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    Ghettos de riches : Tour du monde des enclaves résidentielles sécurisées, Thierry Paquot

    De nouvelles politiques publiques ont vu le jour au sein des villes européennes, devenues en vingt ans de véritables acteurs collectifs porteurs de stratégies de développement économique et de positionnement international. Le renouveau des pratiques d'urbanisme, de planification et de prospective urbaines a été un vecteur essentiel de renaissance de cette capacité d'action politique autour d'un instrument d'action spécifique : le projet. Marseille, Nantes, Venise, Turin, Manchester, toutes ces villes se sont engagées dans de grandes opérations de restructuration urbaine. L'auteur présente ici la genèse, les acteurs, les réalisations et les conséquences tant en termes de régénération physique que de transformations sociales et politiques, en s'intéressant plus particulièrement aux relations entre groupes sociaux et au nouveau rôle des élites urbaines. Comment ces projets ont-ils modifié la gouvernance des villes ? Cette question se trouve au centre de l'ouvrage qui révèle un enjeu nouveau des politiques publiques : la mobilisation de sociétés urbaines devenues pluralistes et la construction d'une capacité d'action collective. Gilles Pinson est maître de conférence à l'Université de Saint-Etienne. Il enseigne également à Sciences Po Paris.

    Ghettos de riches : Tour du monde des enclaves résidentielles sécurisées, Thierry Paquot, Editions Perrin, Février 2009.

    MOTS CLÉS : Editions Les Presses de Sciences Po | Gilles Pinson | Gouvernance | Politique | Urbanisme | Ville | Développement | Planification | État | Territoire | Services publics | Gouverner |

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    Gouverner la ville par projet: Urbanisme et gouvernance des villes européennes, Gilles Pinson

    De nouvelles politiques publiques ont vu le jour au sein des villes européennes, devenues en vingt ans de véritables acteurs collectifs porteurs de stratégies de développement économique et de positionnement international. Le renouveau des pratiques d'urbanisme, de planification et de prospective urbaines a été un vecteur essentiel de renaissance de cette capacité d'action politique autour d'un instrument d'action spécifique : le projet. Marseille, Nantes, Venise, Turin, Manchester, toutes ces villes se sont engagées dans de grandes opérations de restructuration urbaine. L'auteur présente ici la genèse, les acteurs, les réalisations et les conséquences tant en termes de régénération physique que de transformations sociales et politiques, en s'intéressant plus particulièrement aux relations entre groupes sociaux et au nouveau rôle des élites urbaines. Comment ces projets ont-ils modifié la gouvernance des villes ? Cette question se trouve au centre de l'ouvrage qui révèle un enjeu nouveau des politiques publiques : la mobilisation de sociétés urbaines devenues pluralistes et la construction d'une capacité d'action collective. Gilles Pinson est maître de conférence à l'Université de Saint-Etienne. Il enseigne également à Sciences Po Paris.

    Gouverner la ville par projet: Urbanisme et gouvernance des villes européennes, Gilles Pinson, Editions Les Presses de Sciences Po, Février 2009.

    MOTS CLÉS : Editions Les Presses de Sciences Po | Gilles Pinson | Gouvernance | Politique | Urbanisme | Ville | Développement | Planification | État | Territoire | Services publics | Gouverner |

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    Pouvoirs urbains : Ville, Politique et Globalisation, Christian Lefèvre Gilles Pinson

    Plus de la moitié des habitants de la planète vit désormais dans les villes. L’urbain est devenu le cadre dominant des pratiques et des relations sociales, mais aussi l’écosystème où s’épanouit le capitalisme globalisé. La ville s’est ainsi imposée comme une échelle clé pour comprendre et agir sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de notre temps. Les acteurs urbains, qu’ils soient élus, bureaucrates, acteurs économiques, professionnels de la ville ou chercheurs, s’efforcent de donner sens aux transformations qui travaillent les villes et d’y répondre à coup d’innovations politiques, économiques et sociales. Espace d’innovation, l’urbain est aussi devenu objet de controverses tout à la fois scientifiques et politiques. Cet ouvrage dresse un bilan critique de ces débats en s’attardant sur cinq controverses : l’urbanisation généralisée, les rapports entre milieux urbains et capitalisme, les relations entre les villes et les États, la distribution du pouvoir dans la ville et la démocratie urbaine, la gouvernance des espaces métropolitains. Christian Lefèvre est professeur à l'École d'urbanisme de Paris (université Gustave Eiffel). Chercheur au Laboratoire Techniques, Territoires, Sociétés (LATTS), ses travaux portent sur la gouvernance des métropoles mondiales. Il est notamment l'auteur de Paris, Métropole introuvable, le défi de la globalisation (PUF, 2017). Gilles Pinson est professeur de science politique à Sciences Po Bordeaux, ou il dirige le master "Stratégies et gouvernance métropolitaines". Chercheur au Centre Émile Durkheim et responsable scientifique du Forum urbain de Bordeaux, il est notamment l'auteur de La ville néolibérale (PUF, 2020).

    Pouvoirs urbains : Ville, Politique et Globalisation, Christian Lefèvre Gilles Pinson, Editions Armand Colin, 2020.

    MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Christian Lefèvre | Gilles Pinson | Ville | Urbanisme | Politique | Capitalisme | Gouvernance | État | Pouvoir | Démocratie | Sociologie | Géographie | Métropole | Environnement |

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    Le renouvellement urbain, la genèse d'une notion fourre-tout, Sylvaine LE GARREC

    Depuis son apparition en France au début des années quatre-vingt-dix, la notion de renouvellement urbain a connu un incroyable succès. Il est cependant difficile de lui associer une définition précise. Le renouvellement urbain apparaît, au même titre que celles de « développement durable » ou de « mixité sociale », comme une notion fourre-tout. Néanmoins, aujourd’hui il ne s’agit plus seulement d’un outil de communication. Au fil des années le renouvellement urbain a pénétré le champ des politiques publiques au point de devenir un objectif politique, de donner son nom à des dispositifs publics et d’être incorporé dans la législation française. Cette synthèse bibliographique se propose d’éclairer le sens de ce concept et de mettre en lumière les différentes connotations. Pour comprendre aussi ce qui constitue la nouveauté du renouvellement urbain, l’analyse remonte bien en amont des origines de l’expression elle-même et intègre dans une même perspective les différentes politiques publiques urbaines de transformation mises en place depuis la deuxième guerre mondiale en France et dans les pays occidentaux. Le plan / urbanisme / construction / architecture / PUCA depuis sa création en 1998, développe à la fois des programmes de recherche incitative, des actions d'expérimentation et apporte son soutien à l'innovation et à la valorisation scientifique et technique dans les domaines de l'aménagement des territoires, de l'habitat, de la construction et de la conception architecturale et urbaine. Organisé selon quatre grands départements de capitalisation des connaissances: sociétés urbaines et habitat traite des politiques urbaines dans leurs fondements socio-économique ; Territoires et aménagement s'intéresse aux enjeux du développement urbain durable et de la planification ; Villes et architecture répond aux enjeux de qualité des réalisations architecturales et urbaines ; Technologies et construction couvre les champs de l'innovation dans le domaine du bâtiment ; le PUCA développe une recherche finalisée autour de plusieurs programmes : La ville pour tous / Se loger, habiter / Organiser les territoires / Le renouvellement urbain / Le futur de l'habitat / Innover pour construire durable / Énergie dans le bâtiment : PREBAT ; et d'ateliers thématiques assurant des transversalités entre programme sous forme de rencontres entre chercheurs et acteurs, décideurs publics ou représentant des milieux professionnels, ainsi que des programmes d'appui : .actions régionales pour lesquelles le PUCA a suscité l'émergence de pôles régionaux sur le développement et l'aménagement des territoires . actions internationales dont Europan, programme européen de concours d'idées entre jeunes architectes .actions vers les professionels .actions de valorisation et de diffusion-communication des résultats de ses travaux.

    Le renouvellement urbain, la genèse d'une notion fourre-tout, Sylvaine LE GARREC, Editions PUCA, Février 2006.

    MOTS CLÉS : Editions PUCA | PUCA | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Aménagement | Construction | Territoires | Planification | Innovation | Expérimentation | Développement durable | Environnement | Écologie | Bâtiment | Énergie |

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    Urbanacción 07/09, Ana Mendez de Andes

    This book collects various actions and proposals of intervention in urban space gathered by the Urbanación organization (Ana Méndez de Andés, Pablo Sáiz and Michael Moradiellos) along with La Casa Encendida, developed between 2007 and 2009. It also includes the projects of urban intervention and appropriation carried out in different parts of the world by raumlabor, Recetas Urbanas/Santiago Cirujeda, Vazio S/A, aaa (atelier d'architecture autogérée), Einfach/Mehrfach (Vienna), Green Guerrillas, Cascoland, Bruit du frigo and [R]activa04, with theoretical texts by Merijn Oudenampsen, Katja Szymczak, Klaus Obermeyer, Stany Cambot and Gil Doron; the result of workshops by Carlos Teixeira, Lara Almarcegui, raumlabor, Esterni and Pied la Biche, as well as the winning and finalist projects of the urbanacción2 contest.

    Urbanacción 07/09, Ana Mendez de Andes, Editions La Casa Encendida, Mars 2010.

    MOTS CLÉS : Editions La Casa Encendida | Ana Mendez de Andes | Art | Urbanisme | Architecture | Ville | Citoyens | Transformation | Autogestion | Collectif | Innovation | Critique |

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    Multitudes N°53 automne 2013, Inculte revue

    Depuis la fin des années 1980, un mouvement d’internationalisation des échanges culturels a dessiné les contours d’une nouvelle géographie culturelle mondiale. La mise en lumière croissante d’artistes contemporains d’origine africaine ? longtemps négligés ? s’est accompagnée d’une exaltation d’un multiculturalisme et d’un art globalisé. La réception du travail de ces artistes est souvent allée de pair, et en France tout particulièrement, avec les lacunes dans la réception et la traduction de ressources discursives et pensées théoriques sur l’art, venues d’Afrique. Ce premier volet d’un chantier de traductions choisit de s’intéresser à l’émergence d’un « nouveau discours africain sur l’art » survenu dans les années 1990. Le champ du design est en pleine transformation. Les designers remettent en question les modalités actuelles de production et de consommation, et leurs conséquences néfastes sur la subjectivité individuelle et collective, ainsi que sur l’environnement. Ils retrouvent les origines du design qui avec William Morris avait placé dans les « arts décoratifs » l’espoir d’une révolution sociale capable de soustraire l’homme à la misère des tâches répétitives et des formes standardisées de la société industrielle. Aujourd’hui il s’agit d’élaborer de nouvelles machines capables de fabriquer des biens de consommation courante en sortant du circuit traditionnel de la marchandise et d’aller vers une nouvelle « fabrique du sensible ».

    Multitudes N°53 automne 2013, Inculte revue, Editions Inculte revue, Automne 2013.

    MOTS CLÉS : Editions Inculte revue | Inculte revue | Art | Afrique | Occident | Culture | Politique | Colonialisme | Histoire | Géographie | Diaspora | Écologie | Justice |

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    Paragéographie : Voir le monde en géographe, sans que le monde y prenne garde., Laurent Matthey

    Les études littéraires disposent d'une catégorie qui leur permet de rendre compte des textes au statut incertain, disposant de quelques-unes des caractéristiques de la littérature : la paralittérature. Or, s'il existe une paralittérature, pourquoi ne pas postuler l'existence d'une paragéographie ? Celle-ci serait composée de productions qui, véhiculant un savoir géographique, ne sont pas dotées des attributs formels susceptibles de les faire accréditer comme relevant des sciences géographiques. On y trouverait des fictions géographiques, des écrits journalistiques, des jeux-vidéo, des bandes dessinées, des récits de voyage, des textes littéraires... reposant sur ou proposant une théorie plus ou moins explicite de l'espace des sociétés. J'ai cherché les traces de cette paragéographie dans l'oeuvre d'un auteur majeur du XXe siècle, Pier Paolo Pasolini. Laurent Matthey enseigne la géographie urbaine et l'histoire de l'urbanisme à l'Université de Genève. Ses publications portent sur les nouvelles modalités de l'urbanisme, la transformation de l'action urbaine et la production des paysages urbains.

