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    52 résultat(s) trouvé(s) pour le mot ou groupe de mots : Formation

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    Technoféminisme: Comment le numérique aggrave les inégalités, Mathilde Saliou

    Violence en ligne, algorithme discriminatoires, manipulation des comportements... Le numérique n'a rien de virtuel : il a infiltré tous les pans de nos existences et y encode le sexisme. Dans les franges radicalisées de nos espaces en ligne, des communautés masculinistes prospèrent. Elles harcèlent, divulguent informations et images intimes, vont parfois jusqu'au meurtre. Dans son histoire, le monde technologique retient les hommes et efface les pionnières : Ada Lovelace, qui mit au point le premier programme informatique, ou Grace Hopper, qui permit de parler aux machines dans un langage proche du nôtre. Dans son architecture profonde, les algorithmes discriminent les femmes et les minorités, freinant leur accès à l'espace public, au travail, aux assurances, à l'emprunt. Financés par un entre-soi masculin, les géants technologiques forcent sans cesse notre consentement pour tirer profit de nos données... Avec cet essai-enquête unique, Mathilde Saliou décortique cette menace démocratique et cherche comment reprendre le pouvoir, pour dessiner des futurs techno-féministes. Mathilde Saliou est journaliste spécialisée dans le numérique. Elle a collaboré à RFI, The Guardian, 20 minutes, Slate, Usbek & Rica, Les Inrocks, Numerama, NextInpact. Elle a été secrétaire générale de l'association Prenons la Une.

    Technoféminisme: Comment le numérique aggrave les inégalités, Mathilde Saliou, Editions Grasset, Février 2023.

    MOTS CLÉS : Editions Grasset | Mathilde Saliou | Numérique | Internet | Algorithme | Inégalités | Sexisme | Masculinisme | Racisme | Cyberharcèlement | Activisme | Féminisme | Genre |

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    Sotteville, la place publique, Daniel Andrieu Benoît Eliot Sylvain Marchand Meftah Lissiri Régis Sénécal

    Sotteville n'est pas une ville comme les autres... En deux siècles, la ville de Sotteville-lès-Rouen est passée d'un village agricole de quelques milliers d'âmes au XIXe siècle à une ville de 30 000 habitants. Des fumées de l'usine Bertel à l'arrivée des ateliers de chemins de fer, un certain état d'esprit populaire, ouvrier, cheminot, solidaire, flotte sur la cité. Deuxième ville socialiste de France en 1898, Sotteville s'anime, bouge, respire au son des marchés, des crissements des locomotives, des parades costumées ou des matchs de football endiablés. On se retrouve le dimanche à l'Eldorado, salle de 800 places, située place Voltaire, ou dans l'un des six cinémas de la ville. Mais la seconde Guerre Mondiale a brutalement stoppé cette ferveur populaire. 70% de la ville a été pulvérisée par les bombardements alliés dont ceux du 19 avril 1944 visant les dépôts SNCF. La gloire de la cité cheminote est aussi la cause de son désastre. Dès 1945, Marcel Lods est nommé architecte de la reconstruction par le Ministère de la Reconstruction. Le Corbusier à Marseille, Perret au Havre et Lods à Sotteville. Il s'agit de faire vite pour reloger une population sinistrée, vivant dans des baraquements insalubres. Il imagine et conçoit une véritable transformation de la ville, la préparant pour les 50 prochaines années. Disciple de la charte d'Athènes, il déplace le centre-ville, reloge les sinistrés, réserve des espaces verts, aménage une zone industrielle... La tâche est immense et l'ampleur à l'échelle d'une ville. Sotteville se relève, lentement. Une réappropriation des lieux que les acteurs politiques et culturels ont fait renaître à partir des années quatre-vingt grâce à une volonté, une ambition, une énergie commune retrouvée dans l'esprit du "faire ensemble". Viva Cité émerge et devient le fleuron culturel de la ville pour un rayonnement national voire international. Les activités industrielles qui ont marqué l'identité de la ville sont réorientées vers de nouvelles destinations culturelles. Le Trianon devient salle de musiques actuelles, les ateliers Buddicom abritent aujourd'hui le Centre National des Arts de la Rue et de l'Espace Public.

