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Ghettos de riches : Tour du monde des enclaves résidentielles sécurisées, Thierry Paquot
De nouvelles politiques publiques ont vu le jour au sein des villes européennes, devenues en vingt ans de véritables acteurs collectifs porteurs de stratégies de développement économique et de positionnement international. Le renouveau des pratiques d'urbanisme, de planification et de prospective urbaines a été un vecteur essentiel de renaissance de cette capacité d'action politique autour d'un instrument d'action spécifique : le projet. Marseille, Nantes, Venise, Turin, Manchester, toutes ces villes se sont engagées dans de grandes opérations de restructuration urbaine. L'auteur présente ici la genèse, les acteurs, les réalisations et les conséquences tant en termes de régénération physique que de transformations sociales et politiques, en s'intéressant plus particulièrement aux relations entre groupes sociaux et au nouveau rôle des élites urbaines. Comment ces projets ont-ils modifié la gouvernance des villes ? Cette question se trouve au centre de l'ouvrage qui révèle un enjeu nouveau des politiques publiques : la mobilisation de sociétés urbaines devenues pluralistes et la construction d'une capacité d'action collective. Gilles Pinson est maître de conférence à l'Université de Saint-Etienne. Il enseigne également à Sciences Po Paris.
Ghettos de riches : Tour du monde des enclaves résidentielles sécurisées, Thierry Paquot, Editions Perrin, Février 2009.
MOTS CLÉS : Editions Les Presses de Sciences Po | Gilles Pinson | Gouvernance | Politique | Urbanisme | Ville | Développement | Planification | État | Territoire | Services publics | Gouverner |
Ouvrage disponibleGouverner la ville par projet: Urbanisme et gouvernance des villes européennes, Gilles Pinson
De nouvelles politiques publiques ont vu le jour au sein des villes européennes, devenues en vingt ans de véritables acteurs collectifs porteurs de stratégies de développement économique et de positionnement international. Le renouveau des pratiques d'urbanisme, de planification et de prospective urbaines a été un vecteur essentiel de renaissance de cette capacité d'action politique autour d'un instrument d'action spécifique : le projet. Marseille, Nantes, Venise, Turin, Manchester, toutes ces villes se sont engagées dans de grandes opérations de restructuration urbaine. L'auteur présente ici la genèse, les acteurs, les réalisations et les conséquences tant en termes de régénération physique que de transformations sociales et politiques, en s'intéressant plus particulièrement aux relations entre groupes sociaux et au nouveau rôle des élites urbaines. Comment ces projets ont-ils modifié la gouvernance des villes ? Cette question se trouve au centre de l'ouvrage qui révèle un enjeu nouveau des politiques publiques : la mobilisation de sociétés urbaines devenues pluralistes et la construction d'une capacité d'action collective. Gilles Pinson est maître de conférence à l'Université de Saint-Etienne. Il enseigne également à Sciences Po Paris.
Gouverner la ville par projet: Urbanisme et gouvernance des villes européennes, Gilles Pinson, Editions Les Presses de Sciences Po, Février 2009.
MOTS CLÉS : Editions Les Presses de Sciences Po | Gilles Pinson | Gouvernance | Politique | Urbanisme | Ville | Développement | Planification | État | Territoire | Services publics | Gouverner |
Ouvrage disponibleBêtes de villes : Petit traité d'histoires naturelles au cœur des cités du monde , Nicolas Gilsoul
La moule zébrée va-t-elle sauver New York ? Le scorpion Tityus serrulatus terroriser les habitants de São Paulo ? Les kangourous s’ébattre dans la forêt de Rambouillet ? Saviez-vous seulement que toutes ces bêtes vivaient si près de chez vous ? En pleine crise de la biodiversité, nos villes sont devenues des jungles hybrides où se croisent bien plus de créatures que dans nos forêts. Bienvenue aux 33 000 sangliers clandestins des parcs de Berlin, aux léopards des faubourgs de Bombay ou encore aux coyotes de Chicago et aux cougars de Mulholland Drive. Certains ont muté, leurs comportements ou leurs physiques se sont transformés pour survivre à la ville. La souris de Brooklyn résiste aux polluants lourds, l’escargot d’Amsterdam combat l’îlot de chaleur urbain, l’hirondelle de la Côte est réduit sa voilure pour éviter les gratte-ciel. Au travers de 1 001 histoires de bêtes de villes, l’architecte Nicolas Gilsoul nous offre un bestiaire érudit de nos territoires et nous incite à nous reconnecter au vivant. En chemin il dessine de nouvelles perspectives sur l’art de concevoir la ville avec le génie animal. À l’évidence, observer des bêtes, ça rend intelligent. Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres, Nicolas Gilsoul est architecte, paysagiste et docteur en sciences à l’Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement à Paris. Professeur à l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais, il enseigne de Vancouver à Bruxelles. Lauréat de l’Académie de France à Rome, pensionnaire de la villa Médicis, il a remporté de nombreux prix d’architecture. Il publie avec Erik Orsenna en 2018 Désir de villes chez Robert Laffont, dans lequel il explore entre autres les tréfonds de la ville Terrier et les cimes de la ville Canopée.
Bêtes de villes : Petit traité d'histoires naturelles au cœur des cités du monde , Nicolas Gilsoul, Editions Pluriel, Novembre 2019.
MOTS CLÉS : Editions Pluriel | Nicolas Gilsoul | Climat | Environnement | Écologie | Faune | Flore | Biodiversité | Biologie | Nature | Ville | Urbanisme |
Ouvrage disponibleFrance 2050 : RCP8.5 Le Scénario noir du climat, Marc Lomazzi
" L'ouvrage offre un tour d'horizon pédagogique des bouleversements qui nous attendent, parsemé de cartes et de graphiques éclairants..." Marianne Dans le jargon du GIEC, le scénario noir du changement climatique porte un nom : RCP8.5. Un scénario qui ressemble au script d'un fim catastrophe : fonte des glaciers, montée des océans, sécheresses, mégafeux, villes les pieds dans l'eau, fleuves à sec, crises sanitaires, disparition des espèces... D'ici à 2050, un choc thermique d'une ampleur sans précédent rendra les continents chauds de plus en plus pénibles pour ceux qui y vivent et condamnera les zones tempérées à une alternance infernale de vagues de chaleur et de pluies diluviennes. Mais en quoi cette fresque terrible nous concerne-t-elle ? Quels sont les dangers qui menacent vraiment la France à l'horizon 2050 si le pire scénario du GIEC devient réalité ? Comment notre vie quotidienne sera-t-elle bouleversée ? Pour répondre à ces interrogations, l'auteur a rencontré des dizaines de scientifiques et d'experts. Cartes à l'appui, son livre brosse le tableau de la France de 2050 dont l'épisode historique de sécheresse et de canicules de l'été dernier nous a donné un avant-goût. Sans parti-pris, il montre que c'est maintenant qu'il faut se préparer à l'impensable -voire au pire- et trouver, à notre échelle, des réponses au chaos climatique qui s'annonce. Journaliste, Marc Lomazzi a été rédacteur en chef adjoint du quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France et chroniqueur sur France Inter. Passionné par les sujets liés à l'écologie et au climat, il est notamment l'auteur d'Ultra ecologicus, une enquête sur les mouvements écologistes radicaux.
France 2050 : RCP8.5 Le Scénario noir du climat, Marc Lomazzi, Editions Albin Michel, 2023.
MOTS CLÉS : Editions Albin Michel | Marc Lomazzi | Climat | Écologie | France | Environnement | Politique | Science Fiction | Territoire | Agriculture | Santé | Énergie |
Ouvrage disponiblePouvoirs urbains : Ville, Politique et Globalisation, Christian Lefèvre Gilles Pinson
Plus de la moitié des habitants de la planète vit désormais dans les villes. L’urbain est devenu le cadre dominant des pratiques et des relations sociales, mais aussi l’écosystème où s’épanouit le capitalisme globalisé. La ville s’est ainsi imposée comme une échelle clé pour comprendre et agir sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de notre temps. Les acteurs urbains, qu’ils soient élus, bureaucrates, acteurs économiques, professionnels de la ville ou chercheurs, s’efforcent de donner sens aux transformations qui travaillent les villes et d’y répondre à coup d’innovations politiques, économiques et sociales. Espace d’innovation, l’urbain est aussi devenu objet de controverses tout à la fois scientifiques et politiques. Cet ouvrage dresse un bilan critique de ces débats en s’attardant sur cinq controverses : l’urbanisation généralisée, les rapports entre milieux urbains et capitalisme, les relations entre les villes et les États, la distribution du pouvoir dans la ville et la démocratie urbaine, la gouvernance des espaces métropolitains. Christian Lefèvre est professeur à l'École d'urbanisme de Paris (université Gustave Eiffel). Chercheur au Laboratoire Techniques, Territoires, Sociétés (LATTS), ses travaux portent sur la gouvernance des métropoles mondiales. Il est notamment l'auteur de Paris, Métropole introuvable, le défi de la globalisation (PUF, 2017). Gilles Pinson est professeur de science politique à Sciences Po Bordeaux, ou il dirige le master "Stratégies et gouvernance métropolitaines". Chercheur au Centre Émile Durkheim et responsable scientifique du Forum urbain de Bordeaux, il est notamment l'auteur de La ville néolibérale (PUF, 2020).
Pouvoirs urbains : Ville, Politique et Globalisation, Christian Lefèvre Gilles Pinson, Editions Armand Colin, 2020.
MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Christian Lefèvre | Gilles Pinson | Ville | Urbanisme | Politique | Capitalisme | Gouvernance | État | Pouvoir | Démocratie | Sociologie | Géographie | Métropole | Environnement |
Ouvrage disponible1848 : la révolution oubliée, Michèle Riot-Sarcey Maurizio Gribaudi
La révolution de février 1848 a mis fin à la monarchie de Juillet et inauguré la brève expérience de la IIe République. Mais trois mois après cet immense espoir, l'armée et les gardes mobiles ont brisé l'insurrection d'ouvriers et d'artisans parisiens, barricadés dans l'est de la ville. Pendant plusieurs jours, la République a bombardé et massacré les insurgés : 3 500 morts officiels, plus de 10 000 selon des témoins. À ces victimes s'ajoutent un grand nombre de déportés au bagne ou ailleurs. C'est cette histoire tragique et oubliée que restitue ce livre. À partir d'un étonnant corpus documentaire, les auteurs montrent en quoi les événements de juin 1848, plus précisément, constituent un moment clé pour comprendre la mise en berne des utopies surgies de l'inachèvement de la Révolution française. En s'appuyant sur les récits de témoins, ils rendent compte de ce temps d'ouverture exceptionnelle à l'espérance et à la liberté de pensée, tout en retraçant la succession des drames qui ont conduit du rêve au cauchemar. Ce livre met en scène la fabrique de l'histoire à travers les perceptions qui se croisent, de manière souvent aveugle, dans le feu de l'action. Maurizio Gribaldi, directeur d'études à l'EHESS, est notamment l'auteur de itinéraires ouvriers. Espaces et groupes sociaux à Turin au XXe siècle (EHESS, 1987) et Espaces, temporalités stratifications (EHESS, 1999). Michèle Riot-Sarcey, professeure d'histoire contemporaine à l'université Paris-VIII, historienne du XIXe siècle, du politique, du féminisme et des utopies, est notamment l'auteur de Histoire du féminisme (La Découverte, 2002, 2008) ; elle a dirigé le Dictionnaire des utopies (Larousse, 2002, 2006).
1848 : la révolution oubliée, Michèle Riot-Sarcey Maurizio Gribaudi, Editions La Découverte, Septembre 2009.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Michèle Riot-Sarcey | Maurizio Gribaudi | Paris | Révolution | République | Guerre | Utopie | Histoire | Femme | Genre | Proudhon | Marx | État | Politique | Démocratie |
Ouvrage disponibleLutter pour la cité : Habitant.es face à la démolition urbaine, Renaissance des Groux Appuii Tenaces
Pourquoi certaines cités sont-elles promises à la démolition ? Comment comprendre les plans et le langage des urbanistes ? Qu'est-ce que l'Anru et quels sont ses impacts sociaux ? Et si réhabiliter les bâtiments était plus écologique et moins cher que les démolir puis les reconstruire ? Connaissez-vous les pratiques des architectes Kroll, Lacaton et Vassal, Ricard ou Siza ? Aux Groux, en banlieue sud de Paris, les locataires se battent pour leurs droits depuis l'annonce en 2015 de la destruction programmée de leur cité. Rencontre exceptionnelle avec quatre femmes au coeur de cette histoire, Lutter pour la cité est aussi une boîte à outils pour qu'enfin la ville se fasse à partir de ses habitants.es. Critique de la "rénovation urbaine" telle qu'elle se fait aujourd'hui, cet ouvrage présente les alternatives architecturales, sociales et politiques qui se développent en France et à l'étranger. Renaissance des Groux est une association d'habitant.es de la cité des Groux, à Fresnes, dans le Val-de-Marne. Appuii (Alternatives pour des projets urbains ici et à l'international) est une association qui accompagne depuis 2012 des collectifs en lutte contre des projets urbains imposés, pour les aider à se défendre et à se faire entendre. Le Collectif Tenaces est composé de membres et ex-membres de Z, revue itinérante d'enquête et de critique sociale.
Lutter pour la cité : Habitant.es face à la démolition urbaine, Renaissance des Groux Appuii Tenaces, Editions de la Dernière Lettre, Novembre 2022.
