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Psychologie des foules : un classique de la psychologie sociale, Gustave Le Bon
Psychologie des foules est un livre de Gustave Le Bon paru en 1895. Il s'agit d'un ouvrage de référence concernant la psychologie sociale, dont les théories sont encore discutées aujourd'hui. Ce livre marqua un tournant dans la carrière du célèbre docteur. Gustave Le Bon montre dans cet ouvrage que le comportement d'individus réunis n'est pas le même que lorsque les individus raisonnent de manière isolée - il explique ainsi les comportements irraisonnés des foules. Ce texte est devenu un classique, traduit dans de nombreuses langues. La psychologie des foules est un monument dans le domaine de la psychologie et reste une référence, un socle incontournable, pour toute personne souhaitant comprendre l'âme des foules. Cet ouvrage a servi de base à de nombreux psychanalystes comme Freud dans "Psychologie des foules et analyse du Moi". Gustave Le Bon, né le 7 mai 1841 à Noggen-le-Rotrou et mort le 13 décembre 1931 à Marnes-la-Coquette, est un médecin, anthropologue, psychologue social et sociologue français.
Psychologie des foules : un classique de la psychologie sociale, Gustave Le Bon, Editions SHS, Mars 2023.
MOTS CLÉS : Editions SHS | psychologie | sociale | sociologie | sociologie | collectivité |
Ouvrage disponibleAnarchisme et sciences sociales: Actes du colloque de Lille - mars, Sidonie Verhaeghe
Les sciences sociales n’ont-elles rien à apporter aux anarchistes? ? Peut-être bien, mais on peut mettre à cela plusieurs bémols. Car, dans une société soumise à différents pouvoirs, faire une science de ces pouvoirs, de la manière dont ils s’exercent et des mécanismes sur lesquels ils reposent, peut permettre à la lutte d’être plus efficace. En comprenant comment fonctionnent les institutions, en retraçant leurs origines et en exhumant leurs soubassements cachés, on peut, d’une part, les dénaturaliser et les désacraliser, montrer leur caractère arbitraire, et, d’autre part, donner à celles et ceux qui luttent des outils pour les abattre. De plus, force est de constater que l’incroyance fondamentale dans la sacralité des institutions rassemble anarchistes et scientifiques, les un•es et les autres entendant généralement s’appuyer sur une même conception de la réalité sociale, d’où toute transcendance (religieuse ou non) est absente. Par ailleurs, les anarchistes peuvent avoir un intérêt pour les sciences sociales qui étudient les mécanismes de domination au sein des groupes militants eux-mêmes. En effet, une spécificité des anarchistes, là encore depuis les origines du mouvement, est de considérer que le fait d’être en lutte pour l’émancipation ne prémunit pas contre la reproduction des formes d’oppression à l’intérieur des groupes. La science est alors à double tranchant. D’un côté, elle peut représenter en elle-même un moyen de domination, celui des savants. Et, de l’autre, la science peut aussi jouer un rôle émancipateur au sein de ces groupes, soit parce qu’ils peuvent être des lieux de formation et permettre à tous et toutes d’acquérir des savoirs, soit parce que la connaissance de la « ?micropolitique des groupes? » peut désamorcer les effets de domination qui naissent, même et surtout lorsque les groupes se targuent de ne pas avoir de direction.
Anarchisme et sciences sociales: Actes du colloque de Lille - mars, Sidonie Verhaeghe, Editions Atelier de création libertaire, Mars 2021.
MOTS CLÉS : Editions Atelier de création libertaire | Sidonie Verhaeghe | Anarchisme | Sciences sociales | Politique | Théorie | Politique | Société | Histoire | Sociologie | Radicalisme | Utopie |
Ouvrage disponibleAvis d'Expulsion : Enquête sur l'exploitation de la pauvreté urbaine, Matthew Desmond
Plongée dans le quotidien disloqué de huit foyers des quartiers pauvres de Milwaukee, au Wisconsin, où chaque jour, des dizaines de ménages sont expulsés de leurs maisons. Arleen élève ses garçons avec les 20 dollars qui lui restent pour tout le mois, après avoir payé le loyer. Lamar, amputé des jambes, s'occupe des gamins du quartier en plus d'éduquer ses deux fils. Scott, infirmier devenu toxicomane après une hernie discale, vit dans un mobile home insalubre. Tous sont pris dans l'engrenage de l'endettement et leur sort est entre les mains de leurs propriétaires, que l'on suit aussi au fil du récit. Fruit de longues années de terrain, ce livre montre comment la dégradation des politiques du logement et la déréglementation du marché de l'immobilier fabriquent et entretiennent l'endettement chronique et la pauvreté, une violente épidémie qui s'avère très rentable pour certains et qui frappe surtout les plus vulnérables, en l'occurrence les femmes noires. Ouvrage magistral et captivant qui offre un regard précis et juste sur la pauvreté et un implacable plaidoyer pour le droit à un habitat digne pour tous. Sociologue américain, Matthew Desmond enseigne à la Princeton University. Ses recherches portent sur la pauvreté aux États-Unis, la vie urbaine, les politiques publiques et les inégalités raciales. Il a crée le Eviction Lab, un observatoire des expulsions locatives aux États-Unis et de leur impact sur la pauvreté dans le pays. Avis d'expulsion lui a valu le prix Pullitzer de l'essai en 2017.
Avis d'Expulsion : Enquête sur l'exploitation de la pauvreté urbaine, Matthew Desmond, Editions Lux Editeur, Septembre 2019.
MOTS CLÉS : Editions Lux Editeur | Matthew Desmond | Expulsions | Pauvreté | Droit | Logement | Inégalités | Immobilier | États-Unis | Milwaukee | Sociologie | Politique | Ségrégation |
Ouvrage disponibleMatières narratives: Concevoir la ville par le récit, Laurent Matthey Simon Gaberell Elena Cogato Lanza
La question du récit en aménagement et urbanisme donne lieu, depuis plusieurs décennies, à une activité scientifique, éditoriale et professionnelle soutenue. À travers diverses études de cas, réflexions théoriques et expérimentations méthodologiques, cet ouvrage propose une cartographie de l’extraordinaire diversité des travaux placés sous le signe du narratif. Il s’attache à identifier les grandes actions – faire parler, transformer, comprendre ou rendre sensible – dont le récit est l’opérateur, de manière à esquisser les contours d’une approche globalement cohérente de l’espace habité, de son analyse, de sa planification et de son projet. Contributions de Pascal Amphoux, Nathalie Audas, Karine Basset, Dolorès Bertrais, Laure Brayer, Éric Chauvier, Elena Cogato Lanza, Louis Drompt, Yankel Fijalkow, Simon Gaberell, Marc Higgin, Isabelle Kloepper, Olivier Labussière, Sébastien Lambelet, Lise Landrin, Mathilde C. Loiselle, Laurent Matthey, Yves Monnier, Camille Mortelette, Nicole Peccoud, Rachel Thomas et Pieter Uyttenhove.
Matières narratives: Concevoir la ville par le récit, Laurent Matthey Simon Gaberell Elena Cogato Lanza, Editions Métis Presses, Mars 2025.