    Paragéographie : Voir le monde en géographe, sans que le monde y prenne garde., Laurent Matthey, Editions A.Type, Novembre 2018.

    MOTS CLÉS : Editions A.Type | Laurent Matthey | Géographie | Cartographie | Urbanisme | Culture | Sciences | Études | Production | Sociologie | Sociale |

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    Utopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif

    Rédigé par une équipe d'éminents spécialistes français et américains, cet ouvrage constitue une véritable synthèse, magistrale et inédite, de l'histoire de l'utopie dans la culture occidentale, depuis les sources antiques et bibliques jusqu'à la fin du XXe siècle. Les récits d'origine, venus de la Bible et de l'Antiquité gréco-latine, où sont décrits des lieux de félicité (les îles Fortunées, le jardin d'Eden ou le paradis terrestre) et des époques heureuses (l'âge d'or) hantent longtemps l'attente d'un monde idéal et sont relayés par une littérature médiévale riche de quêtes et de voyages initiatiques, allégoriques ou réels, vers des pays enchantés, puis, dans l'Italie de la Renaissance, par les architectures idéales de Léonard de Vinci ou de Filarete. L'événement majeur est alors la découverte d'un nouvel Eldorado : l'Amérique ; cet événement est précisément contemporain de l'invention, par Thomas More, du mot et du genre littéraire qu'est l'utopie. De la cité du Soleil de Campanella aux communautés, puritaines ou catholiques, qui vont s'établir aux Amériques, l'espérance utopique entretient l'idée d'une régénération des sociétés chrétiennes tandis que le thème du bon sauvage devient une forme classique de la pensée utopique, celle du retour à la nature. Avec le XIXe siècle, les utopies sociales prolifèrent : colonies et communautés, expériences et théories traduisent l'espérance d'une émancipation collective (Robert Owen et la New Harmony, les saint-simoniens, Prosper Enfantin, Fourier et son Phalanstère, les communautés religieuses américaines des quakers et des shakers...). Le XXe siècle oscille entre de puissantes aspirations au changement, nourries d'utopies et constamment réactivées, et la découverte des totalitarismes, qui apparaissent comme l'envers de l'utopie et qu'avaient pressentis de grands romanciers comme Wells, Zamiatine, Huxley et Orwell. Wells rêve d'une " machine à remonter le temps ", Capek invente le mot " robot ", Lang tourne Metropolis. Les artistes russes et soviétiques des années 19 15 à 1923 (Malevitch, Lissitzky, Pounine) illustrent la quête d'un art nouveau qui est en même temps celle d'un monde nouveau. Changer l'espace, c'est l'objet que poursuivent les créateurs de villes nouvelles : Le Corbusier, Perret, Hilberseimer. Les expositions universelles et notamment celle de New York, en 1939, préfigurent le bouleversement des modes de vie et l'american way of life de l'après-guerre. De l'hygiénisme à l'eugénisme, jusqu'à la " solution finale ", l'entreprise nazie, rapprochée ici des intuitions d'un Huxley ou d'un Orwell, est la face noire, totalitaire, de l'utopie. Avec les années soixante et soixante-dix renaît l'aspiration à changer la vie, des mouvements communautaires américains - Twin Oaks, l'Ecotopie de Callenbach - à la contre-culture, dont les héritiers sont les actuels mouvements en faveur de la reconnaissance des minorités, en passant par Mai 68 et les profondes transformations survenues dans les rapports sociaux. En convoquant tous les registres - philosophie, histoire, architecture, arts plastiques -, en mobilisant une très riche iconographie puisée dans les collections de la Bibliothèque nationale de France, de la New York Public Library, et de plusieurs musées (manuscrits, estampes, dessins, cartes et plans, éditions rares...), l'ouvrage brosse une fresque de deux mille cinq cents ans d'utopie, à travers laquelle s'exprime au fond la quintessence de la civilisation occidentale : ses rêves, ses désirs, ses idéaux, ses tentations, ses illusions..., sa complexité.

    Utopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif, Editions Fayard, décembre 1999.

    MOTS CLÉS : Editions Fayard | Lyman Tower Sargent | Roland Schaer | Collectif | Utopie | Idéal | Société | Sociale | Philosophie | Politique | Occident | Antiquité | Renaissance | Colonialisme |

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    Kiosk: The Last Modernist Booths Across Central and Eastern Europe, Zupagrafika

    Mass-produced from the 1970s to the 1990s, modular kiosks like the seminal K67, designed by the Slovenian architect Sasa J.Mächtig, and similar systems - including the Polish Kami, the Macedonian KC190, and the Soviet "Bathyscaphe" - could be found anywhere throughout the former Easter Bloc and ex-Yugoslav countries, from bustling city squares to socialist-era housing estates. They served as hot dog and Polish Zapienka joints, farm egg and rotisserie chicken vendors, funeral flower shops, newsstands, car park booths, currency exchange offices, and more. Featuring over 150 kiosks - from Ljubljana to Warsaw, and from Belgrade to Berlin - this photobook provides previously unseen documentation of the remaining modernist booths that witnessed the socio-political transformation of Central and Eastern Europe at the end of the 20th century. While some remain active or have undergone refurbishment, others have been abandoned or have slowly faded from the urban landscape. The photographs in this unique collection were taken over the last decade by Zupagrafika's founders, David Navarro and Martyna Sobecka. The book includes a forword by urban explorer Maciej Czarnecki and an introduction by architectural historian Anna Cymer, offering invaluable insights into the history of these mobile structures.