MOTS CLÉS : Editions de la Dernière Lettre | Renaissance des Groux | Appuii | Tenaces | Urbanisme | Urbain | Droit | Logement | Banlieue | Politique | Justice | Écologie | Collectif | Gentrification |
Ouvrage disponibleVoisins de passage : Une microhistoire des migrations, Fabrice Langrognet
En portant son regard sur une " cité " d'habitation, au cœur de la Plaine-Saint-Denis, Fabrice Langrognet offre une passionnante histoire sociale et culturelle des migrations en France, du début de la IIIe République à la crise des années 1930. La Plaine-Saint-Denis est alors un immense quartier industriel où se croisent des myriades de migrants issus des classes populaires, d'origine provinciale, étrangère ou coloniale. S'appuyant sur des sources inédites qu'il ausculte avec une incroyable minutie, l'historien raconte comment les occupants de l'immeuble arrivent et repartent, se côtoient et s'ignorent, sympathisent et s'affrontent, redessinant sans cesse les contours de leurs appartenances. Il reconstitue ainsi l'expérience vécue de plusieurs générations d'hommes, de femmes et d'enfants qui cherchent leur chemin dans les fracas du monde. Ici, la silhouette d'un jeune voisin connu pour jouer lestement du surin se dresse dans l'étroit passage qui mène à la porte cochère. Là, c'est la propriétaire implacable qui réclame sur-le-champ le paiement des loyers. Un peu plus loin, à l'usine, monsieur le directeur promet d'une voix bienveillante une place à quelque neveu resté au pays ; il se montre moins affable quand on lui parle du droit du travail... Vivre à cet endroit et à cette époque impose de composer avec un environnement en constante évolution et de tirer parti, dans mille et une interactions quotidiennes, des règles d'un jeu social complexe. C'est à ce prix que l'on parvient à se repérer dans un univers en ébullition où les allégeances nationales, ethniques, raciales, de genre et de classe se recomposent sans cesse. Grand Prix des Rendez-vous de l'histoire de Blois 2024. Fabrice Langrognet, docteur de l'université de Cambridge et ancien élève de l'École normale supérieure (ENS) et de l'École nationale d'admninistration (ENA), est chercheur en histoire à l'université d'Oxford et au Centre d'histoire sociale des mondes contemporain de l'université Paris-1.
Voisins de passage : Une microhistoire des migrations, Fabrice Langrognet, Editions La Découverte, Septembre 2023.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Fabrice Langrognet | Immigration | Migration | Histoire | Banlieue | Logement | Prolétariat | Patrimoine | Mobilité | Sociale |
Ouvrage disponibleRapport sur la construction des situations "suivi de, Les situationnistes et les nouvelles formes d'action dans la politique ou l'art, Guy Debord
Guy Debord RAPPORT SUR LA CONSTRUCTION DES SITUATIONS suivi de Les Situationnistes et les nouvelles formes d'action dans la politique ou l'art. Texte intégral "Nous pensons d'abord qu'il faut faut changer le monde. Nous voulons le changement le plus libérateur de la société et de la vie ou nous nous trouvons enfermés. Nous savons que ce changement est possible par des actions appropriées." Par ces mots, prononcés en 1957, Guy Debord fonde l'internationale situationniste. Né à Paris en 1931, Guy Debord a écrit La Société du spectacle et réalisé des films. Il a dirigé la revue de l'IS.
Rapport sur la construction des situations "suivi de, Les situationnistes et les nouvelles formes d'action dans la politique ou l'art, Guy Debord, Editions Mille et une nuits, Octobre 2000.
MOTS CLÉS : Editions Mille et une nuits | Guy Debord | Urbanisme | Art | Situationnisme | Culture | Internationale | Politique | Théorie | Révolutionnaire | Contestation | Activisme |
Ouvrage disponibleUn nouvel art de voir la ville et de faire du cinéma : Du cinéma et des restes urbains, François Jost
En quoi le cinéma nous aide-t-il à repenser la ville à l'heure des "restes urbains", fragments d'objets et de pratiques disparates qui forment tant bien que mal notre décor ? Pour répondre à une telle question, il fallait multiplier les points de vue. Cet ouvrage fait donc le choix de la diversité disciplinaire pour comprendre la difficile articulation de la ville au cinéma À l'image de ce qu'a réussi Fritz Lang dans Metropolis (1927), en transposant cinématographiquement son regard d'architecte, ou Winn Wenders dans Lisbon Story (1994), en expérimentant la ville avec sa sensibilité de réalisateur, cet ouvrage se propose de rapprocher des domaines qu'on a l'habitude d'isoler, les études urbaines et les études cinématographique pour ouvrir de nouvelles hypothèses sur notre manière de voir et d'habiter le monde. Charles PERRATON est professeur au département des Communications à l'Université du Québec à Montréal ou il dirige le programme de maîtrise. Il est aussi responsable du Groupe d'études et de recherches e, sémiotique des espaces (GERSE) à Montréal. François JOST est professeur de sciences de l'information et de la communication à l'Université de Sorbonne Nouvelle Paris III. Il est aussi directeur du Centre d'études des images et des sons médiatiques (CEISME) à Paris.
Un nouvel art de voir la ville et de faire du cinéma : Du cinéma et des restes urbains, François Jost, Editions L'Harmattan, 2003.
MOTS CLÉS : Editions L'Harmattan | François Jost | Art | Cinéma | Architecture | Ville | Métropole | Urbanisme | Paysage | Bâtiment |
Ouvrage disponibleBel-Ami, Maupassant
Comment briller dans la société du XIXe siècle, lorsque l'on est jeune, sans le sou, mais vif et séduisant ? Introduit parmi les mondains influents du Paris haussmannien, « Bel-Ami » saisit rapidement les moyens de satisfaire ses désirs de fortune et de gloire : le journalisme lui permettra de faire ses armes en politique, les femmes de gravir l'échelle sociale. Dans ce qui constitue l'un de ses romans les plus célèbres, Maupassant sape avec ironie les fondements d'une société corrompue dans laquelle un jeune homme, séducteur et arriviste, triomphe au détriment de toute morale. Le volume est destiné aux classes de Seconde pour l'étude d'un mouvement littéraire et artistique du XIXe siècle : le réalisme. Le dossier de l'édition s'intéresse à la genèse et la réception du roman, et propose deux groupements de texte : les représentations de la presse au XIXe siècle, et les relations entre hommes et femmes dans l'oeuvre de Maupassant. L'édition est enrichie d'un cahier photos couleurs de 8 pages pour l'enseignement de l'histoire des arts.
Bel-Ami, Maupassant, Editions Flammarion, Juin 1999.
MOTS CLÉS : Editions Flammarion | Bel-Ami | France | Paris | Roman | Réalisme | Littérature | Journalisme | Société | Bourgeoisie | Politique |
Ouvrage disponibleNew Moon: Café de nuit joyeux, David Dufresne
1986. David Dufresne a 18 ans et débarque à Paris : le New Moon est un minuscule cabaret, le plus grand des petits clubs rock. Pour l’auteur, le centre du monde, le refuge de ses nuits, son maintenant . Trente ans plus tard, il raconte avec minutie et poésie les différentes vies et métamorphoses du lieu. La musique claque, les époques s’entrechoquent. C’est total Pigalle, carrefour de la jeunesse joyeuse et du no future tonitruant. Piaf y croise la Mano Negra et Manet, Virginie Despentes et Antoine la Rocca dit la Scoumoune, fameux bandit corse. Et si Pigalle n’avait finalement jamais été qu’un décor factice et fatigué, crade et fameux, beau et malfamé ? Mais où on était bien et où on apprenait, plus vite qu’ailleurs, les choses de la vie. Plongée littéraire envoûtante et romanesque, le récit avance par à-coups dans un siècle de Paris, lézardé par des photos, rapports de police, chansons d’époque et réclames cocasses. On y retrouve le goût du collage et les obsessions de David Dufresne : les archives, la musique, l’histoire urbaine. Après le succès de Tarnac, magasin général , le nouvel opus punk et mélancolique de l’auteur phare de la narrative non-fiction française. Ancien de Libération , David Dufresne a publié une dizaine d’ouvrages. Il est aussi auteur de documentaires, comme Prison Valley (World Press Photo Award 2010) et Fort McMoney.
New Moon: Café de nuit joyeux, David Dufresne , Editions Seuil, Septembre 2017.
MOTS CLÉS : Editions Seuil | David Dufresne | France | Paris | Pigalle | Cabaret | Rock | Nostalgie | Enquête | Musique | Littérature | Biographie |
Ouvrage disponibleVive la Commune !: "Suivi de "La Commune est proclamée" et de "La guerre civile en France", Karl Marx Louise Michel Jules Vallès
Quand, le 18 mars 1871, le peuple parisien s’insurge contre le gouvernement d’Adolphe Thiers et proclame la Commune, les cris de joie des ouvriers sont aussitôt relayés par le journaliste insurgé Jules Vallès. Dès le mois de mai, le soulèvement est écrasé dans un bain de sang et des milliers de communards sont conduits devant les tribunaux. Parmi eux, Louise Michel tient farouchement tête à ses accusateurs. Depuis Londres, Karl Marx soutient l’insurrection parisienne et, dans son adresse à l’Internationale ouvrière, La Guerre civile en France, il tire les leçons de son échec. Des discours qui ont marqué l’Histoire, par des figures d’exception.
Vive la Commune !: "Suivi de "La Commune est proclamée" et de "La guerre civile en France", Karl Marx Louise Michel Jules Vallès, Éditions POINTS, Février 2011.
MOTS CLÉS : Éditions POINTS | Karl Marx | Louise Michel | Jules Vallès | Paris | Histoire | Politique | Justice | Révolution | Commune | Anarchisme | Militantisme | Socialisme |
Ouvrage disponibleL'écologie aux marges : Vivre et créer dans les ruines du capitalisme, Igor Babou Joëlle Le Marec Amélie Monnereau
Habiter dans les ruines du capitalisme industriel, y vivre et y développer l’écologie par des formes d’éducation populaire centrées sur l’action plus que sur le discours, aller d’expulsion en expulsion dans un habitat temporaire tout en tissant des liens étroits avec les habitants de quartiers populaires : des collectifs s’organisent au coeur des contradictions contemporaines en pratiquant une écologie sociale et solidaire. Des friches urbaines squattées fournissent des lieux de vie et d’action à des activistes qui refusent l’état du monde et l’inaction politique. Ce livre raconte l’aventure d’activistes installés en banlieue parisienne pour y développer une écologie sociale et populaire. Il repose sur un long travail d’enquête ethnographique avec une participation durant plus de deux ans au quotidien des activistes et des entretiens menés avec des habitants et les animateurs du lieu. Il restitue cette expérience inspirante en accordant une large place à la photographie et à la parole des personnes. Le « Laboratoire écologique zéro déchet », créé par une poignée d’activistes d’abord à Noisy-Le-Sec puis installé à Pantin, démontre que la cohérence d’un projet mené avec détermination, tact et bienveillance peut réussir aux marges du capitalisme et de l’Etat là où les collectivités territoriales et les institutions échouent depuis des décennies. On se prend alors à rêver : et si, au lieu d’empêcher ces initiatives au nom du principe de propriété et de l’ordre établi, l’Etat laissait agir celles et ceux qui savent comment transformer le monde et le rendre plus habitable, peut-être pourrions-nous éviter la catastrophe environnementale et climatique qui s’annonce. Igor Babou est professeur à l'université de Paris Cité, et membre du laboratoire Ladyss. Il étudie les politiques publiques de la nature, le patrimoine naturel, les mobilisations écologistes, et les sciences de la nature. Il a mené des enquêtes ethnographiques en Argentine, à la Réunion, en Espagne, et en France hexagonale. Ses recherches s'inscrivent dans le champ de l'écologie politique et de la socio-anthropologie de la nature. Il accompagne ses enquêtes de terrain par un travail de photographie documentaire.
L'écologie aux marges : Vivre et créer dans les ruines du capitalisme, Igor Babou Joëlle Le Marec Amélie Monnereau, Editions ETEROTOPIA, Collection Parcours, Février 2023 .
MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Igor Babou | Écologie | Éducation | Friches | Squats | Banlieue | Activisme | Photographie | Populaire |
Ouvrage disponibleOurod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard
Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe – ourod en est un – les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie: au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques – vivants ou en bocaux – côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore: le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. À l’heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à «l’homme nouveau» et à la «femme de demain»? Pour répondre à cette question, l’auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui. Annick Morard est spécialiste de littérature et de culture russe. Elle a été maître-assistante, puis chargée de cours à l'Université de Genève, et chercheuse associée à l'Institut de Littérature russe (Maison Pouchkine) à Saint Pétersbourg, ou elle a enquêté sur les monstres et le monstrueux entre 2014 et 2016. Auteure d'un ouvrage consacré à l'émigration russe à Paris dans l'entre-deux-guerres (De l'émigré au déraciné, l'Âge d'Homme, 2010), elle s'intéresse également à la culture soviétique et postsoviétique, aux avant-gardes littéraires et à la culture populaire.
Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard, Editions La Baconnière, Janvier 2020.
MOTS CLÉS : Editions La Baconnière | Annick Morard | Russie | Monstre | Culture | Histoire | Légende | Mythologie | Littérature | Folklore | Société |
Ouvrage disponibleRévolutions, Michael Löwy
Cet ouvrage rassemble, pour la première fois, une abondante documentation photographique sur les principaux mouvements révolutionnaires, depuis la Commune de Paris jusqu'à nos jours. Ce choix cerne les révolutions " classiques ", c'est-à-dire les révolutions sociales, d'inspiration égalitaire, visant à abolir les classes, à donner le pouvoir aux travailleurs et/ou à réaliser le socialisme. Aborder l'histoire de la photographie, et surtout l'histoire des révolutions - événements actifs - permet de découvrir ce que les textes ne peuvent raconter : les visages, les gestes, certains mouvements, certaines situations, des ambiances. La diversité des documents rassemblés ici donne une image plurielle de chaque révolution, dans ce qu'elle a d'universel, c'est-à-dire partagé avec toutes les autres, et dans sa particularité historique, culturelle et nationale. On voit alors apparaître la révolution non comme une abstraction, un concept, mais comme l'action d'êtres humains, d'hommes et de femmes qui font leur propre histoire.