MOTS CLÉS : Editions Métis Presses | Laurent Matthey | Simon Gaberell | Elena Cogato Lanza | Urbanisme | Ville | Architecture | Histoire | Géographie | Imaginaire | Espace public | Sociologie | Cartographie | Langage |
Ouvrage disponiblePouvoirs urbains : Ville, Politique et Globalisation, Christian Lefèvre Gilles Pinson
Plus de la moitié des habitants de la planète vit désormais dans les villes. L’urbain est devenu le cadre dominant des pratiques et des relations sociales, mais aussi l’écosystème où s’épanouit le capitalisme globalisé. La ville s’est ainsi imposée comme une échelle clé pour comprendre et agir sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de notre temps. Les acteurs urbains, qu’ils soient élus, bureaucrates, acteurs économiques, professionnels de la ville ou chercheurs, s’efforcent de donner sens aux transformations qui travaillent les villes et d’y répondre à coup d’innovations politiques, économiques et sociales. Espace d’innovation, l’urbain est aussi devenu objet de controverses tout à la fois scientifiques et politiques. Cet ouvrage dresse un bilan critique de ces débats en s’attardant sur cinq controverses : l’urbanisation généralisée, les rapports entre milieux urbains et capitalisme, les relations entre les villes et les États, la distribution du pouvoir dans la ville et la démocratie urbaine, la gouvernance des espaces métropolitains. Christian Lefèvre est professeur à l'École d'urbanisme de Paris (université Gustave Eiffel). Chercheur au Laboratoire Techniques, Territoires, Sociétés (LATTS), ses travaux portent sur la gouvernance des métropoles mondiales. Il est notamment l'auteur de Paris, Métropole introuvable, le défi de la globalisation (PUF, 2017). Gilles Pinson est professeur de science politique à Sciences Po Bordeaux, ou il dirige le master "Stratégies et gouvernance métropolitaines". Chercheur au Centre Émile Durkheim et responsable scientifique du Forum urbain de Bordeaux, il est notamment l'auteur de La ville néolibérale (PUF, 2020).
Pouvoirs urbains : Ville, Politique et Globalisation, Christian Lefèvre Gilles Pinson, Editions Armand Colin, 2020.
MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Christian Lefèvre | Gilles Pinson | Ville | Urbanisme | Politique | Capitalisme | Gouvernance | État | Pouvoir | Démocratie | Sociologie | Géographie | Métropole | Environnement |
Ouvrage disponibleLes cagots, Benoît Cursente
Ce livre a été conçu comme la mise en oeuvre méthodique de la documentation concernant les cagots entre Èbre et Garonne, du Moyen Âge au XXe siècle, et non comme une quête des origines de cette "race maudite", de son "secret" ou de ses "mystères". En résulte une vision de l'histoire de cette minorité d'exclus toute en mouvement et en contrastes, éloignée es stéréotypes habituels. Les cagots furent toujours discriminés, mais appréciés comme prestataires de "service spéciaux", avant d'être accablés de haine et de mépris. Une population de pauvres, mais pourvue d'élites dynamiques. Une minorité qui, tour à tour, assuma sa condition, la combattit et, enfin, s'y résigna en aspirant à l'oubli. Les cagots s'avèrent être le côté obscur des communautés de "voisins" qui ont longtemps dominé la société de la Gascogne et de la Navarre. Se fait jour une façon de poser autrement la question de leur genèse et la possibilité de jeter quelques passerelles avec d'autres minorités discriminées, telles les caquins bretons ou les burakumin japonais.
Les cagots, Benoît Cursente, Editions Cairn, 2018.
MOTS CLÉS : Editions Cairn | Benoît Cursente | Cagots | Racisme | Ségrégation | Sociale | Histoire | Ethnologie | Sociologie | Inégalités |
Ouvrage disponibleLa Ville, Michel Wieviorka Collectif
Plus d'un humain sur deux vit en ville aujourd'hui et, souvent, ceux qui vivent à la campagne adoptent des comportements qui sont ceux des urbains. Cependant, partout dans le monde la ville est en débat et, avec elle, toutes les grandes questions du moment - économiques, sociales, culturelles, politiques et géopolitiques. Parler de la ville, c'est réfléchir à notre rapport à la nature, aux conditions matérielles d'existence de ceux qui y vivent ou y travaillent, aux phénomènes migratoires, à la mobilité des individus ; c'est également s'interroger sur la démocratie et la façon dont l'espace urbain est géré, programmé, transformé, et dont il répond aux attentes et aux besoins de la population, ne serait-ce qu'en matière de logement. La ville, ici et ailleurs, est au coeur d'une mutation générale, et s'il faut la repenser, c'est parce qu'elle est le lieu et la forme de changements considérables, le lieu de l'ambivalence, des tendances ou des jeux contradictoires. C'est pourquoi elle fascine. Avec, notamment, les contributions de : Jean Baubérot, Pascal Dibie, Maurice Garden, Philippe Gervais-Lambony, Frédéric Gilli, Anne Gotman, Farhad Khosrokhavar, Hervé Le Bras, Jacques Lévy, Pascal Perrineau, Jean-Luc Pinol, Henri Rey, Alain Schnapp, Sophie Schwerter, Joseph Tonda.
La Ville, Michel Wieviorka Collectif, Editions Sciences Humaines, Juin 2011.
MOTS CLÉS : Editions Sciences Humaines | Michel Wieviorka | Architecture | Ville | Sociologie | Sociale | Urbanisme | Démographie | Logement | Géopolitique | Politique | Inégalités | Migration | Espace public | Culture |
Ouvrage disponibleTRANS-LOCAL-ACT. Cultural Practices Within and Across, Doina Petrescu Constantin Petcou Nishat Awan
Ce livre rassemble une série de réflexions et de pratiques autour des questions de production culturelle locale et trans-locale occasionnées lors d’un projet de réseau collaboratif traversant différents contextes européens : Rhyzom (www.rhyzom.net). Toutes ces cultures sont intrinsèquement reliées à des aspects politiques, économiques, sociaux et matériels, mais également à des temporalités spécifiques, des spatialités, des histoires et des expériences individuelles et collectives. Ce livre est une tentative de créer des liens transversaux et des connexions à travers des cadrages locaux différents et de saisir les principes de la nature dynamique et complexe des notions de “local” et de “culture” à travers de multiples formes de pratiques, qui apportent des réponses à la condition critique de la culture dans la société contemporaine. Il traite des relations entre le “local” et le “trans-local”, le “lieu” et la “culture”, les questions de conflits et de contestation, le commun et la communauté, les institutions et les actions. Ce livre a été écrit par des architectes, des artistes, des activistes, des travailleurs culturels, des éducateurs, des sociologues habitant dans différentes zones rurales et urbaines en Europe. Il est adressé à quiconque se sent concerné par les relations entre culture, subjectivité, espace et politique aujourd’hui.
TRANS-LOCAL-ACT. Cultural Practices Within and Across, Doina Petrescu Constantin Petcou Nishat Awan, Editions aaa/peprav, Janvier 2010.
MOTS CLÉS : Editions aaa/peprav | Doina Petrescu | Constantin Petcou | Nishat Awan | Culture | Éducation | Local | Art | Sociologie | Géographie | Cartographie | Urbain | Urbanisme | Activisme | Institutions | Collectif | Écologie |
Ouvrage disponibleCaptures, Marc Bernardot
Depuis quelques décennies, le contrôle des frontières et de l'accès à la citoyenneté a été considérablement renforcé en Europe et ailleurs. Alors même que se poursuit et s'accélère un puissant processus de globalisation, les mobilités humaines sont pour partie entravées. Cet ouvrage propose d'interpréter, à la lumière des anciennes guerres de capture d'esclaves, les dispositifs antimigratoires et d'analyser l'émergence de la figure du " sans-papiers " ou du " clandestin " qui n'est en fait qu'un étranger privé de ses droits. Ce modèle permet de résoudre la double contradiction apparente, d'une part entre les besoins avérés de main-d'oeuvre des pays occidentaux et ces politiques et, d'autre part, entre les fondements humanistes des démocraties et le recours à l'internement et à l'expulsion de civils. Marc Bernardot est professeur de sociologie à l'université du Havre. Il est membre du laboratoire CIRTAI et coanime l'équipe éditoriale du réseau TERRA. Spécialiste de sociologie historique de l'État et de l'espace, il travaille actuellement sur les politiques antimigratoires. Il est l'auteur de deux ouvrages de référence sur les institutions de gestion des migrations en France, Camps d'étrangers et Loger les immigrés. La Sonacotra 1956-2006, publiés aux éditions du Croquant en 2008.
Captures, Marc Bernardot, Editions du Croquant, Novembre 2012.