    Sotteville, la place publique, Daniel Andrieu Benoît Eliot Sylvain Marchand Meftah Lissiri Régis Sénécal, Editions Octopus, Août 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Octopus | Daniel Andrieu | Benoît Eliot | Sylvain Marchand | Meftah Lissiri | Régis Sénécal | Normandie | Rouen | Sotteville | Ville | Urbanisme | Art | Architecture | Industrie | Reconstruction | Patrimoine | Socialisme | Cheminots | Ouvriers |

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    Limay, les racines du futur : La belle histoire du renouveau municipal, Maurice Quettier

    En trente ans, Limay est passée de la somnolente vie d'une paisible bourgade rurale à l'activité d'une agglomération urbaine de 15 672 habitants. C'est cette aventure, engagée en 1959 avec l'élection d'une liste du "Renouveau municipal", que retrace Maurice Quettier. Pierre après pierre, chacun peut ainsi suivre l'essor d'une ville attachante. Aventure humaine, la croissance de Limay a en permanence associé tous les partenaires locaux, en premier lieu les citoyens. Récit d'histoire vivante, ce livre met en lumières les débats qui ont nourri les racines d'un développement préservant l'équilibre urbain et la qualité de vie pour les générations futures. Maurice Quettier, instituteur de formation, participe depuis plus de trente ans à la vie de Limay dont il fut maire de 1977 à 1995.

    Limay, les racines du futur : La belle histoire du renouveau municipal, Maurice Quettier, Editions Sociales, Septembre 1999.

    MOTS CLÉS : Editions Sociales | Maurice Quettier | Normandie | Yvelines | Limay | Ville | Architecture | Urbanisme | Politique | Sociologie | Municipalité | Maire | Communes | Gouvernement |

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    L'Homme réseau-nable: Du microcosme cérébral au microcosme social, Lionel Naccache

    Une crise d'épilepsie est un phénomène au cours duquel plusieurs régions cérébrales se mettent à trop communiquer entre elles pour finalement échanger des informations pauvres et stéréotypées. Le fonctionnement de ces régions cérébrales perd en complexité, et les spécificités qui permettaient de les distinguer s'amenuisent. Un peu comme certaines rues commerçantes des sociétés mondialisées qui finissent par toutes se ressembler et ne permettent plus de savoir dans quel pays on se trouve. Dans ce nouveau livre, Lionel Naccache compare la crise d'épilepsie cérébrale, microcosmique, et la crise, macrocosmique, que vit notre monde - qu'il nomme le « paradoxe du voyage immobile » : ce contraste entre, d'une part, une accélération et une facilité inédites des possibilités de voyager et, d'autre part, une atténuation sans cesse croissante de l'expérience de dépaysement. À partir de cette analogie, il nous fait découvrir en quoi notre monde contemporain dispose d'un potentiel de conscience jamais atteint auparavant, mais également pourquoi il est exposé à des fragilités qui se manifestent dans les crises traversées aujourd'hui par les sociétés occidentales : mondialisation, retour du religieux, réduplication du monde à l'identique en plusieurs points du globe, crises des démocraties... Cette approche inédite le conduit également à proposer un ensemble de mesures destinées à soigner et surtout à prévenir l'épilepsie des sociétés, de la même façon que l'on soigne et prévient l'épilepsie d'un individu. Lionel Naccache est neurologue, professeur de médecine à la Pitié-Salpêtrière, directeur d'une équipe de recherche à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Il est l'auteur du Nouvel Inconscient, de Perdons-npus connaissance ? et d'Un sujet en soi, qui ont été de grands succès.

    L'Homme réseau-nable: Du microcosme cérébral au microcosme social, Lionel Naccache, Editions Odile Jacob, Octobre 2015.