    Kiosk: The Last Modernist Booths Across Central and Eastern Europe, Zupagrafika, Editions Zupagrafika, Septembre 2024.

    MOTS CLÉS : Editions Zupagrafika | Zupagrafika | Art | Architecture | Modernisme | Brutalisme | Photographie | Urbain | Russie | Rénovation | K67 |

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    Sotteville, la place publique, Daniel Andrieu Benoît Eliot Sylvain Marchand Meftah Lissiri Régis Sénécal

    Sotteville n'est pas une ville comme les autres... En deux siècles, la ville de Sotteville-lès-Rouen est passée d'un village agricole de quelques milliers d'âmes au XIXe siècle à une ville de 30 000 habitants. Des fumées de l'usine Bertel à l'arrivée des ateliers de chemins de fer, un certain état d'esprit populaire, ouvrier, cheminot, solidaire, flotte sur la cité. Deuxième ville socialiste de France en 1898, Sotteville s'anime, bouge, respire au son des marchés, des crissements des locomotives, des parades costumées ou des matchs de football endiablés. On se retrouve le dimanche à l'Eldorado, salle de 800 places, située place Voltaire, ou dans l'un des six cinémas de la ville. Mais la seconde Guerre Mondiale a brutalement stoppé cette ferveur populaire. 70% de la ville a été pulvérisée par les bombardements alliés dont ceux du 19 avril 1944 visant les dépôts SNCF. La gloire de la cité cheminote est aussi la cause de son désastre. Dès 1945, Marcel Lods est nommé architecte de la reconstruction par le Ministère de la Reconstruction. Le Corbusier à Marseille, Perret au Havre et Lods à Sotteville. Il s'agit de faire vite pour reloger une population sinistrée, vivant dans des baraquements insalubres. Il imagine et conçoit une véritable transformation de la ville, la préparant pour les 50 prochaines années. Disciple de la charte d'Athènes, il déplace le centre-ville, reloge les sinistrés, réserve des espaces verts, aménage une zone industrielle... La tâche est immense et l'ampleur à l'échelle d'une ville. Sotteville se relève, lentement. Une réappropriation des lieux que les acteurs politiques et culturels ont fait renaître à partir des années quatre-vingt grâce à une volonté, une ambition, une énergie commune retrouvée dans l'esprit du "faire ensemble". Viva Cité émerge et devient le fleuron culturel de la ville pour un rayonnement national voire international. Les activités industrielles qui ont marqué l'identité de la ville sont réorientées vers de nouvelles destinations culturelles. Le Trianon devient salle de musiques actuelles, les ateliers Buddicom abritent aujourd'hui le Centre National des Arts de la Rue et de l'Espace Public.

    Sotteville, la place publique, Daniel Andrieu Benoît Eliot Sylvain Marchand Meftah Lissiri Régis Sénécal, Editions Octopus, Août 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Octopus | Daniel Andrieu | Benoît Eliot | Sylvain Marchand | Meftah Lissiri | Régis Sénécal | Normandie | Rouen | Sotteville | Ville | Urbanisme | Art | Architecture | Industrie | Reconstruction | Patrimoine | Socialisme | Cheminots | Ouvriers |

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    Paris, capitale du XIXe siècle, Walter Benjamin

    Le génie de Baudelaire, qui trouve sa nourriture dans la mélancolie, est un génie allégorique. Pour la première fois chez Baudelaire, Paris devient objet de poésie lyrique. Cette poësie locale est à l'encontre de toute poësie de terroir. Le regard que le génie allégorique plonge dans la ville trahit bien plutôt le sentiment d'une profonde aliénation. C'est là le regard d'un ?âneur, dont le genre de vie dissimule derrière un mirage bienfaisant la détresse des habitants futurs de nos métropoles. Cet "exposé", fut rédigé en français par Benjamin en 1939. Il annonce ce qu'aurait dû être Le livre des passages, resté à l'état fragmentaire, qui se voulait "une histoire sociale de Paris au XIXe siècle" et tente de "montrer comment les formes de vie nouvelle et les nouvelles créations à base économique et technique entrent dans l'univers d'une fantasmagorie. A des fantasmagories du marché, où les hommes n'apparaissent que sous des aspects typiques, correspondent celles de l'intérieur, qui se trouvent constituées par le penchant impérieux de l'homme à laisser dans les pièces qu'il habite l'empreinte de son existence individuelle privée. Quant à la fantasmagorie de la civilisation elle-même, elle a trouvé son champion dans Haussmann, et son expression manifeste dans ses transformations de Paris".

    Paris, capitale du XIXe siècle, Walter Benjamin, Editions Allia, Mai 2015.

    MOTS CLÉS : Editions Allia | Walter Benjamin | Ville | Mégalopole | Métropole | Urbanisme | Art | Architecture | Surréalisme | Haussmann | Capitalisme | Intérieur |

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    Au marché des métropoles: Enquête sur le pouvoir urbain de la finance, Antoine Guironnet

    Chaque année, le gratin de l'urbanisme se réunit à Cannes pour le plus grand salon immobilier au monde. Quelques mois avant les stars de cinéma, promoteurs anglais, fonds de pension américains, architectes japonais et élus des métropoles françaises foulent les marches du Palais des festivals. Mais à l'image du marché qu'il incarne, le salon déroule avant tout le tapis rouge aux grands investisseurs pour qui l'immobilier n'est qu'un placement financier. En nous plongeant dans les allées et les coulisses du Marché international des professionnels de l'immobilier (MIPIM), Au marché des métropoles donne à voir comment la financiarisation de la ville se joue à travers « l'accréditation » des territoires par les investisseurs. Cette enquête menée entre Cannes, Paris, Londres et Lyon dévoile le rôle de la finance dans la transformation de pans entiers de nos villes. Elle constitue une contribution inédite à la critique des rouages par lesquels le capital étend son pouvoir sur nos quotidiens.

