• Ouvrage disponible

    La gouvernance de l'espace : L'architecture comme vecteur politique, Jean-Louis Cohen

    En 2018, Jean-Louis Cohen (1949-2023) a participé avec enthousiasme au livre qui a inauguré la collection Architectures contemporaines aux éditions Hermann, À quoi sert l’histoire de l’architecture aujourd’hui ?. Il avait choisi de répondre à une autre question, celle de savoir si l’architecture servait aux politiques. « Beaucoup des régimes ayant élaboré une politique architecturale, et pas seulement les totalitarismes patentés, allemand, italien, japonais ou russe, l’ont assise sur des précédents. Ces programmes ont appelé des récits historiques conformes, des plus savants aux plus serviles, afin de justifier des formes historicistes. » Le texte du présent ouvrage est la version initialement rédigée en français pour la série de conférences sur les relations entre architecture et politique donnée à Mendrisio dans le cadre de la Chaire Borromini 2016-2017 (publiées en italien sous le titre Il governo dello spazio: l’archittetura come vettore politico. L’essai, composé de cinq chapitres adoptant une approche transversale du sujet, se termine par l’évocation de la fin du premier mandat de Donald Trump, dont les effets sont toujours d’actualité. L'Académie d'Architecture et docomomo France se sont associés pour rendre possible la publication de ces textes en français tant il semblait juste que l'hommage rendu à Jean-Louis Cohen après sa brutale disparition se matérialise par ses propres écrits.

    La gouvernance de l'espace : L'architecture comme vecteur politique, Jean-Louis Cohen, Editions Hermann, Novembre 2025.

    MOTS CLÉS : Editions Hermann | Jean-Louis Cohen | Gouvernance | Urbanisme | Ville | Architecture | Politique | Histoire | Territoire | Métropole | Géographie |

  • Ouvrage disponible

    Topographie anécdotée* du hasard, Daniel Spoerri

    La Topographie supporte allègrement une seconde lecture : je viens d'en faire l'expérience, au calme des Pyrénées. Je ne réussis cependant pas à digérer le terme "anecdoté" (Topographie anecdotée du Hasard). Après examen approfondi du Grand Larousse Illustré en 7 volumes je te fais remarquer : 1. que l'ortographe "anecdoté, ée", qui supposerait un verbe "anecdoter" (inexistant) n'est pas mentionnée, et qu'il faut donc la considérer comme un néologisme de ton invention, néologisme peu harmonieux au demeurant. 2. que le mot "anecdote" pris dans son acception primitive (du grec anekdotos) signifie "inédit" : je livre cette observation à ta méditation. 3. qu'il existe en revanche le mot "anecdotomanie" dont on peut très correctement tirer "anecdotomaniaque", et qui signifie : manie de recherche, de raconter des anecdotes. Ce terme me paraît convenir excellement à ton propos. Il offre en outre l'avantage d'être reconnu par l'Académie (ce qui fait très "nouveau réaliste"). P. Restany

    Topographie anécdotée* du hasard, Daniel Spoerri, Editions Othello, Novembre 2016.

    MOTS CLÉS : Editions Othello | Daniel Spoerri | Topographie | Art | Poésie | Anecdotes | Cartographie | Autobiographie | Littérature | Esthétique |

  • Ouvrage disponible

    ALGOFFSHORE - The Art of Automating Tax Evasion, RYBN.ORG

    The ALGOFFSHORE series of flowcharts (RYBN.ORG, 2017- 2021) presents five ready-to-use strategies for evading taxes or social and environmental obligations. En passant, these flowcharts document how contemporary financial engineering allows multinationals and enterprises to optimize profits, render transactions opaque, maximise anonymity, and circumvent all kinds of regulations hindering the smooth circulation – and ultimately the accumulation – of capital. As such, the present publication can be seen as a tactical manual for the art of evasion. With an article by Pekko Koskinen and interviews of Citizens Against Bank Exploitation, Le Freeport, Melle Smets, Lora Verheecke.

    ALGOFFSHORE - The Art of Automating Tax Evasion, RYBN.ORG, Editions SET MARGINS', Editions RRose, Février 2025.

    MOTS CLÉS : Editions SET MARGINS' | Editions RRose | RYBN.ORG | Fiscalité | Finance | Économie | Fraude | Criminalité | Capitalisme | Sociale | Art |

  • Ouvrage disponible

    Les gardiens de la raison : Enquête sur la désinformation scientifique, Stéphane Foucart Stéphane Horel Sylvain Laurens

    Les années 2000 ont vu déferler les mensonges des industriels du tabac, des énergies fossiles ou des pesticides et leurs études dissimulant la dangerosité de leurs produits. Explorant les nouvelles frontières du lobbying, cette enquête dévoile les stratégies de manipulation qu'emploient désormais ces "marchands de doute" pour s'emparer du marché de l'information scientifique. Leur cible privilégiée n'est plus seulement le ministre ou le haut fonctionnaire. Aux aguets sur les réseaux sociaux, des agences spécialisées visent le blogueur passeur de science, le youtubeur, le micro-influenceur. Instrumentalisés pour propager des contenus dégriffés, les amateurs de science sont transformés en relais zélés des messages de l'industrie et en viennent à se considérer comme des gardiens de la raison. Si peu savent qu'ils amplifient des éléments de langage concoctés par des officines de relations publiques, une poignée d'intellectuels et de scientifiques, en revanche, participent sciemment à la réactualisation, autour de la science, de tout le crédo conservateur. Un projet politique volontiers financé par l'argent des industriels libertariens, et qui porte la marque de leur idéologie anti-environnementaliste et antiféministe. Journalistes au Monde, Stéphane Foucart et Stéphane Horel ont reçu en 2018 le Prix européen du journalisme d'enquête pour leur série sur les Monsanto Papers. Le premier a notamment publié La Fabrique du mensonge (Denoêl, 2013) et la seconde Lobbytomie (La Découverte, 2018). Sylvain Laurens est sociologue, directeur d'études à l'EHESS et auteur de Militer pour la science (Éditions de l'EHESS, 2019).

    Les gardiens de la raison : Enquête sur la désinformation scientifique, Stéphane Foucart Stéphane Horel Sylvain Laurens, Editions La Découverte, 2025.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Stéphane Foucart | Stéphane Horel | Sylvain Laurens | Science | Désinformation | Lobby | Industrie | Climat | Écologie | Publicité | Sociale | Politique | Propagande | Médias |

  • Ouvrage disponible

    L'irruption de la sûreté : dans les pratiques d'urbanisme et de construction, PUCA

    L'irruption de la sûreté dans les pratiques d'urbanisme et de construction. Un partenaire nouveau siège à la table des co-producteurs du projet urbain : l'expert en sûreté. Prescription ? expertise ? Conseil ? Ses missions sont encore variables mais son impact est net. Autant par l'expression de la fonction et de l'usage des espaces que par les préconisations pour la gestion et l'exploitation des lieux. À partir d'expériences concrètes, très diverses, à toutes les échelles, de la définition du projet à la conduite du chantier, un groupe d'experts en sûreté fait ici l'analyse des conditions et de l'évolution de la commande. En plaçant dans leurs contextes les préoccupations sécuritaires des maîtres d'ouvrage et des maîtres d'oeuvre. Le plan / urbanisme / construction / architecture / PUCA depuis sa création en 1998, développe à la fois des programmes de recherche incitative, des actions d'expérimentation et apporte son soutien à l'innovation et à la valorisation scientifique et technique dans les domaines de l'aménagement des territoires, de l'habitat, de la construction et de la conception architecturale et urbaine. Organisé selon quatre grands départements de capitalisation des connaissances: sociétés urbaines et habitat traite des politiques urbaines dans leurs fondements socio-économique ; Territoires et aménagement s'intéresse aux enjeux du développement urbain durable et de la planification ; Villes et architecture répond aux enjeux de qualité des réalisations architecturales et urbaines ; Technologies et construction couvre les champs de l'innovation dans le domaine du bâtiment ; le PUCA développe une recherche finalisée autour de plusieurs programmes : La ville pour tous / Se loger, habiter / Organiser les territoires / Le renouvellement urbain / Le futur de l'habitat / Innover pour construire durable / Énergie dans le bâtiment : PREBAT ; et d'ateliers thématiques assurant des transversalités entre programme sous forme de rencontres entre chercheurs et acteurs, décideurs publics ou représentant des milieux professionnels, ainsi que des programmes d'appui : .actions régionales pour lesquelles le PUCA a suscité l'émergence de pôles régionaux sur le développement et l'aménagement des territoires . actions internationales dont Europan, programme européen de concours d'idées entre jeunes architectes .actions vers les professionels .actions de valorisation et de diffusion-communication des résultats de ses travaux.

    L'irruption de la sûreté : dans les pratiques d'urbanisme et de construction, PUCA, Editions PUCA, Janvier 2007.

    MOTS CLÉS : Editions PUCA | PUCA | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Aménagement | Construction | Territoires | Planification | Innovation | Expérimentation | Développement durable | Environnement | Écologie | Bâtiment | Énergie |

  • Ouvrage disponible

    L'état du mal logement en France 2011 : Rapport annuel #16, Fondation pour le Logement des Défavorisés

    Dans ce 16e rapport sur l'État du mal-logement en France, la Fondation Abbé Pierre dresse un état des lieux bien sombre, appelant chacun à s'interroger sur les limites des politiques du logement du logement conduites actuellement, des politiques qui s'affranchissent d'une nécessaire remise en cause de leurs objectifs et de leurs modalités d'intervention, alors que la situation du logement est aggravée par une crise économico-financière aux conséquences sociales inquiétantes. Ce contexte, d'une indignité qui renvoie à l'appel de l'abbé Pierre, pousse la Fondation à interpeller les pouvoirs publics afin qu'ils mettent enfin le logement au cœur de leurs priorités politiques, et au cœur du débat de la campagne présidentielle 2012, afin de proposer une réponse à la hauteur de la situation décryptée dans ce rapport. Enquêtes à l'appui, la Fondation Abbé Pierre rappelle que la crise économique a incontestablement renforcé la crise du logement. Elle a amplifié la sensibilité des ménages pauvres et précaires face aux charges de logement ou aux obstacles leur permettant de se procurer un toit. Bien plus, elle a crée de nouvelles fragilités et élargi le champ de ceux qui se retrouvent en butte à ces problèmes de logement, en touchant également les classes moyennes. Le rapport aborde aussi la question de la propriété immobilière, dimension prioritaire et centrale de la politique du logement conduite depuis 2007, marquée par la volonté du Président de la République de voir "une France de propriétaires" s'installer. Si l'ambition de favoriser le développement de la propriété est louable tant elle fait écho aux aspirations des Français, c'est aussi aujourd'hui, tel qu'il est conduit actuellement, un processus profondément inégalitaire et loin de constituer une protection pour chacun. Ce rapport est noir, mais pas désespéré. Il s'achève ainsi par des propositions permettant, selon la Fondation Abbé Pierre, de réactiver une action publique qui avait vu la situation du logement en France s'améliorer très sensiblement jusqu'à la fin des Trentre Glorieuses. Et le Carton rouge au mal-logement est un signal d'alarme qui marque la limite de l'inacceptable et invite à repartir de l'avant plutôt qu'à baisser les bras devant l'ampleur de la tâche...

    L'état du mal logement en France 2011 : Rapport annuel #16, Fondation pour le Logement des Défavorisés, Editions Fondation pour le Logement des Défavorisés, Janvier 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Fondation pour le Logement des Défavorisés | Fondation pour le Logement des Défavorisés | France | Mal-logement | Logement | Sans-abri | Crise | Précarité | Habitat | Politique | Inégalités | Droit | Immobilier |

  • Ouvrage disponible

    Terra Forma: Manuel de cartographies potentielles, Frédérique Aït-Touati Alexandra Arènes Axelle Gregoire Bruno Latour

    Terra Forma raconte l’exploration d’une terre inconnue : la nôtre. Cinq siècles après les voyageurs de la Renaissance partis cartographier les terra incognita du Nouveau Monde, cet ouvrage propose de redécouvrir autrement cette Terre que nous croyons si bien connaître. En redéfinissant, ou plutôt en étendant le vocabulaire cartographique traditionnel, il offre un manifeste pour la fondation d’un nouvel imaginaire géographique et, ce faisant, politique. Si certains des phénomènes auxquels nous assistons (érosion des sols, épuisement des ressources, accélération des espaces-temps urbains, intensification des zones polluées) nous échappent par leur échelle, leur durée, leur ampleur, c’est par le développement de nos techniques de représentation que l’on peut espérer mieux les comprendre. En mettant en « cartes » certaines propositions des sciences du Système-Terre et de la pensée écologique contemporaine, Terra Forma permet de mieux saisir leur portée politique. Les sept chapitres de ce livre sont des points de vue sur la réalité, de possibles visions du monde esquissées par différents prismes, comme autant d’instruments optiques : par les profondeurs, par les mouvements, par le point de vie, par les périphéries, par le pouls, par les creux, par les disparitions et les ruines, ils produisent des savoirs situés, incarnés. Écrit sur le mode du récit d’exploration, cet ouvrage se veut aussi un manuel de dessin, qui invite le lecteur à explorer les techniques de représentation sur divers terrains, dans le but de constituer progressivement et collectivement un atlas d’un nouveau genre. Travail expérimental à six mains, Terra Forma est le résultat d’une collaboration entre deux architectes dont la pratique se trouve à la croisée des questions de paysage et de stratégie territoriale, Alexandra Arènes et Axelle Grégoire, et une historienne des sciences, Frédérique Aït-Touati.

    Terra Forma: Manuel de cartographies potentielles, Frédérique Aït-Touati Alexandra Arènes Axelle Gregoire Bruno Latour, Editions B42, Août 2023.

    MOTS CLÉS : Editions B42 | Frédérique Aït-Touati | Alexandra Arènes | Axelle Gregoire | Géographie | Cartographie | Géographie | Design | Territoire | Utopie | Sociale | Urbain |

  • Ouvrage disponible

    TRANS-LOCAL-ACT. Cultural Practices Within and Across, Doina Petrescu Constantin Petcou Nishat Awan

    Ce livre rassemble une série de réflexions et de pratiques autour des questions de production culturelle locale et trans-locale occasionnées lors d’un projet de réseau collaboratif traversant différents contextes européens : Rhyzom (www.rhyzom.net). Toutes ces cultures sont intrinsèquement reliées à des aspects politiques, économiques, sociaux et matériels, mais également à des temporalités spécifiques, des spatialités, des histoires et des expériences individuelles et collectives. Ce livre est une tentative de créer des liens transversaux et des connexions à travers des cadrages locaux différents et de saisir les principes de la nature dynamique et complexe des notions de “local” et de “culture” à travers de multiples formes de pratiques, qui apportent des réponses à la condition critique de la culture dans la société contemporaine. Il traite des relations entre le “local” et le “trans-local”, le “lieu” et la “culture”, les questions de conflits et de contestation, le commun et la communauté, les institutions et les actions. Ce livre a été écrit par des architectes, des artistes, des activistes, des travailleurs culturels, des éducateurs, des sociologues habitant dans différentes zones rurales et urbaines en Europe. Il est adressé à quiconque se sent concerné par les relations entre culture, subjectivité, espace et politique aujourd’hui.

    TRANS-LOCAL-ACT. Cultural Practices Within and Across, Doina Petrescu Constantin Petcou Nishat Awan, Editions aaa/peprav, Janvier 2010.

    MOTS CLÉS : Editions aaa/peprav | Doina Petrescu | Constantin Petcou | Nishat Awan | Culture | Éducation | Local | Art | Sociologie | Géographie | Cartographie | Urbain | Urbanisme | Activisme | Institutions | Collectif | Écologie |

  • Ouvrage disponible

    1848 : la révolution oubliée, Michèle Riot-Sarcey Maurizio Gribaudi

    La révolution de février 1848 a mis fin à la monarchie de Juillet et inauguré la brève expérience de la IIe République. Mais trois mois après cet immense espoir, l'armée et les gardes mobiles ont brisé l'insurrection d'ouvriers et d'artisans parisiens, barricadés dans l'est de la ville. Pendant plusieurs jours, la République a bombardé et massacré les insurgés : 3 500 morts officiels, plus de 10 000 selon des témoins. À ces victimes s'ajoutent un grand nombre de déportés au bagne ou ailleurs. C'est cette histoire tragique et oubliée que restitue ce livre. À partir d'un étonnant corpus documentaire, les auteurs montrent en quoi les événements de juin 1848, plus précisément, constituent un moment clé pour comprendre la mise en berne des utopies surgies de l'inachèvement de la Révolution française. En s'appuyant sur les récits de témoins, ils rendent compte de ce temps d'ouverture exceptionnelle à l'espérance et à la liberté de pensée, tout en retraçant la succession des drames qui ont conduit du rêve au cauchemar. Ce livre met en scène la fabrique de l'histoire à travers les perceptions qui se croisent, de manière souvent aveugle, dans le feu de l'action. Maurizio Gribaldi, directeur d'études à l'EHESS, est notamment l'auteur de itinéraires ouvriers. Espaces et groupes sociaux à Turin au XXe siècle (EHESS, 1987) et Espaces, temporalités stratifications (EHESS, 1999). Michèle Riot-Sarcey, professeure d'histoire contemporaine à l'université Paris-VIII, historienne du XIXe siècle, du politique, du féminisme et des utopies, est notamment l'auteur de Histoire du féminisme (La Découverte, 2002, 2008) ; elle a dirigé le Dictionnaire des utopies (Larousse, 2002, 2006).

    1848 : la révolution oubliée, Michèle Riot-Sarcey Maurizio Gribaudi, Editions La Découverte, Septembre 2009.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Michèle Riot-Sarcey | Maurizio Gribaudi | Paris | Révolution | République | Guerre | Utopie | Histoire | Femme | Genre | Proudhon | Marx | État | Politique | Démocratie |

  • Ouvrage disponible

    Voisins de passage : Une microhistoire des migrations, Fabrice Langrognet

    En portant son regard sur une " cité " d'habitation, au cœur de la Plaine-Saint-Denis, Fabrice Langrognet offre une passionnante histoire sociale et culturelle des migrations en France, du début de la IIIe République à la crise des années 1930. La Plaine-Saint-Denis est alors un immense quartier industriel où se croisent des myriades de migrants issus des classes populaires, d'origine provinciale, étrangère ou coloniale. S'appuyant sur des sources inédites qu'il ausculte avec une incroyable minutie, l'historien raconte comment les occupants de l'immeuble arrivent et repartent, se côtoient et s'ignorent, sympathisent et s'affrontent, redessinant sans cesse les contours de leurs appartenances. Il reconstitue ainsi l'expérience vécue de plusieurs générations d'hommes, de femmes et d'enfants qui cherchent leur chemin dans les fracas du monde. Ici, la silhouette d'un jeune voisin connu pour jouer lestement du surin se dresse dans l'étroit passage qui mène à la porte cochère. Là, c'est la propriétaire implacable qui réclame sur-le-champ le paiement des loyers. Un peu plus loin, à l'usine, monsieur le directeur promet d'une voix bienveillante une place à quelque neveu resté au pays ; il se montre moins affable quand on lui parle du droit du travail... Vivre à cet endroit et à cette époque impose de composer avec un environnement en constante évolution et de tirer parti, dans mille et une interactions quotidiennes, des règles d'un jeu social complexe. C'est à ce prix que l'on parvient à se repérer dans un univers en ébullition où les allégeances nationales, ethniques, raciales, de genre et de classe se recomposent sans cesse. Grand Prix des Rendez-vous de l'histoire de Blois 2024. Fabrice Langrognet, docteur de l'université de Cambridge et ancien élève de l'École normale supérieure (ENS) et de l'École nationale d'admninistration (ENA), est chercheur en histoire à l'université d'Oxford et au Centre d'histoire sociale des mondes contemporain de l'université Paris-1.

    Voisins de passage : Une microhistoire des migrations, Fabrice Langrognet, Editions La Découverte, Septembre 2023.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Fabrice Langrognet | Immigration | Migration | Histoire | Banlieue | Logement | Prolétariat | Patrimoine | Mobilité | Sociale |

  • Ouvrage disponible

    Atlas des migrations dans le monde: Libertés de circulation, frontières et inégalités, Migreurop

    Ce nouvel atlas du collectif Migreurop propose un traitement original et éclairant des enjeux migratoires contemporains en interrogeant une question forte : la liberté de circulation. Cette notion, soit présentée tel un slogan pour contester les politiques migratoires, soit brandie pour dénigrer toute tentative de penser ces politiques hors du strict contrôle migratoire, fait en effet l’objet d’un traitement très clivant dans l’espace public. Cet ouvrage propose une prise de recul nécessaire en apportant à des éléments à la fois théoriques et tirés de l'expérience vécue des migrants : mise en perspective des dynamiques historiques de la liberté de circulation, présentation des grands espaces de circulation existants, les migrations humaines au regard des migrations de capitaux et marchandises, les formes de circulation mises en oeuvre par les migrants eux-mêmes, les imaginaires contradictoires sur le fait migratoire. Chaque partie est constituée d'une dizaine de planches faisant dialoguer des textes d'experts avec une iconographie riche et créative (cartes, dessins, photographies), et alternant des thématiques "classiques" aux sujets les plus actuels (pandémie, circulation des données, migrations des femmes, écologie...). Dans un paysage politique et médiatique qui place au centre de l’attention les entraves aux mouvements, cet atlas vient ainsi contribuer aux débats sur le futur des politiques migratoires, et ouvrir le champ des possibles. Migreurop est un réseau euro-africain de militant.e.s et chercheur.se.s dont l'objectif est de décrypter les politiqus européennes d'immigration et d'asile et leurs conséquences sur les conditions de vie et les droits des personnes exilées.

