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    Critique de la société technologique avancée, Herbert Marcuse

    La critique de la société technologique avancée est le fil conducteur de tout le développement de la pensée de Marcuse et relie L’Homme unidimensionnel, le texte qui est devenu le manifeste des mouvements de protestation en 1968, aux réflexions publiées dans ce volume. À travers l’essai inédit publié dans ce livre, on peut retracer l’ensemble de l’élaboration de Marcuse sur des thèmes qui sont aujourd’hui d’une grande actualité, tels que les implications sociales de la technologie moderne, la relation entre la technologie et la liberté, le rôle de l’individu dans la société industrielle avancée, et la relation entre les développements de la techno-science et les transformations de la politique. Entre critique sociale et réflexion philosophique, Marcuse se confronte aux grands penseurs du XXème siècle (de Husserl à Heidegger en passant par Sartre) et aux dérangeantes questions, éthiques et sociales, qui sont posées par le développement de la technologie. Herbert Marcuse (1898-1979) était l'un des principaux représentants de l'École de Francfort. Il est né à Berlin et a émigré aux États-Unis en 1937, ou il a enseigné dans plusieurs universités. Parmi ses ouvrages : Éros et civilisation (1955) ; L'Homme unidimensionnel -Essai sur l'idéologie de la société industrielle avancée (1964) ; Vers la libération (1969) ; Contre-révolution et révolte (1972).

    Critique de la société technologique avancée, Herbert Marcuse, Editions Eterotopia, 2024.

    MOTS CLÉS : Editions Eterotopia | Herbert Marcuse | Philosophie | Théorie | Société | Industrie | Technologie | Technoscience | Critique | Capitalisme | Aliénation | Idéologie | Politique | Liberté | Marxisme | Éthique | Essai |

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    La Zone: Une histoire alternative de Paris, Justinien Tribillon

    Paris jouit d’une aura planétaire. Elle est partout synonyme de beauté, d’élégance, de culture et de romantisme. Décrite par les auteurs les plus talentueux, représentée par les plus grands peintres, capturée par les photographes les plus cotés, elle existe à travers des millions d’images et de reproductions à travers le monde. Or, ce dont on a beaucoup moins conscience, c’est que la périphérie de Paris est elle aussi un espace mythique bien que plus lointain, moins tangible que le Paris des cartes postales. La banlieue subsiste dans une espèce de flou artistique et est associée à des clichés le plus souvent négatifs qui incluent généralement les grandes tours d’immeubles modernistes, des scènes de violence et des voitures incendiées. Cette opposition entre Paris et sa banlieue se cristallise autour d’un espace spécifique : la Zone. Marge frontalière, espace intermédiaire qui sépare les limites extérieures de Paris des limites intérieures de la banlieue, engendrant une démarcation brutale entre le « dedans » et le « dehors ». Paris et sa banlieue sont donc deux espaces mythiques et géographiques mais construits en opposition réciproque. Leurs histoires s’enchevêtrent pour former un amalgame complexe de choix urbanistiques, de politiques sociales, de colonialisme, d’immigration, de décisions administratives, de stratégies de maintien de l’ordre, de peurs et de haines. C’est la construction de cette opposition entre Paris et banlieue à partir de cet espace liminaire que Justinien Tribillon explorera dans ce livre. Ce livre propose une lecture de Paris qui va de l’extérieur vers l’intérieur, à travers une déambulation le long du périphérique parisien, entre le XVIIIe siècle et aujourd’hui. Des ruines aux immeubles de bureaux rutilants, des fantômes de Vincennes au vibrant marché aux puces de Saint-Ouen, des défaites de Napoléon aux archives présidentielles de Charles de Gaulle, nous voilà donc partis pour explorer un espace méconnu de Paris, mais non moins fondamental?: la Zone.

    La Zone: Une histoire alternative de Paris, Justinien Tribillon, Editions B42, Juin 2025.

    MOTS CLÉS : Editions B42 | Justinien Tribillon | Architecture | Histoire | Urbanisme | Sociologie | Géographie | Banlieue | Zone | Frontières | Immigration | Colonialisme | Culture |

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    Zones, Karin Nolan

    Dans un futur proche, les gouvernements n’existent plus. Les Banques ont pris ouvertement le pouvoir et se sont réunies en 7 entités possédant une identité forte. Afin de simplifier les échanges commerciaux, frontières et pays ont été dissous. Le monde est divisé en Zones où une langue unique a été décrétée. Cet évènement est appelé la Grande Unification. Après plusieurs années de service, Paul se voit délocalisé dans une Zone inférieure à la sienne. Contraint d’imposer à sa famille un nouveau train de vie, il lutte en faisant bonne figure. Poussé par la curiosité, il part à la recherche d’un de ses ancien collègue de travail. Mais au cours de ses recherches et péripéties, Paul est amené à découvrir l’envers du décors et devient vite le grain de sable à éliminer d’une machinerie bien huilée.

    Zones, Karin Nolan, Editions Amazon

    MOTS CLÉS : Editions Amazon | Karin Nolan | Science-fiction | Dystopie | Futur | Roman | Aventure | Société | Oligarchie | Zones | Géopolitique | Capitalisme | Enquête |

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    Stalker : Pique-nique au bord du chemin, Arkadi Strougatski Boris Strougatski

    Des Visiteurs sont venus sur Terre. Sortis d'on ne sait où, ils sont repartis sans crier gare. Dans la Zone qu'ils ont occupée sans jamais interagir avec les hommes, ils ont abandonné des objets de toutes sortes. Objets-pièges. Objets-bombes. Objets-miracles. Objets que les stalkers viennent piller au péril de leur vie, comme une bande de fourmis coloniserait, sans rien y comprendre, les détritus abandonnés par des pique-niqueurs au bord d'un chemin. Adapté au cinéma en 1979 par Andreï Tarkovski, Stalker ou Pique-nique au bord du chemin est le chef-d'oeuvre des frères Strougatski. Un roman qui a eu un tel impact sur le XX? siècle, que c'est sous le surnom de stalkers qu'on connaît désormais les hommes et les femmes qui ont étouffé le coeur du réacteur en fusion de Tchernobyl, entre le 26 avril et le 16 mai 1986.

    Stalker : Pique-nique au bord du chemin, Arkadi Strougatski Boris Strougatski, Editions Folio, collection SF, Septembre 2013

    MOTS CLÉS : Editions Folio | Arkadi Strougatski | Boris Strougatski | Science-fiction | Roman | Aventure | Société | Humanité | Suspense | Cinéma |

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    L'île à hélice, Jules Verne

    Quatre musiciens français visitent l'île artificielle de Standard Island, caprice de milliardaires américains. Opulente ville, campagne souriante, installations électriques futuristes, tout y est parfaitement capitaliste et arrogant, en contraste avec le naturel des îles et leurs populations primitives. Des pirates l'abordent, des fauves l'envahissent... Critique violente du capitalisme occidental, L'Île à hélice a été écrite en 1895

    L'île à hélice, Jules Verne, Editions Motifs, Mars 2005.

    MOTS CLÉS : Editions Motifs | Littérature | Jules Verne | Roman | Aventure | Science-fiction | Utopie | Capitalisme | Société | Voyage | Technologie | Philosophie |

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    Décoloniser l'architecture, Mathias Rollot

    Vers des architectures écologiques, autochtones, pluriverselles. L’avènement d’une société écologique ne peut passer que par une refonte majeure de nos manières de concevoir et de bâtir. Cependant, les logiques de mise en ordre du monde dont l’architecture a hérité la rendent difficilement conciliable avec une véritable écologie sociale. Que faire alors ? Dans une démonstration à la fois érudite et sensible, Mathias Rollot, chercheur et architecte, nous propose de transformer l’architecture en un outil de résistance aux systèmes de domination en place – sur la nature, les humains, les animaux – afin de réinventer une manière non extractiviste de construire. En faisant dialoguer philosophie, sciences sociales et architecture, l’auteur esquisse les contours d’architectures plurielles, qui appartiendraient réellement aux peuples et aux milieux dans leur diversité : des architectures décoloniales, vivantes, libérées. Architecte, Mathias Rollot est maître de conférences à l'École nationale supérieure d'architecture de Grenoble. Ses recherches mêlent écologies décoloniales et philosophies éthiques, animalistes et environnementales. Il est notamment l'auteur de Qu'est-ce qu'une biorégion ? et Les territoires du vivant (Wildproject, 2021 et 2023).

    Décoloniser l'architecture, Mathias Rollot, Editions le passager clandestin, 2024.

    MOTS CLÉS : Editions le passager clandestin | Architecture | Urbanisme | Décolonisation | Colonisation | Pouvoir | Critique | Histoire | Géographie | Société | Culture |

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    Ghettos de riches : Tour du monde des enclaves résidentielles sécurisées, Thierry Paquot

    De nouvelles politiques publiques ont vu le jour au sein des villes européennes, devenues en vingt ans de véritables acteurs collectifs porteurs de stratégies de développement économique et de positionnement international. Le renouveau des pratiques d'urbanisme, de planification et de prospective urbaines a été un vecteur essentiel de renaissance de cette capacité d'action politique autour d'un instrument d'action spécifique : le projet. Marseille, Nantes, Venise, Turin, Manchester, toutes ces villes se sont engagées dans de grandes opérations de restructuration urbaine. L'auteur présente ici la genèse, les acteurs, les réalisations et les conséquences tant en termes de régénération physique que de transformations sociales et politiques, en s'intéressant plus particulièrement aux relations entre groupes sociaux et au nouveau rôle des élites urbaines. Comment ces projets ont-ils modifié la gouvernance des villes ? Cette question se trouve au centre de l'ouvrage qui révèle un enjeu nouveau des politiques publiques : la mobilisation de sociétés urbaines devenues pluralistes et la construction d'une capacité d'action collective. Gilles Pinson est maître de conférence à l'Université de Saint-Etienne. Il enseigne également à Sciences Po Paris.

    Ghettos de riches : Tour du monde des enclaves résidentielles sécurisées, Thierry Paquot, Editions Perrin, Février 2009.

    MOTS CLÉS : Editions Les Presses de Sciences Po | Gilles Pinson | Gouvernance | Politique | Urbanisme | Ville | Développement | Planification | État | Territoire | Services publics | Gouverner |

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    Gouverner la ville par projet: Urbanisme et gouvernance des villes européennes, Gilles Pinson

    De nouvelles politiques publiques ont vu le jour au sein des villes européennes, devenues en vingt ans de véritables acteurs collectifs porteurs de stratégies de développement économique et de positionnement international. Le renouveau des pratiques d'urbanisme, de planification et de prospective urbaines a été un vecteur essentiel de renaissance de cette capacité d'action politique autour d'un instrument d'action spécifique : le projet. Marseille, Nantes, Venise, Turin, Manchester, toutes ces villes se sont engagées dans de grandes opérations de restructuration urbaine. L'auteur présente ici la genèse, les acteurs, les réalisations et les conséquences tant en termes de régénération physique que de transformations sociales et politiques, en s'intéressant plus particulièrement aux relations entre groupes sociaux et au nouveau rôle des élites urbaines. Comment ces projets ont-ils modifié la gouvernance des villes ? Cette question se trouve au centre de l'ouvrage qui révèle un enjeu nouveau des politiques publiques : la mobilisation de sociétés urbaines devenues pluralistes et la construction d'une capacité d'action collective. Gilles Pinson est maître de conférence à l'Université de Saint-Etienne. Il enseigne également à Sciences Po Paris.

    Gouverner la ville par projet: Urbanisme et gouvernance des villes européennes, Gilles Pinson, Editions Les Presses de Sciences Po, Février 2009.

    MOTS CLÉS : Editions Les Presses de Sciences Po | Gilles Pinson | Gouvernance | Politique | Urbanisme | Ville | Développement | Planification | État | Territoire | Services publics | Gouverner |

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    Anarchisme et sciences sociales: Actes du colloque de Lille - mars, Sidonie Verhaeghe

    Les sciences sociales n’ont-elles rien à apporter aux anarchistes? ? Peut-être bien, mais on peut mettre à cela plusieurs bémols. Car, dans une société soumise à différents pouvoirs, faire une science de ces pouvoirs, de la manière dont ils s’exercent et des mécanismes sur lesquels ils reposent, peut permettre à la lutte d’être plus efficace. En comprenant comment fonctionnent les institutions, en retraçant leurs origines et en exhumant leurs soubassements cachés, on peut, d’une part, les dénaturaliser et les désacraliser, montrer leur caractère arbitraire, et, d’autre part, donner à celles et ceux qui luttent des outils pour les abattre. De plus, force est de constater que l’incroyance fondamentale dans la sacralité des institutions rassemble anarchistes et scientifiques, les un•es et les autres entendant généralement s’appuyer sur une même conception de la réalité sociale, d’où toute transcendance (religieuse ou non) est absente. Par ailleurs, les anarchistes peuvent avoir un intérêt pour les sciences sociales qui étudient les mécanismes de domination au sein des groupes militants eux-mêmes. En effet, une spécificité des anarchistes, là encore depuis les origines du mouvement, est de considérer que le fait d’être en lutte pour l’émancipation ne prémunit pas contre la reproduction des formes d’oppression à l’intérieur des groupes. La science est alors à double tranchant. D’un côté, elle peut représenter en elle-même un moyen de domination, celui des savants. Et, de l’autre, la science peut aussi jouer un rôle émancipateur au sein de ces groupes, soit parce qu’ils peuvent être des lieux de formation et permettre à tous et toutes d’acquérir des savoirs, soit parce que la connaissance de la « ?micropolitique des groupes? » peut désamorcer les effets de domination qui naissent, même et surtout lorsque les groupes se targuent de ne pas avoir de direction.

    Anarchisme et sciences sociales: Actes du colloque de Lille - mars, Sidonie Verhaeghe, Editions Atelier de création libertaire, Mars 2021.

    MOTS CLÉS : Editions Atelier de création libertaire | Sidonie Verhaeghe | Anarchisme | Sciences sociales | Politique | Théorie | Politique | Société | Histoire | Sociologie | Radicalisme | Utopie |

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    Wapke, Michel Jean Joséphine Bacon Katia Bacon Marie-Andrée Gill Elisapie Isaac Alyssa Jérôme Natasha Kanapé Fontaine J.D. Kurtness Janis Ottawa Virginia Pésémapéo Bordeleau Isabelle Picard Louis-Karl Picard-Sioui Jean Sioui Cyndy Wylde

    Wapke – « demain » en langue atikamekw – est le premier recueil de nouvelles d'anticipation autochtone publié au Québec. Quatorze auteurs de nations et d'horizons multiples se projettent dans l'avenir par le biais de la fiction, abordant des thèmes sociaux, politiques et environnementaux d'actualité. Sous la direction de Michel Jean, Wapke offre un commentaire social souvent saisissant où se dessine l'espoir d'un changement.

    Wapke, Michel Jean Joséphine Bacon Katia Bacon Marie-Andrée Gill Elisapie Isaac Alyssa Jérôme Natasha Kanapé Fontaine J.D. Kurtness Janis Ottawa Virginia Pésémapéo Bordeleau Isabelle Picard Louis-Karl Picard-Sioui Jean Sioui Cyndy Wylde, Editions Stanké, Juillet 2021.

    MOTS CLÉS : Editions Stanké | Michel Jean | Recueil de nouvelles | Littérature | Science-fiction | Autochtones | Anticipation | Futur | Culture | Politique | Sociale | Diversité | Narration |

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    Bêtes de villes : Petit traité d'histoires naturelles au cœur des cités du monde , Nicolas Gilsoul

    La moule zébrée va-t-elle sauver New York ? Le scorpion Tityus serrulatus terroriser les habitants de São Paulo ? Les kangourous s’ébattre dans la forêt de Rambouillet ? Saviez-vous seulement que toutes ces bêtes vivaient si près de chez vous ? En pleine crise de la biodiversité, nos villes sont devenues des jungles hybrides où se croisent bien plus de créatures que dans nos forêts. Bienvenue aux 33 000 sangliers clandestins des parcs de Berlin, aux léopards des faubourgs de Bombay ou encore aux coyotes de Chicago et aux cougars de Mulholland Drive. Certains ont muté, leurs comportements ou leurs physiques se sont transformés pour survivre à la ville. La souris de Brooklyn résiste aux polluants lourds, l’escargot d’Amsterdam combat l’îlot de chaleur urbain, l’hirondelle de la Côte est réduit sa voilure pour éviter les gratte-ciel. Au travers de 1 001 histoires de bêtes de villes, l’architecte Nicolas Gilsoul nous offre un bestiaire érudit de nos territoires et nous incite à nous reconnecter au vivant. En chemin il dessine de nouvelles perspectives sur l’art de concevoir la ville avec le génie animal. À l’évidence, observer des bêtes, ça rend intelligent. Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres, Nicolas Gilsoul est architecte, paysagiste et docteur en sciences à l’Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement à Paris. Professeur à l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais, il enseigne de Vancouver à Bruxelles. Lauréat de l’Académie de France à Rome, pensionnaire de la villa Médicis, il a remporté de nombreux prix d’architecture. Il publie avec Erik Orsenna en 2018 Désir de villes chez Robert Laffont, dans lequel il explore entre autres les tréfonds de la ville Terrier et les cimes de la ville Canopée.

    Bêtes de villes : Petit traité d'histoires naturelles au cœur des cités du monde , Nicolas Gilsoul, Editions Pluriel, Novembre 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Pluriel | Nicolas Gilsoul | Climat | Environnement | Écologie | Faune | Flore | Biodiversité | Biologie | Nature | Ville | Urbanisme |

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    France 2050 : RCP8.5 Le Scénario noir du climat, Marc Lomazzi

    " L'ouvrage offre un tour d'horizon pédagogique des bouleversements qui nous attendent, parsemé de cartes et de graphiques éclairants..." Marianne Dans le jargon du GIEC, le scénario noir du changement climatique porte un nom : RCP8.5. Un scénario qui ressemble au script d'un fim catastrophe : fonte des glaciers, montée des océans, sécheresses, mégafeux, villes les pieds dans l'eau, fleuves à sec, crises sanitaires, disparition des espèces... D'ici à 2050, un choc thermique d'une ampleur sans précédent rendra les continents chauds de plus en plus pénibles pour ceux qui y vivent et condamnera les zones tempérées à une alternance infernale de vagues de chaleur et de pluies diluviennes. Mais en quoi cette fresque terrible nous concerne-t-elle ? Quels sont les dangers qui menacent vraiment la France à l'horizon 2050 si le pire scénario du GIEC devient réalité ? Comment notre vie quotidienne sera-t-elle bouleversée ? Pour répondre à ces interrogations, l'auteur a rencontré des dizaines de scientifiques et d'experts. Cartes à l'appui, son livre brosse le tableau de la France de 2050 dont l'épisode historique de sécheresse et de canicules de l'été dernier nous a donné un avant-goût. Sans parti-pris, il montre que c'est maintenant qu'il faut se préparer à l'impensable -voire au pire- et trouver, à notre échelle, des réponses au chaos climatique qui s'annonce. Journaliste, Marc Lomazzi a été rédacteur en chef adjoint du quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France et chroniqueur sur France Inter. Passionné par les sujets liés à l'écologie et au climat, il est notamment l'auteur d'Ultra ecologicus, une enquête sur les mouvements écologistes radicaux.

