 2019.
MOTS CLÉS : Editions Alternatives | Fiona Meadows | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Internet | Numérique | Société | Sociale | Architecture | Microarchitecture |
Ouvrage disponibleHabitats nomades, Denis Couchaux
Confrontées à des milieux très rudes, les civilisations nomades ont mis au point, avec une rare économie de moyens, des constructions extrêmement ingénieuses qui utilisent des techniques que réinvente aujourd'hui l'architecture contemporaine : abris mobiles, éléments préfabriqués démontables, structures tendues, dômes. Habitats nomades présente un large échantillonnage de ces constructions disséminées à travers le monde : huttes, igloos, tentes noires, tentes en nattes, yourtes, tentes des zones subarctiques, tipis, roulottes... Mais ces demeures ne sont pas seulement des abris, elles jouent également un rôle symbolique crucial dans la vie de leurs utilisateurs. Et, à travers ces véritables exemples d'anarchitecture, c'est tout un mode de vie, toute une conception de l'espace et de relations sociales radicalement différentes des nôtres qui se révèlent à nous...
Habitats nomades, Denis Couchaux, Editions Alternatives, collection anarchitecture, septembre 2004.
MOTS CLÉS : Editions Alternatives | Denis Couchaux | Makhnovtchina | Nomadisme | Néo-nomadisme | Nomades | Habitat |
Ouvrage disponibleL'histoire du mouvement Makhnoviste, Piotr Archinov
Makhnovstchina, Makhnovstchina, Tes drapeaux sont noirs dans le vent. Ils sont noirs de notre peine, Ils sont rouges de notre sang. } bis Par les monts et par les plaines, Dans la neige et dans le vent, A travers toute l'Ukraine, Se levaient nos partisans. } bis Au printemps, les traités de Lénine Ont livré l'Ukraine aux Allemands. A l'automne la Makhnovstchina Les avait jetés au vent. } bis Makhnovstchina, Makhnovstchina, Tes drapeaux sont noirs dans le vent. Ils sont noirs de notre peine, Ils sont rouges de notre sang. } bis L'armée blanche de Dénikine Est entrée en Ukraine en chantant, Mais bientôt la Makhnovstchina L'a dispersée dans le vent. } bis Makhnovstchina, Makhnovstchina, Armée noire de nos partisans Qui combattait en Ukraine Contre les rouges et les blancs. } bis Makhnovstchina, Makhnovstchina, Armée noire de nos partisans Qui voulait chasser d'Ukraine A jamais tous les tyrans. } bis Makhnovstchina, Makhnovstchina, Tes drapeaux sont noirs dans le vent. Ils sont noirs de notre peine, Ils sont rouges de notre sang. } bis Cette chanson anonyme de la Makhnovstchina a été souvent attribuée à Piotr Archinov avec beaucoup de vraisemblance (in Pour en finir avec le travail, «Chansons du prolétariat révolutionnaire», vol. I, disque 33 t., Paris, 1974). La Makhnovstchina «a joué dans la Révolution [russe] un rôle exceptionnellement important», écrivait Voline : «Ceci en raison de son envergure, de sa durée, de son caractère essentiellement populaire, de la netteté de sa tendance idéologique, et enfin des tâches qu'[elle] eut à remplir.» (La Révolution inconnue. 1917-1921.) Longtemps ignorée et calomniée, cette insurrection demeure, en France du moins, peu évoquée, à l'instar des formes sociales qui luttèrent «contre les rouges et les blancs», et souffrirent de ces deux forces militaristes rivales, lors de l'instauration du pouvoir bolchevik-stalinien. Les sources cependant sont plus accessibles. Ce sont les conclusions qui s'ensuivent que l'on ne veut toujours pas reconnaître, pour prolonger la fiction d'une alternative entre une «révolution» bureaucratique et, d'autre part, une «réaction» immuablement présentée comme l'image ancienne de l'ordre propriétaire. On se complaît encore à digresser sur l'horreur répressive attribuée à la révolution, comme si celle-ci n'avait pas été la première victime d'une contre-révolution nouvelle. Devant ce retard de la recherche historique, le livre, paru en 1924, de Piotr Archinov, historien, témoin et acteur, demeure le document fondamental que Voline s'était attaché à saluer.
L'histoire du mouvement Makhnoviste, Piotr Archinov, Editions Ressouvenances, 2000.
