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9 résultat(s) trouvé(s) pour le mot ou groupe de mots : Conquête
Koinè, ou la conquête du plein, Mélanie Fievet
Toi aussi, tu as fui. Tu as préféré te lover au centre pour te rapprocher des bords. Tu ne sais plus comment réfléchir la lumière. Ta vie, comme Koinè, est en forme de tore. Construite autour d’une absence. » Oui le capitalisme est mort, la révolution faite, la Terre sauvée. Une petite partie, au moins. Ce qu’on a pu. Aujourd’hui tout le monde jouit d’un bonheur fragile, nourrit de solidarité et de frugalité. Tout le monde ? Au cœur de l’archipel Koinè, il y a pourtant un creux. Une vieille ville abandonnée, comme un grenier pour toutes les architectures du monde, et déserte sauf une étrange pension : hôtel des deuils, des rêves déçus, des colères amères, des gens usés. Dans ces couloirs rôdent de drôles de fantômes. Elpy abandonnée par sa sœur ; læ colérique Aliocha se défoulant dans des simulateurs de XXIe siècle capitaliste ; Soran, le meneur révolutionnaire repenti ; et le réceptionniste désabusé Bob Blaine. Toutes et tous cherchent un abri dans les ruines, où espérer se reconstruire. Mais on vient d’annoncer la nouvelle : sous cette pension du bout du monde un terrible séisme approche. Premier roman de l'auteur de "La Horde du Contrevent", la Zone est un livre de combat contre nos sociétés de contrôle (prix Utopiales européen 2007). Spirales végétales, interstices protecteurs, chants collectifs ou fan-fictions effrénées, Koinè accueille toutes les voix, mais qu'en est-il de celles qui ne veulent plus s'exprimer?
Koinè, ou la conquête du plein, Mélanie Fievet, Edition la Volte, collection Eutopia, 2024, 116 p.
MOTS CLÉS : Mélanie Fievet | Roman | Science Fiction | Eutopie | Collection Eutopia | La Volte |
Apocalypse show, quand l'Amérique s'effondre, Anne-Lise Melquiond
Zombies, extraterrestres, holocauste nucléaire, robots androïdes, disparitions mystérieuses et virus exterminateurs sont révélateurs de la grande peur des États-Unis : la chute de la nation. Les catastrophes et le « monde d’après » hantent les séries télévisées américaines, surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001. The Walking Dead, Battlestar Galactica, The Leftovers, The 100 : ces versions du cataclysme, ces mises en scène de la survie rejouent, chacune à leur façon, l’Histoire américaine, sa violence, ses ruptures, ses conquêtes et ses frontières, et lui offrent une catharsis. En banalisant les images de la catastrophe, les séries post-apocalyptiques habituent les gens au spectacle du « pire », sans pour autant les confronter aux menaces réelles que connaît la Terre aujourd’hui, du réchauffement climatique aux désastres industriels. Car comme le démontre Apocalypse Show, quand l’Ame?rique s’effondre, les États-Unis préfèrent imaginer la fin du monde plutôt qu’envisager la fin du capitalisme. Anne-Lise Melquiond est l’autrice d’une thèse intitulée « Apocalypse et fin du monde dans les séries télévisées américaines ». Elle enseigne l’histoire et la géographie. Apocalypse show, quand l’Amérique s’effondre est son premier essai.
Apocalypse show, quand l'Amérique s'effondre, Anne-Lise Melquiond, Editions Playlist Society, septembre 2021.
MOTS CLÉS : Editions Playlist Society | Anne-Lise Melquiond | Cinéma sur les ruines du futur | Etats-Unis | Amérique | Apocalypse | Science-Fiction | Etude sur la Science-Fiction |
Abd El-kader au Château d'Ambroise, Mgr Dupuch
"Mais pourquoi le gouvernement français a-t'il attaché tant de prix jusqu'ici à cette même longue et douloureuse captivité d'Abd-el-Kader ? Pourquoi hésite-t'il encore malgré la foi promise en son nom au mois de décembre 1847, àlui rendre une rigoureuse et trop tardive justice ? Qui peut donc le retenir davantage, lui qui représente pourtant si évidemment en ce moment la nation la plus généreuse et la plus chevaleresque du monde, et dont le noble chef connait le prix de la captivité ?" Monseigneur Dupuch, ancien évêque d'Alger, adresse cette lettre à Napoléon III, pour demander la liberté promise à l'émir Abd el-Kader lors de sa reddition. Il fait un portrait psychologique et moral de l'Émir avec lequel il avait été en contact avec en Algérie et qu'il a rencontré à plusieurs reprises au cours de sa captivité. A l'appui de sa thèse, il cite abondamment les officiers français qui l'avaient combattu. On perçoit à travers ce texte leur admiration pour celui qui fut à la fois un combattant valeureux et un homme de foi. Cette réédition vient éclairer certaines péripéties de l'histoire de la conquête de l'Algérie au moment ou l'opinion s'interroge sur les liens entre guerre de libération et "guerre sainte". Antoine-Adolphe DUPUCH est né à Bordeaux le 20 mai 1800. Après des études à Paris, il entre au séminaire et est ordonné prêtre en 1825. C'est en 1838 qu'il est nommé, par le pape Grégoire XVI, évêque d'Alger, ville qui vient juste alors d'être érigée en évêché. Il y restera jusqu'à sa démission, en 1846. Durant cette période, il entre en contact avec Abd el-Kader avec lequel il organise des échanges de prisonniers. Il reverra ce dernier emprisonné à Pau, puis à Amboise et il deviendra un des plus ardents partisans de la libération de l'Émir. Il décède à Bordeaux en 1856. Ces cendres seront, selon son souhait, transférées à Alger en 1864.