    France 2050 : RCP8.5 Le Scénario noir du climat, Marc Lomazzi, Editions Albin Michel, 2023.

    MOTS CLÉS : Editions Albin Michel | Marc Lomazzi | Climat | Écologie | France | Environnement | Politique | Science Fiction | Territoire | Agriculture | Santé | Énergie |

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    Pouvoirs urbains : Ville, Politique et Globalisation, Christian Lefèvre Gilles Pinson

    Plus de la moitié des habitants de la planète vit désormais dans les villes. L’urbain est devenu le cadre dominant des pratiques et des relations sociales, mais aussi l’écosystème où s’épanouit le capitalisme globalisé. La ville s’est ainsi imposée comme une échelle clé pour comprendre et agir sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de notre temps. Les acteurs urbains, qu’ils soient élus, bureaucrates, acteurs économiques, professionnels de la ville ou chercheurs, s’efforcent de donner sens aux transformations qui travaillent les villes et d’y répondre à coup d’innovations politiques, économiques et sociales. Espace d’innovation, l’urbain est aussi devenu objet de controverses tout à la fois scientifiques et politiques. Cet ouvrage dresse un bilan critique de ces débats en s’attardant sur cinq controverses : l’urbanisation généralisée, les rapports entre milieux urbains et capitalisme, les relations entre les villes et les États, la distribution du pouvoir dans la ville et la démocratie urbaine, la gouvernance des espaces métropolitains. Christian Lefèvre est professeur à l'École d'urbanisme de Paris (université Gustave Eiffel). Chercheur au Laboratoire Techniques, Territoires, Sociétés (LATTS), ses travaux portent sur la gouvernance des métropoles mondiales. Il est notamment l'auteur de Paris, Métropole introuvable, le défi de la globalisation (PUF, 2017). Gilles Pinson est professeur de science politique à Sciences Po Bordeaux, ou il dirige le master "Stratégies et gouvernance métropolitaines". Chercheur au Centre Émile Durkheim et responsable scientifique du Forum urbain de Bordeaux, il est notamment l'auteur de La ville néolibérale (PUF, 2020).

    Pouvoirs urbains : Ville, Politique et Globalisation, Christian Lefèvre Gilles Pinson, Editions Armand Colin, 2020.

    MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Christian Lefèvre | Gilles Pinson | Ville | Urbanisme | Politique | Capitalisme | Gouvernance | État | Pouvoir | Démocratie | Sociologie | Géographie | Métropole | Environnement |

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    Les gardiens de la raison : Enquête sur la désinformation scientifique, Stéphane Foucart Stéphane Horel Sylvain Laurens

    Les années 2000 ont vu déferler les mensonges des industriels du tabac, des énergies fossiles ou des pesticides et leurs études dissimulant la dangerosité de leurs produits. Explorant les nouvelles frontières du lobbying, cette enquête dévoile les stratégies de manipulation qu'emploient désormais ces "marchands de doute" pour s'emparer du marché de l'information scientifique. Leur cible privilégiée n'est plus seulement le ministre ou le haut fonctionnaire. Aux aguets sur les réseaux sociaux, des agences spécialisées visent le blogueur passeur de science, le youtubeur, le micro-influenceur. Instrumentalisés pour propager des contenus dégriffés, les amateurs de science sont transformés en relais zélés des messages de l'industrie et en viennent à se considérer comme des gardiens de la raison. Si peu savent qu'ils amplifient des éléments de langage concoctés par des officines de relations publiques, une poignée d'intellectuels et de scientifiques, en revanche, participent sciemment à la réactualisation, autour de la science, de tout le crédo conservateur. Un projet politique volontiers financé par l'argent des industriels libertariens, et qui porte la marque de leur idéologie anti-environnementaliste et antiféministe. Journalistes au Monde, Stéphane Foucart et Stéphane Horel ont reçu en 2018 le Prix européen du journalisme d'enquête pour leur série sur les Monsanto Papers. Le premier a notamment publié La Fabrique du mensonge (Denoêl, 2013) et la seconde Lobbytomie (La Découverte, 2018). Sylvain Laurens est sociologue, directeur d'études à l'EHESS et auteur de Militer pour la science (Éditions de l'EHESS, 2019).

    Les gardiens de la raison : Enquête sur la désinformation scientifique, Stéphane Foucart Stéphane Horel Sylvain Laurens, Editions La Découverte, 2025.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Stéphane Foucart | Stéphane Horel | Sylvain Laurens | Science | Désinformation | Lobby | Industrie | Climat | Écologie | Publicité | Sociale | Politique | Propagande | Médias |

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    Histoire du sabotage, Tome 02 : Neutraliser le système techno-industriel, Victor Cachard

    Dans un monde dévoré par le tout numérique, ou l'exploitation des ressources, des corps et des esprits s'intensifie sous le joug d'une marchandisation totale, le sabotage revient sur le devant de la scène comme un refus radical de se soumettre à un contrôle social généralisé. L'inaction politique, l'épuisement des marches pour le climat, conjugués à la conscience aiguë de l'urgence écologique, donnent un souffle nouveau à des formes d'action inédites qui changent le sens du sabotage. L'extension de la machine capitaliste, à la conquête des derniers espaces de liberté et de solidarité, réveille des gestes de rupture, longtemps cantonnés à la résistance au travail. En réponse à la domination technologique, le sabotage devient une arme créative d'émancipation. Débrancher, démanteler, désactiver les infrastructures qui gouvernent nos vies sont autant d'actes de neutralisation qui transforment la destruction en affirmation joyeuse d'une vie libérée des contraintes absurdes et injustes. A travers l'histoire du sabotage, son abandon par le syndicalisme et sa réinterprétation comme stratégie de la guérilla, on voit se multiplier les initiatives. Des actions contre les OGM aux luttes contre les instruments de la colonisation en passant par l'opposition aux grands projets inutiles, le sabotage revêt désormais une signification clairement technocritique au service de la réappropriation de notre autonomie. Après un passage par la philosophie à l'Université Lyon III, Victor Cachard s'intéresse au rapport entre travail et technique à travers l'histoire des résistances populaires. Il est l'auteur d'une Histoire du sabotage en deux tomes publiés aux Éditions LIBRE. Il est aussi le coordinateur de l'ouvrage Émile Pouget et la révolution par le sabotage (Éditions LIBRE, 2022).

    Histoire du sabotage, Tome 02 : Neutraliser le système techno-industriel, Victor Cachard, Editions LIBRE, 2025.

    MOTS CLÉS : Editions LIBRE | Victor Cachard | Résistance | Critique | Industrie | Désobéissance | Social | Anticapitalisme | Capitalisme | Écologie | Politique | Histoire | Prolétariat | Mobilisation | Autonomie |

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    Logocratie, Clément Viktorovitch

    Que se pase-t-il quand les discours du pouvoir cèdent à la déloyauté ? Quand les gouvernants ne cessent de mentir, sans jamais avoir à en payer le prix ? Quand la communication se permet de dire ce qui est faux, taire ce qui est vrai, et ne pas faire ce qui est dit ? Toutes les dérives deviennent possibles. Ce livre démonte combien, loin d'avoir protégé la République Française contre le déferlement mondial de la post-vérité, la présidence d'Emmanuel Macron l'y a au contraire précipitée. Il révèle comment la corruption du langage nous a plongés dans un exercice dévoyé de l'autorité, ou les mots ne visent plus à l'éclairer le débat public, mais à l'empêcher. Lorsque la parole officielle s'affranchit du réel, c'est la démocratie elle-même qui chancelle. Insidieusement , elle se pervertit en Logocratie. Clément Viktorovitch est docteur en science politique et auteur du Pouvoir rhétorique. Il a enseigné à Sciences Po, l'ENA et l'École de guerre. Après avoir été chroniqueur pour de nombreux médias (Clique, Quotidien, France Info), il anime aujourd'hui la première chaîne politique sur Twitch. Il a également coécrit un seul en scène, L'Art de ne pas dire, qu'il joue partout en France jusqu'en 2027.

    Logocratie, Clément Viktorovitch, Editions du seuil, 2025.

    MOTS CLÉS : Editions du seuil | Clément Viktorovitch | Politique | Propagande | Démocratie | Post-vérité | Médias | Communication | Institutions | Pouvoir | Gouvernement | Esprit critique | Société |

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    Introduction à la ville, Odette Louiset

    Intriduction à la ville, Odette Louiset est professeur de géographie à l'université de Rouen. 1) Définir la ville 2) Le modèle européen de ville 3) Les géographies ignorent-ils la ville ? 4) La ville comme problème 7) La ville comme concept 8) La ville pour nature Comment définir la ville aujourd'hui ? Cet ouvrage propose une analyse critique des notions communément utilisées et déterminées par une représentation purement européenne de la ville. Fondée sur des travaux théoriques antérieurs et l’idée qu’il est nécessaire de comparer pour conceptualiser, en faisant appel à l'anthropologie et l'histoire, cette approche permet tout à la fois une réflexion originale sur la ville, sur la construction des concepts en géographie et des modèles scientifiques en sciences humaines, enfin sur la mondialisation culturelle à travers l'étude du fait urbain.

    Introduction à la ville, Odette Louiset, Editions Armand Colin, Novembre 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Odette Louiset | Europe | OccidentGéographie | Urbain | Urbanisme | Mondialisation | Culture | Anthropologie | Ville | Histoire | Espace public | Agglomération | Symbolisme | Territoire |

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    La Ville, Michel Wieviorka Collectif

    Plus d'un humain sur deux vit en ville aujourd'hui et, souvent, ceux qui vivent à la campagne adoptent des comportements qui sont ceux des urbains. Cependant, partout dans le monde la ville est en débat et, avec elle, toutes les grandes questions du moment - économiques, sociales, culturelles, politiques et géopolitiques. Parler de la ville, c'est réfléchir à notre rapport à la nature, aux conditions matérielles d'existence de ceux qui y vivent ou y travaillent, aux phénomènes migratoires, à la mobilité des individus ; c'est également s'interroger sur la démocratie et la façon dont l'espace urbain est géré, programmé, transformé, et dont il répond aux attentes et aux besoins de la population, ne serait-ce qu'en matière de logement. La ville, ici et ailleurs, est au coeur d'une mutation générale, et s'il faut la repenser, c'est parce qu'elle est le lieu et la forme de changements considérables, le lieu de l'ambivalence, des tendances ou des jeux contradictoires. C'est pourquoi elle fascine. Avec, notamment, les contributions de : Jean Baubérot, Pascal Dibie, Maurice Garden, Philippe Gervais-Lambony, Frédéric Gilli, Anne Gotman, Farhad Khosrokhavar, Hervé Le Bras, Jacques Lévy, Pascal Perrineau, Jean-Luc Pinol, Henri Rey, Alain Schnapp, Sophie Schwerter, Joseph Tonda.

    La Ville, Michel Wieviorka Collectif, Editions Sciences Humaines, Juin 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Sciences Humaines | Michel Wieviorka | Architecture | Ville | Sociologie | Sociale | Urbanisme | Démographie | Logement | Géopolitique | Politique | Inégalités | Migration | Espace public | Culture |

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    Terra Forma: Manuel de cartographies potentielles, Frédérique Aït-Touati Alexandra Arènes Axelle Gregoire Bruno Latour

    Terra Forma raconte l’exploration d’une terre inconnue : la nôtre. Cinq siècles après les voyageurs de la Renaissance partis cartographier les terra incognita du Nouveau Monde, cet ouvrage propose de redécouvrir autrement cette Terre que nous croyons si bien connaître. En redéfinissant, ou plutôt en étendant le vocabulaire cartographique traditionnel, il offre un manifeste pour la fondation d’un nouvel imaginaire géographique et, ce faisant, politique. Si certains des phénomènes auxquels nous assistons (érosion des sols, épuisement des ressources, accélération des espaces-temps urbains, intensification des zones polluées) nous échappent par leur échelle, leur durée, leur ampleur, c’est par le développement de nos techniques de représentation que l’on peut espérer mieux les comprendre. En mettant en « cartes » certaines propositions des sciences du Système-Terre et de la pensée écologique contemporaine, Terra Forma permet de mieux saisir leur portée politique. Les sept chapitres de ce livre sont des points de vue sur la réalité, de possibles visions du monde esquissées par différents prismes, comme autant d’instruments optiques : par les profondeurs, par les mouvements, par le point de vie, par les périphéries, par le pouls, par les creux, par les disparitions et les ruines, ils produisent des savoirs situés, incarnés. Écrit sur le mode du récit d’exploration, cet ouvrage se veut aussi un manuel de dessin, qui invite le lecteur à explorer les techniques de représentation sur divers terrains, dans le but de constituer progressivement et collectivement un atlas d’un nouveau genre. Travail expérimental à six mains, Terra Forma est le résultat d’une collaboration entre deux architectes dont la pratique se trouve à la croisée des questions de paysage et de stratégie territoriale, Alexandra Arènes et Axelle Grégoire, et une historienne des sciences, Frédérique Aït-Touati.

    Terra Forma: Manuel de cartographies potentielles, Frédérique Aït-Touati Alexandra Arènes Axelle Gregoire Bruno Latour, Editions B42, Août 2023.

    MOTS CLÉS : Editions B42 | Frédérique Aït-Touati | Alexandra Arènes | Axelle Gregoire | Géographie | Cartographie | Géographie | Design | Territoire | Utopie | Sociale | Urbain |

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    Le livre du philosophe, Friedrich Nietzsche

    "Personne ne sait maintenant à quoi ressemble un bon livre", écrit Nietzsche dans Le Livre du philosophe. De ce projet avorté, vaste exposé des rapports de la philosophie à l'art, à la science et à la civilisation, il reste des études dont le caractère fragmentaire ne choque pas l'esprit de l'élan nietzschéen. Jalons historiques confrontés au miroir de l'interprétation et programme pour la philosophie de demain se marient dans un texte souvent violent. Mais il faut de la violence pour affirmer la vie et dénoncer le travail mortifère de la science. Nietzsche se livre ici à une lutte sans merci contre les fossoyeurs de la pensée et somme la philosophie d'être artiste. Car le philosophe ne doit pas chercher la vérité mais les métamorphoses du monde dans les hommes.

    Le livre du philosophe, Friedrich Nietzsche, Editions Flammarion, Septembre 1991.

    MOTS CLÉS : Editions Flammarion | Friedrich Nietzsche | Socrate | Art | Allemagne | Philosophie | Civilisation | Critique | Culture | Nihilisme |

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    Le Droit à la ville, Henri Lefebvre Rémi Hess Sandrine Deulceux Gabriele Weigand

    L'urbain manifeste aujourd'hui son énormité, déconcertante pour la réflexion, l'action et même l'imagination. Sens et fin de l'industrialisation, la société urbaine se forme en se cherchant et oblige à reconsidérer la philosophie, l'art et la science qui ne peuvent éviter la confrontation avec cet objet nouveau. Ce qui oblige à concevoir une stratégie de la connaissance, inséparable de la stratégie politique. Selon quel axe penser cette stratégie du savoir ? Vers l'entrée en pratique d'un droit : le droit à la ville, à la vie urbaine, condition d'un humanisme et d'une démocratie renouvelés. Ce livre fondateur a été prolongé par Espace et politique, Du rural à l'urbain, La production de l'espace. Hneri Lefevbre (1901-1991) est l'un des plus grands philosophes de XXe siècle. Auteur de 68 livres, traduit de son vivant dans le monde entier, il bénéficie actuellement d'une redécouverte mondiale : une cinquantaine d'ouvrages sont parus sur son oeuvre en anglais, allemand, brésilien, coréen... ces dernières années. Parallèlement à cette nouvelle édition du Droit à la ville, les éditions anthropos proposent une nouvelle édition de La somme et le reste, à l'occasion de son cinquantenaire. En 2009, quatre livres paraissent en français sur l'oeuvre d'H. Lefebvre (chez Anthropos : Henri Lefebvre et la pensée du possible, de R. Hess).

    Le Droit à la ville, Henri Lefebvre Rémi Hess Sandrine Deulceux Gabriele Weigand, Editions Economica, Avril 2009.

    MOTS CLÉS : Editions Economica | Henri Lefebvre | Rémi Hess | Sandrine Deulceux | Gabriele Weigand | Habitat | Ville | Architecture | Urbanisme | Société | Politique | Espace public | Ségrégation | Démocratie | Territoire | Pouvoir |

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    Surveiller et Punir de Michel Foucault : Regards critiques 1975-1979, Michel Foucault Philippe Artières Jean-François Bert Pierre Lascoumes Pascal Michon Collectif

    Surveiller et Punir est le premier ouvrage que Michel Foucault réalise en parallèle à son enseignement au Collège de France. Hors de l'amphithéâtre, la présence du philosophe est, au début des années 1970, moins sur les tables de librairies que dans l'actualité, en particulier avec le GIP(Groupe information prison). De fait, l'intellectuel participe à de nombreux combats. Son grand " livre des peines " a un succès immédiat, résonnant avec une actualité politique et sociale encore fortement marquée par les événements de 1968. Un succès qui réside dans la capacité de Michel Foucault à tenir ensemble, et pour la première fois, un travail de la pensée et une attention au contemporain relevant d'une " histoire du présent r. Plus de trente ans après la publication de Surveiller et Punir, on peut mesurer la manière dont les principaux concepts forgés par Michel Foucault, comme ceux de discipline, de panoptisme ou d'illégalisme, ont fini par s'imposer dans les sciences humaines. Cela montre aussi la formidable actualité de Michel Foucault pour penser notre présent. Textes choisis, traduits et présentés par Philippe Artières, Jean-François Bert, Pierre Lascoumes, Pascal Michon, Luca Paltrinieri, Ariane Revel, Judith Revel, Jean-Claude Zancarini. Avec deux extraits de notes manuscrites de Michel Foucault autour de L'impossible Prison (1978-1980).

    Surveiller et Punir de Michel Foucault : Regards critiques 1975-1979, Michel Foucault Philippe Artières Jean-François Bert Pierre Lascoumes Pascal Michon Collectif, Editions Presses Universitaires de Caen, Janvier 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Presses Universitaires de Caen | Michel Foucault | Philippe Artières | Jean-François Bert | Pierre Lascoumes | Pascal Michon | Sociale | Philosophie | Discipline | Surveillance | Justice | Contrôle |

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    L'Herméneutique du sujet : Cours au Collège de France (1981-1982), Michel Foucault

    Dans le cours qu’il consacre en 1982 à l’ Herméneutique du sujet , Michel Foucault présente une enquête sur la notion de « Souci de soi », qui, bien plus que le fameux « Connais-toi toi-même », organise les pratiques de la philosophie. Il s’agit de montrer selon quelles techniques, quelles procédures et quelles finalités historiques un sujet éthique se constitue, dans un rapport à soi déterminé. Ces études débordent le cadre de la stricte histoire de la philosophie. En décrivant le mode de subjectivation antique, Michel Foucault cherche à rendre éclatante la précarité du mode de subjectivation moderne. En relisant les Anciens, il nous permet de nous interroger sur notre identité de sujet moderne. Tout son travail consiste à nous rendre davantage étrangers à nous-mêmes, en montrant l’historicité de ce qui pouvait sembler le plus anhistorique : la manière dont, comme sujets, nous nous rapportons à nous-mêmes. Ce qu’aura permis encore ce passage aux Anciens, c’est une reformulation du problème politique : et si les luttes aujourd’hui n’étaient pas seulement des luttes contre les dominations politiques, plus seulement des luttes contre les exploitations économiques, mais des luttes contre des assujettissements identitaires ? Michel Foucault, relisant Platon et Marc Aurèle, Épicure et Sénèque, cherche, non pas de quoi dépasser, mais de quoi repenser la politique. "Hautes Études" est une collection de l'École des hautes études en sciences sociales, des Éditions Gallimard et des Éditions du Seuil.