    Atlas des migrations dans le monde: Libertés de circulation, frontières et inégalités, Migreurop, Editions Armand Colin, Septembre 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Migreurop | Immigration | Migration | Liberté | Frontières | Inégalités | Géographie | Politique | Capital | Économie | Commerce | Écologie |

  • Ouvrage disponible

    Surveiller et Punir de Michel Foucault : Regards critiques 1975-1979, Michel Foucault Philippe Artières Jean-François Bert Pierre Lascoumes Pascal Michon Collectif

    Surveiller et Punir est le premier ouvrage que Michel Foucault réalise en parallèle à son enseignement au Collège de France. Hors de l'amphithéâtre, la présence du philosophe est, au début des années 1970, moins sur les tables de librairies que dans l'actualité, en particulier avec le GIP(Groupe information prison). De fait, l'intellectuel participe à de nombreux combats. Son grand " livre des peines " a un succès immédiat, résonnant avec une actualité politique et sociale encore fortement marquée par les événements de 1968. Un succès qui réside dans la capacité de Michel Foucault à tenir ensemble, et pour la première fois, un travail de la pensée et une attention au contemporain relevant d'une " histoire du présent r. Plus de trente ans après la publication de Surveiller et Punir, on peut mesurer la manière dont les principaux concepts forgés par Michel Foucault, comme ceux de discipline, de panoptisme ou d'illégalisme, ont fini par s'imposer dans les sciences humaines. Cela montre aussi la formidable actualité de Michel Foucault pour penser notre présent. Textes choisis, traduits et présentés par Philippe Artières, Jean-François Bert, Pierre Lascoumes, Pascal Michon, Luca Paltrinieri, Ariane Revel, Judith Revel, Jean-Claude Zancarini. Avec deux extraits de notes manuscrites de Michel Foucault autour de L'impossible Prison (1978-1980).

    Surveiller et Punir de Michel Foucault : Regards critiques 1975-1979, Michel Foucault Philippe Artières Jean-François Bert Pierre Lascoumes Pascal Michon Collectif, Editions Presses Universitaires de Caen, Janvier 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Presses Universitaires de Caen | Michel Foucault | Philippe Artières | Jean-François Bert | Pierre Lascoumes | Pascal Michon | Sociale | Philosophie | Discipline | Surveillance | Justice | Contrôle |

  • Ouvrage disponible

    Dérives pour Guy Debord, Jacob Rogozinski Michel Vanni Gérard Briche Yan Ciret Jörn Etzold Helga Finter Céline Flécheux Sandrine Israël-Jost Anselme Jappe Vincent Kaufmann Ciprian Mihali Jean-Philippe Milet Frédéric Neyrat Corinne Pencenat Jean-Christophe Valtat Dav

    Aujourd'hui ou le spectacle envahit tontes les dimensions de notre vie, nous avons plus que jamais besoin d'une critique de l'aliénation spectaculaire : pour que les utopies de demain puissent survivre à leur propre mise en images. Cette critique a été amorcée par Guy Debord (1931-1994), le principal théoricien de l'Internationale Situationniste. Si sa pensée a gardé toute sa pertinence, c'est parce que le projet d'émancipation qui l'anime est porté par une critique radicale des moyens destinés à le mettre en oeuvre. Tant il est vrai qu'on ne peut " combattre l'aliénation sous des formes aliénées ". C'est bien là le sens du detournemeut, ou de la pratique situationniste de la dérive : abolir la séparation sans la renforcer, en y circulant comme en contrebande pour mieux tisser d'autres rapports entre les hommes. Les contributions au présent volume entendent explorer les différents chemins empruntés par la théorie et la pratique debordienne du détournement. Au niveau du sujet et de sa mise en scène tout d'abord, une scène qu'il doit détourner en organisant sa propre invisibilité. Au niveau politique ensuite, parce que le devenir du sujet est inséparable de sa lutte contre une organisation sociale qui entend le réduire a ses produits séparés. Au niveau esthétique enfin, puisque cette séparation marchande s'incarne dans les reflets sensibles livrés à notre contemplation aliénée. En 1966-67, l'Internationale Situationniste s'était fait connaître lors des "évènements de Strabourg", qui apparaissent aujourd'hui comme une "répétition générale" de Mai 68. Au début de l'année 2007, à l'occasion des 40 ans de ces évènements, s'est tenu dans cette ville à l'initiative de Jacob Rogozinski et du Parlement des philosophes le premier colloque international consacré à Guy Debord. Les textes rassemblés ici sont issus de ces journées d'étude et de débat.;

    Dérives pour Guy Debord, Jacob Rogozinski Michel Vanni Gérard Briche Yan Ciret Jörn Etzold Helga Finter Céline Flécheux Sandrine Israël-Jost Anselme Jappe Vincent Kaufmann Ciprian Mihali Jean-Philippe Milet Frédéric Neyrat Corinne Pencenat Jean-Christophe Valtat Dav, Editions Van Dieren, Collection par Ailleurs, Janvier 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Van Dieren | Jacob Rogozinski | Michel Vanni | Gérard Briche | Yan Ciret | Jörn Etzold | Helga Finter | Céline Flécheux | Sandrine Israël-Jost | Anselme Jappe | Vincent Kaufmann | Ciprian Mihali | Jean-Philippe Milet | Frédéric Neyrat | Corinne Pencenat | Jean-Christophe Valtat | David Vivarès | Guillaume Wagner | David Zerbib | Urbain | Internationale | Situationnisme | Politique | Géographie | Critique | Sociale |

  • Ouvrage disponible

    Rapport sur la construction des situations "suivi de, Les situationnistes et les nouvelles formes d'action dans la politique ou l'art, Guy Debord

    Guy Debord RAPPORT SUR LA CONSTRUCTION DES SITUATIONS suivi de Les Situationnistes et les nouvelles formes d'action dans la politique ou l'art. Texte intégral "Nous pensons d'abord qu'il faut faut changer le monde. Nous voulons le changement le plus libérateur de la société et de la vie ou nous nous trouvons enfermés. Nous savons que ce changement est possible par des actions appropriées." Par ces mots, prononcés en 1957, Guy Debord fonde l'internationale situationniste. Né à Paris en 1931, Guy Debord a écrit La Société du spectacle et réalisé des films. Il a dirigé la revue de l'IS.

    Rapport sur la construction des situations "suivi de, Les situationnistes et les nouvelles formes d'action dans la politique ou l'art, Guy Debord, Editions Mille et une nuits, Octobre 2000.

    MOTS CLÉS : Editions Mille et une nuits | Guy Debord | Urbanisme | Art | Situationnisme | Culture | Internationale | Politique | Théorie | Révolutionnaire | Contestation | Activisme |

  • Ouvrage disponible

    La poétique de l'espace, Gaston Bachelard

    Ici, le passé de culture ne compte pas ; le long effort de liaisons et de constructions de pensées, effort de la semaine et du mois, est inefficace. Il faut être présent, présent à l'image dans la minute de l'image : s'il y a une philosophie de la poésie, cette philosophie doit naître et renaître à l'occasion d'un vers dominant, dans l'adhésion totale à une image isolée, très précisément dans l'extase même de la nouveauté d'image. L'image poétique est un soudain relief du psychisme, relief mal étudié dans des causalités psychologiques subalternes. Rien non plus de général et de coordonné ne peut servir de base à une philosophie de la poésie. La notion de principe, la notion de "base" serait ici ruineuse. Elle bloquerait l'essentielle actualité, l'essentielle nouveauté psychique du poème. Alors que la réflexion philosophique s'exerçant sur une pensée scientifique longuement travaillée doit demander que la nouvelle idée s'intègre à un corps d'idées éprouvées, même si ce corps d'idées est astreint, par la nouvelle idée, à un remaniement profond, comme c'est le cas dans toutes les révolutions de la science contemporaine, la philosophie de la poésie doit reconnaître que l'acte poétique n'a pas de passé, du moins pas de passé proche le long duquel on pourrait suivre sa préparation et son avènement. Gaston Bachelard.

    La poétique de l'espace, Gaston Bachelard, Editions Presses Universitaires de France - PUF, Août 2012.

    MOTS CLÉS : Editions Presses Universitaires de France - PUF | Gaston Bachelard | Art | Littérature | Poétique | Poésie | Philosophie | Imaginaire | Esthétique | Espace | Symbolisme |

  • Ouvrage disponible

    Creatividad y Discursos Hipermedia, Véronica Perales Blanco

    Esta obra trata sobre la creatividad y los discursos contemporáneos vinculados al hipermedia, agrupados en torno a dos líneas básicas de desarrollo. La primera línea reúne ensayos relacionados con "La evolución de las narrativas en el contexto hipermedia". Se exponen cuestiones derivadas de los cambios acontecidos en las últimas décadas en el ámbito de las tecnologías digitales aplicadas a la comunicación configurando cómo estos avances repercuten de forma constitutiva en los discursos. La segunda línea de trabajo, aborda de forma explícita la construcción de los discursos, planteando las formas que toma la producción artística vinculada al uso de la tecnología, en las últimas décadas.

    Creatividad y Discursos Hipermedia, Véronica Perales Blanco, Editions de la Universidad de Murcia, Décembre 2012.

    MOTS CLÉS : Editions de la Universidad de Murcia | Véronica Perales Blanco | Art | Création | Numérique | Technologies | Multimédia | Narration | Culture | Médias | Design | Production | Communication | Histoire |

  • Ouvrage disponible

    Travesías y Permanencias, Aurora Alcaide Ramirez

    Travesías y permanencias es el primer título de la colección Estéticas Migratorias en el arte contemporáneo, una recopilación de las contribuciones teóricas realizadas por diferentes investigadores invitados a participar, durante el curso académico 2010/2011, en la asignatura homónima perteneciente al Máster Oficial en Producción y Gestión Artística de la Facultad de Bellas Artes de la Universidad de Murcia.

    Travesías y Permanencias, Aurora Alcaide Ramirez, Editions de la Universidad de Murcia, Mars 2012.

    MOTS CLÉS : Editions de la Universidad de Murcia | Aurora Alcaide Ramirez | Art | Photographie | Esthétique | Culture | Déplacement | Diaspora | Frontière | Migration | Immigration | Exil | Territoire | Espace public | Urbain |

  • Ouvrage disponible

    Urbanacción 07/09, Ana Mendez de Andes

    This book collects various actions and proposals of intervention in urban space gathered by the Urbanación organization (Ana Méndez de Andés, Pablo Sáiz and Michael Moradiellos) along with La Casa Encendida, developed between 2007 and 2009. It also includes the projects of urban intervention and appropriation carried out in different parts of the world by raumlabor, Recetas Urbanas/Santiago Cirujeda, Vazio S/A, aaa (atelier d'architecture autogérée), Einfach/Mehrfach (Vienna), Green Guerrillas, Cascoland, Bruit du frigo and [R]activa04, with theoretical texts by Merijn Oudenampsen, Katja Szymczak, Klaus Obermeyer, Stany Cambot and Gil Doron; the result of workshops by Carlos Teixeira, Lara Almarcegui, raumlabor, Esterni and Pied la Biche, as well as the winning and finalist projects of the urbanacción2 contest.

    Urbanacción 07/09, Ana Mendez de Andes, Editions La Casa Encendida, Mars 2010.

    MOTS CLÉS : Editions La Casa Encendida | Ana Mendez de Andes | Art | Urbanisme | Architecture | Ville | Citoyens | Transformation | Autogestion | Collectif | Innovation | Critique |

  • Ouvrage disponible

    Multitudes N°53 automne 2013, Inculte revue

    Depuis la fin des années 1980, un mouvement d’internationalisation des échanges culturels a dessiné les contours d’une nouvelle géographie culturelle mondiale. La mise en lumière croissante d’artistes contemporains d’origine africaine ? longtemps négligés ? s’est accompagnée d’une exaltation d’un multiculturalisme et d’un art globalisé. La réception du travail de ces artistes est souvent allée de pair, et en France tout particulièrement, avec les lacunes dans la réception et la traduction de ressources discursives et pensées théoriques sur l’art, venues d’Afrique. Ce premier volet d’un chantier de traductions choisit de s’intéresser à l’émergence d’un « nouveau discours africain sur l’art » survenu dans les années 1990. Le champ du design est en pleine transformation. Les designers remettent en question les modalités actuelles de production et de consommation, et leurs conséquences néfastes sur la subjectivité individuelle et collective, ainsi que sur l’environnement. Ils retrouvent les origines du design qui avec William Morris avait placé dans les « arts décoratifs » l’espoir d’une révolution sociale capable de soustraire l’homme à la misère des tâches répétitives et des formes standardisées de la société industrielle. Aujourd’hui il s’agit d’élaborer de nouvelles machines capables de fabriquer des biens de consommation courante en sortant du circuit traditionnel de la marchandise et d’aller vers une nouvelle « fabrique du sensible ».

    Multitudes N°53 automne 2013, Inculte revue, Editions Inculte revue, Automne 2013.

    MOTS CLÉS : Editions Inculte revue | Inculte revue | Art | Afrique | Occident | Culture | Politique | Colonialisme | Histoire | Géographie | Diaspora | Écologie | Justice |

  • Ouvrage disponible

    Un art contextuel : Création artistique en milieu urbain en situation d'intervention de participation, Paul Ardenne

    Dès les débuts du XXe siècle, de nombreux artistes délaissent le territoire de l'idéalisme, rejettent en bloc les formes traditionnelles de représentation et désertent les lieux institutionnels pour s'immerger dans l'ordre des choses concrètes. La réalité devient une préoccupation première, avec, pour conséquence, une refonte du "monde de l'art", de la galerie au musée, du marché au concept d'art lui-même. Emergent alors des pratiques et des formes artistiques inédites : art d'intervention et art engagé de caractère activiste, art investissant l'espace urbain ou le paysage, esthétiques participatives ou actives dans les champs de l'économie, des médias, ou du spectacle. L'artiste devient un acteur social impliqué, souvent perturbateur. Quant à l'oeuvre d'art, elle adopte un tour résolument neuf, problématique, plus que jamais en relation avec le monde tel qu'il va. Elle en appelle à la mise en valeur de la réalité brute, au "contexte" justement. L'art devient contextuel. C'est de cette inflexion, caractéristique de l'art moderne puis contemporain, que nous entretient l'auteur en livrant la première synthèse sur le sujet. Il privilégie les exemples concrets mais aussi les questions que ces pratiques ne manquent pas de soulever. Paul Ardenne est maître de conférences en histoire de l'art et esthétique à l'université d'Amiens. Collaborateur régulier des revues Art press et Parpaings, commissaire d'expositions, il a notamment publié Art, l'âge contemporain (Éditions du Regard, 1997), L'Art dans son moment politique (La Lettre volée, 2000), L'Image Corps (Éditions du Regard, 2001).

    Un art contextuel : Création artistique en milieu urbain en situation d'intervention de participation, Paul Ardenne, Editions Flammarion, Juin 2002.

    MOTS CLÉS : Editions Flammarion | Paul Ardenne | Art | Ville | Urbanisme | sociale | Activisme | Militantisme | Street Art | Graffiti |

  • Ouvrage disponible

    Paradis infernaux: Les villes hallucinées du néo-capitalisme, Mike Davis Daniel B. Monk

    Série d'études urbaines saisissantes sur Le Caire, Pékin, Johannesburg, Dubaï, Kaboul, Managua, etc., Paradis infernaux pourrait être l'anti-guide des " mondes de rêve " engendrés par le capitalisme contemporain. De la désormais classique gated community de l'Arizona aux camps retranchés de Kaboul, en passant par la Californie de synthèse importée à Hong-Kong et ailleurs, ou par la spectacularisation architecturale de Pékin à l'ère néolibérale, l'imaginaire qui préside à ces nouvelles formes d'utopie est celui de l'enrichissement sans limites, de l'hyperbole constante, des dépenses somptuaires, de la sécurité physique absolue, de la disparition de l'Etat comme de tout espace public, de l'affranchissement intégral des liens sociaux préexistants... Mais cette débauche réservée aux riches ne donne lieu à aucune expérience réelle ; elle est tout entière branchée sur les objet-fétiches de la fantasmagorie mondiale, harnachée aux mêmes idéaux figés du marché global. L'absence d'horizon qui caractérise notre monde se redouble, dans ces outremondes, d'une violence faite aux pauvres, massés, toujours plus nombreux, derrière les frontières visibles ou invisibles qui chaque jour transforment un peu plus le territoire des riches en autant de citadelles néo-libérales enclavées au cœur de notre modernité. Mike Davis enseigne l'histoire urbaine à l'université de Californie. Il a récemment publié Petite histoire de la voiture piégée (Zones, 2007) et Le pire des mondes possibles (La Découverte, 2005). Daniel B. Monk dirige le programme d'études sur la Paix et les Conflits à Colgate University. Il est l'auteur de An Aesthetic Occupation : The Immediacy of Architecture and the Palestine Conflict (Duke University Press, 2002).

    Paradis infernaux: Les villes hallucinées du néo-capitalisme, Mike Davis Daniel B. Monk, Editions Les Prairies Ordinaires, Octobre 2008.

    MOTS CLÉS : Editions Les Prairies Ordinaires | Mike Davis | Daniel B. Monk | Ville | Urbanisme | Architecture | Mégalopole | Métropole | Capitalisme | Libéralisme | Neoliberalisme | Sociale |

  • Ouvrage disponible

    Utopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif

    Rédigé par une équipe d'éminents spécialistes français et américains, cet ouvrage constitue une véritable synthèse, magistrale et inédite, de l'histoire de l'utopie dans la culture occidentale, depuis les sources antiques et bibliques jusqu'à la fin du XXe siècle. Les récits d'origine, venus de la Bible et de l'Antiquité gréco-latine, où sont décrits des lieux de félicité (les îles Fortunées, le jardin d'Eden ou le paradis terrestre) et des époques heureuses (l'âge d'or) hantent longtemps l'attente d'un monde idéal et sont relayés par une littérature médiévale riche de quêtes et de voyages initiatiques, allégoriques ou réels, vers des pays enchantés, puis, dans l'Italie de la Renaissance, par les architectures idéales de Léonard de Vinci ou de Filarete. L'événement majeur est alors la découverte d'un nouvel Eldorado : l'Amérique ; cet événement est précisément contemporain de l'invention, par Thomas More, du mot et du genre littéraire qu'est l'utopie. De la cité du Soleil de Campanella aux communautés, puritaines ou catholiques, qui vont s'établir aux Amériques, l'espérance utopique entretient l'idée d'une régénération des sociétés chrétiennes tandis que le thème du bon sauvage devient une forme classique de la pensée utopique, celle du retour à la nature. Avec le XIXe siècle, les utopies sociales prolifèrent : colonies et communautés, expériences et théories traduisent l'espérance d'une émancipation collective (Robert Owen et la New Harmony, les saint-simoniens, Prosper Enfantin, Fourier et son Phalanstère, les communautés religieuses américaines des quakers et des shakers...). Le XXe siècle oscille entre de puissantes aspirations au changement, nourries d'utopies et constamment réactivées, et la découverte des totalitarismes, qui apparaissent comme l'envers de l'utopie et qu'avaient pressentis de grands romanciers comme Wells, Zamiatine, Huxley et Orwell. Wells rêve d'une " machine à remonter le temps ", Capek invente le mot " robot ", Lang tourne Metropolis. Les artistes russes et soviétiques des années 19 15 à 1923 (Malevitch, Lissitzky, Pounine) illustrent la quête d'un art nouveau qui est en même temps celle d'un monde nouveau. Changer l'espace, c'est l'objet que poursuivent les créateurs de villes nouvelles : Le Corbusier, Perret, Hilberseimer. Les expositions universelles et notamment celle de New York, en 1939, préfigurent le bouleversement des modes de vie et l'american way of life de l'après-guerre. De l'hygiénisme à l'eugénisme, jusqu'à la " solution finale ", l'entreprise nazie, rapprochée ici des intuitions d'un Huxley ou d'un Orwell, est la face noire, totalitaire, de l'utopie. Avec les années soixante et soixante-dix renaît l'aspiration à changer la vie, des mouvements communautaires américains - Twin Oaks, l'Ecotopie de Callenbach - à la contre-culture, dont les héritiers sont les actuels mouvements en faveur de la reconnaissance des minorités, en passant par Mai 68 et les profondes transformations survenues dans les rapports sociaux. En convoquant tous les registres - philosophie, histoire, architecture, arts plastiques -, en mobilisant une très riche iconographie puisée dans les collections de la Bibliothèque nationale de France, de la New York Public Library, et de plusieurs musées (manuscrits, estampes, dessins, cartes et plans, éditions rares...), l'ouvrage brosse une fresque de deux mille cinq cents ans d'utopie, à travers laquelle s'exprime au fond la quintessence de la civilisation occidentale : ses rêves, ses désirs, ses idéaux, ses tentations, ses illusions..., sa complexité.

    Utopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif, Editions Fayard, décembre 1999.

    MOTS CLÉS : Editions Fayard | Lyman Tower Sargent | Roland Schaer | Collectif | Utopie | Idéal | Société | Sociale | Philosophie | Politique | Occident | Antiquité | Renaissance | Colonialisme |

  • Ouvrage disponible

    Confession du pécheur justifié, James Hogg

    "James Hogg, contemporain et ami de Walter Scott, auteur d'élégies et de chansons populaires, a composé il y a plus de deux cent soixante ans cette féroce et profonde parabole sur le fanatisme. Il l'a située à l'époque triomphante du presbytérianisme en Écosse, après la victoire de Cromwell. Mais aucun récit n'est plus moderne dans sa structure et sa facture que ce roman en trois temps : récit d'un chroniqueur, confession du héros, épilogue un un siècle plus tard." Dominique Aury. Vous possédez la vérité? Vous êtes l'élu du Seigneur, choisi et sauvé de toute éternité? Prenez garde, l'étranger vêtu de noir qui vous ressemble comme un frère, vous encourage et vous protège, c'est le prince de ce monde, le démon qui règne sur les âmes en perdition. Le misérable héros de ce récit, enivré par la perfection de sa propre foi, va tuer en toute bonne conscience ceux qui sont à ses yeux des impies. II ne comprendra pas pourquoi bientôt son protecteur l'abandonne, le jette au désespoir, et le pousse à se tuer lui-même. James Hogg, contemporain et ami de Walter Scott, auteur d'élégies et de chansons populaires, a composé il y a plus de deux cent soixante ans cette féroce et profonde parabole sur le fanatisme. II l'a située à l'époque triomphante du presbytérianisme en Écosse, après la victoire de Cromwell. Mais aucun récit n'est plus moderne dans sa structure et sa facture que ce roman en trois temps récit d'un chroniqueur, confession du héros, épilogue un siècle plus tard. Le souci bien écossais de la froide exactitude y va de pair avec l'extravagance des songes le démon se profile dans les brumes au-dessus d’Édimbourg, et ce sont les corbeaux et les corneilles qui annoncent au criminel l'approche de sa fin. Et comment donc a-t-il pu se pendre avec une corde de foin?