Révolutions, Michael Löwy , Editions Hazan, Janvier 2000.
MOTS CLÉS : Editions Hazan | Michael Löwy | Russie | Paris | Commune | Révolution | Anarchisme | Marxisme | Communisme | Bolchevik | Soviétique | Bureaucratie | Rébellion | Critique | Mondiale | Histoire |
Ouvrage disponibleLe mythe bolchevik: Journal 1920-1922, Alexander Berkman Miguel Abensour Louis Janover Pascale Haas
L'auteur de ce Journal, sans doute « le seul à avoir été tenu en Russie durant ces années mémorables (1920-1922) », n'est ni un réactionnaire, ni un conservateur, ni un libéral, mais un révolutionnaire communiste anarchiste, un enthousiaste de la Révolution. Comme il l'écrit, Octobre 1917 a été pour lui le plus grand événement de sa vie, le moment inouï où toutes ses aspirations à l'émancipation humaine étaient soudain susceptibles de s'accomplir, d'être enfin satisfaites. D'où la question : comment, par quelles voies un enthousiaste de la révolution de 1917 a-t-il pu écrire un livre qui a pour titre : Le Mythe bolchevik, et pour visée une démystification informée et impitoyable de cet événement qui a constitué jusqu'en 1989 un des piliers de notre monde, de notre horizon historique ? C'est qu'en dépit de son enthousiasme pour Octobre, Alexandre Berkman n'accepta pas davantage une soumission sans réserve au bolchevisme. Il choisit le rôle de collaborateur et d'observateur critique qui, au fil des mois et des événements, se transforma peu à peu en une position plus en retrait, celle d'un guetteur averti, inquiet, soucieux de percevoir le ou les moments où l'événement révolutionnaire s'exposait à basculer soudain en son contraire, quand une forme d'opposition à la révolution naît de l'intérieur de la Révolution (Karl Korsch). Historiquement, la particularité du bolchevisme est d'être contemporain de la forme institutionnelle inédite qui le nie, à savoir les Soviets contre l'État qui prétend à tort s'identifier à la Révolution. Le journal de Berkman fait apparaître le sans-précédent du bolchevisme : comment la contrerévolution s'exerce contre une inventivité révolutionnaire nouvelle, les conseils d'ouvriers et de paysans, et à Cronstadt, en 1921, le Comité révolutionnaire de marins et de soldats, écrasé au moment même où l'on célébrait l'anniversaire de la Commune de Paris. Voilà pourquoi le livre que vous tenez entre les mains est exceptionnel. Il porte, au-delà d'Octobre, une autre vision de l'histoire du vingtième siècle et, du même coup, une autre appréhension du présent.
Le mythe bolchevik: Journal 1920-1922, Alexander Berkman Miguel Abensour Louis Janover Pascale Haas, Editions Klincksieck, Février 2017.
MOTS CLÉS : Editions Klincksieck | Alexander Berkman | Russie | Journal | Révolution | Anarchisme | Marxisme | Communisme | Bolchevik | Soviétique | Bureaucratie | Rébellion | Critique |
Ouvrage disponibleL'Etat et la révolution: La doctrine du marxisme sur l'Etat et les tâches du prolétariat dans la révolution, Lénine Laurent Lévy
« Tant que l'État existe, il n'y a pas de liberté. Quand il y aura la liberté, il n'y aura plus d'État. » Ces mots ne sont pas de Bakounine, ni de Malatesta, ni de Proudhon, ils sont de Lénine, réfugié en Finlande à l'été 1917 avant le déclenchement de la révolution d'Octobre. Il a utilisé son temps à l'écart de l'action pour reprendre et élargir ses notes sur la théorie de l'État, déjà énoncée dans les « Thèses d'avril ». Dans« L'État et la révolution », Lénine convoque les textes de Marx et d'Engels sur la Commune de Paris. II les utilise pour combattre les opportunistes de droite, les chefs de la IIe Internationale qui soutiennent la guerre en cours. Il réduit au minimum les divergences entre anarchistes et marxistes : non, le marxisme n'est pas un étatisme, il vise au contraire au « dépérissement de l'État » ? avec une phase de transition, la dictature du prolétariat, dont la Commune parisienne est un moment paradigmatique. Pour reprendre la formule de Marx à propos de Hegel, Lénine est aujourd'hui traité « en chien crevé ». On verra dans ce livre ce que sa pensée politique garde d'original et d'actuel.
L'Etat et la révolution: La doctrine du marxisme sur l'Etat et les tâches du prolétariat dans la révolution, Lénine Laurent Lévy, Editions La Fabrique Editions, Mars 2012.
MOTS CLÉS : Editions La Fabrique Editions | Lénine | Laurent Lévy | Russie | Politique | Révolution | Marxisme | Anarchisme | Étatisme | Léninisme | Prolétariat | Dictature | Marx | Engels | Philosophie |
Ouvrage disponibleRu.net : géopolitique du cyberespace russophone, Kevin Limonier
À tort ou à raison, la Russie s'est construit une image de "cyberpuissance" que les accusations américaines, renforcées par les déclarations du président français, ont grandement contribué à façonner. Kevin Limonier pose ici la question de l'instrumentalisation politique, par la Russie comme par ses adversaires, d'un phénomène technique ayant acquis une immense importance stratégique. La lutte pour son contrôle est en effet susceptible de provoquer des guerres, de déstabiliser des régions entières, ou encore de priver les citoyens de certains de leurs droits les plus fondamentaux. Le retour objectif de la Russie sur la scène internationale s'accompagne d'une mise en récit s'appuyant sur un imaginaire issu de la "guerre froide". C'est à cette "mise en récit" qu'est consacré le quatrième Carnet de l'Observatoire. Kevin Limonier est maître de conférence en études slaves et géopolitique à l'Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis.
Ru.net : géopolitique du cyberespace russophone, Kevin Limonier, Editions L'Inventaire, Juin 2018.
MOTS CLÉS : Editions L'Inventaire | Kevin Limonier | Numérique | Cyber | Cyberespace | Géopolitique | Russie | Souveraineté | Guerre | Guerre Froide | Surveillance | Propagande |
Ouvrage disponibleLa foi au risque de la psychanalyse, Alizée Delpierre
Derrière les façades de luxueux immeubles parisiens, les immenses grilles de châteaux, les baies vitrées de vastes villas de la Côte d'Azur, se cache un personnel invisible mais présent quotidiennement au service des grandes fortunes. Gouvernantes, majordomes, femmes de chambre et de ménage, lingères, nannies, cuisiniers ou chauffeurs travaillent du matin au soir, et souvent la nuit, pour satisfaire les besoins et désirs des millionnaires qui les emploient à leur domicile. En s'appuyant sur une enquête immersive de plusieurs années, ce livre lève le voile sur les relations quotidiennes entre ceux qui servent et ceux qui sont servis. Ce faisant, il éclaire les ressorts d'une cohabitation socialement improbable, faite de domination et de résistances. Elle-même prise dans ces relations, en travaillant un temps comme domestique, Alizée Delpierre montre comment une certaine " exploitation dorée " peut faire rêver des femmes et des hommes qui y voient une réelle opportunité d'ascension sociale. Du côté des grandes fortunes, déléguer toutes les tâches ingrates demeure essentiel pour consolider leur pouvoir et jouir à plein de leur capital. Elles sont prêtes à tout pour fidéliser leurs domestiques et conserver ce privilège de classe, pour le meilleur comme pour le pire.
La foi au risque de la psychanalyse, Alizée Delpierre, Editions La Découverte, Septembre 2022.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Alizée Delpierre | Domesticité | Dépendance | Immersion | Enquête | Capital | Sociale | Genre | Racisme |
Ouvrage disponibleLe Nouvel Inconscient: Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Lionel Naccache
"Je vous invite dans ce livre à une nouvelle odyssée, placée sous les auspices des neurosciences de l'esprit. Au-delà des analogies et des oppositions entre l'inconscient freudien et l'inconscient cognitif, je montrerai que la posture même du discours Freudien détient une clé essentielle de notre faculté à construire notre pensée consciente. Cette clé de la conscience découverte par Freud, à son insu, peut aujourd'hui être pleinement comprise à la lumière d'expériences récentes des neurosciences de l'esprit. Cette nouvelle interprétation de l'inconscient freudien conjuguée à l'exposition préalable de l'inconscient cognitif contemporain dessinent ensemble le portrait de ce Nouvel Inconscient qui donne son titre au présent essai." L.N. Un livre brillant, par un membre éminent de la jeune école française de sciences cognitives. Lionel Naccache est neurologue à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris et chercheur en neurosciences cognitives au sein de l'unité Inserm Neuro-imagerie cognitive.
Le Nouvel Inconscient: Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Lionel Naccache, Editions Odile Jacob, Septembre 2006.
MOTS CLÉS : Editions Odile Jacob | Lionel Naccache | Neurosciences | Neuropsychologie | Sciences | Psychanalyse | Psychologie | Psychiatrie | Philosophie | Inconscient | Conscience | Cerveau | Médecine |
Ouvrage disponibleFlaubert, itinéraire d'un écrivain normand, Stéphanie Dord-Crouslé
Né à Rouen en 1821, Gustave Flaubert puise son inspiration dans sa ville natale, de même que dans la Normandie tout entière qu'il parcourt depuis son enfance : Trouville, Pont-l'Évêque, Honfleur...autant de lieux et de souvenirs qui nourrissent son oeuvre. Pendant plus de trente ans, Flaubert rédige l'essentiel de ses romans dans sa demeure de Croisset, loin du monde, tel un reclus sacrifiant sa vie aux exigences de son art. Ses voyages à Paris lui offrent cependant divertissements mondains et plaisirs littéraires où il côtoie Zola, Maupassant, les Goncourt ou George Sand. C'est aussi à Paris qu'il fait la connaissance de Maxime Du Camp. Il l'accompagnera dans son voyage en Orient, en Grèce et en Italie. Mêlant documents d'archives et photographies contemporaines, cet ouvrage nous conduit sur les pas de Flaubert, révélant les liens entre les lieux et l'oeuvre, d'hier à aujourd'hui. Une façon de rendre hommage, deux cents ans après sa naissance, à "l'enfant terrible de Rouen" et à l'un des plus grands écrivains du XIX? siècle.
Flaubert, itinéraire d'un écrivain normand, Stéphanie Dord-Crouslé, Editions Gallimard, Collection Découvertes, Mars 2021.
MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Stéphanie Dord-Crouslé | Normandie | Rouen | Histoire | Patrimoine | Biographie | Littérature | Écrivain | Poèsie | Flaubert | Peinture |
Ouvrage disponibleRevue du crieur N°22 : La puissance des savoirs Trans', Revue du crieur
Depuis quelques mois, la presse, la télévision, la radio s'agitent dès qu'une actualité touche de près ou de loin à la transidentité. Les enjeux liés aux luttes menées par les personnes trans' sont une parfaite illustration du fait que la visibilité ne suffit pas, et qu'elle se révèle parfois préjudiciable : les voix des trans' sont encore trop souvent couvertes par les discours cis', qui tendent également à délégitimer les savoirs produits par et pour des trans'. Ce nouveau numéro de la Revue du Crieur propose ainsi un dossier d'ouverture consacré à ces savoirs : Karine Espineira, grande pionnière des études trans', retrace leur émergence chahutée au sein de l'université ; l'historien Clovis Maillet invite à déterrer les existences trans' dans la longue durée, et s'intéresse en particulier aux figures de saints et saintes trans' qui vécurent au Moyen Âge ; trois membres de l'association Acceptess-T décrivent la manière dont les personnes trans' se sont organisées, d'abord loin des pouvoirs publics, dans le domaine de la santé ; et enfin, le sociologue Emmanuel Beaubatie s'interroge sur la précarité toujours prégnante de la parole trans', dans un contexte où la légitimité de cette parole est toujours remise en cause. Le Crieur continue également son travail d'enquête, avec un papier d'actualité de Mathieu Rigouste, qui explore le déploiement massif des technologies sécuritaires à l'occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, et un grand portfolio qui fait plonger les lecteurs et lectrices de l'autre côté du click d'un achat en ligne au cœur des conditions de travail dégradantes d'ouvriers et ouvrières migrantes qui, dans de gigantesques entrepôts des Pays-Bas, trient des millions de colis. Les idées et la culture ne sont pas laissées de côté : un grand papier de Joseph Confavreux fait le point sur les débats entre fin du monde et fin du mois qui semblent enfoncer progressivement la gauche dans une impasse ; la chercheuse Nelly Quemener part à la recherche d'un " humour de gauche ", qui peine à trouver sa place, entre accusations de bien-pensance et désespoir politique ; Camille Back fait le portrait de Gloria Anzaldúa, penseuse chicana qui a contribué à l'émergence de la théorie queer et dont les travaux majeurs ont pourtant été passés sous silence durant plusieurs décennies, notamment au sein de l'université. Enfin, la sociologue Juliette Roguet propose un récit entre notes de terrain et carnet de voyage qui suit le parcours des bricheros, ces séducteurs professionnels qui font découvrir aux touristes occidentales à la fois l'" authenticité du Pérou " et l'" amour andin ".