    L'Herméneutique du sujet : Cours au Collège de France (1981-1982), Michel Foucault, Editions Gallimard, Editions du Seuil, Mars 2001.

    MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Editions du Seuil | Michel Foucault | Littérature | Philosophie | Herméneutique | Antiquité | Stoïcisme | Épicurisme | Ethique | Connaissance | Autonomie |

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    Il faut défendre la société : Cours au Collège de France. 1976, Michel Foucault

    Dans le cours de 1976, "Il faut défendre la société", Michel Foucault s'interroge sur la pertinence du modèle de la guerre pour analyser les relations de pouvoir. Michel Foucault en définit deux formes : le pouvoir disciplinaire, qui s'applique sur le corps par le moyen des techniques de surveillance et des institutions punitives, et ce qu'il appellera désormais le "bio-pouvoir", qui s'exerce sur la population, la vie et les vivants. Analysant les discours sur la guerre des races et les récits de conquête (notamment chez Boulainvilliers), Michel Foucault dresse la généalogie du bio-pouvoir et des racismes d'État. La logique des rapports entre pouvoir et résistance n'est pas celle du droit mais celle de la lutte : elle n'est pas de l'ordre de la loi mais de celui de la stratégie. La question est dès lors de savoir s'il convient de renverser l'aphorisme de Clausewitz et de poser que la politique est la continuation de la guerre par d'autres moyens. Le cours présenté ici a été prononcé de janvier à mars 1976 au Collège de France, c'est à dire entre la sortie de Surveiller et Punir et celle de La Volonté de savoir. Il inaugure la publication des cours de Foucault au Collège de France, établie sous la direction de François Ewald et d'Alessandro Fontana, dans la collection "Hautes Études". "Hautes Études" est une collection de l'École des hautes études en sciences sociales, des Éditions Gallimard et des Éditions du Seuil.

    Il faut défendre la société : Cours au Collège de France. 1976, Michel Foucault, Editions Gallimard, Editions du Seuil, Février 1997.

    MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Editions du Seuil | Michel Foucault | Philosophie | Pouvoir | Guerre | Politique | Racisme | Gouvernement | Stratégie | Histoire | Société |

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    La poétique de l'espace, Gaston Bachelard

    Ici, le passé de culture ne compte pas ; le long effort de liaisons et de constructions de pensées, effort de la semaine et du mois, est inefficace. Il faut être présent, présent à l'image dans la minute de l'image : s'il y a une philosophie de la poésie, cette philosophie doit naître et renaître à l'occasion d'un vers dominant, dans l'adhésion totale à une image isolée, très précisément dans l'extase même de la nouveauté d'image. L'image poétique est un soudain relief du psychisme, relief mal étudié dans des causalités psychologiques subalternes. Rien non plus de général et de coordonné ne peut servir de base à une philosophie de la poésie. La notion de principe, la notion de "base" serait ici ruineuse. Elle bloquerait l'essentielle actualité, l'essentielle nouveauté psychique du poème. Alors que la réflexion philosophique s'exerçant sur une pensée scientifique longuement travaillée doit demander que la nouvelle idée s'intègre à un corps d'idées éprouvées, même si ce corps d'idées est astreint, par la nouvelle idée, à un remaniement profond, comme c'est le cas dans toutes les révolutions de la science contemporaine, la philosophie de la poésie doit reconnaître que l'acte poétique n'a pas de passé, du moins pas de passé proche le long duquel on pourrait suivre sa préparation et son avènement. Gaston Bachelard.

    La poétique de l'espace, Gaston Bachelard, Editions Presses Universitaires de France - PUF, Août 2012.

    MOTS CLÉS : Editions Presses Universitaires de France - PUF | Gaston Bachelard | Art | Littérature | Poétique | Poésie | Philosophie | Imaginaire | Esthétique | Espace | Symbolisme |

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    Paragéographie : Voir le monde en géographe, sans que le monde y prenne garde., Laurent Matthey

    Les études littéraires disposent d'une catégorie qui leur permet de rendre compte des textes au statut incertain, disposant de quelques-unes des caractéristiques de la littérature : la paralittérature. Or, s'il existe une paralittérature, pourquoi ne pas postuler l'existence d'une paragéographie ? Celle-ci serait composée de productions qui, véhiculant un savoir géographique, ne sont pas dotées des attributs formels susceptibles de les faire accréditer comme relevant des sciences géographiques. On y trouverait des fictions géographiques, des écrits journalistiques, des jeux-vidéo, des bandes dessinées, des récits de voyage, des textes littéraires... reposant sur ou proposant une théorie plus ou moins explicite de l'espace des sociétés. J'ai cherché les traces de cette paragéographie dans l'oeuvre d'un auteur majeur du XXe siècle, Pier Paolo Pasolini. Laurent Matthey enseigne la géographie urbaine et l'histoire de l'urbanisme à l'Université de Genève. Ses publications portent sur les nouvelles modalités de l'urbanisme, la transformation de l'action urbaine et la production des paysages urbains.

    Paragéographie : Voir le monde en géographe, sans que le monde y prenne garde., Laurent Matthey, Editions A.Type, Novembre 2018.

    MOTS CLÉS : Editions A.Type | Laurent Matthey | Géographie | Cartographie | Urbanisme | Culture | Sciences | Études | Production | Sociologie | Sociale |

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    Les villes géantes à l'ère de la mondialisation, Nathalie Robatel

    La ville géante nourrit bien des représentations négatives : ville anonyme, démesurée, inhumaine, etc. Elle donne souvent lieu à une surenchère descriptive. On parle de mégapole ou mégalopole, voire de gigapole ou mégacité pour désigner selon l'ONU les agglomérations d'au moins huit millions d'habitants. Mais ces énormes concentrations de population peuvent aussi être distinguées des mégavilles entendues comme les centres de commandement d'une économie mondialisée. Londres, Tokyo, New York, lieux de circulation de l'information financière, médiatique, technologique et scientifique, constituent ainsi une sorte d'"archipel mégapolitain mondial", de plus en plus déconnecté des territoires nationaux. Quels sont les concepts pertinents pour caractériser ce type d'urbanisation d'un nouveau genre ? Malgré des difficultés spécifiques (infrastructure insuffisantes, services publics défaillants, etc.), les mégapoles du tiers-monde ne présentent-elles pas certains traits caractéristiques de leur homologues occidentales ? Le gigantisme, mais aussi l'aggravation des phénomènes de ségrégation sociale n'exigent-ils pas l'invention d'une véritable gouvernance à l'échelle de la mégapole trop souvent morcelée en petits fiefs politiques ?

    Les villes géantes à l'ère de la mondialisation, Nathalie Robatel, Editions La documentaire Française, Juillet 2000.

    MOTS CLÉS : Editions La documentation Française | Nathalie Robatel | Ville | Mégalopole | Métropole | Architecture | Urbanisme | Économie | Démographie | Science |

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    Un nouvel art de voir la ville et de faire du cinéma : Du cinéma et des restes urbains, François Jost

    En quoi le cinéma nous aide-t-il à repenser la ville à l'heure des "restes urbains", fragments d'objets et de pratiques disparates qui forment tant bien que mal notre décor ? Pour répondre à une telle question, il fallait multiplier les points de vue. Cet ouvrage fait donc le choix de la diversité disciplinaire pour comprendre la difficile articulation de la ville au cinéma À l'image de ce qu'a réussi Fritz Lang dans Metropolis (1927), en transposant cinématographiquement son regard d'architecte, ou Winn Wenders dans Lisbon Story (1994), en expérimentant la ville avec sa sensibilité de réalisateur, cet ouvrage se propose de rapprocher des domaines qu'on a l'habitude d'isoler, les études urbaines et les études cinématographique pour ouvrir de nouvelles hypothèses sur notre manière de voir et d'habiter le monde. Charles PERRATON est professeur au département des Communications à l'Université du Québec à Montréal ou il dirige le programme de maîtrise. Il est aussi responsable du Groupe d'études et de recherches e, sémiotique des espaces (GERSE) à Montréal. François JOST est professeur de sciences de l'information et de la communication à l'Université de Sorbonne Nouvelle Paris III. Il est aussi directeur du Centre d'études des images et des sons médiatiques (CEISME) à Paris.

    Un nouvel art de voir la ville et de faire du cinéma : Du cinéma et des restes urbains, François Jost, Editions L'Harmattan, 2003.

    MOTS CLÉS : Editions L'Harmattan | François Jost | Art | Cinéma | Architecture | Ville | Métropole | Urbanisme | Paysage | Bâtiment |

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    Confession du pécheur justifié, James Hogg

    "James Hogg, contemporain et ami de Walter Scott, auteur d'élégies et de chansons populaires, a composé il y a plus de deux cent soixante ans cette féroce et profonde parabole sur le fanatisme. Il l'a située à l'époque triomphante du presbytérianisme en Écosse, après la victoire de Cromwell. Mais aucun récit n'est plus moderne dans sa structure et sa facture que ce roman en trois temps : récit d'un chroniqueur, confession du héros, épilogue un un siècle plus tard." Dominique Aury. Vous possédez la vérité? Vous êtes l'élu du Seigneur, choisi et sauvé de toute éternité? Prenez garde, l'étranger vêtu de noir qui vous ressemble comme un frère, vous encourage et vous protège, c'est le prince de ce monde, le démon qui règne sur les âmes en perdition. Le misérable héros de ce récit, enivré par la perfection de sa propre foi, va tuer en toute bonne conscience ceux qui sont à ses yeux des impies. II ne comprendra pas pourquoi bientôt son protecteur l'abandonne, le jette au désespoir, et le pousse à se tuer lui-même. James Hogg, contemporain et ami de Walter Scott, auteur d'élégies et de chansons populaires, a composé il y a plus de deux cent soixante ans cette féroce et profonde parabole sur le fanatisme. II l'a située à l'époque triomphante du presbytérianisme en Écosse, après la victoire de Cromwell. Mais aucun récit n'est plus moderne dans sa structure et sa facture que ce roman en trois temps récit d'un chroniqueur, confession du héros, épilogue un siècle plus tard. Le souci bien écossais de la froide exactitude y va de pair avec l'extravagance des songes le démon se profile dans les brumes au-dessus d’Édimbourg, et ce sont les corbeaux et les corneilles qui annoncent au criminel l'approche de sa fin. Et comment donc a-t-il pu se pendre avec une corde de foin?

    Confession du pécheur justifié, James Hogg, Editions Gallimard, 3e trimestre 1949.

    MOTS CLÉS : Editions Gallimard | James Hogg | Écosse | Roman | Conte | Fantasy | Fantastique | Fantôme |

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    Voyage dans la lune: l'autre monde ou les États et empires de la Lune, Savinien de Cyrano de Bergerac

    Sous le couvert d'un conte, Cyrano de Bergerac, féroce pamphlétaire, critique avec provocation les institutions et les valeurs de son temps. Le narrateur se rend dans la lune où il découvre un monde qui ne cesse de l'étonner. A travers les observations du voyageur, Bergerac dénonce les faiblesses et les défauts de la société du XVIIIè siècle.

    Voyage dans la lune: l'autre monde ou les États et empires de la Lune, Savinien de Cyrano de Bergerac, Editions Flammarion, Août 1970.

    MOTS CLÉS : Editions Flammarion | Savinien de Cyrano de Bergerac | Science-fiction | Conte | Utopie | Satire | Société | Sociale | Philosophie | Politique |

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    Géopolitique des ressources naturelles, Revue Hérodote

    Les enjeux géopolitiques du pétrole sont connus depuis longtemps. En revanche, la prise de conscience des limites de l'ensemble des ressources naturelles fut plus lente, de même que l'exigence à plus ou moins long terme de changer de modes de production, et ce d'autant plus que l'activité humaine est responsable de l'accélération du réchauffement climatique. Mais les désaccords sont nombreux entre les différents acteurs : producteurs et consommateurs, pays émergents et pays développés, partisans de la croissance et partisans de la décroissance. Les COP sur le climat et la biodiversité se succèdent et ont beaucoup de difficultés à trouver un consensus minimal, les intérêts des uns s'opposant à ceux des autres. Ce sont ces rivalités qu'analysent les articles de ce numéro, qu'elles aient pour objet les énergies fossiles, les métaux indispensables à la transition énergétique, le retour du nucléaire ou encore la production de nouvelles protéines pour répondre à une demande exponentielle.

    Géopolitique des ressources naturelles, Revue Hérodote, Editions La Découverte, 1er trimestre 2023.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Revue Hérodote | Géopolitique | Ressources | Énergies fossiles | Métaux | Matériaux | Transitions énergétiques | Nucléaire | Climat | Écologie | Biodiversité |

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    Droit des arts visuels: Contrats d'auteurs, Jean Vincent

    Ce livre destiné aux professionnels est un ouvrage de référence sur les contrats dans le domaine des arts visuels. C'est la première fois en France qu'un livre traite des contrats pour toutes les catégories d'auteurs ou d'oeuvres entrant dans le champ des arts visuels. Cette approche globale a été rendue possible grâce à la coopération des organisations représentatives des artistes plasticiens, illustrateurs, graphistes, designers et photographes réunies au sein de l'USOPAV. La première partie rappelle, dans un style pédagogique, l'ensemble des règles essentielles en matière de droit civil, de droit du travail et de droit d'auteur. La deuxième partie traite des principaux contrats conclus par les auteurs dans le domaine des arts visuels : vente, cession de droits pour un usage déterminé, exposition, commande, dessins et modèles, édition, illustration d'une oeuvre audiovisuelle, commande publique, mandat. Les parties suivantes traitent de sujets généraux : la gestion collective, Internet, les contrats internationaux, la valeur des oeuvres et des droits, la confidentialité des contrats, le droit à l'image des personnes et des biens, le dépôt et la préservation des oeuvres, la médiation des conflits et l'artiste entrepreneur. Des annexes pratiques apportent les informations suivantes : les principaux articles cités du Code civil, du Code du travail et du Code de la propriété intellectuelle ; les coordonnées des organisations professionnelles auxquelles il est notamment possible de demander des contrats types et des barèmes indicatifs ; une présentation sommaire des régimes en vigueur sur le plan social et fiscal. Jean Vincent est avocat au Barreau des Hauts-de-Seine, spécialisé en droit des contrats, droits d'auteur, droits voisins et droit social des artistes. Il a été directeur juridique de plusieurs organismes de gestion collective des droits voisins, coordinateur de l'Alliance public artistes, secrétaire général de la Fédération internationale des musiciens. Il enseigne à l'université de Lyon II (Science Po, master 2) et à l'Université de Sceaux (master 2 de droit des créations numériques). Il intervient régulièrement pour des sessions de formation professionnelle. En tant qu'avocat, il travaille essentiellement pour des artistes : écrivains, plasticiens, musiciens, photographes, danseurs, réalisateurs, etc., ainsi que pour des organismes de défense professionnelle des artistes. L'Unesco et l'OMPI lui demandent d'intervenir dans les pays en développement pour coopérer sur les questions relatives au statut des artistes. Jean Vincent a été fondateur et actionnaire d'une salle de spectacle et d'une librairie. Il est l'auteur de plusieurs livres consacrés aux droits de propriété intellectuelle et aux contrats des artistes.

    Droit des arts visuels: Contrats d'auteurs, Jean Vincent, Editions Lamy, Mai 2010.

    MOTS CLÉS : Editions Lamy | Jean Vincent | Art | Droit | Travail | Droit Auteur | Exposition | Illustration | Image |

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    L'écologie aux marges : Vivre et créer dans les ruines du capitalisme, Igor Babou Joëlle Le Marec Amélie Monnereau

    Habiter dans les ruines du capitalisme industriel, y vivre et y développer l’écologie par des formes d’éducation populaire centrées sur l’action plus que sur le discours, aller d’expulsion en expulsion dans un habitat temporaire tout en tissant des liens étroits avec les habitants de quartiers populaires : des collectifs s’organisent au coeur des contradictions contemporaines en pratiquant une écologie sociale et solidaire. Des friches urbaines squattées fournissent des lieux de vie et d’action à des activistes qui refusent l’état du monde et l’inaction politique. Ce livre raconte l’aventure d’activistes installés en banlieue parisienne pour y développer une écologie sociale et populaire. Il repose sur un long travail d’enquête ethnographique avec une participation durant plus de deux ans au quotidien des activistes et des entretiens menés avec des habitants et les animateurs du lieu. Il restitue cette expérience inspirante en accordant une large place à la photographie et à la parole des personnes. Le « Laboratoire écologique zéro déchet », créé par une poignée d’activistes d’abord à Noisy-Le-Sec puis installé à Pantin, démontre que la cohérence d’un projet mené avec détermination, tact et bienveillance peut réussir aux marges du capitalisme et de l’Etat là où les collectivités territoriales et les institutions échouent depuis des décennies. On se prend alors à rêver : et si, au lieu d’empêcher ces initiatives au nom du principe de propriété et de l’ordre établi, l’Etat laissait agir celles et ceux qui savent comment transformer le monde et le rendre plus habitable, peut-être pourrions-nous éviter la catastrophe environnementale et climatique qui s’annonce. Igor Babou est professeur à l'université de Paris Cité, et membre du laboratoire Ladyss. Il étudie les politiques publiques de la nature, le patrimoine naturel, les mobilisations écologistes, et les sciences de la nature. Il a mené des enquêtes ethnographiques en Argentine, à la Réunion, en Espagne, et en France hexagonale. Ses recherches s'inscrivent dans le champ de l'écologie politique et de la socio-anthropologie de la nature. Il accompagne ses enquêtes de terrain par un travail de photographie documentaire.

    L'écologie aux marges : Vivre et créer dans les ruines du capitalisme, Igor Babou Joëlle Le Marec Amélie Monnereau, Editions ETEROTOPIA, Collection Parcours, Février 2023 .

    MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Igor Babou | Écologie | Éducation | Friches | Squats | Banlieue | Activisme | Photographie | Populaire |

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    Qu'est-ce que l'Anarchisme ?, Alexander Berkman

    Une des premières et meilleures explications de ce qu'est l'anarchisme par un de ses activistes et intellectuels les plus renommés. Dans un langage clair, Alexander Berkman dénonce les grands maux de la société : travail salarié, gouvernement, guerre, religion, etc. Il montre comment le capitalisme et ses institutions d'oppression trouvent leur cohérence et endorment les consciences des populations qui les acceptent. Il expose les grands principes de l'anarchisme et décrit de manière rigoureuse le fonctionnement économique et politique d'une société libertaire. Ce livre permet à toutes et à tous de se faire une idée sérieuse et globale du pourquoi et du comment de l'anarchisme. Alexander Berkman (1870-1936), anarchiste russe exilé aux Etats-Unis en 1888. En 1892, il commet un attentat contre le directeur d'une usine en grève. Libéré en 1906, il participe à de nombreuses luttes, écrit dans des journaux libertaires et fonde l'école Ferrer à New York. En 1919, il est expulsé vers la Russie avec Emma Goldman, sa compagne. Désenchanté par ce qu'ils y découvrent, ils partent en 1921 en Suède puis à Berlin ou Berkman publie Le mythe Bolchévique. Il finit sa vie en France. "Une initiation claire et nette comme trompette à la guérilla antiautoritaire frigoussée par une des figures de proue du communisme anarchiste russe ayant toujours eu de la suite dans les idées (Berkman décharge son revolver en 1892 sur Mister Frick, le dirlot d'une usine de Pittsburgh en grève)." Noël Godin, JDM, n°218. "[Ce livre] regroupant deux textes d'Alexander Berkman inédits en français, ne peut que devenir une référence, tellement le propose est clair, synthétique, didactique sans être simpliste." Anarlivre

    Qu'est-ce que l'Anarchisme ?, Alexander Berkman, Editions L'Échappée, Mars 2005.