MOTS CLÉS : Editions Ressouvenances | Piotr Archinov | Makhnovtchina | Nestor Makhno | Etude | Histoire | Communisme | Makhnoviste | Socialisme | Libertarien | Anarchisme | Démocratie | Politique | Révolution | Révolte | Révolution Russe | Russie | Ukraine |
Ouvrage disponibleFilmer le travail, films et travail, Hors Champ
Corine Eyraud est maître de conférence en sociologie à l'université de Provence et chercheur au Laboratoire méditerranéen de sociologie (LAMES). Guy Lambert est maître de conférences en études cinématographiques à l'université de Provence, chercheur au laboratoire d'études en sciences des arts (LESA) et réalisateur de films de recherche. Cet ouvrage se veut résolument transdisciplinaire, dans la mesure où les auteurs combinent réellement, dans leurs recherches, cinéma et sciences sociales. Deux axes organisent cette réflexion. Le premier, intitulé " Filmer le travail ", regroupe des interventions de chercheurs en sciences sociales (sociologie, histoire, anthropologie, ergonomie) et de réalisateurs qui utilisent l'approche filmique pour observer, analyser et montrer le travail. Le second, " Films et travail ", analyse les représentations sociales du travail et leurs évolutions, à travers les objets filmiques (films, séries télé...) ; les auteurs, le plus souvent des chercheurs en cinéma, utilisent des outils et théories empruntés à la linguistique, la sémiologie, la psychanalyse, la sociologie... L'ouvrage est accompagné d'un DVD, on y trouvera une partie des extraits de films utilisés de manière démonstrative dans les contributions écrites.
Filmer le travail, films et travail, Hors Champ, Editions Publication de l'Université de Provence, 2010.
MOTS CLÉS : Editions La Revue Documentaires | La Revue Documentaires | Cinéma & Audiovisuel | Travail | Sociale |
Ouvrage disponibleStation Metropolis direction Coruscant, ville, science-Fiction et sciences sociables, Alain Musset
Depuis la fameuse Metropolis de Fritz Lang jusqu'à la cité-planète de Coruscant dans Star Wars, en passant par les mégalopoles étouffantes de Soleil vert ou Blade Runner, les villes du futur, réelles ou imaginaires, semblent concentrer les maux : démesure et surpopulation, violence et oppression, pollution et ghettoïsation… La science-fiction aurait-elle peur des villes ? N'y aurait-il de salut que dans leur destruction ? Telles sont les interrogations soulevées par Alain Musset, géographe et directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, qui nous livre ici un ouvrage référencé et engagé. Alors que les prévisions indiquent que deux personnes sur trois habiteront dans des centres urbains à l'horizon 2050, il devient crucial de déterminer comment mieux habiter et vivre ensemble. Or en la matière, la science-fiction sait nous indiquer le chemin pour ne pas faire des villes un enfer sur Terre…
Station Metropolis direction Coruscant, ville, science-Fiction et sciences sociables, Alain Musset, Editions Le Bélial', collection parallaxe, 2019.
MOTS CLÉS : Editions Le Bélial' | Alain Musset | Cinéma sur les ruines du futur | Science-Fiction | Etude sur la Science-Fiction | Ville | Métropole | Sociale | Dystopie |
Ouvrage disponibleUrbanisme et inégalités : La ville des riches et la ville des pauvres, Bernardo Secchi
Le creusement des inégalités sociales est un des défis majeurs du 21e siècle. En saisir les causes réclame toutefois de dépasser la seule grille d analyse économique et d appréhender ce creusement dans le lieu de son inscription la plus concrète, la ville. Considérée depuis tout temps comme l espace de l intégration sociale et culturelle, la ville a également été, tout au long de son histoire, le théâtre de stratégies de distinction de plus en plus complexes. Les gates communities cernées de favelas, pour extrême que soit cet exemple, en sont la matérialisation actuelle la plus significative. Influencées par la double rhétorique de la sécurité et de la différence et guidées par le marché et sa rationalité unilatérale, les stratégies de distinction contemporaines impriment leurs marques au c ur de l espace urbain : de sociales, les inégalités deviennent spatiales, et toutes deux, se renforçant mutuellement, favorisent des régimes de ségrégation territoriale dévastateurs. Les urbanistes portent, selon Bernardo Secchi, de lourdes responsabilités quant à cette dérive. Il livre dans cet ouvrage une réflexion lucide et claire sur l histoire et les mutations récentes de la ville et avance des solutions pour faire face à ce qu il nomme la « nouvelle question urbaine ». Il plaide pour une ville poreuse, perméable et accessible. Son projet se veut ambitieux : il doit tenir compte des qualités des villes qui nous ont précédés et donner forme à une nouvelle conception du collectif. Traduit de l'italien par Marc Logoz
Urbanisme et inégalités : La ville des riches et la ville des pauvres, Bernardo Secchi, Editions MétisPresses, Collection vuesDensembleEssais, Décembre 2014.