Revue du crieur N°22 : La puissance des savoirs Trans', Revue du crieur, Editions La Découverte, Avril 2023.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Revue du crieur | Transidentité | Transgenre | Genre | LGBTQIA+ | Queer | Revendication | Précarité | Logistique | Gauche | Socialisme | Enquête |
Ouvrage disponibleLa métropole parisienne, une anarchie organisée, Francesca Artioli Patrick Le Galès
La métropole parisienne est-elle sans pilote ou ingouvernable ? Malgré deux décennies de réformes, elle ne dispose pas d'autorité politique unique, ni de coordination hiérarchique et centralisée. Sa gouvernance est fragmentée et marquée par des confl its. Elle accuse même des échecs patents dans certains domaines, de la gestion de la pollution de l'air à la lutte contre la précarité. Pourtant, sur ce même territoire, des politiques publiques innovantes voient le jour, des investissements majeurs sont alloués, les dynamiques sociales sont soutenues, etc. En portant le regard sur l'action collective en oeuvre au quotidien, les recherches originales rassemblées dans cet ouvrage montrent que la métropole parisienne s'apparente à une "anarchie organisée" , avec ses contingences, ses rapports de forces, ses veto redoutables pour empêcher l'émergence de politiques ou bloquer leur mise en place, mais aussi ses instruments et ses données plus ou moins partagés, ses coalitions stabilisées et ses projets politiques. Elles proposent ainsi des clés de lecture renouvelées pour comprendre le fonctionnement des villes-monde. Francesca Artioli est maîtresse de conférences à l'École d'urbanisme de Paris et chercheuse au Lab'URBA (Université Paris-Est Créteil). Patrick Le Galès est directeur de recherche CNRS au Centre d'études européennes et de politique comparée (CEE) de Sciences Po et professeur à l'École urbaine et à l'École de la recherche de Sciences Po. Avec les contributions de Félix Adisson, Camille Allé, Nadia Arab,Agnès Bastin,Emmanuel Bellanger,Jean-Baptiste Chambon,Antoine Courmont,Gilles Crague,Ludovic Halbert,Joël Idt,Christine Lelévrier,Dominique Lorrain,Nicolas Maisetti,Daniel Mouchard,Roberto Rodriguez R,Éric Verdeil.
La métropole parisienne, une anarchie organisée, Francesca Artioli Patrick Le Galès, Editions Presses de Sciences Po, Novembre 2023.
MOTS CLÉS : Editions Presses de Sciences Po | Francesca Artioli | Patrick Le Galès | Ville | Urbain | Métropole | Paris | Territoire | Gouvernance | Anarchie | Fragmentation | Conflits | Institutions | Pollution | Précarité |
Ouvrage disponibleParis, capitale du XIXe siècle, Walter Benjamin
Le génie de Baudelaire, qui trouve sa nourriture dans la mélancolie, est un génie allégorique. Pour la première fois chez Baudelaire, Paris devient objet de poésie lyrique. Cette poësie locale est à l'encontre de toute poësie de terroir. Le regard que le génie allégorique plonge dans la ville trahit bien plutôt le sentiment d'une profonde aliénation. C'est là le regard d'un ?âneur, dont le genre de vie dissimule derrière un mirage bienfaisant la détresse des habitants futurs de nos métropoles. Cet "exposé", fut rédigé en français par Benjamin en 1939. Il annonce ce qu'aurait dû être Le livre des passages, resté à l'état fragmentaire, qui se voulait "une histoire sociale de Paris au XIXe siècle" et tente de "montrer comment les formes de vie nouvelle et les nouvelles créations à base économique et technique entrent dans l'univers d'une fantasmagorie. A des fantasmagories du marché, où les hommes n'apparaissent que sous des aspects typiques, correspondent celles de l'intérieur, qui se trouvent constituées par le penchant impérieux de l'homme à laisser dans les pièces qu'il habite l'empreinte de son existence individuelle privée. Quant à la fantasmagorie de la civilisation elle-même, elle a trouvé son champion dans Haussmann, et son expression manifeste dans ses transformations de Paris".
Paris, capitale du XIXe siècle, Walter Benjamin, Editions Allia, Mai 2015.
MOTS CLÉS : Editions Allia | Walter Benjamin | Ville | Mégalopole | Métropole | Urbanisme | Art | Architecture | Surréalisme | Haussmann | Capitalisme | Intérieur |
Ouvrage disponibleNe Pas Dépasser la ligne: Fabrique des identités et contrôle du mouvement dans les lieux de transit, Tim Cresswell Mikaël Lemarchand Géraldine Lay
Nous nous déplaçons souvent. Ces mouvements structurent notre existence. Que nous soyons migrant, voyageur ultra-premium ou navetteur, percevons-nous combien nos expériences du déplacement sont hétérogènes ? Savons-nous pourquoi et comment elles sont produites et organisés ? Cet ouvrage présente pour la première fois en France les travaux d'un théoricien majeur de la mobilité : Tim Cresswell. Ses thèses sont confrontées à la connaissance intime du fonctionnement d'Eurostar de Mikaël Lemarchand et éclairées par le regard humaniste de la photographe Géraldine Lay. À partir de l'exemple de deux des plus grands carrefours de la mobilité en Europe, l'aéroport de Schiphol à Amsterdam et la gare du Nord à Paris, les auteurs révèlent comment l'idéal européen de la libre circulation, l'espace Schengen et les politiques commerciales des opérateurs de transport fabriquent des expériences contrastées du mouvement qui façonnent nos identités. Nos mobilités sont bien plus que le simple déplacement d'un point A à un point B : elles engagent des questions politiques et sociales centrales pour le partage d'un monde commun.
Ne Pas Dépasser la ligne: Fabrique des identités et contrôle du mouvement dans les lieux de transit, Tim Cresswell Mikaël Lemarchand Géraldine Lay, Editions Loco, Janvier 2016.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Mike Davis | Ville | Mégalopole | Métropole | Urbanisme | Mobilité | Contrôle | Identité | Transit | Migration |
Ouvrage disponibleAu marché des métropoles: Enquête sur le pouvoir urbain de la finance, Antoine Guironnet
Chaque année, le gratin de l'urbanisme se réunit à Cannes pour le plus grand salon immobilier au monde. Quelques mois avant les stars de cinéma, promoteurs anglais, fonds de pension américains, architectes japonais et élus des métropoles françaises foulent les marches du Palais des festivals. Mais à l'image du marché qu'il incarne, le salon déroule avant tout le tapis rouge aux grands investisseurs pour qui l'immobilier n'est qu'un placement financier. En nous plongeant dans les allées et les coulisses du Marché international des professionnels de l'immobilier (MIPIM), Au marché des métropoles donne à voir comment la financiarisation de la ville se joue à travers « l'accréditation » des territoires par les investisseurs. Cette enquête menée entre Cannes, Paris, Londres et Lyon dévoile le rôle de la finance dans la transformation de pans entiers de nos villes. Elle constitue une contribution inédite à la critique des rouages par lesquels le capital étend son pouvoir sur nos quotidiens.
Au marché des métropoles: Enquête sur le pouvoir urbain de la finance, Antoine Guironnet, Editions Rue des Étaques, Février 2022.
MOTS CLÉS : Editions Rue des Étaques | Antoine Guironnet | Ville | Métropole | Urbanisme | Planification | Construction | Politique | Institutions | Financiarisation | Gentrification | Capitalisme |
Ouvrage disponibleMétropoles XXL en pays émergents, Dominique Lorrain
Ingouvernables ? Les très grandes métropoles, de 5 à 20 millions d'habitants, se multiplient ; la majorité d'entre elles se situent dans les pays émergents, accroissant les défis : peut-on en effet gouverner de vastes ensembles complexes et divisés par des inégalités ? La recherche a souvent répondu par la négative. Cet ouvrage développe une approche de la ville matérielle et de ses institutions. La prise en compte des réseaux urbains et des institutions qui permettent de les piloter montre que, sans élaborer de grande théorie, les responsables urbains ont inventé les mécanismes d'un gouvernement ordinaire. Ils l’ont fait à partir de la résolution de problèmes pratiques et irrépressibles : fournir de l'électricité, de l'eau potable, assainir, permettre les déplacements etc. Trois résultats ressortent : les réseaux techniques contribuent à structurer les villes et font office de dispositifs de cohérence. Les métropoles sont d'autant plus gouvernables qu'il existe un pouvoir légitime de rang supérieur capable de faire des arbitrages. Enfin, l’urbanisation anarchique trouve ses causes dans les régimes de propriété foncière, dans une insuffisante planification urbaine et dans les pratiques des promoteurs et des acteurs locaux qui s'enrichissent par la production du bâti. Par la nouveauté de ces hypothèses, la précision des analyses conduites à Shanghai, Mumbai, Le Cap et Santiago du Chili, ce livre s'adresse à tous ceux qui travaillent sur la ville : élus, fonctionnaires territoriaux et fonctionnaires d'État, cadres des firmes urbaines, citoyens et étudiants. Ouvrage dirigé par Dominique Lorrain (CNRS, Latts-ENPC), avec Alain Dubresson (Université Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense), Sylvy Jaglin (Université Paris-Est-Marne-la-Vallée), Géraldine Pflieger (Université de Genève), Marie Hélène Zérah (IRD).
Métropoles XXL en pays émergents, Dominique Lorrain, Editions Les Presses de Sciences Po, Mai 2011.
MOTS CLÉS : Editions Les Presses de Sciences Po | Dominique Lorrain | Ville | Métropole | Urbanisme | Planification | Construction | Politique | Institutions | Développement durable | Écologie | Environnement | Pays émergents | Chine | Shanghai | Mumbai | Le Cap | Santiago |
Ouvrage disponibleLieux communs N°12 : L'altérité, entre condition urbaine et condition du monde, Lieux Communs : Les Cahiers du LAUA
Comment concevoir et éprouver l'altérité dans les espaces urbains contemporains ? Comment se manifestent des constructions composites d'identités mais aussi comment les acteurs publics et de la "société civile" les promeuvent ou les orientent ? Ces questions sont au cœur du dossier de ce numéro de la revue qui a choisi d'aborder la question de l'altérité au croisement de deux lignes d'influence : l'urbain et le monde. Cette entrée permet de questionner, via des terrains aussi variés que des associations de migrants, des hôtels meublés parisiens, les espaces publics du quartier Barbès à Paris, les sociabilités observables à Miami ou encore un fragment spatial d'Ulaan-Baatar, les enjeux et de grés de réalité du cosmopolitisme, de l'orchestration de la diversité urbaine, des regards que l'on porte sur les multitudes. Principalement d'ordre géographique, sociologique et anthropologique, les textes comportent tous une dimension descriptive, qualité décisive pour entrer en cette difficile matière. Le questionnement est aussi le fait d'artistes, photographes ou plasticiens, qui parviennent ici à exprimer l'enchevêtrement des conditions urbaines et du monde. L'ensemble des notes de lecture ici regroupées est directement en lien avec la thématique du numéro.
Lieux communs N°12 : L'altérité, entre condition urbaine et condition du monde, Lieux Communs : Les Cahiers du LAUA, Editions Lieux communs, 2009.
MOTS CLÉS : Editions Archipresse éditions | L'architecture d'aujourd"hui | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Altérité | Diversité | Identité | Cosmopolitisme | Sociabilités | Migration | Communautés | Anthropologie | Sociologie | Mondialisation | Racisme |
Ouvrage disponibleL'architecture d'aujourd'hui 340 : Sous sol, L'architecture d'aujourd"hui
Au sommaire : - Sous les fondations - Rocca Paolina, Pérouse. Italo Rota - Etude de définition pour l'accès au Monde Saint-Michel. Gustav Peichl et Peter Nigst - Une couverture pour cinq églises, Lalibela. Architecture Project - Descente aux sources de la vie. Puits souterrains et bassins sacrés en Inde. - Pensée sur l'espace souterrain. Tadao Ando - Pourquoi construire sous terre ? - Central téléphonique d'urgence, Saint-Gall. Santiago Calatrava - Galerie d'art vidéo, Groningue. Space Group - Projet B 018, club de jazz, Beyrouth. Bernard Khoury. - Escalier mécanique, Tolède. Lapeña-Torres - Parking "déterré", Rungis. Cuno Brullmann et Jean-Luc Crochon - Piscine privée, Vienne. The next ENTERprise - Maison Sub-urb, installation. Vito Acconci - Naples en sous-sol - Entre le souterrain et l'émergent : en quête d'une cohérence verticale - Réaménagement de la gare multimodale, Paris-la-Défense. Maxime Kétoff - La face cachée de Montréal - Parking et tunnel. Arnhem. UN Studio
L'architecture d'aujourd'hui 340 : Sous sol, L'architecture d'aujourd"hui, Editions Archipresse éditions, Mai 2002.
MOTS CLÉS : Editions Archipresse éditions | L'architecture d'aujourd"hui | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Construction | Souterrain | Infrastructure | Paysage | Mobilité | Transports | Innovation |
Ouvrage disponibleContre l'architecture, Franco La Cecla
Contre l'architecture est une charge érudite contre l'esprit dans lequel travaillent les grands architectes. À travers une multitude d'exemples - New York, Tirana, Barcelone, ou encore Paris et ses banlieues -, l'auteur stigmatise les fourvoiements d'une profession qui, selon lui, a dénaturé sa fonction. L'architecture est devenue un jeu formel où l'on a perdu de vue le bien public, ce qui est désastreux pour la ville et ses habitants. Franco La Cecla s'insurge contre la transformation des villes en "marques" labellisées, et insiste sur la nécessité de repenser l'espace urbain et les pratiques architecturales afin de protéger et d'améliorer nos conditions de vie. La crise des banlieues, la détérioration de l'environnement, l'épuisement des ressources, tout devrait nous pousser à réagir pour éviter que nos villes deviennent inhabitables. Architecte de formation, Franco La Cecla fut longtemps consultant auprès de Renzo Piano. Après avoir enseigné à la faculté d'architecture de Venise, il est aujourd'hui professeur d'anthropologie culturelle à Milan et à Barcelone. Il a fondé l'agence ASIA, organisme qui évalue l'impact social des ouvres architecturales.
Contre l'architecture, Franco La Cecla, Editions Arléa, Mars 2011.