    MOTS CLÉS : Editions L'Échappée | Alexander Berkman | Anarchisme | Athéisme | Liberté | Égalité | Autogestion | Capitalisme | Gouvernement | Guerre | Révolution | Syndicats |

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    Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard

    Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe – ourod en est un – les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie: au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques – vivants ou en bocaux – côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore: le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. À l’heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à «l’homme nouveau» et à la «femme de demain»? Pour répondre à cette question, l’auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui. Annick Morard est spécialiste de littérature et de culture russe. Elle a été maître-assistante, puis chargée de cours à l'Université de Genève, et chercheuse associée à l'Institut de Littérature russe (Maison Pouchkine) à Saint Pétersbourg, ou elle a enquêté sur les monstres et le monstrueux entre 2014 et 2016. Auteure d'un ouvrage consacré à l'émigration russe à Paris dans l'entre-deux-guerres (De l'émigré au déraciné, l'Âge d'Homme, 2010), elle s'intéresse également à la culture soviétique et postsoviétique, aux avant-gardes littéraires et à la culture populaire.

    Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard, Editions La Baconnière, Janvier 2020.

    MOTS CLÉS : Editions La Baconnière | Annick Morard | Russie | Monstre | Culture | Histoire | Légende | Mythologie | Littérature | Folklore | Société |

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    Le clan Mikhalkov: Culture et pouvoirs en Russie (1917-2017), Cécile Vaissié

    Les Mikhalkov-Kontchalovski constituent sans doute la plus célèbre dynastie dans la culture soviétique, puis russe, des dernières décennies. Le père, Sergueï Mikhalkov (1913-2009), ex-président de l'Union des écrivains de la Russie soviétique, a écrit des pièces et des poésies que tous les enfants ont lues et apprises en URSS. Il est aussi l'auteur des paroles des trois hymnes nationaux : le stalinien de 1943, le brejnévien de 1977 et le poutinien de 2000. Les fils, Andreï Kontchalovski (1937-) et Nikita Mikhalkov (1945-), actuel président de l'Union du cinéma russe, ont tourné des films qui ont impressionné les cinéphiles, y compris en Occident. Le plus jeune s'est engagé aux côtés de Boris Eltsine et, surtout, de Vladimir Poutine, alors que l'aîné, parti à Hollywood à la fin des années 1970, se partage entre la Russie, l'Europe occidentale et les États-Unis. Leur mère aussi écrivait, tandis que leur grand-père et leur arrière-grand-père étaient des peintres reconnus. Explorer les parcours des Mikhalkov-Kontchalovski implique donc d'étudier l'histoire culturelle et intellectuelle, mais aussi sociale et politique, de la Russie de 1917 à 2017, et d'approfondir les logiques des artistes qui ont servi le pouvoir en Russie et s'en sont servis. Cécile Vaissié, docteure en sciences politiques, est professeure en études russes et soviétiques à l'université Rennes 2. Elle est spécialiste de l'histoire des intellectuels en URSS et a consacré à ceux-ci plusieurs livres et de très nombreux articles, en couvrant le champ allant des dissidents aux personnalités les plus officielles de la culture.

    Le clan Mikhalkov: Culture et pouvoirs en Russie (1917-2017), Cécile Vaissié , Editions PU Rennes, Avril 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Cosmos Kolej | Wadyslaw Znorko | Russie | Politique | Mikhalkov | Dynastie | Culture | Propagande | URSS | Cinéma | Littérature | Histoire | KGB | Soviétique | État |

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    Emanciper l'émancipation, Jean-Pierre Garnier

    L'émancipation est devenue un idéal creux, un mot passe-partout qui meuble les discours des hommes politiques en manque d'inspiration et d'universitaires en mal de Grand Soir. Dressant le bilan des expériences et des espoirs émancipateurs du 20e siècle, Jean-Pierre Garnier mobilise la pensée d'Henri Lefebvre afin de repenser l'émancipation comme une utopie concrète qui pourrait dynamiser les luttes sociales et politiques en cours ou à venir. Fidèle à sa ligne marxienne et anarchiste, il arrache l'émancipation aux fausses problématiques "sociétales" en vogue pour lui redonner toute sa profondeur progressiste et révolutionnaire. Jean-Pierre Garnier est sociologue et urbaniste.

    Emanciper l'émancipation, Jean-Pierre Garnier, Editions Critiques Editions, Septembre 2018.

    MOTS CLÉS : Editions Odile Jacob | Lionel Naccache | Neurosciences | Neuropsychologie | Sciences | Psychanalyse | Psychologie | Psychiatrie | Philosophie | Inconscient | Conscience | Cerveau | Médecine |

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    L'Homme réseau-nable: Du microcosme cérébral au microcosme social, Lionel Naccache

    Une crise d'épilepsie est un phénomène au cours duquel plusieurs régions cérébrales se mettent à trop communiquer entre elles pour finalement échanger des informations pauvres et stéréotypées. Le fonctionnement de ces régions cérébrales perd en complexité, et les spécificités qui permettaient de les distinguer s'amenuisent. Un peu comme certaines rues commerçantes des sociétés mondialisées qui finissent par toutes se ressembler et ne permettent plus de savoir dans quel pays on se trouve. Dans ce nouveau livre, Lionel Naccache compare la crise d'épilepsie cérébrale, microcosmique, et la crise, macrocosmique, que vit notre monde - qu'il nomme le « paradoxe du voyage immobile » : ce contraste entre, d'une part, une accélération et une facilité inédites des possibilités de voyager et, d'autre part, une atténuation sans cesse croissante de l'expérience de dépaysement. À partir de cette analogie, il nous fait découvrir en quoi notre monde contemporain dispose d'un potentiel de conscience jamais atteint auparavant, mais également pourquoi il est exposé à des fragilités qui se manifestent dans les crises traversées aujourd'hui par les sociétés occidentales : mondialisation, retour du religieux, réduplication du monde à l'identique en plusieurs points du globe, crises des démocraties... Cette approche inédite le conduit également à proposer un ensemble de mesures destinées à soigner et surtout à prévenir l'épilepsie des sociétés, de la même façon que l'on soigne et prévient l'épilepsie d'un individu. Lionel Naccache est neurologue, professeur de médecine à la Pitié-Salpêtrière, directeur d'une équipe de recherche à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Il est l'auteur du Nouvel Inconscient, de Perdons-npus connaissance ? et d'Un sujet en soi, qui ont été de grands succès.

    L'Homme réseau-nable: Du microcosme cérébral au microcosme social, Lionel Naccache, Editions Odile Jacob, Octobre 2015.

    MOTS CLÉS : Editions Odile Jacob | Lionel Naccache | Neurosciences | Neuropsychologie | Sciences | Psychanalyse | Psychologie | Psychiatrie | Philosophie | Inconscient | Conscience | Cerveau | Médecine |

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    Le Nouvel Inconscient: Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Lionel Naccache

    "Je vous invite dans ce livre à une nouvelle odyssée, placée sous les auspices des neurosciences de l'esprit. Au-delà des analogies et des oppositions entre l'inconscient freudien et l'inconscient cognitif, je montrerai que la posture même du discours Freudien détient une clé essentielle de notre faculté à construire notre pensée consciente. Cette clé de la conscience découverte par Freud, à son insu, peut aujourd'hui être pleinement comprise à la lumière d'expériences récentes des neurosciences de l'esprit. Cette nouvelle interprétation de l'inconscient freudien conjuguée à l'exposition préalable de l'inconscient cognitif contemporain dessinent ensemble le portrait de ce Nouvel Inconscient qui donne son titre au présent essai." L.N. Un livre brillant, par un membre éminent de la jeune école française de sciences cognitives. Lionel Naccache est neurologue à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris et chercheur en neurosciences cognitives au sein de l'unité Inserm Neuro-imagerie cognitive.

    Le Nouvel Inconscient: Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Lionel Naccache, Editions Odile Jacob, Septembre 2006.

    MOTS CLÉS : Editions Odile Jacob | Lionel Naccache | Neurosciences | Neuropsychologie | Sciences | Psychanalyse | Psychologie | Psychiatrie | Philosophie | Inconscient | Conscience | Cerveau | Médecine |

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    La métropole parisienne, une anarchie organisée, Francesca Artioli Patrick Le Galès

    La métropole parisienne est-elle sans pilote ou ingouvernable ? Malgré deux décennies de réformes, elle ne dispose pas d'autorité politique unique, ni de coordination hiérarchique et centralisée. Sa gouvernance est fragmentée et marquée par des confl its. Elle accuse même des échecs patents dans certains domaines, de la gestion de la pollution de l'air à la lutte contre la précarité. Pourtant, sur ce même territoire, des politiques publiques innovantes voient le jour, des investissements majeurs sont alloués, les dynamiques sociales sont soutenues, etc. En portant le regard sur l'action collective en oeuvre au quotidien, les recherches originales rassemblées dans cet ouvrage montrent que la métropole parisienne s'apparente à une "anarchie organisée" , avec ses contingences, ses rapports de forces, ses veto redoutables pour empêcher l'émergence de politiques ou bloquer leur mise en place, mais aussi ses instruments et ses données plus ou moins partagés, ses coalitions stabilisées et ses projets politiques. Elles proposent ainsi des clés de lecture renouvelées pour comprendre le fonctionnement des villes-monde. Francesca Artioli est maîtresse de conférences à l'École d'urbanisme de Paris et chercheuse au Lab'URBA (Université Paris-Est Créteil). Patrick Le Galès est directeur de recherche CNRS au Centre d'études européennes et de politique comparée (CEE) de Sciences Po et professeur à l'École urbaine et à l'École de la recherche de Sciences Po. Avec les contributions de Félix Adisson, Camille Allé, Nadia Arab,Agnès Bastin,Emmanuel Bellanger,Jean-Baptiste Chambon,Antoine Courmont,Gilles Crague,Ludovic Halbert,Joël Idt,Christine Lelévrier,Dominique Lorrain,Nicolas Maisetti,Daniel Mouchard,Roberto Rodriguez R,Éric Verdeil.

    La métropole parisienne, une anarchie organisée, Francesca Artioli Patrick Le Galès, Editions Presses de Sciences Po, Novembre 2023.

    MOTS CLÉS : Editions Presses de Sciences Po | Francesca Artioli | Patrick Le Galès | Ville | Urbain | Métropole | Paris | Territoire | Gouvernance | Anarchie | Fragmentation | Conflits | Institutions | Pollution | Précarité |

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    Les chemins égarés: Géographie sociale des lieux de sexualité entre hommes, Mathieu Riboulet Laurent Gaissad Amélie Landry

    Des lieux de rencontres sexuelles, on en trouve partout mais pas n'importe où. Situés en marge des villes (zones industrielles, sous-bois, aires d'autoroutes...), leur localisation échappe au regard des non-initiés. Les Chemins égarés est une réflexion d'Amélie Landry sur ces espaces autonomes où s'exercent des désirs d'expériences libres entre hommes de tous âges et horizons. Amélie Landry emprunte une forme d'investigation inspirée des sciences sociales où se mêlent photographies de paysages, portraits en situation, cartographies, paroles d'usagers. Cette enquête d'Amélie Landry, que l'écrivain Mathieu Riboulet et le sociologue Laurent Gaissad accompagnent d'un texte, constitue un témoignage unique sur le basculement d'une époque, sur un rapport minoritaire à la sexualité et au monde qui apparaît comme une forme de résistance.

    Les chemins égarés: Géographie sociale des lieux de sexualité entre hommes, Mathieu Riboulet Laurent Gaissad Amélie Landry, Editions Le Bec en l'air, Février 2017.

    MOTS CLÉS : Editions Le Bec en l'air | Mathieu Riboulet | Laurent Gaissad | Amélie Landry | Ville | Urbain | Géographie | Photographie | Cartographie | Sociologie | Sexualité | Homosexualité | LGBTQIA+ | Queer | Rencontre |

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    Métropoles XXL en pays émergents, Dominique Lorrain

    Ingouvernables ? Les très grandes métropoles, de 5 à 20 millions d'habitants, se multiplient ; la majorité d'entre elles se situent dans les pays émergents, accroissant les défis : peut-on en effet gouverner de vastes ensembles complexes et divisés par des inégalités ? La recherche a souvent répondu par la négative. Cet ouvrage développe une approche de la ville matérielle et de ses institutions. La prise en compte des réseaux urbains et des institutions qui permettent de les piloter montre que, sans élaborer de grande théorie, les responsables urbains ont inventé les mécanismes d'un gouvernement ordinaire. Ils l’ont fait à partir de la résolution de problèmes pratiques et irrépressibles : fournir de l'électricité, de l'eau potable, assainir, permettre les déplacements etc. Trois résultats ressortent : les réseaux techniques contribuent à structurer les villes et font office de dispositifs de cohérence. Les métropoles sont d'autant plus gouvernables qu'il existe un pouvoir légitime de rang supérieur capable de faire des arbitrages. Enfin, l’urbanisation anarchique trouve ses causes dans les régimes de propriété foncière, dans une insuffisante planification urbaine et dans les pratiques des promoteurs et des acteurs locaux qui s'enrichissent par la production du bâti. Par la nouveauté de ces hypothèses, la précision des analyses conduites à Shanghai, Mumbai, Le Cap et Santiago du Chili, ce livre s'adresse à tous ceux qui travaillent sur la ville : élus, fonctionnaires territoriaux et fonctionnaires d'État, cadres des firmes urbaines, citoyens et étudiants. Ouvrage dirigé par Dominique Lorrain (CNRS, Latts-ENPC), avec Alain Dubresson (Université Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense), Sylvy Jaglin (Université Paris-Est-Marne-la-Vallée), Géraldine Pflieger (Université de Genève), Marie Hélène Zérah (IRD).

    Métropoles XXL en pays émergents, Dominique Lorrain, Editions Les Presses de Sciences Po, Mai 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Les Presses de Sciences Po | Dominique Lorrain | Ville | Métropole | Urbanisme | Planification | Construction | Politique | Institutions | Développement durable | Écologie | Environnement | Pays émergents | Chine | Shanghai | Mumbai | Le Cap | Santiago |

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    Villes sous contrôle: La militarisation de l'espace urbain, Stephen Graham

    Checkpoints, drones, GPS, passeports biométriques, insectes cyborgs, puces RFID, détecteurs de cibles, essaims de nanocapteurs, soldats-robots, barrières Jersey, dirigeables de surveillance, bombes " incapacitantes " et arsenal " non létal "... Qu'ont en commun toutes ces " technologies " qui, pour certaines, semblent relever de la science-fiction et qui, pour d'autres, imprègnent déjà notre quotidien de citadins ? Concoctées dans les laboratoires de l'armée, elles sont les nouvelles armes de la guerre en cours, cette " guerre asymétrique " ou " permanente " qui transforme les armées occidentales en forces contre-insurrectionnelles high-tech et chacun d'entre nous en cible potentielle nécessitant d'être identifiée, pistée, surveillée, au nom de la prévention d'une menace indistincte. Avec Israël comme laboratoire et la " guerre contre le terrorisme " comme terrain d'application mondial, cette nouvelle forme de conflit touche de manière très différenciée les habitants du monde riche et ceux des territoires post- et néo-coloniaux. Elle se signale cependant par un trait commun à tous : ses champs de bataille ne sont plus les plaines ou les déserts, mais les principales agglomérations urbaines mondiales. Dans le sillage des travaux de Mike Davis, Naomi Klein ou Eyal Weizman, le livre de Stephen Graham nous donne les clés pour comprendre les logiques profondes de cet emballement militaro-sécuritaire globalisé.

    Villes sous contrôle: La militarisation de l'espace urbain, Stephen Graham, Editions La Découverte, Mai 2012.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Stephen Graham | Ville | Métropole | Internet | Numérique | Technologie | Guerre | Conflit | Psychologie | Philosophie | Politique | Économie | Pouvoir | Autorité | État | Surveillance | Militarisation |

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    Des souris dans un labyrinthe: Décrypter les ruses et manipulations de nos espaces quotidiens, Elisabeth Pélegrin-Genel

    Du bureau de poste au McDo et du bureau tout court au centre commercial, de l'open-sapace au parc de loisirs, en passant par les ronds-points, un brillant décryptage des innombrables contraintes spatiales qui nous oppressent, parfois à notre insu. Quand on va au MacDo, a-t-on conscience de faire la queue pour obliger le personnel à travailler plus vite ? Que les cuisines ouvertes permettent aux clients d'assurer la surveillance ? En se promenant dans des lieux apparemment banals, on peut décrypter les mises en scène, observer les usages que l'organisation des espaces encourage ou interdit, décoder les incitations à nous comporter de telle ou telle façon. Dans ce livre décoiffant, l'auteure s'intéresse aux " lieux communs " (restaurants, poste), aux espaces de la mobilité (routes, ronds-points), aux " bulles " dupliquées à l'infini, accessibles presque exclusivement en voiture (zones commerciales, lotissements). Elle s'intéresse au brouillage des repères entre ville et campagne, à la fabrication des univers enchantés clos sur eux-mêmes (du grand magasin aux boutiques, des parcs de loisirs aux villages de vacances), dont l'objectif est d'étourdir le consommateur. Elle se penche sur la passion de la transparence dont découlent de nouveaux modes de contrôle. C'est un véritable manuel du savoir regarder qu'elle nous propose.

    Des souris dans un labyrinthe: Décrypter les ruses et manipulations de nos espaces quotidiens, Elisabeth Pélegrin-Genel, Editions La Découverte, Octobre 2012.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Elisabeth Pélegrin-Genel | Art | Architecture | Habitat | Entreprise | Bureaux | Espaces de Travail | Organisation | Management | Productivité | Travail | Aménagement | Hiérarchie | Sociologie |

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    Bruno Etienne, le fait religieux comme fait politique, Franck Fégosi

    Bruno Etienne a initié une réflexion pionnière dans le champ des études politiques en y systématisant des analyses portant sur l'objet " religieux". A chaque étape de son cheminement intellectuel s'affirmait avec force la volonté de balayer les stéréotypes et de bousculer les idées reçues, bref de faire le pari de l'intelligibilité du fait religieux comme fait social et politique. Le présent volume entend lui rendre hommage. Il réunit les contributions d'une vingtaine d'universitaires, de chercheurs qui en recourant aux outils des sciences sociales, politiques et juridiques démontrent combien le religieux, dans un monde sécularisé et au travers de ses diverses expressions historiques, sociales et culturelles, demeure une source constante de mobilisation, un objet de politique publique et un véritable défi pour la pensée laïque militante. L'interaction entre le religieux et le politique, combinée avec la problématique des minorités et de la résistance aux logiques d'uniformisation étatique ou marchande est le fil rouge qui traverse cet ouvrage. Franck Fégosi est directeur de recherche au CNRS (UMR PRISME, université de Strasbourg) et enseignant à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, membre associé du Cherpa. Ses travaux portent sur l'organisation du culte musulman et les modes d'expression de l'Islam dans l'espace européen. Il a récemment publié "Penser l'islam dans la laïcité (Fayard, 2008).

