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À propos d'Abdelkader - en hommage au plus illustre prisonnier du château de Pau, Paul Mironneau Claude Menges
À propos d'Abdelkader - en hommage au plus illustre prisonnier du château de Pau, Paul Mironneau Claude Menges, Editions PIN A CROCHETS, Mars 2000.
MOTS CLÉS : Editions PIN A CROCHETS | Paul Mironneau | Claude Menges | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade | Château de Pau | Pau |
Le livre des Haltes, Émir Abdelkader
Si la mémoire d'Abd Al-Kader (1808-1883) continue aujourd'hui d'être honoré sur les deux rives de la Méditerranée, c'est assurément parce qu'il est l'un des personnages les plus extraordinaires et les plus complexes du siècle dernier. Loin des champs de bataille et des salons mondains, celui qui reçut à Damas le titre mérité de "Prince parmi les Saints et de Saint parmi les Princes" consacrera une grande partie de sa vie à commenter pour ses disciples l'oeuvre du plus grand des maîtres, Muhyî Al-Din b. Arabî. De ces leçons, adressées à un public restreint, un livre va naître : le Kitab Al-Mawaquil : cet ouvrage remet incontestablement en cause l'image d'Epinal nous présentant exclusivement l'Emir comme un guerrier magnanime devenu ultérieurement l'ami de la France. Même s'il fut tout cela, nous devinons à travers ce texte un personnage fort différent de celui qui est étudié dans les manuels scolaires. Si bien qu'au risque de reprendre une formule connue, on pourrait dire que l'Emir a été surtout admiré pour ce qu'il n'était pas.
Le livre des Haltes, Émir Abdelkader, Editions Alif, novembre 1996.
MOTS CLÉS : Editions Alif | Émir Abdelkader | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade | Château de Pau | Pau |
Lettre aux Français, Émir Abdelkader
Discrètement publiée à Paris en 1858, puis oubliée jusqu'à sa réédition en 1977 dans une nouvelle traduction de René R. Khawam, cette Lettre aux Français de l'émir Abd el-Kader continue de résonner aujourd'hui d'une troublante modernité. Défenseur malchanceux de l'Algérie de 1820, libéré en 1832 par le prince-président Louis Napoléon, Abd el-Kader rédige dans ses premières années d'exil cette méditation destinée à " ceux qui comprennent ". Sous la forme d'un traité de réflexion spirituelle sur les liens politiques de la tradition, de la science et du progrès, l'émir philosophe, lecteur de Platon et d'Aristote, cherche à porter un autre regard sur l'incompréhension entre Islam et Occident. Rythmes de développement propres à chaque civilisation, matérialisme de l'Occident, génie de l'écriture - l'une des plus grandes inventions de l'homme - quels que soient les thèmes abordés, Abd el-Kader s'y révèle comme une immense figure humaniste aux idées novatrices. "Ce qui est remarquablement dans cette Lettre aux Français, c'est l'absence de tout discours politique. Tout est axé sur la culture, la science et la philosophie. Mieux qu'une lettre, c'est une leçon adressée à un peuple tenu dans l'ignorance de la culture du Maghreb et du monde arabe."
Lettre aux Français, Émir Abdelkader, Editions Phébus, Collection Libretto, novembre 1996.
