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Le Monde en situation : La révolte sensible de l'Internationale situationniste, Vanessa Theodoropoulou
Ce livre propose une étude historique approfondie du projet artistique et politique de l’Internationale situationniste (IS). Durant deux décennies (1952-1972), l’IS et les groupes d’avant-garde dont elle est issue (Internationale lettriste, MIBI), expérimentèrent l’extension du domaine de la pratique artistique pour qu’elle puisse modifier la vie quotidienne (construction de situations émouvantes), au-delà de la séparation en champs pratiques, disciplinaires ou épistémologiques distincts. Actifs dans différents pays, ils ont critiqué dans leurs nombreuses publications et manifestations l’institutionnalisation de l’art et soutenu toute forme de lutte et de résistance à l’emprise idéologique et sensible du « spectacle » sur les modes de vie et les imaginaires des sociétés capitalistes de l’après-guerre, marquées par les guerres de décolonisation et l’instauration de la société de consommation et de la cybernétique. Leurs projets et réalisations artistiques sont répertoriés, reconstitués, historicisés et analysés dans la perspective de la « construction intégrale du cadre de la vie » dont parle l’IS au moment de sa fondation, et ce toujours en lien avec leurs célèbres positionnements critiques vis-à-vis de l’art, la culture et la politique de leur époque. Expériences et récits d’expérience du terrain urbain, cartes, manifestes, enregistrements magnétiques, émissions radiophoniques, films, collages, peintures, maquettes, ambiances, situations, actions de critique institutionnelle, détournements, sont étudiés comme autant de mises en situation du langage, des corps et des décors humains en vue de la production collective de formes de vie « libres ». Vanessa Theodoropoulou est docteur en histoire de l’art, critique d’art et enseignante à l’École supérieure d’art et de design d’Angers (TALM). Ses travaux portent sur le mouvement situationniste et plus largement sur les pratiques artistiques performatives porteuses d’éthiques et d’affects politiquement émancipateurs. Depuis sa thèse sur l’IS, elle a dirigé plusieurs projets et séminaires de recherche notamment sur les identités collectives, la recherche artistique, les pratiques d’attention. Elle a codirigé Au nom de l’art. Enquête sur le statut ambigu des appellations artistiques de 1945 à nos jours, Paris, Publications de la Sorbonne, 2013 et Le Chercheur et ses doubles, Paris, B42, 2015.
Le Monde en situation : La révolte sensible de l'Internationale situationniste, Vanessa Theodoropoulou, Editions les presses du réel, Janvier 2024.
MOTS CLÉS :
Editions les presses du réel | Histoire | Urbanisme | Art | Contemporain | Politique | Critique | Sociale | Culture | Capitalisme | Médias | Décolonisation | Utopie | Echelle Inconnue |
CATÉGORIE : Echelle Inconnue
Nauetakuan, Natasha Kanapé Fontaine
"Éclair. La voie est là. C'est se tenir debout, au milieu des arbres, tous dix fois plus grands que soi ; c'est se tenir debout sans douter, sans avoir peur de faire silence, d'écouter la voix des ombres. C'est se tenir debout. Et croire aux ancêtres." Un roman comme un voyage. Où l'on quitte le Montréal festif des étudiant.e.s pour gagner les forêts, les lacs et les rivières de Nitassinan, en passant par Vancouver, Mexico et Pessamit. Où l'art révèle, à chaque étape, la beauté millénaire des cultures autochtones et leur souveraine indocilité. Un roman comme initiation. Où le rêve est une dimension du réel, et le territoire une matrice. Où, avec l'aide des esprits, on trace sa voie. Un roman comme une réparation. Où l'on affronte un passé qui ne passe pas. Où la fille peut-être la mère de sa mère, et aussi une jeune femme apaisée et amoureuse et puissante. Née en 1991 dans la communauté innu de Pessamit, au Québec, Natasha Kanapé Fontaine est poète-interprète, comédienne, artiste et militante pour les droits autochtones et environnementaux. Habitée par l'esprit du mouvement Idle No More, elle parcourt le monde avec un message de justice, de réconciliation, de guérison et d'échange entre les peuples. Nauetakuan est son premier roman.
Nauetakuan, Natasha Kanapé Fontaine, Editions dépaysage, Mai 2017.