MOTS CLÉS : Editions du Croquant | Marc Bernardot | Immigration | Migration | Liberté | Frontières | Inégalités | Géographie | Politique | Capital | Économie | Commerce |
Ouvrage disponibleParagéographie : Voir le monde en géographe, sans que le monde y prenne garde., Laurent Matthey
Les études littéraires disposent d'une catégorie qui leur permet de rendre compte des textes au statut incertain, disposant de quelques-unes des caractéristiques de la littérature : la paralittérature. Or, s'il existe une paralittérature, pourquoi ne pas postuler l'existence d'une paragéographie ? Celle-ci serait composée de productions qui, véhiculant un savoir géographique, ne sont pas dotées des attributs formels susceptibles de les faire accréditer comme relevant des sciences géographiques. On y trouverait des fictions géographiques, des écrits journalistiques, des jeux-vidéo, des bandes dessinées, des récits de voyage, des textes littéraires... reposant sur ou proposant une théorie plus ou moins explicite de l'espace des sociétés. J'ai cherché les traces de cette paragéographie dans l'oeuvre d'un auteur majeur du XXe siècle, Pier Paolo Pasolini. Laurent Matthey enseigne la géographie urbaine et l'histoire de l'urbanisme à l'Université de Genève. Ses publications portent sur les nouvelles modalités de l'urbanisme, la transformation de l'action urbaine et la production des paysages urbains.
Paragéographie : Voir le monde en géographe, sans que le monde y prenne garde., Laurent Matthey, Editions A.Type, Novembre 2018.
MOTS CLÉS : Editions A.Type | Laurent Matthey | Géographie | Cartographie | Urbanisme | Culture | Sciences | Études | Production | Sociologie | Sociale |
Ouvrage disponibleVilles et toxicomanies : De la connaissance à la prévention, Michel Joubert Pilar Giraux-Arcella Chantal Mougin
Qu'il s'agisse de l'héroïne, du crack ou des drogues de synthèse, les interdits ont longtemps empêché de comprendre les raisons, les conditions, les contextes de leur consommation. Du coup, les actions de prévention ont souvent manqué leur cible, ne touchant que les personnes déjà "prévenues". Dans cet ouvrage, les auteurs s'attachent à analyser les logiques de consommation de drogues illicites dans les grandes villes, en tenant compte de la spécificité des contextes urbains, sociaux et culturels (grandes villes de la France métropolitaine, Guadeloupe, New York, Londres, Charleroi...). A contre-pied des idéologies de la prévention lourdement connotées (hygiénisme, contrôle social, prohibitionnisme), les références, les connaissances et les expériences sont ici actualisées dans la confrontation des réflexions de sociologues, d'ethnologues et d'intervenants de terrain, qu'ils travaillent à la "réduction des risques", ou mènent des actions locales de prévention ou des projets plus ciblés. Ce travail de fond qui devrait faire référence a pour objectif de mieux comprendre le sens et les enjeux de ces conduites à risques, ceux des politiques publiques mises en oeuvre mais aussi l'évolution des pratiques des intervenants sociaux pour faciliter le développement de stratégies d'actions préventives plus adaptées.
Villes et toxicomanies : De la connaissance à la prévention, Michel Joubert Pilar Giraux-Arcella Chantal Mougin, Editions Eres, Mars 2005.
MOTS CLÉS : Editions Eres | Michel Joubert | Pilar Giraux-Arcella | Chantal Mougin | Ville | Toxicomanie | Drogues | Trafique | Héroïne | Crack | Consommation | Préventio | Santé publique | Sociologie |
Ouvrage disponibleUne révolte en gilet jaune, Rouen dans la rue
Le déclin des systèmes politiques génère et continuera de générer sont lot de révoltes. Moins idéologiques, moins arrogants, plus désordonnées, plus éclatées que par le passé, elles présagent un tout autre monde. Le peuple des ronds-points est l'une de ses émanations. Il est celui qui, à partir d'un presque rien, a retrouvé ses moyens, son sens et par là même la capacité de s'émouvoir. Il garde aujourd'hui dans son cœur, les braises qui le firent naître.
Une révolte en gilet jaune, Rouen dans la rue, Éditions Rouen dans la rue, Novembre 2019.
MOTS CLÉS : Éditions Rouen dans la rue | Rouen dans la rue | France | Rouen | Histoire | Politique | Sociologie | Économie | Manifestation | Gilets jaunes | Protestation | Révolte | Démocratie |
Ouvrage disponibleEmanciper le travail: Entretiens avec Patrick Zech, Bernard Friot
Le modèle capitaliste du travail conduit à notre perte: il est urgent de prendre la mesure des dynamiques porteuses d'émancipation. Bernard Friot, dans ces entretiens, décrit le conflit social depuis 1945 comme un affrontement entre deux façons contradictoires d'attribuer une valeur économique au travail. Pour le capital, seul un travail soumis aux propriétaires lucratifs et au marché du travail produit de la valeur. Mais les luttes syndicales et les initiatives populaires ont institué au contraire, grâce à la socialisation du salaire, une reconnaissance du travail tout autre, fondée sur le salaire à vie, sur la propriété d'usage des entreprises par les salariés. sur un investissement libéré des prêteurs. sur une autre mesure de la valeur que le temps. Cet ouvrage nous montre comment nous inventons, depuis plus de soixante ans. un travail libéré de l'emprise capitaliste. Nos entretiens sont l'occasion de présenter simplement cette analyse, de répondre aux objections et de proposer une démarche d'émancipation concrète. Il m'a semblé important, à moi qui ai vécu avec tant d'autres dans ma chair la maltraitance de l'emploi et du chômage. de contribuer à cet ouvrage de combat. Nous pouvons sauver notre peau. Patrick Zech Fidèle à sa ligne marxienne et anarchiste, il arrache l'émancipation aux fausses problématiques "sociétales" en vogue pour lui redonner toute sa profondeur progressiste et révolutionnaire. Jean-Pierre Garnier est sociologue et urbaniste.
Emanciper le travail: Entretiens avec Patrick Zech, Bernard Friot, Editions La Dispute, Août 2014.
MOTS CLÉS : Editions La Dispute | Bernard Friot | Société | Révolution | Marxisme | Anarchisme | Critique | Sociale | Politique | Utopie | Philosophie | Sociologie | Prolétariat | Militantisme |
Ouvrage disponibleLimay, les racines du futur : La belle histoire du renouveau municipal, Maurice Quettier
En trente ans, Limay est passée de la somnolente vie d'une paisible bourgade rurale à l'activité d'une agglomération urbaine de 15 672 habitants. C'est cette aventure, engagée en 1959 avec l'élection d'une liste du "Renouveau municipal", que retrace Maurice Quettier. Pierre après pierre, chacun peut ainsi suivre l'essor d'une ville attachante. Aventure humaine, la croissance de Limay a en permanence associé tous les partenaires locaux, en premier lieu les citoyens. Récit d'histoire vivante, ce livre met en lumières les débats qui ont nourri les racines d'un développement préservant l'équilibre urbain et la qualité de vie pour les générations futures. Maurice Quettier, instituteur de formation, participe depuis plus de trente ans à la vie de Limay dont il fut maire de 1977 à 1995.
Limay, les racines du futur : La belle histoire du renouveau municipal, Maurice Quettier, Editions Sociales, Septembre 1999.
MOTS CLÉS : Editions Sociales | Maurice Quettier | Normandie | Yvelines | Limay | Ville | Architecture | Urbanisme | Politique | Sociologie | Municipalité | Maire | Communes | Gouvernement |
Ouvrage disponibleLes chemins égarés: Géographie sociale des lieux de sexualité entre hommes, Mathieu Riboulet Laurent Gaissad Amélie Landry
Des lieux de rencontres sexuelles, on en trouve partout mais pas n'importe où. Situés en marge des villes (zones industrielles, sous-bois, aires d'autoroutes...), leur localisation échappe au regard des non-initiés. Les Chemins égarés est une réflexion d'Amélie Landry sur ces espaces autonomes où s'exercent des désirs d'expériences libres entre hommes de tous âges et horizons. Amélie Landry emprunte une forme d'investigation inspirée des sciences sociales où se mêlent photographies de paysages, portraits en situation, cartographies, paroles d'usagers. Cette enquête d'Amélie Landry, que l'écrivain Mathieu Riboulet et le sociologue Laurent Gaissad accompagnent d'un texte, constitue un témoignage unique sur le basculement d'une époque, sur un rapport minoritaire à la sexualité et au monde qui apparaît comme une forme de résistance.