    Bruno Etienne, le fait religieux comme fait politique, Franck Fégosi, Editions de l’Aube, octobre 2009.

    MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Bruno Étienne | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade | Politique | Religion | Islam | Musulmans |

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    Abdelkader, Bruno Étienne

    L’émir Abdelkader (1808-1883) est l’un des personnages les plus extraordinaires du XIXe siècle. Héros de la résistance à la colonisation française, il fut le bâtisseur d'un Etat moderne, avant d'être défait par Bugeaud et d'être emmené en captivité en France. C'est Napoléon III qui tiendra finalement la promesse de la France de le laisser repartir en Syrie, où il pourra se consacrer à la mystique, pour être enterré près de son maître Ibn Arabi. Ainsi, ce petit marabout lettré du fin fond de l’Algérie a-t-il inventé l’État moderne, comme il a été le protégé et l’ami de Napoléon III et de Ferdinand de Lesseps, un grand cavalier et un grand amoureux, mais aussi un auteur majeur de l’Islam moderne. Cette biographie originale, exceptionnellement riche et vivante, est le résultat de dix années de recherches et propose un itinéraire spirituel qui nous amène à pénétrer la pensée du plus grand mystique arabe du siècle dernier. Bruno Étienne (1937-2009) a été professeur de sciences politiques et directeur de l'observatoire du Religieux à l'institut d'Études politiques d'Aux-en-Provence. Spécialiste d'anthropologie religieuse ainsi que du monde arabo-musulman, il a notamment publié en 2004 dans la collection "Pluriel" Être bouddhiste en France aujourd'hui (avec Raphaël Liogier).

    Abdelkader, Bruno Étienne, Editions Fayard/Pluriel, février 2012.

    MOTS CLÉS : Editions Fayard/Pluriel | Bruno Étienne | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade |

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    Afrocritique: Essai sur l'infrapolitique des luttes noires, Aymar Nyenyezi Bisoka

    Ce livre étudie les luttes de groupes de Noirs qui se battent pour leur dignité. Il examine le rôle déterminant joué par ces femmes et ces hommes noirs qui prennent soin des combattants, des blessés mais aussi des morts. Dans certaines situations, cette prise en charge de vies précaires et des corps sans vie peut produire des effets pervers : l’affolement, le chaos, voire l’extermination. Cependant, dans d’autres circonstances, elle peut sauver des vies, induire les bases d’une réorganisation de l’existence noire et contenir, par conséquent, les fragments d’un monde autre à venir pour lequel se battent ces subalternes. L’un des principaux facteurs de réorganisation de la vie, qui ressort de ces actes de soin, est la prise en charge de vies humaines, indépendamment de toute allusion au droit moderne et à l’appartenance sociopolitique. Comme si, prendre en charge véritablement la vie noire impliquait nécessairement la destruction de l’idée même de communauté politique au sens euro-occidental du terme. L’ouvrage propose de lier cet appel en faveur de la destruction de la communauté politique fondée sur le droit moderne, à l’appel à la destruction du monde blanc qui a marqué le long tournant induit par des Noirs d’Afrique et de ses diasporas, dans les pensées critiques du début du siècle dernier. C’est précisément dans cet appel que ce livre situe l’infrapolitique des luttes noires. L’ouvrage se construit autour de ce projet, en rassemblant sous le vocable de tradition afrocritique un certain nombre de travaux d’auteurs d’Afrique et de ses diasporas qui, depuis un siècle, se sont intéressés aux relations entre modernité euro-occidentale, violence raciale et dignité noire dans le monde colonial et postcolonial. Aymar Nyenyezi Bisoka est professeur à l’Université de Mons, en Belgique. Docteur en sciences politiques et sociales, il travaille sur les dynamiques de pouvoir et de résistance, avec des recherches approfondies en Afrique des Grands Lacs. Il possède une expertise considérable en coopération internationale et mouvement associatifs. Ses travaux actuels se concentrent sur l’élargissement de la tradition afrocritique dans les sciences sociales, en s’appuyant sur divers terrains en Afrique, en Europe et au Canada.

    Afrocritique: Essai sur l'infrapolitique des luttes noires, Aymar Nyenyezi Bisoka, Editions ETEROTOPIA, février 2025.

    MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Aymar Nyenyezi Bisoka | Afrocritique | Philosophie | Sociologie | Antiracisme | Racisme | Dignité | Infrapolitique | Politique | Colonialisme | Diaspora | Afrique |

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    Abdelkader, Bruno Étienne

    Héros de la résistance à la colonisation française, l'émir Abdelkader (1808-1883) fut le bâtisseur d'un Etat moderne, avant d'être défait par Bugeaud et emmené en captivité en France. C'est Napoléon III qui tiendra finalement la promesse de la France de le laisser repartir en Syrie, où il pourra se consacrer à la mystique, pour être enterré près de son maître Ibn Arabi. Ce petit marabout lettré du fin fond de l'Algérie a été le protégé et l'ami de Napoléon III et de Ferdinand de Lesseps, un grand cavalier et un grand amoureux, tout en étant le plus grand mystique de l'Islam moderne. Cette biographie originale, exceptionnellement riche et vivante, est le résultat de dix années de recherches et nous restitue l'itinéraire spirituel de la plus grande figure mythique de l'Algérie. Bruno Étienne est professeur de sciences politiques et directeur de l'observatoire du Religieux à l'institut d'Études politiques d'Aix-en-Provence. Il est l'auteur notamment de l'Islamisme radical (Hachette Littératures, 1987), et a publié plus récemment La France face aux sectes (Hachette Littératures, 2002) ainsi que Islamn, les questions qui fâchent (Bayard, 2003).

    Abdelkader, Bruno Étienne, Editions Hachette, Collection Littérature, janvier 2003.

    MOTS CLÉS : Editions Alif | Émir Abdelkader | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade | Lettre |

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    Lettre aux Français, Émir Abdelkader

    Discrètement publiée à Paris en 1858, puis oubliée jusqu'à sa réédition en 1977 dans une nouvelle traduction de René R. Khawam, cette Lettre aux Français de l'émir Abd el-Kader continue de résonner aujourd'hui d'une troublante modernité. Défenseur malchanceux de l'Algérie de 1820, libéré en 1832 par le prince-président Louis Napoléon, Abd el-Kader rédige dans ses premières années d'exil cette méditation destinée à " ceux qui comprennent ". Sous la forme d'un traité de réflexion spirituelle sur les liens politiques de la tradition, de la science et du progrès, l'émir philosophe, lecteur de Platon et d'Aristote, cherche à porter un autre regard sur l'incompréhension entre Islam et Occident. Rythmes de développement propres à chaque civilisation, matérialisme de l'Occident, génie de l'écriture - l'une des plus grandes inventions de l'homme - quels que soient les thèmes abordés, Abd el-Kader s'y révèle comme une immense figure humaniste aux idées novatrices. "Ce qui est remarquablement dans cette Lettre aux Français, c'est l'absence de tout discours politique. Tout est axé sur la culture, la science et la philosophie. Mieux qu'une lettre, c'est une leçon adressée à un peuple tenu dans l'ignorance de la culture du Maghreb et du monde arabe."

    Lettre aux Français, Émir Abdelkader, Editions Phébus, Collection Libretto, novembre 1996.

    MOTS CLÉS : Editions Alif | Émir Abdelkader | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade | Lettre |

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    Techniques & culture N° 56, 1er semestre : Habiter le temporaire. Habitations de fortunes, mobiles et éphémères, Agnès Jeanjean Ingrid Sénépart

    Ce numéro de Techniques et Culture consacré aux habitations de fortune, mobiles et éphémères rassemble archéologues, ethnologues, juristes, sociologues, économistes et politistes. En privilégiant l'entrée par la culture matérielle, nous avons souhaité que tous ces regards décalent, en l'enrichissant, la perspective développée à l'heure actuelle sur les questions de précarité et d'habitat. Les articles qui composent le numéro portent sur un historique de l'habitat temporaire, la cabanisation en Languedoc Roussillon, le phénomène "camping", l'habitat pastoral d'un point de vue archéologique, l'habitat de bergers en Provence, les Aborigènes d'Australie... et bien d'autres aspects qui soulèvent les complexités du rapport entre mobilité et précarité. Le dialogue entre ethnologue du contemporain et archéologue de la préhistoire permet de livrer un ouvrage original et pointu dont seuls sont absents... les bernard-l'hermite !

    Techniques & culture N° 56, 1er semestre : Habiter le temporaire. Habitations de fortunes, mobiles et éphémères, Agnès Jeanjean Ingrid Sénépart, Editions Maison des Sciences de l'Homme, Octobre 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Maison des Sciences de l'Homme | Agnès Jeanjean | Ingrid Sénépart | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Architecture | Architecture mobile | Urbanisation | Logement | Innovation | Environnement | Durable | Ethnologie | Bidonvilles | Précarité |

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    Enclaves nomades : Habitat et travail mobiles, Arnaud Le Marchand

    Depuis la fin des années quatre-vingt en Europe : squats, foyers, tentes, caravanes, fourgons, etc réapparaissent de plus en plus fréquemment. Or l'habitat précaire et mobile est une pratique de groupes professionnels : marchands et industriels forains, travailleurs des transports, salariés du bâtiment et de l'industrie, voire du secteur tertiaire (personnes sans-emploi). Ces formes de logements occupent des espaces reliés à des fonctions, elles ne sont pas "hors jeu". Ce monde du travail et de l'habitat mobile ou précaire permet de saisir certains aspects des changements économiques en cours. Il est en outre impliqué dans les migrations, le tourisme et les fuites hors du salariat. L'examen de divers fonds d'archives permet de retrouver le monde de l'habitat mobile ou de passage au cours du XIXe et du XXe siècles. Il s'articule à des organisations de l'intermittence sur les ports, il est impliqué dans des processus d'innovations via les foires. Les nouvelles formes d'organisation de la production industrielle expliquent son renouvellement. Il s'agit d'un monde transverse à différentes sphères de la circulation et de la production. On peut ainsi esquisser des liens entre les mutations du travail "post-fordistes" et les changements de la ville contemporaine. L'habitat "non-ordinaire" n'est pas une scorie, mais au contraire une production actuelle qui recherche sa légitimité entre spatialisation de la question sociale et discours radicaux. Arnaud Le Marchand est maître de conférences en sciences économiques à l'université du Havre. Il collabore à la revue Multitudes, ses recherches portent sur l'économie du travail et l'économie urbaine dans la mondialisation.

    Enclaves nomades : Habitat et travail mobiles, Arnaud Le Marchand, Editions du Croquant, septembre 2011.

    MOTS CLÉS : Editions du Croquant | Arnaud Le Marchand | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat Mobile | Mal-logement | Gens du voyage | Forains | Travailleurs | Travail | Intermitence | Salariat | Chômage | Etude | Sociologie | Sociale | |

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    Le peuple du grand chariot, William Lindsay Gresham

    En 1953, William Lindsay Gresham imagine un monde où les parias d'hier détiennent la clé de la survie de l'humanité.

    Le peuple du grand chariot, William Lindsay Gresham, Editions Le Passager Clandestin, février 2021.

    MOTS CLÉS : Editions Le Passager Clandestin | William Lindsay Gresham | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Arts | Roman | Récit | Futur | Utopie | Dystopie | Science-Fiction | Survie |

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    AA Rétro : Habiter la mer #175, AA : L'Architecture d'Aujourd'hui

    En 1974, AA consacre son numéro de septembre-octobre à la thématique « Habiter la mer ». Le dossier, composé de trois parties, « L’homme et le littoral », « Gestion du potentiel marin » et « L’aménagement du sixième continent », donne notamment la parole à Jacques Rougerie, architecte et océanographe, qui y défend l’idée d’habiter la mer de multiples façons grâce à des habitations sur pilotis, des architectures immergées ou encore des villes flottantes.

    AA Rétro : Habiter la mer #175, AA : L'Architecture d'Aujourd'hui, Editions AA, septembre-octobre 1974.

    MOTS CLÉS : Editions AA | Makhnovtchina | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Futur | Science-Fiction | Science | Mer | Sous-Marin |

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    Filmer le travail, films et travail, Hors Champ

    Corine Eyraud est maître de conférence en sociologie à l'université de Provence et chercheur au Laboratoire méditerranéen de sociologie (LAMES). Guy Lambert est maître de conférences en études cinématographiques à l'université de Provence, chercheur au laboratoire d'études en sciences des arts (LESA) et réalisateur de films de recherche. Cet ouvrage se veut résolument transdisciplinaire, dans la mesure où les auteurs combinent réellement, dans leurs recherches, cinéma et sciences sociales. Deux axes organisent cette réflexion. Le premier, intitulé " Filmer le travail ", regroupe des interventions de chercheurs en sciences sociales (sociologie, histoire, anthropologie, ergonomie) et de réalisateurs qui utilisent l'approche filmique pour observer, analyser et montrer le travail. Le second, " Films et travail ", analyse les représentations sociales du travail et leurs évolutions, à travers les objets filmiques (films, séries télé...) ; les auteurs, le plus souvent des chercheurs en cinéma, utilisent des outils et théories empruntés à la linguistique, la sémiologie, la psychanalyse, la sociologie... L'ouvrage est accompagné d'un DVD, on y trouvera une partie des extraits de films utilisés de manière démonstrative dans les contributions écrites.

    Filmer le travail, films et travail, Hors Champ, Editions Publication de l'Université de Provence, 2010.

    MOTS CLÉS : Editions La Revue Documentaires | La Revue Documentaires | Cinéma & Audiovisuel | Travail | Sociale |

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    Le Cinéma Intérieur : Projection privée au cœur de la conscience, Lionel Naccache

    L’homme, selon Lionel Naccache, est un créateur de fictions. Il vit dans un monde dont il produit le sens, comme dans un film dont Je est le héros. « Il existe en nous une sorte de cinéma intérieur qui s’apparente au cinéma tout court par de très surprenantes similitudes, mais qui s’en distingue également par d’incroyables prouesses. » Notre esprit présente une propriété fondamentale qui consiste à créer des significations à tout ce que nous sommes en train de vivre, penser ou imaginer. Inconsciemment et consciemment. Dans ce livre, l’auteur, neurologue et chercheur en neurosciences cognitives, explore, avec les outils des neurosciences les plus récentes, la manière dont notre esprit/cerveau produit notre perception du monde et de nous-même. Il montre ainsi comment le sujet tisse l’« étoffe de ses fictions » et élabore le sens que les choses ont pour lui, au croisement du cerveau et de l’expérience subjective du monde. Avec beaucoup d’esprit et de talent, Lionel Naccache file dans ce livre la métaphore cinématographique et en révèle la spectaculaire fécondité. Il nous propose ici une toute nouvelle approche de la manière dont se façonne notre représentation du monde. Lionel Naccache dévoile dans ce livre une nouvelle théorie de la conscience. Lionel Naccache est ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, neurologue à la Salpêtrière, chercheur en neurosciences à l’ICM, professeur de médecine à Sorbonne Université et membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Depuis son magistral Le Nouvel Inconscient jusqu’au best-seller Parlez-vous cerveau ?, il poursuit la construction d’une œuvre profondément originale qui révolutionne notre conception de la subjectivité et cherche à lui aménager une place de choix dans notre société.

    Le Cinéma Intérieur : Projection privée au cœur de la conscience, Lionel Naccache, Editions Odile Jacob, collection sciences, Octobre 2020.

    MOTS CLÉS : Editions Odile Jacob | Lionel Naccache | Cinéma & Audiovisuel | Neuroscience | Science |

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    Ces guerres qui nous attendent (2030-2060), Red Team

    La Red Team n’est pas la nouvelle série Netflix. Et pourtant, sous ce nom de code, un commando a mené une opération pionnière particulièrement haletante. Pour la première fois, le ministère français des Armées et l’Université Paris Sciences et Lettres ont lancé un projet de prospection novateur. Analystes et chercheurs ont partagé librement leurs réflexions avec des auteurs et dessinateurs pour imaginer les conflits possibles à l’horizon 2030-2060 : création d’une nouvelle nation pirate née des changements climatiques, hacking éventuel des implants neuronaux, émergence de sphères communautaires développant une réalité alternative, fragmentation du réel, crises environnementales et bioterrorisme, guerres cognitives s’appuyant sur la désinformation de masse, polarisation du monde en hyperforteresses et hyperclouds. Un polar d’anticipation géopolitique dans lequel il n’est pas interdit de lire notre avenir proche. La Red Team est composée de dix auteurs de science-fiction et de romans noirs : François Schuiten, Jeanne Bregeon, Colonel Hermès, Capitaine Numericus, Virginie Tournay, Laurent Genefort, Romain Lucazeau, Xavier Mauméjean, Xavier Dorison, DOA. L'Université Paris Sciences et Lettres (PSL) forme, au plus près de la recherche en train de se faire, des chercheurs, artistes, entrepreneurs et des dirigeants conscients de leur responsabilité sociale, individuelle et collective. Elle figure parmi les cinquante premières universités mondiales.

    Ces guerres qui nous attendent (2030-2060), Red Team, Editions des Équateurs, Octobre 2024.

    MOTS CLÉS : Editions des Équateurs | Red Team | Cinéma sur les ruines du futur | Recueil de nouvelles | Etudes | Science-Fiction | Guerre |

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    Quartiers Libres – Demain la ville, MICHAEL ROCH ALAIN DAMASIO Saul PANDELAKIS KETTY STEWARD BLANZAT LI-CAM Élodie DOUSSY Mina JACOBSON Ezra PONTONNIER CHLOÉ CHEVALIER Clément SCHNEIDER Jean-Philippe OURRY ARIANE CORVEN

    Surveillance par IA de cités privatisées, méga-projets d’infrastructures, îlots de chaleur dans les ghettos… Rien n’est encore tracé ! Loin des préfabriqués et du béton armé, la ville de demain foisonne déjà, croule et repousse tout à la fois. Après les anthologies sur le travail (Au bal des actifs) et la santé (Sauve-qui-peut), c’est à nos cités que La Volte s’est intéressée dans ce nouveau recueil né d’un appel à textes. La fiction pour déjouer les prédictions du capitalisme urbain, et nous permettre d’arpenter quatorze villes encore inexplorées. D’un texte à l’autre on entend la dignité rendue aux incendies, la surpopulation des mineurs de cryptomonnaie, la terre hantée pour trois cent ans par acides et fantômes, et les cachettes rafistolées au scotch dans le creux des artères brutalistes. Venues d’auteurices très en vue ou carrément émergent•es, ces textes rouvrent la discussion sur les villes à faire. Quatorze fictions comme une projection d’avenirs possibles, probables ou souhaitables, pour explorer différentes dimensions de l’espace urbain et de ce qui demain fera ville, peut-être.