MOTS CLÉS :
Editions dépaysage | Histoire | Littérature | Roman | Culture | Décolonisation | Identité | Autochtone | Écologie | Féminisme | Résilience | Voyage | Art | Amérique | Canada | Québec |
CATÉGORIE : Cinéma sur les ruines du futur
La Zone: Une histoire alternative de Paris, Justinien Tribillon
Paris jouit d’une aura planétaire. Elle est partout synonyme de beauté, d’élégance, de culture et de romantisme. Décrite par les auteurs les plus talentueux, représentée par les plus grands peintres, capturée par les photographes les plus cotés, elle existe à travers des millions d’images et de reproductions à travers le monde. Or, ce dont on a beaucoup moins conscience, c’est que la périphérie de Paris est elle aussi un espace mythique bien que plus lointain, moins tangible que le Paris des cartes postales. La banlieue subsiste dans une espèce de flou artistique et est associée à des clichés le plus souvent négatifs qui incluent généralement les grandes tours d’immeubles modernistes, des scènes de violence et des voitures incendiées. Cette opposition entre Paris et sa banlieue se cristallise autour d’un espace spécifique : la Zone. Marge frontalière, espace intermédiaire qui sépare les limites extérieures de Paris des limites intérieures de la banlieue, engendrant une démarcation brutale entre le « dedans » et le « dehors ». Paris et sa banlieue sont donc deux espaces mythiques et géographiques mais construits en opposition réciproque. Leurs histoires s’enchevêtrent pour former un amalgame complexe de choix urbanistiques, de politiques sociales, de colonialisme, d’immigration, de décisions administratives, de stratégies de maintien de l’ordre, de peurs et de haines. C’est la construction de cette opposition entre Paris et banlieue à partir de cet espace liminaire que Justinien Tribillon explorera dans ce livre. Ce livre propose une lecture de Paris qui va de l’extérieur vers l’intérieur, à travers une déambulation le long du périphérique parisien, entre le XVIIIe siècle et aujourd’hui. Des ruines aux immeubles de bureaux rutilants, des fantômes de Vincennes au vibrant marché aux puces de Saint-Ouen, des défaites de Napoléon aux archives présidentielles de Charles de Gaulle, nous voilà donc partis pour explorer un espace méconnu de Paris, mais non moins fondamental?: la Zone.
La Zone: Une histoire alternative de Paris, Justinien Tribillon, Editions B42, Juin 2025.
MOTS CLÉS :
Editions B42 | Justinien Tribillon | Architecture | Histoire | Urbanisme | Sociologie | Géographie | Banlieue | Zone | Frontières | Immigration | Colonialisme | Culture |
CATÉGORIE : Cinéma sur les ruines du futur
Actes des journées de rencontre et de réflexion : Plan d'Action Culturelle Territoriale 2006-2007, CDA Pau Pyrénnées Pays du Grand Pau
Actes des journées de rencontre et de réflexion : Plan d'Action Culturelle Territoriale 2006-2007, CDA Pau Pyrénnées Pays du Grand Pau, Editions CDA Pau Pyrénées, Décembre 2006.
MOTS CLÉS :
Editions CDA Pau Pyrénées | Culture | Région | Territoire | Département | Pau | Pyrénées |
CATÉGORIE : Cinéma sur les ruines du futur
C'est dans l'authenticité que l'écriture a son salut, Fragments #6 : Revue de littérature prolétarienne
Et pourtant elle existe cette littérature... Une association, le Cercle culturel de littérature ouvrière, paysanne et sociale (CCLOPS) qui se constitue en 2020 et entend se consacrer à la promotion, à la diffusion et à l'édition d'une littérature souvent marginalisée, parfois, aujourd'hui comme hier, niée, semble relever de la gageure. Certes soufflent des vents mauvais. Pourtant, malgré les hauts et les bas de l'itinéraire collectif, ce courant littéraire n'a jamais cessé d'exister, résistant aux anathèmes, aux replis comme aux silences coupables. L'appropriation de la parole écrite par des ouvriers, des paysans, des employés est un fait présent, vivant et ne se réduit nullement à être une relique évocatrice du temps jadis. Cette actualité ne signifie pas l'absence d'une histoire, autonome, ayant une origine ancienne, enracinée dans la vie du peuple. Témoignages directs, produits sans aucune médiation de classe, livrés sans filtre, l'authenticité est ce qui caractérise la littérature prolétarienne, transmission d'un vécu ordinaire et immédiat ou fidélité mémorielle à un passé jamais renié. Tel est l'objet du CCLOPS, lieu fédérateur d'énergies mobilisées pour contribuer à la reconnaissance d'une littérature de contrebande. FRAGMENTS, revue de littérature prolétarienne est un outil, parmi d'autres, de notre démarche collective. Un outil conçu non comme un lieu clos, réservé à quelques initiés cultivant un entre-soi confortable et rassurant, mais comme un espace ouvert à ceux et celles qui considèrent "avoir quelque chose à dire", comme le formulait Régis Phily.