    MOTS CLÉS : Editions Odile Jacob | Lionel Naccache | Neurosciences | Neuropsychologie | Sciences | Psychanalyse | Psychologie | Psychiatrie | Philosophie | Inconscient | Conscience | Cerveau | Médecine |

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    Kiosk: The Last Modernist Booths Across Central and Eastern Europe, Zupagrafika

    Mass-produced from the 1970s to the 1990s, modular kiosks like the seminal K67, designed by the Slovenian architect Sasa J.Mächtig, and similar systems - including the Polish Kami, the Macedonian KC190, and the Soviet "Bathyscaphe" - could be found anywhere throughout the former Easter Bloc and ex-Yugoslav countries, from bustling city squares to socialist-era housing estates. They served as hot dog and Polish Zapienka joints, farm egg and rotisserie chicken vendors, funeral flower shops, newsstands, car park booths, currency exchange offices, and more. Featuring over 150 kiosks - from Ljubljana to Warsaw, and from Belgrade to Berlin - this photobook provides previously unseen documentation of the remaining modernist booths that witnessed the socio-political transformation of Central and Eastern Europe at the end of the 20th century. While some remain active or have undergone refurbishment, others have been abandoned or have slowly faded from the urban landscape. The photographs in this unique collection were taken over the last decade by Zupagrafika's founders, David Navarro and Martyna Sobecka. The book includes a forword by urban explorer Maciej Czarnecki and an introduction by architectural historian Anna Cymer, offering invaluable insights into the history of these mobile structures.

    Kiosk: The Last Modernist Booths Across Central and Eastern Europe, Zupagrafika, Editions Zupagrafika, Septembre 2024.

    MOTS CLÉS : Editions Zupagrafika | Zupagrafika | Art | Architecture | Modernisme | Brutalisme | Photographie | Urbain | Russie | Rénovation | K67 |

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    Droit des arts visuels: Contrats d'auteurs, Jean Vincent

    Ce livre destiné aux professionnels est un ouvrage de référence sur les contrats dans le domaine des arts visuels. C'est la première fois en France qu'un livre traite des contrats pour toutes les catégories d'auteurs ou d'oeuvres entrant dans le champ des arts visuels. Cette approche globale a été rendue possible grâce à la coopération des organisations représentatives des artistes plasticiens, illustrateurs, graphistes, designers et photographes réunies au sein de l'USOPAV. La première partie rappelle, dans un style pédagogique, l'ensemble des règles essentielles en matière de droit civil, de droit du travail et de droit d'auteur. La deuxième partie traite des principaux contrats conclus par les auteurs dans le domaine des arts visuels : vente, cession de droits pour un usage déterminé, exposition, commande, dessins et modèles, édition, illustration d'une oeuvre audiovisuelle, commande publique, mandat. Les parties suivantes traitent de sujets généraux : la gestion collective, Internet, les contrats internationaux, la valeur des oeuvres et des droits, la confidentialité des contrats, le droit à l'image des personnes et des biens, le dépôt et la préservation des oeuvres, la médiation des conflits et l'artiste entrepreneur. Des annexes pratiques apportent les informations suivantes : les principaux articles cités du Code civil, du Code du travail et du Code de la propriété intellectuelle ; les coordonnées des organisations professionnelles auxquelles il est notamment possible de demander des contrats types et des barèmes indicatifs ; une présentation sommaire des régimes en vigueur sur le plan social et fiscal. Jean Vincent est avocat au Barreau des Hauts-de-Seine, spécialisé en droit des contrats, droits d'auteur, droits voisins et droit social des artistes. Il a été directeur juridique de plusieurs organismes de gestion collective des droits voisins, coordinateur de l'Alliance public artistes, secrétaire général de la Fédération internationale des musiciens. Il enseigne à l'université de Lyon II (Science Po, master 2) et à l'Université de Sceaux (master 2 de droit des créations numériques). Il intervient régulièrement pour des sessions de formation professionnelle. En tant qu'avocat, il travaille essentiellement pour des artistes : écrivains, plasticiens, musiciens, photographes, danseurs, réalisateurs, etc., ainsi que pour des organismes de défense professionnelle des artistes. L'Unesco et l'OMPI lui demandent d'intervenir dans les pays en développement pour coopérer sur les questions relatives au statut des artistes. Jean Vincent a été fondateur et actionnaire d'une salle de spectacle et d'une librairie. Il est l'auteur de plusieurs livres consacrés aux droits de propriété intellectuelle et aux contrats des artistes.

    Droit des arts visuels: Contrats d'auteurs, Jean Vincent, Editions Lamy, Mai 2010.

