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    Décoloniser l'architecture, Mathias Rollot

    Vers des architectures écologiques, autochtones, pluriverselles. L’avènement d’une société écologique ne peut passer que par une refonte majeure de nos manières de concevoir et de bâtir. Cependant, les logiques de mise en ordre du monde dont l’architecture a hérité la rendent difficilement conciliable avec une véritable écologie sociale. Que faire alors ? Dans une démonstration à la fois érudite et sensible, Mathias Rollot, chercheur et architecte, nous propose de transformer l’architecture en un outil de résistance aux systèmes de domination en place – sur la nature, les humains, les animaux – afin de réinventer une manière non extractiviste de construire. En faisant dialoguer philosophie, sciences sociales et architecture, l’auteur esquisse les contours d’architectures plurielles, qui appartiendraient réellement aux peuples et aux milieux dans leur diversité : des architectures décoloniales, vivantes, libérées. Architecte, Mathias Rollot est maître de conférences à l'École nationale supérieure d'architecture de Grenoble. Ses recherches mêlent écologies décoloniales et philosophies éthiques, animalistes et environnementales. Il est notamment l'auteur de Qu'est-ce qu'une biorégion ? et Les territoires du vivant (Wildproject, 2021 et 2023).

    Décoloniser l'architecture, Mathias Rollot, Editions le passager clandestin, 2024.

    MOTS CLÉS : Editions le passager clandestin | Architecture | Urbanisme | Décolonisation | Colonisation | Pouvoir | Critique | Histoire | Géographie | Société | Culture |

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    Russia Starts Here: Real Lives in the Ruins of Empire, Howard Amos

    SHORTLISTED FOR THE PUSHKIN HOUSE PRIZE 2025 SHORTLISTED FOR THE SALTIRES DEBUT NON-FICTION PRIZE 2025 'A different level of insight to anything I've read for a long time about Russia.' - Sophy Roberts, author of The Lost Pianos of Siberia 'Exquisitely observed.. Full of empathy, Amos refuses easy stereotypes.' - Tom Parfitt, author of High Caucasus Returning to an overlooked region on the edge of Russia, Howard Amos sets out on a quest to understand the country he once called home. On Russia's European borderlands, people live their lives among the ruins of successive empires. Pskov, an old Slavic land of forgotten stories and faded waysides, has weathered the tides of history. Once a thriving nexus of trade and cultural exchange, today it is one of the poorest and most rapidly depopulating places of this vast nation. To understand the darkness that has captured Russia, Howard Amos journeys through a landscape of small towns, re-wilding fields and dilapidated churches. This is a lyrical portrait of Russia where it meets NATO and the EU - a place of frontiers and boundaries that reveals unfamiliar and uncomfortable truths. In a country where history has been erased, manipulated and marginalised, the voices Howard Amos spotlights are a powerful antidote against forgetting. From the last inhabitants of a dying village to the long-term residents of a psychiatric hospital and a museum curator fighting local opposition to chronicle Pskov's forgotten Jewish heritage, Howard Amos uncovers compelling stories that are shaped by violence, tragedy and loss. He also encounters some of the powerful men who have loomed over Pskov leaving a troubling legacy in their wake, from far-right politicians to Putin's personal priest.

    Russia Starts Here: Real Lives in the Ruins of Empire, Howard Amos, Editions Bloomsbury, Février 2025.

    MOTS CLÉS : Editions Bloomsbury | Howard Amos | Russie | Géopolitique | Politique | Territoire | Société | Identité | Culture | Histoire | Propagande | Médias | Esthétique |

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    Ghettos de riches : Tour du monde des enclaves résidentielles sécurisées, Thierry Paquot

    De nouvelles politiques publiques ont vu le jour au sein des villes européennes, devenues en vingt ans de véritables acteurs collectifs porteurs de stratégies de développement économique et de positionnement international. Le renouveau des pratiques d'urbanisme, de planification et de prospective urbaines a été un vecteur essentiel de renaissance de cette capacité d'action politique autour d'un instrument d'action spécifique : le projet. Marseille, Nantes, Venise, Turin, Manchester, toutes ces villes se sont engagées dans de grandes opérations de restructuration urbaine. L'auteur présente ici la genèse, les acteurs, les réalisations et les conséquences tant en termes de régénération physique que de transformations sociales et politiques, en s'intéressant plus particulièrement aux relations entre groupes sociaux et au nouveau rôle des élites urbaines. Comment ces projets ont-ils modifié la gouvernance des villes ? Cette question se trouve au centre de l'ouvrage qui révèle un enjeu nouveau des politiques publiques : la mobilisation de sociétés urbaines devenues pluralistes et la construction d'une capacité d'action collective. Gilles Pinson est maître de conférence à l'Université de Saint-Etienne. Il enseigne également à Sciences Po Paris.

    Ghettos de riches : Tour du monde des enclaves résidentielles sécurisées, Thierry Paquot, Editions Perrin, Février 2009.

    MOTS CLÉS : Editions Les Presses de Sciences Po | Gilles Pinson | Gouvernance | Politique | Urbanisme | Ville | Développement | Planification | État | Territoire | Services publics | Gouverner |

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    Gouverner la ville par projet: Urbanisme et gouvernance des villes européennes, Gilles Pinson

    De nouvelles politiques publiques ont vu le jour au sein des villes européennes, devenues en vingt ans de véritables acteurs collectifs porteurs de stratégies de développement économique et de positionnement international. Le renouveau des pratiques d'urbanisme, de planification et de prospective urbaines a été un vecteur essentiel de renaissance de cette capacité d'action politique autour d'un instrument d'action spécifique : le projet. Marseille, Nantes, Venise, Turin, Manchester, toutes ces villes se sont engagées dans de grandes opérations de restructuration urbaine. L'auteur présente ici la genèse, les acteurs, les réalisations et les conséquences tant en termes de régénération physique que de transformations sociales et politiques, en s'intéressant plus particulièrement aux relations entre groupes sociaux et au nouveau rôle des élites urbaines. Comment ces projets ont-ils modifié la gouvernance des villes ? Cette question se trouve au centre de l'ouvrage qui révèle un enjeu nouveau des politiques publiques : la mobilisation de sociétés urbaines devenues pluralistes et la construction d'une capacité d'action collective. Gilles Pinson est maître de conférence à l'Université de Saint-Etienne. Il enseigne également à Sciences Po Paris.

    Gouverner la ville par projet: Urbanisme et gouvernance des villes européennes, Gilles Pinson, Editions Les Presses de Sciences Po, Février 2009.

    MOTS CLÉS : Editions Les Presses de Sciences Po | Gilles Pinson | Gouvernance | Politique | Urbanisme | Ville | Développement | Planification | État | Territoire | Services publics | Gouverner |

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    Anarchisme et sciences sociales: Actes du colloque de Lille - mars, Sidonie Verhaeghe

    Les sciences sociales n’ont-elles rien à apporter aux anarchistes? ? Peut-être bien, mais on peut mettre à cela plusieurs bémols. Car, dans une société soumise à différents pouvoirs, faire une science de ces pouvoirs, de la manière dont ils s’exercent et des mécanismes sur lesquels ils reposent, peut permettre à la lutte d’être plus efficace. En comprenant comment fonctionnent les institutions, en retraçant leurs origines et en exhumant leurs soubassements cachés, on peut, d’une part, les dénaturaliser et les désacraliser, montrer leur caractère arbitraire, et, d’autre part, donner à celles et ceux qui luttent des outils pour les abattre. De plus, force est de constater que l’incroyance fondamentale dans la sacralité des institutions rassemble anarchistes et scientifiques, les un•es et les autres entendant généralement s’appuyer sur une même conception de la réalité sociale, d’où toute transcendance (religieuse ou non) est absente. Par ailleurs, les anarchistes peuvent avoir un intérêt pour les sciences sociales qui étudient les mécanismes de domination au sein des groupes militants eux-mêmes. En effet, une spécificité des anarchistes, là encore depuis les origines du mouvement, est de considérer que le fait d’être en lutte pour l’émancipation ne prémunit pas contre la reproduction des formes d’oppression à l’intérieur des groupes. La science est alors à double tranchant. D’un côté, elle peut représenter en elle-même un moyen de domination, celui des savants. Et, de l’autre, la science peut aussi jouer un rôle émancipateur au sein de ces groupes, soit parce qu’ils peuvent être des lieux de formation et permettre à tous et toutes d’acquérir des savoirs, soit parce que la connaissance de la « ?micropolitique des groupes? » peut désamorcer les effets de domination qui naissent, même et surtout lorsque les groupes se targuent de ne pas avoir de direction.

    Anarchisme et sciences sociales: Actes du colloque de Lille - mars, Sidonie Verhaeghe, Editions Atelier de création libertaire, Mars 2021.

    MOTS CLÉS : Editions Atelier de création libertaire | Sidonie Verhaeghe | Anarchisme | Sciences sociales | Politique | Théorie | Politique | Société | Histoire | Sociologie | Radicalisme | Utopie |

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    Sur les dents: Ce qu'elles disent de nous et de la guerre sociale, Olivier Cyran

    Pourquoi persistons-nous à avoir mal aux dents ? Pourquoi sommes-nous si nombreux à souffrir de nos crocs malades, abîmés ou perdus, alors que les soins dentaires sont prétendument gratuits et accessibles à tous ? Que penser d'un système qui incite les dentistes à bâcler les soins " Sécu " et à privilégier les traitements à haute valeur ajoutée ? Comment admettre que le sort d'un organe aussi prodigieusement vital et riche en significations dépende de notre place dans la hiérarchie sociale ? Personne n'ignore l'importance des dents comme outil de mastication, territoire intime et carte de visite tendue aux yeux du monde. Pourtant, les inégalités d'accès aux soins restent abyssales, condamnant des millions de personnes à une vie atrophiée. Il est temps de mettre à nu ce système, sa logique et ses intérêts, et de réclamer quelques comptes. Mû par sa propre peur du dentiste, l'auteur explore un univers familier et méconnu, dont l'actualité ne s'empare que lorsqu'un président persifle les " sans-dents ". Mêlant allègrement l'enquête, le récit, le jeu de pistes et le recueil de témoignages, cette remontée aux sources des inégalités dentaires nous mènera des dentistes orfèvres du néolithique aux arracheurs de dents des centres low cost, de l'inventeur du dentier en porcelaine à l'industrie du sourire hollywoodien. S'y dévoileront les formes de violences sociales dont nos dents sont la cible, des plus brutales au plus sournoises, mais aussi quelques moyens de s'en défendre. Devant la dureté du monde, qui met nos capacités de résistance à rude épreuve, le moment est peut-être venu de reconquérir notre pouvoir de mordre.

    Sur les dents: Ce qu'elles disent de nous et de la guerre sociale, Olivier Cyran, Editions La Découverte, Mars 2021.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Olivier Cyran | Inégalités | Sociale | Santé | Discrimination | Pauvreté | Enquête | Système | Société | Violence | Médecine | Critique | Travail |

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    Retour à la hague : Féminisme et nucléaire, Xavière Gauthier Sophie Houdart Isabelle Cambourakis

    À l’heure où la France, ses dirigeants, ses lobbys nucléFukuaires sont en pleine opération de réhabilitation de l’atome et projettent de couvrir le territoire de nouvelles centrales comme ce fut le cas dans les années 1970, la réédition de La Hague, ma terre violentée montre qu’il était possible au tournant des années 1980 d’articuler discours féministe et antinucléaire. Un texte lyrique et incantatoire qui décrit ce que la construction de l’usine de retraitement de déchets nucléaires de La Hague fait aux paysages vécus et sensibles, à la terre des souvenirs de l’enfance, à cette presqu’île du Cotentin empoisonnée pour plusieurs centaines de millénaires. Un avant-propos en forme de correspondance à trois voix propose une réflexion sur ce que signifie vivre en territoire nucléarisé, tisse des liens entre La Hague et le Japon et débat de l’invisibilité de la question nucléaire.

    Retour à la hague : Féminisme et nucléaire, Xavière Gauthier Sophie Houdart Isabelle Cambourakis, Editions Cambourakis, Avril 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Cambourakis | Xavière Gauthier | Sophie Houdart | Isabelle Cambourakis | Nucléaire | Féminisme | Genre | Énergie | Industrie | Politique | Santé | Environnement | Société | Écologie | Sociale | Justice |

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    Pouvoirs urbains : Ville, Politique et Globalisation, Christian Lefèvre Gilles Pinson

    Plus de la moitié des habitants de la planète vit désormais dans les villes. L’urbain est devenu le cadre dominant des pratiques et des relations sociales, mais aussi l’écosystème où s’épanouit le capitalisme globalisé. La ville s’est ainsi imposée comme une échelle clé pour comprendre et agir sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de notre temps. Les acteurs urbains, qu’ils soient élus, bureaucrates, acteurs économiques, professionnels de la ville ou chercheurs, s’efforcent de donner sens aux transformations qui travaillent les villes et d’y répondre à coup d’innovations politiques, économiques et sociales. Espace d’innovation, l’urbain est aussi devenu objet de controverses tout à la fois scientifiques et politiques. Cet ouvrage dresse un bilan critique de ces débats en s’attardant sur cinq controverses : l’urbanisation généralisée, les rapports entre milieux urbains et capitalisme, les relations entre les villes et les États, la distribution du pouvoir dans la ville et la démocratie urbaine, la gouvernance des espaces métropolitains. Christian Lefèvre est professeur à l'École d'urbanisme de Paris (université Gustave Eiffel). Chercheur au Laboratoire Techniques, Territoires, Sociétés (LATTS), ses travaux portent sur la gouvernance des métropoles mondiales. Il est notamment l'auteur de Paris, Métropole introuvable, le défi de la globalisation (PUF, 2017). Gilles Pinson est professeur de science politique à Sciences Po Bordeaux, ou il dirige le master "Stratégies et gouvernance métropolitaines". Chercheur au Centre Émile Durkheim et responsable scientifique du Forum urbain de Bordeaux, il est notamment l'auteur de La ville néolibérale (PUF, 2020).

    Pouvoirs urbains : Ville, Politique et Globalisation, Christian Lefèvre Gilles Pinson, Editions Armand Colin, 2020.

    MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Christian Lefèvre | Gilles Pinson | Ville | Urbanisme | Politique | Capitalisme | Gouvernance | État | Pouvoir | Démocratie | Sociologie | Géographie | Métropole | Environnement |

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    Les cagots, Benoît Cursente

    Ce livre a été conçu comme la mise en oeuvre méthodique de la documentation concernant les cagots entre Èbre et Garonne, du Moyen Âge au XXe siècle, et non comme une quête des origines de cette "race maudite", de son "secret" ou de ses "mystères". En résulte une vision de l'histoire de cette minorité d'exclus toute en mouvement et en contrastes, éloignée es stéréotypes habituels. Les cagots furent toujours discriminés, mais appréciés comme prestataires de "service spéciaux", avant d'être accablés de haine et de mépris. Une population de pauvres, mais pourvue d'élites dynamiques. Une minorité qui, tour à tour, assuma sa condition, la combattit et, enfin, s'y résigna en aspirant à l'oubli. Les cagots s'avèrent être le côté obscur des communautés de "voisins" qui ont longtemps dominé la société de la Gascogne et de la Navarre. Se fait jour une façon de poser autrement la question de leur genèse et la possibilité de jeter quelques passerelles avec d'autres minorités discriminées, telles les caquins bretons ou les burakumin japonais.

    Les cagots, Benoît Cursente, Editions Cairn, 2018.

    MOTS CLÉS : Editions Cairn | Benoît Cursente | Cagots | Racisme | Ségrégation | Sociale | Histoire | Ethnologie | Sociologie | Inégalités |

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    Logocratie, Clément Viktorovitch

    Que se pase-t-il quand les discours du pouvoir cèdent à la déloyauté ? Quand les gouvernants ne cessent de mentir, sans jamais avoir à en payer le prix ? Quand la communication se permet de dire ce qui est faux, taire ce qui est vrai, et ne pas faire ce qui est dit ? Toutes les dérives deviennent possibles. Ce livre démonte combien, loin d'avoir protégé la République Française contre le déferlement mondial de la post-vérité, la présidence d'Emmanuel Macron l'y a au contraire précipitée. Il révèle comment la corruption du langage nous a plongés dans un exercice dévoyé de l'autorité, ou les mots ne visent plus à l'éclairer le débat public, mais à l'empêcher. Lorsque la parole officielle s'affranchit du réel, c'est la démocratie elle-même qui chancelle. Insidieusement , elle se pervertit en Logocratie. Clément Viktorovitch est docteur en science politique et auteur du Pouvoir rhétorique. Il a enseigné à Sciences Po, l'ENA et l'École de guerre. Après avoir été chroniqueur pour de nombreux médias (Clique, Quotidien, France Info), il anime aujourd'hui la première chaîne politique sur Twitch. Il a également coécrit un seul en scène, L'Art de ne pas dire, qu'il joue partout en France jusqu'en 2027.

    Logocratie, Clément Viktorovitch, Editions du seuil, 2025.

    MOTS CLÉS : Editions du seuil | Clément Viktorovitch | Politique | Propagande | Démocratie | Post-vérité | Médias | Communication | Institutions | Pouvoir | Gouvernement | Esprit critique | Société |

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    L'oubli des villes de l'Inde - Pour une géographie culturelle de la ville: Pour une géographie culturelle de la ville, Odette Louiset

    Le sens de l’espace donne du sens à la ville. Cet ouvrage le démontre par l’exemple indien. Car si l’Inde est trop souvent représentée à travers des stéréotypes culturels (religiosité, castes...) ou économiques (sous-développement, émergence…), ses villes sont oubliées dans leur nature profonde. Contrairement aux habitudes académiques qui décrivent les villes par leur forme, leur démographie et leurs activités, la ville habitée et en mouvement est saisie par l’urbanité, pour en faire une ville comme les autres. Mais l’urbanité indienne s’inscrit également en continuité avec les autres modalités de la vie en société. La ville est un comparable portant à la fois les traits de l’universel urbain (urbanité) et, ici, ceux du singulier indien (indianité), qui ne sont pas fixés en modèles idéaux. L’oubli des villes de l’Inde, c’est l’occultation de l’indianité de la ville s’exprimant aussi bien à travers le refus des slums qu’à travers l’idéologie anti-urbaine gandhienne ou la persistance, dans l’échec, de planifications urbaines reprenant sans cesse les thèmes utopiques du modèle européen et colonial. Par une approche culturelle du fait urbain, l’examen de la situation indienne prend ici valeur de « preuves » : elle démontre la nécessité de dégager le concept de ville de la référence à un modèle singulier, et de mettre à distance les modèles spatiaux couramment utilisés en géographie et en analyse urbaine. La démarche comparatiste permet ainsi d’éviter l’essentialisme culturel (ou culturalisme), mais aussi l’universalisme « européen ». Odette LOUISET est professeur à l’université de Rouen où elle enseigne la géographie culturelle.