C'est dans l'authenticité que l'écriture a son salut, Fragments #6 : Revue de littérature prolétarienne, Editions Fragments, Janvier 2023.
MOTS CLÉS :
Editions Fragments | Littérature | Classe ouvrière | Prolétariat | Écriture | Témoignage | Culture | Histoire |
CATÉGORIE : Politique
Des arts aux prises local et du global : quel enjeux politiques dans l'espace publique ?, Revue suisse d'anthropologie sociale et culturelle
La Revue suisse d'anthropologie sociale et culturelle est la revue évaluée par des pairs ("peer-review") et en libre accès de la Société Suisse d'Ethnologie (SSE), dédiée aux questions d'actualités et aux débats en anthropologie. Elle a été fondée en 1979, et a été publiée par Bern Open Publishing, l'édition imprimée est publiée par les éditions Seismo.
Des arts aux prises local et du global : quel enjeux politiques dans l'espace publique ?, Revue suisse d'anthropologie sociale et culturelle, Editions Seismo, 2025.
MOTS CLÉS :
Editions Seismo | Anthropologie | Sociologie | Sociale | Culture | Art | Politique | Globalisation | Mondialisation | Pouvoir | Revue | Recherche | Académie | Études | Société |
CATÉGORIE : Echelle Inconnue
Afrotopia, Felwine Sarr
L'Afrique n'a personne à rattraper. Elle ne doit plus courir sur les sentiers qu'on lui indique , mais marcher prestement sur le chemin qu'elle sera choisi. Son statut de fille ainée de l'humanité requiert d'elle de s'extraire de la compétition, de cet âge infantile ou les nations se toisent pour savoir qui a accumulé le plus de richesses, de cette course effrénée et irresponsable qui met en danger les conditions sociales et naturelles de la vie. Sa seule urgence est d'être à la hauteur de ses potentialités. Il lui faut achever sa décolonisation par une rencontre féconde avec elle-même. Dans trente-cinq ans, sa population représentera le quart de celle du globe. Elle en constituera la force vive. Un poids démographique et une vitalité qui feront pencher les équilibres sociaux, politiques, économiques et culturels de la planète. Et pour être cette force motrice, positive, il lui faut accomplir une profonde révolution culturelle et accoucher de l'inédit dont elle est porteuse. Elle doit participer à l'oeuvre d'édification de l'humanité en bâtissant une civilisation plus consciente, plus soucieuse de l'équilibre entre les différents ordre, du bien commun, de la dignité. Ce livre est un acte de foi en cette utopie active : une Afrique qui porte l'humanité à un autre palier. Né en 1972 au Sénégal, Felwine Sarr est écrivain et universitaire. Agrégé d'économie, il enseigne à l'université Gaston Berger de Saint-Louis-du-Sénégal. Il a publié Dahij (Gallimard, 2009), 105 rue Carnot et Méditations africaines (Mémoire d'encrier, 2011 et 2012).
Afrotopia, Felwine Sarr, Editions Phillipe Rey, Mars 2016.
MOTS CLÉS :
Editions Phillipe Rey | Afrique | Sénégal | Economie | Humanisme | Politique | Utopie | Civilisation |
CATÉGORIE : Foyer Moïse
L'émir Abd el-kader : Témoin et visionnaire, Pierre Lorry, Daniel River, Mgr Henri Teissier, Michel Lagarde, Bruno Etienne, Cheikh Khaled Bentounès
L'émir Abd el-Kader, témoin et visionnaire. Actes de la journée d'études du 14 décembre 2002 organisé par Terres d'Europe et cahier de l'exposition Abd el-Kader, un homme, un destin, un message. Ce livre vient à point pour rappeler l'actualité d'Abd el-Kader et la richesse de son message. Pont entre Orient et Occident, entre tradition et modernité, l'émir a frappé ses contemporains par la force de son caractère. Aujorud'hui les historiens mettent l'accent sur les multiples dimensions de sa personnalité - chef militaire et homme de paix, écrivain et penseur, politique et mystique - qui a su prendre le meilleur de son temps sans jamais renier sa propre culture. Venant après de très nombreux ouvrages consacrés à l'émir, celui-ci, à travers textes, illustrations et documents dont certains inédits, rend compte de la richesse du personnage historique qui a marqué son époque et de la portée universelle de son message. Les textes de Pierre Lory, Daniel Rivet, Mgr Henri Teissier, Michel Lagarde, Bruno Etienne et du Cheikh Khaled Bentounès sont suivis de nombreuses reproductions illustrant la vie de l'émir et l'histoire de l'Algérie en son temps.