Les chemins égarés: Géographie sociale des lieux de sexualité entre hommes, Mathieu Riboulet Laurent Gaissad Amélie Landry, Editions Le Bec en l'air, Février 2017.
MOTS CLÉS : Editions Le Bec en l'air | Mathieu Riboulet | Laurent Gaissad | Amélie Landry | Ville | Urbain | Géographie | Photographie | Cartographie | Sociologie | Sexualité | Homosexualité | LGBTQIA+ | Queer | Rencontre |
Ouvrage disponibleLibres d’obéir: Le management, du nazisme à aujourd'hui, Johann Chapoutot
Reinhard Höhn (1904-2000) est l'archétype de l'intellectuel technocrate au service du III? Reich. Juriste, il se distingue par la radicalité de ses réflexions sur la progressive disparition de l'État au profit de la "communauté" définie par la race et son "espace vital". Brillant fonctionnaire de la SS - il termine la guerre comme Oberführer (général) -, il nourrit la réflexion nazie sur l'adaptation des institutions au Grand Reich à venir - quelles structures et quelles réformes ? Revenu à la vie civile, il crée bientôt à Bad Harzburg un institut de formation au management qui accueille au fil des décennies l'élite économique et patronale de la République fédérale : quelque 600 000 cadres issus des principales sociétés allemandes, sans compter 100 000 inscrits en formation à distance, y ont appris, grâce à ses séminaires et à ses nombreux manuels à succès, la gestion des hommes. Ou plus exactement l'organisation hiérarchique du travail par définition d'objectifs, le producteur, pour y parvenir, demeurant libre de choisir les moyens à appliquer. Ce qui fut très exactement la politique du Reich pour se réarmer, affamer les populations slaves des territoires de l'Est, exterminer les Juifs. Passé les années 1980, d'autres modèles prendront la relève (le japonais, par exemple, moins hiérarchisé). Mais le nazisme aura été un grand moment managérial et une des matrices du management moderne.
Libres d’obéir: Le management, du nazisme à aujourd'hui, Johann Chapoutot, Editions GALLIMARD, Janvier 2020.
MOTS CLÉS : Editions GALLIMARD | Johann Chapoutot | Nazisme | Culture | Idéologie | Politique | Histoire | Sociologie | Fascisme | Moralité | Management | Technocratie | Höhn | Productivité | Propagande |
Ouvrage disponibleLa révolution culturelle nazie, Johann Chapoutot
Pour les nazis, la "culture" était à l'origine la simple transcription de la nature : on révérait les arbres et les cours d'eau, on s'accouplait, se nourrissait et se battait comme tous les autres animaux, on défendait sa horde et elle seule. La dénaturation est intervenue quand les Sémites se sont installés en Grèce, quand l'évangélisation a introduit le judéo-christianisme, puis quand la Révolution française a parachevé ces constructions idéologiques absurdes (égalité, compassion, abstraction du droit...). Pour sauver la race nordique-germanique, il fallait opérer une "révolution culturelle", retrouver le mode d'être des Anciens et faire à nouveau coïncider culture et nature. C'est en refondant ainsi le droit et la morale que l'homme germanique a cru pouvoir agir conformément à ce que commandait sa survie. Grâce à la réécriture du droit et de la morale, il devenait légal et moral de frapper et de tuer. Avec ce recueil d'études, Johann Chapoutot parachève et relie le projet de deux de ses livres précédents, Le National-socialisme et l'Antiquité (2008) et La Loi du sang : penser et agir en nazi (2014). En approfondissant des points particuliers, comme la lecture du stoïcisme et de Platon sous le III? Reich, l'usage de Kant et de son impératif catégorique ou la réception en Allemagne du droit romain, il montre comment s'est opérée la réécriture de l'histoire de l'Occident et par quels canaux de telles idées sont parvenues aux acteurs des crimes nazis.
La révolution culturelle nazie, Johann Chapoutot, Editions GALLIMARD, Janvier 2017.
MOTS CLÉS : Editions GALLIMARD | Johann Chapoutot | Nazisme | Culture | Révolution | Biopolitique | Idéologie | Politique | Histoire | Sociologie | Fascisme | Moralité | Stoïcisme | Platonisme | Occident | Propagande |
Ouvrage disponibleDes souris dans un labyrinthe: Décrypter les ruses et manipulations de nos espaces quotidiens, Elisabeth Pélegrin-Genel
Du bureau de poste au McDo et du bureau tout court au centre commercial, de l'open-sapace au parc de loisirs, en passant par les ronds-points, un brillant décryptage des innombrables contraintes spatiales qui nous oppressent, parfois à notre insu. Quand on va au MacDo, a-t-on conscience de faire la queue pour obliger le personnel à travailler plus vite ? Que les cuisines ouvertes permettent aux clients d'assurer la surveillance ? En se promenant dans des lieux apparemment banals, on peut décrypter les mises en scène, observer les usages que l'organisation des espaces encourage ou interdit, décoder les incitations à nous comporter de telle ou telle façon. Dans ce livre décoiffant, l'auteure s'intéresse aux " lieux communs " (restaurants, poste), aux espaces de la mobilité (routes, ronds-points), aux " bulles " dupliquées à l'infini, accessibles presque exclusivement en voiture (zones commerciales, lotissements). Elle s'intéresse au brouillage des repères entre ville et campagne, à la fabrication des univers enchantés clos sur eux-mêmes (du grand magasin aux boutiques, des parcs de loisirs aux villages de vacances), dont l'objectif est d'étourdir le consommateur. Elle se penche sur la passion de la transparence dont découlent de nouveaux modes de contrôle. C'est un véritable manuel du savoir regarder qu'elle nous propose.
Des souris dans un labyrinthe: Décrypter les ruses et manipulations de nos espaces quotidiens, Elisabeth Pélegrin-Genel, Editions La Découverte, Octobre 2012.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Elisabeth Pélegrin-Genel | Art | Architecture | Habitat | Entreprise | Bureaux | Espaces de Travail | Organisation | Management | Productivité | Travail | Aménagement | Hiérarchie | Sociologie |
Ouvrage disponibleLieux communs N°12 : L'altérité, entre condition urbaine et condition du monde, Lieux Communs : Les Cahiers du LAUA
Comment concevoir et éprouver l'altérité dans les espaces urbains contemporains ? Comment se manifestent des constructions composites d'identités mais aussi comment les acteurs publics et de la "société civile" les promeuvent ou les orientent ? Ces questions sont au cœur du dossier de ce numéro de la revue qui a choisi d'aborder la question de l'altérité au croisement de deux lignes d'influence : l'urbain et le monde. Cette entrée permet de questionner, via des terrains aussi variés que des associations de migrants, des hôtels meublés parisiens, les espaces publics du quartier Barbès à Paris, les sociabilités observables à Miami ou encore un fragment spatial d'Ulaan-Baatar, les enjeux et de grés de réalité du cosmopolitisme, de l'orchestration de la diversité urbaine, des regards que l'on porte sur les multitudes. Principalement d'ordre géographique, sociologique et anthropologique, les textes comportent tous une dimension descriptive, qualité décisive pour entrer en cette difficile matière. Le questionnement est aussi le fait d'artistes, photographes ou plasticiens, qui parviennent ici à exprimer l'enchevêtrement des conditions urbaines et du monde. L'ensemble des notes de lecture ici regroupées est directement en lien avec la thématique du numéro.
Lieux communs N°12 : L'altérité, entre condition urbaine et condition du monde, Lieux Communs : Les Cahiers du LAUA, Editions Lieux communs, 2009.