    L'oubli des villes de l'Inde - Pour une géographie culturelle de la ville: Pour une géographie culturelle de la ville, Odette Louiset, Editions Armand Colin, Collection Recherches, Octobre 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Odette Louiset | Inde | Géographie | Culture | Bidonvilles | Urbain | Urbanisme | Ville | Planification | Colonialisme | Espace public |

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    Le renouvellement urbain, la genèse d'une notion fourre-tout, Sylvaine LE GARREC

    Depuis son apparition en France au début des années quatre-vingt-dix, la notion de renouvellement urbain a connu un incroyable succès. Il est cependant difficile de lui associer une définition précise. Le renouvellement urbain apparaît, au même titre que celles de « développement durable » ou de « mixité sociale », comme une notion fourre-tout. Néanmoins, aujourd’hui il ne s’agit plus seulement d’un outil de communication. Au fil des années le renouvellement urbain a pénétré le champ des politiques publiques au point de devenir un objectif politique, de donner son nom à des dispositifs publics et d’être incorporé dans la législation française. Cette synthèse bibliographique se propose d’éclairer le sens de ce concept et de mettre en lumière les différentes connotations. Pour comprendre aussi ce qui constitue la nouveauté du renouvellement urbain, l’analyse remonte bien en amont des origines de l’expression elle-même et intègre dans une même perspective les différentes politiques publiques urbaines de transformation mises en place depuis la deuxième guerre mondiale en France et dans les pays occidentaux. Le plan / urbanisme / construction / architecture / PUCA depuis sa création en 1998, développe à la fois des programmes de recherche incitative, des actions d'expérimentation et apporte son soutien à l'innovation et à la valorisation scientifique et technique dans les domaines de l'aménagement des territoires, de l'habitat, de la construction et de la conception architecturale et urbaine. Organisé selon quatre grands départements de capitalisation des connaissances: sociétés urbaines et habitat traite des politiques urbaines dans leurs fondements socio-économique ; Territoires et aménagement s'intéresse aux enjeux du développement urbain durable et de la planification ; Villes et architecture répond aux enjeux de qualité des réalisations architecturales et urbaines ; Technologies et construction couvre les champs de l'innovation dans le domaine du bâtiment ; le PUCA développe une recherche finalisée autour de plusieurs programmes : La ville pour tous / Se loger, habiter / Organiser les territoires / Le renouvellement urbain / Le futur de l'habitat / Innover pour construire durable / Énergie dans le bâtiment : PREBAT ; et d'ateliers thématiques assurant des transversalités entre programme sous forme de rencontres entre chercheurs et acteurs, décideurs publics ou représentant des milieux professionnels, ainsi que des programmes d'appui : .actions régionales pour lesquelles le PUCA a suscité l'émergence de pôles régionaux sur le développement et l'aménagement des territoires . actions internationales dont Europan, programme européen de concours d'idées entre jeunes architectes .actions vers les professionels .actions de valorisation et de diffusion-communication des résultats de ses travaux.

    Le renouvellement urbain, la genèse d'une notion fourre-tout, Sylvaine LE GARREC, Editions PUCA, Février 2006.

    MOTS CLÉS : Editions PUCA | PUCA | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Aménagement | Construction | Territoires | Planification | Innovation | Expérimentation | Développement durable | Environnement | Écologie | Bâtiment | Énergie |

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    Habitat Pluriel : Densité, urbanité, intimité, Sabri Bendimérad

    La plupart des Français habitent des maisons individuelles. Les effets sur le territoire et la collectivité, de ce qui est présenté comme un choix, sont connus. Le premier d'entre eux, l'étalement urbain et son cortège de conséquences pour la vie de chacun, semble inexorable. De fait, la mobilité contrainte, la difficulté d'accès aux services, l'absence ou la limitation des mixités remettent en cause la pérennité du modèle de la maison insulaire, jugée incompatible avec le développement durable. Y a-t-il pour autant des alternatives ?Comment concilier une aspiration légitime à l'intimité avec un objectif raisonnable de densité et de consommation maîtrisée du sol ? L'habitat pluriel, conjugaison des formes les plus agglomérées et les plus denses de l'habitat individuel pourrait apporter quelques solutions. Mais a-t-il valeur de modèle ? Existe-t-il comme genre, type ou catégorie ? Quelles en sont les figures les plus appréciées ? Est-t-il aussi performant et vertueux qu'on veut bien le décrire ? Permet-il aux uns et aux autres de vivre et d'habiter ensemble et quels sont les plaisirs et les arts de vivre qui lui sont spécifiquement associés ? Comment se fabrique-t-il à l'étranger et notamment aux Pays-bas qui font figure de modèle en Europe ? Ce sont là quelques unes des nombreuses questions posées aux neuf équipes de recherche qui ont travaillé sur ce sujet et en rendent compte dans cet ouvrage. L'ensemble de ces contributions apporte un éclairage singulier sur les aspirations contradictoires de la demande sociale, mais aussi sur les effets de mode, les tendances et la permanence des types. Avec leur diversité d'approches, elles montrent toute la complexité des enjeux liés à l'habitat en général. Le plan / urbanisme / construction / architecture / PUCA depuis sa création en 1998, développe à la fois des programmes de recherche incitative, des actions d'expérimentation et apporte son soutien à l'innovation et à la valorisation scientifique et technique dans les domaines de l'aménagement des territoires, de l'habitat, de la construction et de la conception architecturale et urbaine. Organisé selon quatre grands départements de capitalisation des connaissances: sociétés urbaines et habitat traite des politiques urbaines dans leurs fondements socio-économique ; Territoires et aménagement s'intéresse aux enjeux du développement urbain durable et de la planification ; Villes et architecture répond aux enjeux de qualité des réalisations architecturales et urbaines ; Technologies et construction couvre les champs de l'innovation dans le domaine du bâtiment ; le PUCA développe une recherche finalisée autour de plusieurs programmes : La ville pour tous / Se loger, habiter / Organiser les territoires / Le renouvellement urbain / Le futur de l'habitat / Innover pour construire durable / Énergie dans le bâtiment : PREBAT ; et d'ateliers thématiques assurant des transversalités entre programme sous forme de rencontres entre chercheurs et acteurs, décideurs publics ou représentant des milieux professionnels, ainsi que des programmes d'appui : .actions régionales pour lesquelles le PUCA a suscité l'émergence de pôles régionaux sur le développement et l'aménagement des territoires . actions internationales dont Europan, programme européen de concours d'idées entre jeunes architectes .actions vers les professionels .actions de valorisation et de diffusion-communication des résultats de ses travaux.

    Habitat Pluriel : Densité, urbanité, intimité, Sabri Bendimérad, Editions PUCA, Mai 2010.

    MOTS CLÉS : Editions PUCA | PUCA | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Aménagement | Construction | Territoires | Planification | Innovation | Expérimentation | Développement durable | Environnement | Écologie | Bâtiment | Énergie |

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    Echelles de l'habiter, Jacques Lévy

    Le groupement d'équipes SCALAB a mené une enquête multidimensionnelle, combinant des techniques quantitatives et qualitatives, sur l'habiter des individus et l'être-habité des lieux. De cette enquête, se dégage en définitive un petit nombre de niveaux scalaires pertinents: les espaces publics, des morceaux de villes plus grands que les anciens quartiers "villageois", les agglomérations et les aires urbaines fonctionnelles. Deux grands types de rythmique se dégagent des enquêtes : celles de la plasticité offertes aux acteurs, celles des grandes logiques sociétales. La journée a été confirmée comme une unité temporelle exprimant le mieux l'ouverture des possibles pour les individus comme pour les lieux. On ne fait plus, et de moins en moins, la même chose tous les jours. Les lieux aussi tirent leur "personnalité" de ces jeux sur les rythmes intra- mais aussi inter-journaliers. Plus que les échelles, ce sont les métriques qui constituent les éléments de différenciation entre les situations et sont au coeur de la grande question du type de ville souhaitée. L'opposition métrique pédestre/métrique automobile rend compte d'une grande partie des différences constatées entre les individus, les époques, les lieux. Enfin, dans la parole des habitants, stéréotypes et ouverture à l'innovation sont présents à la fois dans les images et dans l'action. Loin de s'opposer terme à terme, représentations et pratiques contiennent les mêmes cohérences et les mêmes contradictions. Elles se complètent et se télescopent dans la constitution d'un "capital spatial". Dans tous les cas, les marges de manœuvre et de libertés des individus, leurs choix personnels, à court ou long terme, jouent un rôle majeur sur la réalité observée. Le plan / urbanisme / construction / architecture / PUCA depuis sa création en 1998, développe à la fois des programmes de recherche incitative, des actions d'expérimentation et apporte son soutien à l'innovation et à la valorisation scientifique et technique dans les domaines de l'aménagement des territoires, de l'habitat, de la construction et de la conception architecturale et urbaine. Organisé selon quatre grands départements de capitalisation des connaissances: sociétés urbaines et habitat traite des politiques urbaines dans leurs fondements socio-économique ; Territoires et aménagement s'intéresse aux enjeux du développement urbain durable et de la planification ; Villes et architecture répond aux enjeux de qualité des réalisations architecturales et urbaines ; Technologies et construction couvre les champs de l'innovation dans le domaine du bâtiment ; le PUCA développe une recherche finalisée autour de plusieurs programmes : La ville pour tous / Se loger, habiter / Organiser les territoires / Le renouvellement urbain / Le futur de l'habitat / Innover pour construire durable / Énergie dans le bâtiment : PREBAT ; et d'ateliers thématiques assurant des transversalités entre programme sous forme de rencontres entre chercheurs et acteurs, décideurs publics ou représentant des milieux professionnels, ainsi que des programmes d'appui : .actions régionales pour lesquelles le PUCA a suscité l'émergence de pôles régionaux sur le développement et l'aménagement des territoires . actions internationales dont Europan, programme européen de concours d'idées entre jeunes architectes .actions vers les professionels .actions de valorisation et de diffusion-communication des résultats de ses travaux.

    Echelles de l'habiter, Jacques Lévy, Editions PUCA, Octobre 2008.

    MOTS CLÉS : Editions PUCA | PUCA | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Aménagement | Construction | Territoires | Planification | Innovation | Expérimentation | Développement durable | Environnement | Écologie | Bâtiment | Énergie |

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    L'irruption de la sûreté : dans les pratiques d'urbanisme et de construction, PUCA

    L'irruption de la sûreté dans les pratiques d'urbanisme et de construction. Un partenaire nouveau siège à la table des co-producteurs du projet urbain : l'expert en sûreté. Prescription ? expertise ? Conseil ? Ses missions sont encore variables mais son impact est net. Autant par l'expression de la fonction et de l'usage des espaces que par les préconisations pour la gestion et l'exploitation des lieux. À partir d'expériences concrètes, très diverses, à toutes les échelles, de la définition du projet à la conduite du chantier, un groupe d'experts en sûreté fait ici l'analyse des conditions et de l'évolution de la commande. En plaçant dans leurs contextes les préoccupations sécuritaires des maîtres d'ouvrage et des maîtres d'oeuvre. Le plan / urbanisme / construction / architecture / PUCA depuis sa création en 1998, développe à la fois des programmes de recherche incitative, des actions d'expérimentation et apporte son soutien à l'innovation et à la valorisation scientifique et technique dans les domaines de l'aménagement des territoires, de l'habitat, de la construction et de la conception architecturale et urbaine. Organisé selon quatre grands départements de capitalisation des connaissances: sociétés urbaines et habitat traite des politiques urbaines dans leurs fondements socio-économique ; Territoires et aménagement s'intéresse aux enjeux du développement urbain durable et de la planification ; Villes et architecture répond aux enjeux de qualité des réalisations architecturales et urbaines ; Technologies et construction couvre les champs de l'innovation dans le domaine du bâtiment ; le PUCA développe une recherche finalisée autour de plusieurs programmes : La ville pour tous / Se loger, habiter / Organiser les territoires / Le renouvellement urbain / Le futur de l'habitat / Innover pour construire durable / Énergie dans le bâtiment : PREBAT ; et d'ateliers thématiques assurant des transversalités entre programme sous forme de rencontres entre chercheurs et acteurs, décideurs publics ou représentant des milieux professionnels, ainsi que des programmes d'appui : .actions régionales pour lesquelles le PUCA a suscité l'émergence de pôles régionaux sur le développement et l'aménagement des territoires . actions internationales dont Europan, programme européen de concours d'idées entre jeunes architectes .actions vers les professionels .actions de valorisation et de diffusion-communication des résultats de ses travaux.

    L'irruption de la sûreté : dans les pratiques d'urbanisme et de construction, PUCA, Editions PUCA, Janvier 2007.

    MOTS CLÉS : Editions PUCA | PUCA | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Aménagement | Construction | Territoires | Planification | Innovation | Expérimentation | Développement durable | Environnement | Écologie | Bâtiment | Énergie |

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    L'état du mal logement en France 2017 : Rapport annuel #22, Fondation pour le Logement des Défavorisés

    La 22e édition du rapport annuel sur l'État du mal-logement de la Fondation Abbé Pierre dessine le portrait d'une France fracturée par la crise du logement. 4 millions de personnes sont sans abri, mal logées ou sans logement personnel. Effort financier excessif, précarité énergétique, risque d'expulsion locative, copropriétés en difficulté, surpeuplement... : 12 millions de personnes sont par ailleurs fragilisées, dans leur vie quotidienne, par leurs difficultés de logement. À bien des égards, pour les pauvres, les classes populaires et moyennes la situation tend à s'aggraver, en particulier depuis la hausse des prix de l'immobilier des années 2000 et le déclenchement de la crise économique en 2008. Face à ces réalités inquiétantes, quelle a été l'action gouvernementale au cours du quinquennat écoulé ? Alors que François Hollande s'était engagé en 2012 à mettre en oeuvre le Contrat social proposé par la Fondation Abbé Pierre, les politiques menées laissent un sentiment d'inachèvement. Bien des chantiers ont été ouverts, bien des actions ont été entreprises, mais ils se sont souvent heurtés à des renoncements politiques en chemin et à une austérité budgétaire qui empêche d'apporter une réponse à la hauteur de la gravité de la situation. En cette année électorale, ce tableau alarmant appelle une mobilisation de la classe politique mais aussi, dix ans après la mort de l'abbé Pierre, de la société tout entière. Ce rapport met en avant les initiatives qui marchent, en France ou à l'étranger. Et il appelle à en tirer les leçons, à les généraliser, à sortir de la simple expérimentation pour changer le braquet de la politique du logement . Logement d'abord, habitat indigne, éradication des passoires thermiques, mobilisation du parc privé... : il met en débat 15 grandes propositions pour faire reculer la crise du logement, et appelle chacune et chacun à s'en emparer.

    L'état du mal logement en France 2017 : Rapport annuel #22, Fondation pour le Logement des Défavorisés, Editions Fondation pour le Logement des Défavorisés, 2017.

    MOTS CLÉS : Editions Fondation pour le Logement des Défavorisés | Fondation pour le Logement des Défavorisés | France | Mal-logement | Logement | Sans-abri | Crise | Précarité | Habitat | Politique | Inégalités | Droit | Immobilier |

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    TRANS-LOCAL-ACT. Cultural Practices Within and Across, Doina Petrescu Constantin Petcou Nishat Awan

    Ce livre rassemble une série de réflexions et de pratiques autour des questions de production culturelle locale et trans-locale occasionnées lors d’un projet de réseau collaboratif traversant différents contextes européens : Rhyzom (www.rhyzom.net). Toutes ces cultures sont intrinsèquement reliées à des aspects politiques, économiques, sociaux et matériels, mais également à des temporalités spécifiques, des spatialités, des histoires et des expériences individuelles et collectives. Ce livre est une tentative de créer des liens transversaux et des connexions à travers des cadrages locaux différents et de saisir les principes de la nature dynamique et complexe des notions de “local” et de “culture” à travers de multiples formes de pratiques, qui apportent des réponses à la condition critique de la culture dans la société contemporaine. Il traite des relations entre le “local” et le “trans-local”, le “lieu” et la “culture”, les questions de conflits et de contestation, le commun et la communauté, les institutions et les actions. Ce livre a été écrit par des architectes, des artistes, des activistes, des travailleurs culturels, des éducateurs, des sociologues habitant dans différentes zones rurales et urbaines en Europe. Il est adressé à quiconque se sent concerné par les relations entre culture, subjectivité, espace et politique aujourd’hui.

    TRANS-LOCAL-ACT. Cultural Practices Within and Across, Doina Petrescu Constantin Petcou Nishat Awan, Editions aaa/peprav, Janvier 2010.

    MOTS CLÉS : Editions aaa/peprav | Doina Petrescu | Constantin Petcou | Nishat Awan | Culture | Éducation | Local | Art | Sociologie | Géographie | Cartographie | Urbain | Urbanisme | Activisme | Institutions | Collectif | Écologie |

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    Le Droit à la ville, Henri Lefebvre Rémi Hess Sandrine Deulceux Gabriele Weigand

    L'urbain manifeste aujourd'hui son énormité, déconcertante pour la réflexion, l'action et même l'imagination. Sens et fin de l'industrialisation, la société urbaine se forme en se cherchant et oblige à reconsidérer la philosophie, l'art et la science qui ne peuvent éviter la confrontation avec cet objet nouveau. Ce qui oblige à concevoir une stratégie de la connaissance, inséparable de la stratégie politique. Selon quel axe penser cette stratégie du savoir ? Vers l'entrée en pratique d'un droit : le droit à la ville, à la vie urbaine, condition d'un humanisme et d'une démocratie renouvelés. Ce livre fondateur a été prolongé par Espace et politique, Du rural à l'urbain, La production de l'espace. Hneri Lefevbre (1901-1991) est l'un des plus grands philosophes de XXe siècle. Auteur de 68 livres, traduit de son vivant dans le monde entier, il bénéficie actuellement d'une redécouverte mondiale : une cinquantaine d'ouvrages sont parus sur son oeuvre en anglais, allemand, brésilien, coréen... ces dernières années. Parallèlement à cette nouvelle édition du Droit à la ville, les éditions anthropos proposent une nouvelle édition de La somme et le reste, à l'occasion de son cinquantenaire. En 2009, quatre livres paraissent en français sur l'oeuvre d'H. Lefebvre (chez Anthropos : Henri Lefebvre et la pensée du possible, de R. Hess).