MOTS CLÉS : Editions Arléa | Franco La Cecla | Architecture | Urbanisme | Habitat | Banlieues | Gentrification | Formalisme | Résilience | Dégradation | Critique | Recherche |
Ouvrage disponibleL'architecture de survie: Une philosophie de la pauvreté, Yona Friedman
"Bien que l'expression "l'architecture de survie" ait un sens à peu près inverse de celui de "la survie de l'architecte", mon but, dans ce livre, est de reconsidérer le rôle de l'architecture dans la simple survie de l'espèce, sans pour autant utiliser des slogans grandiloquents, sans surestimer ce rôle et sans faire de propositions utopiques, donc irréalisables. Il va me falloir, de nouveau, poser certaines questions, les analyser et enfin, et surtout, mentionner quelques solutions que j'ai proposées durant ces cinquante ans. Les questions sont fort simples : à qui revient le droit de décision en matière d'architecture ? Comment assurer ce droit à celui auquel il revient ? Comment le faire dans un monde qui va vers une pauvreté croissante ? Comment survivre dans un tel monde ? Qu'est-ce que ce "monde pauvre" ? Comment agir face à ces perspectives ?" Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels : L'Arhitecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L'Univers erratique (PUF, 1994). Ses utopies réalisables, publiées pour la première fois en 1975, ont été rééditées aux éditions de l'éclat en 2000.
L'architecture de survie: Une philosophie de la pauvreté, Yona Friedman, Editions de l'Eclat, Janvier 2016.
MOTS CLÉS : Editions de l'Eclat | Yona Friedman | Architecture | Urbanisme | Habitat | Autoconstruction | Survie | Pauvreté | Inégalité | Utopie | Résilience | Décentralisation |
Ouvrage disponibleArchiscopie 29 : thème art & architecture, Archiscopie
Entre sensible et sublime - L’architecture est-elle toujours considérée comme un art aujourd’hui ? On peut se le demander, à entendre ceux qui voudraient nous faire croire que ce n’est plus le sujet, tant l’urgence écologique et la question sociale s’imposent dans les priorités. Nul ne viendra ici contester le degré d’urgence absolue, vu l’état de la planète. Mais pourquoi écologique ne rimerait pas avec esthétique autant qu’avec éthique ? Pourquoi faudrait-il, en effet, évacuer la dimension artistique de l’architecture ? Durant des siècles, l’architecture s’est imposée comme un art. L’art de construire, l’art de concevoir l’espace, l’art de penser la ville. Une belle trilogie traversée par la question esthétique, les architectes étant invités, avec les artistes, les sculpteurs et les peintres, à concevoir et à façonner une œuvre. L’architecture, clé de voûte des arts… La porosité entre les disciplines est telle que les limites se brouillent parfois. L’exercice du pavillon de la Serpentine Gallery le prouve chaque année dans les jardins de Kensington à Londres. On sait aussi l’influence d’artistes comme Donald Judd, Dan Graham ou Richard Serra dans le domaine de l’architecture, comme l’on apprécie la connivence d’un Olafur Eliasson ou d’un Yann Kersalé avec les architectes. Qu’en est-il aujourd’hui de cette notion chère à Frank Lloyd Wright d’une architecture “mère des arts” ? On ne saurait ignorer que les architectes aiment à travailler avec les artistes, à l’image de Luis Barragán avec Mathias Goeritz, de Claude Parent avec Yves Klein, de Jean Nouvel avec Pierre-Martin Jacot, de Herzog & de Meuron avec Rémy Zaugg, Thomas Ruff ou Ai Weiwei, de Dominique Perrault avec Daniel Buren, de Tatiana Bilbao avec Gabriel Orozco… La liste ne saurait s’arrêter là tant la fertilité de leur relation est grande. Et elle se prolonge même dans le domaine des infrastructures ; depuis les parkings en silo ou en souterrain jusqu’au projet en cours du Grand Paris Express, qui scelle une collaboration architectes-artistes sans précédent avec ses 68 gares. Le propos n’est pas de faire l’apologie de l’“architecture d’auteur” ou l’éloge de l’art, ni de célébrer la quête d’absolu. En revanche, l’enjeu est de replacer l’architecture dans son rôle essentiel - critique, nous rappelle Jean Nouvel - et indispensable pour les habitants comme pour les paysages. Il faut donc lui donner des chances d’échapper à la seule grille d’analyse économique ainsi qu’à la vague “générique” qui déferle sur le monde. L’important est qu’au-delà de la question énergétique, le projet parvienne à transcender les données du programme, qu’il s’agisse d’une usine, d’écuries ou d’un poste d’aiguillage... “L’architecture est bien plus qu’un art et encore bien plus que des bâtiments”, résume Francis Kéré, le tout dernier Pritzker. Au-delà de tout geste plastique, souhaité ou pas, l’architecture, art spatial et social, est aussi attendue comme un art de la transformation. Chacun y mettra ses mots, à l’image de la quarantaine d’architectes qui ont répondu à notre enquête. Nul doute que Fernand Pouillon aurait avancé que “le sensible est l’état ultime des choses”, comme il nous le rappelait dans les premières pages des Pierres sauvages. Francis Rambert
Archiscopie 29 : thème art & architecture, Archiscopie, Editions Archiscopie, avril 2022.
MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |
Ouvrage disponibleArchitecture et violence : La cabane de Unabomber, Michael Jakob
La cabane de Ted Kaczynski, le criminel américain connu sous le nom de Unabomber, est un objet paradoxal : construite et habitée par son auteur pour rester à l’écart, hors de toute visibilité, elle n’a pas seulement été sans cesse reproduite depuis 1996, mais elle a aussi été déplacée, exposée, reconstruite, copiée et pastichée. L’objet, situé autrefois au milieu des forêts du Montana, près de la petite ville de Lincoln, s’est transformé en un signe polyvalent. Séparée de son auteur, la cabane représente bien plus qu’un reste : c’est un élément qui dérange et qui attire à la fois ; c’est une drôle de relique, et c’est surtout, sur le plan sémiologique, un signe qui ne cesse de nous interpeller. Par ailleurs, son statut n’est pas simple à définir : que signifie, en effet, la persistante présence médiatique et artistique de cet objet, en soi plutôt banal ? Pourquoi réapparaît-il sans cesse ? Qu’en est-il de la violence que cette cabane symbolise et à laquelle, en même temps, elle s’oppose ? Indiquée parfois comme une partie intégrante de l’ADN des États-Unis, la violence à laquelle s’attaque Kaczynski est celle d’un régime qui, à travers son système de surveillance et de contrôle économique, transforme ses sujets en victimes de la consommation à tout prix. La violence alimente la violence. La cabane isolée de Kaczynski apparaît donc, dans ce contexte, comme le lieu minuscule, le moyen et la métaphore par lesquels une société particulièrement violente réfléchit sur elle-même. Michael Jakob enseigne la théorie et l’histoire du paysage à l’hepia, ainsi que l’esthétique du design à la HEAD de Genève. Il est également professeur de littérature comparée à l’Université de Grenoble. Il est le fondateur et le directeur de la revue internationale COMPAR(A)ISON et de la collection « di monte in monte » (Tarara’ Verbania). Parmi ses publications récentes : Cette ville qui nous regarde, b2 éditions, Paris 2015/ Lettera 22, Siracusa 2017 ; Des jardins & des livres, MïtisPresses, Genève 2018 ; What is Landscape?, LISt Lab, Trente 2018 ; Prises de vue. Un paradigme pour l’observation du paysage, MïtisPresses, Genève 2019 ; Paysage et technologie, b2 éditions, Paris 2019 ; Jardins en images, MïtisPresses, Genève 2020.
Architecture et violence : La cabane de Unabomber, Michael Jakob, Editions ETEROTOPIA, mai 2021.
MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Michael Jakob | Architecture | Habitat | Violence | Sémiologie | Surveillance | Utopie | Paysage | Relique | Subversion |
Ouvrage disponibleHabiter le point de fixation: Contre l'abandon, Anna-Louise Milne
L’Europe, aujourd’hui, est constellée de points d’abandon où, paradoxalement, se joue l’avenir du continent. Ce sont les arrière-cours des gares internationales, les landes autour des ports, les refuges et hangars des villes frontalières. Ils sont la face cachée des plateformes centralisées des politiques migratoires européennes qui prônent l’efficacité et produisent l’attente, l’errance, l’illégalité, et le désespoir. Le point de fixation est le revers du hot spot, sa contradiction racisée, fantasmée, antagoniste. Il est aussi l’expression du besoin et du droit de se fixer quelque part, de forger des attaches, de cultiver un sentiment d’appartenance. Lieu de dernier recours, peut-être, et prémisse de nouvelles formes d’organisation, le point de fixation est une concentration de fugitivité et d’intransigeance, de stratégies de contournement et de refus de disparaître. Il en résulte des méthodes de coopération et de concertation entre des populations sédentaires et hyper mobiles, sociologiquement très diverses, là où les autorités ne pointent qu’inertie ou pathologie. Ni une occupation au sens traditionnel, ni un mouvement social, le point de fixation est un prisme sur de nouvelles configurations de lutte et de désobéissance, réunissant des trajectoires très disparates autour de priorités sans « programme », dans la durée, en prise avec la conflictualité et la quotidienneté de l’espace urbain. C’est pourquoi ce livre se propose d’« habiter le point de fixation » : comme un projet d’exploration, d’écoute, de participation, d’incorporation, de continuation, de théorisation aussi, engagé lucidement, mais activement, depuis un des points de fixation les plus enracinés et les plus puissants du paysage actuel, La Chapelle, à Paris, en l’inscrivant dans une constellation transnationale et transversale.
Habiter le point de fixation: Contre l'abandon, Anna-Louise Milne, Editions ETEROTOPIA, mai 2025.
MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Anna-Louise Milne | Urbanisme | Sociologie | Migration | Solidarité | Politique | Territoire | Précarité | Habitat |
Ouvrage disponibleAbd El-kader au Château d'Ambroise, Mgr Dupuch
"Mais pourquoi le gouvernement français a-t'il attaché tant de prix jusqu'ici à cette même longue et douloureuse captivité d'Abd-el-Kader ? Pourquoi hésite-t'il encore malgré la foi promise en son nom au mois de décembre 1847, àlui rendre une rigoureuse et trop tardive justice ? Qui peut donc le retenir davantage, lui qui représente pourtant si évidemment en ce moment la nation la plus généreuse et la plus chevaleresque du monde, et dont le noble chef connait le prix de la captivité ?" Monseigneur Dupuch, ancien évêque d'Alger, adresse cette lettre à Napoléon III, pour demander la liberté promise à l'émir Abd el-Kader lors de sa reddition. Il fait un portrait psychologique et moral de l'Émir avec lequel il avait été en contact avec en Algérie et qu'il a rencontré à plusieurs reprises au cours de sa captivité. A l'appui de sa thèse, il cite abondamment les officiers français qui l'avaient combattu. On perçoit à travers ce texte leur admiration pour celui qui fut à la fois un combattant valeureux et un homme de foi. Cette réédition vient éclairer certaines péripéties de l'histoire de la conquête de l'Algérie au moment ou l'opinion s'interroge sur les liens entre guerre de libération et "guerre sainte". Antoine-Adolphe DUPUCH est né à Bordeaux le 20 mai 1800. Après des études à Paris, il entre au séminaire et est ordonné prêtre en 1825. C'est en 1838 qu'il est nommé, par le pape Grégoire XVI, évêque d'Alger, ville qui vient juste alors d'être érigée en évêché. Il y restera jusqu'à sa démission, en 1846. Durant cette période, il entre en contact avec Abd el-Kader avec lequel il organise des échanges de prisonniers. Il reverra ce dernier emprisonné à Pau, puis à Amboise et il deviendra un des plus ardents partisans de la libération de l'Émir. Il décède à Bordeaux en 1856. Ces cendres seront, selon son souhait, transférées à Alger en 1864.
Abd El-kader au Château d'Ambroise, Mgr Dupuch, Editions Ibis Press, Octobre 2004.
MOTS CLÉS : Editions Ibis Press | Mgr Dupuch | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade |
Ouvrage disponibleLettre aux Français, Émir Abdelkader
Discrètement publiée à Paris en 1858, puis oubliée jusqu'à sa réédition en 1977 dans une nouvelle traduction de René R. Khawam, cette Lettre aux Français de l'émir Abd el-Kader continue de résonner aujourd'hui d'une troublante modernité. Défenseur malchanceux de l'Algérie de 1820, libéré en 1832 par le prince-président Louis Napoléon, Abd el-Kader rédige dans ses premières années d'exil cette méditation destinée à " ceux qui comprennent ". Sous la forme d'un traité de réflexion spirituelle sur les liens politiques de la tradition, de la science et du progrès, l'émir philosophe, lecteur de Platon et d'Aristote, cherche à porter un autre regard sur l'incompréhension entre Islam et Occident. Rythmes de développement propres à chaque civilisation, matérialisme de l'Occident, génie de l'écriture - l'une des plus grandes inventions de l'homme - quels que soient les thèmes abordés, Abd el-Kader s'y révèle comme une immense figure humaniste aux idées novatrices. "Ce qui est remarquablement dans cette Lettre aux Français, c'est l'absence de tout discours politique. Tout est axé sur la culture, la science et la philosophie. Mieux qu'une lettre, c'est une leçon adressée à un peuple tenu dans l'ignorance de la culture du Maghreb et du monde arabe."
Lettre aux Français, Émir Abdelkader, Editions Phébus, Collection Libretto, novembre 1996.
MOTS CLÉS : Editions Alif | Émir Abdelkader | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade | Lettre |
Ouvrage disponibleVivre au camping: Un mal-logement des classes populaires, Gaspard Lion
La flambée des prix du logement qui s’est amorcée à partir des années 2000 a conduit à des difficultés sociales de plus en plus massives sur l’ensemble du territoire français. Ni le logement social ni le principe d’un droit au logement opposable n’ont apporté de solutions satisfaisantes et le nombre des mal-logé·es et des sans-logis n’a cessé de croître. Le sociologue Gaspard Lion identifie un phénomène nouveau, reflet de cette crise sociale majeure : le « camping résidentiel » qui a gagné la France en écho aux trailer parks étasuniens. À partir d’une enquête ethnographique menée en immersion dans cinq campings de la région parisienne durant quatre ans, ce livre saisit, dans leur diversité et leur intimité, les vies quotidiennes de celles et ceux qui ont fait du camping leur domicile. Ainsi, ce livre dévoile la condition sociale d’une portion croissante des classes populaires qui vit inaperçue aux marges des grandes villes, et expose une forme, jusqu’ici inexplorée, de logement et de précarité, révélatrice de changements structurels à l’oeuvre dans la société française. Gaspard Lion est sociologue et maître de conférences à l’Université Sorbonne Paris Nord. Ses travaux portent sur les classes populaires et les formes de logement dégradées et non ordinaires.