MOTS CLÉS : Editions Archipresse éditions | L'architecture d'aujourd"hui | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Altérité | Diversité | Identité | Cosmopolitisme | Sociabilités | Migration | Communautés | Anthropologie | Sociologie | Mondialisation | Racisme |
Ouvrage disponibleAfrocritique: Essai sur l'infrapolitique des luttes noires, Aymar Nyenyezi Bisoka
Ce livre étudie les luttes de groupes de Noirs qui se battent pour leur dignité. Il examine le rôle déterminant joué par ces femmes et ces hommes noirs qui prennent soin des combattants, des blessés mais aussi des morts. Dans certaines situations, cette prise en charge de vies précaires et des corps sans vie peut produire des effets pervers : l’affolement, le chaos, voire l’extermination. Cependant, dans d’autres circonstances, elle peut sauver des vies, induire les bases d’une réorganisation de l’existence noire et contenir, par conséquent, les fragments d’un monde autre à venir pour lequel se battent ces subalternes. L’un des principaux facteurs de réorganisation de la vie, qui ressort de ces actes de soin, est la prise en charge de vies humaines, indépendamment de toute allusion au droit moderne et à l’appartenance sociopolitique. Comme si, prendre en charge véritablement la vie noire impliquait nécessairement la destruction de l’idée même de communauté politique au sens euro-occidental du terme. L’ouvrage propose de lier cet appel en faveur de la destruction de la communauté politique fondée sur le droit moderne, à l’appel à la destruction du monde blanc qui a marqué le long tournant induit par des Noirs d’Afrique et de ses diasporas, dans les pensées critiques du début du siècle dernier. C’est précisément dans cet appel que ce livre situe l’infrapolitique des luttes noires. L’ouvrage se construit autour de ce projet, en rassemblant sous le vocable de tradition afrocritique un certain nombre de travaux d’auteurs d’Afrique et de ses diasporas qui, depuis un siècle, se sont intéressés aux relations entre modernité euro-occidentale, violence raciale et dignité noire dans le monde colonial et postcolonial. Aymar Nyenyezi Bisoka est professeur à l’Université de Mons, en Belgique. Docteur en sciences politiques et sociales, il travaille sur les dynamiques de pouvoir et de résistance, avec des recherches approfondies en Afrique des Grands Lacs. Il possède une expertise considérable en coopération internationale et mouvement associatifs. Ses travaux actuels se concentrent sur l’élargissement de la tradition afrocritique dans les sciences sociales, en s’appuyant sur divers terrains en Afrique, en Europe et au Canada.
Afrocritique: Essai sur l'infrapolitique des luttes noires, Aymar Nyenyezi Bisoka, Editions ETEROTOPIA, février 2025.
MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Aymar Nyenyezi Bisoka | Afrocritique | Philosophie | Sociologie | Antiracisme | Racisme | Dignité | Infrapolitique | Politique | Colonialisme | Diaspora | Afrique |
Ouvrage disponibleL’oeil hanté: L'art en alerte 1919-1983, Lucia Sagradini Anne Querrien
Considérer la puissance des images tout en cherchant à échapper à leur pouvoir, à l’asservissement tant de l’image que de celui ou de celle qui regarde. Toujours chercher, alerte, la dimension subversive des images. Tel est le sujet de cet essai. Regarder implique l’action de saisir l’image et de sortir de la passivité et de la contemplation, mêlant nos histoires, savoirs, et mêmes nos ignorances, pour donner un sens. Dans un monde où les modes virtuels construisent et appuient les fantasmagories du capitalisme, et où les images, leurs flux, participent activement à accroître la passivité des êtres, l’atonie, la peur et l’aliénation, la possibilité de comprendre que le regard est une action politique devient essentielle. Le regard comme une puissance agissante – premier pas vers l’émancipation. L’attachement de Walter Benjamin aux images et à leur saisissement, dans une période de basculement, en dit long sur la vivacité du danger. Walter Benjamin pense que les images dialectiques renferment des expériences de liberté actualisables. Ces images reposent sur des formes venues du passé. L’espace du regard est bien celui d’une lutte politique. L’ordre du monde et la capacité de le bouleverser se tiennent « telles la fleur et l’ortie sur la même prairie… » comme le disait Victor Klemperer. Dans le passé se tiennent les sources et ressources de nos gestes futurs. L’œil hanté porte cette dimension de futur antérieur. Lucia Sagradini est Docteur en sociologie de l’art et de la culture, professeure d’histoire de l’art et de théorie à l’ESAD des Pyrénées depuis 2017. Rédactrice en chef de Variations – revue internationale de théorie critique, elle poursuit un travail de longue haleine en différentes directions : écriture d’articles sur des pratiques artistiques actuelles, et sur les enjeux conceptuels contemporains ; réalisation d’Icônes pour Multitudes ; présentations d’expositions ou de catalogues ; traductions vers différentes langues : Martha Rosler, Gerd Arntz, John Holloway, Gregorio F. Baremblitt etc..
L’oeil hanté: L'art en alerte 1919-1983, Lucia Sagradini Anne Querrien, Editions ETEROTOPIA, mars 2025.
MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Lucia Sagradini | Philosophie | Historique | Politique | Sociologie | Avantgarde | Surréalisme | Symbolisme | Émancipation |
Ouvrage disponibleHabiter le point de fixation: Contre l'abandon, Anna-Louise Milne
L’Europe, aujourd’hui, est constellée de points d’abandon où, paradoxalement, se joue l’avenir du continent. Ce sont les arrière-cours des gares internationales, les landes autour des ports, les refuges et hangars des villes frontalières. Ils sont la face cachée des plateformes centralisées des politiques migratoires européennes qui prônent l’efficacité et produisent l’attente, l’errance, l’illégalité, et le désespoir. Le point de fixation est le revers du hot spot, sa contradiction racisée, fantasmée, antagoniste. Il est aussi l’expression du besoin et du droit de se fixer quelque part, de forger des attaches, de cultiver un sentiment d’appartenance. Lieu de dernier recours, peut-être, et prémisse de nouvelles formes d’organisation, le point de fixation est une concentration de fugitivité et d’intransigeance, de stratégies de contournement et de refus de disparaître. Il en résulte des méthodes de coopération et de concertation entre des populations sédentaires et hyper mobiles, sociologiquement très diverses, là où les autorités ne pointent qu’inertie ou pathologie. Ni une occupation au sens traditionnel, ni un mouvement social, le point de fixation est un prisme sur de nouvelles configurations de lutte et de désobéissance, réunissant des trajectoires très disparates autour de priorités sans « programme », dans la durée, en prise avec la conflictualité et la quotidienneté de l’espace urbain. C’est pourquoi ce livre se propose d’« habiter le point de fixation » : comme un projet d’exploration, d’écoute, de participation, d’incorporation, de continuation, de théorisation aussi, engagé lucidement, mais activement, depuis un des points de fixation les plus enracinés et les plus puissants du paysage actuel, La Chapelle, à Paris, en l’inscrivant dans une constellation transnationale et transversale.
Habiter le point de fixation: Contre l'abandon, Anna-Louise Milne, Editions ETEROTOPIA, mai 2025.
MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Anna-Louise Milne | Urbanisme | Sociologie | Migration | Solidarité | Politique | Territoire | Précarité | Habitat |
Ouvrage disponibleContre la résilience: A Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault
Funeste chimère promue au rang de technique thérapeutique face aux désastres en cours et à venir, la résilience érige leurs victimes en cogestionnaires de la dévastation. Ses prescripteurs en appellent même à une catastrophe dont les dégâts nourrissent notre aptitude à les dépasser. C’est pourquoi, désormais, dernier obstacle à l’accommodation intégrale, l’«?élément humain?» encombre. Tout concourt à le transformer en une matière malléable, capable de «?rebondir?» à chaque embûche, de faire de sa destruction une source de reconstruction et de son malheur l’origine de son bonheur, l’assujettissant ainsi à sa condition de survivant. À la fois idéologie de l’adaptation et technologie du consentement à la réalité existante, aussi désastreuse soit-elle, la résilience constitue l’une des nombreuses impostures solutionnistes à la critique de laquelle cet essai, fruit d’un travail théorique et d’une enquête approfondie menés durant les dix années qui ont suivi l’accident nucléaire de Fukushima, entend prendre part. La résilience est despotique car elle contribue à la falsification du monde en se nourrissant d’une ignorance organisée. Elle prétend faire de la perte une voie vers de nouvelles formes de vies insufflées par la raison catastrophique. Elle relève d’un mode de gouvernement par la peur de la peur, exhortant à faire du malheur un mérite. Autant d’impasses et de dangers appelant à être, partout et toujours, intraitablement contre elle.