    Le Droit à la ville, Henri Lefebvre Rémi Hess Sandrine Deulceux Gabriele Weigand, Editions Economica, Avril 2009.

    MOTS CLÉS : Editions Economica | Henri Lefebvre | Rémi Hess | Sandrine Deulceux | Gabriele Weigand | Habitat | Ville | Architecture | Urbanisme | Société | Politique | Espace public | Ségrégation | Démocratie | Territoire | Pouvoir |

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    Il faut défendre la société : Cours au Collège de France. 1976, Michel Foucault

    Dans le cours de 1976, "Il faut défendre la société", Michel Foucault s'interroge sur la pertinence du modèle de la guerre pour analyser les relations de pouvoir. Michel Foucault en définit deux formes : le pouvoir disciplinaire, qui s'applique sur le corps par le moyen des techniques de surveillance et des institutions punitives, et ce qu'il appellera désormais le "bio-pouvoir", qui s'exerce sur la population, la vie et les vivants. Analysant les discours sur la guerre des races et les récits de conquête (notamment chez Boulainvilliers), Michel Foucault dresse la généalogie du bio-pouvoir et des racismes d'État. La logique des rapports entre pouvoir et résistance n'est pas celle du droit mais celle de la lutte : elle n'est pas de l'ordre de la loi mais de celui de la stratégie. La question est dès lors de savoir s'il convient de renverser l'aphorisme de Clausewitz et de poser que la politique est la continuation de la guerre par d'autres moyens. Le cours présenté ici a été prononcé de janvier à mars 1976 au Collège de France, c'est à dire entre la sortie de Surveiller et Punir et celle de La Volonté de savoir. Il inaugure la publication des cours de Foucault au Collège de France, établie sous la direction de François Ewald et d'Alessandro Fontana, dans la collection "Hautes Études". "Hautes Études" est une collection de l'École des hautes études en sciences sociales, des Éditions Gallimard et des Éditions du Seuil.

    Il faut défendre la société : Cours au Collège de France. 1976, Michel Foucault, Editions Gallimard, Editions du Seuil, Février 1997.

    MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Editions du Seuil | Michel Foucault | Philosophie | Pouvoir | Guerre | Politique | Racisme | Gouvernement | Stratégie | Histoire | Société |

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    Rapport sur la construction des situations "suivi de, Les situationnistes et les nouvelles formes d'action dans la politique ou l'art, Guy Debord

    Guy Debord RAPPORT SUR LA CONSTRUCTION DES SITUATIONS suivi de Les Situationnistes et les nouvelles formes d'action dans la politique ou l'art. Texte intégral "Nous pensons d'abord qu'il faut faut changer le monde. Nous voulons le changement le plus libérateur de la société et de la vie ou nous nous trouvons enfermés. Nous savons que ce changement est possible par des actions appropriées." Par ces mots, prononcés en 1957, Guy Debord fonde l'internationale situationniste. Né à Paris en 1931, Guy Debord a écrit La Société du spectacle et réalisé des films. Il a dirigé la revue de l'IS.

    Rapport sur la construction des situations "suivi de, Les situationnistes et les nouvelles formes d'action dans la politique ou l'art, Guy Debord, Editions Mille et une nuits, Octobre 2000.

    MOTS CLÉS : Editions Mille et une nuits | Guy Debord | Urbanisme | Art | Situationnisme | Culture | Internationale | Politique | Théorie | Révolutionnaire | Contestation | Activisme |

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    La Société contre l’État : Recherches d’anthropologie politique, Pierre Clastres

    Le problème du pouvoir politique dans les sociétés primitives. S’appuyant sur les sociétés indiennes d’Amérique du Sud, l’auteur démontre les mécanismes qui règlent leur fonctionnement. Au terme de ce travail d’analyse, on est amené à découvrir que les sociétés primitives ne sont pas seulement des sociétés sans État, mais, bien plus, des sociétés contre l’État. Quand, dans la société primitive, l’économique se laisse repérer comme champ autonome et défini, quand l’activité de production devient travail aliéné, comptabilisé et imposé par ceux qui vont jouir des fruits de ce travail, c’est que la société n’est plus primitive, c’est qu’elle est devenue une société divisée en dominants et dominés, en maîtres et sujets, c’est qu’elle a cessé d’exorciser ce qui est destiné à la tuer : le pouvoir et le respect du pouvoir. La division majeure de la société, celle qui fonde toutes les autres, y compris sans doute la division du travail, c’est la nouvelle disposition verticale entre la base et le sommet, c’est la grande coupure politique entre détenteurs de la force, qu’elle soit guerrière ou religieuse, et assujettis à cette force. La relation politique de pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est politique, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’État détermine l’apparition des classes. Pierre Clastres ????? Table des matières ????? Chapitre 1 : Copernic et les sauvages – Chapitre 2 : Échange et pouvoir : philosophie de la chefferie indienne – Chapitre 3 : Indépendance et exogamie – Chapitre 4 : Élément de démographie amérindienne – Chapitre 5 : L’arc et le panier – Chapitre 6 : De quoi rient les Indiens – Chapitre 7 : Le devoir de parole – Chapitre 8 : Prophètes dans la jungle – Chapitre 9 : De l’un sans le multiple – Chapitre 10 : De la torture dans les sociétés primitives – Chapitre 11 : La société contre l’État

    La Société contre l’État : Recherches d’anthropologie politique, Pierre Clastres, Editions de Minuit, 1974.

    MOTS CLÉS : Editions de Minuit | Pierre Clastres | Anthropologie | Politique | Ethnologie | État | Société | Inégalité | Critique | Sociale |

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    Multitudes N°53 automne 2013, Inculte revue

    Depuis la fin des années 1980, un mouvement d’internationalisation des échanges culturels a dessiné les contours d’une nouvelle géographie culturelle mondiale. La mise en lumière croissante d’artistes contemporains d’origine africaine ? longtemps négligés ? s’est accompagnée d’une exaltation d’un multiculturalisme et d’un art globalisé. La réception du travail de ces artistes est souvent allée de pair, et en France tout particulièrement, avec les lacunes dans la réception et la traduction de ressources discursives et pensées théoriques sur l’art, venues d’Afrique. Ce premier volet d’un chantier de traductions choisit de s’intéresser à l’émergence d’un « nouveau discours africain sur l’art » survenu dans les années 1990. Le champ du design est en pleine transformation. Les designers remettent en question les modalités actuelles de production et de consommation, et leurs conséquences néfastes sur la subjectivité individuelle et collective, ainsi que sur l’environnement. Ils retrouvent les origines du design qui avec William Morris avait placé dans les « arts décoratifs » l’espoir d’une révolution sociale capable de soustraire l’homme à la misère des tâches répétitives et des formes standardisées de la société industrielle. Aujourd’hui il s’agit d’élaborer de nouvelles machines capables de fabriquer des biens de consommation courante en sortant du circuit traditionnel de la marchandise et d’aller vers une nouvelle « fabrique du sensible ».

    Multitudes N°53 automne 2013, Inculte revue, Editions Inculte revue, Automne 2013.

    MOTS CLÉS : Editions Inculte revue | Inculte revue | Art | Afrique | Occident | Culture | Politique | Colonialisme | Histoire | Géographie | Diaspora | Écologie | Justice |

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    Paragéographie : Voir le monde en géographe, sans que le monde y prenne garde., Laurent Matthey

    Les études littéraires disposent d'une catégorie qui leur permet de rendre compte des textes au statut incertain, disposant de quelques-unes des caractéristiques de la littérature : la paralittérature. Or, s'il existe une paralittérature, pourquoi ne pas postuler l'existence d'une paragéographie ? Celle-ci serait composée de productions qui, véhiculant un savoir géographique, ne sont pas dotées des attributs formels susceptibles de les faire accréditer comme relevant des sciences géographiques. On y trouverait des fictions géographiques, des écrits journalistiques, des jeux-vidéo, des bandes dessinées, des récits de voyage, des textes littéraires... reposant sur ou proposant une théorie plus ou moins explicite de l'espace des sociétés. J'ai cherché les traces de cette paragéographie dans l'oeuvre d'un auteur majeur du XXe siècle, Pier Paolo Pasolini. Laurent Matthey enseigne la géographie urbaine et l'histoire de l'urbanisme à l'Université de Genève. Ses publications portent sur les nouvelles modalités de l'urbanisme, la transformation de l'action urbaine et la production des paysages urbains.

    Paragéographie : Voir le monde en géographe, sans que le monde y prenne garde., Laurent Matthey, Editions A.Type, Novembre 2018.

    MOTS CLÉS : Editions A.Type | Laurent Matthey | Géographie | Cartographie | Urbanisme | Culture | Sciences | Études | Production | Sociologie | Sociale |

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    Utopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif

    Rédigé par une équipe d'éminents spécialistes français et américains, cet ouvrage constitue une véritable synthèse, magistrale et inédite, de l'histoire de l'utopie dans la culture occidentale, depuis les sources antiques et bibliques jusqu'à la fin du XXe siècle. Les récits d'origine, venus de la Bible et de l'Antiquité gréco-latine, où sont décrits des lieux de félicité (les îles Fortunées, le jardin d'Eden ou le paradis terrestre) et des époques heureuses (l'âge d'or) hantent longtemps l'attente d'un monde idéal et sont relayés par une littérature médiévale riche de quêtes et de voyages initiatiques, allégoriques ou réels, vers des pays enchantés, puis, dans l'Italie de la Renaissance, par les architectures idéales de Léonard de Vinci ou de Filarete. L'événement majeur est alors la découverte d'un nouvel Eldorado : l'Amérique ; cet événement est précisément contemporain de l'invention, par Thomas More, du mot et du genre littéraire qu'est l'utopie. De la cité du Soleil de Campanella aux communautés, puritaines ou catholiques, qui vont s'établir aux Amériques, l'espérance utopique entretient l'idée d'une régénération des sociétés chrétiennes tandis que le thème du bon sauvage devient une forme classique de la pensée utopique, celle du retour à la nature. Avec le XIXe siècle, les utopies sociales prolifèrent : colonies et communautés, expériences et théories traduisent l'espérance d'une émancipation collective (Robert Owen et la New Harmony, les saint-simoniens, Prosper Enfantin, Fourier et son Phalanstère, les communautés religieuses américaines des quakers et des shakers...). Le XXe siècle oscille entre de puissantes aspirations au changement, nourries d'utopies et constamment réactivées, et la découverte des totalitarismes, qui apparaissent comme l'envers de l'utopie et qu'avaient pressentis de grands romanciers comme Wells, Zamiatine, Huxley et Orwell. Wells rêve d'une " machine à remonter le temps ", Capek invente le mot " robot ", Lang tourne Metropolis. Les artistes russes et soviétiques des années 19 15 à 1923 (Malevitch, Lissitzky, Pounine) illustrent la quête d'un art nouveau qui est en même temps celle d'un monde nouveau. Changer l'espace, c'est l'objet que poursuivent les créateurs de villes nouvelles : Le Corbusier, Perret, Hilberseimer. Les expositions universelles et notamment celle de New York, en 1939, préfigurent le bouleversement des modes de vie et l'american way of life de l'après-guerre. De l'hygiénisme à l'eugénisme, jusqu'à la " solution finale ", l'entreprise nazie, rapprochée ici des intuitions d'un Huxley ou d'un Orwell, est la face noire, totalitaire, de l'utopie. Avec les années soixante et soixante-dix renaît l'aspiration à changer la vie, des mouvements communautaires américains - Twin Oaks, l'Ecotopie de Callenbach - à la contre-culture, dont les héritiers sont les actuels mouvements en faveur de la reconnaissance des minorités, en passant par Mai 68 et les profondes transformations survenues dans les rapports sociaux. En convoquant tous les registres - philosophie, histoire, architecture, arts plastiques -, en mobilisant une très riche iconographie puisée dans les collections de la Bibliothèque nationale de France, de la New York Public Library, et de plusieurs musées (manuscrits, estampes, dessins, cartes et plans, éditions rares...), l'ouvrage brosse une fresque de deux mille cinq cents ans d'utopie, à travers laquelle s'exprime au fond la quintessence de la civilisation occidentale : ses rêves, ses désirs, ses idéaux, ses tentations, ses illusions..., sa complexité.

    Utopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif, Editions Fayard, décembre 1999.

    MOTS CLÉS : Editions Fayard | Lyman Tower Sargent | Roland Schaer | Collectif | Utopie | Idéal | Société | Sociale | Philosophie | Politique | Occident | Antiquité | Renaissance | Colonialisme |

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    Bel-Ami, Maupassant

    Comment briller dans la société du XIXe siècle, lorsque l'on est jeune, sans le sou, mais vif et séduisant ? Introduit parmi les mondains influents du Paris haussmannien, « Bel-Ami » saisit rapidement les moyens de satisfaire ses désirs de fortune et de gloire : le journalisme lui permettra de faire ses armes en politique, les femmes de gravir l'échelle sociale. Dans ce qui constitue l'un de ses romans les plus célèbres, Maupassant sape avec ironie les fondements d'une société corrompue dans laquelle un jeune homme, séducteur et arriviste, triomphe au détriment de toute morale. Le volume est destiné aux classes de Seconde pour l'étude d'un mouvement littéraire et artistique du XIXe siècle : le réalisme. Le dossier de l'édition s'intéresse à la genèse et la réception du roman, et propose deux groupements de texte : les représentations de la presse au XIXe siècle, et les relations entre hommes et femmes dans l'oeuvre de Maupassant. L'édition est enrichie d'un cahier photos couleurs de 8 pages pour l'enseignement de l'histoire des arts.

    Bel-Ami, Maupassant, Editions Flammarion, Juin 1999.

    MOTS CLÉS : Editions Flammarion | Bel-Ami | France | Paris | Roman | Réalisme | Littérature | Journalisme | Société | Bourgeoisie | Politique |

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    Sous le pavillon noir: Pirates et flibustiers, Philippe Jacquin

    Barbe Noire, l'Olonnois, Monbars l'Exterminateur... Leurs noms sinsitres résonnent encore sur toutes les mers. Surgis des profondeurs de l'enfer, les pirates ont défié l'Empire Céleste, Rome et l'Espagne du siècle d'or. Éternels révoltés, précurseurs audacieux de sociétés égalitaires, ou aventuriers sans scrupules, gueux fascinés par l'or des Amériques ?

    Sous le pavillon noir: Pirates et flibustiers, Philippe Jacquin, Editions Gallimard, Novembre 1988.

    MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Philippe Jacquin | Amérique | Espagne | Pirates | Flibustiers | Corsaires | Navigation | Caraïbes | Aventure | Colonisation |

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    La cité du soleil, Tommaso Campanella

    Avant qu'elle ne soit détruite par Vladimir Poutine, il existait une stèle étrange à quelques pas de la place Rouge à Moscou : elle rendait hommage aux précurseurs du communisme moderne. Sur la dizaine de noms gravés dans sa pierre, on y trouvait des noms convenus comme Marx, Engels, Fourier mais aussi des noms moins connus et surprenant : un curé des Ardennes, Jean Meslier ou encore le nom d'un moine dominicain qui vivait au 16e dans un massif perdu de Calabre : Tommaso Campanella. Ami de Galilée, accusé à plusieurs reprises d'hérésie, émeutier, Campanella rédigea un classique de l'utopie étonnant : La Cité du Soleil. Ce petit livre qui allait faire entrer son auteur dans le panthéon des auteurs révolutionnaires est un dialogue entre un marin génois et un homme. Le marin y prétend avoir découvert une cité qui règne en harmonie avec la nature et où les hommes sont libres et égaux. Son économie y est planifiée et au service de la collectivité. A travers cette discussion, l'auteur y pose les bases d'une des toutes premières utopies connues dans l'histoire. La Cité du Soleil intrigue par son originalité et ses thèmes. Tommaso Campanella était un grand utopiste et combattant de la liberté : sur le socle de la statue qui lui rend hommage dans son village natal on peut lire : "Io nacqui a debellar tre mali estremi, tirannide, sofismi, ipocrisia" ; "Je suis né pour combattre trois maux extrêmes, la tyrannie, les sophismes, l'hypocrisie". Comme il est regrettable que son combat reste d'actualité. Tommaso Campanella (1568-1639) est l'un des personnages les plus surprenants de la Renaissance italienne. Ce moine dominicain, d'origine calabraise, qui rencontra et soutint Galilée, passa plus du tiers de sa vie dans les prisons du Saint-Office. Il trouva cependant la force d'écrire une oeuvre immense. Enchaîné au fond de son cachot, il rêva d'une cité solaire, communauté idéale conçue par la raison et régie selon les lois de l'astrologie. Les communistes du XIXe siècle y virent un texte précurseur : l'égalitarisme (ni maîtres ni serviteurs) et l'abolition de la propriété privée les séduisirent, même si se profilait déjà, derrière la perfection de l'utopie, un modèle de société totalitaire.

    La cité du soleil, Tommaso Campanella , Editions Mille et une nuits, Janvier 2000.

    MOTS CLÉS : Editions Mille et une nuits | Tommaso Campanella | Utopie | Renaissance | Philosophie | Humanisme | Liberté | Égalité | Religion | Astrologie | Nature |

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    Voyage dans la lune: l'autre monde ou les États et empires de la Lune, Savinien de Cyrano de Bergerac

    Sous le couvert d'un conte, Cyrano de Bergerac, féroce pamphlétaire, critique avec provocation les institutions et les valeurs de son temps. Le narrateur se rend dans la lune où il découvre un monde qui ne cesse de l'étonner. A travers les observations du voyageur, Bergerac dénonce les faiblesses et les défauts de la société du XVIIIè siècle.

    Voyage dans la lune: l'autre monde ou les États et empires de la Lune, Savinien de Cyrano de Bergerac, Editions Flammarion, Août 1970.

