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    52 résultat(s) trouvé(s) pour le mot ou groupe de mots : Histoire

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    Etats d'urgence: Une histoire spatiale du continuum colonial français, Léopold Lambert

    Dispositif contre-révolutionnaire par excellence, l'état d'urgence lie les trois espaces-temps de la Révolution algérienne de 1954-1962, l'insurrection kanak de 1984-1988 et le soulèvement des quartiers populaires en France de 2005. Cet ouvrage revient en détails sur chacune de ces trois applications ainsi que celle, plus récente de 2015 à nos jours, en tentant de construire des ponts entre chacune. Dans cette étude, l'auteur utilise le concept de continuum colonial tant dans sa dimension temporelle que géographique. En son sein circulent notamment un certain nombre d'officiers militaires et hauts fonctionnaires coloniaux, mais aussi des populations immigrées et des révolutionnaires. Architecte de formation, l'auteur ancre sa lecture dans la dimension spatiale de l'état d'urgence en liant aussi bien les camps de regroupement en Algérie, la ville blanche de Nouméa, les commissariats de banlieues françaises, que la Casbah d'Alger, les tribus kanak ou encore les bidonvilles de Nanterre.

    Etats d'urgence: Une histoire spatiale du continuum colonial français, Léopold Lambert, Editions Premiers matins de novembre, Avril 2021.

    MOTS CLÉS : Editions Premiers matins de novembre | Léopold Lambert | Coloniale | Colonialisme | État | France | Algérie | Sécurité | Architecture | Politique | Immigration | Migration |

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    Voisins de passage : Une microhistoire des migrations, Fabrice Langrognet

    En portant son regard sur une " cité " d'habitation, au cœur de la Plaine-Saint-Denis, Fabrice Langrognet offre une passionnante histoire sociale et culturelle des migrations en France, du début de la IIIe République à la crise des années 1930. La Plaine-Saint-Denis est alors un immense quartier industriel où se croisent des myriades de migrants issus des classes populaires, d'origine provinciale, étrangère ou coloniale. S'appuyant sur des sources inédites qu'il ausculte avec une incroyable minutie, l'historien raconte comment les occupants de l'immeuble arrivent et repartent, se côtoient et s'ignorent, sympathisent et s'affrontent, redessinant sans cesse les contours de leurs appartenances. Il reconstitue ainsi l'expérience vécue de plusieurs générations d'hommes, de femmes et d'enfants qui cherchent leur chemin dans les fracas du monde. Ici, la silhouette d'un jeune voisin connu pour jouer lestement du surin se dresse dans l'étroit passage qui mène à la porte cochère. Là, c'est la propriétaire implacable qui réclame sur-le-champ le paiement des loyers. Un peu plus loin, à l'usine, monsieur le directeur promet d'une voix bienveillante une place à quelque neveu resté au pays ; il se montre moins affable quand on lui parle du droit du travail... Vivre à cet endroit et à cette époque impose de composer avec un environnement en constante évolution et de tirer parti, dans mille et une interactions quotidiennes, des règles d'un jeu social complexe. C'est à ce prix que l'on parvient à se repérer dans un univers en ébullition où les allégeances nationales, ethniques, raciales, de genre et de classe se recomposent sans cesse. Grand Prix des Rendez-vous de l'histoire de Blois 2024. Fabrice Langrognet, docteur de l'université de Cambridge et ancien élève de l'École normale supérieure (ENS) et de l'École nationale d'admninistration (ENA), est chercheur en histoire à l'université d'Oxford et au Centre d'histoire sociale des mondes contemporain de l'université Paris-1.

    Voisins de passage : Une microhistoire des migrations, Fabrice Langrognet, Editions La Découverte, Septembre 2023.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Fabrice Langrognet | Immigration | Migration | Histoire | Banlieue | Logement | Prolétariat | Patrimoine | Mobilité | Sociale |

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    Lutter pour la cité : Habitant.es face à la démolition urbaine, Renaissance des Groux Appuii Tenaces