Vivre au camping: Un mal-logement des classes populaires, Gaspard Lion, Editions SEUIL, avril 2024.
MOTS CLÉS : Editions SEUIL | Gaspard Lion | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Mal-logement | Sans-Abri | Sociale | Sociologie | Société | Crise Sociale | Crise Economique | Portrait | Ville | France |
Ouvrage disponibleVILLES NOMADES : Histoires clandestines de la modernité, Stany Cambot Echelle Inconnue
Une autre ville existe, concomitante à la ville planifiée. Une ville faite de caravanes, de tentes, de camions, mobile-homes et autres kiosques et cabanes. Ville européenne, autre, que de Paris à Moscou le cadastre réprouve et oblitère quand il ne la criminalise pas. Un archaïsme qu'urbanistes, architectes, politiques, sociologues et policiers ont charge de démanteler, résorber ou extraire de leurs nouvelles métropoles. Nomade, mobile, légère ou foraine cette ville demeure cependant pensée depuis l'espace cadastré, ses représentations, ses mots et son Histoire. C'est une ville sans nom d'un peuple sans nom que la langue politique et médiatique pourtant nomme : Rom, Gitan, réfugié, Manouche, Tzigane... ville de l'étranger en somme. Ville étrangère à la ville surtout et ce depuis le milieu du XIXe siècle au moins. Belligérante d'une guerre silencieuse qui pourtant a lieu et l'oppose à la ville planifiée, elle constitue, sous les multiples formes des ses réapparitions (capitale mobile de l'Algérie, Zone des fortifs de Paris, caravane de l'armée insurrectionnelle ukrainienne, etc.) une alternative urbaine, poétique, politique et économique. Chant partisan, ce texte est une tentative de renouer les fils d'une histoire urbaine sectionnés par l'exercice colonial et militaire, le capitalisme et ses remises à jour ainsi que par un urbanisme contemporain en partie fondé sur son anéantissement et dont la métropolisation n'est que l'ultime masque. Fondé en 1998 et emmené par l'architecture Stany Cambot, Echelle Inconnue n'est pas un collectif mais un groupe, comme un groupe de rock, qui voudrait être à l'architecture ce qu'Elvis Presley fut à Tino Rossi. Groupe indiscipliné de recherche et création, autour des notions d'invisibles des villes et de leurs représentations, il se consacre aux urbanités minoritaires, alternatives ou émergentes ainsi qu'aux populations non prises en compte ou discriminées en raison d'un mode de vie minoritaire. Il tente d'être un acteur de l'émergence d'une connaissance "par le bas" mettant en place des travaux et expériences artistiques autour de la ville et du territoire.
VILLES NOMADES : Histoires clandestines de la modernité, Stany Cambot Echelle Inconnue, Editions Eterotopia, février 2016.
MOTS CLÉS : Editions Eterotopia | Stany Cambot | Echelle Inconnue | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Arts | Architecture | Urbanisme | Activisme | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Politique | Sociologie | Paris | France | Moscou | Russie | Ukraine |
Ouvrage disponibleL'histoire du mouvement Makhnoviste, Piotr Archinov
Makhnovstchina, Makhnovstchina, Tes drapeaux sont noirs dans le vent. Ils sont noirs de notre peine, Ils sont rouges de notre sang. } bis Par les monts et par les plaines, Dans la neige et dans le vent, A travers toute l'Ukraine, Se levaient nos partisans. } bis Au printemps, les traités de Lénine Ont livré l'Ukraine aux Allemands. A l'automne la Makhnovstchina Les avait jetés au vent. } bis Makhnovstchina, Makhnovstchina, Tes drapeaux sont noirs dans le vent. Ils sont noirs de notre peine, Ils sont rouges de notre sang. } bis L'armée blanche de Dénikine Est entrée en Ukraine en chantant, Mais bientôt la Makhnovstchina L'a dispersée dans le vent. } bis Makhnovstchina, Makhnovstchina, Armée noire de nos partisans Qui combattait en Ukraine Contre les rouges et les blancs. } bis Makhnovstchina, Makhnovstchina, Armée noire de nos partisans Qui voulait chasser d'Ukraine A jamais tous les tyrans. } bis Makhnovstchina, Makhnovstchina, Tes drapeaux sont noirs dans le vent. Ils sont noirs de notre peine, Ils sont rouges de notre sang. } bis Cette chanson anonyme de la Makhnovstchina a été souvent attribuée à Piotr Archinov avec beaucoup de vraisemblance (in Pour en finir avec le travail, «Chansons du prolétariat révolutionnaire», vol. I, disque 33 t., Paris, 1974). La Makhnovstchina «a joué dans la Révolution [russe] un rôle exceptionnellement important», écrivait Voline : «Ceci en raison de son envergure, de sa durée, de son caractère essentiellement populaire, de la netteté de sa tendance idéologique, et enfin des tâches qu'[elle] eut à remplir.» (La Révolution inconnue. 1917-1921.) Longtemps ignorée et calomniée, cette insurrection demeure, en France du moins, peu évoquée, à l'instar des formes sociales qui luttèrent «contre les rouges et les blancs», et souffrirent de ces deux forces militaristes rivales, lors de l'instauration du pouvoir bolchevik-stalinien. Les sources cependant sont plus accessibles. Ce sont les conclusions qui s'ensuivent que l'on ne veut toujours pas reconnaître, pour prolonger la fiction d'une alternative entre une «révolution» bureaucratique et, d'autre part, une «réaction» immuablement présentée comme l'image ancienne de l'ordre propriétaire. On se complaît encore à digresser sur l'horreur répressive attribuée à la révolution, comme si celle-ci n'avait pas été la première victime d'une contre-révolution nouvelle. Devant ce retard de la recherche historique, le livre, paru en 1924, de Piotr Archinov, historien, témoin et acteur, demeure le document fondamental que Voline s'était attaché à saluer.
L'histoire du mouvement Makhnoviste, Piotr Archinov, Editions Ressouvenances, 2000.
MOTS CLÉS : Editions Ressouvenances | Piotr Archinov | Makhnovtchina | Nestor Makhno | Etude | Histoire | Communisme | Makhnoviste | Socialisme | Libertarien | Anarchisme | Démocratie | Politique | Révolution | Révolte | Révolution Russe | Russie | Ukraine |
Ouvrage disponibleLes sauvages de la civilisation : Regards sur la Zone, d’hier à aujourd’hui, Jérôme Beauchez
« C’est la zone ! » Voilà ce que l’on dit en français courant d’un endroit dont on veut souligner la marginalité ou le dénuement. Ce livre revient à la source de cette expression. Il exhume les mémoires de la Zone, écrite avec une majuscule car elle a d’abord été le nom d’un territoire ceinturant les fortifications de Paris. C’est au XIXe siècle que la Zone a pris forme, telle une fille illégitime de cette enceinte dont elle a usurpé (on dirait aujourd’hui « squatté ») une bande de terre initialement réservée aux manœuvres militaires. Au tournant du XXe siècle, la Zone réunissait tout un lumpenprolétariat exclu du centre bourgeois comme de la banlieue ouvrière. Dans les représentations collectives, ce peuple des marges agrégeait toutes sortes de « sauvages de la civilisation » dont les chroniqueurs du fantastique social – journalistes, nouvellistes ou chansonniers – ont exploité la pré tendue « dangerosité ». À partir d’une analyse des histoires et des regards qui ont produit cet ensauvagement, l’ouvrage interroge les différentes façons de désigner, mépriser ou dominer les populations marginalisées. Il étudie aussi la violence qu’on leur prête, souvent pour mieux cacher celle qu’on leur fait. Jérôme Beauchez Sociologue et anthropologue, Jérôme Beauchez dirige le Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles (UMR 7069). Il est professeur à l’Université de Strasbourg, dont il est membre de l’Institut d’études avancées (l’USIAS).
Les sauvages de la civilisation : Regards sur la Zone, d’hier à aujourd’hui, Jérôme Beauchez, Editions Amsterdam, juin 2022.
MOTS CLÉS : Editions Amsterdam | Jérôme Beauchez | Makhnovtchina | Etude | Zone | Sociale | Histoire | Politique | Civilisation | Paris | Territoire |
Ouvrage disponibleCes guerres qui nous attendent (2030-2060), Red Team
La Red Team n’est pas la nouvelle série Netflix. Et pourtant, sous ce nom de code, un commando a mené une opération pionnière particulièrement haletante. Pour la première fois, le ministère français des Armées et l’Université Paris Sciences et Lettres ont lancé un projet de prospection novateur. Analystes et chercheurs ont partagé librement leurs réflexions avec des auteurs et dessinateurs pour imaginer les conflits possibles à l’horizon 2030-2060 : création d’une nouvelle nation pirate née des changements climatiques, hacking éventuel des implants neuronaux, émergence de sphères communautaires développant une réalité alternative, fragmentation du réel, crises environnementales et bioterrorisme, guerres cognitives s’appuyant sur la désinformation de masse, polarisation du monde en hyperforteresses et hyperclouds. Un polar d’anticipation géopolitique dans lequel il n’est pas interdit de lire notre avenir proche. La Red Team est composée de dix auteurs de science-fiction et de romans noirs : François Schuiten, Jeanne Bregeon, Colonel Hermès, Capitaine Numericus, Virginie Tournay, Laurent Genefort, Romain Lucazeau, Xavier Mauméjean, Xavier Dorison, DOA. L'Université Paris Sciences et Lettres (PSL) forme, au plus près de la recherche en train de se faire, des chercheurs, artistes, entrepreneurs et des dirigeants conscients de leur responsabilité sociale, individuelle et collective. Elle figure parmi les cinquante premières universités mondiales.
Ces guerres qui nous attendent (2030-2060), Red Team, Editions des Équateurs, Octobre 2024.
MOTS CLÉS : Editions des Équateurs | Red Team | Cinéma sur les ruines du futur | Recueil de nouvelles | Etudes | Science-Fiction | Guerre |
Ouvrage disponiblePlanète B, Gwenola Wagon
B dirige une société du numérique appelée « A ». A est en passe d’acquérir le monopole de la vente à l’échelle planétaire. Elle est, en quelque sorte, une société totale. Parallèlement à son activité de vente, A ravive les fantaisies de la Nasa des années 1970 : construire des colonies et des hangars dans l’espace. Et B se voit en pilote de l’Enterprise, le vaisseau spatial de la série Star Trek. Pourquoi la plus grande multinationale du numérique, qui a la mainmise sur tant de produits, fomente-t-elle secrètement un immense plan d’évasion vers l’espace ? A instaure une infrastructure logistique d’une efficience quasi-surnaturelle qui transforme radicalement notre rapport au monde. En réalité, il n’est pas question de B comme individu, ni d’une société dont le nom est la première lettre de l’alphabet. Ni de Jeff Bezos, ni d’Amazon. B n’est personne en particulier. A est un symptôme. Planète B est un essai qui opère des recoupements et invente des métaphores afin d’appréhender un monstre en pleine expansion. Il raconte la « planète B », cet hypermarché-monde engendré par la basse résolution et la vitesse de propagation de l’information appliquées à toute chose. À la manière d’un exutoire, Gwenola Wagon sonde avec sérieux et humour une logique qui, par son échelle délirante, nous échappe. Gwenola Wagon est artiste et enseigne à l’université Paris 8 à Saint-Denis. Son travail imagine des alternatives et des récits paradoxaux pour déconstruire le monde numérique contemporain. Elle a réalisé des films et des installations pour des festivals et des expositions en France et à l’étranger. Elle a également publié Psychanalyse de l’aéroport international avec Stéphane Degoutin aux éditions 369.
Planète B, Gwenola Wagon, Editions 369, août 2022.
MOTS CLÉS : Editions 369 | Gwenola Wagon | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Capitalisme | Libéralisme |
Ouvrage disponibleMoujik Moujik / Notown, Sophie G. Lucas
« L’idée de moujik moujik est née d’une colère et d’une impuissance. D’abord. La mort d’un homme, Francis, qui vivait sous une tente, dans le bois de Vincennes, l’hiver 2008. La découverte de ces dizaines de personnes, hommes et femmes, jeunes et vieux, vivant dans ce bois. Invisibles. Et la litanie de personnes mortes de froid cet hiver-là, en France, annoncée à la radio. J’ai voulu écrire à partir d’eux, de la marge, leur redonner une identité. Et je voulais que ce soit la forme poétique qui s’en saisisse. Pour que l’on voie de nouveau ces hommes et ces femmes de la rue. Qu’on les regarde. […] Avec cette approche documentaire, je savais que moujik moujik ouvrait un travail plus long. Je voulais pousser plus loin cette démarche, et toujours avec la volonté de partir des marges, d’évoquer les plus fragiles. C’est ainsi que je me suis intéressée à la ville de Detroit, surnommée Notown. 2008, c’est la crise des subprimes et la ville est touchée de plein fouet. Detroit parce que je suis fascinée par « l’autre Amérique », parce qu’elle me fait penser à ma ville, Saint-Nazaire, où toute une population tient sur une industrie, avec une culture ouvrière marquée. Et Detroit m’est apparue comme un symbole de l’effondrement du système ultralibéral (qui n’a pas eu lieu). Les habitants ont été abandonnés. » Sophie G. Lucas
Moujik Moujik / Notown, Sophie G. Lucas, Editions La grande allée, collection La sentinelle, 2017.