    MOTS CLÉS : Editions Flammarion | Savinien de Cyrano de Bergerac | Science-fiction | Conte | Utopie | Satire | Société | Sociale | Philosophie | Politique |

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    La fabrique de l'homme occidental, Pierre Legendre

    Pourquoi l'interdit? Pourquoi les lois? Qu'est-ce que l'Etat? Comment séparer le juste de l'injuste? Etat, Religion, Révolution, Progrès, ces artifices sont emportés dans le déchaînement du Management scientifique promis à la terre entière. La peur de penser en dehors des consignes a fait de la liberté une prison. Philosophe, historien du droit et des institutions, Pierre Legendre explique avec lucidité comment l'homme raisonnable organise le monde pour tenter d'échapper à l'abîme de son origine introuvable, ce mur de nuit auquel il s'adosse.

    La fabrique de l'homme occidental, Pierre Legendre, Editions Mille et une nuits, Août 2000.

    MOTS CLÉS : Editions Mille et une nuits | Pierre Legendre | Occident | Europe | Philosophie | Anthropologie | Psychanalyse | Société | Religion | Révolution | Dogme | Éducation |

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    La banlieue de l'espoir, Jean Marie Petitclerc

    En France banlieue rime avec béton, violence, échec scolaire et chômage. Mais la banlieue c'est aussi trois millions d'habitants, dont un million de jeunes ! Ce sont leurs histoires et leurs espoirs qui se cachent entre les tours. Il est urgent d'enrayer la spirale de l'exclusion d'une frange importante de la jeune population de notre pays. Sinon le risque est grand d'une véritable explosion sociale. Cessons d'avouer notre impuissance. Des solutions sont possibles, à condition de mobiliser les habitants. La ville peut devenir un formidable gisement d'emplois. La montée de la délinquance peut être enrayée si notre société réapprend à ouvrir des perspectives d'avenir aux jeunes des quartiers en difficultés. Dans cet ouvrage, Jean-Marie Petitclerc analyse le mal-être actuel des jeunes et propose des chemins d'avenir et d'espoir. J.M Petitclerc, fut éducateur de rue à Chanteloup-les-Vignes, puis directeur d'un foyer pour jeunes en difficultés. Actuellement, directeur de l'UDACS (ensemble de maisons pour jeunes en difficultés situées en Normandie), il est également chargé de mission pour la prévention de la délinquance en banlieues et président de l'association "Les Messagers". Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur l'éducation, entre autres : - Éduquer aujourd'hui pour demain (Salvator) - Le pari éducatif (Salvator) - Jeunes des banlieues (Éditions Don Bosco)

    La banlieue de l'espoir, Jean Marie Petitclerc, Editions Don Bosco, Janvier 1996.

    MOTS CLÉS : Editions Don Bosco | Jean Marie Petitclerc | France | Banlieue | Jeunesse | Société | Éducation | Délinquance | Chômage | Sociale | Travail | Solidarité | Citoyenneté | Immigration | Famille | Espoir |

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    Les cités de transit du Port de Gennevilliers 1965-1987, Alain Bourgarel

    Les cités de transit du Port Dans le quartier du Port, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), connu pour ses activités intéressant toute l'Île-de-France, vécurent plus de 2000 personnes de 1966 à 1986, regroupées dans deux cités de transit dans des conditions déplorables, voire insalubres. Bien que l'implantation d'habitats y était réglementairement interdite, l'admnistration française, passant outre ses propos lois, constitua un ghetto ou seuls des immigrés (principalement des Maghrébins, des Espagnols et des Portugais) furent envoyés et abandonnés, sans guère d'espoir de relogement. Cet ouvrage retrace les conditions dans lesquelles furent créées, puis administrées ces cités par les autorités départementales, contre l'avis de la municipalité de l'époque. Il donne la parole à d'anciens habitants et présente les témoignages des travailleurs sociaux et des enseignants qui y travaillèrent. Il met en exergue le combat des habitants pour des logements décents, pour l'éducation de leurs enfants et plus généralement pour une vie dans la dignité. Les habitants, dont certains subirent une répression scandaleuse, trouvèrent un soutien de la part des élus et des organisations syndicales, politiques et associatives de Gennevilliers, ainsi que de certains médias. Ce combat a finalement eu une issue satisfaisante par des relogements corrects. Les anciens habitants contactés n'expriment aucun ressentiment, relatant les faits de manière réaliste. Les plus jeunes parmi eux évoquent même une certaine nostalgie des solidarités qui y existaient. L'auteur de cet ouvrage, Alain Bourgarel, instituteur pendant vingt ans dans ce lieu éloigné de tout, fait revivre, avec une précision chronologique très documentés, le quotidien de ces familles et leur lutte. Victor Hugo a écrit : "Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent". Ces pages en sont le témoignage.

    Les cités de transit du Port de Gennevilliers 1965-1987, Alain Bourgarel, Éditions Société d'histoire de Gennevilliers, Avril 2016.

    MOTS CLÉS : Éditions Société d'histoire de Gennevilliers | Alain Bourgarel | Maghreb | France | Gennevilliers | Immigration | Transit | Banlieue | Ghetto | Famille | Solidarité | Société | Histoire | Sociale |

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    Le vote ou le fusil: suivi de « Nous formons un seul et même pays », Malcolm X John Fitzgerald Kennedy

    En 1963, un siècle après l’abolition de l’esclavage, la discrimination raciale est toujours d’actualité aux États-Unis. Sous la pression grandissante des militants noirs, John F. Kennedy annonce la promulgation d’une loi visant à faire des Noirs américains des citoyens comme les autres, « sans distinction de couleur ni de race ». Mais les promesses du président ne suffisent pas à calmer la colère des mouvements radicaux. Pour Malcolm X, il n’est pas question d’opposer un discours non violent à la violence quotidienne infligée aux Noirs ; ce sera la liberté ou la mort ; le vote ou le fusil. Des discours qui ont marqué l’Histoire, par des figures d’exception.

    Le vote ou le fusil: suivi de « Nous formons un seul et même pays », Malcolm X John Fitzgerald Kennedy, Éditions POINTS, Février 2011.

    MOTS CLÉS : Éditions POINTS | Malcolm X | John Fitzgerald Kennedy | États-Unis | Histoire | Politique | Droits civiques | Racisme | Lutte | Activisme | Militantisme | Ségrégation | Société | Révolution | Philosophie | Démocratie |

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    Produire un documentaire, Matthieu Belghiti

    Avec plus de 600 pages de compléments sur internet dont de nombreux dossiers de films. Le documentaire, ou filmer le réel, est le genre le plus répandu dans le monde. Il a cette particularité qu'il traite tous les sujets (zones de conflits, société, voyages, animaux, histoire, santé...), couvre tous les formats et qu'il se réalise avec tous les budgets, du plus petit au plus gros. On le retrouve sur internet, sur les chaînes de télévision et au cinéma, c'est le produit audiovisuel qui s'exporte le mieux dans le monde. "Produire un documentaire" va vous guider pour mener à bien une production en particulier : sur la recherche et le choix du sujet, le développement artistique et économique, la recherche de financement, le choix des équipes, les rapports avec les diffuseurs et son exploitation.

    Produire un documentaire, Matthieu Belghiti, Editions DIXIT, Novembre 2015.

    MOTS CLÉS : Editions DIXIT | Matthieu Belghiti | Art | Audiovisuelle | Documentaire | Production | Financement | Développement | Production | Subventions |

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    LE MANIFESTE CHAP : Savoir-vivre révolutionnaire pour Gentleman moderne, Gustav Temple Vic Darkwood Olivier Frebourg

    Il y a quelque chose qui ne va pas dans notre société. Elle vénère une trinité impie : l'ambition, la vulgarité et l'égoïsme, tandis que, au nom du progrès, des qualités comme le savoir-vivre et la courtoisie sont rejetées. La jeunesse a laissé tomber le dandysme au profit de tenues de jogging criblées de logos et de gadgets mobiles ; les hommes d'affaires vendent leur âme à de grandes entreprises en échange d'une vie prétendument "stylée". Il est temps que les gens respectables se fassent entendre. Naturellement inaptes à toute forme d'exercice physique, nous devons nous préparer, dans de jolies tenues, à mener une révolution fondée sur la langueur excessive. L'heure de la Révolution par le Tweed a sonné. Ce manifeste Chap apprendra aux hommes et femmes les manières de renverser une société indifférente et inélégante. Apprenez à ajuster vos gants avec la bonne dose d'insouciance, à bien vous comporter lors d'un dîner révolutionnaire et à vous équiper de votre Nécessaire d'Anarcho-Dandy. Étudiez dans l'Histoire les éminents prédécesseurs chaps tels Robert de Montesquiou et David Niven. Lorsque vous maîtriserez les règles vestimentaires et comportementales, vous pourrez passer à des tactiques plus avancées comme le Sémaphore de Pantalon ou les Actions Sporadiques de Courtoisie Ordinaire. Gentlemen de tous les pays, unissez-vous et préparez-vous au Soulèvement par le Charme. À partir du jour ou leur maître d'école les a désignés comme "un duo de dandys incapables", Gustav Temple et Vic Darkwood fomentent la Révolution anarcho-dandy depuis leur chambre de Pimlico, le célèbre quartier londonien. Bien qu'ils consacrent l'essentiel de leur temps à la fondation d'une société qui reposerait sur la courtoisie, le savoir-vivre et le panache, ils ont aussi d'autres intérêts, parmi lesquels la transposition du Baghavad-Gita en manuel d'instruction pour leur tailleur e l'invention d'articles qui permettent de s'économiser tel le gin & tonic prêt à l'emploi ou la boîte à priser du tabac "mains-libres". Tarduit de l'anglais par Anne Maizeret. Préface d'Olivier Frébourg.

    LE MANIFESTE CHAP : Savoir-vivre révolutionnaire pour Gentleman moderne, Gustav Temple Vic Darkwood Olivier Frebourg , Editions Des Equateurs, Novembre 2010.

    MOTS CLÉS : Editions Des Equateurs | Gustav Temple | Vic Darkwood | Anarchie | Philosophie | Chapisme | Dandy | Savoir-vivre | Savoir-être | Civilité | Morale | Courtoisie | Élégance |

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    Qu'est-ce que l'Anarchisme ?, Alexander Berkman

    Une des premières et meilleures explications de ce qu'est l'anarchisme par un de ses activistes et intellectuels les plus renommés. Dans un langage clair, Alexander Berkman dénonce les grands maux de la société : travail salarié, gouvernement, guerre, religion, etc. Il montre comment le capitalisme et ses institutions d'oppression trouvent leur cohérence et endorment les consciences des populations qui les acceptent. Il expose les grands principes de l'anarchisme et décrit de manière rigoureuse le fonctionnement économique et politique d'une société libertaire. Ce livre permet à toutes et à tous de se faire une idée sérieuse et globale du pourquoi et du comment de l'anarchisme. Alexander Berkman (1870-1936), anarchiste russe exilé aux Etats-Unis en 1888. En 1892, il commet un attentat contre le directeur d'une usine en grève. Libéré en 1906, il participe à de nombreuses luttes, écrit dans des journaux libertaires et fonde l'école Ferrer à New York. En 1919, il est expulsé vers la Russie avec Emma Goldman, sa compagne. Désenchanté par ce qu'ils y découvrent, ils partent en 1921 en Suède puis à Berlin ou Berkman publie Le mythe Bolchévique. Il finit sa vie en France. "Une initiation claire et nette comme trompette à la guérilla antiautoritaire frigoussée par une des figures de proue du communisme anarchiste russe ayant toujours eu de la suite dans les idées (Berkman décharge son revolver en 1892 sur Mister Frick, le dirlot d'une usine de Pittsburgh en grève)." Noël Godin, JDM, n°218. "[Ce livre] regroupant deux textes d'Alexander Berkman inédits en français, ne peut que devenir une référence, tellement le propose est clair, synthétique, didactique sans être simpliste." Anarlivre

    Qu'est-ce que l'Anarchisme ?, Alexander Berkman, Editions L'Échappée, Mars 2005.

    MOTS CLÉS : Editions L'Échappée | Alexander Berkman | Anarchisme | Athéisme | Liberté | Égalité | Autogestion | Capitalisme | Gouvernement | Guerre | Révolution | Syndicats |

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    Poutine historien en chef, Nicolas Werth

    Le 24 février 2022, l'opinion mondiale découvre avec stupeur le discours de Vladimir Poutine justifiant l'invasion de l'Ukraine, au prétexte de faire cesser un "génocide" exercé par un régime qu'il convient de "dénazifer". Cette extraordinaire falsification de l'histoire s'inscrit dans le droit fil du grand récit national construit au cours des vingt dernières années par Vladimir Poutine et dont l'ONG Mémorial fit les frais en 2021. Ce récit, exaltant la grandeur d'une "Russie éternelle" face à un Occident agressif et décadent, n'admet aucune contestation pour servir les intérêts géopolitiques d'un régime dictatorial et répondre aux attentes d'une société désorientée suite à l'effondrement du système soviétique. Ce Tract éclaire les origines de cette distorsion des faits historiques et la façon dont elle est mise en oeuvre pour légitimer la première guerre du XXI? siècle sur le continent européen.

    Poutine historien en chef, Nicolas Werth, Editions Gallimard, Juin 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Nicolas Werth | Russie | Ukraine | Russie éternelle | Histoire | Propagande | Dictature | Nationalisme | Censure | Mémorial | Mythe | Réécriture |

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    Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard

    Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe – ourod en est un – les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie: au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques – vivants ou en bocaux – côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore: le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. À l’heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à «l’homme nouveau» et à la «femme de demain»? Pour répondre à cette question, l’auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui. Annick Morard est spécialiste de littérature et de culture russe. Elle a été maître-assistante, puis chargée de cours à l'Université de Genève, et chercheuse associée à l'Institut de Littérature russe (Maison Pouchkine) à Saint Pétersbourg, ou elle a enquêté sur les monstres et le monstrueux entre 2014 et 2016. Auteure d'un ouvrage consacré à l'émigration russe à Paris dans l'entre-deux-guerres (De l'émigré au déraciné, l'Âge d'Homme, 2010), elle s'intéresse également à la culture soviétique et postsoviétique, aux avant-gardes littéraires et à la culture populaire.

    Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard, Editions La Baconnière, Janvier 2020.

    MOTS CLÉS : Editions La Baconnière | Annick Morard | Russie | Monstre | Culture | Histoire | Légende | Mythologie | Littérature | Folklore | Société |

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    Emanciper le travail: Entretiens avec Patrick Zech, Bernard Friot

    Le modèle capitaliste du travail conduit à notre perte: il est urgent de prendre la mesure des dynamiques porteuses d'émancipation. Bernard Friot, dans ces entretiens, décrit le conflit social depuis 1945 comme un affrontement entre deux façons contradictoires d'attribuer une valeur économique au travail. Pour le capital, seul un travail soumis aux propriétaires lucratifs et au marché du travail produit de la valeur. Mais les luttes syndicales et les initiatives populaires ont institué au contraire, grâce à la socialisation du salaire, une reconnaissance du travail tout autre, fondée sur le salaire à vie, sur la propriété d'usage des entreprises par les salariés. sur un investissement libéré des prêteurs. sur une autre mesure de la valeur que le temps. Cet ouvrage nous montre comment nous inventons, depuis plus de soixante ans. un travail libéré de l'emprise capitaliste. Nos entretiens sont l'occasion de présenter simplement cette analyse, de répondre aux objections et de proposer une démarche d'émancipation concrète. Il m'a semblé important, à moi qui ai vécu avec tant d'autres dans ma chair la maltraitance de l'emploi et du chômage. de contribuer à cet ouvrage de combat. Nous pouvons sauver notre peau. Patrick Zech Fidèle à sa ligne marxienne et anarchiste, il arrache l'émancipation aux fausses problématiques "sociétales" en vogue pour lui redonner toute sa profondeur progressiste et révolutionnaire. Jean-Pierre Garnier est sociologue et urbaniste.

    Emanciper le travail: Entretiens avec Patrick Zech, Bernard Friot, Editions La Dispute, Août 2014.

    MOTS CLÉS : Editions La Dispute | Bernard Friot | Société | Révolution | Marxisme | Anarchisme | Critique | Sociale | Politique | Utopie | Philosophie | Sociologie | Prolétariat | Militantisme |

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    L'Homme réseau-nable: Du microcosme cérébral au microcosme social, Lionel Naccache

    Une crise d'épilepsie est un phénomène au cours duquel plusieurs régions cérébrales se mettent à trop communiquer entre elles pour finalement échanger des informations pauvres et stéréotypées. Le fonctionnement de ces régions cérébrales perd en complexité, et les spécificités qui permettaient de les distinguer s'amenuisent. Un peu comme certaines rues commerçantes des sociétés mondialisées qui finissent par toutes se ressembler et ne permettent plus de savoir dans quel pays on se trouve. Dans ce nouveau livre, Lionel Naccache compare la crise d'épilepsie cérébrale, microcosmique, et la crise, macrocosmique, que vit notre monde - qu'il nomme le « paradoxe du voyage immobile » : ce contraste entre, d'une part, une accélération et une facilité inédites des possibilités de voyager et, d'autre part, une atténuation sans cesse croissante de l'expérience de dépaysement. À partir de cette analogie, il nous fait découvrir en quoi notre monde contemporain dispose d'un potentiel de conscience jamais atteint auparavant, mais également pourquoi il est exposé à des fragilités qui se manifestent dans les crises traversées aujourd'hui par les sociétés occidentales : mondialisation, retour du religieux, réduplication du monde à l'identique en plusieurs points du globe, crises des démocraties... Cette approche inédite le conduit également à proposer un ensemble de mesures destinées à soigner et surtout à prévenir l'épilepsie des sociétés, de la même façon que l'on soigne et prévient l'épilepsie d'un individu. Lionel Naccache est neurologue, professeur de médecine à la Pitié-Salpêtrière, directeur d'une équipe de recherche à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Il est l'auteur du Nouvel Inconscient, de Perdons-npus connaissance ? et d'Un sujet en soi, qui ont été de grands succès.

    L'Homme réseau-nable: Du microcosme cérébral au microcosme social, Lionel Naccache, Editions Odile Jacob, Octobre 2015.

    MOTS CLÉS : Editions Odile Jacob | Lionel Naccache | Neurosciences | Neuropsychologie | Sciences | Psychanalyse | Psychologie | Psychiatrie | Philosophie | Inconscient | Conscience | Cerveau | Médecine |

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    Rouen Bizarre, Amédée Fraigneau

    Ce livre est la réédition du "Rouen Bizarre" paru le 8 octobre 1888 chez le Libraire-éditeur Schneider Frères à Rouen. Son auteur, Amédée Fraigneau, journaliste au quotidien "Le Nouvelliste de Rouen" a fait appel à son confrère Georges Dubosc, auteur de chroniques rouennaises demeurées célèbres dans le "Le journal de Rouen" pour la rédaction d'une importante post-face. A eux deux, ils nous décrivent le Rouen pittoresque de la fin du XIXème siècle, celui des lieux de loisirs des bourgeois et celui, bien plus édifiant, des petits métiers sordides âprement disputés par toute une population de "Soleils" les SDF de l'époque, contraints de survivre par tous moyens, bien avant la mise en place des lois de protection sociale.