MOTS CLÉS : Editions Alif | Émir Abdelkader | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade | Lettre |
Abdelkader, Bruno Étienne
Héros de la résistance à la colonisation française, l'émir Abdelkader (1808-1883) fut le bâtisseur d'un Etat moderne, avant d'être défait par Bugeaud et emmené en captivité en France. C'est Napoléon III qui tiendra finalement la promesse de la France de le laisser repartir en Syrie, où il pourra se consacrer à la mystique, pour être enterré près de son maître Ibn Arabi. Ce petit marabout lettré du fin fond de l'Algérie a été le protégé et l'ami de Napoléon III et de Ferdinand de Lesseps, un grand cavalier et un grand amoureux, tout en étant le plus grand mystique de l'Islam moderne. Cette biographie originale, exceptionnellement riche et vivante, est le résultat de dix années de recherches et nous restitue l'itinéraire spirituel de la plus grande figure mythique de l'Algérie. Bruno Étienne est professeur de sciences politiques et directeur de l'observatoire du Religieux à l'institut d'Études politiques d'Aix-en-Provence. Il est l'auteur notamment de l'Islamisme radical (Hachette Littératures, 1987), et a publié plus récemment La France face aux sectes (Hachette Littératures, 2002) ainsi que Islamn, les questions qui fâchent (Bayard, 2003).
Abdelkader, Bruno Étienne, Editions Hachette, Collection Littérature, janvier 2003.
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Abd El-kader au Château d'Ambroise, Mgr Dupuch
"Mais pourquoi le gouvernement français a-t'il attaché tant de prix jusqu'ici à cette même longue et douloureuse captivité d'Abd-el-Kader ? Pourquoi hésite-t'il encore malgré la foi promise en son nom au mois de décembre 1847, àlui rendre une rigoureuse et trop tardive justice ? Qui peut donc le retenir davantage, lui qui représente pourtant si évidemment en ce moment la nation la plus généreuse et la plus chevaleresque du monde, et dont le noble chef connait le prix de la captivité ?" Monseigneur Dupuch, ancien évêque d'Alger, adresse cette lettre à Napoléon III, pour demander la liberté promise à l'émir Abd el-Kader lors de sa reddition. Il fait un portrait psychologique et moral de l'Émir avec lequel il avait été en contact avec en Algérie et qu'il a rencontré à plusieurs reprises au cours de sa captivité. A l'appui de sa thèse, il cite abondamment les officiers français qui l'avaient combattu. On perçoit à travers ce texte leur admiration pour celui qui fut à la fois un combattant valeureux et un homme de foi. Cette réédition vient éclairer certaines péripéties de l'histoire de la conquête de l'Algérie au moment ou l'opinion s'interroge sur les liens entre guerre de libération et "guerre sainte". Antoine-Adolphe DUPUCH est né à Bordeaux le 20 mai 1800. Après des études à Paris, il entre au séminaire et est ordonné prêtre en 1825. C'est en 1838 qu'il est nommé, par le pape Grégoire XVI, évêque d'Alger, ville qui vient juste alors d'être érigée en évêché. Il y restera jusqu'à sa démission, en 1846. Durant cette période, il entre en contact avec Abd el-Kader avec lequel il organise des échanges de prisonniers. Il reverra ce dernier emprisonné à Pau, puis à Amboise et il deviendra un des plus ardents partisans de la libération de l'Émir. Il décède à Bordeaux en 1856. Ces cendres seront, selon son souhait, transférées à Alger en 1864.
Abd El-kader au Château d'Ambroise, Mgr Dupuch, Editions Ibis Press, Octobre 2004.
MOTS CLÉS : Editions Ibis Press | Mgr Dupuch | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade |
L'Algérie À L'Époque D'Abd-El-Kader, Marcel Emerit
Marcel Emerit met à mal la légende glorieuse de la conquête coloniale, celle de Bugeaud tout particulièrement. Il n’aime pas les statues ; tout au contraire, il prend plaisir à les déboulonner ; il y a du niveleur chez cet homme. Et il ne s’agit pas non plus d’Abd-el-Kader, mais de l’Algérie ; la plus grande audace est de rompre avec la célébration des grands hommes et avec la suffisance étatique d’une version étroitement militaire et politique de l’histoire. Pour ce qui est d’Abd-el-Kader, c’est à peine le chef d’une entreprise d’État, le constructeur de places fortes ou l’organisateur militaire qui intéresse Marcel Emerit. Abd-el-Kader est de son temps et témoigne de la hiérarchie de classes et de statuts qui supporte les discriminations et les conflits qui se traduisent en «luttes de races». Marcel Emerit entend comprendre l’Algérie de l’intérieur, en faisant parler les documents d’époque. Ce qui l’occupe, ce n’est ni les détours diplomatiques ou les cachotteries des négociations, ni les ressorts de la psychologie des acteurs qui jouent les premiers rôles, mais l’histoire sociale qui pose la question nationale. Il a travaillé à dire le vrai et le sens de l’histoire coloniale ; ce pourquoi il fut dénoncé et tenu à l’écart. René Gallissot
L'Algérie À L'Époque D'Abd-El-Kader, Marcel Emerit, Editions Bouchène, janvier 2002.