    Confession du pécheur justifié, James Hogg, Editions Gallimard, 3e trimestre 1949.

    MOTS CLÉS : Editions Gallimard | James Hogg | Écosse | Roman | Conte | Fantasy | Fantastique | Fantôme |

  • Ouvrage disponible

    Le Cahier du Refuge : 117, Didier Vergnaud Didier Arnaudet Claude Chambard Vincent Sabatier Aziz Allame Jihane El Meddeb Luc jeand'heur Alexandra Montsaingeon Dorothée Volut Dominique Viart Jacques Boyer Xavier Bruel Nicolas Cendo Jean-Luc Sarré Claude Esteban Yassin

    De cette façon je recopie la page. De cette façon je me tais. J'ai refermé sans le finir mon livre. Qu'importent les mots clairs ? Toutes les pages lues parlaient d'un soleil immobile. Je n'ai pas vu l'ombre s'accroître sur le mur. Claude Esteban. De cette façon je recopie la page. De cette façon je me tais.

    Le Cahier du Refuge : 117, Didier Vergnaud Didier Arnaudet Claude Chambard Vincent Sabatier Aziz Allame Jihane El Meddeb Luc jeand'heur Alexandra Montsaingeon Dorothée Volut Dominique Viart Jacques Boyer Xavier Bruel Nicolas Cendo Jean-Luc Sarré Claude Esteban Yassin, Editions Le bleu du ciel, Juin 2003.

    MOTS CLÉS : Editions Le bleu du ciel | Marseille | Poésie | Conte | Littérature |

  • Ouvrage disponible

    Voyage dans la lune: l'autre monde ou les États et empires de la Lune, Savinien de Cyrano de Bergerac

    Sous le couvert d'un conte, Cyrano de Bergerac, féroce pamphlétaire, critique avec provocation les institutions et les valeurs de son temps. Le narrateur se rend dans la lune où il découvre un monde qui ne cesse de l'étonner. A travers les observations du voyageur, Bergerac dénonce les faiblesses et les défauts de la société du XVIIIè siècle.

    Voyage dans la lune: l'autre monde ou les États et empires de la Lune, Savinien de Cyrano de Bergerac, Editions Flammarion, Août 1970.

    MOTS CLÉS : Editions Flammarion | Savinien de Cyrano de Bergerac | Science-fiction | Conte | Utopie | Satire | Société | Sociale | Philosophie | Politique |

  • Ouvrage disponible

    Appel,

    "Chaque jour, la jeunesse attend sa chance comme l'attendent les ouvriers même les vieux. Ils attendent tous ceux qui sont mécontents et qui réfléchissent. Ils attendent que se lève une force, quelque chose dont ils feront partie, une sorte d'internationale nouvelle, qui ne fera plus les erreurs des anciennes - une possibilité d'en finir une fois pour toutes avec le passé. Et que commence quelque chose de nouveau.

    Appel, ,

    MOTS CLÉS : Politique | Internationale | Anarchisme | Révolution | Révolte | Jeunesse | Espoir |

  • Ouvrage disponible

    Villes et toxicomanies : De la connaissance à la prévention, Michel Joubert Pilar Giraux-Arcella Chantal Mougin

    Qu'il s'agisse de l'héroïne, du crack ou des drogues de synthèse, les interdits ont longtemps empêché de comprendre les raisons, les conditions, les contextes de leur consommation. Du coup, les actions de prévention ont souvent manqué leur cible, ne touchant que les personnes déjà "prévenues". Dans cet ouvrage, les auteurs s'attachent à analyser les logiques de consommation de drogues illicites dans les grandes villes, en tenant compte de la spécificité des contextes urbains, sociaux et culturels (grandes villes de la France métropolitaine, Guadeloupe, New York, Londres, Charleroi...). A contre-pied des idéologies de la prévention lourdement connotées (hygiénisme, contrôle social, prohibitionnisme), les références, les connaissances et les expériences sont ici actualisées dans la confrontation des réflexions de sociologues, d'ethnologues et d'intervenants de terrain, qu'ils travaillent à la "réduction des risques", ou mènent des actions locales de prévention ou des projets plus ciblés. Ce travail de fond qui devrait faire référence a pour objectif de mieux comprendre le sens et les enjeux de ces conduites à risques, ceux des politiques publiques mises en oeuvre mais aussi l'évolution des pratiques des intervenants sociaux pour faciliter le développement de stratégies d'actions préventives plus adaptées.

    Villes et toxicomanies : De la connaissance à la prévention, Michel Joubert Pilar Giraux-Arcella Chantal Mougin, Editions Eres, Mars 2005.

    MOTS CLÉS : Editions Eres | Michel Joubert | Pilar Giraux-Arcella | Chantal Mougin | Ville | Toxicomanie | Drogues | Trafique | Héroïne | Crack | Consommation | Préventio | Santé publique | Sociologie |

  • Ouvrage disponible

    New Moon: Café de nuit joyeux, David Dufresne

    1986. David Dufresne a 18 ans et débarque à Paris : le New Moon est un minuscule cabaret, le plus grand des petits clubs rock. Pour l’auteur, le centre du monde, le refuge de ses nuits, son maintenant . Trente ans plus tard, il raconte avec minutie et poésie les différentes vies et métamorphoses du lieu. La musique claque, les époques s’entrechoquent. C’est total Pigalle, carrefour de la jeunesse joyeuse et du no future tonitruant. Piaf y croise la Mano Negra et Manet, Virginie Despentes et Antoine la Rocca dit la Scoumoune, fameux bandit corse. Et si Pigalle n’avait finalement jamais été qu’un décor factice et fatigué, crade et fameux, beau et malfamé ? Mais où on était bien et où on apprenait, plus vite qu’ailleurs, les choses de la vie. Plongée littéraire envoûtante et romanesque, le récit avance par à-coups dans un siècle de Paris, lézardé par des photos, rapports de police, chansons d’époque et réclames cocasses. On y retrouve le goût du collage et les obsessions de David Dufresne : les archives, la musique, l’histoire urbaine. Après le succès de Tarnac, magasin général , le nouvel opus punk et mélancolique de l’auteur phare de la narrative non-fiction française. Ancien de Libération , David Dufresne a publié une dizaine d’ouvrages. Il est aussi auteur de documentaires, comme Prison Valley (World Press Photo Award 2010) et Fort McMoney.

    New Moon: Café de nuit joyeux, David Dufresne , Editions Seuil, Septembre 2017.

    MOTS CLÉS : Editions Seuil | David Dufresne | France | Paris | Pigalle | Cabaret | Rock | Nostalgie | Enquête | Musique | Littérature | Biographie |

  • Ouvrage disponible

    L'écologie aux marges : Vivre et créer dans les ruines du capitalisme, Igor Babou Joëlle Le Marec Amélie Monnereau

    Habiter dans les ruines du capitalisme industriel, y vivre et y développer l’écologie par des formes d’éducation populaire centrées sur l’action plus que sur le discours, aller d’expulsion en expulsion dans un habitat temporaire tout en tissant des liens étroits avec les habitants de quartiers populaires : des collectifs s’organisent au coeur des contradictions contemporaines en pratiquant une écologie sociale et solidaire. Des friches urbaines squattées fournissent des lieux de vie et d’action à des activistes qui refusent l’état du monde et l’inaction politique. Ce livre raconte l’aventure d’activistes installés en banlieue parisienne pour y développer une écologie sociale et populaire. Il repose sur un long travail d’enquête ethnographique avec une participation durant plus de deux ans au quotidien des activistes et des entretiens menés avec des habitants et les animateurs du lieu. Il restitue cette expérience inspirante en accordant une large place à la photographie et à la parole des personnes. Le « Laboratoire écologique zéro déchet », créé par une poignée d’activistes d’abord à Noisy-Le-Sec puis installé à Pantin, démontre que la cohérence d’un projet mené avec détermination, tact et bienveillance peut réussir aux marges du capitalisme et de l’Etat là où les collectivités territoriales et les institutions échouent depuis des décennies. On se prend alors à rêver : et si, au lieu d’empêcher ces initiatives au nom du principe de propriété et de l’ordre établi, l’Etat laissait agir celles et ceux qui savent comment transformer le monde et le rendre plus habitable, peut-être pourrions-nous éviter la catastrophe environnementale et climatique qui s’annonce. Igor Babou est professeur à l'université de Paris Cité, et membre du laboratoire Ladyss. Il étudie les politiques publiques de la nature, le patrimoine naturel, les mobilisations écologistes, et les sciences de la nature. Il a mené des enquêtes ethnographiques en Argentine, à la Réunion, en Espagne, et en France hexagonale. Ses recherches s'inscrivent dans le champ de l'écologie politique et de la socio-anthropologie de la nature. Il accompagne ses enquêtes de terrain par un travail de photographie documentaire.

    L'écologie aux marges : Vivre et créer dans les ruines du capitalisme, Igor Babou Joëlle Le Marec Amélie Monnereau, Editions ETEROTOPIA, Collection Parcours, Février 2023 .

    MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Igor Babou | Écologie | Éducation | Friches | Squats | Banlieue | Activisme | Photographie | Populaire |

  • Ouvrage disponible

    Techniques & Culture 74 - Semer le trouble, Collectif

    On étouffe. La situation n'est pas tenable. Nous courons à la catastrophe. L'effet de sidération paralyse les velléités d'action. Ce contre quoi nous avons des raisons de nous insurger semble se fondre dans un même mouvement global, une lame de fond irrépressible. Quels moyens possédons-nous pour semer le trouble dans la mécanique des rapports de domination ? Ce numéro fait appel à notre expérience collective des techniques de lutte et enquête sur les foyers de résistance qui s'élaborent et opposent aux gouvernementalités de nouvelles priorités, d'autres perspectives. Les collectifs travaillent leurs outils autant que leurs convictions ; ils suspendent le temps, par adaptation ou détournement de choses et de dispositifs. Comment la « mésentente », qui vient troubler l'idylle consensuelle de la politique, se trouve-t-elle instruite et équipée par les gestes et les instruments propres aux mouvements de lutte ? Ce numéro est élaboré dans le contexte de la mobilisation contre des réformes qui mettent en danger la vitalité de l'enseignement supérieur et de la recherche. Par cette matérialisation, en revue, d'un désaccord têtu, Techniques&Culture propose un répertoire non exhaustif des actions qui sèment et cultivent le trouble.

    Techniques & Culture 74 - Semer le trouble, Collectif, Editions EHESS, Décembre 2020.

    MOTS CLÉS : Editions EHESS | Collectif | Résistance | Soulèvements | Contestation | Lutte |

  • Ouvrage disponible

    Poutine historien en chef, Nicolas Werth

    Le 24 février 2022, l'opinion mondiale découvre avec stupeur le discours de Vladimir Poutine justifiant l'invasion de l'Ukraine, au prétexte de faire cesser un "génocide" exercé par un régime qu'il convient de "dénazifer". Cette extraordinaire falsification de l'histoire s'inscrit dans le droit fil du grand récit national construit au cours des vingt dernières années par Vladimir Poutine et dont l'ONG Mémorial fit les frais en 2021. Ce récit, exaltant la grandeur d'une "Russie éternelle" face à un Occident agressif et décadent, n'admet aucune contestation pour servir les intérêts géopolitiques d'un régime dictatorial et répondre aux attentes d'une société désorientée suite à l'effondrement du système soviétique. Ce Tract éclaire les origines de cette distorsion des faits historiques et la façon dont elle est mise en oeuvre pour légitimer la première guerre du XXI? siècle sur le continent européen.

    Poutine historien en chef, Nicolas Werth, Editions Gallimard, Juin 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Nicolas Werth | Russie | Ukraine | Russie éternelle | Histoire | Propagande | Dictature | Nationalisme | Censure | Mémorial | Mythe | Réécriture |

  • Ouvrage disponible

    Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard

    Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe – ourod en est un – les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie: au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques – vivants ou en bocaux – côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore: le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. À l’heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à «l’homme nouveau» et à la «femme de demain»? Pour répondre à cette question, l’auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui. Annick Morard est spécialiste de littérature et de culture russe. Elle a été maître-assistante, puis chargée de cours à l'Université de Genève, et chercheuse associée à l'Institut de Littérature russe (Maison Pouchkine) à Saint Pétersbourg, ou elle a enquêté sur les monstres et le monstrueux entre 2014 et 2016. Auteure d'un ouvrage consacré à l'émigration russe à Paris dans l'entre-deux-guerres (De l'émigré au déraciné, l'Âge d'Homme, 2010), elle s'intéresse également à la culture soviétique et postsoviétique, aux avant-gardes littéraires et à la culture populaire.

    Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard, Editions La Baconnière, Janvier 2020.

    MOTS CLÉS : Editions La Baconnière | Annick Morard | Russie | Monstre | Culture | Histoire | Légende | Mythologie | Littérature | Folklore | Société |

  • Ouvrage disponible

    Révolutions, Michael Löwy

    Cet ouvrage rassemble, pour la première fois, une abondante documentation photographique sur les principaux mouvements révolutionnaires, depuis la Commune de Paris jusqu'à nos jours. Ce choix cerne les révolutions " classiques ", c'est-à-dire les révolutions sociales, d'inspiration égalitaire, visant à abolir les classes, à donner le pouvoir aux travailleurs et/ou à réaliser le socialisme. Aborder l'histoire de la photographie, et surtout l'histoire des révolutions - événements actifs - permet de découvrir ce que les textes ne peuvent raconter : les visages, les gestes, certains mouvements, certaines situations, des ambiances. La diversité des documents rassemblés ici donne une image plurielle de chaque révolution, dans ce qu'elle a d'universel, c'est-à-dire partagé avec toutes les autres, et dans sa particularité historique, culturelle et nationale. On voit alors apparaître la révolution non comme une abstraction, un concept, mais comme l'action d'êtres humains, d'hommes et de femmes qui font leur propre histoire.

    Révolutions, Michael Löwy , Editions Hazan, Janvier 2000.

    MOTS CLÉS : Editions Hazan | Michael Löwy | Russie | Paris | Commune | Révolution | Anarchisme | Marxisme | Communisme | Bolchevik | Soviétique | Bureaucratie | Rébellion | Critique | Mondiale | Histoire |

  • Ouvrage disponible

    Le mythe bolchevik: Journal 1920-1922, Alexander Berkman Miguel Abensour Louis Janover Pascale Haas

    L'auteur de ce Journal, sans doute « le seul à avoir été tenu en Russie durant ces années mémorables (1920-1922) », n'est ni un réactionnaire, ni un conservateur, ni un libéral, mais un révolutionnaire communiste anarchiste, un enthousiaste de la Révolution. Comme il l'écrit, Octobre 1917 a été pour lui le plus grand événement de sa vie, le moment inouï où toutes ses aspirations à l'émancipation humaine étaient soudain susceptibles de s'accomplir, d'être enfin satisfaites. D'où la question : comment, par quelles voies un enthousiaste de la révolution de 1917 a-t-il pu écrire un livre qui a pour titre : Le Mythe bolchevik, et pour visée une démystification informée et impitoyable de cet événement qui a constitué jusqu'en 1989 un des piliers de notre monde, de notre horizon historique ? C'est qu'en dépit de son enthousiasme pour Octobre, Alexandre Berkman n'accepta pas davantage une soumission sans réserve au bolchevisme. Il choisit le rôle de collaborateur et d'observateur critique qui, au fil des mois et des événements, se transforma peu à peu en une position plus en retrait, celle d'un guetteur averti, inquiet, soucieux de percevoir le ou les moments où l'événement révolutionnaire s'exposait à basculer soudain en son contraire, quand une forme d'opposition à la révolution naît de l'intérieur de la Révolution (Karl Korsch). Historiquement, la particularité du bolchevisme est d'être contemporain de la forme institutionnelle inédite qui le nie, à savoir les Soviets contre l'État qui prétend à tort s'identifier à la Révolution. Le journal de Berkman fait apparaître le sans-précédent du bolchevisme : comment la contrerévolution s'exerce contre une inventivité révolutionnaire nouvelle, les conseils d'ouvriers et de paysans, et à Cronstadt, en 1921, le Comité révolutionnaire de marins et de soldats, écrasé au moment même où l'on célébrait l'anniversaire de la Commune de Paris. Voilà pourquoi le livre que vous tenez entre les mains est exceptionnel. Il porte, au-delà d'Octobre, une autre vision de l'histoire du vingtième siècle et, du même coup, une autre appréhension du présent.

    Le mythe bolchevik: Journal 1920-1922, Alexander Berkman Miguel Abensour Louis Janover Pascale Haas, Editions Klincksieck, Février 2017.

    MOTS CLÉS : Editions Klincksieck | Alexander Berkman | Russie | Journal | Révolution | Anarchisme | Marxisme | Communisme | Bolchevik | Soviétique | Bureaucratie | Rébellion | Critique |

  • Ouvrage disponible

    Géopolitique de la Russie, Revue Hérodote

    La date de parution de ce numéro, octobre 2017, ne doit bien sûr rien au hasard, cent ans après la révolution d'Octobre. Pour la première fois dans l'histoire, un empire disparaissait car son centre, la Russie, décidait de faire sécession. Après la fin des années Eltsine qui laisse la Russie dans une situation géopolitique interne chaotique et très affaiblie sur le plan international, Vladimir Poutine a décidé de remettre la Russie en ordre et de lui redonner son rang international. Cette politique offensive assortie d'une incontestable atteinte aux libertés publiques inquiète les Occidentaux. En 2017, quels sont les problèmes géopolitiques que pose la Russie au monde ? Les commentateurs sont nombreux à dire qu'avec l'intervention russe en Syrie, ce grand pays a retrouvé la place qui est historiquement la sienne parmi les grands pays avec lesquels il faut compter ; quels sont ceux posés à son étranger proche, en particulier à l'Ukraine et enfin à elle-même ? C'est à ces questions compliquées que ce numéro double tente partiellement de répondre.

    Géopolitique de la Russie, Revue Hérodote, Editions La Découverte, Octobre 2017.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Revue Hérodote | Russie | Ukraine | Politique | Géopolitique | Géographie | Poutine | Empire | Autoritarisme | Fédération | Décentralisation | Oligarchie |

  • Ouvrage disponible

    L'Homme réseau-nable: Du microcosme cérébral au microcosme social, Lionel Naccache

    Une crise d'épilepsie est un phénomène au cours duquel plusieurs régions cérébrales se mettent à trop communiquer entre elles pour finalement échanger des informations pauvres et stéréotypées. Le fonctionnement de ces régions cérébrales perd en complexité, et les spécificités qui permettaient de les distinguer s'amenuisent. Un peu comme certaines rues commerçantes des sociétés mondialisées qui finissent par toutes se ressembler et ne permettent plus de savoir dans quel pays on se trouve. Dans ce nouveau livre, Lionel Naccache compare la crise d'épilepsie cérébrale, microcosmique, et la crise, macrocosmique, que vit notre monde - qu'il nomme le « paradoxe du voyage immobile » : ce contraste entre, d'une part, une accélération et une facilité inédites des possibilités de voyager et, d'autre part, une atténuation sans cesse croissante de l'expérience de dépaysement. À partir de cette analogie, il nous fait découvrir en quoi notre monde contemporain dispose d'un potentiel de conscience jamais atteint auparavant, mais également pourquoi il est exposé à des fragilités qui se manifestent dans les crises traversées aujourd'hui par les sociétés occidentales : mondialisation, retour du religieux, réduplication du monde à l'identique en plusieurs points du globe, crises des démocraties... Cette approche inédite le conduit également à proposer un ensemble de mesures destinées à soigner et surtout à prévenir l'épilepsie des sociétés, de la même façon que l'on soigne et prévient l'épilepsie d'un individu. Lionel Naccache est neurologue, professeur de médecine à la Pitié-Salpêtrière, directeur d'une équipe de recherche à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Il est l'auteur du Nouvel Inconscient, de Perdons-npus connaissance ? et d'Un sujet en soi, qui ont été de grands succès.

    L'Homme réseau-nable: Du microcosme cérébral au microcosme social, Lionel Naccache, Editions Odile Jacob, Octobre 2015.

    MOTS CLÉS : Editions Odile Jacob | Lionel Naccache | Neurosciences | Neuropsychologie | Sciences | Psychanalyse | Psychologie | Psychiatrie | Philosophie | Inconscient | Conscience | Cerveau | Médecine |

  • Ouvrage disponible

    Le Nouvel Inconscient: Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Lionel Naccache

    "Je vous invite dans ce livre à une nouvelle odyssée, placée sous les auspices des neurosciences de l'esprit. Au-delà des analogies et des oppositions entre l'inconscient freudien et l'inconscient cognitif, je montrerai que la posture même du discours Freudien détient une clé essentielle de notre faculté à construire notre pensée consciente. Cette clé de la conscience découverte par Freud, à son insu, peut aujourd'hui être pleinement comprise à la lumière d'expériences récentes des neurosciences de l'esprit. Cette nouvelle interprétation de l'inconscient freudien conjuguée à l'exposition préalable de l'inconscient cognitif contemporain dessinent ensemble le portrait de ce Nouvel Inconscient qui donne son titre au présent essai." L.N. Un livre brillant, par un membre éminent de la jeune école française de sciences cognitives. Lionel Naccache est neurologue à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris et chercheur en neurosciences cognitives au sein de l'unité Inserm Neuro-imagerie cognitive.