    Rouen Bizarre, Amédée Fraigneau, Editions PTC, Réimpression de l'édition de 1888, Octobre 2003.

    MOTS CLÉS : Editions PTC | Amédée Fraigneau | Société | Normandie | Rouen | Histoire | XIXeSiècle | Patrimoine | Journalisme | Presse | Pauvreté | Bourgeoisie | |

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    Libres d’obéir: Le management, du nazisme à aujourd'hui, Johann Chapoutot

    Reinhard Höhn (1904-2000) est l'archétype de l'intellectuel technocrate au service du III? Reich. Juriste, il se distingue par la radicalité de ses réflexions sur la progressive disparition de l'État au profit de la "communauté" définie par la race et son "espace vital". Brillant fonctionnaire de la SS - il termine la guerre comme Oberführer (général) -, il nourrit la réflexion nazie sur l'adaptation des institutions au Grand Reich à venir - quelles structures et quelles réformes ? Revenu à la vie civile, il crée bientôt à Bad Harzburg un institut de formation au management qui accueille au fil des décennies l'élite économique et patronale de la République fédérale : quelque 600 000 cadres issus des principales sociétés allemandes, sans compter 100 000 inscrits en formation à distance, y ont appris, grâce à ses séminaires et à ses nombreux manuels à succès, la gestion des hommes. Ou plus exactement l'organisation hiérarchique du travail par définition d'objectifs, le producteur, pour y parvenir, demeurant libre de choisir les moyens à appliquer. Ce qui fut très exactement la politique du Reich pour se réarmer, affamer les populations slaves des territoires de l'Est, exterminer les Juifs. Passé les années 1980, d'autres modèles prendront la relève (le japonais, par exemple, moins hiérarchisé). Mais le nazisme aura été un grand moment managérial et une des matrices du management moderne.

    Libres d’obéir: Le management, du nazisme à aujourd'hui, Johann Chapoutot, Editions GALLIMARD, Janvier 2020.

    MOTS CLÉS : Editions GALLIMARD | Johann Chapoutot | Nazisme | Culture | Idéologie | Politique | Histoire | Sociologie | Fascisme | Moralité | Management | Technocratie | Höhn | Productivité | Propagande |

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    La Guerre Civile Numérique : Conversation avec Régis Meyran, Paul Jorion

    Paul Jorion ne mâche pas ses mots. Pour lui, avec les crises financières et écologiques à répétition, un seuil a été franchi. Et une guerre qui ne dit pas son nom s'est déclenchée. Cette "guerre civile" est technologique et mobilise l'ensemble de la communauté numérique : du pirate informatique aguerri jusqu'au fana de Twitter. En face d'eux, une coalition de gouvernements et de milieux d'affaire, de plus en plus ouvertement dédaigneux des valeurs démocratiques. Qui l'emportera ? Paul Jorion propose ici une analyse inédite des nouvelles formes de résistance numérique. Inclassable, à la fois anthropologue, économiste et blogueur - 100 000 visiteurs sur son blog chaque mois !-, il livre ici des réflexions parfois provocantes, souvent inattendues, toujours au plus près du terrain.

    La Guerre Civile Numérique : Conversation avec Régis Meyran, Paul Jorion, Editions TEXTUEL, Mai 2011.

    MOTS CLÉS : Editions TEXTUEL | Paul Jorion | Numérique | Guerre | Cyberguerre | Technologie | Internet | Hackers | Réseaux | Surveillance | Pouvoir | Démocratie | Société | Économie | Écologie | Anthropologie | Capitalisme |

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    Catalogue thématique des rapports de recherche et d'expérimentation du PUCA 2004-2009, PUCA

    Le plan / urbanisme / construction / architecture / PUCA depuis sa création en 1998, développe à la fois des programmes de recherche incitative, des actions d'expérimentation et apporte son soutien à l'innovation et à la valorisation scientifique et technique dans les domaines de l'aménagement des territoires, de l'habitat de la construction et de la conception architecturale et urbaine. Organisé selon quatre grands départements de capitalisation des connaissances : Sociétés urbaines et habitat traite des politiques urbaines dans leurs fondements socio économiques ; Territoires et aménagement s'intéresse aux enjeux du développement urbain durable et de la planification ; Villes et architecture répond aux enjeux de qualité des réalisations architecturales et urbaines ; Technologies et construction couvre les champs de l'innovation dans le domaine du bâtiment ; le PUCA développe une recherche incitative sur le futur des villes à l'impératif du développement durable. Ce plan 2007-2012 se décline, selon huit programmes finalisés dont les objectifs de recherche répondent aux défis urbains de demain. Ces programmes sont accompagnés par des ateliers thématiques de bilan des connaissances et des savoir-faire, ainsi que par des programmes transversaux à l'échelle des territoires et des villes et à l'échelle européenne avec la participation du PUCA à des réseaux européens de recherche. Le PUCA, par ailleurs, assure le secrétariat permanent du programme de recherche sur l'énergie dans le bâtiment.

    Catalogue thématique des rapports de recherche et d'expérimentation du PUCA 2004-2009, PUCA, Editions PUCA, Juin 2010.

    MOTS CLÉS : Editions PUCA | PUCA | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Aménagement | Construction | Territoires | Planification | Innovation | Expérimentation | Développement durable | Environnement | Écologie | Bâtiment | Énergie |

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    Lieux communs N°12 : L'altérité, entre condition urbaine et condition du monde, Lieux Communs : Les Cahiers du LAUA

    Comment concevoir et éprouver l'altérité dans les espaces urbains contemporains ? Comment se manifestent des constructions composites d'identités mais aussi comment les acteurs publics et de la "société civile" les promeuvent ou les orientent ? Ces questions sont au cœur du dossier de ce numéro de la revue qui a choisi d'aborder la question de l'altérité au croisement de deux lignes d'influence : l'urbain et le monde. Cette entrée permet de questionner, via des terrains aussi variés que des associations de migrants, des hôtels meublés parisiens, les espaces publics du quartier Barbès à Paris, les sociabilités observables à Miami ou encore un fragment spatial d'Ulaan-Baatar, les enjeux et de grés de réalité du cosmopolitisme, de l'orchestration de la diversité urbaine, des regards que l'on porte sur les multitudes. Principalement d'ordre géographique, sociologique et anthropologique, les textes comportent tous une dimension descriptive, qualité décisive pour entrer en cette difficile matière. Le questionnement est aussi le fait d'artistes, photographes ou plasticiens, qui parviennent ici à exprimer l'enchevêtrement des conditions urbaines et du monde. L'ensemble des notes de lecture ici regroupées est directement en lien avec la thématique du numéro.

    Lieux communs N°12 : L'altérité, entre condition urbaine et condition du monde, Lieux Communs : Les Cahiers du LAUA, Editions Lieux communs, 2009.

    MOTS CLÉS : Editions Archipresse éditions | L'architecture d'aujourd"hui | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Altérité | Diversité | Identité | Cosmopolitisme | Sociabilités | Migration | Communautés | Anthropologie | Sociologie | Mondialisation | Racisme |

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    Amenagement Du Territoire : Une Methode. Les Exemples De L'Allemagne, De L'Autriche Et De La Suisse, Pierre Coulbois Jacques Jung

    Pierre Coulbois, ingénieur du Génie rural, des Eaux et des Forêts, a dirigé pendant onze ans la société pour la mise en valeur des régions Auverge-Limousin. Après avoir été directeur de l'espace rural et de la forêt au ministère de l'Agriculture, il est actuellement chargé de l'aménagement du territoire à son inspection générale. Jacques Jung, également ingénieur du Génie rural, des Eaux et des Forêts, a occupé de nombreuses fonctions dans le domaine de l'environnement et de l'aménagement du territoire en Lorraine (OREAM, EPML,...). Il a vécu la décentralisation de 1982 à 1987 comme directeur général des services du département de la Moselle. Alors qu'un grand débat national s'est ouvert en France à l'initiative des pouvoirs publics, il est intéressant de disposer de données précises et objectives sur les politiques d'aménagement du territoire à l'étranger. Cet ouvrage examine le voies qui ont été suivies en la matière par l'Allemagne. L'Autriche et la Suisse, trois pays qui ont su élaborer un cadre institutionnel et des méthodes dont les résultats sont appréciables. Leur exemple suggère une méthode qui permettrait à la France de traiter son propre problème de manière rigoureuse.

    Amenagement Du Territoire : Une Methode. Les Exemples De L'Allemagne, De L'Autriche Et De La Suisse, Pierre Coulbois Jacques Jung, Edition La Documentation Française, septembre 1994.

    MOTS CLÉS : Edition La Documentation Française | Pierre Coulbois | Jacques Jung | Architecture | Aménagement | Territoire | Politique | publique | Décentralisation | Planification | Environnement | Stratégie | Europe | Régionalisme | France | Autriche | Allemagne | Suisse |

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    Archiscopie 31 : thème apprendre l'architecture, Archiscopie

    Construire ou réparer ? - Apprendre l’architecture, mais apprendre quoi au juste ? À répondre à l’urgence ? À trouver des solutions ? Un nouvel équilibre, pour le moins… Dostoïevski avait beau penser que “la beauté sauvera le monde”, cela ne saurait suffire vu l’état de la planète. Le dernier rapport du GIEC ne fait qu’accroître le niveau d’alerte, comme le cri d’alarme lancé à Delphes le 17 novembre dernier par Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, au regard des conséquences du réchauffement climatique. Un cinquième des 1?154 sites inscrits au Patrimoine mondial et plus d’un tiers des zones naturelles sont ainsi menacés. Dès lors, on peut comprendre que la jeune génération, ceux qui sont dans les écoles d’architecture aujourd’hui (et ceux qui vont bientôt y entrer), se pose de sérieuses questions. Jusqu’à celle de savoir s’il faut encore construire ; le “moratoire sur les nouvelles constructions” fait inévitablement débat. Si l’on ajoute à cela la pression démographique (8 milliards d’habitants sur la planète) et la concentration de 60 % d’entre eux en milieu urbain, le défi est immense. Sans sombrer pour autant dans un pessimisme à la Cioran - “être moderne, c’est bricoler dans l’incurable” -, la marge de manœuvre est plus qu’étroite. La crise sanitaire et les interrogations sur l’inadaptation du logement qu’elle a clairement mises au jour suscitent des attentes criantes, spatiales et sociales. Les étudiants n’ont pas attendu la pandémie pour s’engager dans “le faire”, l’expérientiel à échelle??1, avec une soif de se confronter à la matière et à l’économie de moyens tout en questionnant la ressource. Les architectes qui sont aujourd’hui autant des concepteurs que des réparateurs et des enquêteurs répondent, rappelons-le, à une commande. Certes, ils peuvent la faire émerger, l’inventer, mais quelle est donc celle de notre société pour la ville contemporaine ? Résiliente, inclusive, écologique, bien sûr, mais encore ? La pédagogie dans les écoles d’architecture est-elle adaptée à cette grande remise en question ? La “culture de projet” est un invariant sans date de péremption, qui participe de l’idée même de résilience ; elle est de taille à résister au choc des transitions, écologique, démographique et numérique. Aujourd’hui, dans une approche globale indispensable, l’architecture n’est plus focalisée seulement sur la conception d’un espace mais sur la prise en compte d’un milieu. La biodiversité, le monde du vivant se sont invités dans le débat au même titre que les matériaux biosourcés et les circuits courts. Et les écologues constituent un appréciable renfort dans l’analyse et les recherches. Dans ce paysage en redéfinition, on ne le dira jamais assez, la question de la transformation, alternative à la destruction systématique, est un enjeu majeur. D’où le développement des masters sur ce sujet dans les écoles. Ne rien jeter mais recycler, c’est la tendance, ne rien laisser pour compte, c’est l’ambition. Francis Rambert

    Archiscopie 31 : thème apprendre l'architecture, Archiscopie, Editions Archiscopie, octobre-décembre 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |

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    Archigram, Alain Guiheux

    Au début des années soixante, six jeunes architectes anglais - Warren Chalk, Peter Cook, Dennis Crompton, David Greene, Ron Herron, Mike Webb - lancent Archigram, sorte de Fanzine avant l'heure. Les neuf numéros et demi qui seront publiés, en mêlant textes critiques, dessins, collages, projets, bandes dessinées, slogans publicitaires et graphisme, inaugurent une façon inédite de dire et de faire l'architecture. En effet, c'est à travers Archigram que le groupe se forme et qu'il invente une architecture, voire une ville correspondant à la société de consommation et de communication qui apparaît alors (en témoigne le nom d'Archigram néologisme formé en croisant "télégramme" et "architecture"). De 1961 à 1974, avec, entre autres Walking City, Cushicle ou Suitaloon, le groupe Archigram influencera des générations d'architectes, et ses propositions, issues de la contre-culture, seront à l'origine de la possibilité d'un nouvel imaginaire architectural.

    Archigram, Alain Guiheux, Editions Centre Georges Pompidou, Collection monographie, 1994.

    MOTS CLÉS : Editions Nathan | Denis Didier | Michel Le Brazidec | Patrick Nataf | Joël Thiesset | Architecture | Bâtiment | Normes | Construction | Technique | Ingénierie | Structure | Environnement |

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    Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale, Pierre-Jean Le Foll-Luciani

    « Pour nous qui venions à peine d'avoir l'âge de raison en ces jours d'humiliation, ces années de jeunesse ont à jamais marqué notre vie et c'est pourquoi nous sommes fiers de l'injure qu'on nous lançait comme un opprobre : oui, nous sommes des juifs indigènes algériens… Et après ? Vous n'aurez pas notre cœur contre un certificat de nationalité dont vous vous servez comme d'un couperet de guillotine. » Diffusées clandestinement durant la guerre d'indépendance, ces lignes ont été écrites en 1957 par des juifs algériens qui, nés citoyens français vers 1930, déchus de la citoyenneté française durant trois années et exclus de l'école sous Vichy, sont devenus des militants communistes algériens après la Seconde Guerre mondiale avant de rejoindre le FLN en 1956. De l'entre-deux-guerres à l'indépendance de l'Algérie, une petite minorité de juifs issus de familles autochtones ont suivi des trajectoires comparables, les déplaçant en quelques années des projets sociaux ordinaires de leurs parents – faire de leurs enfants de bons Français plus ou moins juifs – vers le projet politique inouï de s'affirmer Algériens. Bouleversant l'ordre du monde colonial par leurs prises de position politiques, par leurs sociabilités transgressives et jusque dans leur intimité affective, ces hommes et ces femmes ont engagé leur vie pour une Algérie décolonisée et socialiste dont ils seraient citoyens, participant pleinement – mais non sans difficultés dans leur confrontation avec le nationalisme algérien dominant – au mouvement national, aux épreuves de la clandestinité et de la répression durant la guerre d'indépendance, et aux premières années de construction de l'Algérie indépendante. Basé sur des entretiens biographiques menés avec 40 anciens militants, sur des sources privées et sur des fonds d'archives souvent inexplorés, cet ouvrage met en lumière les ressorts de ces trajectoires dissidentes en les articulant à une réflexion générale sur le rapport des juifs algériens à la question coloniale. Au prisme de cette entrée minoritaire, il s'agit aussi de construire une histoire par le bas des juifs d'Algérie, du communisme algérien et, plus généralement, de la société algérienne colonisée et nouvellement indépendante. Pierre-jean Le Foll Luciani est agrégé et docteur en histoire. Il a publié en 2012 aux PUR un livre d'entretiens avec William Sportisse, Le Camp des oliviers. Parcours d'un communiste algérien. Le présent ouvrage est issu de sa thèse de doctorat.

    Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale, Pierre-Jean Le Foll-Luciani, Editions Presses universitaires de Rennes, 2015.

    MOTS CLÉS : Editions Presses universitaires de Rennes | Pierre-Jean Le Foll-Luciani | Smala | Anticolonialisme | Décolonisation | Algérie | Judéité | Citoyenneté | Communisme | Vichy |

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    Contes Kabyles. Tome 1, La Sagesse, Leo Frobenius

    "Quel bonheur de pouvoir enfin lire ces fameux contes kabyles de Frobenius dans la traduction si attendue des spécialistes et amateurs francophones de littérature orale en contes ! En effet, la somme considérable que représentent les trois gros volumes de Contes kabyles de l'illustre chercheur allemand Leo Frobenius est, depuis presqu'un siècle à présent, un véritable trésor encore inexploité dans le domaine des études maghrébines où les germanophones sont rares, et demeuré inconnu d'un plus vaste public. Leur traduction apporte aujourd'hui une considérable contribution à la connaissance et à l'étude du patrimoine culturel maghrébin, qui s'est déjà révélé tout spécialement riche en littérature orale" (Camille Lacoste-Dujardin). D'une richesse et d'une diversité supportant parfaitement la comparaison avec les Mille et Une Nuits, les quelque cent cinquante récits recueillis par Frobenius dans les années 1913-1914, désormais accessibles au public francophone, viennent il est vrai combler un énorme vide. Car ils comprennent non seulement des contes merveilleux, mais aussi des mythes, aujourd'hui si rares à retrouver, et des histoires plaisantes ou érotiques fort peu divulguées mais qui témoignent d'une inventivité, d'une liberté et d'un humour tout méditerranéens. D'une vigueur exceptionnelle, servis par une langue savoureuse et des audaces d'expression tout à fait inattendues, ces contes offrent de multiples grilles de lecture qu'ethnologues et folkloristes se réjouiront de décrypter. Expression fondamentale d'une culture, témoignage irremplaçable de la réalité et de l'imaginaire en œuvre dans la société kabyle du début du siècle, ils occupent à n'en pas douter une place de tout premier rang dans le grand édifice de la littérature orale et des légendes universelles. Leur publication en français a reçu le concours du Centre national du Livre. Tome I : Sagesse Tome II : Le Monstrueux Tome III : Le Fabuleux Tome IV : Autres contes fabuleux

    Contes Kabyles. Tome 1, La Sagesse, Leo Frobenius, Editions Edisud, octobre 1995.