    Quartiers Libres – Demain la ville, MICHAEL ROCH ALAIN DAMASIO Saul PANDELAKIS KETTY STEWARD BLANZAT LI-CAM Élodie DOUSSY Mina JACOBSON Ezra PONTONNIER CHLOÉ CHEVALIER Clément SCHNEIDER Jean-Philippe OURRY ARIANE CORVEN, Editions La Volte, Octobre 2024.

    MOTS CLÉS : Editions La Volte | Alain Damasio | Cinéma sur les ruines du futur | Recueil de nouvelles | Science-Fiction | Ville | Métropole | Dystopie | Utopie |

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    Planète B, Gwenola Wagon

    B dirige une société du numérique appelée « A ». A est en passe d’acquérir le monopole de la vente à l’échelle planétaire. Elle est, en quelque sorte, une société totale. Parallèlement à son activité de vente, A ravive les fantaisies de la Nasa des années 1970 : construire des colonies et des hangars dans l’espace. Et B se voit en pilote de l’Enterprise, le vaisseau spatial de la série Star Trek. Pourquoi la plus grande multinationale du numérique, qui a la mainmise sur tant de produits, fomente-t-elle secrètement un immense plan d’évasion vers l’espace ? A instaure une infrastructure logistique d’une efficience quasi-surnaturelle qui transforme radicalement notre rapport au monde. En réalité, il n’est pas question de B comme individu, ni d’une société dont le nom est la première lettre de l’alphabet. Ni de Jeff Bezos, ni d’Amazon. B n’est personne en particulier. A est un symptôme. Planète B est un essai qui opère des recoupements et invente des métaphores afin d’appréhender un monstre en pleine expansion. Il raconte la « planète B », cet hypermarché-monde engendré par la basse résolution et la vitesse de propagation de l’information appliquées à toute chose. À la manière d’un exutoire, Gwenola Wagon sonde avec sérieux et humour une logique qui, par son échelle délirante, nous échappe. Gwenola Wagon est artiste et enseigne à l’université Paris 8 à Saint-Denis. Son travail imagine des alternatives et des récits paradoxaux pour déconstruire le monde numérique contemporain. Elle a réalisé des films et des installations pour des festivals et des expositions en France et à l’étranger. Elle a également publié Psychanalyse de l’aéroport international avec Stéphane Degoutin aux éditions 369.

    Planète B, Gwenola Wagon, Editions 369, août 2022.

    MOTS CLÉS : Editions 369 | Gwenola Wagon | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Capitalisme | Libéralisme |

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    Idoru, Williamn Gibson

    Scandale ! Rez, le leader de l'incontournable groupe de rock Lo/Rez, vient d'annoncer ses fiançailles avec une star japonaise du petit écran. Mais Rei Toei n'existe pas : c'est une intelligence artificielle, une " idoru ". Comment peut-on s'unir à une telle créature ? Chia McKenzie, la présidente du fan-club américain du groupe, s'envole pour le Japon afin d'en savoir plus. Colin Laney, lui, est un investigateur spécialiste de la réalité virtuelle qui vient de perdre son boulot. Il est chargé par les gardes du corps de Rez de découvrir ce qui a bien pu passer par la tête du chanteur. Et quand fans, hackers, internautes et mafia russe se retrouvent tous sur l'affaire... Tokyo risque de trembler d'un nouveau séisme ! William Gibson est né aux États-Unis en 1948, mais vit au Canada depuis l'âge de 20 ans. Fasciné par le Japon et l'informatique, il est l'un des pères fondateurs du mouvement littéraire cyberpunk, qui décrit un futur sombre et technologique ou fusionnent univers, réel et réalités virtuelles.

    Idoru, Williamn Gibson, Editions J'ai Lu, septembre 1999.

    MOTS CLÉS : Editions J'ai Lu | Williamn Gibson | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Cyberpunk | Japon | Enquête |

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    TÈ MAWON, Michael Roch

    Lanvil, mégapole caribéenne, vitrine rutilante des diversités culturelles, havre pour tous les migrants du monde, est au centre de tous les regards. À la pointe de la technologie, constellée d’écrans, la ville s’élève de plus en plus haut mais elle oublie les trames qui se tissent en son sein. Pat et sa bande de débouya vivent de magouilles et de braquages. Joe et Patson courent de galère en galère, poursuivis par les flics. Ézie et sa sœur Lonia, traductrices, infiltrent les hautes sphères des corpolitiques. Toutes et tous rêvent en secret de retrouver la terre de leurs ancêtres, le Tout-monde, enseveli quelque part sous le béton. Pour y parvenir, un seul chemin : faire tomber les murs entre l’anba et l’anwo, et renverser l’ordre établi. Roman choral irrigué par une langue hybridée et vibrionnante, Tè mawon ouvre la voie à une science-fiction caribéenne francophone, inventive et décoloniale.

    TÈ MAWON, Michael Roch, Editions La Volte, mars 2022.

    MOTS CLÉS : Editions La Volte | Michael Roch | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Métropole | Migration | Révolte | Décolonialisme |

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    Tadjélé : Récits d'exil, Léo Henry,Jacques Mucchielli,Laurent Kloetzer,Stéphane Berger

    Septième exode Il y vient aussi des ombres, que la nuit dissipera Si ce n'est pas Byzance... Nous détruirons votre monde morbide Confessions Analyse de cas psychogéographique : origines hypothétiques du fantôme de la Caverne de Phil - Missoula, MT. Au sud de la frontière De la cécité Matamua : il y eut une fois Le Dit du doigt second Une vie ordinaire - Etats intermédiaires Sous la selve Treize roses rouges dans une sculpture de verre et de lumière Ici tout est inexplicable Un piège de sable Et s'il vous faut pour y croire la voir mourir un million de fois Les Portes de la terre L'audition d'un vrombissement lointain et le scintillement des étoiles Les mauvais jours finiront

    Tadjélé : Récits d'exil, Léo Henry,Jacques Mucchielli,Laurent Kloetzer,Stéphane Berger, Editions Dystopia, novembre 2012.

    MOTS CLÉS : Editions Dystopia | Léo Henry | Jacques Mucchielli | Laurent Kloetzer | Stéphane Berger | Cinéma sur les ruines du futur | Recueil de nouvelles | Science-Fiction | Dystopie |

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    La Panse, Léo Henry

    Bastien Regnault part à la recherche de Diane, sa sœur jumelle, dont la famille n'a plus de nouvelles depuis plusieurs mois. Des indices convergents le mènent très vite à la Défense. Le quartier d'affaires, chargé d'histoire, va, petit à petit, se dévoiler à lui, lui révélant un monde inconnu et souterrain, où, semble-t-il, officie une mystérieuse et très ancienne société secrète : la Panse. Après Le casse du continuum, Léo Henry poursuit, avec La Panse, son exploration des genres dits "populaires". Il propose cette fois un thriller d'infiltration lovecraftien ancré dans l'ici et maintenant, un roman remarquable, qu'on ne lâche plus une fois entamé, preuve, s'il en était encore besoin, de son immense talent. Léo Henry naît à Strasbourg en 1979. Il est l'auteur de très nombreuses nouvelles, notamment du cycle consacré à Yirminadingrad, coécrit avec Jacques Mucchielli, et des "Trois livres qu'Absalon Nathan n'écrira jamais", nouvelle parue dans l'anthologie Retour sur l'horizon, aux éditions Denoël, lauréate du Grand Prix de l'imaginaire en 2010. La Panse est son quatrième roman.

    La Panse, Léo Henry, Editions Folio, Collection SF, 2023.

    MOTS CLÉS : Editions Folio | Collection SF | Léo Henry | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Dystopie | Thriller |

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    Quality Land, Marc-Uwe Kling

    Bienvenue à Quality Land, le pays de tous les superlatifs ! Tu vibres déjà ? Il y a de quoi ! Dans le futur, tout fonctionne à merveille : les algorithmes se chargent d'optimiser le travail, les loisirs et les relations. Quality Partner sait qui te correspond le mieux. Ton véhicule autonome sait où tu veux aller. Et si tu es inscrit sur The Shop, on t'envoie tous les articles que tu désires sans que tu aies besoin de les commander. Super pratique ! Plus personne n'est obligé de prendre des décisions difficiles - car à Quality Land, il n'y a qu'une seule réponse à toutes les questions : OK ! Pourtant, Peter Chômeur est taraudé par l'impression que quelque chose cloche dans sa vie. Si le système est vraiment si parfait, pourquoi trouve-t-on des drones ayant le mal de l'air ou des robots de combat souffrant de stress post- traumatique ? Pourquoi les machines sont-elles de plus en plus humaines et les humains, de plus en plus mécaniques ? Dystopie réjouissante dans la veine de Kurt Vonnegut et Philip K. Dick, satire drôlissime - et un tout petit peu inquiétante - sur les promesses et les pièges du numérique, Quality Land a déjà conquis plus d'un million de lecteurs à travers le monde. Marc-Uwe King est écrivain, auteur-compositeur et cabarettiste. Traduits dans de nombreuses langues, Quality Land et sa suite, Quality Land 2.0 (Actes Sud, 2023), ont déjà conquis plus d'un million de lecteurs à travers le monde.

    Quality Land, Marc-Uwe Kling, Editions Actes sud, 2023.

    MOTS CLÉS : Editions Actes sud | Marc-Uwe Kling | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Dystopie | Humour | Capitalisme |

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    Un an dans la ville-rue, Paul Di Filippo

    Une ville-monde. Un immense ruban urbain apparemment sans fin bordé par les Voies – un chemin de fer – et le Fleuve. En son sous-sol, un métro. Et sous le métro… Bienvenue dans la Ville-Rue. Diego Patchen réside dans le quartier de Vilgravier, du côté du 10.394.850e Bloc. Amoureux d’une plantureuse pompière, affligé d’un père malade acariâtre, Diego vit d’expédients. Son activité favorite demeure toutefois l’écriture de récits spéculatifs, ce genre littéraire appelé « Cosmos-Fiction ». Un registre volontiers décrié, mais qui bénéficie d’un socle de lecteurs fidèles, et dans lequel les écrivains se plaisent à imaginer d’autres mondes, d’autres univers, aux configurations différentes… Et alors que Diego célèbre la sortie de son premier recueil, le voici bientôt invité à une croisière sur le Fleuve… « Di Filippo à l’apex de son énergie créative idiosyncratique. » Locus Né en 1954 dans l’État du Rhode Island, et n’en ayant guère bougé depuis, Paul Di Filippo est à la tête d’une bibliographie comptant une douzaine de romans et une vingtaine de recueils, dont seule une poignée a bénéficié d’une traduction française. La faute, sûrement, au caractère de ses récits réputés peu aisés à traduire, dans lesquels il s’amuse à glisser nombre de références littéraires et déploie un travail linguistique sans égal. Lorgnant volontiers du côté du weird ou de l’histoire alternative, son œuvre, essentielle, demeure rétive à toute tentative de classification.

    Un an dans la ville-rue, Paul Di Filippo, Editions Le Bélial', Collection Une heure lumière, 2002.

    MOTS CLÉS : Editions Le Bélial' | Collection une heure lumière | Paul Di Filippo | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Ville | Aventure | Littérature |

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    Trois cœurs battant la nuit , Aurélien Manya

    Marseille, juillet 2054. Dans une ville rongée par la guerre civile, de nombreux migrants cherchent à fuir le pays par tous les moyens. Parmi eux, Sohan, un combattant à bout de forces, s'apprête à embarquer clandestinement sur un cargo en direction du Maroc. Pour y parvenir, il doit traverser la cité phocéenne de nuit, arme au poing, une dernière fois. Mais un sombre événement vient remettre en cause son départ : la femme qu'il aime, Layla, se retrouve au cœur d'une prise d'otages. À l'autre bout de la ville, Stella est enfermée dans un camp d'internement bâti sur les plages. Lorsqu'elle apprend à son tour que Layla est en danger, elle s'évade et tente de rejoindre celle qui a tant compté pour elle. Dans un tourbillon nocturne où la température avoisine les cinquante degrés, où chaque ombre est une cible, les trois destins vont se croiser, se fondre, et en être à jamais bouleversés. Ce roman, qui aborde avec lucidité et subtilité la question de la perte des libertés, a été récompensé par la mention spéciale du jury du prix Méditerranée 2021. Aurélien Manya, né à Marseille en 1980, partage sa vie entre le montage de films et l'écriture. Il est l'auteur de plusieurs romans publiés aux Editions Gallimard, dans la collection Arpenteur : Le temps d'arriver (prix lycéen du Jeune Romancier et prix littéraire des lycéens et apprentis d'ïle-de-France), Avec le feu et Trois cœurs battant la nuit.

    Trois cœurs battant la nuit , Aurélien Manya, Editions Folio, Collection SF, 2025.

    MOTS CLÉS : Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Dystopie | Marseille |

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    Toxoplasma, Sabrina Calvo

    Après un grand soulèvement, l'île de Montréal est assiégée ? ses ponts bloqués par l'armée fédérale. Internet disparu, une Commune improbable s'y organise, redoutant à tout instant l'effondrement du monde. Au cœur de ce chaos, Nikki Chanson, détective pour chats perdus et spécialiste de films de série Z dans un vidéo-club à la dérive, enquête sur des sacrifices de rongeurs. Entre hallucinations en VHS et cauchemars de forêt détruite, son quotidien s'engouffre bientôt dans une conspiration dont elle ne percera le mystère qu'avec l'aide d'une coureuse de bois virtuels et d'une marionnette d'un show pour enfants. Thriller proto-cyberpunk, déclaration d'amour aux nanars d'horreur, Toxoplasma est un roman poétique et politique, qui réussit à allier le burlesque à la tension d'une intrigue fantastique. Il a reçu le Grand Prix de l'imaginaire 2018 et le prix Rosny aîné 2018. Sabrina Calvo est une écrivaine, dessinatrice et conceptrice de jeux vidéo, née à Marseille en 1974. Reconnue pour son sens inné du merveilleux, explorant une science-fiction queer et sensuelle empreinte de fantastique, elle vit entre Paris et Zanzibar.

    Toxoplasma, Sabrina Calvo, Editions Folio, collection SF, septembre 2020.

    MOTS CLÉS : Editions Folio | Sabrina Calvo | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Dystopie | Cyberpunk | Enquête |

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    Comment parle un robot ? Les machines à langage dans la science-fiction, Frédéric Landragin

    « I’m sorry Dave, I’m afraid I can’t do that », nous dit HAL dans 2001, l’odyssée de l’espace. Certes. Mais comment nous le dit-il ? Les machines parlantes sont partout, dans la science-fiction – de Metropolis jusqu’à WALL-E en passant par le T-800 de Terminator – ou dans la vie de tous les jours, avec les androïdes Pepper ou Nao, les assistants vocaux que sont Siri ou Cortana. Dans leurs entrailles de silicium, que se passe-t-il ? Comment s’en faire comprendre ? Et comment, elles, nous comprennent-elles ? Que penser des IA et des robots de la SF capables, à l’image de C-3PO, de parler six millions de langages ? La machine qui comprend tout et le traducteur automatique universel sont-ils à portée de main ? Après Comment parler à un alien ?, Frédéric Landragin, docteur en informatique-linguistique et directeur de recherche au CNRS, poursuit son exploration du monde fascinant du langage, et nous livre un ouvrage de référence pour découvrir les bases du traitement automatique des langues…

    Comment parle un robot ? Les machines à langage dans la science-fiction, Frédéric Landragin, Editions Le Bélial', 2020.

    MOTS CLÉS : Editions Le Bélial' | Alain Musset | Cinéma sur les ruines du futur | Science-Fiction | Etude sur la Science-Fiction | Linguistique | Language |

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    Station Metropolis direction Coruscant, ville, science-Fiction et sciences sociables, Alain Musset

    Depuis la fameuse Metropolis de Fritz Lang jusqu'à la cité-planète de Coruscant dans Star Wars, en passant par les mégalopoles étouffantes de Soleil vert ou Blade Runner, les villes du futur, réelles ou imaginaires, semblent concentrer les maux : démesure et surpopulation, violence et oppression, pollution et ghettoïsation… La science-fiction aurait-elle peur des villes ? N'y aurait-il de salut que dans leur destruction ? Telles sont les interrogations soulevées par Alain Musset, géographe et directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, qui nous livre ici un ouvrage référencé et engagé. Alors que les prévisions indiquent que deux personnes sur trois habiteront dans des centres urbains à l'horizon 2050, il devient crucial de déterminer comment mieux habiter et vivre ensemble. Or en la matière, la science-fiction sait nous indiquer le chemin pour ne pas faire des villes un enfer sur Terre…

    Station Metropolis direction Coruscant, ville, science-Fiction et sciences sociables, Alain Musset, Editions Le Bélial', collection parallaxe, 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Le Bélial' | Alain Musset | Cinéma sur les ruines du futur | Science-Fiction | Etude sur la Science-Fiction | Ville | Métropole | Sociale | Dystopie |

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    Apocalypse show, quand l'Amérique s'effondre, Anne-Lise Melquiond

    Zombies, extraterrestres, holocauste nucléaire, robots androïdes, disparitions mystérieuses et virus exterminateurs sont révélateurs de la grande peur des États-Unis : la chute de la nation. Les catastrophes et le « monde d’après » hantent les séries télévisées américaines, surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001. The Walking Dead, Battlestar Galactica, The Leftovers, The 100 : ces versions du cataclysme, ces mises en scène de la survie rejouent, chacune à leur façon, l’Histoire américaine, sa violence, ses ruptures, ses conquêtes et ses frontières, et lui offrent une catharsis. En banalisant les images de la catastrophe, les séries post-apocalyptiques habituent les gens au spectacle du « pire », sans pour autant les confronter aux menaces réelles que connaît la Terre aujourd’hui, du réchauffement climatique aux désastres industriels. Car comme le démontre Apocalypse Show, quand l’Amérique s’effondre, les États-Unis préfèrent imaginer la fin du monde plutôt qu’envisager la fin du capitalisme. Anne-Lise Melquiond est l’autrice d’une thèse intitulée « Apocalypse et fin du monde dans les séries télévisées américaines ». Elle enseigne l’histoire et la géographie. Apocalypse show, quand l’Amérique s’effondre est son premier essai.

    Apocalypse show, quand l'Amérique s'effondre, Anne-Lise Melquiond, Editions Playlist Society, septembre 2021.

    MOTS CLÉS : Editions Playlist Society | Anne-Lise Melquiond | Cinéma sur les ruines du futur | Etats-Unis | Amérique | Apocalypse | Science-Fiction | Etude sur la Science-Fiction |

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    Cyberpunk's Not Dead : Laboratoire d'un futur entre technocapitalisme et posthumanité, Yannick Rumpala

    Surgi au cours des années 1980, le cyberpunk a marqué la science-fiction de son empreinte, donnant une contrepartie littéraire aux fulgurances esquissées au cinéma par l’iconique Blade Runner. Avec des œuvres majeures comme Neuromancien de William Gibson, tout un imaginaire s’est alors ouvert, révélant des anxiétés appelées à résonner durablement… Prolifération technologique, évasion dans des mondes virtuels, domination économique des multinationales, précarisation sociale, fragmentations culturelles en nouvelles tribalités : en quoi et comment ces visions peuvent-elles (encore) faire sens à quelques décennies de distance ? Yannick Rumpala, maître de conférences en science politique à l’université de Nice, explore ici les thématiques et projections installées par ce mouvement littéraire, la manière dont il s’est coulé dans une modernité déjà chancelante et a cultivé les germes des incertitudes futures de nos existences. Tel un laboratoire dont les expérimentations auraient malencontreusement débordé…

    Cyberpunk's Not Dead : Laboratoire d'un futur entre technocapitalisme et posthumanité, Yannick Rumpala, Editions Champ Vallon, 2021.