    Le Nouvel Inconscient: Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Lionel Naccache, Editions Odile Jacob, Septembre 2006.

    MOTS CLÉS : Editions Odile Jacob | Lionel Naccache | Neurosciences | Neuropsychologie | Sciences | Psychanalyse | Psychologie | Psychiatrie | Philosophie | Inconscient | Conscience | Cerveau | Médecine |

  • Ouvrage disponible

    Rouen, un port: Dix siècles d'évolution, François Wender Paul Scherrer Patrick Bertrand Serge Aubourg Pascal Gabet

    En examinant un vieux plan du port de Rouen, qui ne s’est pas posé la question : où se situeraient le quai au Foin et le Pont suspendu aujourd’hui ? Et sur une cartographie actuelle : qu’y avait-il avant les quais en Seine du port de Honfleur ? Assis sur l’un des bollards du quai des Antilles : où était-on ici en 1800 ? En tournant les pages de ce livre, le lecteur découvre des schémas commentés illustrant les évolutions spatiales et chronologiques du port de Rouen et de son environnement, reliées au contexte de chaque époque. Il peut ainsi comparer l’image du port et de la Seine au cours des siècles à celle d’aujourd’hui. Les auteurs de cet ouvrage proposent ainsi une autre approche des dix siècles d’évolution du port de Rouen et de la Seine.

    Rouen, un port: Dix siècles d'évolution, François Wender Paul Scherrer Patrick Bertrand Serge Aubourg Pascal Gabet, Editions OREP, Novembre 2020.

    MOTS CLÉS : Editions OREP | François Wender | Paul Scherrer | Serge Aubourg | Pascal Gabet | Normandie | Ville | Rouen | Région | Seine Maritime | Port | Seine | Histoire | Économie | Urbanisme | Cartographie | Géographie | Commerce | Industrialisation | Maritime | Développement | Patrimoine |

  • Ouvrage disponible

    Socialter N°58 : L'empire Logistique, Comment le monde se fait rouler dessus, Socialter

    Plus qu’une simple machinerie permettant d’acheminer personnes, marchandises, énergie ou données, la logistique est devenue le cœur du réacteur du capitalisme contemporain, si ce n’est son essence même : un projet cybernétique total transformant le monde en flux à optimiser. Zéro stock, zéro stop : cette veille permanente a décuplé les échanges et a donné les clefs du pouvoir à de nouvelles multinationales géantes. Elle a aussi multiplié les infrastructures écocidaires, au prix de la destruction directe des écosystèmes. L’essor de la logistique a remodelé en profondeur la structure des classes ouvrières dans les pays occidentaux, nouvel entonnoir pour classes populaires fragilisées par la désindustrialisation. Ces travailleurs font face seuls à ces nouveaux géants, peu organisés, affaiblis par les contrats d’intérim et les menaces d’une automatisation du travail en entrepôt. Pourtant, ce sont aussi eux qui se retrouvent dans une position clef pour instaurer un rapport de force et faire dérailler la machine.

    Socialter N°58 : L'empire Logistique, Comment le monde se fait rouler dessus, Socialter, Editions Socialter, Juin et Juillet 2023.

    MOTS CLÉS : Editions Socialter | Socialter | Logistique | Flux | Mondialisation | Optimisation | Infrastructure | Automatisation | Ouvriers | Prolétariat | Capitalisme | Écologie | Syndicalisation |

  • Ouvrage disponible

    Flaubert, itinéraire d'un écrivain normand, Stéphanie Dord-Crouslé

    Né à Rouen en 1821, Gustave Flaubert puise son inspiration dans sa ville natale, de même que dans la Normandie tout entière qu'il parcourt depuis son enfance : Trouville, Pont-l'Évêque, Honfleur...autant de lieux et de souvenirs qui nourrissent son oeuvre. Pendant plus de trente ans, Flaubert rédige l'essentiel de ses romans dans sa demeure de Croisset, loin du monde, tel un reclus sacrifiant sa vie aux exigences de son art. Ses voyages à Paris lui offrent cependant divertissements mondains et plaisirs littéraires où il côtoie Zola, Maupassant, les Goncourt ou George Sand. C'est aussi à Paris qu'il fait la connaissance de Maxime Du Camp. Il l'accompagnera dans son voyage en Orient, en Grèce et en Italie. Mêlant documents d'archives et photographies contemporaines, cet ouvrage nous conduit sur les pas de Flaubert, révélant les liens entre les lieux et l'oeuvre, d'hier à aujourd'hui. Une façon de rendre hommage, deux cents ans après sa naissance, à "l'enfant terrible de Rouen" et à l'un des plus grands écrivains du XIX? siècle.

    Flaubert, itinéraire d'un écrivain normand, Stéphanie Dord-Crouslé, Editions Gallimard, Collection Découvertes, Mars 2021.

    MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Stéphanie Dord-Crouslé | Normandie | Rouen | Histoire | Patrimoine | Biographie | Littérature | Écrivain | Poèsie | Flaubert | Peinture |

  • Ouvrage disponible

    La géographie ça sert d'abord à faire la guerre, Yves Lacoste

    En 1976, la première édition de ce livre dans la « Petite collection Maspero » fit grand bruit dans les cénacles universitaires, mais aussi bien au-delà. Il faut dire que le géographe Yves Lacoste y proposait une analyse iconoclaste : il y fustigeait la « géographie des professeurs », apparue au XIXe siècle en Allemagne et en France et progressivement devenue un discours idéologique masquant l’importance politique de toute réflexion sur l’espace – tandis que sa variante scolaire a longtemps été vue comme l’un des enseignements les plus rébarbatifs et « inutiles ». Mais surtout, Yves Lacoste montrait qu’existait aussi une autre géographie, plus ancienne et toujours actuelle, la « géographie des états-majors », ensemble de représentations et de connaissances rapportées à l’espace constituant un savoir stratégique utilisé par les minorités dirigeantes. À rebours de ces deux conceptions, Lacoste affirmait que les questions soulevées par la géographie concernent en réalité tous les citoyens, car il est impossible d’en exclure les phénomènes militaires, politiques et sociaux : des questions passionnantes, multiformes, à la croisée de nombreuses disciplines. Tel était le programme de la revue Hérodote, lancée également en 1976 par Yves Lacoste chez le même éditeur et devenue depuis le fer de lance d’une nouvelle géographie « géopolitique ». Trente-six ans après la parution de ce livre devenu culte, la présente édition reprend le texte original de 1976, complété par une longue préface inédite et des commentaires contemporains de l’auteur. Sa pertinence reste entière, à une époque où la géopolitique défendue par Yves Lacoste est entrée dans les mœurs et où l’analyse des conflits régionaux et internationaux, toujours complexe, s’est imposée dans le débat public.

    La géographie ça sert d'abord à faire la guerre, Yves Lacoste , Editions La Découverte, Janvier 2014.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Yves Lacoste | Géographie | Cartographie | Géopolitique | Politique | Économie | Guerre | Militaire | Stratégie | Savoir | Éducation |

  • Ouvrage disponible

    La ville vue d'en bas: Travail et production de l'espace populaire, Collectif Rosa Bonheur

    La désindustrialisation à l'oeuvre depuis les années 1970 a confiné des pans entiers des classes populaires aux marges du salariat. Tenues à l'écart des principaux circuits marchands, ces populations ont dû réorganiser leur travail et leur vie quotidienne de manière à satisfaire les besoins essentiels à leur subsistance, selon une dynamique qui confère une centralité nouvelle à l'espace urbain : pour elles, l'accès à la plupart des ressources matérielles et symboliques nécessaires au maintien d'une existence digne est intimement lié à leur ancrage territorial. Or les pratiques attachées à cette centralité populaire sont aujourd'hui contestées. Prises dans la course à la métropolisation, certaines villes voudraient en définitive remplacer ces populations dont elles considèrent qu'elles "ne font rien", par d'autres issues des classes moyennes et supérieures n'hésitant pas à agiter le spectre du communautarisme et celui du ghetto. Il s'agit, au contraire, de saisir ce qu'impliquent les processus contemporains de fragmentation de l'espace social pour des personnes qui ne sont ni plus ni moins que des travailleuses et des travailleurs.

    La ville vue d'en bas: Travail et production de l'espace populaire, Collectif Rosa Bonheur, Editions Amsterdam/Multitudes, Septembre 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Amsterdam/Multitudes | Collectif Rosa Bonheur | Habitat | Politique | Économie | Désindustrialisation | Centralité | Solidarité | Résilience | Productivité | Travail | Populaire |

  • Ouvrage disponible

    Revue du crieur N°22 : La puissance des savoirs Trans', Revue du crieur

    Depuis quelques mois, la presse, la télévision, la radio s'agitent dès qu'une actualité touche de près ou de loin à la transidentité. Les enjeux liés aux luttes menées par les personnes trans' sont une parfaite illustration du fait que la visibilité ne suffit pas, et qu'elle se révèle parfois préjudiciable : les voix des trans' sont encore trop souvent couvertes par les discours cis', qui tendent également à délégitimer les savoirs produits par et pour des trans'. Ce nouveau numéro de la Revue du Crieur propose ainsi un dossier d'ouverture consacré à ces savoirs : Karine Espineira, grande pionnière des études trans', retrace leur émergence chahutée au sein de l'université ; l'historien Clovis Maillet invite à déterrer les existences trans' dans la longue durée, et s'intéresse en particulier aux figures de saints et saintes trans' qui vécurent au Moyen Âge ; trois membres de l'association Acceptess-T décrivent la manière dont les personnes trans' se sont organisées, d'abord loin des pouvoirs publics, dans le domaine de la santé ; et enfin, le sociologue Emmanuel Beaubatie s'interroge sur la précarité toujours prégnante de la parole trans', dans un contexte où la légitimité de cette parole est toujours remise en cause. Le Crieur continue également son travail d'enquête, avec un papier d'actualité de Mathieu Rigouste, qui explore le déploiement massif des technologies sécuritaires à l'occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, et un grand portfolio qui fait plonger les lecteurs et lectrices de l'autre côté du click d'un achat en ligne au cœur des conditions de travail dégradantes d'ouvriers et ouvrières migrantes qui, dans de gigantesques entrepôts des Pays-Bas, trient des millions de colis. Les idées et la culture ne sont pas laissées de côté : un grand papier de Joseph Confavreux fait le point sur les débats entre fin du monde et fin du mois qui semblent enfoncer progressivement la gauche dans une impasse ; la chercheuse Nelly Quemener part à la recherche d'un " humour de gauche ", qui peine à trouver sa place, entre accusations de bien-pensance et désespoir politique ; Camille Back fait le portrait de Gloria Anzaldúa, penseuse chicana qui a contribué à l'émergence de la théorie queer et dont les travaux majeurs ont pourtant été passés sous silence durant plusieurs décennies, notamment au sein de l'université. Enfin, la sociologue Juliette Roguet propose un récit entre notes de terrain et carnet de voyage qui suit le parcours des bricheros, ces séducteurs professionnels qui font découvrir aux touristes occidentales à la fois l'" authenticité du Pérou " et l'" amour andin ".

    Revue du crieur N°22 : La puissance des savoirs Trans', Revue du crieur, Editions La Découverte, Avril 2023.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Revue du crieur | Transidentité | Transgenre | Genre | LGBTQIA+ | Queer | Revendication | Précarité | Logistique | Gauche | Socialisme | Enquête |

  • Ouvrage disponible

    Le pire des mondes possibles : De l'explosion urbaine au bidonville global, Mike Davis

    Bien loin des villes de lumière imaginées par les urbanistes, le monde urbain du XXIe siècle ressemblera de plus en plus à celui du XIXe, avec ses quartiers sordides dépeints par Dickens, Zola ou Gorki. Le pire des mondes possibles explore cette réalité urbaine méconnue et explosive " Pour mortels et dangereux qu'ils soient, les bidonvilles ont devant eux un avenir resplendissant. " Des taudis de Lima aux collines d'ordures de Manille, des bidonvilles marécageux de Lagos à la Vieille Ville de Pékin, on assiste à l'extension exponentielle des mégalopoles du tiers monde, produits d'un exode rural mal maîtrisé. Le big bang de la pauvreté des années 1970 et 1980 – dopé par les thérapies de choc imposées par le FMI et la Banque mondiale – a ainsi transformé les bidonvilles traditionnels en " mégabidonvilles " tentaculaires, où domine le travail informel, " musée vivant de l'exploitation humaine ". Un milliard de personnes survivent dans les bidonvilles du monde, lieux de reproduc-tion de la misère, à laquelle les gouvernements n'apportent aucune réponse adaptée. Désormais, les habitants mettent en péril leur vie dans des zones dangereuses, instables ou polluées. Parallèlement, la machine impitoyable de la rénovation urbaine condamne des millions d'habitants pauvres au désespoir des sombres espaces périurbains. Bien loin des villes de lumière imaginées par les urbanistes, le monde urbain du XXIe siècle ressemblera de plus en plus à celui du XIXe, avec ses quartiers sordides dépeints par Dickens, Zola ou Gorki. Le pire des mondes possibles explore cette réalité urbaine méconnue et explosive, laissant entrevoir, à l'échelle planétaire, un avenir cauchemardesque. "M. Davis propose de voir dans la pauvreté urbaine [...] l'émergence d'un sous-prolétariat mondial créé par la richesse des centres urbains et par les politiques d'ajustement structurel des organisations internationales des pays du Nord [...] Comme toujours chez M. Davis, la réflexion est radicale, contestable, édifiante et stimulante."

    Le pire des mondes possibles : De l'explosion urbaine au bidonville global, Mike Davis, Editions La Découverte, Septembre 2007.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Mike Davis | Ville | Mégalopole | Métropole | Urbanisme | Planification | Construction | Politique | Institutions | Pauvreté | Bidonville | Néolibéralisme | Capitalisme | Pollution | Environnement | Migration |

  • Ouvrage disponible

    Carrière Miséry : destruction de la ville sauvage, Collectif Puma/Nantes

    La diversité, ce n'est pas rien, c'est la condition même de la vie - et de la vie bonne. Ce qui arrive aujourd'hui à la carrière Miséry, dans le quartier du Bas-Chantenay à Nantes, une carrière unique en Europe selon les mots de Gilles Clément, un morceau de ville sauvage en devenir, incarne cet aménagement prétendument transitionnel qui consiste en réalité à … La diversité, ce n'est pas rien, c'est la condition même de la vie - et de la vie bonne. Ce qui arrive aujourd'hui à la carrière Miséry, dans le quartier du Bas-Chantenay à Nantes, une carrière unique en Europe selon les mots de Gilles Clément, un morceau de ville sauvage en devenir, incarne cet aménagement prétendument transitionnel qui consiste en réalité à extirper la diversité végétale, animale, mais aussi sociale et culturelle. L'exécutif métropolitain capture la carrière à l'été 2016 et y organise à grands frais la propagande d'un projet touristique contestable, l'arbre aux hérons, servi par un jardin annoncé extraordinaire : poétique obligatoire et simpliste, fragilité industrielle et technologique, économie dirigée et ultra-subventionnée, obligation faite aux acteurs locaux d'y adhérer. Le chantier a démarré. Il n'est pas beau à voir. Défoncer et scalper un des rares morceaux de ville sauvage pour y installer une cascade artificielle dans le temps de l'échéance électorale ? Forcer les imaginaires, les réduire à des actes de consommation touristique et à une révérence subventionnée ? Obliger la communauté à une nouvelle bulle spéculative dans tout un quartier ? Voilà quelques questions que la friche Miséry nous pose par sa modestie et sa discrétion mêmes.

    Carrière Miséry : destruction de la ville sauvage, Collectif Puma/Nantes, Editions à la criée, Mai 2019.

    MOTS CLÉS : Editions à la criée | Collectif Puma/Nantes | Métropole | Ville | Urbain | Territoire | Urbanisme | Biodiversité | Écologie | Gentrification | Propagande | Abandon | Friche | Photographie |

  • Ouvrage disponible

    Rouen Impressionnée, Rouen Impressionnée

    Quand l'art contemporain s'empare du paysage. Des arbres que le rayonnement du soleil colore puis décolore, un assemblage de bois suspendu au-dessus de la Seine, des cubes de lumières posés sur les espaces publics... Avec Rouen Impressionnée, exposition in situ, l'art contemporain s'est approprié au cours de l'été 2010 les rues et les jardins de la capitale normande. Des artistes contemporains ont répondu à l'invitation lancée par la Ville : Shigeko Hirakawa, Jérôme Toq'R, le collectif Echelle Inconnue, Arne Quinze, Olivier Darné, François Cavelier... Invitation des plus claires puisqu'il s'agissait de proposer un nouveau regard sur les paysages qui ont inspiré le mouvement pictural impressionniste à la fin du XIXe siècle. Car Rouen Impressionnée n'est pas un évènement anodin, il inscrit pleinement dans la programmation du festival Normandie Impressionniste qui, de juin à septembre 2010, a donné l'occasion à tous de découvrir le patrimoine exceptionnel et toute la créativité de la Normandie.

    Rouen Impressionnée, Rouen Impressionnée, Editions des Falaises, Décembre 2010.

    MOTS CLÉS : Editions des Falaises | Rouen Impressionnée | Art | Architecture | Habitat | Ville | Rouen | Normandie | Impressionnisme | Paysage | Contemporain | Festival | Artistes | Urbain | Street Art | Graffiti | Patrimoine |

  • Ouvrage disponible

    Bandits Mages Bourges - 4/10 Mai 2009, Bandits Mages

    Depuis 18 ans, plusieurs équipes, plusieurs générations, postures, ambitions... se sont assemblées à Bourges, pour faire vivre, dans la diversité, un Bandits-Mages toujours renouvelé. Ce projet "utopiste" de festival, dédié à la jeune création vidéo/film/nouveaux media, créé par des artistes, reste fidèle à ses principes fondateurs : révéler et partager l'émergence de la création contemporaine internationale. Cette année le festival met à l'honneur le Portugal, dont la scène artistique est particulièrement dynamique, ouverte, internationale... et généralement méconnue en France. Une programmation éclectique et dense répondra aux sélections du palmarès 09 différents workshops rendront possible une production permanente, le 108 "on air" nous conduira vers des mondes anticipés et le "no design", des sons étranges animeront nos soirées, et les rues des Bourges se verront quelque peu transformées par de poétiques interventionnistes.

    Bandits Mages Bourges - 4/10 Mai 2009, Bandits Mages, Editions Bandits Mages, Mai 2009.

    MOTS CLÉS : Editions Bandits Mages | Bandits Mages | Numérique | Internet | Réseaux | Festival | Vidéo | Cinéma | Médias | Création | Artistes | Art | Expérimentation | Utopie | Poésie |

  • Ouvrage disponible

    Lieux communs N°12 : L'altérité, entre condition urbaine et condition du monde, Lieux Communs : Les Cahiers du LAUA

    Comment concevoir et éprouver l'altérité dans les espaces urbains contemporains ? Comment se manifestent des constructions composites d'identités mais aussi comment les acteurs publics et de la "société civile" les promeuvent ou les orientent ? Ces questions sont au cœur du dossier de ce numéro de la revue qui a choisi d'aborder la question de l'altérité au croisement de deux lignes d'influence : l'urbain et le monde. Cette entrée permet de questionner, via des terrains aussi variés que des associations de migrants, des hôtels meublés parisiens, les espaces publics du quartier Barbès à Paris, les sociabilités observables à Miami ou encore un fragment spatial d'Ulaan-Baatar, les enjeux et de grés de réalité du cosmopolitisme, de l'orchestration de la diversité urbaine, des regards que l'on porte sur les multitudes. Principalement d'ordre géographique, sociologique et anthropologique, les textes comportent tous une dimension descriptive, qualité décisive pour entrer en cette difficile matière. Le questionnement est aussi le fait d'artistes, photographes ou plasticiens, qui parviennent ici à exprimer l'enchevêtrement des conditions urbaines et du monde. L'ensemble des notes de lecture ici regroupées est directement en lien avec la thématique du numéro.

    Lieux communs N°12 : L'altérité, entre condition urbaine et condition du monde, Lieux Communs : Les Cahiers du LAUA, Editions Lieux communs, 2009.

    MOTS CLÉS : Editions Archipresse éditions | L'architecture d'aujourd"hui | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Altérité | Diversité | Identité | Cosmopolitisme | Sociabilités | Migration | Communautés | Anthropologie | Sociologie | Mondialisation | Racisme |

  • Ouvrage disponible

    Construire l'architecture: Du matériau brut à l'édifice, Andrea Deplazes

    De quel savoir technique et constructif a-t-on besoin pour réaliser des projets architecturaux variés ? Construire l'architecture propose dans cette troisième édition française une vue d'ensemble des principes fondamentaux de la conception architecturale. Couronné par plusieurs prix internationaux et traduit en sept langues, cet ouvrage s'est imposé comme manuel de cours dans de nombreuses grandes écoles depuis sa parution en 2005. Il constitue par ailleurs un instrument de référence indispensable pour tous les architectes qui conçoivent le processus de construction comme un rapport dialectique complexe entre conception et mise en oeuvre des matériaux. Optant pour une approche globale de la construction, cet ouvrage combine connaissances techniques et questions esthétiques et les envisage conjointement dans la perspective de l'histoire des civilisations. La construction n'y est pas conçue comme une simple question de technique ou de technologie, mais aussi comme le résultat d'une intention artistique qui se concrétisera avec d'autant plus de cohérence et de force que l'architecte maîtrisera les principes techniques et constructifs de base. Le livre se subdivise en quatre chapitres ? Matériaux ? Modules, Eléments, Structures, Edifices ? et contient en annexe un catalogue présentant les éléments de construction. Tous les immeubles cités satisfont à de hautes exigences esthétiques ou jouent un rôle de premier plan dans l'histoire de l'architecture. D'une grande richesse iconographique, cet ouvrage contient plus de 1500 illustrations, plans et dessins de détails légendés. Le catalogue permet de comparer les détails de construction à l'échelle 1 : 20. Un index détaillé et des titres courants à toutes les pages facilitent l'orientation et la recherche ciblée d'informations. Comprend désormais le dépliant "Archétypes de la Construction : Construction massive, construction mixte, construction filigrane", qui donne une vue d'ensemble du contenu de ce manuel.