    MOTS CLÉS : Editions Edisud | Leo Frobenius | Smala | Folklore | Mythologie | Mythe | Recueil de contes | Conte | Littérature | Algérie | Kabylie | Berbère | Culture | Tradition |

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    Architecture et violence : La cabane de Unabomber, Michael Jakob

    La cabane de Ted Kaczynski, le criminel américain connu sous le nom de Unabomber, est un objet paradoxal : construite et habitée par son auteur pour rester à l’écart, hors de toute visibilité, elle n’a pas seulement été sans cesse reproduite depuis 1996, mais elle a aussi été déplacée, exposée, reconstruite, copiée et pastichée. L’objet, situé autrefois au milieu des forêts du Montana, près de la petite ville de Lincoln, s’est transformé en un signe polyvalent. Séparée de son auteur, la cabane représente bien plus qu’un reste : c’est un élément qui dérange et qui attire à la fois ; c’est une drôle de relique, et c’est surtout, sur le plan sémiologique, un signe qui ne cesse de nous interpeller. Par ailleurs, son statut n’est pas simple à définir : que signifie, en effet, la persistante présence médiatique et artistique de cet objet, en soi plutôt banal ? Pourquoi réapparaît-il sans cesse ? Qu’en est-il de la violence que cette cabane symbolise et à laquelle, en même temps, elle s’oppose ? Indiquée parfois comme une partie intégrante de l’ADN des États-Unis, la violence à laquelle s’attaque Kaczynski est celle d’un régime qui, à travers son système de surveillance et de contrôle économique, transforme ses sujets en victimes de la consommation à tout prix. La violence alimente la violence. La cabane isolée de Kaczynski apparaît donc, dans ce contexte, comme le lieu minuscule, le moyen et la métaphore par lesquels une société particulièrement violente réfléchit sur elle-même. Michael Jakob enseigne la théorie et l’histoire du paysage à l’hepia, ainsi que l’esthétique du design à la HEAD de Genève. Il est également professeur de littérature comparée à l’Université de Grenoble. Il est le fondateur et le directeur de la revue internationale COMPAR(A)ISON et de la collection « di monte in monte » (Tarara’ Verbania). Parmi ses publications récentes : Cette ville qui nous regarde, b2 éditions, Paris 2015/ Lettera 22, Siracusa 2017 ; Des jardins & des livres, MïtisPresses, Genève 2018 ; What is Landscape?, LISt Lab, Trente 2018 ; Prises de vue. Un paradigme pour l’observation du paysage, MïtisPresses, Genève 2019 ; Paysage et technologie, b2 éditions, Paris 2019 ; Jardins en images, MïtisPresses, Genève 2020.

    Architecture et violence : La cabane de Unabomber, Michael Jakob, Editions ETEROTOPIA, mai 2021.

    MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Michael Jakob | Architecture | Habitat | Violence | Sémiologie | Surveillance | Utopie | Paysage | Relique | Subversion |

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    Gitans, Manouches et Voyageurs des Marais, L'école des Marais - Décines

    La différence fait toujours un peu peur. Alors, nous nous protégeons comme nous pouvons : par l'ignorance, par la fuite, l'agressivité, le mépris, voire l'exclusion. Et seuls les esprits forts peuvent dire une bonne fois pour toutes qu'ils échapperont à ces tentations. Les autres - nous tous - savons que nous avons besoin, sans cesse, de réapprendre à accueillir l'autre. Il nous faut déconstruire les préjugés qui nous aveuglent. Ecarter la tentation d'enfermer l'autre dans son image ou dans son folklore. S'ouvrir à ce qui peut nous apporter. Le reconnaître comme notre semblable et l'accepter dans son altérité. La chose n'est pas facile tant nos velléités identitaires sont grandes, tant nous avons du mal à trouver une ligne de passage entre l'abandon, au nom du "respect", et de la colonisation de l'intérieur, au nom de l'intégration : "Fais comme tu veux... puisque tu tiens à échapper à nos coutumes et que tu revendiques un mode de vie différent du nôtre !"... Ou bien : "fais comme je veux... puisque tu exiges qu'on respecte tes droits et que tu cherches à bénéficier des avantages de notre société!" Il faut refuser de choisir entre les deux termes de cette alternative insupportable. Il faut se frayer un chemin entre l'exclusion et la normalisation. L'école des marais à Décines cherche ce chemin, inlassablement. Les enfants et les éducateurs y apprennent ensemble une forme de reconnaissance réciproque qui pourrait bien être fondatrice d'une socialité plus humaine, plus solidaire. C'est là, modestement et courageusement que s'inventent des solutions qui pourraient bien s'avérer utiles pour nous tous, pour demain. Il faut découvrir ce travail. De toute urgence. Car c'est d'éducation qu'il s'agit.

    Gitans, Manouches et Voyageurs des Marais, L'école des Marais - Décines, Editions l'école des Marais - Décines, 2001.

    MOTS CLÉS : L'école des Marais - Décines | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Politique | Histoire | Société | Education |

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    Paroles en l'air(e), Bonnie Weiss Madison Dorkel Marlon Faeber Phoebee Dorkel

    Ecrits et photographies réalisés par Bonnie Weiss, Madison Dorkel, Marlon Faerber et Phoebee Dorkel dans le cadre des ateliers d'écriture menés au centre social Relais Accueil des Gens du Voyage de septembre 2015 à juin 2016.

    Paroles en l'air(e), Bonnie Weiss Madison Dorkel Marlon Faeber Phoebee Dorkel,

    MOTS CLÉS : Bonnie Weiss | Madison Dorkel | Marlon Faeber | Phoebee Dorkel | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Politique | Histoire | Société | Rouen |

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    Instant(s), Thomas Halkin

    Ce livre est une retranscription d'entretiens réalisés en 2016 sur l'aire d'accueil de Rouen / Petit Quevilly dans le cadre du projet Mosaïque commun aux centres sociaux de Seine Maritime. Merci à tous les participants : Aldo, Andi, April, Brésyl, Chanel, Chouquette, Clay, Clyde, Dalila, Dixon, Djersey, Jason, Julie, Kaily, Kelly, Ofélie, Pepette, Salomé, Seumé, Sullivan, Swann, Victoria, Violette, Waren, Willy. Photo argentique : Thomas Halkin.

    Instant(s), Thomas Halkin,

    MOTS CLÉS : Thomas Halkin | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Politique | Histoire | Société | Rouen |

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    Voyage au pays des Travellers: (Irlande, début du XXIe siècle), Guillaume Thouroude

    Les études consacrées aux Travellers sont rares. Et les mystères qui enveloppent ce peuple de nomades, estimé à une trentaine de millier d'individus, abondent autant que les clichés généralement malveillants dont ils sont la cible. Les Travellers nomadisent en Irlande depuis le Moyen Age, mais n'ont rien à voir avec les Roms venus d'Inde jusqu'en Europe à peu près à la même époque. Dans quelles circonstances cette minorité porteuse de traditions spécifiques, dont le patrimoine génétique se distingue du reste de la population gaélique et qui parle sa propre langue, le shelta, est-elle apparue sur le sol irlandais ? Guillaume Thouroude a mené l'enquête. Les Travellers sont précédés d'une déplorable réputation, tissée avec constance par la presse tabloïd qui les dépeint en escrocs, assistés, trafiquants de drogue, criminels, inadaptés chroniques. L'auteur a dû surmonter ses appréhensions, mais aussi celles de la communauté traveller à son égard. Il a donc appris la patience et l'échec, s'est initié à l'art du déguisement, a manqué succomber à un empoisonnement, a refusé de céder aux menaces et a fini par être payé de retour, tirant de ses expériences ce Voyage à l'intérieur d'une frange largement ignorée de la nation irlandaise.

    Voyage au pays des Travellers: (Irlande, début du XXIe siècle), Guillaume Thouroude, Editions Cartouche, mars 2012.

    MOTS CLÉS : Editions Cartouche | Guillaume Thouroude | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Politique | Histoire | Société | Irlande | Europe |

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    La " question rom " en Europe aujourd'hui, Études Tsiganes n°46, 2011.

    Ces dernières années, les Roms ont acquis une visibilité nouvelle en Europe. Les progrès de l'anti-tsiganisme, la multiplication des actions et des discours de rejet ou de soutien, l'implication croissante de la société civile, la mise en place récente d'une politique européenne d'inclusion des Roms concourent, en effet, à renforcer l'idée qu'il existerait une " question rom ", à laquelle il s'agirait de répondre par des mesures adéquates : le contrôle, voire la mise à l'écart, pour les uns, l'intégration ou l'inclusion, pour les autres. Mais qu'est-ce que la " question rom " ? Dans quelle mesure se distingue-t-elle de la " question tsigane " qui, selon les historiens, a constitué un point d'appui pour le développement des démocraties européennes au début du XXe siècle ? Dans quelle mesure l'introduction de référentiels comme la citoyenneté européenne, le multiculturalisme ou les droits de l'homme influence-t-elle les débats et les controverses liés à la " question rom " ? Coordonnée par Olivier Legros et par Jean Rossetto, cette nouvelle livraison de la revue Etudes tsiganes aborde ces différentes questions en combinant les points de vue des juristes, des historiens, des anthropologues, des sociologues et des responsables associatifs roms qui, de même que les pouvoirs publics, les associations humanitaires ou les comités de soutien, doivent être considérés comme des acteurs de la " question rom " en Europe aujourd'hui.

    La " question rom " en Europe aujourd'hui, Études Tsiganes n°46, 2011., Editions Études Tsiganes, 2011.

    MOTS CLÉS : Editions Études Tsiganes | Études Tsiganes | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Politique | Histoire | Société |

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    Nomadisme et société : entre fracture et résistance, Études Tsiganes n°17, 2004.

    Il y a des hommes qui marquent leur époque, leur profession, les milieux qu'ils côtoient. Bernard Provot était de ceux là. Son enfance, marquée par l'attrait du désert et le goût des voyages, devait le préparer à une vie toute entière tournée vers la quête de sens. S'il allait faire preuve de curiosité intellectuelle et d'enthousiasme dans bien des domaines, c'est à l'égard des Tsiganes qu'il manifestera une soif de comprendre débouchant sur une oeuvre écrite abondante. En tant qu'auteur, Bernard Provot se singularisera par une écriture sous la forme de chroniques, mêlant pensée conceptuelle et données concrètes. Il réfléchira sur des thèmes aussi divers que l'accueil et le stationnement des populations nomades (avec, en tout premier lieu, l'examen critique du terrain des Molines, à Angoulême), l'habitat mobile et sa place à la marge ou au sein de la cité, la législation qui touche les Gens du Voyage, les relations entre la société majoritaire et le monde tsigane en tant que groupe minoritaire. La revue Etudes tsiganes fut l'un des supports majeursde cette production intellectuelle. L'hommage qu'elle rend ici à celui qui fut longtemps son rédacteur en chef , se présente sous la forme d'un recueil des principaux textes qui font de Bernard Provot l'un des auteurs les plus actuels parmi les spécialistes français des Gens du Voyage et une référence.

    Nomadisme et société : entre fracture et résistance, Études Tsiganes n°17, 2004., Editions Études Tsiganes, 2004.

    MOTS CLÉS : Editions Études Tsiganes | Études Tsiganes | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Politique | Histoire | Société |

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    Économie tsigane : Une économie solidaire intégrée à l'économie globale, Études Tsiganes n°12, 1998.

    L'économie tsigane a toujours été étroitement imbriquée à celle des sociétés d'accueil et largement dépendante des grands courants d'échanges qui les caractérisent. Les Tsiganes participent donc concrètement à la création et à la circulation des richesses du monde dans lequel ils vivent. Faut-il dès lors s'entêter à prévaloir un modèle unique de développement durable (dans le sens de la tradition pour les uns ou de l'assimilation pour les autres) ou plutôt rechercher des solutions souples, variées, adaptées aux situations concrètes et aux pratiques effectives ? Peut-être est-il temps de reconsidérer les traits de l'économie tsigane dans le sens d'une économie solidaire intégrée à l'économie globale, mais articulée sur des réseaux particuliers d'entraide efficaces, déployant des savoir-faire éprouvés qui contribuent en fin de compte, autant à la satisfaction de besoins locaux spécifiques qu'à la dignité des familles.

    Économie tsigane : Une économie solidaire intégrée à l'économie globale, Études Tsiganes n°12, 1998., Editions Études Tsiganes, 1998.

    MOTS CLÉS : Editions Études Tsiganes | Études Tsiganes | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Politique | Histoire | Economie | Sociologie | Environnement | Ecologie |

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    Mobile Architecture : Habitat Nomade / Homes on the move / Thuis Onderweg, Donato Nappo Stefania Vairelli

    Economiques, faciles à construire et s'intégrant parfaitement dans leur environnement, les unités d'habitation mobile revêtent les formes les plus diverses : des tentes de nomades aux constructions événementielles mobiles pensées jusque dans les moindres détails, en passant par le légendaire minibus de Volkswagen et les conteneurs constituant les modules de base dans l'architecture préfabriquée moderne. Mobile Architecture présente de manière chronologique plus de 60 projets et réalisations sous toutes les latitudes. Signées par certains des architectes, ingénieurs et designers les plus renommés du monde, ces " maisons " témoignent de l'évolution du concept de mobilité vers une forme d'habitat promise à un bel avenir. Mobiele woningen zjin goedkoop, eenvoudig te bouwen en passen zich gemakkelijk aan hun omgeving aan. De ontwerpen zijn verbluffend divers en lopen uiteen van nomadententen tot ingenieuze spanconstructies voor evenementen, en van het legendarische VW-busje tot modulaire prefab containerarchitectuur. Mobile Architecture toont meer dan zestig modellen uit verschillende periodes en landen. Ze zjin ontworpen door enkele van de meest gerenommeerde architecten, ingenieurs en designer ter wereld en laten zien hoe het idee van mobiliteit zich heeft ontwikkeld tot een moderne, op de toekomst gerichte leefstijl.

    Mobile Architecture : Habitat Nomade / Homes on the move / Thuis Onderweg, Donato Nappo Stefania Vairelli, Editions Könemann, octobre 2010.

    MOTS CLÉS : Editions Könemann | Donato Nappo | Stefania Vairelli | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Société | Sociale | Architecture | Microarchitecture |

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    Vivre au camping: Un mal-logement des classes populaires, Gaspard Lion

    La flambée des prix du logement qui s’est amorcée à partir des années 2000 a conduit à des difficultés sociales de plus en plus massives sur l’ensemble du territoire français. Ni le logement social ni le principe d’un droit au logement opposable n’ont apporté de solutions satisfaisantes et le nombre des mal-logé·es et des sans-logis n’a cessé de croître. Le sociologue Gaspard Lion identifie un phénomène nouveau, reflet de cette crise sociale majeure : le « camping résidentiel » qui a gagné la France en écho aux trailer parks étasuniens. À partir d’une enquête ethnographique menée en immersion dans cinq campings de la région parisienne durant quatre ans, ce livre saisit, dans leur diversité et leur intimité, les vies quotidiennes de celles et ceux qui ont fait du camping leur domicile. Ainsi, ce livre dévoile la condition sociale d’une portion croissante des classes populaires qui vit inaperçue aux marges des grandes villes, et expose une forme, jusqu’ici inexplorée, de logement et de précarité, révélatrice de changements structurels à l’oeuvre dans la société française. Gaspard Lion est sociologue et maître de conférences à l’Université Sorbonne Paris Nord. Ses travaux portent sur les classes populaires et les formes de logement dégradées et non ordinaires.

    Vivre au camping: Un mal-logement des classes populaires, Gaspard Lion, Editions SEUIL, avril 2024.

    MOTS CLÉS : Editions SEUIL | Gaspard Lion | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Mal-logement | Sans-Abri | Sociale | Sociologie | Société | Crise Sociale | Crise Economique | Portrait | Ville | France |

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    Microarchitectures nomades pour les oubliés d'Internet: Construire une virtual sch?la, Fiona Meadows

    L'accélération de la dématérialisation des services, notamment publics, force les citoyens à être constamment connectés au Web. Sans cet accès, comment reMplir des formulaires administratifs, acheter à prix compétitif, mais aussi comment défendre ses droits, ses idées, s'informer, communiquer... ? Malgré cet état de fait, être internaute aujourd'hui en France n'est pas une réalité partagée par tous comme le démontre une étude récente du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie : 19,3 % des foyers ne possèdent pas d'accès à Internet. Être exclu de la société numérique, c'est donc être victime de nouvelles sources d'inégalités, qu'elles soient économiques, sociales ou culturelles. Pour cette septième édition, le concours Mini Maousse s'engage à lutter contre cette fracture numérique en proposant aux participants d'imaginer des microarchitectures conviviales pouvant servir d'e-box nomades : e-école, bibliothèque numérique, salle de cinéma ou d'exposition, espace de coworking, cabine de visiophone publique et gratuite... L'enjeu étant l'accessibilité des ressources numériques au plus grand nombre.

    Microarchitectures nomades pour les oubliés d'Internet: Construire une virtual sch?la, Fiona Meadows, Editions Alternatives, novembre 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Alternatives | Fiona Meadows | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Internet | Numérique | Société | Sociale | Architecture | Microarchitecture |

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    Un métier d'avenir : Petit guide pratique du parfait SDF, Diway

    Un regard lucide sur la précarité sociale, la rue et tout ce que cela comporte comme dangerosité. L'auteur, illustrateur de talent, pointe avec ses feutres aiguisés les méandres des sans domiciles fixes. Ce guide se veut aussi un témoignage sans appel sur une société où la vulnérabilité des précaires est bien trop souvent peu prise en compte.

    Un métier d'avenir : Petit guide pratique du parfait SDF, Diway, Editions Les Points Sur Les I, Collection Les moutons noirs vous disent, juin 2013.