MOTS CLÉS : Editions MétisPresses | Bernardo Secchi | Cinéma sur les ruines du futur | Ville | Urbanisation | Urbanisme | Capitalisme | Sociale |
Ouvrage disponibleFace à l'effondrement, militer à l'ombre des catastrophes, Luc Semal
Un vent de catastrophisme souffle aujourd'hui sur les mobilisations écologistes, et notamment sur sa jeunesse. Parce que nous n'avons pas su nous adapter, l'effondrement à moyen terme de nos sociétés s'est transformé en quasi-certitude. La perspective catastrophiste est loin d'être anodine. Elle fait partie intégrante des théories et des mobilisations écologistes depuis un demi-siècle. Et loin de déboucher nécessairement sur une rhétorique sacrificielle, elle peut constituer un aiguillon démocratique pour aider un collectif à réagencer ses théories, ses pratiques et ses projets politiques dans un sens plus compatible avec la réalité du contexte écologique et matériel qui s'annonce. Elle pourrait enfin permettre aux démocraties modernes de se réinventer par la formulation d'un projet qui, sans renoncer aux idéaux de liberté et d'égalité, prendrait en revanche ses distances avec son imaginaire trop continuiste, dans une forme - à ce jour inexistante - de démocratie post-pétrole et post-croissance.
Face à l'effondrement, militer à l'ombre des catastrophes, Luc Semal, Editions puf, mars 2019.
MOTS CLÉS : Editions puf | Luc Semal | Cinéma sur les ruines du futur | Écologie | Politique | Biodiversité | Luttes sociales | Ruines |
Ouvrage disponibleEnquêtes urbaines : Le projet à l'épreuve des résistances, Constance Dangy,Laura Lièvre,Garance Champlois,Louis Castel,Eléa Clancier,Abla Tahri,Miguel Martín Carballo,Mathilde Carrer,Anne Bossé,Valéry Didelon
À la ville comme à la campagne, les controverses liées aux projets d'aménagement se multiplient depuis une dizaine d'années. Avec pour toile de fond les crises environnementales et sociales, apparaissent ainsi chaque jour des mouvements de résistance plus ou moins organisés à la construction de nouvelles infrastructures, à l'extension des zones d'activité ou de loisir, au remodelage de petits et grands ensemble d'habitation. À travers huit textes aussi vifs que stimulants, de jeunes architectes mènent ici l'enquête sur la fabrique du monde urbanisé et s'efforcent d'en révéler les logiques politiques, économiques, sociales et culturelles. Fortes et forts de leur sensibilité et connaissance des espaces construits, elles et ils nous montrent que s'opposer à des projets venus d'en haut permet à l'occasion aux habitants, militants et professionnels de terrain d'imaginer des alternatives et de contribuer à de nouvelles manières d'habiter notre environnement.
Enquêtes urbaines : Le projet à l'épreuve des résistances, Constance Dangy,Laura Lièvre,Garance Champlois,Louis Castel,Eléa Clancier,Abla Tahri,Miguel Martín Carballo,Mathilde Carrer,Anne Bossé,Valéry Didelon, Editions à la criée, octobre 2023.