    Construire l'architecture: Du matériau brut à l'édifice, Andrea Deplazes, Editions Birkhauser, juillet 2018.

    MOTS CLÉS : Editions Birkhauser | Andrea Deplazes | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Construction | Matériaux | Structures | Esthétique | Durabilité | Technique | Catalogue | Illustration | Civilisation |

  • Ouvrage disponible

    Qualité architecturale et innovation : 2. Etudes de cas, Anne Debarre Frédérique de Gravelaine Rainier Hoddé Jean-Michel Léger Béatrice Mariolle Christian Moley Manuel Perianez

    Comment évaluer la qualité architecturale dans le logement collectif ? Comment définir la relation existant entre cette qualité et l'innovation ? Pour tenter de répondre à ces deux questions complexes et à la demande du Plan Urbanisme Construction Architecture, une série d'études a été menée par des chercheurs. Phillipe Dehan a exploré de façon très approfondie les termes de la qualité architecturale afin d'en dessiner une cartographie permettant de faire des choix, de définir des priorités et d'engager un dialogue constructif entre les différents acteurs. Parallèlement à cette recherche, six missions exploratoires conjointes ont été lancées afin d'étudier la manière dont certains acteurs abordent la question de la qualité et de l'innovation dans la production de l'habitat. Quatre auteurs ont enquêté sur la maitrise d'ouvrage : Christian Moley s'est interrogé sur la politique architecturale de la SCIC : Frédérique de Gravelaine s'est penchée sur les processus mis en oeuvre par la RIVP ; Béatrice Mariolle s'est attachée à l'action de l'Effort Rémois ; Anne Debarre a explosé le milieu de la promotion en interrogeant le groupe George-V, Cogedium et France Construction. Trois autres chercheurs ont analysé l'oeuvre d'architectes ayant développé une réflexion sur l'habitat : Manuel Periànez a étudié la production de Jean Nouvel ; Rainier Hoddé et Jean-Michel Léger ont comparé les approches de Lipa et Serge Goldstein, d'Yves Lion et de Bernard Paurd. Les deux ouvrages proposés sous le titre "Qualité architecturale et innovation" restituent les contenus de ces études:"î un premier volume comprend l'étude de Philippe Dehan, le second regroupe les études de cas menées par les sept chercheurs.

    Qualité architecturale et innovation : 2. Etudes de cas, Anne Debarre Frédérique de Gravelaine Rainier Hoddé Jean-Michel Léger Béatrice Mariolle Christian Moley Manuel Perianez, Edition Programmer Concevoir, Mars 1999.

    MOTS CLÉS : Edition Programmer Concevoir | Phillipe Dehan | Architecture | Urbanisme | Habitat | Logement | Constructions | Innovation | Méthodologie | Conception | Expérimentation | Production | Recherche |

  • Ouvrage disponible

    Paysage urbain: Les desseins du Mékong, Anaïs Prevel Anaïs Lebois Grazia Di Blasio Boriana Paroucheva

    Le paysage est une préoccupation d'actualité ainsi que peuvent en témoigner la récente adoption de la Convention Européenne du paysage, la reconnaissance d'une " valeur " et d'une " demande sociale " de paysage, etc. Au cœur d'un contexte qui interroge cette notion et sa pluralité de significations, l'ouvrage Paysage urbain, Les desseins du Mékong, propose un regard sur les paysages d'ailleurs. L'expérience étrangère, bien qu'elle doive faire face aux " pièges " inhérents à sa démarche (une connaissance limitée, un émerveillement parfois naïf...), constitue essentiellement une occasion de renouveler notre regard, une opportunité de mise en perspective de nos propres situations. La notion de paysage se décline ainsi au travers de ses multiples sens selon les lieux, et s'enrichit de ses diversités. Carnet de voyage à quatre voix, cette étude propose au lecteur un parcours atypique, une lecture architecturale qui mêle observations urbaines, paysagères, géographiques et sensorielles. Elle multiplie les modes de traduction (illustrations, extraits de récits et de plans, sons, vidéos, etc.) à l'aide du support informatique joint à l'ouvrage, et invite le lecteur au voyage... Au fil du Mékong, les données relevées composent ainsi, à la manière d'un kaléidoscope, un paysage, à découvrir, à s'approprier...

    Paysage urbain: Les desseins du Mékong, Anaïs Prevel Anaïs Lebois Grazia Di Blasio Boriana Paroucheva, Editions CERTU, Juin 2006.

    MOTS CLÉS : Editions Agone | Jean-Pierre Garnier | Architecture | Urbanisme | Habitat | Mékong | Paysage | Réseau | Ruralité | Écologie | Colonialisme | Modernité | Mobilité |

  • Ouvrage disponible

    Une violence éminemment contemporaine: Essais sur la ville, la petite bourgeoisie intellectuelle et l'effacement des classes populaires, Jean-Pierre Garnier

    Synthèse de quarante ans d'observation des réalités urbaines et d'analyse critique des discours dont elles font l'objet, ce recueil montre comment la gestion politique des villes nourrit les appétits économiques de la bourgeoisie désormais « mondialisée » et les aspirations culturelles des néo-petits bourgeois. D'un côté, des espaces « requalifiés » réservés aux gens de qualité, et de l'autre des couches populaires reléguées à la périphérie. « Violences urbaines », « crise du logement », « relégation » et « gentrification » sont autant de symptômes dont le « traitement », de plus en plus sécuritaire, est voué à l'échec. Du moins tant qu'on se refusera à reconnaître la nature du conflit fondamental qui oppose les citadins ordinaires à ceux pour qui l'espace urbain est une source de profit, sinon de valorisation de leur capital culturel par la colonisation des quartiers populaires bien situés. Et tant qu'on voudra donner l'illusion qu'on peut réconcilier par magie les contraires au moyen d'arguties et d'innovations ­langagières, violence symbolique ne faisant que redoubler celle, bien réelle, qui s'exerce sur les dépossédés du droit à la ville, plus nombreux que jamais.

    Une violence éminemment contemporaine: Essais sur la ville, la petite bourgeoisie intellectuelle et l'effacement des classes populaires, Jean-Pierre Garnier, Editions Agone, Mars 2010.

    MOTS CLÉS : Editions Agone | Jean-Pierre Garnier | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Gentrification | Logement | Sécuritaire | Patrimonialisation | Capitalisme | ClassesPopulaires | Prolétariat | Bourgeois |

  • Ouvrage disponible

    Les nouvelles esthétiques urbaines , Nathalie Blanc

    Sous l’impulsion d’associations militantes ou de politiques publiques, la ville se modifie. Le vert gagne du terrain. Plus profondément, plus durablement peut-être, l’environnement ordinaire des citadins contemporains est reconfiguré. Il se pare désormais d’une nouvelle esthétique urbaine, associée aux politiques de ville durable, d’urbanisme écologique… Cette esthétique transforme l’espace public. Son aspect ornemental réduit la ville et ses espaces à un décor vert, fabriqué par le capitalisme contemporain et la multiplication des innovations technologiques vertes. L’investissement des citoyens, sur un mode participatif et productif, laisse place à une ville « jardinée », écologisée et gérée en partenariat. De nouvelles manières d’habiter les lieux urbains émergent peu à peu. De telles évolutions dessinent-elles les prémices d’une restructuration de l’espace social dans son ensemble ? Comment des enjeux urbains condensent-ils une métaphore nouvelle de l’espace public ?

    Les nouvelles esthétiques urbaines , Nathalie Blanc, Editions Armand Colin, Avril 2012.

    MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Nathalie Blanc | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Esthétique | Écologie | Environnement | Capitalisme | Mobilisation |

  • Ouvrage disponible

    Qualité architecturale et innovation : 1. Méthode d'évaluation, Phillipe Dehan

    Comment évaluer la qualité architecturale dans le logement collectif ? Comment définir la relation existant entre cette qualité et l'innovation ? Pour tenter de répondre à ces deux questions complexes et à la demande du Plan Urbanisme Construction Architecture, une série d'études a été menée par des chercheurs. Phillipe Dehan a exploré de façon très approfondie les termes de la qualité architecturale afin d'en dessiner une cartographie permettant de faire des choix, de définir des priorités et d'engager un dialogue constructif entre les différents acteurs. Parallèlement à cette recherche, six missions exploratoires conjointes ont été lancées afin d'étudier la manière dont certains acteurs abordent la question de la qualité et de l'innovation dans la production de l'habitat. Quatre auteurs ont enquêté sur la maitrise d'ouvrage : Christian Moley s'est interrogé sur la politique architecturale de la SCIC : Frédérique de Gravelaine s'est penchée sur les processus mis en oeuvre par la RIVP ; Béatrice Mariolle s'est attachée à l'action de l'Effort Rémois ; Anne Debarre a explosé le milieu de la promotion en interrogeant le groupe George-V, Cogedium et France Construction. Trois autres chercheurs ont analysé l'oeuvre d'architectes ayant développé une réflexion sur l'habitat : Manuel Periànez a étudié la production de Jean Nouvel ; Rainier Hoddé et Jean-Michel Léger ont comparé les approches de Lipa et Serge Goldstein, d'Yves Lion et de Bernard Paurd. Les deux ouvrages proposés sous le titre "Qualité architecturale et innovation" restituent les contenus de ces études:"î un premier volume comprend l'étude de Philippe Dehan, le second regroupe les études de cas menées par les sept chercheurs.

    Qualité architecturale et innovation : 1. Méthode d'évaluation, Phillipe Dehan, Edition Programmer Concevoir, Mars 1999.

    MOTS CLÉS : Edition Programmer Concevoir | Phillipe Dehan | Architecture | Urbanisme | Habitat | Logement | Constructions | Innovation | Méthodologie | Conception | Expérimentation | Production | Recherche |

  • Ouvrage disponible

    Les débats sur la ville 5 : Patrimoine et développement des cœurs de ville, 4e Assisses du Patrimoine de Grand-Ouest

    Quelle stratégie globale pour maintenir la vie urbaine dans les quartiers historiques en évitant des centres villes "muséifiés", sur-fréquentés l'été et abandonnés l'hiver ? Comment redonner aux citoyens le goût d'habiter les centres villes face à une offre périurbaine pléthorique et présumée attractive ? Comment réussir la diversité sociale et générationnelle dans les quartiers anciens ? Enfin, comment concilier patrimoine et modernité, comment offrir des espaces ouverts aux pratiques contemporaines en prenant appui sur les traces du passé et sur la mémoire vivante des centres villes, symboles, s'il en est, de la continuité de nos civilisations ? En rassemblant et en comparant les expériences des villes qui se confrontent à cette question, les 4e Assises du Patrimoine du Grand-Ouest, qui se sont déroulées à Bordeaux au début de l'année 2003, ont tenté de faire le point sur les approches en cours, en insistant, notamment, sur le nouveau cadre juridique et législatif et sur les expériences d'autres villes européennes de l'arc Atlantique. Le cinquième volume des Débats sur la ville, collection à l'initiative de l'a'urba, présente les Actes des ces Assises du Patrimoine.

    Les débats sur la ville 5 : Patrimoine et développement des cœurs de ville, 4e Assisses du Patrimoine de Grand-Ouest, Edition CONFLUENCES, avril 2003.

    MOTS CLÉS : Edition CONFLUENCES | 4e Assisses du Patrimoine de Grand-Ouest | Architecture | Urbanisme | Urbain | Patrimoine | Habitat | Centreville | Réhabilitation | Modernité | Périurbanisation | Europe |

  • Ouvrage disponible

    Archiscopie 31 : thème apprendre l'architecture, Archiscopie

    Construire ou réparer ? - Apprendre l’architecture, mais apprendre quoi au juste ? À répondre à l’urgence ? À trouver des solutions ? Un nouvel équilibre, pour le moins… Dostoïevski avait beau penser que “la beauté sauvera le monde”, cela ne saurait suffire vu l’état de la planète. Le dernier rapport du GIEC ne fait qu’accroître le niveau d’alerte, comme le cri d’alarme lancé à Delphes le 17 novembre dernier par Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, au regard des conséquences du réchauffement climatique. Un cinquième des 1?154 sites inscrits au Patrimoine mondial et plus d’un tiers des zones naturelles sont ainsi menacés. Dès lors, on peut comprendre que la jeune génération, ceux qui sont dans les écoles d’architecture aujourd’hui (et ceux qui vont bientôt y entrer), se pose de sérieuses questions. Jusqu’à celle de savoir s’il faut encore construire ; le “moratoire sur les nouvelles constructions” fait inévitablement débat. Si l’on ajoute à cela la pression démographique (8 milliards d’habitants sur la planète) et la concentration de 60 % d’entre eux en milieu urbain, le défi est immense. Sans sombrer pour autant dans un pessimisme à la Cioran - “être moderne, c’est bricoler dans l’incurable” -, la marge de manœuvre est plus qu’étroite. La crise sanitaire et les interrogations sur l’inadaptation du logement qu’elle a clairement mises au jour suscitent des attentes criantes, spatiales et sociales. Les étudiants n’ont pas attendu la pandémie pour s’engager dans “le faire”, l’expérientiel à échelle??1, avec une soif de se confronter à la matière et à l’économie de moyens tout en questionnant la ressource. Les architectes qui sont aujourd’hui autant des concepteurs que des réparateurs et des enquêteurs répondent, rappelons-le, à une commande. Certes, ils peuvent la faire émerger, l’inventer, mais quelle est donc celle de notre société pour la ville contemporaine ? Résiliente, inclusive, écologique, bien sûr, mais encore ? La pédagogie dans les écoles d’architecture est-elle adaptée à cette grande remise en question ? La “culture de projet” est un invariant sans date de péremption, qui participe de l’idée même de résilience ; elle est de taille à résister au choc des transitions, écologique, démographique et numérique. Aujourd’hui, dans une approche globale indispensable, l’architecture n’est plus focalisée seulement sur la conception d’un espace mais sur la prise en compte d’un milieu. La biodiversité, le monde du vivant se sont invités dans le débat au même titre que les matériaux biosourcés et les circuits courts. Et les écologues constituent un appréciable renfort dans l’analyse et les recherches. Dans ce paysage en redéfinition, on ne le dira jamais assez, la question de la transformation, alternative à la destruction systématique, est un enjeu majeur. D’où le développement des masters sur ce sujet dans les écoles. Ne rien jeter mais recycler, c’est la tendance, ne rien laisser pour compte, c’est l’ambition. Francis Rambert

    Archiscopie 31 : thème apprendre l'architecture, Archiscopie, Editions Archiscopie, octobre-décembre 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |

  • Ouvrage disponible

    Archiscopie 29 : thème art & architecture, Archiscopie

    Entre sensible et sublime - L’architecture est-elle toujours considérée comme un art aujourd’hui ? On peut se le demander, à entendre ceux qui voudraient nous faire croire que ce n’est plus le sujet, tant l’urgence écologique et la question sociale s’imposent dans les priorités. Nul ne viendra ici contester le degré d’urgence absolue, vu l’état de la planète. Mais pourquoi écologique ne rimerait pas avec esthétique autant qu’avec éthique ? Pourquoi faudrait-il, en effet, évacuer la dimension artistique de l’architecture ? Durant des siècles, l’architecture s’est imposée comme un art. L’art de construire, l’art de concevoir l’espace, l’art de penser la ville. Une belle trilogie traversée par la question esthétique, les architectes étant invités, avec les artistes, les sculpteurs et les peintres, à concevoir et à façonner une œuvre. L’architecture, clé de voûte des arts… La porosité entre les disciplines est telle que les limites se brouillent parfois. L’exercice du pavillon de la Serpentine Gallery le prouve chaque année dans les jardins de Kensington à Londres. On sait aussi l’influence d’artistes comme Donald Judd, Dan Graham ou Richard Serra dans le domaine de l’architecture, comme l’on apprécie la connivence d’un Olafur Eliasson ou d’un Yann Kersalé avec les architectes. Qu’en est-il aujourd’hui de cette notion chère à Frank Lloyd Wright d’une architecture “mère des arts” ? On ne saurait ignorer que les architectes aiment à travailler avec les artistes, à l’image de Luis Barragán avec Mathias Goeritz, de Claude Parent avec Yves Klein, de Jean Nouvel avec Pierre-Martin Jacot, de Herzog & de Meuron avec Rémy Zaugg, Thomas Ruff ou Ai Weiwei, de Dominique Perrault avec Daniel Buren, de Tatiana Bilbao avec Gabriel Orozco… La liste ne saurait s’arrêter là tant la fertilité de leur relation est grande. Et elle se prolonge même dans le domaine des infrastructures ; depuis les parkings en silo ou en souterrain jusqu’au projet en cours du Grand Paris Express, qui scelle une collaboration architectes-artistes sans précédent avec ses 68 gares. Le propos n’est pas de faire l’apologie de l’“architecture d’auteur” ou l’éloge de l’art, ni de célébrer la quête d’absolu. En revanche, l’enjeu est de replacer l’architecture dans son rôle essentiel - critique, nous rappelle Jean Nouvel - et indispensable pour les habitants comme pour les paysages. Il faut donc lui donner des chances d’échapper à la seule grille d’analyse économique ainsi qu’à la vague “générique” qui déferle sur le monde. L’important est qu’au-delà de la question énergétique, le projet parvienne à transcender les données du programme, qu’il s’agisse d’une usine, d’écuries ou d’un poste d’aiguillage... “L’architecture est bien plus qu’un art et encore bien plus que des bâtiments”, résume Francis Kéré, le tout dernier Pritzker. Au-delà de tout geste plastique, souhaité ou pas, l’architecture, art spatial et social, est aussi attendue comme un art de la transformation. Chacun y mettra ses mots, à l’image de la quarantaine d’architectes qui ont répondu à notre enquête. Nul doute que Fernand Pouillon aurait avancé que “le sensible est l’état ultime des choses”, comme il nous le rappelait dans les premières pages des Pierres sauvages. Francis Rambert

    Archiscopie 29 : thème art & architecture, Archiscopie, Editions Archiscopie, avril 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |

  • Ouvrage disponible

    Archiscopie 13 : thème densité/intensité, Archiscopie

    Archiscopie élargit son champ critique - Il s’agissait de tourner la page. Passé la tentation de faire table rase de l’existant, il est apparu que la transformation était bien plus intéressante que le changement radical. L’injonction rimbaldienne qui voudrait que l’on soit “absolument moderne” ne passe pas forcément aujourd’hui par ce type de stratégie de rupture. Il en va de même en architecture. L’enjeu était de dynamiser Archiscopie par une nouvelle formule tout en restant dans le même format, le même rythme de parution trimestriel et la même économie. Le numéro 13 incarne cette mutation, assurée par de nouvelles rubriques bien sûr, de nouvelles plumes, un nouveau ton, dans une maquette qui imprime de nouveaux rythmes. Changement majeur, la formule repensée repose sur une nouvelle structure en quatre séquences avec chacune sa logique. La pièce maîtresse est un dossier qui vient nourrir la réflexion sur un thème d’actualité. En choisissant “Densité?/?Intensité” pour ce numéro de transition, Archiscopie focalise l’attention sur la question des équilibres au cœur du grand débat métropolitain, avec notamment des focus venant de l’étranger (Tôkyô, Moscou, Barcelone...). Séquence conversation ensuite, dans un long entretien avec un auteur ou autre penseur de la ville contemporaine, afin de développer d’autres points de vue sur la fabrique de la ville. L’architecte-paysagiste Michel Desvigne débute ainsi la série en soulevant, entre autres, la question de l’agriculture urbaine. La troisième séquence, intitulée “L’espace critique”, s’ouvre par l’analyse d’une tendance de fond ; apparaît ainsi un certain retour à la structure porté par une génération de jeunes architectes français, représentée notamment par Bruther, DATA, Muoto. Après ce décryptage, s’enchaînent une série de textes critiques sur des bâtiments en France comme à l’étranger (dont l’ensemble très réussi du Louvre Abu Dhabi par Jean Nouvel), sur des livres monographiques ou des ouvrages thématiques, et sur des films où l’architecture et la ville jouent un rôle particulier. Ici, une immersion dans l’univers spatial de Brian De Palma. Dernière séquence avec une bibliographie fournie, construite selon un nouveau rubriquage. Archiscopie, c’est une diversité d’écriture assurée par ses auteurs, journalistes, historiens, chercheurs, avec pour seul objectif d’apporter une dimension critique, une autre profondeur de champ dans un monde envahi par l’impératif de communication. Francis Rambert

    Archiscopie 13 : thème densité/intensité, Archiscopie, Editions Archiscopie, janvier 2018.

    MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |

  • Ouvrage disponible

    Précis de bâtiment - Conception, mis en oeuvre, normalisation, Denis Didier Michel Le Brazidec Patrick Nataf Joël Thiesset

    Cet ouvrage de référence « Précis du Bâtiment », de la collection des Précis AFNOR-Nathan, rassemble l'essentiel des normes, règles de calcul et règles de l'art les plus récentes relatives au gros œuvre, aux principaux corps d'état secondaires du bâtiment ainsi qu'à certains domaines ayant trait aux travaux publics. Cet ouvrage a été rédigé par une équipe d'auteurs qui a eu l'ambition de donner un accès clair et synthétique au savoir scientifique et technologique de leur domaine. Outil indispensable pendant les études et tout au long de la vie professionnelle, c'est un ouvrage de référence grâce à son contenu scientifique (structures des matériaux, élaboration, durée de vie,… ) technologique (calculs, éléments de structures, essais, techniques de réalisations, conception, ..) et normatif. Il s'adresse aussi bien aux élèves, aux étudiants, aux enseignants des classes de BTS, DUT, Bachelors, licences, diplômes d'ingénieur ou d'architecte…qu'aux praticiens, concepteurs, ingénieurs ou techniciens pour les aider au calcul, au dessin, au choix de matériaux ou de techniques de construction au cours d'un projet. Dans cette nouvelle édition, tout le contenu a été actualisé et toutes les références normatives sont à jour des normes en vigueur. Les normes telle que la transition entre RT2012 et RT2020 sont prises en compte et les thèmes tels que l'analyse du cycle de vie (AVEC) d'un bâtiment et les isolants bio-sourcés sont abordés. Chaque chapitre associe les aspects normatifs, règlementaires et conventionnels liés à l'emploi des matériaux usuels, des procédés technologiques et des techniques de mise en œuvre. On retrouve également un équilibre entre la présentation complète d'une technique ou d'une technologie, l'accès rapide à des informations d'usage quotidien et la référence systématique à la normalisation la plus récente. En complément de l'ouvrage acheté, un accès en ligne au texte intégral de 5 normes phare ainsi qu'à une bibliographie normative est proposé.