    MOTS CLÉS : Editions Les Points Sur Les I | Diway | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Sans-Abri | Logement | Guide | Politique | Sociale |

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    Habitats non ordinaires et espace-temps de la mobilité, Marc Bernardot Arnaud Le Marchand Catalina Santana Bucio

    Malgré la centralité de la question de l'habitat dans les sociétés contemporaines, les formes non ordinaires d'habitats restent mal connues. Les chapitres de cet ouvrage dessinent les contours mouvants de cet objet spatio-politique : des quartiers d'invasion autoconstruits en situation postcoloniale, des zones en friche à occupation temporaire et précaire, des abris de fortune, des habitats mobiles, des formes atypiques de logement humanitaire, des hébergements/lieux de travail, des topiques des guerres urbaines et frontalières. Le retour au premier plan du paysage mondial de l'habitat non ordinaire (HNO) est une des manifestations des changements profonds affectant les sociétés contemporaines, découlant des déréglementations, du développement de l'économie de bazar, des mobilités comme des résistances et des adaptations à ces mutations. C'est pourquoi les auteurs dont les textes sont rassemblés ici ont mené des enquêtes de terrain, au plus près des habitants, des militants et des artistes, et des situations concrètes pour construire leur analyse de l'habitat non ordinaire qui ne ressemble que rarement au "bon habitat", celui des majoritaires, des marchés et des administrations. Marc Bernardot, enseignant-chercheur en sociologie à l'université du Havre. Il est animateur du réseau TERRA et membre de l'UMR IDEES-Le Havre. Spécialiste des mobilités et des conflits, il a notamment publié Captures, aux éditions du Croquant, 2012. Arnaud Le Marchand, enseignant-chercheur en économie à l'université du Havre et membre du laboratoire EDEHN. Spécialiste de la monnaie et des mobilités, il a récemment écrit Enclaves nomades, aux éditions du Croquant en 2011. Catalina Santana Bucio, enseignante-chercheuse en sociologie. Elle est membre de l'UMR IDEES-Le Havre. Spécialiste de sociologie urbaine et des risques, elle prépare une thèse de doctorat sur la ville du Havre.

    Habitats non ordinaires et espace-temps de la mobilité, Marc Bernardot Arnaud Le Marchand Catalina Santana Bucio, Editions du Croquant, novembre 2014.

    MOTS CLÉS : Editions du Croquant | Marc Bernardot | Arnaud Le Marchand | Catalina Santana Bucio | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Architecture | Postcoloniale | Zone | Mondialisation | Economie | Etude | Enquête |

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    La Nouvelle Internationale fasciste, Ugo Palheta

    Comment le poison se diffuse à l’échelle mondiale. Le Pen, Trump, Poutine, Bolsonaro, Modi… Il y eut une internationale brune dans l’entre-deux-guerres ; voici une nouvelle internationale fasciste qui émerge. Ugo Palheta, qui s’affirme comme l’un des meilleurs spécialistes du fascisme contemporain, met à jour la terrible mécanique mondiale à l’œuvre.
    Car aussi nationalistes soient-elles, les extrêmes droites contemporaines s’organisent à l’échelle internationale. Leurs mots, leurs idées et leurs stratégies circulent d’un pays à un autre. Chaque force montante cherche à tirer parti du prestige obtenu par d’autres. Certains pays comme la Hongrie, ou la Russie jouent le rôle de modèle et parfois de mécènes.
    Ugo Palheta décortique les ingrédients qui transcendent les frontières, portés par l’obsession identitaire, la réaction patriarcale et la haine de l’égalité. Il montre comment les extrêmes droites sont parvenues à populariser un projet politique : purger la nation pour la régénérer, en extirpant les ennemis et en châtiant les traîtres. L’auteur n’en reste pas cependant à ce constat glaçant, car un nouvel internationalisme se déploie au cœur des luttes contemporaines, porteur d’un antifascisme du XXIe siècle.

    extrait : « Si les néofascistes séduisent, c’est d’abord en s’appuyant sur un mélange de fierté nationale, d’angoisse civilisationnelle et de ressentiment racial, qu’ils ne cessent d’alimenter, dans le contexte d’une mondialisation capitaliste qui a considérablement bousculé les équilibres socio-économiques nationaux et abîmé les conditions de vie des classes travailleuses. On sait depuis le sociologue africain-américain W. E. B. Du Bois à quel point la blanchité peut offrir un « salaire public et psychologique » à ceux qui, parmi les Blanc·hes, estiment ne pas avoir la situation qu’ils méritent ou se sentent menacés par l’égalisation raciale (des droits et des conditions), voire par toute forme de promiscuité avec les minorités et les immigré·es. Dans des sociétés profondément structurées par le racisme ou différentes formes de suprémacisme, ce qui renvoie généralement à une histoire longue de domination raciale ou d’oppression religieuse, ne pas être – ou ne pas être perçu comme – Noir, ou Arabe, ou Musulman, ou Juif, ou Kurde, selon le contexte, va procurer ainsi un statut social, qui suppose comme son corollaire logique la dévaluation statutaire d’une ou plusieurs minorités. L’extrême droite n’a pas inventé le racisme ou le suprémacisme, et n’en a pas le monopole, mais elle en est presque toujours la pointe la plus acérée, celle qui promet avec le plus d’énergie et de constance de redonner à la nation sa « grandeur » (« Make America Great Again »), et pour cela de remettre les minorités et les immigré·es « à leur place » au profit des « vrais nationaux » (« Les Français d’abord »)… »

    La Nouvelle Internationale fasciste, Ugo Palheta, Editions Textuel, Collection « Petite Encyclopédie critique », 2022, 96 p..

    Ugo Palheta, sociologue, maitre de conférences à  l'Université de Lille. Militant anticapitaliste, il est rédacteur en chef de la revue Contretemps. Il a produit de nombreuses analyses sur l'histoire du fascisme et sa résurgence contemporaine. Il est notamment l'auteur de Face à  la menace fasciste (Textuel, 2021, avec Ludivine Bantigny) et La Possibilité du fascisme (La Découverte, 2018).

    MOTS CLÉS : Ugo Palheta | Editions Textuel | néofascisme | fascisme | salazarisme | franquisme | régime de Vichy | rexisme | British Union of fascists | austro-fascisme | Garde de fer | Oustachis | Organisation des nationalistes ukrainiens | Zeev Sternhell | régénération | communauté imaginaire | nation | civilisation | race | épuration | identité | l’âge des fascismes | transnationale | internationalisme fasciste | fascisme universel | la loi et l’ordre | révolte réactionnaire | subversion | ultra-conservatisme | troisième voie | capitalisme | socialisme | élites traditionnelles | ordre et hiérarchies | Robert Paxton | réseaux conspirationnistes | équivalents fonctionnels | milices | droite conservatrice | suprémacisme |

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    Le Cinéma Intérieur : Projection privée au cœur de la conscience, Lionel Naccache

    L’homme, selon Lionel Naccache, est un créateur de fictions. Il vit dans un monde dont il produit le sens, comme dans un film dont Je est le héros. « Il existe en nous une sorte de cinéma intérieur qui s’apparente au cinéma tout court par de très surprenantes similitudes, mais qui s’en distingue également par d’incroyables prouesses. » Notre esprit présente une propriété fondamentale qui consiste à créer des significations à tout ce que nous sommes en train de vivre, penser ou imaginer. Inconsciemment et consciemment. Dans ce livre, l’auteur, neurologue et chercheur en neurosciences cognitives, explore, avec les outils des neurosciences les plus récentes, la manière dont notre esprit/cerveau produit notre perception du monde et de nous-même. Il montre ainsi comment le sujet tisse l’« étoffe de ses fictions » et élabore le sens que les choses ont pour lui, au croisement du cerveau et de l’expérience subjective du monde. Avec beaucoup d’esprit et de talent, Lionel Naccache file dans ce livre la métaphore cinématographique et en révèle la spectaculaire fécondité. Il nous propose ici une toute nouvelle approche de la manière dont se façonne notre représentation du monde. Lionel Naccache dévoile dans ce livre une nouvelle théorie de la conscience. Lionel Naccache est ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, neurologue à la Salpêtrière, chercheur en neurosciences à l’ICM, professeur de médecine à Sorbonne Université et membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Depuis son magistral Le Nouvel Inconscient jusqu’au best-seller Parlez-vous cerveau ?, il poursuit la construction d’une œuvre profondément originale qui révolutionne notre conception de la subjectivité et cherche à lui aménager une place de choix dans notre société.

    Le Cinéma Intérieur : Projection privée au cœur de la conscience, Lionel Naccache, Editions Odile Jacob, collection sciences, Octobre 2020.

    MOTS CLÉS : Editions Odile Jacob | Lionel Naccache | Cinéma & Audiovisuel | Neuroscience | Science |

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    Planète B, Gwenola Wagon

    B dirige une société du numérique appelée « A ». A est en passe d’acquérir le monopole de la vente à l’échelle planétaire. Elle est, en quelque sorte, une société totale. Parallèlement à son activité de vente, A ravive les fantaisies de la Nasa des années 1970 : construire des colonies et des hangars dans l’espace. Et B se voit en pilote de l’Enterprise, le vaisseau spatial de la série Star Trek. Pourquoi la plus grande multinationale du numérique, qui a la mainmise sur tant de produits, fomente-t-elle secrètement un immense plan d’évasion vers l’espace ? A instaure une infrastructure logistique d’une efficience quasi-surnaturelle qui transforme radicalement notre rapport au monde. En réalité, il n’est pas question de B comme individu, ni d’une société dont le nom est la première lettre de l’alphabet. Ni de Jeff Bezos, ni d’Amazon. B n’est personne en particulier. A est un symptôme. Planète B est un essai qui opère des recoupements et invente des métaphores afin d’appréhender un monstre en pleine expansion. Il raconte la « planète B », cet hypermarché-monde engendré par la basse résolution et la vitesse de propagation de l’information appliquées à toute chose. À la manière d’un exutoire, Gwenola Wagon sonde avec sérieux et humour une logique qui, par son échelle délirante, nous échappe. Gwenola Wagon est artiste et enseigne à l’université Paris 8 à Saint-Denis. Son travail imagine des alternatives et des récits paradoxaux pour déconstruire le monde numérique contemporain. Elle a réalisé des films et des installations pour des festivals et des expositions en France et à l’étranger. Elle a également publié Psychanalyse de l’aéroport international avec Stéphane Degoutin aux éditions 369.

    Planète B, Gwenola Wagon, Editions 369, août 2022.

    MOTS CLÉS : Editions 369 | Gwenola Wagon | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Capitalisme | Libéralisme |

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    Paris Perdus, Fabrice Schurmans

    Qui peut dire si les villes ont un âme ? On sait pourtant qu'elles sont tout aussi mortelles que ceux qui y vivent. Paris n'échappe pas à la règle. En six nouvelles illustrant tour à tour quelques figures imposées du « Post-Apo », Fabrice Schurmans dresse le portrait d'un Paris en sursis, puis déliquescent, puis moribond, puis décomposé. Plus dure sera la chute ? « L'apocalypse, c'est juste un effondrement progressif de la société. On ne peut pas dire qu'il y ait eu un moment précis, datable, comme dans les films. Du genre un cataclysme subit, une météorite de dix kilomètres de diamètre, un éclair gigantesque suivi d'une explosion. Un tsunami de plusieurs centaines de mètres de haut ravageant les côtes. Un nuage de poussière voilant le soleil. L'origine de la fin de l'humanité est beaucoup moins spectaculaire qu'au cinéma. On s'est tranquillement suicidé, avec un petit coup de main de virus mutants. Avant ça, on avait suicidé le climat avec application. Les plus lucides avaient lancé de multiples alertes. En vain. Les abeilles ont commecé à disparaêtre et, avec elles, la Nature telle que nous l'avons connue. Pour certains, la chose offrait quelques avantages. Plus de guêpes pendant les barbecues. Plus de papillons sur les pare-brises. Je me dis que sans son principal parasite, la Nature récupérera, inventera de nouvelles formes de vie, élaborera un système différent. Elle l'a déjà fait, il y a soixante millions d'années. Avec juste un bug bien vicieux. L'être humain. Sans antivirus connu. » Né à Liège, Fabrice Schurmans vit au Portugal depuis 1994. Après des étude de lettres et de communication, il a enseigné le français dans divers établissements d'enseignement supérieur. Depuis 2018, il se consacre à l'écriture. Il a traduit des dramaturges portugais du vingtième siècle, a publié deux monographies, des articles académiques ainsi que des nouvelles en revues et anthologies (Brèves, Dissonances, Festival Permanent des Mots, Galaxies, Harfang, L'encrier renversé, Nouvelle Donne, Le Novelliste, Rue Saint Ambroise, Squeeze, etc.). Sa pièce Le Complexe Ivanov a reçu le second prix ex-aequo de l'édition 2022 du Prix Aristophane. Il est aussi l'auteur de la novella Moloch Academik (Antidata), du recueil de nouvelles Les Délaissés (L'Oiseu parleur) et du roman Galerie de Monstres (Flatland, à paraître).

    Paris Perdus, Fabrice Schurmans, Editions Flatland Editeur, La Fabrique d’horizons #11, février 2024

    MOTS CLÉS : Editions Flatland Editeur | Fabrice Schurmans | Cinéma sur les ruines du futur | Etude | Post-Apocalyptique | Ecologie | Environnement |

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    La Panse, Léo Henry

    Bastien Regnault part à la recherche de Diane, sa sœur jumelle, dont la famille n'a plus de nouvelles depuis plusieurs mois. Des indices convergents le mènent très vite à la Défense. Le quartier d'affaires, chargé d'histoire, va, petit à petit, se dévoiler à lui, lui révélant un monde inconnu et souterrain, où, semble-t-il, officie une mystérieuse et très ancienne société secrète : la Panse. Après Le casse du continuum, Léo Henry poursuit, avec La Panse, son exploration des genres dits "populaires". Il propose cette fois un thriller d'infiltration lovecraftien ancré dans l'ici et maintenant, un roman remarquable, qu'on ne lâche plus une fois entamé, preuve, s'il en était encore besoin, de son immense talent. Léo Henry naît à Strasbourg en 1979. Il est l'auteur de très nombreuses nouvelles, notamment du cycle consacré à Yirminadingrad, coécrit avec Jacques Mucchielli, et des "Trois livres qu'Absalon Nathan n'écrira jamais", nouvelle parue dans l'anthologie Retour sur l'horizon, aux éditions Denoël, lauréate du Grand Prix de l'imaginaire en 2010. La Panse est son quatrième roman.

    La Panse, Léo Henry, Editions Folio, Collection SF, 2023.

    MOTS CLÉS : Editions Folio | Collection SF | Léo Henry | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Dystopie | Thriller |

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    Hors des décombres du monde : Écologie, Science-Fiction et éthique du futur, Yannick Rumpala

    L’humanité doit-elle se préparer à vivre sur une planète de moins en moins habitable ? Comment adapter l’équipement intellectuel collectif pour éviter cette situation ? Et pourquoi pas en recourant à la science-fiction et à son potentiel imaginaire ? Dans la masse de récits et de représentations qu’elle offre, on peut trouver des ouvertures inspirantes, aidant à réfléchir, éthiquement et politiquement, sur les manières pour une collectivité de prendre en charge les défis écologiques. La science-fiction, au-delà du découragement ou du sursaut de conscience qu’elle est censée susciter, offre à la réflexion, en plus d’un réservoir imaginaire, un support de connaissance qui est susceptible de nous aider à habiter les mondes en préparation. Et à avancer vers une autre éthique du futur… Yannick Rumpala, maître de conférences (HDR) à l’Université de Nice, est membre de l’Equipe de Recherche sur les Mutations de l’Europe et de ses Sociétés (ERMES). Il appartient au comité scientifique de Res Futurae, revue d’études sur la science-fiction. Il a publié notamment Développement durable ou le gouvernement du changement total, Le Bord de l’eau (2010). Il est l’auteur de nombreux articles et a participé à plusieurs ouvrages collectifs.

    Hors des décombres du monde : Écologie, Science-Fiction et éthique du futur, Yannick Rumpala, Editions Champ Vallon, août 2018.

    MOTS CLÉS : Editions Champ Vallon | Yannick Rumpala | Cinéma sur les ruines du futur | Science | Science-Fiction | Etude sur la Science-Fiction | Dystopie | Utopie | Ecologie | Environnement |

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    Les Métropoles Barbares, Guillaume Faburel

    Un manifeste pour lutter contre la barbarie des métropoles ! La métropolisation implique une expansion urbaine incessante et l’accélération des flux et des rythmes de vie. Elle transforme les villes en véritables firmes entrepreneuriales conçues pour peser dans la compétition urbaine planétaire. Ce livre, fruit de vingt-cinq ans de recherche et d’engagement sur le terrain, nous montre comment ces villes génèrent exclusion économique, ségrégation spatiale et souffrance sociale, tout en alimentant la crise écologique. Fers de lance de la start-up nation et pivots de l’organisation territoriale moderne, les métropoles concentrent tous les pouvoirs et dictent leurs lois. Mais l’auteur brosse aussi le portrait d’une nouvelle société qui émerge hors des grandes villes, un possible plus réjouissant, décroissant et fertile. Dépassant la simple analyse critique, ce livre donne à voir la multitude et la force des résistances à l’extension sans fin du capitalisme dans nos vies, loin des métropoles barbares. Guillaume Faburel est professeur en géographie, urbanisme et science politique à l'université Lyon 2 et à l'institut d'études politiques de Lyon. Ses travaux portent sur les enjeux d'environnement, les politiques d'aménagement, leurs effets sociaux, spatiaux et écologiques.

    Les Métropoles Barbares, Guillaume Faburel, Editions le passager clandestin, août 2020.

    MOTS CLÉS : Editions le passager clandestin | Guillaume Faburel | Cinéma sur les ruines du futur | Métropole | Ville | Urbanisation | Mondialisation | Travail | Sociale | Capitalisme |

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    Usines, en bord de Seines : Portrait d'un territoire en mouvement, Marine Simon,Loïc Séron

    L'histoire du territoire ne peut pas être dissociée de la Seine qui a façonné les paysages mais aussi la vie des hommes qui se sont établis le long de ses rives. Le Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande a vocation à préserver la diversité du territoire et à travers le projet de territoire Le Monde du travail initié en 2016, il s'est donné comme ambition de mieux faire connaître l'histoire industrielle locale. Cet ouvrage est né du travail de recherche mené au Parc par Marine Simon, doctorante à l'université de Rouen, et de la collecte de mémoire orale qui en a découlé. Cet ouvrage est aussi le fruit de la réflexion menée avec Mylène Beaufils, directrice du musée industriel de la Corderie Vallois et de la rencontre avec le photographe Loïc Séron qui a arpenté les industries du département pour réaliser l'exposition Portrait du monde ouvrier. Accompagnée d'iconographies anciennes, la première partie de l'ouvrage présente les industries qui ont façonné le territoire entre Duclair et Rives-en-Seine : la clouterie Mustad, les centrales électriques, la Savonnerie et l'Huilerie à Yainville, le chantier naval et la Société de La Mailleraye au Trait, Latham à Caudebec-en-Caux. L'ouvrage donne ensuite la parole à ceux qui ont travaillé dans ces usines, où ils y ont appris un métier et acquis des savoir-faire qu'ils ont transmis aux générations suivantes. Aujourd'hui, la vallée de la Seine est toujours un espace économique dynamique et c'est ce que montrent les photographies de Loïc Séron, qui a exploré Flexi France, Christofle et la REVIMA, ainsi que le site "transformé" de la clouterie Mustad. C'est tout un univers insoupçonné qui s'offre au lecteur. Au coeur du territoire du Parc, ces entreprises participent de l'attractivité du territoire et perpétuent une histoire industrielle centenaire encore très vivante dans la mémoire des habitants.