Abd El-kader au Château d'Ambroise, Mgr Dupuch, Editions Ibis Press, Octobre 2004.
MOTS CLÉS : Editions Ibis Press | Mgr Dupuch | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade |
L'Algérie À L'Époque D'Abd-El-Kader, Marcel Emerit
Marcel Emerit met à mal la légende glorieuse de la conquête coloniale, celle de Bugeaud tout particulièrement. Il n’aime pas les statues ; tout au contraire, il prend plaisir à les déboulonner ; il y a du niveleur chez cet homme. Et il ne s’agit pas non plus d’Abd-el-Kader, mais de l’Algérie ; la plus grande audace est de rompre avec la célébration des grands hommes et avec la suffisance étatique d’une version étroitement militaire et politique de l’histoire. Pour ce qui est d’Abd-el-Kader, c’est à peine le chef d’une entreprise d’État, le constructeur de places fortes ou l’organisateur militaire qui intéresse Marcel Emerit. Abd-el-Kader est de son temps et témoigne de la hiérarchie de classes et de statuts qui supporte les discriminations et les conflits qui se traduisent en «luttes de races». Marcel Emerit entend comprendre l’Algérie de l’intérieur, en faisant parler les documents d’époque. Ce qui l’occupe, ce n’est ni les détours diplomatiques ou les cachotteries des négociations, ni les ressorts de la psychologie des acteurs qui jouent les premiers rôles, mais l’histoire sociale qui pose la question nationale. Il a travaillé à dire le vrai et le sens de l’histoire coloniale ; ce pourquoi il fut dénoncé et tenu à l’écart. René Gallissot
L'Algérie À L'Époque D'Abd-El-Kader, Marcel Emerit, Editions Bouchène, janvier 2002.
MOTS CLÉS : Editions Bouchène | Marcel Emerit | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade |
Yousouf, le cavalier du désert, Giova Selly
Yousouf, le cavalier du désert ou les aventures extraordinaires et pourtant véridiques d'un jeune italien capturé par des pirates turcs, vendu au bey de Tunis, aimé de sa fille, la belle Kaboura, et qui deviendra officier dans l'armée française puis général. Beau, ambitieux, farouche, brillant cavalier et séducteur impertinent, la vie de Yousouf est une fantasia de batailles, de chevauchées dans les djebels, de rencontres amoureuses, de rêves de conquête qui seront ceux de l'armée française en Algérie au milieu du XIXe siècle. Un destin hors du commun, un grand roman d'aventures aux couleurs de soleil, de passion et de liberté.
Yousouf, le cavalier du désert, Giova Selly, Editions Albin Michel, janvier 1990.
MOTS CLÉS : Editions Albin Michel | Giova Selly | Smala | Colonialisme | Colonisation | Algérie | France | Orientalisme | Aventure | Historique | Histoire |
Le Prince, Nicolas Machiavel
«Le très pénétrant Machiavel [...], cet homme très sage, dont il est évident qu'il fut pour la liberté, pour la défense de laquelle il a donné les conseils les plus salutaires.» Spinoza (Traité politique, V, 7). Chef-d'œuvre bref et fulgurant, Le Prince est devenu d'emblée un livre classique de la réflexion politique. Adversaires et partisans de la doctrine du Florentin n'ont cessé de s'affronter au cours des siècles, au prix parfois de grands malentendus. Présentation et traduction, notes, chronologie, bibliographie et index par Yves Lévy.
Le Prince, Nicolas Machiavel, Editions Flammarion, Novembre 1993.