    Précis de bâtiment - Conception, mis en oeuvre, normalisation, Denis Didier Michel Le Brazidec Patrick Nataf Joël Thiesset, Editions Nathan, mai 2012.

    MOTS CLÉS : Editions Nathan | Denis Didier | Michel Le Brazidec | Patrick Nataf | Joël Thiesset | Architecture | Bâtiment | Normes | Construction | Technique | Ingénierie | Structure | Environnement |

  • Ouvrage disponible

    Contes Kabyles. Tome 1, La Sagesse, Leo Frobenius

    "Quel bonheur de pouvoir enfin lire ces fameux contes kabyles de Frobenius dans la traduction si attendue des spécialistes et amateurs francophones de littérature orale en contes ! En effet, la somme considérable que représentent les trois gros volumes de Contes kabyles de l'illustre chercheur allemand Leo Frobenius est, depuis presqu'un siècle à présent, un véritable trésor encore inexploité dans le domaine des études maghrébines où les germanophones sont rares, et demeuré inconnu d'un plus vaste public. Leur traduction apporte aujourd'hui une considérable contribution à la connaissance et à l'étude du patrimoine culturel maghrébin, qui s'est déjà révélé tout spécialement riche en littérature orale" (Camille Lacoste-Dujardin). D'une richesse et d'une diversité supportant parfaitement la comparaison avec les Mille et Une Nuits, les quelque cent cinquante récits recueillis par Frobenius dans les années 1913-1914, désormais accessibles au public francophone, viennent il est vrai combler un énorme vide. Car ils comprennent non seulement des contes merveilleux, mais aussi des mythes, aujourd'hui si rares à retrouver, et des histoires plaisantes ou érotiques fort peu divulguées mais qui témoignent d'une inventivité, d'une liberté et d'un humour tout méditerranéens. D'une vigueur exceptionnelle, servis par une langue savoureuse et des audaces d'expression tout à fait inattendues, ces contes offrent de multiples grilles de lecture qu'ethnologues et folkloristes se réjouiront de décrypter. Expression fondamentale d'une culture, témoignage irremplaçable de la réalité et de l'imaginaire en œuvre dans la société kabyle du début du siècle, ils occupent à n'en pas douter une place de tout premier rang dans le grand édifice de la littérature orale et des légendes universelles. Leur publication en français a reçu le concours du Centre national du Livre. Tome I : Sagesse Tome II : Le Monstrueux Tome III : Le Fabuleux Tome IV : Autres contes fabuleux

    Contes Kabyles. Tome 1, La Sagesse, Leo Frobenius, Editions Edisud, octobre 1995.

    MOTS CLÉS : Editions Edisud | Leo Frobenius | Smala | Folklore | Mythologie | Mythe | Recueil de contes | Conte | Littérature | Algérie | Kabylie | Berbère | Culture | Tradition |

  • Ouvrage disponible

    Le camp des oliviers : Parcours d'un communiste algérien, William Sportisse Pierre-Jean Le Foll-Luciani

    William Sportisse, né en 1923 à Constantine, grandit dans le Camp des oliviers, quartier populaire et mixte d'une ville profondément divisée par les barrières coloniales. Élevé dans une famille juive autochtone, française par le droit mais de culture judéo-arabe, et guidé parla trajectoire de son frère aîné, Lucien, pionnier des luttes anticoloniales assassiné par la Gestapo à Lyon en 1944, il choisit très tôt le camp d'une Algérie décolonisée et socialiste. D'une guerre à l'autre, ce camp le mène de l'action souterraine antifasciste sous Vichy à la coordination des réseaux clandestins du Parti communiste algérien à Constantine durant sept années de la guerre d'indépendance, en passant par la direction d'une émission de radio en langue arabe à Budapest, considérée dès novembre 1954 par le gouvernement français comme l'une des responsables du déclenchement de l'insurrection algérienne. Devenu citoyen de l'Algérie indépendante, il connaît à partir de 1965, comme nombre de ses camarades, les tortures et prisons d'un régime autoritaire dont les communistes tentent avec difficultés de réorienter la marche, avant que l'explosion des années 1990 ne le contraigne à l'exil. À travers le prisme d'une personnalité militante confrontée à des documents d'archives jusqu'ici inexplorées, ce livre d'entretiens déploie autour d'un parcours minoritaire des pans méconnus de l'histoire sociale et politique de l'Algérie (post) coloniale. Pierre-Jean Le Foll-Luciani est doctorant en histoire contemporaine à l'université Rennes 2. Sa thèse porte sur les militants anticolonialistes juifs algériens (de l'entre-deux-guerres aux premières années de l'indépendance de l'Algérie).

    Le camp des oliviers : Parcours d'un communiste algérien, William Sportisse Pierre-Jean Le Foll-Luciani, Editions Presses Universitaires de Rennes, novembre 2012.

    MOTS CLÉS : Editions Presses Universitaires de Rennes | William Sportisse | Pierre-Jean Le Foll-Luciani | Smala | Communisme | Algérie | France | Colonialisme | Anticolonialisme | Décolonisation | Résistance | Militantisme | Judaïsme | Immigration | Migration | |

  • Ouvrage disponible

    Architecture et violence : La cabane de Unabomber, Michael Jakob

    La cabane de Ted Kaczynski, le criminel américain connu sous le nom de Unabomber, est un objet paradoxal : construite et habitée par son auteur pour rester à l’écart, hors de toute visibilité, elle n’a pas seulement été sans cesse reproduite depuis 1996, mais elle a aussi été déplacée, exposée, reconstruite, copiée et pastichée. L’objet, situé autrefois au milieu des forêts du Montana, près de la petite ville de Lincoln, s’est transformé en un signe polyvalent. Séparée de son auteur, la cabane représente bien plus qu’un reste : c’est un élément qui dérange et qui attire à la fois ; c’est une drôle de relique, et c’est surtout, sur le plan sémiologique, un signe qui ne cesse de nous interpeller. Par ailleurs, son statut n’est pas simple à définir : que signifie, en effet, la persistante présence médiatique et artistique de cet objet, en soi plutôt banal ? Pourquoi réapparaît-il sans cesse ? Qu’en est-il de la violence que cette cabane symbolise et à laquelle, en même temps, elle s’oppose ? Indiquée parfois comme une partie intégrante de l’ADN des États-Unis, la violence à laquelle s’attaque Kaczynski est celle d’un régime qui, à travers son système de surveillance et de contrôle économique, transforme ses sujets en victimes de la consommation à tout prix. La violence alimente la violence. La cabane isolée de Kaczynski apparaît donc, dans ce contexte, comme le lieu minuscule, le moyen et la métaphore par lesquels une société particulièrement violente réfléchit sur elle-même. Michael Jakob enseigne la théorie et l’histoire du paysage à l’hepia, ainsi que l’esthétique du design à la HEAD de Genève. Il est également professeur de littérature comparée à l’Université de Grenoble. Il est le fondateur et le directeur de la revue internationale COMPAR(A)ISON et de la collection « di monte in monte » (Tarara’ Verbania). Parmi ses publications récentes : Cette ville qui nous regarde, b2 éditions, Paris 2015/ Lettera 22, Siracusa 2017 ; Des jardins & des livres, MïtisPresses, Genève 2018 ; What is Landscape?, LISt Lab, Trente 2018 ; Prises de vue. Un paradigme pour l’observation du paysage, MïtisPresses, Genève 2019 ; Paysage et technologie, b2 éditions, Paris 2019 ; Jardins en images, MïtisPresses, Genève 2020.

    Architecture et violence : La cabane de Unabomber, Michael Jakob, Editions ETEROTOPIA, mai 2021.

    MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Michael Jakob | Architecture | Habitat | Violence | Sémiologie | Surveillance | Utopie | Paysage | Relique | Subversion |

  • Ouvrage disponible

    Afrocritique: Essai sur l'infrapolitique des luttes noires, Aymar Nyenyezi Bisoka

    Ce livre étudie les luttes de groupes de Noirs qui se battent pour leur dignité. Il examine le rôle déterminant joué par ces femmes et ces hommes noirs qui prennent soin des combattants, des blessés mais aussi des morts. Dans certaines situations, cette prise en charge de vies précaires et des corps sans vie peut produire des effets pervers : l’affolement, le chaos, voire l’extermination. Cependant, dans d’autres circonstances, elle peut sauver des vies, induire les bases d’une réorganisation de l’existence noire et contenir, par conséquent, les fragments d’un monde autre à venir pour lequel se battent ces subalternes. L’un des principaux facteurs de réorganisation de la vie, qui ressort de ces actes de soin, est la prise en charge de vies humaines, indépendamment de toute allusion au droit moderne et à l’appartenance sociopolitique. Comme si, prendre en charge véritablement la vie noire impliquait nécessairement la destruction de l’idée même de communauté politique au sens euro-occidental du terme. L’ouvrage propose de lier cet appel en faveur de la destruction de la communauté politique fondée sur le droit moderne, à l’appel à la destruction du monde blanc qui a marqué le long tournant induit par des Noirs d’Afrique et de ses diasporas, dans les pensées critiques du début du siècle dernier. C’est précisément dans cet appel que ce livre situe l’infrapolitique des luttes noires. L’ouvrage se construit autour de ce projet, en rassemblant sous le vocable de tradition afrocritique un certain nombre de travaux d’auteurs d’Afrique et de ses diasporas qui, depuis un siècle, se sont intéressés aux relations entre modernité euro-occidentale, violence raciale et dignité noire dans le monde colonial et postcolonial. Aymar Nyenyezi Bisoka est professeur à l’Université de Mons, en Belgique. Docteur en sciences politiques et sociales, il travaille sur les dynamiques de pouvoir et de résistance, avec des recherches approfondies en Afrique des Grands Lacs. Il possède une expertise considérable en coopération internationale et mouvement associatifs. Ses travaux actuels se concentrent sur l’élargissement de la tradition afrocritique dans les sciences sociales, en s’appuyant sur divers terrains en Afrique, en Europe et au Canada.

    Afrocritique: Essai sur l'infrapolitique des luttes noires, Aymar Nyenyezi Bisoka, Editions ETEROTOPIA, février 2025.

    MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Aymar Nyenyezi Bisoka | Afrocritique | Philosophie | Sociologie | Antiracisme | Racisme | Dignité | Infrapolitique | Politique | Colonialisme | Diaspora | Afrique |

  • Ouvrage disponible

    L’oeil hanté: L'art en alerte 1919-1983, Lucia Sagradini Anne Querrien

    Considérer la puissance des images tout en cherchant à échapper à leur pouvoir, à l’asservissement tant de l’image que de celui ou de celle qui regarde. Toujours chercher, alerte, la dimension subversive des images. Tel est le sujet de cet essai. Regarder implique l’action de saisir l’image et de sortir de la passivité et de la contemplation, mêlant nos histoires, savoirs, et mêmes nos ignorances, pour donner un sens. Dans un monde où les modes virtuels construisent et appuient les fantasmagories du capitalisme, et où les images, leurs flux, participent activement à accroître la passivité des êtres, l’atonie, la peur et l’aliénation, la possibilité de comprendre que le regard est une action politique devient essentielle. Le regard comme une puissance agissante – premier pas vers l’émancipation. L’attachement de Walter Benjamin aux images et à leur saisissement, dans une période de basculement, en dit long sur la vivacité du danger. Walter Benjamin pense que les images dialectiques renferment des expériences de liberté actualisables. Ces images reposent sur des formes venues du passé. L’espace du regard est bien celui d’une lutte politique. L’ordre du monde et la capacité de le bouleverser se tiennent « telles la fleur et l’ortie sur la même prairie… » comme le disait Victor Klemperer. Dans le passé se tiennent les sources et ressources de nos gestes futurs. L’œil hanté porte cette dimension de futur antérieur. Lucia Sagradini est Docteur en sociologie de l’art et de la culture, professeure d’histoire de l’art et de théorie à l’ESAD des Pyrénées depuis 2017. Rédactrice en chef de Variations – revue internationale de théorie critique, elle poursuit un travail de longue haleine en différentes directions : écriture d’articles sur des pratiques artistiques actuelles, et sur les enjeux conceptuels contemporains ; réalisation d’Icônes pour Multitudes ; présentations d’expositions ou de catalogues ; traductions vers différentes langues : Martha Rosler, Gerd Arntz, John Holloway, Gregorio F. Baremblitt etc..

    L’oeil hanté: L'art en alerte 1919-1983, Lucia Sagradini Anne Querrien, Editions ETEROTOPIA, mars 2025.

    MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Lucia Sagradini | Philosophie | Historique | Politique | Sociologie | Avantgarde | Surréalisme | Symbolisme | Émancipation |

  • Ouvrage disponible

    Le livre des Haltes, Émir Abdelkader

    Si la mémoire d'Abd Al-Kader (1808-1883) continue aujourd'hui d'être honoré sur les deux rives de la Méditerranée, c'est assurément parce qu'il est l'un des personnages les plus extraordinaires et les plus complexes du siècle dernier. Loin des champs de bataille et des salons mondains, celui qui reçut à Damas le titre mérité de "Prince parmi les Saints et de Saint parmi les Princes" consacrera une grande partie de sa vie à commenter pour ses disciples l'oeuvre du plus grand des maîtres, Muhyî Al-Din b. Arabî. De ces leçons, adressées à un public restreint, un livre va naître : le Kitab Al-Mawaquil : cet ouvrage remet incontestablement en cause l'image d'Epinal nous présentant exclusivement l'Emir comme un guerrier magnanime devenu ultérieurement l'ami de la France. Même s'il fut tout cela, nous devinons à travers ce texte un personnage fort différent de celui qui est étudié dans les manuels scolaires. Si bien qu'au risque de reprendre une formule connue, on pourrait dire que l'Emir a été surtout admiré pour ce qu'il n'était pas.

    Le livre des Haltes, Émir Abdelkader, Editions Alif, novembre 1996.

    MOTS CLÉS : Editions Alif | Émir Abdelkader | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade | Château de Pau | Pau |

  • Ouvrage disponible

    Techniques & culture N° 56, 1er semestre : Habiter le temporaire. Habitations de fortunes, mobiles et éphémères, Agnès Jeanjean Ingrid Sénépart

    Ce numéro de Techniques et Culture consacré aux habitations de fortune, mobiles et éphémères rassemble archéologues, ethnologues, juristes, sociologues, économistes et politistes. En privilégiant l'entrée par la culture matérielle, nous avons souhaité que tous ces regards décalent, en l'enrichissant, la perspective développée à l'heure actuelle sur les questions de précarité et d'habitat. Les articles qui composent le numéro portent sur un historique de l'habitat temporaire, la cabanisation en Languedoc Roussillon, le phénomène "camping", l'habitat pastoral d'un point de vue archéologique, l'habitat de bergers en Provence, les Aborigènes d'Australie... et bien d'autres aspects qui soulèvent les complexités du rapport entre mobilité et précarité. Le dialogue entre ethnologue du contemporain et archéologue de la préhistoire permet de livrer un ouvrage original et pointu dont seuls sont absents... les bernard-l'hermite !

    Techniques & culture N° 56, 1er semestre : Habiter le temporaire. Habitations de fortunes, mobiles et éphémères, Agnès Jeanjean Ingrid Sénépart, Editions Maison des Sciences de l'Homme, Octobre 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Maison des Sciences de l'Homme | Agnès Jeanjean | Ingrid Sénépart | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Architecture | Architecture mobile | Urbanisation | Logement | Innovation | Environnement | Durable | Ethnologie | Bidonvilles | Précarité |

  • Ouvrage disponible

    Mapping the Invisible: Eu-Roma Gypsies, Lucy Orta

    The book takes the reader on a visual journey across Europe with a focus on its fastest-growing ethnic minority: the Roma. This publication is the result of a unique partnership called EU-ROMA formed by a coalition of architects, designers and artists wishing to raise awareness of the diversity and richness of the Roma people. The book features EU-ROMA projects conducted together with the gypsy communities in Romania, Greece, Italy and the UK. Mapping the Invisible discusses the Roma cultural heritage, looking at the issues surrounding topics from recent European migration to current housing conditions. The projects undertaken by EU-ROMA are explored from start to finish, showing the methods, challenges and outcomes of their work with Roma communities across Europe. Mapping the invisible features internationally celebrated artists in a unique partnership and is the first art/architecture publication dedicated to European Roma gypsies. Visually engaging, it will inspire anyone with an interest in contemporary architecture, visual art and design, social sustainability, and radical movers and shakers involved in supporting human rights.

    Mapping the Invisible: Eu-Roma Gypsies, Lucy Orta, Editions Black Dog Publishing Ltd, mars 2010.

    MOTS CLÉS : Editions Black Dog Publishing Ltd | Lucy Orta | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Rome | Italie | Grèce | Roumanie | Royaume-Uni | Europe | Photographie | Art |

  • Ouvrage disponible

    Mobile Architecture : Habitat Nomade / Homes on the move / Thuis Onderweg, Donato Nappo Stefania Vairelli

    Economiques, faciles à construire et s'intégrant parfaitement dans leur environnement, les unités d'habitation mobile revêtent les formes les plus diverses : des tentes de nomades aux constructions événementielles mobiles pensées jusque dans les moindres détails, en passant par le légendaire minibus de Volkswagen et les conteneurs constituant les modules de base dans l'architecture préfabriquée moderne. Mobile Architecture présente de manière chronologique plus de 60 projets et réalisations sous toutes les latitudes. Signées par certains des architectes, ingénieurs et designers les plus renommés du monde, ces " maisons " témoignent de l'évolution du concept de mobilité vers une forme d'habitat promise à un bel avenir. Mobiele woningen zjin goedkoop, eenvoudig te bouwen en passen zich gemakkelijk aan hun omgeving aan. De ontwerpen zijn verbluffend divers en lopen uiteen van nomadententen tot ingenieuze spanconstructies voor evenementen, en van het legendarische VW-busje tot modulaire prefab containerarchitectuur. Mobile Architecture toont meer dan zestig modellen uit verschillende periodes en landen. Ze zjin ontworpen door enkele van de meest gerenommeerde architecten, ingenieurs en designer ter wereld en laten zien hoe het idee van mobiliteit zich heeft ontwikkeld tot een moderne, op de toekomst gerichte leefstijl.

    Mobile Architecture : Habitat Nomade / Homes on the move / Thuis Onderweg, Donato Nappo Stefania Vairelli, Editions Könemann, octobre 2010.

    MOTS CLÉS : Editions Könemann | Donato Nappo | Stefania Vairelli | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Société | Sociale | Architecture | Microarchitecture |

  • Ouvrage disponible

    Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? (une ville), Katy Couprie Stéphane Gatti Michel Séonnet Habitants de Saint-Dizier

    C'est une ville où toutes les péripéties de l'aventure urbaine sont inscrites dans le paysage : le développement de l'industrie lourde; l'exode des campagnes; la mémoire ouvrière; les taudis; les bidonvilles; puis le rêve construit d'une ville idéale; l'afflux de main-d'œuvre étrangère; l'effondrement industriel; la marginalisation des cités. C'est une ville où la ville semble en permanence pouvoir être interrogé avec ceux-là même qui y vivent. Encore faut-il qu'ils parlent. Qu'ils racontent ce qu'ils savent, ce qu'ils vivent. Qu'ils désignent les lieux et les époques. Qu'ils tentent de découvrir cette part d'eux-mêmes dont ils ne sont pas forcément conscients. Que nommant les lieux et les jours, ils réinventent leur regard sur ce qui leur est le plus quotidien. De là ce travail, réalisé par Katy Couprie, Stéphane Gatti, Michel Séonnet avec des habitants de Saint-Dizier, Haute-Marne.

    Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? (une ville), Katy Couprie Stéphane Gatti Michel Séonnet Habitants de Saint-Dizier, Editions le bar floréal, juin 1998.

    MOTS CLÉS : Editions le bar floréal | Katy Couprie | Stéphane Gatti | Michel Séonnet | Habitants de Saint-Dizier | Makhnovtchina | Ville | Métropole | Saint-Dizier | Urbanisme | Industrialisation | Prolétariat | Bidonvilles | Sans-Abri | Migration | Témoignage | Enquête |

  • Ouvrage disponible

    Enclaves nomades : Habitat et travail mobiles, Arnaud Le Marchand

    Depuis la fin des années quatre-vingt en Europe : squats, foyers, tentes, caravanes, fourgons, etc réapparaissent de plus en plus fréquemment. Or l'habitat précaire et mobile est une pratique de groupes professionnels : marchands et industriels forains, travailleurs des transports, salariés du bâtiment et de l'industrie, voire du secteur tertiaire (personnes sans-emploi). Ces formes de logements occupent des espaces reliés à des fonctions, elles ne sont pas "hors jeu". Ce monde du travail et de l'habitat mobile ou précaire permet de saisir certains aspects des changements économiques en cours. Il est en outre impliqué dans les migrations, le tourisme et les fuites hors du salariat. L'examen de divers fonds d'archives permet de retrouver le monde de l'habitat mobile ou de passage au cours du XIXe et du XXe siècles. Il s'articule à des organisations de l'intermittence sur les ports, il est impliqué dans des processus d'innovations via les foires. Les nouvelles formes d'organisation de la production industrielle expliquent son renouvellement. Il s'agit d'un monde transverse à différentes sphères de la circulation et de la production. On peut ainsi esquisser des liens entre les mutations du travail "post-fordistes" et les changements de la ville contemporaine. L'habitat "non-ordinaire" n'est pas une scorie, mais au contraire une production actuelle qui recherche sa légitimité entre spatialisation de la question sociale et discours radicaux. Arnaud Le Marchand est maître de conférences en sciences économiques à l'université du Havre. Il collabore à la revue Multitudes, ses recherches portent sur l'économie du travail et l'économie urbaine dans la mondialisation.