MOTS CLÉS : Editions La grande allée | collection La sentinelle | Sophie G. Lucas | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Sans-Abris | Immigration | Paris | Detroit |
Ouvrage disponibleParis Perdus, Fabrice Schurmans
Qui peut dire si les villes ont un âme ? On sait pourtant qu'elles sont tout aussi mortelles que ceux qui y vivent. Paris n'échappe pas à la règle. En six nouvelles illustrant tour à tour quelques figures imposées du « Post-Apo », Fabrice Schurmans dresse le portrait d'un Paris en sursis, puis déliquescent, puis moribond, puis décomposé. Plus dure sera la chute ? « L'apocalypse, c'est juste un effondrement progressif de la société. On ne peut pas dire qu'il y ait eu un moment précis, datable, comme dans les films. Du genre un cataclysme subit, une météorite de dix kilomètres de diamètre, un éclair gigantesque suivi d'une explosion. Un tsunami de plusieurs centaines de mètres de haut ravageant les côtes. Un nuage de poussière voilant le soleil. L'origine de la fin de l'humanité est beaucoup moins spectaculaire qu'au cinéma. On s'est tranquillement suicidé, avec un petit coup de main de virus mutants. Avant ça, on avait suicidé le climat avec application. Les plus lucides avaient lancé de multiples alertes. En vain. Les abeilles ont commecé à disparaêtre et, avec elles, la Nature telle que nous l'avons connue. Pour certains, la chose offrait quelques avantages. Plus de guêpes pendant les barbecues. Plus de papillons sur les pare-brises. Je me dis que sans son principal parasite, la Nature récupérera, inventera de nouvelles formes de vie, élaborera un système différent. Elle l'a déjà fait, il y a soixante millions d'années. Avec juste un bug bien vicieux. L'être humain. Sans antivirus connu. » Né à Liège, Fabrice Schurmans vit au Portugal depuis 1994. Après des étude de lettres et de communication, il a enseigné le français dans divers établissements d'enseignement supérieur. Depuis 2018, il se consacre à l'écriture. Il a traduit des dramaturges portugais du vingtième siècle, a publié deux monographies, des articles académiques ainsi que des nouvelles en revues et anthologies (Brèves, Dissonances, Festival Permanent des Mots, Galaxies, Harfang, L'encrier renversé, Nouvelle Donne, Le Novelliste, Rue Saint Ambroise, Squeeze, etc.). Sa pièce Le Complexe Ivanov a reçu le second prix ex-aequo de l'édition 2022 du Prix Aristophane. Il est aussi l'auteur de la novella Moloch Academik (Antidata), du recueil de nouvelles Les Délaissés (L'Oiseu parleur) et du roman Galerie de Monstres (Flatland, à paraître).
Paris Perdus, Fabrice Schurmans, Editions Flatland Editeur, La Fabrique d’horizons #11, février 2024
MOTS CLÉS : Editions Flatland Editeur | Fabrice Schurmans | Cinéma sur les ruines du futur | Etude | Post-Apocalyptique | Ecologie | Environnement |
Ouvrage disponibleHôtel des voyageurs, Sébastien Doubinsky
Changer de vie Regarder de tous les côtés Avant de traverser la rue Fermer les yeux Et puis courir Novembre, à Paris. Ville fantôme. Les ombres du passé planent sur Cécile Klein, professeure d’anglais. Déboussolée, elle part à la dérive et sa vie semble avoir perdu tout son sens. Quand elle tombe sur une annonce, « Recherche réceptionniste de jour », sur la vitre de l’Hôtel des Voyageurs, les néons de l’enseigne lui apparaissent comme une lueur dans la nuit. Elle change d’apparence et s’éloigne de tout. Cécile part en quête de liberté. Les destinées se croisent, les mots et les souvenirs se répondent. La volonté va-t-elle choisir la vie ? Avec Hôtel des Voyageurs, Sébastien Doubinsky signe un roman d'une grâce douloureuse, et une intense réflexion sur la mémoire, la confiance et la liberté. Dans la lignée de Mira Ceti, publié chez Abstractions, l’auteur compose un subtil portrait de femme, aux reflets poétiques et mélancoliques. Sébastien Doubinsky est un écrivain, poète, éditeur et traducteur bilingue qui s’est imposé comme l’une des voix les plus singulières de la littérature française. Traduit en plusieurs langues, il vit à Aarhus, au Danemark, où il enseigne dans le département de Français à l’université. Il est l’auteur de nombreux romans, recueils poétiques et essais en anglais et en français. Parmi eux : La Trilogie babylonienne, Quién es ?, Missing Signal et The Horror.
Hôtel des voyageurs, Sébastien Doubinsky, Editions Abstractions, 2025.
MOTS CLÉS : Editions Abstractions | Sébastien Doubinsky | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Portrait | Urbain | Voyage |
Ouvrage disponibleToxoplasma, Sabrina Calvo
Après un grand soulèvement, l'île de Montréal est assiégée ? ses ponts bloqués par l'armée fédérale. Internet disparu, une Commune improbable s'y organise, redoutant à tout instant l'effondrement du monde. Au cœur de ce chaos, Nikki Chanson, détective pour chats perdus et spécialiste de films de série Z dans un vidéo-club à la dérive, enquête sur des sacrifices de rongeurs. Entre hallucinations en VHS et cauchemars de forêt détruite, son quotidien s'engouffre bientôt dans une conspiration dont elle ne percera le mystère qu'avec l'aide d'une coureuse de bois virtuels et d'une marionnette d'un show pour enfants. Thriller proto-cyberpunk, déclaration d'amour aux nanars d'horreur, Toxoplasma est un roman poétique et politique, qui réussit à allier le burlesque à la tension d'une intrigue fantastique. Il a reçu le Grand Prix de l'imaginaire 2018 et le prix Rosny aîné 2018. Sabrina Calvo est une écrivaine, dessinatrice et conceptrice de jeux vidéo, née à Marseille en 1974. Reconnue pour son sens inné du merveilleux, explorant une science-fiction queer et sensuelle empreinte de fantastique, elle vit entre Paris et Zanzibar.
Toxoplasma, Sabrina Calvo, Editions Folio, collection SF, septembre 2020.
MOTS CLÉS : Editions Folio | Sabrina Calvo | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Dystopie | Cyberpunk | Enquête |
Ouvrage disponibleLe Grand Paris, Aurélien Bellanger
"Nommé conseiller technique aux grands projets d'aménagement, j'étais relativement bas dans la hiérarchie du cabinet, mais il était entendu que c'était un leurre, car le Prince me réservait une place privilégiée. Le président voulait à ses côtés un philosophe, pas un technicien. Il voulait que je l'aide à dessiner quelque chose qui porterait son empreinte et qui marquerait sa place dans l'histoire de France." Au soir du 6 mai 2007, le jeune urbaniste Alexandre Belgrand est au Fouquet's, dans le tout premier cercle du pouvoir. Suivront deux années de travail acharné, d'intuitions soudaines et d'amitiés nocturnes au sein du triangle d'or parisien. Alexandre aura alors l'orgueil de se croire indestructible. Sa disgrâce, imprévue et cruelle, le conduira jusqu'à l'Est maudit de la grande métropole.
Le Grand Paris, Aurélien Bellanger, Editions Folio, octobre 2020.
MOTS CLÉS : Editions Folio | Aurélien Bellanger | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Architecture | Urbanisme | Urbanisation | Tragédie |
Ouvrage disponibleLes ruines du futur [1979], Yves Stourdzé
Un des premiers grands textes sur les bonheurs et les abîmes de l’informatique. Sans réelle mise en garde mais d’une parole toutefois prononcée, Yves Stourdzé nous avertit dès les premières pages que « nous nous promenons aujourd’hui dans les ruines de notre avenir »... « où l’on rencontre d’un côté la miniaturisation, le microprocesseur et les manipulateurs enzymatiques ; de l’autre la navette spatiale, la bombe à neutrons... où l’on voit que, dans l’entre-deux, nous circulons à tâtons, pendant que s’élaborent des mémoires collectives, banques et bases de données, et que s’établissent les réseaux interconnectés dont les terminaux, comme autant de bouches avides, renouent avec le modèle ancien des voracités et des appétits... où l’on distingue partout des groupes qui s’agglomèrent, puis renouent avec un passé insolite, faisant leurs des passions transversales, des spécificités passagères et des stocks de signes orphelins... où l’on saisit que reproduire signifie désormais créer directement des ruines, des débris, des éclats et des nuisances... où l’on constate alors le mixage des temporalités, l’instabilité des corps... et où l’on se met à parcourir l’archéologie comme un thème de science-fiction...(Y.S.) » Après avoir fait de brillantes études de sociologie et d'économie, Yves Stourdzé enseigna à l'université de Paris-Dauphine. Aux alentours des années 70/75, il s'intéressa fortement au développement des nouvelles technologies. Cet ouvrage a déjà été publié en 1979, peu avant la mort de l'auteur, dans les "cahiers d'utopie". Et pas loin de vingt ans après, son texte s'éclaire au contact des habitudes créées par les nouvelles technologies et gagne en pertinence.
Les ruines du futur [1979], Yves Stourdzé, Editions Sens & Tonka, janvier 2022.
MOTS CLÉS : Editions Sens & Tonka | Yves Stourdzé | Cinéma sur les ruines du futur | Numérique | Ruines | Etude sur la Science-Fiction | Dystopie |
Ouvrage disponibleUsines, en bord de Seines : Portrait d'un territoire en mouvement, Marine Simon,Loïc Séron
L'histoire du territoire ne peut pas être dissociée de la Seine qui a façonné les paysages mais aussi la vie des hommes qui se sont établis le long de ses rives. Le Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande a vocation à préserver la diversité du territoire et à travers le projet de territoire Le Monde du travail initié en 2016, il s'est donné comme ambition de mieux faire connaître l'histoire industrielle locale. Cet ouvrage est né du travail de recherche mené au Parc par Marine Simon, doctorante à l'université de Rouen, et de la collecte de mémoire orale qui en a découlé. Cet ouvrage est aussi le fruit de la réflexion menée avec Mylène Beaufils, directrice du musée industriel de la Corderie Vallois et de la rencontre avec le photographe Loïc Séron qui a arpenté les industries du département pour réaliser l'exposition Portrait du monde ouvrier. Accompagnée d'iconographies anciennes, la première partie de l'ouvrage présente les industries qui ont façonné le territoire entre Duclair et Rives-en-Seine : la clouterie Mustad, les centrales électriques, la Savonnerie et l'Huilerie à Yainville, le chantier naval et la Société de La Mailleraye au Trait, Latham à Caudebec-en-Caux. L'ouvrage donne ensuite la parole à ceux qui ont travaillé dans ces usines, où ils y ont appris un métier et acquis des savoir-faire qu'ils ont transmis aux générations suivantes. Aujourd'hui, la vallée de la Seine est toujours un espace économique dynamique et c'est ce que montrent les photographies de Loïc Séron, qui a exploré Flexi France, Christofle et la REVIMA, ainsi que le site "transformé" de la clouterie Mustad. C'est tout un univers insoupçonné qui s'offre au lecteur. Au coeur du territoire du Parc, ces entreprises participent de l'attractivité du territoire et perpétuent une histoire industrielle centenaire encore très vivante dans la mémoire des habitants.
Usines, en bord de Seines : Portrait d'un territoire en mouvement, Marine Simon,Loïc Séron, Editions Octopus, novembre 2017.
MOTS CLÉS : Editions Octopus! | Marine Simon | Loïc Séron | Cinéma sur les ruines du futur | Usines | Fleuve | Axe Seine | Rouen | Havre | Paris | Industrialisation |
Ouvrage disponiblePARIS 2024 : Une ville face à la violence olympique, Jade Lindgaard
Les organisateurs des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ont obtenu carte blanche pour fabriquer en Seine-Saint-Denis la ville rêvée des promoteurs et investisseurs : moderne, innovante, lucrative. Sans pauvre, sans cité à la dérive, sans caillassage de voiture de police , un merveilleux produit d'appel pour nouveaux habitants bankable au pays de Vinci, Eiffage, et Nexity. Il faut regarder par la fenêtre de celles et ceux qui y habitent pour voir que l' « intérêt national » de cette opération a délogé 1500 personnes, détruit des jardins ouvriers, collé une voie d'accès routière à une école. Pourtant, à l'ombre de la puissante métropole parisienne, les contre-projets fleurissent et les désirs d'habiter une ville aussi diverse qu'égalitaire sont vivaces.
PARIS 2024 : Une ville face à la violence olympique, Jade Lindgaard, Editions divergences, janvier 2024.
MOTS CLÉS : Editions divergences | Jade Lindgaard | Cinéma sur les ruines du futur | Jeux Olympiques | Politique | Sociale | Métropole | Paris |
Ouvrage disponibleCeci n'est pas un atlas, La Cartographie comme outil des luttes, 21 exemples à travers le monde, Kollektiv Orangotango
Les aménagements urbains pour les Jeux olympiques 2024 ont suscité de vives résistances, notamment à Saint-Denis et Aubervilliers, au nord de Paris. Mais, au-delà des JO, c'est un immense projet de renouvellement urbain qui se pro?le avec le Grand Paris d'ici 2030. Dans les banlieues populaires, de nombreuses habitantes et habitants sont expulsés, expropriés de leur maison, relogés dans un autre logement social et doivent laisser place aux 68 futures gares du nouveau réseau de transport du Grand Paris Express. Autour de chacune de ces gares, de grands projets urbains prévoient la démolition de milliers de logements sociaux, reconstruits plus loin, plus chers, tandis que les prix immobiliers augmentent rapidement dans le parc privé. En décalage complet avec les besoins des classes populaires qui se paupérisent depuis des décennies, la Métropole du Grand Paris se construit pour tenir son rang dans la concurrence internationale, en rentabilisant le sol urbain et en cherchant à attirer de nouveaux investisseurs. À partir d'une enquête de terrain menée autour des futures gares de huit communes de proche couronne, ce livre raconte l'histoire vue par les perdants de cette opération.