Contre la résilience: A Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault, Editions L'Echappée, mars 2021.
MOTS CLÉS : Editions L'Echappée | Thierry Ribault | Cinéma sur les ruines du futur | Résilience | Politique | Sociologie | Idéologie | Gouvernement | Etude | Catastrophe | Fukushima | Japon | Nucléaire |
Ouvrage disponibleTranches de vie mobile: Enquete sociologique sur la grande mobilite liee au travail, Emmanuel Ravalet Stéphane Vincent-Geslin Vincent Kauffman Jean Leveugle
Vous pensiez que les grands mobiles portaient tous un costume-cravate et tiraient une valise à roulettes dans les salles d'attente des aéroports ? Que la grande mobilité est un problème de riches et de diplômés, d'une petite poignée de dirigeants, de footballeurs et de peoples ? Et si vous vous trompiez ? Et si votre frère, votre voisine, votre collègue étaient aussi grands mobiles ? Savant mélange entre bande dessinée, enquête sociologique et manifeste politique, Tranches de vie mobile révèle les enjeux d'un phénomène tout sauf anecdotique en Europe : la grande mobilité liée au travail.
Tranches de vie mobile: Enquete sociologique sur la grande mobilite liee au travail, Emmanuel Ravalet Stéphane Vincent-Geslin Vincent Kauffman Jean Leveugle, Editions Loco Éditions, novembre 2014.
MOTS CLÉS : Editions Loco Éditions | Emmanuel Ravalet | Stéphane Vincent-Geslin | Vincent Kauffman | Jean Leveugle | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Mobilité professionnelle | Travail | Grands mobiles | Enquête sociologique | Bande dessinée documentaire | Précarité | Politique | Sociologie |
Ouvrage disponibleÉconomie tsigane : Une économie solidaire intégrée à l'économie globale, Études Tsiganes n°12, 1998.
L'économie tsigane a toujours été étroitement imbriquée à celle des sociétés d'accueil et largement dépendante des grands courants d'échanges qui les caractérisent. Les Tsiganes participent donc concrètement à la création et à la circulation des richesses du monde dans lequel ils vivent. Faut-il dès lors s'entêter à prévaloir un modèle unique de développement durable (dans le sens de la tradition pour les uns ou de l'assimilation pour les autres) ou plutôt rechercher des solutions souples, variées, adaptées aux situations concrètes et aux pratiques effectives ? Peut-être est-il temps de reconsidérer les traits de l'économie tsigane dans le sens d'une économie solidaire intégrée à l'économie globale, mais articulée sur des réseaux particuliers d'entraide efficaces, déployant des savoir-faire éprouvés qui contribuent en fin de compte, autant à la satisfaction de besoins locaux spécifiques qu'à la dignité des familles.
Économie tsigane : Une économie solidaire intégrée à l'économie globale, Études Tsiganes n°12, 1998., Editions Études Tsiganes, 1998.
MOTS CLÉS : Editions Études Tsiganes | Études Tsiganes | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Politique | Histoire | Economie | Sociologie | Environnement | Ecologie |
Ouvrage disponibleEnclaves nomades : Habitat et travail mobiles, Arnaud Le Marchand
Depuis la fin des années quatre-vingt en Europe : squats, foyers, tentes, caravanes, fourgons, etc réapparaissent de plus en plus fréquemment. Or l'habitat précaire et mobile est une pratique de groupes professionnels : marchands et industriels forains, travailleurs des transports, salariés du bâtiment et de l'industrie, voire du secteur tertiaire (personnes sans-emploi). Ces formes de logements occupent des espaces reliés à des fonctions, elles ne sont pas "hors jeu". Ce monde du travail et de l'habitat mobile ou précaire permet de saisir certains aspects des changements économiques en cours. Il est en outre impliqué dans les migrations, le tourisme et les fuites hors du salariat. L'examen de divers fonds d'archives permet de retrouver le monde de l'habitat mobile ou de passage au cours du XIXe et du XXe siècles. Il s'articule à des organisations de l'intermittence sur les ports, il est impliqué dans des processus d'innovations via les foires. Les nouvelles formes d'organisation de la production industrielle expliquent son renouvellement. Il s'agit d'un monde transverse à différentes sphères de la circulation et de la production. On peut ainsi esquisser des liens entre les mutations du travail "post-fordistes" et les changements de la ville contemporaine. L'habitat "non-ordinaire" n'est pas une scorie, mais au contraire une production actuelle qui recherche sa légitimité entre spatialisation de la question sociale et discours radicaux. Arnaud Le Marchand est maître de conférences en sciences économiques à l'université du Havre. Il collabore à la revue Multitudes, ses recherches portent sur l'économie du travail et l'économie urbaine dans la mondialisation.
Enclaves nomades : Habitat et travail mobiles, Arnaud Le Marchand, Editions du Croquant, septembre 2011.
MOTS CLÉS : Editions du Croquant | Arnaud Le Marchand | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat Mobile | Mal-logement | Gens du voyage | Forains | Travailleurs | Travail | Intermitence | Salariat | Chômage | Etude | Sociologie | Sociale | |
Ouvrage disponibleVivre au camping: Un mal-logement des classes populaires, Gaspard Lion
La flambée des prix du logement qui s’est amorcée à partir des années 2000 a conduit à des difficultés sociales de plus en plus massives sur l’ensemble du territoire français. Ni le logement social ni le principe d’un droit au logement opposable n’ont apporté de solutions satisfaisantes et le nombre des mal-logé·es et des sans-logis n’a cessé de croître. Le sociologue Gaspard Lion identifie un phénomène nouveau, reflet de cette crise sociale majeure : le « camping résidentiel » qui a gagné la France en écho aux trailer parks étasuniens. À partir d’une enquête ethnographique menée en immersion dans cinq campings de la région parisienne durant quatre ans, ce livre saisit, dans leur diversité et leur intimité, les vies quotidiennes de celles et ceux qui ont fait du camping leur domicile. Ainsi, ce livre dévoile la condition sociale d’une portion croissante des classes populaires qui vit inaperçue aux marges des grandes villes, et expose une forme, jusqu’ici inexplorée, de logement et de précarité, révélatrice de changements structurels à l’oeuvre dans la société française. Gaspard Lion est sociologue et maître de conférences à l’Université Sorbonne Paris Nord. Ses travaux portent sur les classes populaires et les formes de logement dégradées et non ordinaires.
Vivre au camping: Un mal-logement des classes populaires, Gaspard Lion, Editions SEUIL, avril 2024.
MOTS CLÉS : Editions SEUIL | Gaspard Lion | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Mal-logement | Sans-Abri | Sociale | Sociologie | Société | Crise Sociale | Crise Economique | Portrait | Ville | France |
Ouvrage disponibleRoms de France, Roms en France : le peuple du voyage, Jean-Pierre Dacheux Bernard Delemotte
Population méconnue, la plus nombreuse des minorités culturelles, présente en Europe depuis des siècles, les Roms comptent plus de dix millions de personnes. Ils ont subi partout l exclusion et les persécutions : l esclavage en Roumanie du XIVe au XIXe siècle, l extermination dans les camps nazis... Peuple à l identité multiple, son unité se trouve dans son histoire, sa langue et son appartenance à une « nation sans territoire ». Ce guide propose des repères pour permettre, en France, d aider les Roms à sortir d une marginalité en laquelle, quoi qu on dise, ils ne se complaisent pas. Les Roms ont leur place parmi nous, selon les textes internationaux que notre pays a approuvés. La réalité sociale, moins évidente, à laquelle les responsables locaux se trouvent nécessairement confrontés, exige d être abordée avec courage et compétence.
Roms de France, Roms en France : le peuple du voyage, Jean-Pierre Dacheux Bernard Delemotte, Editions Le Passager Clandestin, septembre 2010.