L'émir Abd el-kader : Témoin et visionnaire, Pierre Lorry, Daniel River, Mgr Henri Teissier, Michel Lagarde, Bruno Etienne, Cheikh Khaled Bentounès, Editions Ibis press, Octobre 2003.
MOTS CLÉS :
Editions Ibis press | Histoire | Algérie | Maghreb | Anticolonialisme | Résistance | Abd el-Kader | Biographie | Islam | Soufisme | Spiritualité | Orient | Occident | Philosophie | Humanisme | Essai |
CATÉGORIE : Foyer Moïse
Cartographie radicale. Explorations, Nepthys Zwer, Philippe Rekacewicz
Il est des cartes qui disent non. Des cartes radicales, qui dévoilent et dénoncent, qui protestent. Pour comprendre ces cartes rebelles, leur fonctionnement, leurs forces, leurs possibilités, ce livre entreprend un voyage d'exploration au cœur de la création cartographique. Que se passe-t-il exactement quand nous élaborons une carte, qu'elle soit radicale, expérimentale (on parle aussi de cartographie critique ou de contre-cartographie) ou conventionnelle ? Quelles intentions président à sa fabrication et à sa mise en œuvre ?
La première fonction des cartes est de nous aider à nous repérer dans l'espace et à nous déplacer d'un point à un autre. Elles permettent aux bateaux de naviguer et aux avions de voler. Avec des cartes, on fait la guerre, puis éventuellement la paix. Elles sont aussi de formidables machines à rêves, qui façonnent notre image du monde, en fixent la mémoire et finissent par fabriquer notre réalité. Qu'est-ce qui motive cet acte très particulier de mise en forme symbolique du monde, de Strabon à l'anarchiste Élisée Reclus, de la bénédictine Hildegard von Bingen à l'explorateur Alexander von Humboldt, des portulans à la carte d'état-major ? Quelle part de fantaisie créatrice, quelle part de fantasme faustien d'une possible maîtrise de notre environnement, quelle part de sincérité scientifique sont-elles à l’œuvre ?
Entre l'émergence de la cartographie thématique audacieuse de l'ingénieur Charles-Joseph Minard, ou celle des designers d'information Otto et Marie Neurath, et l'approche sémiologique conceptuelle de Jacques Bertin, se situe un point de rupture avec les conventions de la représentation cartographique. Un point libérateur qui a ouvert le champ de l'expérimentation et rendu possible la démocratisation des cartes. Autour des années 1900, le sociologue W. E. B. du Bois et son équipe inventaient de nouvelles façons graphiques de représenter des données statistiques sur la situation des personnes noires aux États-Unis. Quelque soixante ans plus tard, c'était pour dénoncer le même racisme culturel et économique qu'un petit institut de géographie de Détroit, animé par William Bunge et Gwendolyn Warren, donnait ses contours à ce qui deviendra la géographie radicale : une géographie engagée.
Alors, le rapport à l'objet carte change. S'opère une prise de conscience quant à son usage et à ses possibilités. La cartographie radicale va spatialiser les données économiques et sociales, produire des cartes délibérément politiques qui montrent et dénoncent les situations d'inégalités de vie et de droits, les compromissions politico-économiques, les accaparements de terres, la destruction des milieux par l'agro-industrie, la pollution de la planète et tout ce qui hypothèque, d'une façon ou d'une autre, le bonheur et l'avenir de l'humanité. Les cartes, qui jouent traditionnellement le jeu du pouvoir, se font outils de la contestation et instruments d'émancipation politique et sociale quand la société civile se les approprie. Politique, art et science entrent alors en dialogue permanent pour proposer une image non convenue et libre du monde.
Cartographie radicale. Explorations, Nepthys Zwer, Philippe Rekacewicz, La Découverte, octobre 2021
MOTS CLÉS :
Éditions La Découverte | Nepthys Zwer | Philippe Rekacewicz | Cartographie | Géographie | Cartes | Contre-cartograhie | Justice spatiale | Territoires | Émancipation |
CATÉGORIE : Cartographie et Géographie
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