Ceci n'est pas un atlas, La Cartographie comme outil des luttes, 21 exemples à travers le monde, Kollektiv Orangotango, Editions La Découverte, Mars 2024.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Cinéma sur les ruines du futur | Jeux Olympiques | Paris | Grand Paris | Urbanisation | Urbanisme | Sociale |
Ouvrage disponibleLes naufragés du Grand Paris Express, Anne Clerval,Laura Wojcik
Les aménagements urbains pour les Jeux olympiques 2024 ont suscité de vives résistances, notamment à Saint-Denis et Aubervilliers, au nord de Paris. Mais, au-delà des JO, c'est un immense projet de renouvellement urbain qui se profile avec le Grand Paris d'ici 2030. Dans les banlieues populaires, de nombreuses habitantes et habitants sont expulsés, expropriés de leur maison, relogés dans un autre logement social et doivent laisser place aux 68 futures gares du nouveau réseau de transport du Grand Paris Express. Autour de chacune de ces gares, de grands projets urbains prévoient la démolition de milliers de logements sociaux, reconstruits plus loin, plus chers, tandis que les prix immobiliers augmentent rapidement dans le parc privé. En décalage complet avec les besoins des classes populaires qui se paupérisent depuis des décennies, la Métropole du Grand Paris se construit pour tenir son rang dans la concurrence internationale, en rentabilisant le sol urbain et en cherchant à attirer de nouveaux investisseurs. À partir d'une enquête de terrain menée autour des futures gares de huit communes de proche couronne, ce livre raconte l'histoire vue par les perdants de cette opération.
Les naufragés du Grand Paris Express, Anne Clerval,Laura Wojcik, Editions La découverte, Label Zones, mars 2024.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Label Zones | Anne Clerval | Laura Wojcik | Cinéma sur les ruines du futur | Paris | Grand Paris | Métropole | Jeux Olympiques | Urbanisation | Urbanisme | Sociale |
Ouvrage disponibleParis et la Mer : La Seine est Capitale, Jacques Attali,Philippe Aghion,Cyrille Arnould,Hervé Crès,Antoine Grumbach,Hervé Le Bras,Marc Levinson,Erik Orsenna,Jack Short
L’avenir du Grand Paris et de la France se joue à l’exacte croisée de la mer et de la capitale. L’histoire le montre : aucune métropole ne peut véritablement atteindre une échelle mondiale sans dimension maritime, et les villes-monde d’hier et de demain glissent toutes vers leurs ports. Entre Paris, où quelques pages parmi les plus riches de la culture humaine se sont écrites, et son estuaire, la vallée de la Seine constitue un atout majeur. Il est urgent de faire de Paris, le vrai « Grand Paris », la porte océane et la capitale naturelle de l’Europe occidentale. Cet ouvrage dirigé par Jacques Attali propose 50 projets pour y parvenir.
Paris et la Mer : La Seine est Capitale, Jacques Attali,Philippe Aghion,Cyrille Arnould,Hervé Crès,Antoine Grumbach,Hervé Le Bras,Marc Levinson,Erik Orsenna,Jack Short, Editions Fayard, 2010.
MOTS CLÉS : Editions Fayard | Jacques Attali | Cinéma sur les ruines du futur | Paris | Grand Paris | Seine | France | Ville | Urbanisation | Industrialisation |
Ouvrage disponibleTravailler sur la Seine 1850-1914, La CREA - Fabrique des Savoirs
Les années impressionnistes, qui voient dans la seconde moitié du XIXe siècle l'essor de ce mouvement qui a révolutionné la peinture, sont aussi les années d'une autre révolution, industrielle celle-là. Le paysage du fleuve connaît alors des bouleversements profonds, qui lui voient prendre le visage que nous lui connaissons aujourd'hui. Ouvrant Rouen et sa région vers Paris et vers le monde, la Seine est un lieu bouillonnant de vie, un lieu d'échanges multiples, de labeur quotidien, où se croisent des professions très diverses : marins, ingénieurs, terrassiers, ouvriers des chantiers navals, bateliers et haleurs, passeurs et pêcheurs, et tout ce petit monde foisonnant qu'ils font vivre... Cet ouvrage ressuscite l'histoire du fleuve - qui s'écrit encore aujourd'hui - pour mieux reconsidérer sa place dans la formation de notre territoire.
Travailler sur la Seine 1850-1914, La CREA - Fabrique des Savoirs, Editions point de vues, 2013.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Cinéma sur les ruines du futur | Histoire | Travail | Peinture | Impresionnisme | Seine | Territoire |
Ouvrage disponibleCambo, Les invisibles #21 Mai 2022, Cahiers de la Métropole Bordelaise
Travailleurs de l'ombre aux métiers essentiels, professionnels itinérants sous tension, population en marge des territoires "dynamiques" jeunes des quartiers prioritaires... Qui sont les invisibles des métropoles ? Du centre-ville de Bordeaux au périurbain girondin, de Paris à Roubaix et jusqu'à Moscou, CaMBo consacre le dossier de ce numéro à ceux que l'on voit pas ou que l'on ne veut pas voir, et propose une mosaïque de figures, de situations d'individus, oubliés ou impensés des politiques publiques.
Cambo, Les invisibles #21 Mai 2022, Cahiers de la Métropole Bordelaise, Editions le festin, mai 2019.
MOTS CLÉS : Cambo | Editions le festin | Cinéma sur les ruines du futur | Travail | Population | Urbanisation | Métropole | Paris | Bordeau | Roubaix | Moscou | Politique |
Ouvrage disponibleAtlas de la vallée de la Seine, de Paris à la mer, Arnaud Brennetot
La vallée de la Seine représente un axe stratégique majeur en Europe : • Un axe de circulation capital dans la construction territoriale de la France et de l'Europe • Un système portuaire et logistique en cours d'intégration dans un contexte européen de forte concurrence • Des dynamiques productives en plein renouvellement grâce à des filières innovantes, variées et complémentaires • Un cadre de vie associant un patrimoine, des paysages et des milieux exceptionnels et une forte pression anthropique sur les écosystèmes • Un projet de développement stratégique associant des acteurs multiples aux intérêts convergents. Grâce à plus de 100 cartes, documents et infographies, cet atlas donne toutes les clés pour analyser et apprécier les défis auxquels les acteurs de la vallée de la Seine se trouvent confrontés.
Atlas de la vallée de la Seine, de Paris à la mer, Arnaud Brennetot, Editions Autrement, Collection Atlas/Monde, 2019.
MOTS CLÉS : Arnaud Brennetot | Editions Autrement | Cinéma sur les ruines du futur | Cartographie | Normandie | Fleuve | Seine | Paris | Rouen | Havre | François Philizot |
Ouvrage disponibleParis capitale coloniale, Cosimo Lisi
Le passé colonial structure les rues de Paris. Visible dans l'architecture et la toponymie, la colonialité est aussi présente dans l’organisation urbaine de la capitale française. À bien des égards Paris occupe une place centrale dans la production de l'espace moderne. Le projet colonial capitaliste de la modernité repose sur l'abstraction du sensible et la violence de la prédation. La modernité se caractérise aussi par des aménagements reposant sur un instrument tout à fait spécifique : la cartographie. La cartographie moderne a pour objectif d’organiser les espaces, de les programmer et de les articuler les uns aux autres pour gouverner les populations. Dans ce livre, nous reviendrons sur les reconfigurations de la région parisienne, depuis les premières transformations opérées par Haussmann au XIXe siècle jusqu’à celles réalisées pendant les années du gaullisme, pour montrer comment, durant cette période, s’expérimentent et se développent les techniques qui, aujourd’hui encore, fondent l’aménagement du territoire et les politiques de l’habitat en France. C’est en particulier le cas de ce que l’on appelle la rénovation urbaine, dont notre travail entreprend la genèse critique.
L’État est le principal producteur de l’espace abstrait. Si la représentation de cet espace est rendue neutre par la mise en scène de plans, de maquettes et d’images, elle n’en reste pas moins structurellement violente : « il existe une violence inhérente à l’abstraction, à son usage pratique (social). »
Cette violence, comme nous allons le montrer dans cet ouvrage, est celle de l’accumulation primitive du capital — violence et accumulation primitive sont, entre autres, constitutives du capitalisme. La violence de la prédation détruit des mondes incompatibles ou résistants à la logique capitaliste de l’accumulation. L’espace politique et économique produit peut alors être considéré comme « le berceau de l’État moderne, son lieu de naissance. »Paris capitale coloniale, Cosimo Lisi, Editions Eterotopia, Collection Parcours, 2024, 160 p.
Cosimo Lisi, docteur en esthétique et études urbaines. Il est également chargé de cours dans le département d'arts plastiques de l'Université Paris 8. Ses recherches portent sur le néocolonialisme, les transformations urbaines et l'action artistique en milieu urbain
MOTS CLÉS : Cosimo Lisi | ville | espace | urbain | post-colonial | cartographie | hygiénisme | Eterotopia | Bibliothèque pour le foyer Moïse |
AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR
Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Lundi 24 Février 2025 de
Cosimo Lisi, à Echelle Inconnue, Carte / Capitale / Colonie
Ouvrage disponibleAU BAL DES ACTIFS. DEMAIN, LE TRAVAIL, Stéphane Beauverger Karim Berrouka Alain Damasio Emmanuel Delporte Catherine Dufour Léo Henry L.L. Kloetzer LI-CAM Luvan Norbert Merjagnan Ketty Steward Sabrina Calvo
LE TRAVAIL QUI VIENT : thème majeur de nos sociétés occidentales, enjeu canonique des élections présidentielles, première cause de mouvements sociaux lors de la Loi El Khomri et de dossiers dans la presse. Et si la fiction s’en mêlait à son tour ? Entre disparition et retour au plein-emploi, les écrivains de science-fiction prennent parti. Lorsque les éditions La Volte lancent, le 1er mai 2016, en pleine ébullition de « Nuit Debout », l’appel à textes qui conduira au présent recueil, les ambitions levées pour les auteurs sont claires : dans un monde aux mutations espérées et redoutées à la fois, anticiper et projeter les devenirs possibles du Travail. On présageait des utopies positives ; il en émerge des bribes, çà et là. Même si ce sont des textes résolument féroces, sombres parfois, indignés toujours, qui nous percutent de plein fouet. Dîner aux chandelles sur les ruines de la Commune de Paris ; burnout d’un écrivain face aux lois du marché ; jugement constant des uns par les autres sur un faux air de Black Mirror ; uberisation XXL dévorant l’énergie vitale de jeunes actifs sur-diplômés ; trader S.D.F. ; coach à la dérive ; intelligences artificielles séditieuses ; révoltes sociales dans un centre de tri de cercueils… Telle est l’admirable fête du Bal des Actifs, ce marché furieux où chacun se vend, se donne, se perd ou se vole, cette sarabande au bord du gouffre qu’est notre présent. Dans la lignée des ouvrages Ceux qui nous veulent du bien (2010) ou Faites demi-tour dès que possible (2014), La Volte poursuit son exploration de notre actualité restructurée par le prisme de la science-fiction. Douze nouvelles par douze auteurs engagés et reconnus. Parmi eux, les plus grands noms de la S-F francophone. Le tout serti d’une postface signée Sophie Hiet, scénariste de la série au titre évocateur, Trepalium, qui clôt le recueil en une brillante synthèse entremêlant les thématiques explorées aux théories économiques et sociales actuelles. Les auteurs : Stéphane Beauverger, Karim Berrouka, Alain Damasio, Emmanuel Delporte, Catherine Dufour, Léo Henry, L.L. Kloetzer, Li-Cam, luvan, Norbert Merjagnan, Ketty Steward, Sabrina Calvo. La nouvelle Serf-made-man ? Ou la créativité discutable de Nolan Peskine d’Alain Damasio a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire 2018.
AU BAL DES ACTIFS. DEMAIN, LE TRAVAIL, Stéphane Beauverger Karim Berrouka Alain Damasio Emmanuel Delporte Catherine Dufour Léo Henry L.L. Kloetzer LI-CAM Luvan Norbert Merjagnan Ketty Steward Sabrina Calvo, Edition la Volte, 2017, 614 p.
MOTS CLÉS : Recueil de nouvelles | Science Fiction | Dystopie | Travail | La Volte |
Ouvrage disponibleLa Condition ouvrière, Simone Weil
En décembre 1934, Simone Weil entre comme «manœuvre sur la machine» dans une usine. Professeur agrégé, elle ne se veut pas «en vadrouille dans la classe ouvrière», mais entend vivre la vocation qu'elle sent être sienne : s'exposer pour découvrir la vérité. Car la vérité n'est pas seulement le fruit d'une pensée pure, elle est vérité de quelque chose, expérimentale, «contact direct avec la réalité». Ce sera donc l'engagement en usine, l'épreuve de la solidarité des opprimés - non pas à leurs côtés, mais parmi eux. L'établissement en usine, comme, plus tard, l'engagement aux côtés des anarchistes espagnols ou encore dans les rangs de la France libre, est la réponse que Simone Weil a trouvée au mensonge de la politique, notamment celle des dirigeants bolcheviks qui prétendaient créer une classe ouvrière libre, alors qu'aucun «n'avait sans doute mis le pied dans une usine et par suite n'avait la plus faible idée des conditions réelles qui déterminent la servitude ou la liberté des ouvriers». Ce qui, toujours, a fait horreur à Simone Weil dans la guerre, qu'elle soit mondiale ou de classes, «c'est la situation de ceux qui se trouvent à l'arrière».
La Condition ouvrière, Simone Weil, Paris, Gallimard, coll. « Espoir », 1951, 276 p.
MOTS CLÉS : Simone Weil | Connaissance | Politique | Économie | Sciences humaines | Sociologie anthropologie |