MOTS CLÉS : Editions Flammarion | Machiavel | Littérature | Guerre | Conflit | Conquête | Stratégie | Tactique | Ruse | Psychologie | Philosophie | Politique | Économie | Pouvoir | Autorité | État |
L'Art de la guerre, Nicolas Machiavel
L'Art de la guerre, publié en 1521, occupe une place singulière dans l'oeuvre de Machiavel. Présenté sous la forme d'un dialogue, l'ouvrage surprend par son esprit peu machiavélique. Les considérations tactiques y côtoient les propos consacrés aux nécessités matérielles de la guerre (recrutement, armement...), orchestrant avec subtilité une réflexion sur le pouvoir. Quelles limites la politique impose-t-elle à l'art de la guerre ? Comment définir l'autorité ? Ce sont là quelques-unes des questions soulevées par Machiavel qui puise ici ses modèles chez les Anciens. En grand stratège, il omet parfois de répondre. Mais la guerre est une affaire si sérieuse qu'il faut peut-être savoir la manier avec ironie.
L'Art de la guerre, Nicolas Machiavel, Editions Flammarion, Mars 1991.
MOTS CLÉS : Editions Flammarion | Machiavel | Littérature | Guerre | Conflit | Conquête | Stratégie | Tactique | Ruse | Psychologie | Philosophie | Politique | Économie | Pouvoir | Autorité | État |
Il faut défendre la société : Cours au Collège de France. 1976, Michel Foucault
Dans le cours de 1976, "Il faut défendre la société", Michel Foucault s'interroge sur la pertinence du modèle de la guerre pour analyser les relations de pouvoir. Michel Foucault en définit deux formes : le pouvoir disciplinaire, qui s'applique sur le corps par le moyen des techniques de surveillance et des institutions punitives, et ce qu'il appellera désormais le "bio-pouvoir", qui s'exerce sur la population, la vie et les vivants. Analysant les discours sur la guerre des races et les récits de conquête (notamment chez Boulainvilliers), Michel Foucault dresse la généalogie du bio-pouvoir et des racismes d'État. La logique des rapports entre pouvoir et résistance n'est pas celle du droit mais celle de la lutte : elle n'est pas de l'ordre de la loi mais de celui de la stratégie. La question est dès lors de savoir s'il convient de renverser l'aphorisme de Clausewitz et de poser que la politique est la continuation de la guerre par d'autres moyens. Le cours présenté ici a été prononcé de janvier à mars 1976 au Collège de France, c'est à dire entre la sortie de Surveiller et Punir et celle de La Volonté de savoir. Il inaugure la publication des cours de Foucault au Collège de France, établie sous la direction de François Ewald et d'Alessandro Fontana, dans la collection "Hautes Études". "Hautes Études" est une collection de l'École des hautes études en sciences sociales, des Éditions Gallimard et des Éditions du Seuil.
Il faut défendre la société : Cours au Collège de France. 1976, Michel Foucault, Editions Gallimard, Editions du Seuil, Février 1997.
MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Editions du Seuil | Michel Foucault | Philosophie | Pouvoir | Guerre | Politique | Racisme | Gouvernement | Stratégie | Histoire | Société |
Histoire du sabotage, Tome 02 : Neutraliser le système techno-industriel, Victor Cachard
Dans un monde dévoré par le tout numérique, ou l'exploitation des ressources, des corps et des esprits s'intensifie sous le joug d'une marchandisation totale, le sabotage revient sur le devant de la scène comme un refus radical de se soumettre à un contrôle social généralisé. L'inaction politique, l'épuisement des marches pour le climat, conjugués à la conscience aiguë de l'urgence écologique, donnent un souffle nouveau à des formes d'action inédites qui changent le sens du sabotage. L'extension de la machine capitaliste, à la conquête des derniers espaces de liberté et de solidarité, réveille des gestes de rupture, longtemps cantonnés à la résistance au travail. En réponse à la domination technologique, le sabotage devient une arme créative d'émancipation. Débrancher, démanteler, désactiver les infrastructures qui gouvernent nos vies sont autant d'actes de neutralisation qui transforment la destruction en affirmation joyeuse d'une vie libérée des contraintes absurdes et injustes. A travers l'histoire du sabotage, son abandon par le syndicalisme et sa réinterprétation comme stratégie de la guérilla, on voit se multiplier les initiatives. Des actions contre les OGM aux luttes contre les instruments de la colonisation en passant par l'opposition aux grands projets inutiles, le sabotage revêt désormais une signification clairement technocritique au service de la réappropriation de notre autonomie. Après un passage par la philosophie à l'Université Lyon III, Victor Cachard s'intéresse au rapport entre travail et technique à travers l'histoire des résistances populaires. Il est l'auteur d'une Histoire du sabotage en deux tomes publiés aux Éditions LIBRE. Il est aussi le coordinateur de l'ouvrage Émile Pouget et la révolution par le sabotage (Éditions LIBRE, 2022).
Histoire du sabotage, Tome 02 : Neutraliser le système techno-industriel, Victor Cachard, Editions LIBRE, 2025.
MOTS CLÉS :
Editions LIBRE | Victor Cachard | Résistance | Critique | Industrie | Désobéissance | Social | Anticapitalisme | Capitalisme | Écologie | Politique | Histoire | Prolétariat | Mobilisation | Autonomie |