MOTS CLÉS : Editions à la criée | Cinéma sur les ruines du futur | Urbanisation | Urbanisme | Sociale | Environnement | Politique |
Ouvrage disponibleÀ bord des géants des mers : ethnographie embarquée de la logistique globalisée, Claire Flécher
Alors que plus de 90 % du volume de marchandises produites dans le monde transitent chaque année par la mer, le transport maritime demeure un univers largement méconnu. Comment s'organisent ces flux de marchandises ? Que se passe-t-il sur ces géants de la mondialisation que sont les navires de commerce ? Qui y travaille, comment, et à quel prix ? À partir d'une enquête ethnographique, cet ouvrage propose de découvrir l'envers de l'acheminement des biens que nous consommons et de saisir le travail mondialisé " par le bas ". Tandis que les profondes transformations qui ont affecté le secteur ces dernières années ont instauré une rationalisation extrême, commandée par la logique marchande, ce qui faisait le sel de la vie de marin semble s'être réduit comme peau de chagrin. Dans ce huis clos de la mondialisation, le collectif de travail doit répondre à des injonctions contradictoires : assurer la sécurité de tous tout en transportant davantage et en flux continu, garantir des formes de solidarité malgré les inégalités de statut et de rémunération. Selon les situations, les identités de classe, de race et de genre se font et se défont, sans pour autant donner lieu à une remise en cause des hiérarchies sociales – il en va de la paix sociale à bord. Claire Flécher est sociologue, maîtresse de conférences à l'Institut d'études du travail de Lyon (IETL) et au Centre Max Weber de l'université Lumière Lyon-2. Ses recherches portent sur les mutations contemporaines du travail et de l'emploi, notamment en contexte mondialisé.
À bord des géants des mers : ethnographie embarquée de la logistique globalisée, Claire Flécher, Editions La Découverte, 2023.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Claire Flécher | Cinéma sur les ruines du futur | Transport Maritime | Mondialisation | Sociale |
Ouvrage disponibleLe capital dans la cité, une encyclopédie critique de la ville, Matthieu Adam, Émeline Comby
Parce qu’il s’est immiscé dans les moindres recoins des sociétés contemporaines, le capitalisme a bouleversé le visage des villes telles que nous les connaissons. Sous son influence, les politiques urbaines sont devenues le véhicule de logiques managériales et financières qui ont conduit à l’explosion des inégalités sociales et spatiales. Reconfigurées selon des critères d’attractivité, les villes sont transformées en objets marketing à valoriser, tandis que leurs populations précarisées semblent vouées à évoluer dans un espace public toujours plus restreint et aseptisé, au fil de ses privatisations successives. Contre une telle tendance, la présente encyclopédie propose des outils essentiels pour comprendre, penser et agir sur les transformations urbaines en cours. Les entrées qui la composent, fruits d’enquêtes menées aux quatre coins du globe, analysent les principaux enjeux auxquels sont confrontées des populations marginalisées à la fois d’un point de vue matériel et dans les processus de décisions qui affectent leur vie quotidienne. Elles dessinent une cartographie inédite de la ville du XXIe siècle, et forment une contribution essentielle à la réappropriation collective de la production de l’espace.
Le capital dans la cité, une encyclopédie critique de la ville, Matthieu Adam, Émeline Comby, Editions Amsterdam, 2020.
MOTS CLÉS : Matthieu Adam | Émeline Comby | Editions Amsterdam | Cinéma sur les ruines du futur | Capitalisme | Urbanisation | Ville | Cartographie |
Ouvrage disponibleCeci n'est pas un Atlas La cartographie comme outil de luttes, 21 exemples à travers le monde, Nepthys Zwer
La carte spatialise des données économiques et sociales. Alors que la cartographie traditionnelle reflète et conforte les pouvoirs en place, la contre-cartographie montre une autre réalité de nos pratiques de l’espace : inégalités de conditions de vie et de droits, compromis politico-économiques, accaparement des terres, destruction des habitats par l’agro-industrie et l’industrie extractive... Ceci n’est pas un Atlas, à travers 21 exemples internationaux, montre comment la cartographie critique se fait outil de terrain au service des luttes et des mobilisations.
Contributeur·rices
596 Acres – Paula Z. Segal, Mara Kravitz | Alarmphone team – Stephan Liebscher, Ina Fisher | Anti-Eviction Mapping Project – Erin McElroy | Comissão Pró-Índio do Acre – Renato Antonio Gavazzi | Counter Cartographies Collective – Liz Mason-Deese, Tim Stallmann | Nermin Elsherif | Mark Graham, Stefano De Sabbata, Ralph Straumann, Sanna Ojanperä | genderATlas – Florian Ledermann | Habitat Forum Berlin – Elisa T. Bertuzzo, Günter Nest | Erica Hagen, Julian Stenmanns, Till Straube | HarassMap team – Noora Flinkman | Francis Harvey | Anna Hirschmann, Raphael Kiczka, Florian Ledermann | Hyderabad Urban Lab – Harsha Devulapalli, Indivar Jonnalagadda | Iconoclasistas – Julia Risler, Pablo Ares | Oliver Moss, Adele Irving | Sarah Mekdjian, Anne-Laure Amilhat Szary | André Mesquita | Lize Mogel | Matthieu Noucher | Felipe Martín Novoa | Arnisson Andre C. Ortega, Ma. Simeona M. Martinez, Cian Dayrit, Kristian Karlo C. Saguin | Élise Olmedo | Pappsatt-Kollektiv – Tobias Morawski | Projeto Nova Cartografia Social da Amazônia – Alfredo Wagner Berno de Almeida, Sheilla Borges Dourado, Carolina Bertolini | Phillipe Rekacewicz | Aude Vidal | Denis Wood | Nepthys ZwerCeci n'est pas un Atlas La cartographie comme outil de luttes, 21 exemples à travers le monde, Nepthys Zwer, Editions du commun, collectif orangotango, ouvrage coordonné par Nepthys Zwer, 2023, 240p.