MOTS CLÉS : Editions Bouchène | Marcel Emerit | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade |
L'émir Adb El-Kader à Lyon, Christian Delorme
Abd el-Kader est une figure majeure de l'histoire algérienne, mais aussi des relations entre la France et l'Algérie. Héros d'une résistance impossible à la colonisation de l'Algérie menée par une armée française puissante et nombreuse, il se retrouve cinq ans captif en France. Libéré en Octobre 1852, il peut rejoindre l'Orient ou il se consacre à la prière et à l'étude. En 1860, à Damas, il sauve plusieurs milliers de chrétiens arabes qui étaient promis au massacre par les Druzes. Peu de Lyonnais savent que ce grand personnage de l'histoire - disciple d'Ibri Arabi - s'est arrêté à Lyon en Décembre 1852, alors qu'il partait en exil pour la Turquie. C'est ce que vient nous rappeler ce livre, qui se veut à la fois une contribution à l'histoire et un hommage à un homme de dialogue et de tolérance. Christian Delorme, prêtre catholique du Diocèse de Lyon, est engagé depuis longtemps dans le dialogue interculturel et interreligieux. Disciple de Gandhi et de Martin-Luther King, il a été l'initiateur de la Marche pour l'Égalité et contre le Racisme de 1983 ("La Marche des Beurs"). Auteur de plusieurs ouvrages, il est aussi chroniqueur à l'hebdomadaire "Pèlerin" et l'un des prédicateurs de la messe télévisés sur France 2.
L'émir Adb El-Kader à Lyon, Christian Delorme, Editions Mémoire Active, septembre 2008.
MOTS CLÉS : Editions Mémoire Active | Christian Delorme | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade |
Villes en Parallèle : Villes Algériennes, Galia Guy Burgel
Entre l'Algérie et la France, le livre s'écrit depuis près de deux siècles, avec ses pages douloureuses et tragiques (la guerre d'indépendance) et ses lignes plus lumineuses (les affinités et les amitiés méditerranéennes, le maintien du français, ce "butin de guerre", selon l'heureuse expression d'un auteur kabyle). Comme toujours la ville porte dans la matérialité de ses espaces et de ses formes, le témoignage de ces itinéraires croisés.
Villes en Parallèle : Villes Algériennes, Galia Guy Burgel, Editions Médias, 1987.