    Pourquoi certaines cités sont-elles promises à la démolition ? Comment comprendre les plans et le langage des urbanistes ? Qu'est-ce que l'Anru et quels sont ses impacts sociaux ? Et si réhabiliter les bâtiments était plus écologique et moins cher que les démolir puis les reconstruire ? Connaissez-vous les pratiques des architectes Kroll, Lacaton et Vassal, Ricard ou Siza ? Aux Groux, en banlieue sud de Paris, les locataires se battent pour leurs droits depuis l'annonce en 2015 de la destruction programmée de leur cité. Rencontre exceptionnelle avec quatre femmes au coeur de cette histoire, Lutter pour la cité est aussi une boîte à outils pour qu'enfin la ville se fasse à partir de ses habitants.es. Critique de la "rénovation urbaine" telle qu'elle se fait aujourd'hui, cet ouvrage présente les alternatives architecturales, sociales et politiques qui se développent en France et à l'étranger. Renaissance des Groux est une association d'habitant.es de la cité des Groux, à Fresnes, dans le Val-de-Marne. Appuii (Alternatives pour des projets urbains ici et à l'international) est une association qui accompagne depuis 2012 des collectifs en lutte contre des projets urbains imposés, pour les aider à se défendre et à se faire entendre. Le Collectif Tenaces est composé de membres et ex-membres de Z, revue itinérante d'enquête et de critique sociale.

    Lutter pour la cité : Habitant.es face à la démolition urbaine, Renaissance des Groux Appuii Tenaces, Editions de la Dernière Lettre, Novembre 2022.

    MOTS CLÉS : Editions de la Dernière Lettre | Renaissance des Groux | Appuii | Tenaces | Urbanisme | Urbain | Droit | Logement | Banlieue | Politique | Justice | Écologie | Collectif | Gentrification |

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    1848 : la révolution oubliée, Michèle Riot-Sarcey Maurizio Gribaudi

    La révolution de février 1848 a mis fin à la monarchie de Juillet et inauguré la brève expérience de la IIe République. Mais trois mois après cet immense espoir, l'armée et les gardes mobiles ont brisé l'insurrection d'ouvriers et d'artisans parisiens, barricadés dans l'est de la ville. Pendant plusieurs jours, la République a bombardé et massacré les insurgés : 3 500 morts officiels, plus de 10 000 selon des témoins. À ces victimes s'ajoutent un grand nombre de déportés au bagne ou ailleurs. C'est cette histoire tragique et oubliée que restitue ce livre. À partir d'un étonnant corpus documentaire, les auteurs montrent en quoi les événements de juin 1848, plus précisément, constituent un moment clé pour comprendre la mise en berne des utopies surgies de l'inachèvement de la Révolution française. En s'appuyant sur les récits de témoins, ils rendent compte de ce temps d'ouverture exceptionnelle à l'espérance et à la liberté de pensée, tout en retraçant la succession des drames qui ont conduit du rêve au cauchemar. Ce livre met en scène la fabrique de l'histoire à travers les perceptions qui se croisent, de manière souvent aveugle, dans le feu de l'action. Maurizio Gribaldi, directeur d'études à l'EHESS, est notamment l'auteur de itinéraires ouvriers. Espaces et groupes sociaux à Turin au XXe siècle (EHESS, 1987) et Espaces, temporalités stratifications (EHESS, 1999). Michèle Riot-Sarcey, professeure d'histoire contemporaine à l'université Paris-VIII, historienne du XIXe siècle, du politique, du féminisme et des utopies, est notamment l'auteur de Histoire du féminisme (La Découverte, 2002, 2008) ; elle a dirigé le Dictionnaire des utopies (Larousse, 2002, 2006).

    1848 : la révolution oubliée, Michèle Riot-Sarcey Maurizio Gribaudi, Editions La Découverte, Septembre 2009.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Michèle Riot-Sarcey | Maurizio Gribaudi | Paris | Révolution | République | Guerre | Utopie | Histoire | Femme | Genre | Proudhon | Marx | État | Politique | Démocratie |

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    TRANS-LOCAL-ACT. Cultural Practices Within and Across, Doina Petrescu Constantin Petcou Nishat Awan