    MOTS CLÉS : Editions Le Bélial' | Yannick Rumpala | Cinéma sur les ruines du futur | Science | Science-Fiction | Etude sur la Science-Fiction | Dystopie | Cyberpunk |

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    Hors des décombres du monde : Écologie, Science-Fiction et éthique du futur, Yannick Rumpala

    L’humanité doit-elle se préparer à vivre sur une planète de moins en moins habitable ? Comment adapter l’équipement intellectuel collectif pour éviter cette situation ? Et pourquoi pas en recourant à la science-fiction et à son potentiel imaginaire ? Dans la masse de récits et de représentations qu’elle offre, on peut trouver des ouvertures inspirantes, aidant à réfléchir, éthiquement et politiquement, sur les manières pour une collectivité de prendre en charge les défis écologiques. La science-fiction, au-delà du découragement ou du sursaut de conscience qu’elle est censée susciter, offre à la réflexion, en plus d’un réservoir imaginaire, un support de connaissance qui est susceptible de nous aider à habiter les mondes en préparation. Et à avancer vers une autre éthique du futur… Yannick Rumpala, maître de conférences (HDR) à l’Université de Nice, est membre de l’Equipe de Recherche sur les Mutations de l’Europe et de ses Sociétés (ERMES). Il appartient au comité scientifique de Res Futurae, revue d’études sur la science-fiction. Il a publié notamment Développement durable ou le gouvernement du changement total, Le Bord de l’eau (2010). Il est l’auteur de nombreux articles et a participé à plusieurs ouvrages collectifs.

    Hors des décombres du monde : Écologie, Science-Fiction et éthique du futur, Yannick Rumpala, Editions Champ Vallon, août 2018.

    MOTS CLÉS : Editions Champ Vallon | Yannick Rumpala | Cinéma sur les ruines du futur | Science | Science-Fiction | Etude sur la Science-Fiction | Dystopie | Utopie | Ecologie | Environnement |

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    Neuro-Science-Fiction : Les cerveaux d'ailleurs et de demain, Laurent Vercueil

    Extraterrestres au crâne hypertrophié… Cerveaux flottant dans une cuve, à même de manipuler rêves et souvenirs, doués de télépathie ou de précognition… Depuis ses origines ou presque, la science-fiction se creuse la tête au sujet de la matière grise. Si les neurosciences nous renseignent sur le fonctionnement du cerveau, que disent-elles de ce qu’il pourrait faire ? De ce dont serait capable un cerveau poussé dans ses ultimes limites ? Et où trouver les pistes qui explorent lesdites limites ? Dans la tête des extraterrestres ou dans celle d’humains vivant dans un lointain avenir ? Mettant en regard neurosciences et SF au sein d’une véritable entreprise de neuro-science-fiction, Laurent Vercueil, neurologue au CHU Grenoble Alpes et chercheur à l’Inserm, questionne la nature de l’intelligence et des émotions, et étudie les capacités du cerveau — qu’il soit éloigné dans l’espace ou dans le temps, ou tout simplement juché au-dessus de nos épaules…

    Neuro-Science-Fiction : Les cerveaux d'ailleurs et de demain, Laurent Vercueil, Editions Le Bélial', 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Le Bélial' | Laurent Vercueil | Cinéla sur les ruines du futur | Science | Neurosciences | Science-Fiction | Etude sur la Science-Fiction |

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    Les ruines du futur [1979], Yves Stourdzé

    Un des premiers grands textes sur les bonheurs et les abîmes de l’informatique. Sans réelle mise en garde mais d’une parole toutefois prononcée, Yves Stourdzé nous avertit dès les premières pages que « nous nous promenons aujourd’hui dans les ruines de notre avenir »... « où l’on rencontre d’un côté la miniaturisation, le microprocesseur et les manipulateurs enzymatiques ; de l’autre la navette spatiale, la bombe à neutrons... où l’on voit que, dans l’entre-deux, nous circulons à tâtons, pendant que s’élaborent des mémoires collectives, banques et bases de données, et que s’établissent les réseaux interconnectés dont les terminaux, comme autant de bouches avides, renouent avec le modèle ancien des voracités et des appétits... où l’on distingue partout des groupes qui s’agglomèrent, puis renouent avec un passé insolite, faisant leurs des passions transversales, des spécificités passagères et des stocks de signes orphelins... où l’on saisit que reproduire signifie désormais créer directement des ruines, des débris, des éclats et des nuisances... où l’on constate alors le mixage des temporalités, l’instabilité des corps... et où l’on se met à parcourir l’archéologie comme un thème de science-fiction...(Y.S.) » Après avoir fait de brillantes études de sociologie et d'économie, Yves Stourdzé enseigna à l'université de Paris-Dauphine. Aux alentours des années 70/75, il s'intéressa fortement au développement des nouvelles technologies. Cet ouvrage a déjà été publié en 1979, peu avant la mort de l'auteur, dans les "cahiers d'utopie". Et pas loin de vingt ans après, son texte s'éclaire au contact des habitudes créées par les nouvelles technologies et gagne en pertinence.

    Les ruines du futur [1979], Yves Stourdzé, Editions Sens & Tonka, janvier 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Sens & Tonka | Yves Stourdzé | Cinéma sur les ruines du futur | Numérique | Ruines | Etude sur la Science-Fiction | Dystopie |

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    Les mondes anticipés : Festival nomade de Prospective & d'Anticipation, Futur Hebdo #Numéro spécial

    Les mondes anticipés : Festival nomade de Prospective & d'Anticipation, Futur Hebdo #Numéro spécial, Editions Futur Hebdo, automne 2021.

    MOTS CLÉS : Editions Futur Hebdo | Futur Hebdo | Cinéma sur les ruines du futur | Science-Fiction | Etude de la Science-Fiction | Journal | Festival | |

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    Odyssée 2.0, ALexa Brunet,Félix Tréguer

    Odyssée 2.0 est un parcours photographique librement inspiré du mythe d'Homère qui suit les pérégrinations d'Ulysse au sein de la Technopolis, une « Smart City » fictive et dystopique. À travers une série de mises en scène reprenant les étapes-clés de l’Odyssée, ce travail aborde les problématiques inhérentes à la prolifération des technologies numériques. Notre anti-héros explore ainsi plusieurs facettes de nos vies connectées telles que l'économie de surveillance, la banalisation des drones, la sexualité virtuelle ou la police prédictive. Si le voyage d’Ulysse dans le monde-machine est d’abord le récit des compromissions de l’humanité dans son rapport au numérique, il se conclut toutefois sur une note d'espoir, Ulysse se décidant à fuir Technopolis pour rentrer « chez lui », à Ithaque.

    Odyssée 2.0, ALexa Brunet,Félix Tréguer, Editions Le Bec En L'air Eds, juin 2023.

    MOTS CLÉS : Editions Le Bec En L'air Eds | Alexa Brunet | Félix Tréguer | Cinéma sur les ruines du futur | Photographie | Dystopie | Science-Fiction | Ruines |

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    Récits de l'apocalyspe : Catastrophes, cataclysmes et fins du monde dans la littérature et au cinéma, Jean-Pierre Anderson

    Qu'y a-t-il de commun entre Mary Shelley, Edgar Allan Poe, J.G. Ballard et Mikhaïl Boulgakov ? Ou entre Georges Méliès, Friedrich Wilhelm Murnau, Stanley Kubrick et Michael Haneke ? Ils ont prévu, représenté, décrit dans ses moindres détails, avec une verve éblouissante, la fin du monde. Jusqu'à en faire un spectacle inoubliable : une œuvre destinée à passer à la postérité, et à façonner nos imaginaires. À l'heure du Covid-19 et d'Ébola, des explosions chimiques, des bouleversements écologiques, du souvenir lancinant de Fukushima et de Tchernobyl, quelle hantise pourrait nous être plus familière ? Pour la première fois, une encyclopédie répertorie, avec une érudition pointilleuse et une jubilation assumée, toutes les pluies de météorites, les séismes, les éruptions volcaniques, les tsunamis et les pandémies qui ont irrigué le champ du cinéma, comme ceux de la littérature ou de la bande dessinée, depuis le XIXe siècle. De Hector Servadac à Vongozero en passant par Akira ou Le Mur invisible, du Pic de Dante à Mad Max sans oublier La Route ou Le Jour d'après, c'est une farandole vertigineuse qui se déroule devant nous, à la fois horrifique et fascinante. La fin du monde est bien un genre à part entière, auquel cette somme rend enfin justice.

    Récits de l'apocalyspe : Catastrophes, cataclysmes et fins du monde dans la littérature et au cinéma, Jean-Pierre Anderson , Editions Vendémiaire, mars 2021.

    MOTS CLÉS : Editions Vendémiaire | Jean-Pierre Anderson | Cinéma sur les ruines du futur | Apocalypse | Science-Fiction | Etude sur la Science Fiction | Littérature | Cinéma |

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    Les Métropoles Barbares, Guillaume Faburel

    Un manifeste pour lutter contre la barbarie des métropoles ! La métropolisation implique une expansion urbaine incessante et l’accélération des flux et des rythmes de vie. Elle transforme les villes en véritables firmes entrepreneuriales conçues pour peser dans la compétition urbaine planétaire. Ce livre, fruit de vingt-cinq ans de recherche et d’engagement sur le terrain, nous montre comment ces villes génèrent exclusion économique, ségrégation spatiale et souffrance sociale, tout en alimentant la crise écologique. Fers de lance de la start-up nation et pivots de l’organisation territoriale moderne, les métropoles concentrent tous les pouvoirs et dictent leurs lois. Mais l’auteur brosse aussi le portrait d’une nouvelle société qui émerge hors des grandes villes, un possible plus réjouissant, décroissant et fertile. Dépassant la simple analyse critique, ce livre donne à voir la multitude et la force des résistances à l’extension sans fin du capitalisme dans nos vies, loin des métropoles barbares. Guillaume Faburel est professeur en géographie, urbanisme et science politique à l'université Lyon 2 et à l'institut d'études politiques de Lyon. Ses travaux portent sur les enjeux d'environnement, les politiques d'aménagement, leurs effets sociaux, spatiaux et écologiques.

    Les Métropoles Barbares, Guillaume Faburel, Editions le passager clandestin, août 2020.

    MOTS CLÉS : Editions le passager clandestin | Guillaume Faburel | Cinéma sur les ruines du futur | Métropole | Ville | Urbanisation | Mondialisation | Travail | Sociale | Capitalisme |

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    La ville néolibérale, Gilles Pinson

    Vivons-nous dans des villes néolibérales ? Gentrification, envol des valeurs immobilières, éviction des populations précaires : villes et métropoles sont aujourd'hui le théâtre d'une explosion des inégalités et des processus d'exclusion. Afin d'attirer les capitaux et les populations associés à la nouvelle économie, des politiques toujours plus agressives y sont menées : marketing urbain, grands projets d'aménagement, course aux labels et aux grands événements. Ces bouleversements, qui transforment l'expérience même de la ville, s'expliquent pour de nombreux observateurs par l'imposition depuis les années 1980 d'un nouvel ordre idéologique, politique et économique : le néolibéralisme. Gilles Pinson expose dans une synthèse aussi pédagogique que critique les théories qui font du néo-libéralisme la force principale de transformation des villes et des politiques. Gilles Pinson est professeur de science politique à Sciences Po Bordeaux et chercheur au Centre Émile Durkheim. Il anime par ailleurs le forum urbain, outil de valorisation de la recherche sur la ville et les politiques urbaines.

    La ville néolibérale, Gilles Pinson, Editions puf, août 2020.

    MOTS CLÉS : Editions puf | Gilles Pinson | Cinéma sur les ruines du futur | Ville | Capitalisme | Libéralisme | Economie | Urbanisation | Politique |

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    Sans Transition : Une nouvelle histoire de l'énergie, Jean-Baptiste Fressoz

    Voici une histoire radicalement nouvelle de l’énergie qui montre l’étrangeté fondamentale de la notion de transition. Elle explique comment matières et énergies sont reliées entre elles, croissent ensemble, s’accumulent et s’empilent les unes sur les autres. Pourquoi la notion de transition énergétique s’est-elle alors imposée ? Comment ce futur sans passé est-il devenu, à partir des années 1970, celui des gouvernements, des entreprises et des experts, bref, le futur des gens raisonnables ? L’enjeu est fondamental car les liens entre énergies expliquent à la fois leur permanence sur le très long terme, ainsi que les obstacles titanesques qui se dressent sur le chemin de la décarbonation. Jean-Baptiste Fressoz est un historien des sciences, des techniques et de l’environnement. Après avoir été maître de conférence à l’Imperial College de Londres, il est maintenant chercheur au CNRS, enseignant à l’EHESS et à l’École des ponts et chaussées. Il a déjà publié au Seuil L’Apocalypse joyeuse, Les Révoltes du ciel (avec Fabien Locher), et L’Événement anthropocène (avec Christophe Bonneuil).

    Sans Transition : Une nouvelle histoire de l'énergie, Jean-Baptiste Fressoz, Editions du Seuil, janvier 2024.

    MOTS CLÉS : Editions du Seuil | Jean-Baptiste Fressoz | Cinéma sur les ruines du futur | Energie | Ecologie | Transition Energétique | Décarbonation |

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    Le rouge ou le noir ? Quand la fiction futurologique française prophétisait des lendemains qui (dé)chantent (1800-1975), Laure Lévêque

    " De quoi demain sera-t-il fait ? " s'interrogeait, en 1835, Victor Hugo dans des Chants du crépuscule dont on sait que le dernier terme revêtait alors un sens profondément duel, susceptible de signifier aussi bien le point du jour que le couchant. Alors, les temps étaient-ils à l'aurore ou au crépuscule ? Cet horizon indiscernable, beaucoup le scrutent aussi, cherchant à y apercevoir, comme Chateaubriand à pareille époque, " l'Avenir du monde ", un avenir passablement brouillé depuis que la Révolution française a jeté à bas des certitudes téléologiques millénaires, libérant une inquiétude eschatologique majeure, sinon sans précédent, qui agite douloureusement consciences et imaginaires. En témoigne un foisonnant corpus de textes souvent méconnus qui entreprennent d'éclairer cet avenir dont une petite centaine, couvrant le XIX et une bonne partie du XX siècle, est ici examinée. Pris en tenaille entre les deux grandes postulations mythiques que sont le progrès et la décadence, l'avenir est préempté tantôt du côté d'une nouvelle genèse tantôt du côté d'une retentissante apocalypse, engageant, entre éternel retour, prométhéisme conquérant ou fin des temps, des régimes d'historicité pluriels et des lectures politiques qui ne le sont pas moins. Entre béates utopies et dystopies féroces qui accouchent qui du meilleur des monde et du bon gouvernement, qui de l'enfer sur terre, du phalanstère à la caserne et à la prison, du philanthropisme au totalitarisme, de l'âge d'or au globocide, cette littérature futurologique de l'ère capitaliste est riche de ce que Walter Benjamin appelait des images dialectiques, vibrantes de tension, expressions de passages historiques qui ouvrent tant sur des lendemains qui chantent que sur les faisceaux plus sombres de l'aube dorée.

    Le rouge ou le noir ? Quand la fiction futurologique française prophétisait des lendemains qui (dé)chantent (1800-1975), Laure Lévêque, Editions Humana Scientia, 2023.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Cinéma sur les ruines du futur | Utopie | Dystopie | Politique | Capitalisme |

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    La perspective du possible : Comment penser ce qui peut nous arriver, et ce que nous pouvons faire, Haud Guéguen, Laurent Jeanpierre

    Le rapport ambivalent que nous entretenons à l'égard du possible est révélateur des difficultés à transformer en profondeur la société. Exalté par le capitalisme sous la forme du potentiel, confondu avec le désirable par ceux qui lui opposent des alternatives, le " possible " n'est, pour la plupart, qu'une chimère, quand il n'est pas le paravent de la destinée. Face à la délimitation et à la préemption des possibles qu'opère tout pouvoir, nous ne pourrons rouvrir l'horizon qu'en portant un autre regard sur les possibilités latentes qu'enferme le réel. Ni prophétie, ni programme, prévision calculée ou utopie de papier, la perspective du possible proposée dans cet ouvrage entend dénaturaliser l'avenir en prenant au sérieux les potentialités du présent. Haud Guéguen et Laurent Jeanpierre renouvellent ainsi une tradition de pensée qui, puisant dans les oeuvres de Marx et de Weber, inspire la sociologie et la théorie critique depuis leurs origines. Ils montrent sa fécondité pour cartographier les possibles avec rigueur et penser stratégiquement la question de leur actualisation. Le dernier siècle a séparé et souvent opposé l'utopie, les sciences de la société, la critique sociale et l'émancipation, pourtant unies chez les socialistes révolutionnaires. Il s'agit de les rassembler à nouveau pour restaurer les conditions de l'espérance. Tel pourrait bien être, aujourd'hui, l'antidote à la fois savant et politique à l'impuissance de la critique et des gauches.

    La perspective du possible : Comment penser ce qui peut nous arriver, et ce que nous pouvons faire, Haud Guéguen, Laurent Jeanpierre, Editions La Découverte, 2022.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Cinéma sur les ruines du futur | Capitalisme | Politique | Utopie | Marx | Weber | Sociale | |

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    Villes de demain, Arnaud Pagès

    À quoi ressembleront les villes de demain ? Ultra-connectées, automatisées, intelligentes… ou bien végétalisées, biodiversifiées, nourricières, résilientes ? Le rêve de la Smart City qui carbure à la data ou celui de la mégapole verte réconciliée avec la nature ? En réalité, certainement un mélange des deux… En se basant sur les tendances de fond, les signaux faibles et les innovations les plus récentes, ce livre explore les transformations à venir pour en donner une vision synthétique, s’appuyant sur une riche iconographie et des témoignages d’architectes visionnaires, de prospectivistes et de penseurs, tels que Philippe Starck, Gilles Babinet ou Alain Damasio. Alors que l’humanité est à l’aube d’une série de défis inédits – lutte contre le réchauffement climatique, crises systémiques, surpopulation –, les villes se transforment bien plus rapidement que par le passé. Découvrez comment la formidable accélération du digital et les contraintes environnementales tendent à faire émerger un nouveau modèle urbain qui va révolutionner la façon de vivre en ville. Un livre unique qui explore le futur de nos villes !

    Villes de demain, Arnaud Pagès, Editions Michel Lafon, 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Michel Lafon | Cinéma sur les ruines du futur | Urbanisation | Urbanisme | Architecture | Science-fiction | Écologie |

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    Le syndrome du Patron de gauche, Manuel d'anti-management, Arthur Brault-Moreau

    Tout ce qui relève du champ lexical de l’employeur, du patron, du « management » ou du salariat est considéré comme libéral, apparenté à des valeurs de droite. Ce comportement est typique du patron de gauche : en rejetant ces mots, celui-ci se prive de – ou plutôt s’épargne – toute réflexion sur le sujet. L’expression « patron de gauche » souligne à elle seule le paradoxe de la situation : dans la pratique, « patron » ; dans le discours, « de gauche ». Né en 1993, diplômé de Sciences-Po, Arthur Brault Moreau a fait l’amère expérience du patronat de gauche dès sa première embauche. Forcé de constater que ce positionnement politique ne garantissait en rien le respect du droit du travail, il a mené une enquête auprès d’environ 70 personnes, dont beaucoup de salarié·es et quelques employeurs. Guide de développement collectif plus que personnel, ce manuel fournit des outils concrets pour comprendre et combattre ces patrons qui ne disent pas leur nom.