    MOTS CLÉS : Editions Lamy | Jean Vincent | Art | Droit | Travail | Droit Auteur | Exposition | Illustration | Image |

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    Droit d'auteur et droits voisins, Jean Vincent

    Toutes les notions des droits d'auteur et des droits voisins réunis dans un ouvrage de référence ! Cet aide-mémoire est l'outil de travail des artistes et des professionnels (éditeurs et producteurs phonographiques, salles de spectacles, festivals, producteurs de spectacles, tourneurs et agents d'artistes...), des étudiants et des praticiens des droits d'auteur et des droits voisins. Il se distingue par son approche transversale (tous secteurs confondus), la clarté et la fiabilité de ses informations, et leur utilisation concrète au quotidien. Il comporte un glossaire simplifié pour maîtriser les notions de référence, des recommandations concrètes sur vingt points essentiels de négociation des contrats et un tableau des questions à résoudre en matière de droits d'auteur et de droits voisins.

    Droit d'auteur et droits voisins, Jean Vincent, Editions WEKA, 2009.

    MOTS CLÉS : Editions WEKA | Jean Vincent | Art | Droit | Travail | Droit Auteur | Exposition | Illustration | Image |

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    Un nouvel art de voir la ville et de faire du cinéma : Du cinéma et des restes urbains, François Jost

    En quoi le cinéma nous aide-t-il à repenser la ville à l'heure des "restes urbains", fragments d'objets et de pratiques disparates qui forment tant bien que mal notre décor ? Pour répondre à une telle question, il fallait multiplier les points de vue. Cet ouvrage fait donc le choix de la diversité disciplinaire pour comprendre la difficile articulation de la ville au cinéma À l'image de ce qu'a réussi Fritz Lang dans Metropolis (1927), en transposant cinématographiquement son regard d'architecte, ou Winn Wenders dans Lisbon Story (1994), en expérimentant la ville avec sa sensibilité de réalisateur, cet ouvrage se propose de rapprocher des domaines qu'on a l'habitude d'isoler, les études urbaines et les études cinématographique pour ouvrir de nouvelles hypothèses sur notre manière de voir et d'habiter le monde. Charles PERRATON est professeur au département des Communications à l'Université du Québec à Montréal ou il dirige le programme de maîtrise. Il est aussi responsable du Groupe d'études et de recherches e, sémiotique des espaces (GERSE) à Montréal. François JOST est professeur de sciences de l'information et de la communication à l'Université de Sorbonne Nouvelle Paris III. Il est aussi directeur du Centre d'études des images et des sons médiatiques (CEISME) à Paris.

    Un nouvel art de voir la ville et de faire du cinéma : Du cinéma et des restes urbains, François Jost, Editions L'Harmattan, 2003.

    MOTS CLÉS : Editions L'Harmattan | François Jost | Art | Cinéma | Architecture | Ville | Métropole | Urbanisme | Paysage | Bâtiment |

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    Les villes géantes à l'ère de la mondialisation, Nathalie Robatel

    La ville géante nourrit bien des représentations négatives : ville anonyme, démesurée, inhumaine, etc. Elle donne souvent lieu à une surenchère descriptive. On parle de mégapole ou mégalopole, voire de gigapole ou mégacité pour désigner selon l'ONU les agglomérations d'au moins huit millions d'habitants. Mais ces énormes concentrations de population peuvent aussi être distinguées des mégavilles entendues comme les centres de commandement d'une économie mondialisée. Londres, Tokyo, New York, lieux de circulation de l'information financière, médiatique, technologique et scientifique, constituent ainsi une sorte d'"archipel mégapolitain mondial", de plus en plus déconnecté des territoires nationaux. Quels sont les concepts pertinents pour caractériser ce type d'urbanisation d'un nouveau genre ? Malgré des difficultés spécifiques (infrastructure insuffisantes, services publics défaillants, etc.), les mégapoles du tiers-monde ne présentent-elles pas certains traits caractéristiques de leur homologues occidentales ? Le gigantisme, mais aussi l'aggravation des phénomènes de ségrégation sociale n'exigent-ils pas l'invention d'une véritable gouvernance à l'échelle de la mégapole trop souvent morcelée en petits fiefs politiques ?

    Les villes géantes à l'ère de la mondialisation, Nathalie Robatel, Editions La documentaire Française, Juillet 2000.