    Ce livre rassemble une série de réflexions et de pratiques autour des questions de production culturelle locale et trans-locale occasionnées lors d’un projet de réseau collaboratif traversant différents contextes européens : Rhyzom (www.rhyzom.net). Toutes ces cultures sont intrinsèquement reliées à des aspects politiques, économiques, sociaux et matériels, mais également à des temporalités spécifiques, des spatialités, des histoires et des expériences individuelles et collectives. Ce livre est une tentative de créer des liens transversaux et des connexions à travers des cadrages locaux différents et de saisir les principes de la nature dynamique et complexe des notions de “local” et de “culture” à travers de multiples formes de pratiques, qui apportent des réponses à la condition critique de la culture dans la société contemporaine. Il traite des relations entre le “local” et le “trans-local”, le “lieu” et la “culture”, les questions de conflits et de contestation, le commun et la communauté, les institutions et les actions. Ce livre a été écrit par des architectes, des artistes, des activistes, des travailleurs culturels, des éducateurs, des sociologues habitant dans différentes zones rurales et urbaines en Europe. Il est adressé à quiconque se sent concerné par les relations entre culture, subjectivité, espace et politique aujourd’hui.

    TRANS-LOCAL-ACT. Cultural Practices Within and Across, Doina Petrescu Constantin Petcou Nishat Awan, Editions aaa/peprav, Janvier 2010.

    MOTS CLÉS : Editions aaa/peprav | Doina Petrescu | Constantin Petcou | Nishat Awan | Culture | Éducation | Local | Art | Sociologie | Géographie | Cartographie | Urbain | Urbanisme | Activisme | Institutions | Collectif | Écologie |

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    Histoire du sabotage, Tome 02 : Neutraliser le système techno-industriel, Victor Cachard

    Dans un monde dévoré par le tout numérique, ou l'exploitation des ressources, des corps et des esprits s'intensifie sous le joug d'une marchandisation totale, le sabotage revient sur le devant de la scène comme un refus radical de se soumettre à un contrôle social généralisé. L'inaction politique, l'épuisement des marches pour le climat, conjugués à la conscience aiguë de l'urgence écologique, donnent un souffle nouveau à des formes d'action inédites qui changent le sens du sabotage. L'extension de la machine capitaliste, à la conquête des derniers espaces de liberté et de solidarité, réveille des gestes de rupture, longtemps cantonnés à la résistance au travail. En réponse à la domination technologique, le sabotage devient une arme créative d'émancipation. Débrancher, démanteler, désactiver les infrastructures qui gouvernent nos vies sont autant d'actes de neutralisation qui transforment la destruction en affirmation joyeuse d'une vie libérée des contraintes absurdes et injustes. A travers l'histoire du sabotage, son abandon par le syndicalisme et sa réinterprétation comme stratégie de la guérilla, on voit se multiplier les initiatives. Des actions contre les OGM aux luttes contre les instruments de la colonisation en passant par l'opposition aux grands projets inutiles, le sabotage revêt désormais une signification clairement technocritique au service de la réappropriation de notre autonomie. Après un passage par la philosophie à l'Université Lyon III, Victor Cachard s'intéresse au rapport entre travail et technique à travers l'histoire des résistances populaires. Il est l'auteur d'une Histoire du sabotage en deux tomes publiés aux Éditions LIBRE. Il est aussi le coordinateur de l'ouvrage Émile Pouget et la révolution par le sabotage (Éditions LIBRE, 2022).

    Histoire du sabotage, Tome 02 : Neutraliser le système techno-industriel, Victor Cachard, Editions LIBRE, 2025.

    MOTS CLÉS : Editions LIBRE | Victor Cachard | Résistance | Critique | Industrie | Désobéissance | Social | Anticapitalisme | Capitalisme | Écologie | Politique | Histoire | Prolétariat | Mobilisation | Autonomie |

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    Bêtes de villes : Petit traité d'histoires naturelles au cœur des cités du monde , Nicolas Gilsoul