    Enclaves nomades : Habitat et travail mobiles, Arnaud Le Marchand, Editions du Croquant, septembre 2011.

    MOTS CLÉS : Editions du Croquant | Arnaud Le Marchand | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat Mobile | Mal-logement | Gens du voyage | Forains | Travailleurs | Travail | Intermitence | Salariat | Chômage | Etude | Sociologie | Sociale | |

  • Ouvrage disponible

    "Gens du voyage" - Lever les entraves aux droits, Défenseurs des droits - République Française

    La Défenseure des droits, saisie par la Délégation interministérielle pour l’hébergement et l’accès au logement (DIHAL), a souhaité apporter sa contribution à l’élaboration de la Stratégie française sur l’égalité, l’inclusion et la participation des Roms. Dans un souci de cohérence au regard du contexte et du droit national, la Défenseure des droits a souhaité présenter cette contribution en deux volets, l’un consacré aux droits des « Gens du voyage » et l’autre à ceux des personnes Roms étrangères. La présente contribution est consacrée aux « Gens du voyage ».

    "Gens du voyage" - Lever les entraves aux droits, Défenseurs des droits - République Française, Editions D, juin 2013.

    MOTS CLÉS : Editions D | Défenseurs des droits - République Française | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Politique | Droit | Juridique |

  • Ouvrage disponible

    Habitats non ordinaires et espace-temps de la mobilité, Marc Bernardot Arnaud Le Marchand Catalina Santana Bucio

    Malgré la centralité de la question de l'habitat dans les sociétés contemporaines, les formes non ordinaires d'habitats restent mal connues. Les chapitres de cet ouvrage dessinent les contours mouvants de cet objet spatio-politique : des quartiers d'invasion autoconstruits en situation postcoloniale, des zones en friche à occupation temporaire et précaire, des abris de fortune, des habitats mobiles, des formes atypiques de logement humanitaire, des hébergements/lieux de travail, des topiques des guerres urbaines et frontalières. Le retour au premier plan du paysage mondial de l'habitat non ordinaire (HNO) est une des manifestations des changements profonds affectant les sociétés contemporaines, découlant des déréglementations, du développement de l'économie de bazar, des mobilités comme des résistances et des adaptations à ces mutations. C'est pourquoi les auteurs dont les textes sont rassemblés ici ont mené des enquêtes de terrain, au plus près des habitants, des militants et des artistes, et des situations concrètes pour construire leur analyse de l'habitat non ordinaire qui ne ressemble que rarement au "bon habitat", celui des majoritaires, des marchés et des administrations. Marc Bernardot, enseignant-chercheur en sociologie à l'université du Havre. Il est animateur du réseau TERRA et membre de l'UMR IDEES-Le Havre. Spécialiste des mobilités et des conflits, il a notamment publié Captures, aux éditions du Croquant, 2012. Arnaud Le Marchand, enseignant-chercheur en économie à l'université du Havre et membre du laboratoire EDEHN. Spécialiste de la monnaie et des mobilités, il a récemment écrit Enclaves nomades, aux éditions du Croquant en 2011. Catalina Santana Bucio, enseignante-chercheuse en sociologie. Elle est membre de l'UMR IDEES-Le Havre. Spécialiste de sociologie urbaine et des risques, elle prépare une thèse de doctorat sur la ville du Havre.

    Habitats non ordinaires et espace-temps de la mobilité, Marc Bernardot Arnaud Le Marchand Catalina Santana Bucio, Editions du Croquant, novembre 2014.

    MOTS CLÉS : Editions du Croquant | Marc Bernardot | Arnaud Le Marchand | Catalina Santana Bucio | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Architecture | Postcoloniale | Zone | Mondialisation | Economie | Etude | Enquête |

  • Ouvrage disponible

    Prefabs, Elisabeth Blanchet Sonia Zhuravlyova

    As slums were cleared after the Blitz, there was a pressing need for housing. Successive governments championed prefabrication as a speedy solution. The resulting bungalows with slightly pitched roofs, pretty gardens and all the mod cons became home to hundreds of thousands of people around the country, often those who had not previously had the luxury of hot running water or a fridge. No wonder, then, that they became so loved. These squat little homes were meant to last just a decade -- a mere stopgap as the country got back on its feet -- but many of the prefabs are still standing, with residents often fighting to hold on to them. There has been growing public interest in these fast-disappearing houses, and the communities they fostered... The book recounts residents' first hand experiences -- from the first time they laid eyes on their prefabs to their attempts to hold on to their little castles beyond their designated temporary timeframe. The authors look at the success of post-war prefab housing in the wider context of British social housing. The book also looks at architectural innovation and imaginative design in the field of prefabrication and clever solutions being put forward to solve the housing crisis of today. Fewer and fewer prefabs remain -- but you can still spot them here and there, sitting cosily among their big brick-built neighbours, a lesson in thoughtful design, community building and what it means to have a house to call your own.

    Prefabs, Elisabeth Blanchet Sonia Zhuravlyova, Editions Historic England, juillet 2018.

    MOTS CLÉS : Editions Historic England | Elisabeth Blanchet | Sonia Zhuravlyova | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Architecture | Bidonville | Préfabrication | Préfabriqué | Bungalows | Angleterre | Royaume-Uni |

  • Ouvrage disponible

    VILLES NOMADES : Histoires clandestines de la modernité, Stany Cambot Echelle Inconnue

    Une autre ville existe, concomitante à la ville planifiée. Une ville faite de caravanes, de tentes, de camions, mobile-homes et autres kiosques et cabanes. Ville européenne, autre, que de Paris à Moscou le cadastre réprouve et oblitère quand il ne la criminalise pas. Un archaïsme qu'urbanistes, architectes, politiques, sociologues et policiers ont charge de démanteler, résorber ou extraire de leurs nouvelles métropoles. Nomade, mobile, légère ou foraine cette ville demeure cependant pensée depuis l'espace cadastré, ses représentations, ses mots et son Histoire. C'est une ville sans nom d'un peuple sans nom que la langue politique et médiatique pourtant nomme : Rom, Gitan, réfugié, Manouche, Tzigane... ville de l'étranger en somme. Ville étrangère à la ville surtout et ce depuis le milieu du XIXe siècle au moins. Belligérante d'une guerre silencieuse qui pourtant a lieu et l'oppose à la ville planifiée, elle constitue, sous les multiples formes des ses réapparitions (capitale mobile de l'Algérie, Zone des fortifs de Paris, caravane de l'armée insurrectionnelle ukrainienne, etc.) une alternative urbaine, poétique, politique et économique. Chant partisan, ce texte est une tentative de renouer les fils d'une histoire urbaine sectionnés par l'exercice colonial et militaire, le capitalisme et ses remises à jour ainsi que par un urbanisme contemporain en partie fondé sur son anéantissement et dont la métropolisation n'est que l'ultime masque. Fondé en 1998 et emmené par l'architecture Stany Cambot, Echelle Inconnue n'est pas un collectif mais un groupe, comme un groupe de rock, qui voudrait être à l'architecture ce qu'Elvis Presley fut à Tino Rossi. Groupe indiscipliné de recherche et création, autour des notions d'invisibles des villes et de leurs représentations, il se consacre aux urbanités minoritaires, alternatives ou émergentes ainsi qu'aux populations non prises en compte ou discriminées en raison d'un mode de vie minoritaire. Il tente d'être un acteur de l'émergence d'une connaissance "par le bas" mettant en place des travaux et expériences artistiques autour de la ville et du territoire.

    VILLES NOMADES : Histoires clandestines de la modernité, Stany Cambot Echelle Inconnue, Editions Eterotopia, février 2016.

    MOTS CLÉS : Editions Eterotopia | Stany Cambot | Echelle Inconnue | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Arts | Architecture | Urbanisme | Activisme | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Politique | Sociologie | Paris | France | Moscou | Russie | Ukraine |

  • Ouvrage disponible

    Habitats nomades, Denis Couchaux

    Confrontées à des milieux très rudes, les civilisations nomades ont mis au point, avec une rare économie de moyens, des constructions extrêmement ingénieuses qui utilisent des techniques que réinvente aujourd'hui l'architecture contemporaine : abris mobiles, éléments préfabriqués démontables, structures tendues, dômes. Habitats nomades présente un large échantillonnage de ces constructions disséminées à travers le monde : huttes, igloos, tentes noires, tentes en nattes, yourtes, tentes des zones subarctiques, tipis, roulottes... Mais ces demeures ne sont pas seulement des abris, elles jouent également un rôle symbolique crucial dans la vie de leurs utilisateurs. Et, à travers ces véritables exemples d'anarchitecture, c'est tout un mode de vie, toute une conception de l'espace et de relations sociales radicalement différentes des nôtres qui se révèlent à nous...

    Habitats nomades, Denis Couchaux, Editions Alternatives, collection anarchitecture, septembre 2004.

    MOTS CLÉS : Editions Alternatives | Denis Couchaux | Makhnovtchina | Nomadisme | Néo-nomadisme | Nomades | Habitat |

  • Ouvrage disponible

    Le néonomadisme - Mobilités - Partage - Transformations identitaires et urbaines, Yasmine Abbas

    La mobilité d’aujourd’hui se conjugue au pluriel. À la fois physique, numérique et mentale, elle induit une condition nouvelle, une forme de nomadisme parfois imposé, souvent voulu, parfois jusqu’au-boutiste, pas toujours bien vécu. Ce néo-nomadisme donne naissance à des modes de vie autrefois atypiques qui, désormais, se généralisent. Il apporte aussi un état d’esprit générant transgressions et situations inédites, qui nous amènent à nous interroger sur ses conséquences profondes. Quels sont les nouveaux liens qui se tissent entre les personnes, les objets, les données et les lieux ? Quel est l’impact de ces mutations sur l’identité des individus, autant connectés qu’isolés, sur les territoires et les espaces ? Dans un contexte néo-nomade, les technologies de l’information sont-elles libératrices ou aliénantes ? Que deviennent le rôle de l’urbaniste et celui de l’architecte, confrontés à une instabilité qui oblige à redéfinir les contours de la ville et son accessibilité ? Comment ces transformations peuvent-elles s’inscrire dans une dynamique de durabilité, au plan environnemental, économique et social ? Cet essai critique porte un regard sans concession sur les transformations issues de ces nouvelles mobilités, et fournit les clés pour en comprendre les risques et mieux les appréhender. Yasmine Abbas est architecte DPLG, titulaire d’un master au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et d’un doctorat à la Harvard University Graduate School of Design. Hybride et néo-nomade, elle a vécu, étudié et travaillé au Maroc, en France, aux États-Unis, au Danemark et aux Émirats arabes unis, dans des domaines aussi variés que l’architecture, l’ethnographie commerciale ou le développement durable.

    Le néonomadisme - Mobilités - Partage - Transformations identitaires et urbaines, Yasmine Abbas, Editions FYP, septembre 2011.

    MOTS CLÉS : Editions FYP | Yasmine Abbas | Makhnovtchina | Nomadisme | Néo-nomadisme | Nomades | Habitat | Travail | Télé-travail | Voyage | Sociale | Urbanisme | Civilisation |

  • Ouvrage disponible

    La Nouvelle Internationale fasciste, Ugo Palheta

    Comment le poison se diffuse à l’échelle mondiale. Le Pen, Trump, Poutine, Bolsonaro, Modi… Il y eut une internationale brune dans l’entre-deux-guerres ; voici une nouvelle internationale fasciste qui émerge. Ugo Palheta, qui s’affirme comme l’un des meilleurs spécialistes du fascisme contemporain, met à jour la terrible mécanique mondiale à l’œuvre.
    Car aussi nationalistes soient-elles, les extrêmes droites contemporaines s’organisent à l’échelle internationale. Leurs mots, leurs idées et leurs stratégies circulent d’un pays à un autre. Chaque force montante cherche à tirer parti du prestige obtenu par d’autres. Certains pays comme la Hongrie, ou la Russie jouent le rôle de modèle et parfois de mécènes.
    Ugo Palheta décortique les ingrédients qui transcendent les frontières, portés par l’obsession identitaire, la réaction patriarcale et la haine de l’égalité. Il montre comment les extrêmes droites sont parvenues à populariser un projet politique : purger la nation pour la régénérer, en extirpant les ennemis et en châtiant les traîtres. L’auteur n’en reste pas cependant à ce constat glaçant, car un nouvel internationalisme se déploie au cœur des luttes contemporaines, porteur d’un antifascisme du XXIe siècle.

    extrait : « Si les néofascistes séduisent, c’est d’abord en s’appuyant sur un mélange de fierté nationale, d’angoisse civilisationnelle et de ressentiment racial, qu’ils ne cessent d’alimenter, dans le contexte d’une mondialisation capitaliste qui a considérablement bousculé les équilibres socio-économiques nationaux et abîmé les conditions de vie des classes travailleuses. On sait depuis le sociologue africain-américain W. E. B. Du Bois à quel point la blanchité peut offrir un « salaire public et psychologique » à ceux qui, parmi les Blanc·hes, estiment ne pas avoir la situation qu’ils méritent ou se sentent menacés par l’égalisation raciale (des droits et des conditions), voire par toute forme de promiscuité avec les minorités et les immigré·es. Dans des sociétés profondément structurées par le racisme ou différentes formes de suprémacisme, ce qui renvoie généralement à une histoire longue de domination raciale ou d’oppression religieuse, ne pas être – ou ne pas être perçu comme – Noir, ou Arabe, ou Musulman, ou Juif, ou Kurde, selon le contexte, va procurer ainsi un statut social, qui suppose comme son corollaire logique la dévaluation statutaire d’une ou plusieurs minorités. L’extrême droite n’a pas inventé le racisme ou le suprémacisme, et n’en a pas le monopole, mais elle en est presque toujours la pointe la plus acérée, celle qui promet avec le plus d’énergie et de constance de redonner à la nation sa « grandeur » (« Make America Great Again »), et pour cela de remettre les minorités et les immigré·es « à leur place » au profit des « vrais nationaux » (« Les Français d’abord »)… »

    La Nouvelle Internationale fasciste, Ugo Palheta, Editions Textuel, Collection « Petite Encyclopédie critique », 2022, 96 p..

    Ugo Palheta, sociologue, maitre de conférences à  l'Université de Lille. Militant anticapitaliste, il est rédacteur en chef de la revue Contretemps. Il a produit de nombreuses analyses sur l'histoire du fascisme et sa résurgence contemporaine. Il est notamment l'auteur de Face à  la menace fasciste (Textuel, 2021, avec Ludivine Bantigny) et La Possibilité du fascisme (La Découverte, 2018).

    MOTS CLÉS : Ugo Palheta | Editions Textuel | néofascisme | fascisme | salazarisme | franquisme | régime de Vichy | rexisme | British Union of fascists | austro-fascisme | Garde de fer | Oustachis | Organisation des nationalistes ukrainiens | Zeev Sternhell | régénération | communauté imaginaire | nation | civilisation | race | épuration | identité | l’âge des fascismes | transnationale | internationalisme fasciste | fascisme universel | la loi et l’ordre | révolte réactionnaire | subversion | ultra-conservatisme | troisième voie | capitalisme | socialisme | élites traditionnelles | ordre et hiérarchies | Robert Paxton | réseaux conspirationnistes | équivalents fonctionnels | milices | droite conservatrice | suprémacisme |

  • Ouvrage disponible

    Le Marketing du cinéma, Jean-François Camilleri Xavier Albert

    Chaque année, plus de 600 films sortent dans les salles de cinéma. Pour permettre à chaque œuvre de rencontrer le public le plus large possible, il est nécessaire d'élaborer une stratégie de communication spécifique. Le Marketing du cinéma explique dans le détail, chiffres à l'appui, le travail réalisé par le distributeur et ses équipes pour l'élaboration d'une sortie réussie : - Comment définir la cible potentielle du film ? Et comment adapter la communication à cette cible ? - Comment organiser le travail sur la création : titre, affiche, film-annonce, contenus on line, messages divers, etc. - Les choix à faire sur l'achat d'espaces, sur les opérations de promotion et les partenaires. - Quelle collaboration avec les artistes pour la tournée province, leur présence sur les plateaux télé.... - La relation avec la salle, le nombre de copies à mettre en place. - Comment utiliser le marketing digital : le rôle des blogueurs et des influenceurs ? Quels réseaux sociaux privilégier ?

    Le Marketing du cinéma, Jean-François Camilleri Xavier Albert, Editions Dixit, 2015.

    MOTS CLÉS : Editions Dixit | Jean-François Camilleri | Xavier Albert | Cinéma & Audiovisuel | Marketing | Production |

  • Ouvrage disponible

    Le Temps dans le cinéma documentaire, Mercedes Alvarez Chantal Briet François Caillat Emmanuel Carrère Alain Cavalier Denis Gheerbrant Laurence Kirsch Guillaume Kozakiewiez Robert Kramer Raphaël Mathié Frédéric Mitterand Stan Neuman Didier Nion Pola Rapaport Julie Sandor Anja Un

    Qu'est-ce que le temps au cinéma ? Quelles sont ses figures possibles ? Peut-on transcrire sa complexité dans un récit documentaire ? Comment raconter des histoires ? Seize débats menés par des cinéastes autour de leurs films, augmentés de quatre contributions, montrent comment les documentaristes s'emparent de la question du temps.

    Le Temps dans le cinéma documentaire, Mercedes Alvarez Chantal Briet François Caillat Emmanuel Carrère Alain Cavalier Denis Gheerbrant Laurence Kirsch Guillaume Kozakiewiez Robert Kramer Raphaël Mathié Frédéric Mitterand Stan Neuman Didier Nion Pola Rapaport Julie Sandor Anja Un, Editions Publication de l'Université de Provence, 2010.

    MOTS CLÉS : Editions Publication de l'Université de Provence | Cinéma & Audiovisuel | Documentaire | Débat | Etudes |

  • Ouvrage disponible

    Planète B, Gwenola Wagon

    B dirige une société du numérique appelée « A ». A est en passe d’acquérir le monopole de la vente à l’échelle planétaire. Elle est, en quelque sorte, une société totale. Parallèlement à son activité de vente, A ravive les fantaisies de la Nasa des années 1970 : construire des colonies et des hangars dans l’espace. Et B se voit en pilote de l’Enterprise, le vaisseau spatial de la série Star Trek. Pourquoi la plus grande multinationale du numérique, qui a la mainmise sur tant de produits, fomente-t-elle secrètement un immense plan d’évasion vers l’espace ? A instaure une infrastructure logistique d’une efficience quasi-surnaturelle qui transforme radicalement notre rapport au monde. En réalité, il n’est pas question de B comme individu, ni d’une société dont le nom est la première lettre de l’alphabet. Ni de Jeff Bezos, ni d’Amazon. B n’est personne en particulier. A est un symptôme. Planète B est un essai qui opère des recoupements et invente des métaphores afin d’appréhender un monstre en pleine expansion. Il raconte la « planète B », cet hypermarché-monde engendré par la basse résolution et la vitesse de propagation de l’information appliquées à toute chose. À la manière d’un exutoire, Gwenola Wagon sonde avec sérieux et humour une logique qui, par son échelle délirante, nous échappe. Gwenola Wagon est artiste et enseigne à l’université Paris 8 à Saint-Denis. Son travail imagine des alternatives et des récits paradoxaux pour déconstruire le monde numérique contemporain. Elle a réalisé des films et des installations pour des festivals et des expositions en France et à l’étranger. Elle a également publié Psychanalyse de l’aéroport international avec Stéphane Degoutin aux éditions 369.

    Planète B, Gwenola Wagon, Editions 369, août 2022.

    MOTS CLÉS : Editions 369 | Gwenola Wagon | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Capitalisme | Libéralisme |

  • Ouvrage disponible

    Subtil béton, Les aggloméré.e.s

    Zoé est lycéenne lorsque le mouvement social devient insurrectionnel. A force d'assassinats et de disparitions, la révolte est écrasée par le régime. Les révolutionnaires se dispersent alors que l'autoritarisme se renforce. Subtil béton n'est pas l'histoire de cette insurrection, mais de ce qui reste après la défaite. Colères et tendresses se mêlent en de multiples tentatives pour reconstruire espoirs et solidarités. Cette anticipation parcourt les questionnements politiques contemporains : de la précarité au patriarcat, de la surveillance de masse au mal-logement, du racisme aux violences policières. Subtil béton est une oeuvre collective, unique, féministe, engagée.

    Subtil béton, Les aggloméré.e.s, Editions L'Atalante, septembre 2022.

    MOTS CLÉS : Editions L'Atalante | Les aggloméré.e.s | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Anticipation | Dystopie | Révolte | Féminisme | Patriarcat | Racisme | Police |

  • Ouvrage disponible

    Cela aussi sera réinventé, Christophe Carpentier

    "L'Accablement Climatique est devenu un agent mortifère au service de la Décontextualisation Nomade. Il n'y a pas une parcelle de terrain planétaire qui ne porte pas, soit les stigmates géologiques des cataclysmes en cours d'amplification, soit les stigmates psychologiques des populations sinistrées peinant à cohabiter avec le souvenir de leur vie passée". Deux siècles après, nés pour réconcilier le biologique et l'éthique, les Nomades Décontextualisés ont transformé le monde en un lieu où les singularités et les affects n'existent plus. Claire Kraft va le découvrir à ses dépens.

    Cela aussi sera réinventé, Christophe Carpentier, Editions Au Diable Vauvert, septembre 2020.