    Le syndrome du Patron de gauche, Manuel d'anti-management, Arthur Brault-Moreau, Editions Hors d'atteinte, 2022.

    MOTS CLÉS : Arthur Brault-Moreau | Editions Hors d'atteinte | Cinéma sur les ruines du futur | Politique | Patron | Travail | |

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    Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard

    Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe – ourod en est un – les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie: au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques – vivants ou en bocaux – côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore: le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. À l’heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à «l’homme nouveau» et à la «femme de demain»? Pour répondre à cette question, l’auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui.

    Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard, Editions La Baconnière, 2020, 302p.

    MOTS CLÉS : Russie | Annick Morard | espace Russophone | ex URSS | culture soviétique | Monstres | espace post-soviétique | société russe | La Baconnière | Eastern |

  • AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

    Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Jeudi 30 Janvier 2020 de
    Annick Morard, à Echelle Inconnue, Ourod autopsie culturelle des monstres en Russie


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    Ru.net : géopolitique du cyberespace russophone. Géopolitique du cyberespace russophone , Kevin Limonier

    À tort ou à raison, la Russie s'est construit une image de « cyberpuissance » que les accusations américaines, en liaison avec l'élection de Donald Trump à la tête des États-Unis, renforcées par les récentes déclarations du nouveau président français, ont grandement contribué à façonner. Une certaine fascination s'est d'ailleurs installée, en Europe et surtout aux États-Unis, pour le rôle spécial que la Russie jouerait dans le cyberespace ; une véritable passion médiatique, que l'on retrouve dans les titres de presse et le choix d'un vocabulaire rappelant parfois les romans de John le Carré.

    Ru.net : géopolitique du cyberespace russophone. Géopolitique du cyberespace russophone , Kevin Limonier, Editions L'inventaire, collection Les Carnets de l'Observatoire, 2018, 128p.

    MOTS CLÉS : Russie | Kevin Limonier | cyberconflits | cyberguerre et cybersécurité | datasphère | Cyberespace Russophone | sciences et technologies en ex URSS | cartographie | Les Carnets de l'Observatoire | Eastern |

  • AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

    Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Jeudi 6 Février 2020 de
    Kevin Limonier, à Echelle Inconnue, La construction d'un Internet sous contrôle en Russie


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    L’Archipel des savants : histoire des anciennes villes d’élite du complexe scientifique soviétique, Kevin Limonier

    Révélé par Soljenitsyne en 1973, le Goulag n’était pas le seul archipel créé par le pouvoir soviétique. Un autre système d’îlots urbains s’est développé dès les années 1950, afin de produire les instruments de la puissance soviétique. Longtemps « invisibles », ces villes fermées, voire non cartographiées, ont produit durant la guerre froide le nec plus ultra scientifique et militaire nécessaire à la compétition technologique est-ouest : essais atomiques, réacteurs nucléaires, accélérateurs de particules, ordinateurs, modules spatiaux. Un siècle après la Révolution d'Octobre 1917, l'essai de Kevin Limonier s'applique à décrire les mutations de Baïkonour, Obninsk, Doubna ou Akademgorodok, depuis l’URSS de Khrouchtchev jusqu’à la Russie de Vladimir Poutine.

    L’Archipel des savants : histoire des anciennes villes d’élite du complexe scientifique soviétique, Kevin Limonier, Editions B2, 2018, 96p.

    MOTS CLÉS : Russie | Kevin Limonier | Cyberespace Russophone | sciences et technologies en ex URSS | cartographie | Editions B2 | Eastern |

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    SAUVE QUI PEUT, DEMAIN LA SANTÉ, Sabrina Calvo Elio Possoz Mélanie Fievet Ketty Steward LI-CAM Chloé Chevalier Norbert Merjagnan Lauriane Dufant Lise N. Théodore Koshka Sylvain Palard Raphaël Granier de Cassagnac Benno Maté Tristan Bultiauw Jean-Charles Vidal

    Une sélection de 15 textes sur près de 250 reçus, un recueil qui allie des noms bien connus de la science-fiction à de nouvelles plumes, dans une volonté d’ouvrir les imaginaires autour de ce sujet qui nous concerne toutes et tous. Entre futurs proches et galaxies à des années-lumière de notre XXIe siècle, Demain la santé explore la manière dont politiques de santé, technologies, marchandisation du soin transforment notre rapport au monde et donnent naissance à de nouveaux imaginaires, de nouveaux langages. Comment faire société quand le système de santé broie et exclut ? Peut-on rêver d’un accès aux soins pour toustes et open source ? Et si l’insurrection était la voie vers la démocratie sanitaire, la seule réponse à la violence multidimensionnelle de nos gouvernants ? Et s’il s’agissait avant tout de réinventer notre rapport au vivant, d’aimer un nénufar ou un enfant-chat, de soigner des espèces extraterrestres déracinées, de réinventer, au détour d’une planète aseptisée, le lien qui se crée entre celui qui est soigné et celui qui soigne ? Dans un monde en suspens, sur fond de crise écologique et démocratique, 15 nouvelles de science-fiction explorent les visages à venir ou oubliés du soin et de la santé, comme un nouveau souffle pour nous aider à tenir la distance et nous émanciper de la mécanique froide de la langue officielle. Un thème choisi en 2019, après celui du travail en 2017, pour évoquer les enjeux déjà très forts qui pèsent sur notre système de santé et que la pandémie de 2020 n’a fait hélas que mettre en exergue. À l’heure du confinement, de la distanciation et de la fracture sociale, de la nécessité de penser l’Après, Demain la santé ranime le souffle du combat et invite à repenser le lien qui nous attache à notre environnement intime, social et politique.

    SAUVE QUI PEUT, DEMAIN LA SANTÉ, Sabrina Calvo Elio Possoz Mélanie Fievet Ketty Steward LI-CAM Chloé Chevalier Norbert Merjagnan Lauriane Dufant Lise N. Théodore Koshka Sylvain Palard Raphaël Granier de Cassagnac Benno Maté Tristan Bultiauw Jean-Charles Vidal, Edition la Volte, 2020, 663 p.

    MOTS CLÉS : Recueil de nouvelles | Science Fiction | Santé | La Volte |

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    AU BAL DES ACTIFS. DEMAIN, LE TRAVAIL, Stéphane Beauverger Karim Berrouka Alain Damasio Emmanuel Delporte Catherine Dufour Léo Henry L.L. Kloetzer LI-CAM Luvan Norbert Merjagnan Ketty Steward Sabrina Calvo

    LE TRAVAIL QUI VIENT : thème majeur de nos sociétés occidentales, enjeu canonique des élections présidentielles, première cause de mouvements sociaux lors de la Loi El Khomri et de dossiers dans la presse. Et si la fiction s’en mêlait à son tour ? Entre disparition et retour au plein-emploi, les écrivains de science-fiction prennent parti. Lorsque les éditions La Volte lancent, le 1er mai 2016, en pleine ébullition de « Nuit Debout », l’appel à textes qui conduira au présent recueil, les ambitions levées pour les auteurs sont claires : dans un monde aux mutations espérées et redoutées à la fois, anticiper et projeter les devenirs possibles du Travail. On présageait des utopies positives ; il en émerge des bribes, çà et là. Même si ce sont des textes résolument féroces, sombres parfois, indignés toujours, qui nous percutent de plein fouet. Dîner aux chandelles sur les ruines de la Commune de Paris ; burnout d’un écrivain face aux lois du marché ; jugement constant des uns par les autres sur un faux air de Black Mirror ; uberisation XXL dévorant l’énergie vitale de jeunes actifs sur-diplômés ; trader S.D.F. ; coach à la dérive ; intelligences artificielles séditieuses ; révoltes sociales dans un centre de tri de cercueils… Telle est l’admirable fête du Bal des Actifs, ce marché furieux où chacun se vend, se donne, se perd ou se vole, cette sarabande au bord du gouffre qu’est notre présent. Dans la lignée des ouvrages Ceux qui nous veulent du bien (2010) ou Faites demi-tour dès que possible (2014), La Volte poursuit son exploration de notre actualité restructurée par le prisme de la science-fiction. Douze nouvelles par douze auteurs engagés et reconnus. Parmi eux, les plus grands noms de la S-F francophone. Le tout serti d’une postface signée Sophie Hiet, scénariste de la série au titre évocateur, Trepalium, qui clôt le recueil en une brillante synthèse entremêlant les thématiques explorées aux théories économiques et sociales actuelles. Les auteurs : Stéphane Beauverger, Karim Berrouka, Alain Damasio, Emmanuel Delporte, Catherine Dufour, Léo Henry, L.L. Kloetzer, Li-Cam, luvan, Norbert Merjagnan, Ketty Steward, Sabrina Calvo. La nouvelle Serf-made-man ? Ou la créativité discutable de Nolan Peskine d’Alain Damasio a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire 2018.

    AU BAL DES ACTIFS. DEMAIN, LE TRAVAIL, Stéphane Beauverger Karim Berrouka Alain Damasio Emmanuel Delporte Catherine Dufour Léo Henry L.L. Kloetzer LI-CAM Luvan Norbert Merjagnan Ketty Steward Sabrina Calvo, Edition la Volte, 2017, 614 p.

    MOTS CLÉS : Recueil de nouvelles | Science Fiction | Dystopie | Travail | La Volte |

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    Vurt, Jeff Noon

    Dans un Manchester en ruines rôde une poignée de junkies, les Chevaliers du Speed, à la recherche de la meilleure des drogues : des plumes colorées qui donnent accès au Vurt, le monde imaginaire dans lequel ils ont perdu l’une des leurs. Poursuivis par les flics, confrontés à des hommes à moitié chiens, des Ombrefemmes, ils tractent une créature improbable et constamment en manque pour l’échanger contre leur camarade. À 200 à l’heure dans des espaces virtuels hantés, Scribble poursuit sa quête qui le mènera au-delà de toutes frontières, sans espoir de retour. Comme dit Maître Chat, cependant, soyez prudents, très prudents, ce voyage n’est pas pour les faibles. Dans ce roman poétique et hallucinatoire, tous repères brouillés, on se laisse porter par la langue et les images, entre réel et irréel. La plume de Jeff Noon est aussi stupéfiante que celles de son récit. Un Alice au Pays des Merveilles moderne écrit par l’auteur le plus barré de sa génération. Prêt à plonger dans le MétaVurt ? Jeff Noon, né en 1957 dans la banlieue de Manchester, est un musicien, peintre et dramaturge. Parfois comparé à William Gibson, parfois associé à la génération "trash" d'Irvine Welsh et John King, cet auteur culte en Angleterre construit un univers hallucinatoire, hanté par le Vurt et Alice au Pays des Merveilles.

    Vurt, Jeff Noon, Edition la Volte, 2006, 348 p.

    MOTS CLÉS : Jeff Noon | Roman | Science Fiction | Dystopie | La Volte |

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    SPLINES, Luvan

    Objet littéraire offert à la curiosité du voyageur intrépide, Splines rassemble des nouvelles, fragments et chroniques visant à extraire l’essence de lieux hors norme. À travers ces « interpolations topographiques », accompagnées des natures mortes et croquis de voyage de Nacha Vollenweider, luvan fait surgir comme par magie des scènes, un passé enfoui ou un futur inventé, qui reconfigurent nos regards. Forant chaque détail porteur d’histoire, l’autrice pousse à son extrême la poétique de la ruine pour invoquer le monde malgré nous, aux confins de l’utopie. luvan a publié des romans et des nouvelles, principalement aux éditions Dystopia (Cru, Few of us) et à La Volte (Susto, l’époustouflant Agrapha). Dans Splines, elle a invité Nacha Vollenweider à donner son propre écho à ses textes.

    SPLINES, Luvan, Edition la Volte, 2022, 239 p.

    MOTS CLÉS : Luvan | Recueil de nouvelles | Science Fiction | Ruines | Utopie | La Volte |

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    Koinè, ou la conquête du plein, Mélanie Fievet

    Toi aussi, tu as fui. Tu as préféré te lover au centre pour te rapprocher des bords. Tu ne sais plus comment réfléchir la lumière. Ta vie, comme Koinè, est en forme de tore. Construite autour d’une absence. » Oui le capitalisme est mort, la révolution faite, la Terre sauvée. Une petite partie, au moins. Ce qu’on a pu. Aujourd’hui tout le monde jouit d’un bonheur fragile, nourrit de solidarité et de frugalité. Tout le monde ? Au cœur de l’archipel Koinè, il y a pourtant un creux. Une vieille ville abandonnée, comme un grenier pour toutes les architectures du monde, et déserte sauf une étrange pension : hôtel des deuils, des rêves déçus, des colères amères, des gens usés. Dans ces couloirs rôdent de drôles de fantômes. Elpy abandonnée par sa sœur ; la colérique Aliocha se défoulant dans des simulateurs de XXIe siècle capitaliste ; Soran, le meneur révolutionnaire repenti ; et le réceptionniste désabusé Bob Blaine. Toutes et tous cherchent un abri dans les ruines, où espérer se reconstruire. Mais on vient d’annoncer la nouvelle : sous cette pension du bout du monde un terrible séisme approche. Premier roman de l'auteur de "La Horde du Contrevent", la Zone est un livre de combat contre nos sociétés de contrôle (prix Utopiales européen 2007). Spirales végétales, interstices protecteurs, chants collectifs ou fan-fictions effrénées, Koinè accueille toutes les voix, mais qu'en est-il de celles qui ne veulent plus s'exprimer?

    Koinè, ou la conquête du plein, Mélanie Fievet, Edition la Volte, collection Eutopia, 2024, 116 p.

    MOTS CLÉS : Mélanie Fievet | Roman | Science Fiction | Eutopie | Collection Eutopia | La Volte |

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    La Zone du Dehors, Alain Damasio

    2084. Orwell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Laquelle?? La nôtre.Au cœur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte. Le Dehors est leur pays, subvertir leur seule arme.Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution –?et même au-delà, jusqu’à construire cette vie de partage, rouge, que personne ne pourra plus leur délaver. Premier roman de l'auteur de "La Horde du Contrevent", la Zone est un livre de combat contre nos sociétés de contrôle (prix Utopiales européen 2007).

    La Zone du Dehors, Alain Damasio, Edition la Volte, 2007, 490 p.

    MOTS CLÉS : Alain Damasio | Roman | Science Fiction | Aventure | La Volte |

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    La Horde du Contrevent, Alain Damasio

    Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu’un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s’y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d’eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu’en Extrême-Aval ait été formé un bloc d’élite d’une vingtaine d’enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueule, leur vie durant, le vent jusqu’à sa source, à ce jour jamais atteinte : l’Extrême-Amont. Roman couronné par le Grand Prix de l'Imaginaire 2006.

    La Horde du Contrevent, Alain Damasio, Edition la Volte, 2004, 521 p.

    MOTS CLÉS : Alain Damasio | Roman | Science Fiction | Aventure | La Volte |

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    L'Iliade ou Le poème de la force, Simone Weil

    Quelle est-elle cette force «devant quoi la chair des hommes se rétracte»? Paru dans les Cahiers du Sud en 1941, L’Iliade ou le poème de la force participe à la fois de l’essai savant, du traité politique et métaphysique et du texte poétique. En pleine débâcle française, cette réflexion sur la première grande épopée de l’Occident s’adresse à ceux et celles qui ont résisté et résistent encore à la soumission, et nous rappelle que tout vainqueur sera vaincu à son tour s’il s’agenouille devant la force.

    L'Iliade ou Le poème de la force, Simone Weil, Eclat, 2014, 90p.

    MOTS CLÉS : Simone Weil | Connaissance | Politique | Économie | Sciences humaines | Sociologie anthropologie |

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    La Condition ouvrière, Simone Weil

    En décembre 1934, Simone Weil entre comme «manœuvre sur la machine» dans une usine. Professeur agrégé, elle ne se veut pas «en vadrouille dans la classe ouvrière», mais entend vivre la vocation qu'elle sent être sienne : s'exposer pour découvrir la vérité. Car la vérité n'est pas seulement le fruit d'une pensée pure, elle est vérité de quelque chose, expérimentale, «contact direct avec la réalité». Ce sera donc l'engagement en usine, l'épreuve de la solidarité des opprimés - non pas à leurs côtés, mais parmi eux. L'établissement en usine, comme, plus tard, l'engagement aux côtés des anarchistes espagnols ou encore dans les rangs de la France libre, est la réponse que Simone Weil a trouvée au mensonge de la politique, notamment celle des dirigeants bolcheviks qui prétendaient créer une classe ouvrière libre, alors qu'aucun «n'avait sans doute mis le pied dans une usine et par suite n'avait la plus faible idée des conditions réelles qui déterminent la servitude ou la liberté des ouvriers». Ce qui, toujours, a fait horreur à Simone Weil dans la guerre, qu'elle soit mondiale ou de classes, «c'est la situation de ceux qui se trouvent à l'arrière».

    La Condition ouvrière, Simone Weil, Paris, Gallimard, coll. « Espoir », 1951, 276 p.

    MOTS CLÉS : Simone Weil | Connaissance | Politique | Économie | Sciences humaines | Sociologie anthropologie |

  • Ouvrage disponible

    Contre la résilience. À Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault

    Funeste chimère promue au rang de technique thérapeutique face aux désastres en cours et à venir, la résilience érige leurs victimes en cogestionnaires de la dévastation. Ses prescripteurs en appellent même à une catastrophe dont les dégâts nourrissent notre aptitude à les dépasser. C’est pourquoi, désormais, dernier obstacle à l’accommodation intégrale, l’« élément humain » encombre. Tout concourt à le transformer en une matière malléable, capable de « rebondir » à chaque embûche, de faire de sa destruction une source de reconstruction et de son malheur l’origine de son bonheur, l’assujettissant ainsi à sa condition de survivant. À la fois idéologie de l’adaptation et technologie du consentement à la réalité existante, aussi désastreuse soit-elle, la résilience constitue l’une des nombreuses impostures solutionnistes de notre époque. Cet essai, fruit d’un travail théorique et d’une enquête approfondie menés durant les dix années qui ont suivi l’accident nucléaire de Fukushima, entend prendre part à sa critique. La résilience est despotique car elle contribue à la falsification du monde en se nourrissant d’une ignorance organisée. Elle prétend faire de la perte une voie vers de nouvelles formes de vie insufflées par la raison catastrophique. Elle relève d’un mode de gouvernement par la peur de la peur, exhortant à faire du malheur un mérite. Autant d’impasses et de dangers appelant à être, partout et toujours, intraitablement contre elle.

    Contre la résilience. À Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault, L’échappée, 2021, 368 p.

    MOTS CLÉS : Thierry Ribault | Résilience | L’échappée | Économie | Sciences humaines | Sociologie anthropologie |

  • AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

    Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Lundi 27 Février 2023 de
    Thierry Ribault, à Echelle Inconnue, Contre la resilience