    MOTS CLÉS : Editions La documentation Française | Nathalie Robatel | Ville | Mégalopole | Métropole | Architecture | Urbanisme | Économie | Démographie | Science |

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    Utopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif

    Rédigé par une équipe d'éminents spécialistes français et américains, cet ouvrage constitue une véritable synthèse, magistrale et inédite, de l'histoire de l'utopie dans la culture occidentale, depuis les sources antiques et bibliques jusqu'à la fin du XXe siècle. Les récits d'origine, venus de la Bible et de l'Antiquité gréco-latine, où sont décrits des lieux de félicité (les îles Fortunées, le jardin d'Eden ou le paradis terrestre) et des époques heureuses (l'âge d'or) hantent longtemps l'attente d'un monde idéal et sont relayés par une littérature médiévale riche de quêtes et de voyages initiatiques, allégoriques ou réels, vers des pays enchantés, puis, dans l'Italie de la Renaissance, par les architectures idéales de Léonard de Vinci ou de Filarete. L'événement majeur est alors la découverte d'un nouvel Eldorado : l'Amérique ; cet événement est précisément contemporain de l'invention, par Thomas More, du mot et du genre littéraire qu'est l'utopie. De la cité du Soleil de Campanella aux communautés, puritaines ou catholiques, qui vont s'établir aux Amériques, l'espérance utopique entretient l'idée d'une régénération des sociétés chrétiennes tandis que le thème du bon sauvage devient une forme classique de la pensée utopique, celle du retour à la nature. Avec le XIXe siècle, les utopies sociales prolifèrent : colonies et communautés, expériences et théories traduisent l'espérance d'une émancipation collective (Robert Owen et la New Harmony, les saint-simoniens, Prosper Enfantin, Fourier et son Phalanstère, les communautés religieuses américaines des quakers et des shakers...). Le XXe siècle oscille entre de puissantes aspirations au changement, nourries d'utopies et constamment réactivées, et la découverte des totalitarismes, qui apparaissent comme l'envers de l'utopie et qu'avaient pressentis de grands romanciers comme Wells, Zamiatine, Huxley et Orwell. Wells rêve d'une " machine à remonter le temps ", Capek invente le mot " robot ", Lang tourne Metropolis. Les artistes russes et soviétiques des années 19 15 à 1923 (Malevitch, Lissitzky, Pounine) illustrent la quête d'un art nouveau qui est en même temps celle d'un monde nouveau. Changer l'espace, c'est l'objet que poursuivent les créateurs de villes nouvelles : Le Corbusier, Perret, Hilberseimer. Les expositions universelles et notamment celle de New York, en 1939, préfigurent le bouleversement des modes de vie et l'american way of life de l'après-guerre. De l'hygiénisme à l'eugénisme, jusqu'à la " solution finale ", l'entreprise nazie, rapprochée ici des intuitions d'un Huxley ou d'un Orwell, est la face noire, totalitaire, de l'utopie. Avec les années soixante et soixante-dix renaît l'aspiration à changer la vie, des mouvements communautaires américains - Twin Oaks, l'Ecotopie de Callenbach - à la contre-culture, dont les héritiers sont les actuels mouvements en faveur de la reconnaissance des minorités, en passant par Mai 68 et les profondes transformations survenues dans les rapports sociaux. En convoquant tous les registres - philosophie, histoire, architecture, arts plastiques -, en mobilisant une très riche iconographie puisée dans les collections de la Bibliothèque nationale de France, de la New York Public Library, et de plusieurs musées (manuscrits, estampes, dessins, cartes et plans, éditions rares...), l'ouvrage brosse une fresque de deux mille cinq cents ans d'utopie, à travers laquelle s'exprime au fond la quintessence de la civilisation occidentale : ses rêves, ses désirs, ses idéaux, ses tentations, ses illusions..., sa complexité.

    Utopie. la quête de la société idéale, Lyman Tower Sargent Roland Schaer Collectif, Editions Fayard, décembre 1999.

    MOTS CLÉS : Editions Fayard | Lyman Tower Sargent | Roland Schaer | Collectif | Utopie | Idéal | Société | Sociale | Philosophie | Politique | Occident | Antiquité | Renaissance | Colonialisme |


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