    Au marché des métropoles: Enquête sur le pouvoir urbain de la finance, Antoine Guironnet, Editions Rue des Étaques, Février 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Rue des Étaques | Antoine Guironnet | Ville | Métropole | Urbanisme | Planification | Construction | Politique | Institutions | Financiarisation | Gentrification | Capitalisme |

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    Paroles d'élus : Pour une Europe innovante, Tome 4, Orange

    Apporter un éclairage représentatif de l'usage par les territoires des TIC et de leurs multiples applications au service des politiques locales, telle est l'ambition de la collection "Paroles d'élus". Valeur de l'exemple et force des témoignages des élus locaux constituent la signature de cette collection dont le tome 4 s'enrichit d'une ouverture européenne. La dynamique engagée depuis quatre ans au travers de cette collection permet d'illustrer une nouvelle économie européenne de la connaissance.

    Paroles d'élus : Pour une Europe innovante, Tome 4, Orange, Editions Orange, Novembre 2008.

    MOTS CLÉS : Editions Orange | Europe | Numérique | Internet | Territoires | Politique | Gouvernance | Gouvernement | Économie | Services publics | Espaces publics | Stratégie | Transformation |

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    Contre l'architecture, Franco La Cecla

    Contre l'architecture est une charge érudite contre l'esprit dans lequel travaillent les grands architectes. À travers une multitude d'exemples - New York, Tirana, Barcelone, ou encore Paris et ses banlieues -, l'auteur stigmatise les fourvoiements d'une profession qui, selon lui, a dénaturé sa fonction. L'architecture est devenue un jeu formel où l'on a perdu de vue le bien public, ce qui est désastreux pour la ville et ses habitants. Franco La Cecla s'insurge contre la transformation des villes en "marques" labellisées, et insiste sur la nécessité de repenser l'espace urbain et les pratiques architecturales afin de protéger et d'améliorer nos conditions de vie. La crise des banlieues, la détérioration de l'environnement, l'épuisement des ressources, tout devrait nous pousser à réagir pour éviter que nos villes deviennent inhabitables. Architecte de formation, Franco La Cecla fut longtemps consultant auprès de Renzo Piano. Après avoir enseigné à la faculté d'architecture de Venise, il est aujourd'hui professeur d'anthropologie culturelle à Milan et à Barcelone. Il a fondé l'agence ASIA, organisme qui évalue l'impact social des ouvres architecturales.

    Contre l'architecture, Franco La Cecla, Editions Arléa, Mars 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Arléa | Franco La Cecla | Architecture | Urbanisme | Habitat | Banlieues | Gentrification | Formalisme | Résilience | Dégradation | Critique | Recherche |

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    Archiscopie 31 : thème apprendre l'architecture, Archiscopie

    Construire ou réparer ? - Apprendre l’architecture, mais apprendre quoi au juste ? À répondre à l’urgence ? À trouver des solutions ? Un nouvel équilibre, pour le moins… Dostoïevski avait beau penser que “la beauté sauvera le monde”, cela ne saurait suffire vu l’état de la planète. Le dernier rapport du GIEC ne fait qu’accroître le niveau d’alerte, comme le cri d’alarme lancé à Delphes le 17 novembre dernier par Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, au regard des conséquences du réchauffement climatique. Un cinquième des 1?154 sites inscrits au Patrimoine mondial et plus d’un tiers des zones naturelles sont ainsi menacés. Dès lors, on peut comprendre que la jeune génération, ceux qui sont dans les écoles d’architecture aujourd’hui (et ceux qui vont bientôt y entrer), se pose de sérieuses questions. Jusqu’à celle de savoir s’il faut encore construire ; le “moratoire sur les nouvelles constructions” fait inévitablement débat. Si l’on ajoute à cela la pression démographique (8 milliards d’habitants sur la planète) et la concentration de 60 % d’entre eux en milieu urbain, le défi est immense. Sans sombrer pour autant dans un pessimisme à la Cioran - “être moderne, c’est bricoler dans l’incurable” -, la marge de manœuvre est plus qu’étroite. La crise sanitaire et les interrogations sur l’inadaptation du logement qu’elle a clairement mises au jour suscitent des attentes criantes, spatiales et sociales. Les étudiants n’ont pas attendu la pandémie pour s’engager dans “le faire”, l’expérientiel à échelle??1, avec une soif de se confronter à la matière et à l’économie de moyens tout en questionnant la ressource. Les architectes qui sont aujourd’hui autant des concepteurs que des réparateurs et des enquêteurs répondent, rappelons-le, à une commande. Certes, ils peuvent la faire émerger, l’inventer, mais quelle est donc celle de notre société pour la ville contemporaine ? Résiliente, inclusive, écologique, bien sûr, mais encore ? La pédagogie dans les écoles d’architecture est-elle adaptée à cette grande remise en question ? La “culture de projet” est un invariant sans date de péremption, qui participe de l’idée même de résilience ; elle est de taille à résister au choc des transitions, écologique, démographique et numérique. Aujourd’hui, dans une approche globale indispensable, l’architecture n’est plus focalisée seulement sur la conception d’un espace mais sur la prise en compte d’un milieu. La biodiversité, le monde du vivant se sont invités dans le débat au même titre que les matériaux biosourcés et les circuits courts. Et les écologues constituent un appréciable renfort dans l’analyse et les recherches. Dans ce paysage en redéfinition, on ne le dira jamais assez, la question de la transformation, alternative à la destruction systématique, est un enjeu majeur. D’où le développement des masters sur ce sujet dans les écoles. Ne rien jeter mais recycler, c’est la tendance, ne rien laisser pour compte, c’est l’ambition. Francis Rambert

    Archiscopie 31 : thème apprendre l'architecture, Archiscopie, Editions Archiscopie, octobre-décembre 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |

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    Archiscopie 29 : thème art & architecture, Archiscopie