MOTS CLÉS : Editions Médias | Galia | Guy Burgel | Smala | Histoire | Etude | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Habitat Nomade |
Habiter le point de fixation: Contre l'abandon, Anna-Louise Milne
L’Europe, aujourd’hui, est constellée de points d’abandon où, paradoxalement, se joue l’avenir du continent. Ce sont les arrière-cours des gares internationales, les landes autour des ports, les refuges et hangars des villes frontalières. Ils sont la face cachée des plateformes centralisées des politiques migratoires européennes qui prônent l’efficacité et produisent l’attente, l’errance, l’illégalité, et le désespoir. Le point de fixation est le revers du hot spot, sa contradiction racisée, fantasmée, antagoniste. Il est aussi l’expression du besoin et du droit de se fixer quelque part, de forger des attaches, de cultiver un sentiment d’appartenance. Lieu de dernier recours, peut-être, et prémisse de nouvelles formes d’organisation, le point de fixation est une concentration de fugitivité et d’intransigeance, de stratégies de contournement et de refus de disparaître. Il en résulte des méthodes de coopération et de concertation entre des populations sédentaires et hyper mobiles, sociologiquement très diverses, là où les autorités ne pointent qu’inertie ou pathologie. Ni une occupation au sens traditionnel, ni un mouvement social, le point de fixation est un prisme sur de nouvelles configurations de lutte et de désobéissance, réunissant des trajectoires très disparates autour de priorités sans « programme », dans la durée, en prise avec la conflictualité et la quotidienneté de l’espace urbain. C’est pourquoi ce livre se propose d’« habiter le point de fixation » : comme un projet d’exploration, d’écoute, de participation, d’incorporation, de continuation, de théorisation aussi, engagé lucidement, mais activement, depuis un des points de fixation les plus enracinés et les plus puissants du paysage actuel, La Chapelle, à Paris, en l’inscrivant dans une constellation transnationale et transversale.
Habiter le point de fixation: Contre l'abandon, Anna-Louise Milne, Editions ETEROTOPIA, mai 2025.
MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Anna-Louise Milne | Urbanisme | Sociologie | Migration | Solidarité | Politique | Territoire | Précarité | Habitat |
Architecture et violence : La cabane de Unabomber, Michael Jakob
La cabane de Ted Kaczynski, le criminel américain connu sous le nom de Unabomber, est un objet paradoxal : construite et habitée par son auteur pour rester à l’écart, hors de toute visibilité, elle n’a pas seulement été sans cesse reproduite depuis 1996, mais elle a aussi été déplacée, exposée, reconstruite, copiée et pastichée. L’objet, situé autrefois au milieu des forêts du Montana, près de la petite ville de Lincoln, s’est transformé en un signe polyvalent. Séparée de son auteur, la cabane représente bien plus qu’un reste : c’est un élément qui dérange et qui attire à la fois ; c’est une drôle de relique, et c’est surtout, sur le plan sémiologique, un signe qui ne cesse de nous interpeller. Par ailleurs, son statut n’est pas simple à définir : que signifie, en effet, la persistante présence médiatique et artistique de cet objet, en soi plutôt banal ? Pourquoi réapparaît-il sans cesse ? Qu’en est-il de la violence que cette cabane symbolise et à laquelle, en même temps, elle s’oppose ? Indiquée parfois comme une partie intégrante de l’ADN des États-Unis, la violence à laquelle s’attaque Kaczynski est celle d’un régime qui, à travers son système de surveillance et de contrôle économique, transforme ses sujets en victimes de la consommation à tout prix. La violence alimente la violence. La cabane isolée de Kaczynski apparaît donc, dans ce contexte, comme le lieu minuscule, le moyen et la métaphore par lesquels une société particulièrement violente réfléchit sur elle-même. Michael Jakob enseigne la théorie et l’histoire du paysage à l’hepia, ainsi que l’esthétique du design à la HEAD de Genève. Il est également professeur de littérature comparée à l’Université de Grenoble. Il est le fondateur et le directeur de la revue internationale COMPAR(A)ISON et de la collection « di monte in monte » (Tarara’ Verbania). Parmi ses publications récentes : Cette ville qui nous regarde, b2 éditions, Paris 2015/ Lettera 22, Siracusa 2017 ; Des jardins & des livres, MïtisPresses, Genève 2018 ; What is Landscape?, LISt Lab, Trente 2018 ; Prises de vue. Un paradigme pour l’observation du paysage, MïtisPresses, Genève 2019 ; Paysage et technologie, b2 éditions, Paris 2019 ; Jardins en images, MïtisPresses, Genève 2020.
Architecture et violence : La cabane de Unabomber, Michael Jakob, Editions ETEROTOPIA, mai 2021.
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