MOTS CLÉS : Editions Le Passager Clandestin | Jean-Pierre Dacheux | Bernard Delemotte | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Arts | Architecture | Urbanisme | Activisme | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Politique | Sociologie | Histoire |
Ouvrage disponibleHabitats non ordinaires et espace-temps de la mobilité, Marc Bernardot Arnaud Le Marchand Catalina Santana Bucio
Malgré la centralité de la question de l'habitat dans les sociétés contemporaines, les formes non ordinaires d'habitats restent mal connues. Les chapitres de cet ouvrage dessinent les contours mouvants de cet objet spatio-politique : des quartiers d'invasion autoconstruits en situation postcoloniale, des zones en friche à occupation temporaire et précaire, des abris de fortune, des habitats mobiles, des formes atypiques de logement humanitaire, des hébergements/lieux de travail, des topiques des guerres urbaines et frontalières. Le retour au premier plan du paysage mondial de l'habitat non ordinaire (HNO) est une des manifestations des changements profonds affectant les sociétés contemporaines, découlant des déréglementations, du développement de l'économie de bazar, des mobilités comme des résistances et des adaptations à ces mutations. C'est pourquoi les auteurs dont les textes sont rassemblés ici ont mené des enquêtes de terrain, au plus près des habitants, des militants et des artistes, et des situations concrètes pour construire leur analyse de l'habitat non ordinaire qui ne ressemble que rarement au "bon habitat", celui des majoritaires, des marchés et des administrations. Marc Bernardot, enseignant-chercheur en sociologie à l'université du Havre. Il est animateur du réseau TERRA et membre de l'UMR IDEES-Le Havre. Spécialiste des mobilités et des conflits, il a notamment publié Captures, aux éditions du Croquant, 2012. Arnaud Le Marchand, enseignant-chercheur en économie à l'université du Havre et membre du laboratoire EDEHN. Spécialiste de la monnaie et des mobilités, il a récemment écrit Enclaves nomades, aux éditions du Croquant en 2011. Catalina Santana Bucio, enseignante-chercheuse en sociologie. Elle est membre de l'UMR IDEES-Le Havre. Spécialiste de sociologie urbaine et des risques, elle prépare une thèse de doctorat sur la ville du Havre.
Habitats non ordinaires et espace-temps de la mobilité, Marc Bernardot Arnaud Le Marchand Catalina Santana Bucio, Editions du Croquant, novembre 2014.
MOTS CLÉS : Editions du Croquant | Marc Bernardot | Arnaud Le Marchand | Catalina Santana Bucio | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Architecture | Postcoloniale | Zone | Mondialisation | Economie | Etude | Enquête |
Ouvrage disponibleVILLES NOMADES : Histoires clandestines de la modernité, Stany Cambot Echelle Inconnue
Une autre ville existe, concomitante à la ville planifiée. Une ville faite de caravanes, de tentes, de camions, mobile-homes et autres kiosques et cabanes. Ville européenne, autre, que de Paris à Moscou le cadastre réprouve et oblitère quand il ne la criminalise pas. Un archaïsme qu'urbanistes, architectes, politiques, sociologues et policiers ont charge de démanteler, résorber ou extraire de leurs nouvelles métropoles. Nomade, mobile, légère ou foraine cette ville demeure cependant pensée depuis l'espace cadastré, ses représentations, ses mots et son Histoire. C'est une ville sans nom d'un peuple sans nom que la langue politique et médiatique pourtant nomme : Rom, Gitan, réfugié, Manouche, Tzigane... ville de l'étranger en somme. Ville étrangère à la ville surtout et ce depuis le milieu du XIXe siècle au moins. Belligérante d'une guerre silencieuse qui pourtant a lieu et l'oppose à la ville planifiée, elle constitue, sous les multiples formes des ses réapparitions (capitale mobile de l'Algérie, Zone des fortifs de Paris, caravane de l'armée insurrectionnelle ukrainienne, etc.) une alternative urbaine, poétique, politique et économique. Chant partisan, ce texte est une tentative de renouer les fils d'une histoire urbaine sectionnés par l'exercice colonial et militaire, le capitalisme et ses remises à jour ainsi que par un urbanisme contemporain en partie fondé sur son anéantissement et dont la métropolisation n'est que l'ultime masque. Fondé en 1998 et emmené par l'architecture Stany Cambot, Echelle Inconnue n'est pas un collectif mais un groupe, comme un groupe de rock, qui voudrait être à l'architecture ce qu'Elvis Presley fut à Tino Rossi. Groupe indiscipliné de recherche et création, autour des notions d'invisibles des villes et de leurs représentations, il se consacre aux urbanités minoritaires, alternatives ou émergentes ainsi qu'aux populations non prises en compte ou discriminées en raison d'un mode de vie minoritaire. Il tente d'être un acteur de l'émergence d'une connaissance "par le bas" mettant en place des travaux et expériences artistiques autour de la ville et du territoire.
VILLES NOMADES : Histoires clandestines de la modernité, Stany Cambot Echelle Inconnue, Editions Eterotopia, février 2016.
MOTS CLÉS : Editions Eterotopia | Stany Cambot | Echelle Inconnue | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Arts | Architecture | Urbanisme | Activisme | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Politique | Sociologie | Paris | France | Moscou | Russie | Ukraine |
Ouvrage disponibleLes Tsiganes : Une destinée européenne, Henriette Asséo
À la fin du Moyen Âge, d'étranges voyageurs arrivent en Europe, faisant à rebours l'itinéraire des Croisades. D'où viennent-ils ? Qui sont-ils ? Ils ne le savent pas eux-mêmes. On les appelle «Bohémiens» ou «Égyptiens». D'emblée, le mystère de leurs origines fascine. Commence alors un temps de splendeur. Du XVI? au XVIII? siècle, en Occident et en Orient, les Tsiganes sont serviteurs de la grande noblesse, maîtres dans l'art militaire comme dans l'art divinatoire, experts en chevaux et musiciens de cour. Au XIX? siècle, le vent tourne. Le mystère laisse place au soupçon, la fascination à la défiance : le déclin matériel, la crainte populaire et le harcèlement des gendarmes, bientôt relayés par une législation d'exclusion, en font des «romanichels». Henriette Asséo fait revivre la force d'une culture autre, prodigieusement riche, en plein cœur de l'Europe.
Les Tsiganes : Une destinée européenne, Henriette Asséo, Editions Gallimard, Collection découvertes, septembre 1991.
MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Collection découvertes | Henriette Asséo | Makhnovtchina | Etude | Nomadisme | Nomade | Tsiganes | Roms | Gitans | Manouches | Romanichels | Histoire | Documentaire | Reportage | Sociologie | Europe |
Ouvrage disponibleFilmer le travail, films et travail, Hors Champ
Corine Eyraud est maître de conférence en sociologie à l'université de Provence et chercheur au Laboratoire méditerranéen de sociologie (LAMES). Guy Lambert est maître de conférences en études cinématographiques à l'université de Provence, chercheur au laboratoire d'études en sciences des arts (LESA) et réalisateur de films de recherche. Cet ouvrage se veut résolument transdisciplinaire, dans la mesure où les auteurs combinent réellement, dans leurs recherches, cinéma et sciences sociales. Deux axes organisent cette réflexion. Le premier, intitulé " Filmer le travail ", regroupe des interventions de chercheurs en sciences sociales (sociologie, histoire, anthropologie, ergonomie) et de réalisateurs qui utilisent l'approche filmique pour observer, analyser et montrer le travail. Le second, " Films et travail ", analyse les représentations sociales du travail et leurs évolutions, à travers les objets filmiques (films, séries télé...) ; les auteurs, le plus souvent des chercheurs en cinéma, utilisent des outils et théories empruntés à la linguistique, la sémiologie, la psychanalyse, la sociologie... L'ouvrage est accompagné d'un DVD, on y trouvera une partie des extraits de films utilisés de manière démonstrative dans les contributions écrites.
Filmer le travail, films et travail, Hors Champ, Editions Publication de l'Université de Provence, 2010.