    Entre sensible et sublime - L’architecture est-elle toujours considérée comme un art aujourd’hui ? On peut se le demander, à entendre ceux qui voudraient nous faire croire que ce n’est plus le sujet, tant l’urgence écologique et la question sociale s’imposent dans les priorités. Nul ne viendra ici contester le degré d’urgence absolue, vu l’état de la planète. Mais pourquoi écologique ne rimerait pas avec esthétique autant qu’avec éthique ? Pourquoi faudrait-il, en effet, évacuer la dimension artistique de l’architecture ? Durant des siècles, l’architecture s’est imposée comme un art. L’art de construire, l’art de concevoir l’espace, l’art de penser la ville. Une belle trilogie traversée par la question esthétique, les architectes étant invités, avec les artistes, les sculpteurs et les peintres, à concevoir et à façonner une œuvre. L’architecture, clé de voûte des arts… La porosité entre les disciplines est telle que les limites se brouillent parfois. L’exercice du pavillon de la Serpentine Gallery le prouve chaque année dans les jardins de Kensington à Londres. On sait aussi l’influence d’artistes comme Donald Judd, Dan Graham ou Richard Serra dans le domaine de l’architecture, comme l’on apprécie la connivence d’un Olafur Eliasson ou d’un Yann Kersalé avec les architectes. Qu’en est-il aujourd’hui de cette notion chère à Frank Lloyd Wright d’une architecture “mère des arts” ? On ne saurait ignorer que les architectes aiment à travailler avec les artistes, à l’image de Luis Barragán avec Mathias Goeritz, de Claude Parent avec Yves Klein, de Jean Nouvel avec Pierre-Martin Jacot, de Herzog & de Meuron avec Rémy Zaugg, Thomas Ruff ou Ai Weiwei, de Dominique Perrault avec Daniel Buren, de Tatiana Bilbao avec Gabriel Orozco… La liste ne saurait s’arrêter là tant la fertilité de leur relation est grande. Et elle se prolonge même dans le domaine des infrastructures ; depuis les parkings en silo ou en souterrain jusqu’au projet en cours du Grand Paris Express, qui scelle une collaboration architectes-artistes sans précédent avec ses 68 gares. Le propos n’est pas de faire l’apologie de l’“architecture d’auteur” ou l’éloge de l’art, ni de célébrer la quête d’absolu. En revanche, l’enjeu est de replacer l’architecture dans son rôle essentiel - critique, nous rappelle Jean Nouvel - et indispensable pour les habitants comme pour les paysages. Il faut donc lui donner des chances d’échapper à la seule grille d’analyse économique ainsi qu’à la vague “générique” qui déferle sur le monde. L’important est qu’au-delà de la question énergétique, le projet parvienne à transcender les données du programme, qu’il s’agisse d’une usine, d’écuries ou d’un poste d’aiguillage... “L’architecture est bien plus qu’un art et encore bien plus que des bâtiments”, résume Francis Kéré, le tout dernier Pritzker. Au-delà de tout geste plastique, souhaité ou pas, l’architecture, art spatial et social, est aussi attendue comme un art de la transformation. Chacun y mettra ses mots, à l’image de la quarantaine d’architectes qui ont répondu à notre enquête. Nul doute que Fernand Pouillon aurait avancé que “le sensible est l’état ultime des choses”, comme il nous le rappelait dans les premières pages des Pierres sauvages. Francis Rambert

    Archiscopie 29 : thème art & architecture, Archiscopie, Editions Archiscopie, avril 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |

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    Archiscopie 13 : thème densité/intensité, Archiscopie

    Archiscopie élargit son champ critique - Il s’agissait de tourner la page. Passé la tentation de faire table rase de l’existant, il est apparu que la transformation était bien plus intéressante que le changement radical. L’injonction rimbaldienne qui voudrait que l’on soit “absolument moderne” ne passe pas forcément aujourd’hui par ce type de stratégie de rupture. Il en va de même en architecture. L’enjeu était de dynamiser Archiscopie par une nouvelle formule tout en restant dans le même format, le même rythme de parution trimestriel et la même économie. Le numéro 13 incarne cette mutation, assurée par de nouvelles rubriques bien sûr, de nouvelles plumes, un nouveau ton, dans une maquette qui imprime de nouveaux rythmes. Changement majeur, la formule repensée repose sur une nouvelle structure en quatre séquences avec chacune sa logique. La pièce maîtresse est un dossier qui vient nourrir la réflexion sur un thème d’actualité. En choisissant “Densité?/?Intensité” pour ce numéro de transition, Archiscopie focalise l’attention sur la question des équilibres au cœur du grand débat métropolitain, avec notamment des focus venant de l’étranger (Tôkyô, Moscou, Barcelone...). Séquence conversation ensuite, dans un long entretien avec un auteur ou autre penseur de la ville contemporaine, afin de développer d’autres points de vue sur la fabrique de la ville. L’architecte-paysagiste Michel Desvigne débute ainsi la série en soulevant, entre autres, la question de l’agriculture urbaine. La troisième séquence, intitulée “L’espace critique”, s’ouvre par l’analyse d’une tendance de fond ; apparaît ainsi un certain retour à la structure porté par une génération de jeunes architectes français, représentée notamment par Bruther, DATA, Muoto. Après ce décryptage, s’enchaînent une série de textes critiques sur des bâtiments en France comme à l’étranger (dont l’ensemble très réussi du Louvre Abu Dhabi par Jean Nouvel), sur des livres monographiques ou des ouvrages thématiques, et sur des films où l’architecture et la ville jouent un rôle particulier. Ici, une immersion dans l’univers spatial de Brian De Palma. Dernière séquence avec une bibliographie fournie, construite selon un nouveau rubriquage. Archiscopie, c’est une diversité d’écriture assurée par ses auteurs, journalistes, historiens, chercheurs, avec pour seul objectif d’apporter une dimension critique, une autre profondeur de champ dans un monde envahi par l’impératif de communication. Francis Rambert

    Archiscopie 13 : thème densité/intensité, Archiscopie, Editions Archiscopie, janvier 2018.