MOTS CLÉS : orangotango | Nepthys Zwer | Editions du commun | cartographie de luttes |
AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR
Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Samedi 18 Novembre 2023 de
Nepthys Zwer, au Hangar Zéro du Havre, Exploration cartographique : « Ici, c'est le port du Havre ! »
Ouvrage disponibleAU BAL DES ACTIFS. DEMAIN, LE TRAVAIL, Stéphane Beauverger Karim Berrouka Alain Damasio Emmanuel Delporte Catherine Dufour Léo Henry L.L. Kloetzer LI-CAM Luvan Norbert Merjagnan Ketty Steward Sabrina Calvo
LE TRAVAIL QUI VIENT : thème majeur de nos sociétés occidentales, enjeu canonique des élections présidentielles, première cause de mouvements sociaux lors de la Loi El Khomri et de dossiers dans la presse. Et si la fiction s’en mêlait à son tour ? Entre disparition et retour au plein-emploi, les écrivains de science-fiction prennent parti. Lorsque les éditions La Volte lancent, le 1er mai 2016, en pleine ébullition de « Nuit Debout », l’appel à textes qui conduira au présent recueil, les ambitions levées pour les auteurs sont claires : dans un monde aux mutations espérées et redoutées à la fois, anticiper et projeter les devenirs possibles du Travail. On présageait des utopies positives ; il en émerge des bribes, çà et là. Même si ce sont des textes résolument féroces, sombres parfois, indignés toujours, qui nous percutent de plein fouet. Dîner aux chandelles sur les ruines de la Commune de Paris ; burnout d’un écrivain face aux lois du marché ; jugement constant des uns par les autres sur un faux air de Black Mirror ; uberisation XXL dévorant l’énergie vitale de jeunes actifs sur-diplômés ; trader S.D.F. ; coach à la dérive ; intelligences artificielles séditieuses ; révoltes sociales dans un centre de tri de cercueils… Telle est l’admirable fête du Bal des Actifs, ce marché furieux où chacun se vend, se donne, se perd ou se vole, cette sarabande au bord du gouffre qu’est notre présent. Dans la lignée des ouvrages Ceux qui nous veulent du bien (2010) ou Faites demi-tour dès que possible (2014), La Volte poursuit son exploration de notre actualité restructurée par le prisme de la science-fiction. Douze nouvelles par douze auteurs engagés et reconnus. Parmi eux, les plus grands noms de la S-F francophone. Le tout serti d’une postface signée Sophie Hiet, scénariste de la série au titre évocateur, Trepalium, qui clôt le recueil en une brillante synthèse entremêlant les thématiques explorées aux théories économiques et sociales actuelles. Les auteurs : Stéphane Beauverger, Karim Berrouka, Alain Damasio, Emmanuel Delporte, Catherine Dufour, Léo Henry, L.L. Kloetzer, Li-Cam, luvan, Norbert Merjagnan, Ketty Steward, Sabrina Calvo. La nouvelle Serf-made-man ? Ou la créativité discutable de Nolan Peskine d’Alain Damasio a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire 2018.
AU BAL DES ACTIFS. DEMAIN, LE TRAVAIL, Stéphane Beauverger Karim Berrouka Alain Damasio Emmanuel Delporte Catherine Dufour Léo Henry L.L. Kloetzer LI-CAM Luvan Norbert Merjagnan Ketty Steward Sabrina Calvo, Edition la Volte, 2017, 614 p.
MOTS CLÉS : Recueil de nouvelles | Science Fiction | Dystopie | Travail | La Volte |