    La moule zébrée va-t-elle sauver New York ? Le scorpion Tityus serrulatus terroriser les habitants de São Paulo ? Les kangourous s’ébattre dans la forêt de Rambouillet ? Saviez-vous seulement que toutes ces bêtes vivaient si près de chez vous ? En pleine crise de la biodiversité, nos villes sont devenues des jungles hybrides où se croisent bien plus de créatures que dans nos forêts. Bienvenue aux 33 000 sangliers clandestins des parcs de Berlin, aux léopards des faubourgs de Bombay ou encore aux coyotes de Chicago et aux cougars de Mulholland Drive. Certains ont muté, leurs comportements ou leurs physiques se sont transformés pour survivre à la ville. La souris de Brooklyn résiste aux polluants lourds, l’escargot d’Amsterdam combat l’îlot de chaleur urbain, l’hirondelle de la Côte est réduit sa voilure pour éviter les gratte-ciel. Au travers de 1 001 histoires de bêtes de villes, l’architecte Nicolas Gilsoul nous offre un bestiaire érudit de nos territoires et nous incite à nous reconnecter au vivant. En chemin il dessine de nouvelles perspectives sur l’art de concevoir la ville avec le génie animal. À l’évidence, observer des bêtes, ça rend intelligent. Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres, Nicolas Gilsoul est architecte, paysagiste et docteur en sciences à l’Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement à Paris. Professeur à l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais, il enseigne de Vancouver à Bruxelles. Lauréat de l’Académie de France à Rome, pensionnaire de la villa Médicis, il a remporté de nombreux prix d’architecture. Il publie avec Erik Orsenna en 2018 Désir de villes chez Robert Laffont, dans lequel il explore entre autres les tréfonds de la ville Terrier et les cimes de la ville Canopée.

    Bêtes de villes : Petit traité d'histoires naturelles au cœur des cités du monde , Nicolas Gilsoul, Editions Pluriel, Novembre 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Pluriel | Nicolas Gilsoul | Climat | Environnement | Écologie | Faune | Flore | Biodiversité | Biologie | Nature | Ville | Urbanisme |

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    Le Monde en situation : La révolte sensible de l'Internationale situationniste, Vanessa Theodoropoulou

    Ce livre propose une étude historique approfondie du projet artistique et politique de l’Internationale situationniste (IS). Durant deux décennies (1952-1972), l’IS et les groupes d’avant-garde dont elle est issue (Internationale lettriste, MIBI), expérimentèrent l’extension du domaine de la pratique artistique pour qu’elle puisse modifier la vie quotidienne (construction de situations émouvantes), au-delà de la séparation en champs pratiques, disciplinaires ou épistémologiques distincts. Actifs dans différents pays, ils ont critiqué dans leurs nombreuses publications et manifestations l’institutionnalisation de l’art et soutenu toute forme de lutte et de résistance à l’emprise idéologique et sensible du « spectacle » sur les modes de vie et les imaginaires des sociétés capitalistes de l’après-guerre, marquées par les guerres de décolonisation et l’instauration de la société de consommation et de la cybernétique. Leurs projets et réalisations artistiques sont répertoriés, reconstitués, historicisés et analysés dans la perspective de la « construction intégrale du cadre de la vie » dont parle l’IS au moment de sa fondation, et ce toujours en lien avec leurs célèbres positionnements critiques vis-à-vis de l’art, la culture et la politique de leur époque. Expériences et récits d’expérience du terrain urbain, cartes, manifestes, enregistrements magnétiques, émissions radiophoniques, films, collages, peintures, maquettes, ambiances, situations, actions de critique institutionnelle, détournements, sont étudiés comme autant de mises en situation du langage, des corps et des décors humains en vue de la production collective de formes de vie « libres ». Vanessa Theodoropoulou est docteur en histoire de l’art, critique d’art et enseignante à l’École supérieure d’art et de design d’Angers (TALM). Ses travaux portent sur le mouvement situationniste et plus largement sur les pratiques artistiques performatives porteuses d’éthiques et d’affects politiquement émancipateurs. Depuis sa thèse sur l’IS, elle a dirigé plusieurs projets et séminaires de recherche notamment sur les identités collectives, la recherche artistique, les pratiques d’attention. Elle a codirigé Au nom de l’art. Enquête sur le statut ambigu des appellations artistiques de 1945 à nos jours, Paris, Publications de la Sorbonne, 2013 et Le Chercheur et ses doubles, Paris, B42, 2015.

    Le Monde en situation : La révolte sensible de l'Internationale situationniste, Vanessa Theodoropoulou, Editions les presses du réel, Janvier 2024.