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    Le néonomadisme - Mobilités - Partage - Transformations identitaires et urbaines, Yasmine Abbas

    La mobilité d’aujourd’hui se conjugue au pluriel. À la fois physique, numérique et mentale, elle induit une condition nouvelle, une forme de nomadisme parfois imposé, souvent voulu, parfois jusqu’au-boutiste, pas toujours bien vécu. Ce néo-nomadisme donne naissance à des modes de vie autrefois atypiques qui, désormais, se généralisent. Il apporte aussi un état d’esprit générant transgressions et situations inédites, qui nous amènent à nous interroger sur ses conséquences profondes. Quels sont les nouveaux liens qui se tissent entre les personnes, les objets, les données et les lieux ? Quel est l’impact de ces mutations sur l’identité des individus, autant connectés qu’isolés, sur les territoires et les espaces ? Dans un contexte néo-nomade, les technologies de l’information sont-elles libératrices ou aliénantes ? Que deviennent le rôle de l’urbaniste et celui de l’architecte, confrontés à une instabilité qui oblige à redéfinir les contours de la ville et son accessibilité ? Comment ces transformations peuvent-elles s’inscrire dans une dynamique de durabilité, au plan environnemental, économique et social ? Cet essai critique porte un regard sans concession sur les transformations issues de ces nouvelles mobilités, et fournit les clés pour en comprendre les risques et mieux les appréhender. Yasmine Abbas est architecte DPLG, titulaire d’un master au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et d’un doctorat à la Harvard University Graduate School of Design. Hybride et néo-nomade, elle a vécu, étudié et travaillé au Maroc, en France, aux États-Unis, au Danemark et aux Émirats arabes unis, dans des domaines aussi variés que l’architecture, l’ethnographie commerciale ou le développement durable.

    Le néonomadisme - Mobilités - Partage - Transformations identitaires et urbaines, Yasmine Abbas, Editions FYP, septembre 2011.

    MOTS CLÉS : Editions FYP | Yasmine Abbas | Makhnovtchina | Nomadisme | Néo-nomadisme | Nomades | Habitat | Travail | Télé-travail | Voyage | Sociale | Urbanisme | Civilisation |

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    La ville néolibérale, Gilles Pinson

    Vivons-nous dans des villes néolibérales ? Gentrification, envol des valeurs immobilières, éviction des populations précaires : villes et métropoles sont aujourd'hui le théâtre d'une explosion des inégalités et des processus d'exclusion. Afin d'attirer les capitaux et les populations associés à la nouvelle économie, des politiques toujours plus agressives y sont menées : marketing urbain, grands projets d'aménagement, course aux labels et aux grands événements. Ces bouleversements, qui transforment l'expérience même de la ville, s'expliquent pour de nombreux observateurs par l'imposition depuis les années 1980 d'un nouvel ordre idéologique, politique et économique : le néolibéralisme. Gilles Pinson expose dans une synthèse aussi pédagogique que critique les théories qui font du néo-libéralisme la force principale de transformation des villes et des politiques. Gilles Pinson est professeur de science politique à Sciences Po Bordeaux et chercheur au Centre Émile Durkheim. Il anime par ailleurs le forum urbain, outil de valorisation de la recherche sur la ville et les politiques urbaines.

    La ville néolibérale, Gilles Pinson, Editions puf, août 2020.

    MOTS CLÉS : Editions puf | Gilles Pinson | Cinéma sur les ruines du futur | Ville | Capitalisme | Libéralisme | Economie | Urbanisation | Politique | |

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    À bord des géants des mers : ethnographie embarquée de la logistique globalisée, Claire Flécher

    Alors que plus de 90 % du volume de marchandises produites dans le monde transitent chaque année par la mer, le transport maritime demeure un univers largement méconnu. Comment s'organisent ces flux de marchandises ? Que se passe-t-il sur ces géants de la mondialisation que sont les navires de commerce ? Qui y travaille, comment, et à quel prix ? À partir d'une enquête ethnographique, cet ouvrage propose de découvrir l'envers de l'acheminement des biens que nous consommons et de saisir le travail mondialisé " par le bas ". Tandis que les profondes transformations qui ont affecté le secteur ces dernières années ont instauré une rationalisation extrême, commandée par la logique marchande, ce qui faisait le sel de la vie de marin semble s'être réduit comme peau de chagrin. Dans ce huis clos de la mondialisation, le collectif de travail doit répondre à des injonctions contradictoires : assurer la sécurité de tous tout en transportant davantage et en flux continu, garantir des formes de solidarité malgré les inégalités de statut et de rémunération. Selon les situations, les identités de classe, de race et de genre se font et se défont, sans pour autant donner lieu à une remise en cause des hiérarchies sociales – il en va de la paix sociale à bord. Claire Flécher est sociologue, maîtresse de conférences à l'Institut d'études du travail de Lyon (IETL) et au Centre Max Weber de l'université Lumière Lyon-2. Ses recherches portent sur les mutations contemporaines du travail et de l'emploi, notamment en contexte mondialisé.

    À bord des géants des mers : ethnographie embarquée de la logistique globalisée, Claire Flécher, Editions La Découverte, 2023.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Claire Flécher | Cinéma sur les ruines du futur | Transport Maritime | Mondialisation | Sociale |

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    Villes de demain, Arnaud Pagès

    À quoi ressembleront les villes de demain ? Ultra-connectées, automatisées, intelligentes… ou bien végétalisées, biodiversifiées, nourricières, résilientes ? Le rêve de la Smart City qui carbure à la data ou celui de la mégapole verte réconciliée avec la nature ? En réalité, certainement un mélange des deux… En se basant sur les tendances de fond, les signaux faibles et les innovations les plus récentes, ce livre explore les transformations à venir pour en donner une vision synthétique, s’appuyant sur une riche iconographie et des témoignages d’architectes visionnaires, de prospectivistes et de penseurs, tels que Philippe Starck, Gilles Babinet ou Alain Damasio. Alors que l’humanité est à l’aube d’une série de défis inédits – lutte contre le réchauffement climatique, crises systémiques, surpopulation –, les villes se transforment bien plus rapidement que par le passé. Découvrez comment la formidable accélération du digital et les contraintes environnementales tendent à faire émerger un nouveau modèle urbain qui va révolutionner la façon de vivre en ville. Un livre unique qui explore le futur de nos villes !