    MOTS CLÉS : Editions Au Diable Vauvert | Christophe Carpentier | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Ecologie | Environnement | Nomade | Post-Apocalyptique | Dystopie |

  • Ouvrage disponible

    Melmoth Furieux, Sabrina Calvo

    Elle est née à l’Orée du bois, une cité réduite à néant par les bulldozers des médias et de la finance. Hantée par les ruines de son Eden foiré, elle a rejoint la commune solidaire à Belleville. Elle, c’est Fi. Quarante piges à tenter de trouver de la beauté dans ce monde fatal : Fi est un chaos de fils et d’aiguilles, de coutures impossibles. Car Fi est couturière. Et Fi est en colère. Quand son frère Mehdi s’est immolé le jour de l’inauguration d’Eurodisney – le 12 mars 1992 – elle s’est juré de comprendre son geste. Elle a entendu les rumeurs sur l’ancien parc devenu véritable camp de concentration, les horreurs qu’on raconte sur les enfants emprisonnés. Elle ne rêve que de tout brûler. Mais on fait comment quand on est coincée dans un quartier assiégé par une police républicaine hors de contrôle et que reviennent se venger les spectres d’un événement sanglant ? Aidée par le mystérieux François Villon, ami d’enfance de Mehdi et clé des secrets du parc, Fi se lance dans l’impossible – la trouille au ventre, prête à remuer les tréfonds de cet enfer : monter une croisade d’enfants pour partir raser Eurodisney. Pour débusquer le rongeur dans sa forteresse noire, maître invisible d’une doctrine totalitaire. Dans le merveilleux d’une robe magique, les émotions pour tissus, Fi va libérer l’imagination. Tout en douceur.

    Melmoth Furieux, Sabrina Calvo, Editions La Volte, 2017.

    MOTS CLÉS : Editions Folio | Aurélien Bellanger | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Dystopie | Révolte | Post-Apocalyptique |

  • Ouvrage disponible

    L'Œil du Kremlin, Cinéma et censure en URSS sous Staline (1928-1953), préface Nicolas Werth, Natacha Laurent

    Le cinéma est le plus important de tous les arts ", affirme Lénine dès 1922. Considéré comme un instrument privilégié du conditionnement des esprits, le cinéma va occuper une place centrale dans l'appareil de propagande bolchevique. Contrôlée par le Parti communiste, la production cinématographique de l'URSS doit reproduire fidèlement la réalité, mais pas n'importe laquelle : celle qui correspond aux vues du Comité central. Les dirigeants soviétiques élaborent ainsi un impitoyable appareil administratif de censure, particulièrement dur pendant une période assez mal connue du stalinisme : les années 1940. C'est une stupéfiante plongée dans les arcanes de l'administration soviétique que nous propose l'auteur qui, à la lumière de documents d'archives jusqu'alors totalement inédits, a étudié les structures de contrôle, la stratégie du Comité central et les réactions des professionnels du cinéma face à la censure. Dans sa préface, Nicolas Werth déclare d'emblée : " L'Œil du Kremlin est assurément l'un des tout premiers ouvrages, en français, de ce que l'on pourrait appeler la "nouvelle histoire de l'URSS", telle qu'on peut aujourd'hui l'aborder après l'ouverture des archives soviétiques. Et dans ce domaine de l'histoire contemporaine à redécouvrir, Natacha Laurent est assurément l'une des plus brillantes historiennes de sa génération.

    L'Œil du Kremlin, Cinéma et censure en URSS sous Staline (1928-1953), préface Nicolas Werth, Natacha Laurent, Editeur Privat Collection Bibliothèque historique, 2000.

    Natacha Laurent, chercheuse à  l'université de Toulouse, décrit le rôle et les fonctions des institutions cinématographiques soviétiques à  l'époque stalinienne.

    MOTS CLÉS : Natacha Laurent | Editions | Etudes | Russie | URSS | cinéma soviétique | censure | Staline | Propagande | Eastern |

  • Ouvrage disponible

    Urbanisme et inégalités : La ville des riches et la ville des pauvres, Bernardo Secchi

    Le creusement des inégalités sociales est un des défis majeurs du 21e siècle. En saisir les causes réclame toutefois de dépasser la seule grille d analyse économique et d appréhender ce creusement dans le lieu de son inscription la plus concrète, la ville. Considérée depuis tout temps comme l espace de l intégration sociale et culturelle, la ville a également été, tout au long de son histoire, le théâtre de stratégies de distinction de plus en plus complexes. Les gates communities cernées de favelas, pour extrême que soit cet exemple, en sont la matérialisation actuelle la plus significative. Influencées par la double rhétorique de la sécurité et de la différence et guidées par le marché et sa rationalité unilatérale, les stratégies de distinction contemporaines impriment leurs marques au c ur de l espace urbain : de sociales, les inégalités deviennent spatiales, et toutes deux, se renforçant mutuellement, favorisent des régimes de ségrégation territoriale dévastateurs. Les urbanistes portent, selon Bernardo Secchi, de lourdes responsabilités quant à cette dérive. Il livre dans cet ouvrage une réflexion lucide et claire sur l histoire et les mutations récentes de la ville et avance des solutions pour faire face à ce qu il nomme la « nouvelle question urbaine ». Il plaide pour une ville poreuse, perméable et accessible. Son projet se veut ambitieux : il doit tenir compte des qualités des villes qui nous ont précédés et donner forme à une nouvelle conception du collectif. Traduit de l'italien par Marc Logoz

    Urbanisme et inégalités : La ville des riches et la ville des pauvres, Bernardo Secchi, Editions MétisPresses, Collection vuesDensembleEssais, Décembre 2014.

    MOTS CLÉS : Editions MétisPresses | Bernardo Secchi | Cinéma sur les ruines du futur | Ville | Urbanisation | Urbanisme | Capitalisme | Sociale |

  • Ouvrage disponible

    Flux : comment la pensée logistique gouverne le monde, Mathieu Quet

    Notre monde est logistique. La pléthore d'acteurs qui consacrent leur énergie à acheminer les biens consommés de par le globe en témoigne : la circulation des marchandises est devenue un moteur essentiel du capitalisme mondialisé. Les pays les plus riches se constellent d'entrepôts qui prennent la place des usines abandonnées ; les pays les plus pauvres, eux, assurent la fabrication et le traitement des biens qui sillonnent la planète pour être achetés, consommés, mis au rebut. Si c'est le monde industriel et marchand qui a donné à la rationalité logistique sa forme la plus aboutie, celle-ci s'étend aujourd'hui à l'ensemble de nos activités. Des politiques migratoires aux pratiques culturelles, de la conservation de l'environnement aux relations humaines, il n'existe plus guère de domaines de la vie qui ne soient soumis à la gestion des flux, ce principe fondamental d'intendance. Il est grand temps de se demander comment le royaume logistique régit nos existences ; de montrer combien les conséquences de ses manquements sont dramatiques pour le vivant ; de raconter les multiples luttes qui lui font face. Et surtout, comme s'y emploie ce livre, il est urgent d'inventer d'autres imaginaires de la circulation et du transport, d'autres sujets collectifs pour un monde dans lequel les circulations ne seraient pas un instrument mortifère au service de la valeur marchande.

    Flux : comment la pensée logistique gouverne le monde, Mathieu Quet, Editions la découverte, Label Zones, janvier 2022.

    MOTS CLÉS : Editions la découverte | Mathieu Quet | Cinéma sur les ruines du futur | Logistique | Capitalisme | Politique | Industrie | Environnement |

  • Ouvrage disponible

    De la ville-port à la métropole fluviale : Un portulan pour Strasbourg, Antoine Beyer,Jean-Alain Héraud,Frédéric Rossano,Bruno Steiner

    Un portulan décrivant les côtes et les ports, leurs accès, les risques encourus accompagnait autrefois les navigateurs. Avec ses 400 kilomètres de cours d’eau, ses 220 000 croisiéristes et son grand port industriel rhénan, Strasbourg possède un réseau hydrologique étendu, complexe et très sollicité, porteur d’enjeux et de questionnements importants. Esquisser le portulan contemporain du territoire fluvial strasbourgeois, c’est le pari du travail collectif en cours, qui repère les interactions liant fonctions portuaires et urbaines comme de possibles leviers de métropolisation. Les cahiers POPSU rassemblent les connaissances produites au fil des travaux de recherche-action menés par la Plateforme d’observation des projets et stratégies urbaines (POPSU) dans le cadre du programme « Métropoles ».

    De la ville-port à la métropole fluviale : Un portulan pour Strasbourg, Antoine Beyer,Jean-Alain Héraud,Frédéric Rossano,Bruno Steiner, Editions autrement, février 2021.

    MOTS CLÉS : Editions autrement | Antoine Beyer | Jean-Alain Héraud | Frédéric Rossano | Bruno Steiner | Cinéma sur les ruines du futur | Fleuve | Ville | Métropole | Strasbourg | Industrie |

  • Ouvrage disponible

    Creatividad y discursos hipermedia, Verónica Perales Blanco

    Esta obra trata sobre la creatividad y los discursos contemporáneos vinculados al hipermedia, agrupados en torno a dos líneas básicas de desarrollo. La primera línea reúne ensayos relacionados con "La evolución de las narrativas en el contexto hipermedia". Se exponen cuestiones derivadas de los cambios acontecidos en las últimas décadas en el ámbito de las tecnologías digitales aplicadas a la comunicación configurando cómo estos avances repercuten de forma constitutiva en los discursos. La segunda línea de trabajo, aborda de forma explícita la construcción de los discursos, planteando las formas que toma la producción artística vinculada al uso de la tecnología, en las últimas décadas.

    Creatividad y discursos hipermedia, Verónica Perales Blanco, Ediciones de la universidad de Murcia, mai 2024.

    MOTS CLÉS : Ediciones de la universidad de Murcia | Verónica Perales Blanco | Cinéma sur les ruines du futur | Technologie | Hypermédia | Média | Numérique | |

  • Ouvrage disponible

    Face à l'effondrement, militer à l'ombre des catastrophes, Luc Semal

    Un vent de catastrophisme souffle aujourd'hui sur les mobilisations écologistes, et notamment sur sa jeunesse. Parce que nous n'avons pas su nous adapter, l'effondrement à moyen terme de nos sociétés s'est transformé en quasi-certitude. La perspective catastrophiste est loin d'être anodine. Elle fait partie intégrante des théories et des mobilisations écologistes depuis un demi-siècle. Et loin de déboucher nécessairement sur une rhétorique sacrificielle, elle peut constituer un aiguillon démocratique pour aider un collectif à réagencer ses théories, ses pratiques et ses projets politiques dans un sens plus compatible avec la réalité du contexte écologique et matériel qui s'annonce. Elle pourrait enfin permettre aux démocraties modernes de se réinventer par la formulation d'un projet qui, sans renoncer aux idéaux de liberté et d'égalité, prendrait en revanche ses distances avec son imaginaire trop continuiste, dans une forme - à ce jour inexistante - de démocratie post-pétrole et post-croissance.

    Face à l'effondrement, militer à l'ombre des catastrophes, Luc Semal, Editions puf, mars 2019.

    MOTS CLÉS : Editions puf | Luc Semal | Cinéma sur les ruines du futur | Écologie | Politique | Biodiversité | Luttes sociales | Ruines |

  • Ouvrage disponible

    Guide de l'architecture contemporaine dans l'agglomération de Rouen 1990/2000, Cécile Fort

    Invitation à la promenade, ce guide relate 39 projets d'architecture contemporaine, réalisés ou en cours de réalisation, dans l'agglomération de Rouen. Ecrit par Cécile Fort, architecte diplômée de l'Ecole d'Architecture de Normandie, ce guide est un outil de lecture et de compréhension. Photographies, plans notices, fiches techniques, chaque projet est ainsi expliqué et présenté aux lecteurs.

    Guide de l'architecture contemporaine dans l'agglomération de Rouen 1990/2000, Cécile Fort, Editions Perroquet Bleu, 1999.

    MOTS CLÉS : Editions divergences | Jade Lindgaard | Cinéma sur les ruines du futur | Architecture | Urbanisation | urbanisme | Rouen | Normandie |

  • Ouvrage disponible

    À bord des géants des mers : ethnographie embarquée de la logistique globalisée, Claire Flécher

    Alors que plus de 90 % du volume de marchandises produites dans le monde transitent chaque année par la mer, le transport maritime demeure un univers largement méconnu. Comment s'organisent ces flux de marchandises ? Que se passe-t-il sur ces géants de la mondialisation que sont les navires de commerce ? Qui y travaille, comment, et à quel prix ? À partir d'une enquête ethnographique, cet ouvrage propose de découvrir l'envers de l'acheminement des biens que nous consommons et de saisir le travail mondialisé " par le bas ". Tandis que les profondes transformations qui ont affecté le secteur ces dernières années ont instauré une rationalisation extrême, commandée par la logique marchande, ce qui faisait le sel de la vie de marin semble s'être réduit comme peau de chagrin. Dans ce huis clos de la mondialisation, le collectif de travail doit répondre à des injonctions contradictoires : assurer la sécurité de tous tout en transportant davantage et en flux continu, garantir des formes de solidarité malgré les inégalités de statut et de rémunération. Selon les situations, les identités de classe, de race et de genre se font et se défont, sans pour autant donner lieu à une remise en cause des hiérarchies sociales – il en va de la paix sociale à bord. Claire Flécher est sociologue, maîtresse de conférences à l'Institut d'études du travail de Lyon (IETL) et au Centre Max Weber de l'université Lumière Lyon-2. Ses recherches portent sur les mutations contemporaines du travail et de l'emploi, notamment en contexte mondialisé.

    À bord des géants des mers : ethnographie embarquée de la logistique globalisée, Claire Flécher, Editions La Découverte, 2023.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Claire Flécher | Cinéma sur les ruines du futur | Transport Maritime | Mondialisation | Sociale |

  • Ouvrage disponible

    Ceci n'est pas un atlas, La Cartographie comme outil des luttes, 21 exemples à travers le monde, Kollektiv Orangotango

    Les aménagements urbains pour les Jeux olympiques 2024 ont suscité de vives résistances, notamment à Saint-Denis et Aubervilliers, au nord de Paris. Mais, au-delà des JO, c'est un immense projet de renouvellement urbain qui se pro?le avec le Grand Paris d'ici 2030. Dans les banlieues populaires, de nombreuses habitantes et habitants sont expulsés, expropriés de leur maison, relogés dans un autre logement social et doivent laisser place aux 68 futures gares du nouveau réseau de transport du Grand Paris Express. Autour de chacune de ces gares, de grands projets urbains prévoient la démolition de milliers de logements sociaux, reconstruits plus loin, plus chers, tandis que les prix immobiliers augmentent rapidement dans le parc privé. En décalage complet avec les besoins des classes populaires qui se paupérisent depuis des décennies, la Métropole du Grand Paris se construit pour tenir son rang dans la concurrence internationale, en rentabilisant le sol urbain et en cherchant à attirer de nouveaux investisseurs. À partir d'une enquête de terrain menée autour des futures gares de huit communes de proche couronne, ce livre raconte l'histoire vue par les perdants de cette opération.

    Ceci n'est pas un atlas, La Cartographie comme outil des luttes, 21 exemples à travers le monde, Kollektiv Orangotango, Editions La Découverte, Mars 2024.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Cinéma sur les ruines du futur | Jeux Olympiques | Paris | Grand Paris | Urbanisation | Urbanisme | Sociale |

  • Ouvrage disponible

    Les naufragés du Grand Paris Express, Anne Clerval,Laura Wojcik

    Les aménagements urbains pour les Jeux olympiques 2024 ont suscité de vives résistances, notamment à Saint-Denis et Aubervilliers, au nord de Paris. Mais, au-delà des JO, c'est un immense projet de renouvellement urbain qui se profile avec le Grand Paris d'ici 2030. Dans les banlieues populaires, de nombreuses habitantes et habitants sont expulsés, expropriés de leur maison, relogés dans un autre logement social et doivent laisser place aux 68 futures gares du nouveau réseau de transport du Grand Paris Express. Autour de chacune de ces gares, de grands projets urbains prévoient la démolition de milliers de logements sociaux, reconstruits plus loin, plus chers, tandis que les prix immobiliers augmentent rapidement dans le parc privé. En décalage complet avec les besoins des classes populaires qui se paupérisent depuis des décennies, la Métropole du Grand Paris se construit pour tenir son rang dans la concurrence internationale, en rentabilisant le sol urbain et en cherchant à attirer de nouveaux investisseurs. À partir d'une enquête de terrain menée autour des futures gares de huit communes de proche couronne, ce livre raconte l'histoire vue par les perdants de cette opération.

    Les naufragés du Grand Paris Express, Anne Clerval,Laura Wojcik, Editions La découverte, Label Zones, mars 2024.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Label Zones | Anne Clerval | Laura Wojcik | Cinéma sur les ruines du futur | Paris | Grand Paris | Métropole | Jeux Olympiques | Urbanisation | Urbanisme | Sociale |

  • Ouvrage disponible

    Atlas de la vallée de la Seine, de Paris à la mer, Arnaud Brennetot

    La vallée de la Seine représente un axe stratégique majeur en Europe : • Un axe de circulation capital dans la construction territoriale de la France et de l'Europe • Un système portuaire et logistique en cours d'intégration dans un contexte européen de forte concurrence • Des dynamiques productives en plein renouvellement grâce à des filières innovantes, variées et complémentaires • Un cadre de vie associant un patrimoine, des paysages et des milieux exceptionnels et une forte pression anthropique sur les écosystèmes • Un projet de développement stratégique associant des acteurs multiples aux intérêts convergents. Grâce à plus de 100 cartes, documents et infographies, cet atlas donne toutes les clés pour analyser et apprécier les défis auxquels les acteurs de la vallée de la Seine se trouvent confrontés.

    Atlas de la vallée de la Seine, de Paris à la mer, Arnaud Brennetot, Editions Autrement, Collection Atlas/Monde, 2019.

    MOTS CLÉS : Arnaud Brennetot | Editions Autrement | Cinéma sur les ruines du futur | Cartographie | Normandie | Fleuve | Seine | Paris | Rouen | Havre | François Philizot |

  • Ouvrage disponible

    Le capital dans la cité, une encyclopédie critique de la ville., Matthieu Adam, Émeline Comby

    Parce qu’il s’est immiscé dans les moindres recoins des sociétés contemporaines, le capitalisme a bouleversé le visage des villes telles que nous les connaissons. Sous son influence, les politiques urbaines sont devenues le véhicule de logiques managériales et financières qui ont conduit à l’explosion des inégalités sociales et spatiales. Reconfigurées selon des critères d’attractivité, les villes sont transformées en objets marketing à valoriser, tandis que leurs populations précarisées semblent vouées à évoluer dans un espace public toujours plus restreint et aseptisé, au fil de ses privatisations successives. Contre une telle tendance, la présente encyclopédie propose des outils essentiels pour comprendre, penser et agir sur les transformations urbaines en cours. Les entrées qui la composent, fruits d’enquêtes menées aux quatre coins du globe, analysent les principaux enjeux auxquels sont confrontées des populations marginalisées à la fois d’un point de vue matériel et dans les processus de décisions qui affectent leur vie quotidienne. Elles dessinent une cartographie inédite de la ville du XXIe siècle, et forment une contribution essentielle à la réappropriation collective de la production de l’espace.

    Le capital dans la cité, une encyclopédie critique de la ville., Matthieu Adam, Émeline Comby, Editions Amsterdam, 2020.

    MOTS CLÉS : Matthieu Adam | Émeline Comby | Editions Amsterdam | Cinéma sur les ruines du futur | Capitalisme | Urbanisation | Ville | Cartographie |

  • Ouvrage disponible

    Où sont les « gens du voyage » ? Inventaire critique des aires d'accueil, William Acker

    Ce n’est pas un hasard si les plus proches riverains de l’usine Lubrizol, partie en fumée toxique fin septembre 2019 à Rouen, étaient les habitant·es de l’aire d’accueil des « gens du voyage » de Petit-Quevilly. Partout en France, les lieux « d’accueil » attribués aux personnes relevant de cette dénomination administrative se trouvent à l’extérieur des villes, loin de tout service, ou dans des zones industrielles à proximité de diverses sources de nuisances. Constatant l’absence de chiffres opposables aux pouvoirs publics sur l’isolement de ces zones et leur rôle dans les inégalités environnementales, William Acker a décidé de les recenser, département par département. La première partie de cet ouvrage analyse le contexte historique, sociologique et politique de ces communautés et du rapport que l’État entretient avec elles. La seconde partie est l’inventaire exhaustif et cartographié des aires d’accueil. Cet inventaire s’appuie sur des critères précis et factuels comme la distance et la durée de trajet de la mairie à l’aire, la proximité immédiate de zones habitables ou de zones à risque sanitaire ou écologique (centrale nucléaire, déchèterie, usine, station d’épuration, etc.). C’est un travail inédit qui permet de mettre en lumière, d’une part, l’antitsiganisme diffus dans toutes les strates de notre société et, d’autre part, l’encampement moderne de toute une partie de la population invisibilisée de l’espace et du débat publics. Les « gens du voyage » sont en première ligne d’un des grands enjeux de lutte du XXIe siècle : le racisme environnemental.

    Où sont les « gens du voyage » ? Inventaire critique des aires d'accueil, William Acker, Editions du commun, 2021, 448p.

    MOTS CLÉS : William Acker | antitsiganisme | gens du voyage | aires d'accueil | seveso | zones à risque | périphéries | Editions du commun | zones industrielles |

  • AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

    Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Jeudi 12 Octobre 2023 de
    William Acker, à Echelle Inconnue, Où sont les Gens du Voyage ?


  • Ouvrage disponible

    Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard

    Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe – ourod en est un – les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie: au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques – vivants ou en bocaux – côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore: le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. À l’heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à «l’homme nouveau» et à la «femme de demain»? Pour répondre à cette question, l’auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui.

    Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard, Editions La Baconnière, 2020, 302p.

    MOTS CLÉS : Russie | Annick Morard | espace Russophone | ex URSS | culture soviétique | Monstres | espace post-soviétique | société russe | La Baconnière | Eastern |

  • AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

    Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Jeudi 30 Janvier 2020 de
    Annick Morard, à Echelle Inconnue, Ourod autopsie culturelle des monstres en Russie