    MOTS CLÉS : Editions les presses du réel | Histoire | Urbanisme | Art | Contemporain | Politique | Critique | Sociale | Culture | Capitalisme | Médias | Décolonisation | Utopie | Echelle Inconnue |

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    Le capitalisme de l'apocalypse : ou le rêve d'un monde sans démocratie, Quinn Slobodian

    Quinn Slobodian est spécialiste de l’histoire du néo-libéralisme et professeur d'histoire économique et politique globale à l'Université de Boston. Il a notamment publié Les Globalistes. Une histoire intellectuelle du néolibéralisme (Seuil, 2022). Si l’on jette un rapide coup d’œil à un planisphère, nous ne verrons qu’un patchwork d’États-nations, net et bien connu. Et si notre réalité était toute autre ? La mondialisation a bouleversé l’ordre du monde, entraînant un foisonnement de nouvelles entités : paradis fiscaux, ports francs, cités-États, enclaves fermées et zones économiques spéciales. Ces nouveaux espaces, libérés des formes ordinaires de réglementation, de taxation et d’obligations mutuelles, perforent la carte des pays. Là, les fanatiques de l’ultra-capitalisme échappent au pouvoir des gouvernements et au contrôle démocratique. C’est ce monde, composé de trous, d’aspérités et de zones grises que Quinn Slobodian décrit, se lançant sur les traces des libertariens radicaux les plus notoires - de Milton Friedman à Peter Thiel et Elon Musk. Cette enquête magistrale nous mène du Hong Kong des années 1970 à l'Afrique du Sud à la fin de l'apartheid, du Sud des États-Unis à la ville de Londres, de Dubaï à la Somalie en guerre, et jusque dans le métavers, révélant de manière vertigineuse les progrès terrifiants du capitalisme sans la démocratie. Le Capitalisme de l'apocalypse nousoffre une histoire inédite des dernières décennies et une vision alarmante de notre futur proche.

    Le capitalisme de l'apocalypse : ou le rêve d'un monde sans démocratie, Quinn Slobodian, Editions SEUIL, Janvier 2025

    MOTS CLÉS : Editions SEUIL | Quinn Slobodian | Capitalisme | Démocratie | Néolibéralisme | Histoire | Économie | Géopolitique | Mondialisation | Politique | Inégalités | Gouvernance |

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    La Zone: Une histoire alternative de Paris, Justinien Tribillon

    Paris jouit d’une aura planétaire. Elle est partout synonyme de beauté, d’élégance, de culture et de romantisme. Décrite par les auteurs les plus talentueux, représentée par les plus grands peintres, capturée par les photographes les plus cotés, elle existe à travers des millions d’images et de reproductions à travers le monde. Or, ce dont on a beaucoup moins conscience, c’est que la périphérie de Paris est elle aussi un espace mythique bien que plus lointain, moins tangible que le Paris des cartes postales. La banlieue subsiste dans une espèce de flou artistique et est associée à des clichés le plus souvent négatifs qui incluent généralement les grandes tours d’immeubles modernistes, des scènes de violence et des voitures incendiées. Cette opposition entre Paris et sa banlieue se cristallise autour d’un espace spécifique : la Zone. Marge frontalière, espace intermédiaire qui sépare les limites extérieures de Paris des limites intérieures de la banlieue, engendrant une démarcation brutale entre le « dedans » et le « dehors ». Paris et sa banlieue sont donc deux espaces mythiques et géographiques mais construits en opposition réciproque. Leurs histoires s’enchevêtrent pour former un amalgame complexe de choix urbanistiques, de politiques sociales, de colonialisme, d’immigration, de décisions administratives, de stratégies de maintien de l’ordre, de peurs et de haines. C’est la construction de cette opposition entre Paris et banlieue à partir de cet espace liminaire que Justinien Tribillon explorera dans ce livre. Ce livre propose une lecture de Paris qui va de l’extérieur vers l’intérieur, à travers une déambulation le long du périphérique parisien, entre le XVIIIe siècle et aujourd’hui. Des ruines aux immeubles de bureaux rutilants, des fantômes de Vincennes au vibrant marché aux puces de Saint-Ouen, des défaites de Napoléon aux archives présidentielles de Charles de Gaulle, nous voilà donc partis pour explorer un espace méconnu de Paris, mais non moins fondamental?: la Zone.

    La Zone: Une histoire alternative de Paris, Justinien Tribillon, Editions B42, Juin 2025.

    MOTS CLÉS : Editions B42 | Justinien Tribillon | Architecture | Histoire | Urbanisme | Sociologie | Géographie | Banlieue | Zone | Frontières | Immigration | Colonialisme | Culture |



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