    Villes de demain, Arnaud Pagès, Editions Michel Lafon, 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Michel Lafon | Cinéma sur les ruines du futur | Urbanisation | Urbanisme | Architecture | Science-fiction | Écologie |

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    Gouverner un monde toxique, Soraya Boudia, Nathalie Jas

    Sols saturés de métaux lourds, résidus des pesticides ou de plastique dans l’air, l’eau, les aliments et les corps, augmentation des pathologies environnementales. Nous ne vivons plus dans un monde simplement contaminé par des substances chimiques mais dans un monde devenu toxique à bien des égards, qui affecte nos vies et plus encore, celle des populationsles plus en difficultés. Cet ouvrage retrace les transformations économiques et politiques qui ont conduit depuis 1945 à la généralisation de ces pollutions et ont façonné des environnements durablement dangereux. Il analyse les modes de gouvernement des substances dangereuses et leurs effets délétères qui aujourd’hui s’imbriquent et se superposent dans les politiques nationales et internationales. Chemin faisant, cet ouvrage éclaire les ressorts qui ont permis l’essor du capitalisme alors même que ses capacités destructrices se développaient.

    Gouverner un monde toxique, Soraya Boudia, Nathalie Jas, Editions Quae RD 10, 78026 Versailles Cedex, 2019.

    MOTS CLÉS : Soraya Boudia | Nathalie Jas | Editions Quae | Cinéma sur les ruines du futur | Écologie | Environnements | Politique | Capitalisme |

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    Le capital dans la cité, une encyclopédie critique de la ville., Matthieu Adam, Émeline Comby

    Parce qu’il s’est immiscé dans les moindres recoins des sociétés contemporaines, le capitalisme a bouleversé le visage des villes telles que nous les connaissons. Sous son influence, les politiques urbaines sont devenues le véhicule de logiques managériales et financières qui ont conduit à l’explosion des inégalités sociales et spatiales. Reconfigurées selon des critères d’attractivité, les villes sont transformées en objets marketing à valoriser, tandis que leurs populations précarisées semblent vouées à évoluer dans un espace public toujours plus restreint et aseptisé, au fil de ses privatisations successives. Contre une telle tendance, la présente encyclopédie propose des outils essentiels pour comprendre, penser et agir sur les transformations urbaines en cours. Les entrées qui la composent, fruits d’enquêtes menées aux quatre coins du globe, analysent les principaux enjeux auxquels sont confrontées des populations marginalisées à la fois d’un point de vue matériel et dans les processus de décisions qui affectent leur vie quotidienne. Elles dessinent une cartographie inédite de la ville du XXIe siècle, et forment une contribution essentielle à la réappropriation collective de la production de l’espace.

    Le capital dans la cité, une encyclopédie critique de la ville., Matthieu Adam, Émeline Comby, Editions Amsterdam, 2020.

    MOTS CLÉS : Matthieu Adam | Émeline Comby | Editions Amsterdam | Cinéma sur les ruines du futur | Capitalisme | Urbanisation | Ville | Cartographie |

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    Paris capitale coloniale, Cosimo Lisi

    Le passé colonial structure les rues de Paris. Visible dans l'architecture et la toponymie, la colonialité est aussi présente dans l’organisation urbaine de la capitale française. À bien des égards Paris occupe une place centrale dans la production de l'espace moderne. Le projet colonial capitaliste de la modernité repose sur l'abstraction du sensible et la violence de la prédation. La modernité se caractérise aussi par des aménagements reposant sur un instrument tout à fait spécifique : la cartographie. La cartographie moderne a pour objectif d’organiser les espaces, de les programmer et de les articuler les uns aux autres pour gouverner les populations. Dans ce livre, nous reviendrons sur les reconfigurations de la région parisienne, depuis les premières transformations opérées par Haussmann au XIXe siècle jusqu’à celles réalisées pendant les années du gaullisme, pour montrer comment, durant cette période, s’expérimentent et se développent les techniques qui, aujourd’hui encore, fondent l’aménagement du territoire et les politiques de l’habitat en France. C’est en particulier le cas de ce que l’on appelle la rénovation urbaine, dont notre travail entreprend la genèse critique.
    L’État est le principal producteur de l’espace abstrait. Si la représentation de cet espace est rendue neutre par la mise en scène de plans, de maquettes et d’images, elle n’en reste pas moins structurellement violente : « il existe une violence inhérente à l’abstraction, à son usage pratique (social). »
    Cette violence, comme nous allons le montrer dans cet ouvrage, est celle de l’accumulation primitive du capital — violence et accumulation primitive sont, entre autres, constitutives du capitalisme. La violence de la prédation détruit des mondes incompatibles ou résistants à la logique capitaliste de l’accumulation. L’espace politique et économique produit peut alors être considéré comme « le berceau de l’État moderne, son lieu de naissance. »

    Paris capitale coloniale, Cosimo Lisi, Editions Eterotopia, Collection Parcours, 2024, 160 p.

    Cosimo Lisi, docteur en esthétique et études urbaines. Il est également chargé de cours dans le département d'arts plastiques de l'Université Paris 8. Ses recherches portent sur le néocolonialisme, les transformations urbaines et l'action artistique en milieu urbain

    MOTS CLÉS : Cosimo Lisi | ville | espace | urbain | post-colonial | cartographie | hygiénisme | Eterotopia | Bibliothèque pour le foyer Moïse |

  • AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

    Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Lundi 24 Février 2025 de
    Cosimo Lisi, à Echelle Inconnue, Carte / Capitale / Colonie