MOTS CLÉS : Editions La Revue Documentaires | La Revue Documentaires | Cinéma & Audiovisuel | Travail | Sociale |
Ouvrage disponibleLes ruines du futur [1979], Yves Stourdzé
Un des premiers grands textes sur les bonheurs et les abîmes de l’informatique. Sans réelle mise en garde mais d’une parole toutefois prononcée, Yves Stourdzé nous avertit dès les premières pages que « nous nous promenons aujourd’hui dans les ruines de notre avenir »... « où l’on rencontre d’un côté la miniaturisation, le microprocesseur et les manipulateurs enzymatiques ; de l’autre la navette spatiale, la bombe à neutrons... où l’on voit que, dans l’entre-deux, nous circulons à tâtons, pendant que s’élaborent des mémoires collectives, banques et bases de données, et que s’établissent les réseaux interconnectés dont les terminaux, comme autant de bouches avides, renouent avec le modèle ancien des voracités et des appétits... où l’on distingue partout des groupes qui s’agglomèrent, puis renouent avec un passé insolite, faisant leurs des passions transversales, des spécificités passagères et des stocks de signes orphelins... où l’on saisit que reproduire signifie désormais créer directement des ruines, des débris, des éclats et des nuisances... où l’on constate alors le mixage des temporalités, l’instabilité des corps... et où l’on se met à parcourir l’archéologie comme un thème de science-fiction...(Y.S.) » Après avoir fait de brillantes études de sociologie et d'économie, Yves Stourdzé enseigna à l'université de Paris-Dauphine. Aux alentours des années 70/75, il s'intéressa fortement au développement des nouvelles technologies. Cet ouvrage a déjà été publié en 1979, peu avant la mort de l'auteur, dans les "cahiers d'utopie". Et pas loin de vingt ans après, son texte s'éclaire au contact des habitudes créées par les nouvelles technologies et gagne en pertinence.
Les ruines du futur [1979], Yves Stourdzé, Editions Sens & Tonka, janvier 2022.
MOTS CLÉS : Editions Sens & Tonka | Yves Stourdzé | Cinéma sur les ruines du futur | Numérique | Ruines | Etude sur la Science-Fiction | Dystopie |
Ouvrage disponibleLa perspective du possible : Comment penser ce qui peut nous arriver, et ce que nous pouvons faire, Haud Guéguen, Laurent Jeanpierre
Le rapport ambivalent que nous entretenons à l'égard du possible est révélateur des difficultés à transformer en profondeur la société. Exalté par le capitalisme sous la forme du potentiel, confondu avec le désirable par ceux qui lui opposent des alternatives, le " possible " n'est, pour la plupart, qu'une chimère, quand il n'est pas le paravent de la destinée. Face à la délimitation et à la préemption des possibles qu'opère tout pouvoir, nous ne pourrons rouvrir l'horizon qu'en portant un autre regard sur les possibilités latentes qu'enferme le réel. Ni prophétie, ni programme, prévision calculée ou utopie de papier, la perspective du possible proposée dans cet ouvrage entend dénaturaliser l'avenir en prenant au sérieux les potentialités du présent. Haud Guéguen et Laurent Jeanpierre renouvellent ainsi une tradition de pensée qui, puisant dans les oeuvres de Marx et de Weber, inspire la sociologie et la théorie critique depuis leurs origines. Ils montrent sa fécondité pour cartographier les possibles avec rigueur et penser stratégiquement la question de leur actualisation. Le dernier siècle a séparé et souvent opposé l'utopie, les sciences de la société, la critique sociale et l'émancipation, pourtant unies chez les socialistes révolutionnaires. Il s'agit de les rassembler à nouveau pour restaurer les conditions de l'espérance. Tel pourrait bien être, aujourd'hui, l'antidote à la fois savant et politique à l'impuissance de la critique et des gauches.
La perspective du possible : Comment penser ce qui peut nous arriver, et ce que nous pouvons faire, Haud Guéguen, Laurent Jeanpierre, Editions La Découverte, 2022.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Cinéma sur les ruines du futur | Capitalisme | Politique | Utopie | Marx | Weber | Sociale | |
Ouvrage disponibleL'Iliade ou Le poème de la force, Simone Weil
Quelle est-elle cette force «devant quoi la chair des hommes se rétracte»? Paru dans les Cahiers du Sud en 1941, L’Iliade ou le poème de la force participe à la fois de l’essai savant, du traité politique et métaphysique et du texte poétique. En pleine débâcle française, cette réflexion sur la première grande épopée de l’Occident s’adresse à ceux et celles qui ont résisté et résistent encore à la soumission, et nous rappelle que tout vainqueur sera vaincu à son tour s’il s’agenouille devant la force.
L'Iliade ou Le poème de la force, Simone Weil, Eclat, 2014, 90p.
MOTS CLÉS : Simone Weil | Connaissance | Politique | Économie | Sciences humaines | Sociologie anthropologie |
Ouvrage disponibleLa Condition ouvrière, Simone Weil
En décembre 1934, Simone Weil entre comme «manœuvre sur la machine» dans une usine. Professeur agrégé, elle ne se veut pas «en vadrouille dans la classe ouvrière», mais entend vivre la vocation qu'elle sent être sienne : s'exposer pour découvrir la vérité. Car la vérité n'est pas seulement le fruit d'une pensée pure, elle est vérité de quelque chose, expérimentale, «contact direct avec la réalité». Ce sera donc l'engagement en usine, l'épreuve de la solidarité des opprimés - non pas à leurs côtés, mais parmi eux. L'établissement en usine, comme, plus tard, l'engagement aux côtés des anarchistes espagnols ou encore dans les rangs de la France libre, est la réponse que Simone Weil a trouvée au mensonge de la politique, notamment celle des dirigeants bolcheviks qui prétendaient créer une classe ouvrière libre, alors qu'aucun «n'avait sans doute mis le pied dans une usine et par suite n'avait la plus faible idée des conditions réelles qui déterminent la servitude ou la liberté des ouvriers». Ce qui, toujours, a fait horreur à Simone Weil dans la guerre, qu'elle soit mondiale ou de classes, «c'est la situation de ceux qui se trouvent à l'arrière».
La Condition ouvrière, Simone Weil, Paris, Gallimard, coll. « Espoir », 1951, 276 p.
MOTS CLÉS : Simone Weil | Connaissance | Politique | Économie | Sciences humaines | Sociologie anthropologie |
Ouvrage disponibleContre la résilience. À Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault
Funeste chimère promue au rang de technique thérapeutique face aux désastres en cours et à venir, la résilience érige leurs victimes en cogestionnaires de la dévastation. Ses prescripteurs en appellent même à une catastrophe dont les dégâts nourrissent notre aptitude à les dépasser. C’est pourquoi, désormais, dernier obstacle à l’accommodation intégrale, l’« élément humain » encombre. Tout concourt à le transformer en une matière malléable, capable de « rebondir » à chaque embûche, de faire de sa destruction une source de reconstruction et de son malheur l’origine de son bonheur, l’assujettissant ainsi à sa condition de survivant. À la fois idéologie de l’adaptation et technologie du consentement à la réalité existante, aussi désastreuse soit-elle, la résilience constitue l’une des nombreuses impostures solutionnistes de notre époque. Cet essai, fruit d’un travail théorique et d’une enquête approfondie menés durant les dix années qui ont suivi l’accident nucléaire de Fukushima, entend prendre part à sa critique. La résilience est despotique car elle contribue à la falsification du monde en se nourrissant d’une ignorance organisée. Elle prétend faire de la perte une voie vers de nouvelles formes de vie insufflées par la raison catastrophique. Elle relève d’un mode de gouvernement par la peur de la peur, exhortant à faire du malheur un mérite. Autant d’impasses et de dangers appelant à être, partout et toujours, intraitablement contre elle.
Contre la résilience. À Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault, L’échappée, 2021, 368 p.
MOTS CLÉS : Thierry Ribault | Résilience | L’échappée | Économie | Sciences humaines | Sociologie anthropologie |
AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR
Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Lundi 27 Février 2023 de
Thierry Ribault, à Echelle Inconnue, Contre la resilience