    Usines, en bord de Seines : Portrait d'un territoire en mouvement, Marine Simon,Loïc Séron, Editions Octopus, novembre 2017.

    MOTS CLÉS : Editions Octopus! | Marine Simon | Loïc Séron | Cinéma sur les ruines du futur | Usines | Fleuve | Axe Seine | Rouen | Havre | Paris | Industrialisation |

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    Face à l'effondrement, militer à l'ombre des catastrophes, Luc Semal

    Un vent de catastrophisme souffle aujourd'hui sur les mobilisations écologistes, et notamment sur sa jeunesse. Parce que nous n'avons pas su nous adapter, l'effondrement à moyen terme de nos sociétés s'est transformé en quasi-certitude. La perspective catastrophiste est loin d'être anodine. Elle fait partie intégrante des théories et des mobilisations écologistes depuis un demi-siècle. Et loin de déboucher nécessairement sur une rhétorique sacrificielle, elle peut constituer un aiguillon démocratique pour aider un collectif à réagencer ses théories, ses pratiques et ses projets politiques dans un sens plus compatible avec la réalité du contexte écologique et matériel qui s'annonce. Elle pourrait enfin permettre aux démocraties modernes de se réinventer par la formulation d'un projet qui, sans renoncer aux idéaux de liberté et d'égalité, prendrait en revanche ses distances avec son imaginaire trop continuiste, dans une forme - à ce jour inexistante - de démocratie post-pétrole et post-croissance.

    Face à l'effondrement, militer à l'ombre des catastrophes, Luc Semal, Editions puf, mars 2019.

    MOTS CLÉS : Editions puf | Luc Semal | Cinéma sur les ruines du futur | Écologie | Politique | Biodiversité | Luttes sociales | Ruines |

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    La perspective du possible : Comment penser ce qui peut nous arriver, et ce que nous pouvons faire, Haud Guéguen, Laurent Jeanpierre

    Le rapport ambivalent que nous entretenons à l'égard du possible est révélateur des difficultés à transformer en profondeur la société. Exalté par le capitalisme sous la forme du potentiel, confondu avec le désirable par ceux qui lui opposent des alternatives, le " possible " n'est, pour la plupart, qu'une chimère, quand il n'est pas le paravent de la destinée. Face à la délimitation et à la préemption des possibles qu'opère tout pouvoir, nous ne pourrons rouvrir l'horizon qu'en portant un autre regard sur les possibilités latentes qu'enferme le réel. Ni prophétie, ni programme, prévision calculée ou utopie de papier, la perspective du possible proposée dans cet ouvrage entend dénaturaliser l'avenir en prenant au sérieux les potentialités du présent. Haud Guéguen et Laurent Jeanpierre renouvellent ainsi une tradition de pensée qui, puisant dans les oeuvres de Marx et de Weber, inspire la sociologie et la théorie critique depuis leurs origines. Ils montrent sa fécondité pour cartographier les possibles avec rigueur et penser stratégiquement la question de leur actualisation. Le dernier siècle a séparé et souvent opposé l'utopie, les sciences de la société, la critique sociale et l'émancipation, pourtant unies chez les socialistes révolutionnaires. Il s'agit de les rassembler à nouveau pour restaurer les conditions de l'espérance. Tel pourrait bien être, aujourd'hui, l'antidote à la fois savant et politique à l'impuissance de la critique et des gauches.

    La perspective du possible : Comment penser ce qui peut nous arriver, et ce que nous pouvons faire, Haud Guéguen, Laurent Jeanpierre, Editions La Découverte, 2022.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Cinéma sur les ruines du futur | Capitalisme | Politique | Utopie | Marx | Weber | Sociale | |

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    Le capital dans la cité, une encyclopédie critique de la ville., Matthieu Adam, Émeline Comby

    Parce qu’il s’est immiscé dans les moindres recoins des sociétés contemporaines, le capitalisme a bouleversé le visage des villes telles que nous les connaissons. Sous son influence, les politiques urbaines sont devenues le véhicule de logiques managériales et financières qui ont conduit à l’explosion des inégalités sociales et spatiales. Reconfigurées selon des critères d’attractivité, les villes sont transformées en objets marketing à valoriser, tandis que leurs populations précarisées semblent vouées à évoluer dans un espace public toujours plus restreint et aseptisé, au fil de ses privatisations successives. Contre une telle tendance, la présente encyclopédie propose des outils essentiels pour comprendre, penser et agir sur les transformations urbaines en cours. Les entrées qui la composent, fruits d’enquêtes menées aux quatre coins du globe, analysent les principaux enjeux auxquels sont confrontées des populations marginalisées à la fois d’un point de vue matériel et dans les processus de décisions qui affectent leur vie quotidienne. Elles dessinent une cartographie inédite de la ville du XXIe siècle, et forment une contribution essentielle à la réappropriation collective de la production de l’espace.

    Le capital dans la cité, une encyclopédie critique de la ville., Matthieu Adam, Émeline Comby, Editions Amsterdam, 2020.

    MOTS CLÉS : Matthieu Adam | Émeline Comby | Editions Amsterdam | Cinéma sur les ruines du futur | Capitalisme | Urbanisation | Ville | Cartographie |

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    Où sont les « gens du voyage » ? Inventaire critique des aires d'accueil, William Acker

    Ce n’est pas un hasard si les plus proches riverains de l’usine Lubrizol, partie en fumée toxique fin septembre 2019 à Rouen, étaient les habitant·es de l’aire d’accueil des « gens du voyage » de Petit-Quevilly. Partout en France, les lieux « d’accueil » attribués aux personnes relevant de cette dénomination administrative se trouvent à l’extérieur des villes, loin de tout service, ou dans des zones industrielles à proximité de diverses sources de nuisances. Constatant l’absence de chiffres opposables aux pouvoirs publics sur l’isolement de ces zones et leur rôle dans les inégalités environnementales, William Acker a décidé de les recenser, département par département. La première partie de cet ouvrage analyse le contexte historique, sociologique et politique de ces communautés et du rapport que l’État entretient avec elles. La seconde partie est l’inventaire exhaustif et cartographié des aires d’accueil. Cet inventaire s’appuie sur des critères précis et factuels comme la distance et la durée de trajet de la mairie à l’aire, la proximité immédiate de zones habitables ou de zones à risque sanitaire ou écologique (centrale nucléaire, déchèterie, usine, station d’épuration, etc.). C’est un travail inédit qui permet de mettre en lumière, d’une part, l’antitsiganisme diffus dans toutes les strates de notre société et, d’autre part, l’encampement moderne de toute une partie de la population invisibilisée de l’espace et du débat publics. Les « gens du voyage » sont en première ligne d’un des grands enjeux de lutte du XXIe siècle : le racisme environnemental.

    Où sont les « gens du voyage » ? Inventaire critique des aires d'accueil, William Acker, Editions du commun, 2021, 448p.

    MOTS CLÉS : William Acker | antitsiganisme | gens du voyage | aires d'accueil | seveso | zones à risque | périphéries | Editions du commun | zones industrielles |

  • AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

    Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Jeudi 12 Octobre 2023 de
    William Acker, à Echelle Inconnue, Où sont les Gens du Voyage ?


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    Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard

    Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe – ourod en est un – les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie: au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques – vivants ou en bocaux – côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore: le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. À l’heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à «l’homme nouveau» et à la «femme de demain»? Pour répondre à cette question, l’auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui.

    Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard, Editions La Baconnière, 2020, 302p.

    MOTS CLÉS : Russie | Annick Morard | espace Russophone | ex URSS | culture soviétique | Monstres | espace post-soviétique | société russe | La Baconnière | Eastern |

  • AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

    Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Jeudi 30 Janvier 2020 de
    Annick Morard, à Echelle Inconnue, Ourod autopsie culturelle des monstres en Russie


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    La verticale de la peur, ordre et allégeance en Russie poutinienne, Gilles Favarel-Garrigues

    L'invasion de l'Ukraine rappelle que la peur est un pilier de la géopolitique poutinienne. Mais son emprise s'exerce aussi à l'intérieur de la société russe, où elle assure l'allégeance au régime de la classe dirigeante et d'une partie de la population. Cet ouvrage met à nu la spirale d'autoritarisme qui, bien au-delà des murs du Kremlin, se déploie à tous les niveaux de la structure sociale. Il montre comment le maintien des élites dans une insécurité permanente cimente l'ordre politique autour d'une improbable " dictature de la loi ", appliquée par des maîtres chanteurs, des professionnels du scandale, des hérauts médiatiques et des juges obéissants. Il analyse la manière dont, au cœur de la société, une incessante demande d'intransigeance à l'égard de menaces agitées en tous sens légitime la surenchère punitive et les initiatives justicières. Il donne enfin à voir le repli sur soi du pays, encouragé par le façonnement aussi politique que médiatique de figures de traîtres et d'ennemis, accusés de saper la puissance russe, voire de subvertir l'ordre moral. Nourri par vingt ans d'enquête, ce livre explore l'ancrage politique et social du poutinisme. Il offre des clés inédites pour comprendre comment un pouvoir aussi délétère perdure et, peut-être aussi, pourquoi il nous sidère.

    La verticale de la peur, ordre et allégeance en Russie poutinienne, Gilles Favarel-Garrigues, Edition la Découverte, Collection Petits cahiers libres, 2023, 240 p.

    MOTS CLÉS : Russie | Gilles Favarel-Garrigues | vigilantisme | auto-justice | société russe | la Découverte | Eastern |

  • AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

    Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Lundi 24 Avril 2023 de
    Gilles Favarel-Garrigues, à Echelle Inconnue, Russie. Le justicier des supermarchés


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    SAUVE QUI PEUT, DEMAIN LA SANTÉ, Sabrina Calvo Elio Possoz Mélanie Fievet Ketty Steward LI-CAM Chloé Chevalier Norbert Merjagnan Lauriane Dufant Lise N. Théodore Koshka Sylvain Palard Raphaël Granier de Cassagnac Benno Maté Tristan Bultiauw Jean-Charles Vidal

    Une sélection de 15 textes sur près de 250 reçus, un recueil qui allie des noms bien connus de la science-fiction à de nouvelles plumes, dans une volonté d’ouvrir les imaginaires autour de ce sujet qui nous concerne toutes et tous. Entre futurs proches et galaxies à des années-lumière de notre XXIe siècle, Demain la santé explore la manière dont politiques de santé, technologies, marchandisation du soin transforment notre rapport au monde et donnent naissance à de nouveaux imaginaires, de nouveaux langages. Comment faire société quand le système de santé broie et exclut ? Peut-on rêver d’un accès aux soins pour toustes et open source ? Et si l’insurrection était la voie vers la démocratie sanitaire, la seule réponse à la violence multidimensionnelle de nos gouvernants ? Et s’il s’agissait avant tout de réinventer notre rapport au vivant, d’aimer un nénufar ou un enfant-chat, de soigner des espèces extraterrestres déracinées, de réinventer, au détour d’une planète aseptisée, le lien qui se crée entre celui qui est soigné et celui qui soigne ? Dans un monde en suspens, sur fond de crise écologique et démocratique, 15 nouvelles de science-fiction explorent les visages à venir ou oubliés du soin et de la santé, comme un nouveau souffle pour nous aider à tenir la distance et nous émanciper de la mécanique froide de la langue officielle. Un thème choisi en 2019, après celui du travail en 2017, pour évoquer les enjeux déjà très forts qui pèsent sur notre système de santé et que la pandémie de 2020 n’a fait hélas que mettre en exergue. À l’heure du confinement, de la distanciation et de la fracture sociale, de la nécessité de penser l’Après, Demain la santé ranime le souffle du combat et invite à repenser le lien qui nous attache à notre environnement intime, social et politique.

    SAUVE QUI PEUT, DEMAIN LA SANTÉ, Sabrina Calvo Elio Possoz Mélanie Fievet Ketty Steward LI-CAM Chloé Chevalier Norbert Merjagnan Lauriane Dufant Lise N. Théodore Koshka Sylvain Palard Raphaël Granier de Cassagnac Benno Maté Tristan Bultiauw Jean-Charles Vidal, Edition la Volte, 2020, 663 p.

    MOTS CLÉS : Recueil de nouvelles | Science Fiction | Santé | La Volte |

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    AU BAL DES ACTIFS. DEMAIN, LE TRAVAIL, Stéphane Beauverger Karim Berrouka Alain Damasio Emmanuel Delporte Catherine Dufour Léo Henry L.L. Kloetzer LI-CAM Luvan Norbert Merjagnan Ketty Steward Sabrina Calvo

    LE TRAVAIL QUI VIENT : thème majeur de nos sociétés occidentales, enjeu canonique des élections présidentielles, première cause de mouvements sociaux lors de la Loi El Khomri et de dossiers dans la presse. Et si la fiction s’en mêlait à son tour ? Entre disparition et retour au plein-emploi, les écrivains de science-fiction prennent parti. Lorsque les éditions La Volte lancent, le 1er mai 2016, en pleine ébullition de « Nuit Debout », l’appel à textes qui conduira au présent recueil, les ambitions levées pour les auteurs sont claires : dans un monde aux mutations espérées et redoutées à la fois, anticiper et projeter les devenirs possibles du Travail. On présageait des utopies positives ; il en émerge des bribes, çà et là. Même si ce sont des textes résolument féroces, sombres parfois, indignés toujours, qui nous percutent de plein fouet. Dîner aux chandelles sur les ruines de la Commune de Paris ; burnout d’un écrivain face aux lois du marché ; jugement constant des uns par les autres sur un faux air de Black Mirror ; uberisation XXL dévorant l’énergie vitale de jeunes actifs sur-diplômés ; trader S.D.F. ; coach à la dérive ; intelligences artificielles séditieuses ; révoltes sociales dans un centre de tri de cercueils… Telle est l’admirable fête du Bal des Actifs, ce marché furieux où chacun se vend, se donne, se perd ou se vole, cette sarabande au bord du gouffre qu’est notre présent. Dans la lignée des ouvrages Ceux qui nous veulent du bien (2010) ou Faites demi-tour dès que possible (2014), La Volte poursuit son exploration de notre actualité restructurée par le prisme de la science-fiction. Douze nouvelles par douze auteurs engagés et reconnus. Parmi eux, les plus grands noms de la S-F francophone. Le tout serti d’une postface signée Sophie Hiet, scénariste de la série au titre évocateur, Trepalium, qui clôt le recueil en une brillante synthèse entremêlant les thématiques explorées aux théories économiques et sociales actuelles. Les auteurs : Stéphane Beauverger, Karim Berrouka, Alain Damasio, Emmanuel Delporte, Catherine Dufour, Léo Henry, L.L. Kloetzer, Li-Cam, luvan, Norbert Merjagnan, Ketty Steward, Sabrina Calvo. La nouvelle Serf-made-man ? Ou la créativité discutable de Nolan Peskine d’Alain Damasio a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire 2018.

    AU BAL DES ACTIFS. DEMAIN, LE TRAVAIL, Stéphane Beauverger Karim Berrouka Alain Damasio Emmanuel Delporte Catherine Dufour Léo Henry L.L. Kloetzer LI-CAM Luvan Norbert Merjagnan Ketty Steward Sabrina Calvo, Edition la Volte, 2017, 614 p.

    MOTS CLÉS : Recueil de nouvelles | Science Fiction | Dystopie | Travail | La Volte |

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    Koinè, ou la conquête du plein, Mélanie Fievet

    Toi aussi, tu as fui. Tu as préféré te lover au centre pour te rapprocher des bords. Tu ne sais plus comment réfléchir la lumière. Ta vie, comme Koinè, est en forme de tore. Construite autour d’une absence. » Oui le capitalisme est mort, la révolution faite, la Terre sauvée. Une petite partie, au moins. Ce qu’on a pu. Aujourd’hui tout le monde jouit d’un bonheur fragile, nourrit de solidarité et de frugalité. Tout le monde ? Au cœur de l’archipel Koinè, il y a pourtant un creux. Une vieille ville abandonnée, comme un grenier pour toutes les architectures du monde, et déserte sauf une étrange pension : hôtel des deuils, des rêves déçus, des colères amères, des gens usés. Dans ces couloirs rôdent de drôles de fantômes. Elpy abandonnée par sa sœur ; læ colérique Aliocha se défoulant dans des simulateurs de XXIe siècle capitaliste ; Soran, le meneur révolutionnaire repenti ; et le réceptionniste désabusé Bob Blaine. Toutes et tous cherchent un abri dans les ruines, où espérer se reconstruire. Mais on vient d’annoncer la nouvelle : sous cette pension du bout du monde un terrible séisme approche. Premier roman de l'auteur de "La Horde du Contrevent", la Zone est un livre de combat contre nos sociétés de contrôle (prix Utopiales européen 2007). Spirales végétales, interstices protecteurs, chants collectifs ou fan-fictions effrénées, Koinè accueille toutes les voix, mais qu'en est-il de celles qui ne veulent plus s'exprimer?

    Koinè, ou la conquête du plein, Mélanie Fievet, Edition la Volte, collection Eutopia, 2024, 116 p.

    MOTS CLÉS : Mélanie Fievet | Roman | Science Fiction | Eutopie | Collection Eutopia | La Volte |

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    La Zone du Dehors, Alain Damasio

    2084. Orwell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Laquelle?? La nôtre.Au cœur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte. Le Dehors est leur pays, subvertir leur seule arme.Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution –?et même au-delà, jusqu’à construire cette vie de partage, rouge, que personne ne pourra plus leur délaver. Premier roman de l'auteur de "La Horde du Contrevent", la Zone est un livre de combat contre nos sociétés de contrôle (prix Utopiales européen 2007).

    La Zone du Dehors, Alain Damasio, Edition la Volte, 2007, 490 p.

    MOTS CLÉS : Alain Damasio | Roman | Science Fiction | Aventure | La Volte |