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Habiter le point de fixation: Contre l'abandon, Anna-Louise Milne
L’Europe, aujourd’hui, est constellée de points d’abandon où, paradoxalement, se joue l’avenir du continent. Ce sont les arrière-cours des gares internationales, les landes autour des ports, les refuges et hangars des villes frontalières. Ils sont la face cachée des plateformes centralisées des politiques migratoires européennes qui prônent l’efficacité et produisent l’attente, l’errance, l’illégalité, et le désespoir. Le point de fixation est le revers du hot spot, sa contradiction racisée, fantasmée, antagoniste. Il est aussi l’expression du besoin et du droit de se fixer quelque part, de forger des attaches, de cultiver un sentiment d’appartenance. Lieu de dernier recours, peut-être, et prémisse de nouvelles formes d’organisation, le point de fixation est une concentration de fugitivité et d’intransigeance, de stratégies de contournement et de refus de disparaître. Il en résulte des méthodes de coopération et de concertation entre des populations sédentaires et hyper mobiles, sociologiquement très diverses, là où les autorités ne pointent qu’inertie ou pathologie. Ni une occupation au sens traditionnel, ni un mouvement social, le point de fixation est un prisme sur de nouvelles configurations de lutte et de désobéissance, réunissant des trajectoires très disparates autour de priorités sans « programme », dans la durée, en prise avec la conflictualité et la quotidienneté de l’espace urbain. C’est pourquoi ce livre se propose d’« habiter le point de fixation » : comme un projet d’exploration, d’écoute, de participation, d’incorporation, de continuation, de théorisation aussi, engagé lucidement, mais activement, depuis un des points de fixation les plus enracinés et les plus puissants du paysage actuel, La Chapelle, à Paris, en l’inscrivant dans une constellation transnationale et transversale.
Habiter le point de fixation: Contre l'abandon, Anna-Louise Milne, Editions ETEROTOPIA, mai 2025.
MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Anna-Louise Milne | Urbanisme | Sociologie | Migration | Solidarité | Politique | Territoire | Précarité | Habitat |
L’oeil hanté: L'art en alerte 1919-1983, Lucia Sagradini Anne Querrien
Considérer la puissance des images tout en cherchant à échapper à leur pouvoir, à l’asservissement tant de l’image que de celui ou de celle qui regarde. Toujours chercher, alerte, la dimension subversive des images. Tel est le sujet de cet essai. Regarder implique l’action de saisir l’image et de sortir de la passivité et de la contemplation, mêlant nos histoires, savoirs, et mêmes nos ignorances, pour donner un sens. Dans un monde où les modes virtuels construisent et appuient les fantasmagories du capitalisme, et où les images, leurs flux, participent activement à accroître la passivité des êtres, l’atonie, la peur et l’aliénation, la possibilité de comprendre que le regard est une action politique devient essentielle. Le regard comme une puissance agissante – premier pas vers l’émancipation. L’attachement de Walter Benjamin aux images et à leur saisissement, dans une période de basculement, en dit long sur la vivacité du danger. Walter Benjamin pense que les images dialectiques renferment des expériences de liberté actualisables. Ces images reposent sur des formes venues du passé. L’espace du regard est bien celui d’une lutte politique. L’ordre du monde et la capacité de le bouleverser se tiennent « telles la fleur et l’ortie sur la même prairie… » comme le disait Victor Klemperer. Dans le passé se tiennent les sources et ressources de nos gestes futurs. L’œil hanté porte cette dimension de futur antérieur. Lucia Sagradini est Docteur en sociologie de l’art et de la culture, professeure d’histoire de l’art et de théorie à l’ESAD des Pyrénées depuis 2017. Rédactrice en chef de Variations – revue internationale de théorie critique, elle poursuit un travail de longue haleine en différentes directions : écriture d’articles sur des pratiques artistiques actuelles, et sur les enjeux conceptuels contemporains ; réalisation d’Icônes pour Multitudes ; présentations d’expositions ou de catalogues ; traductions vers différentes langues : Martha Rosler, Gerd Arntz, John Holloway, Gregorio F. Baremblitt etc..
L’oeil hanté: L'art en alerte 1919-1983, Lucia Sagradini Anne Querrien, Editions ETEROTOPIA, mars 2025.
MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Lucia Sagradini | Philosophie | Historique | Politique | Sociologie | Avantgarde | Surréalisme | Symbolisme | Émancipation |
Bruno Etienne, le fait religieux comme fait politique, Franck Fégosi
Bruno Etienne a initié une réflexion pionnière dans le champ des études politiques en y systématisant des analyses portant sur l'objet " religieux". A chaque étape de son cheminement intellectuel s'affirmait avec force la volonté de balayer les stéréotypes et de bousculer les idées reçues, bref de faire le pari de l'intelligibilité du fait religieux comme fait social et politique. Le présent volume entend lui rendre hommage. Il réunit les contributions d'une vingtaine d'universitaires, de chercheurs qui en recourant aux outils des sciences sociales, politiques et juridiques démontrent combien le religieux, dans un monde sécularisé et au travers de ses diverses expressions historiques, sociales et culturelles, demeure une source constante de mobilisation, un objet de politique publique et un véritable défi pour la pensée laïque militante. L'interaction entre le religieux et le politique, combinée avec la problématique des minorités et de la résistance aux logiques d'uniformisation étatique ou marchande est le fil rouge qui traverse cet ouvrage. Franck Fégosi est directeur de recherche au CNRS (UMR PRISME, université de Strasbourg) et enseignant à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, membre associé du Cherpa. Ses travaux portent sur l'organisation du culte musulman et les modes d'expression de l'Islam dans l'espace européen. Il a récemment publié "Penser l'islam dans la laïcité (Fayard, 2008).
Bruno Etienne, le fait religieux comme fait politique, Franck Fégosi, Editions de l’Aube, octobre 2009.
MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Bruno Étienne | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade | Politique | Religion | Islam | Musulmans |
L’Aventure orientale. La photographie à travers les grands ateliers du Proche-Orient et du Maghreb entre 1854 et 1914, Alain Fleig
L'AVENTURE ORIENTALE. En marge des grands courants photographiques et de l'évolution technique considérable qui a eu lieu entre les années soixante et quatre-vingt du XIXe siècle, la photographie au Moyen-Orient, si elle ne fait pas bouger de façon notable la technique, fait, à l'inverse, évoluer considérablement la vision des photographes et de leur public. Elle ouvre sur une nouvelle forme de commerce, mais surtout sur une pratique documentaire intense, et sur les possibilités d'une approche artistique directe et consciente d'elle-même, mettant en jeu le regard même du praticien et sa position face au réel, face à l'Autre.
L’Aventure orientale. La photographie à travers les grands ateliers du Proche-Orient et du Maghreb entre 1854 et 1914, Alain Fleig, Editions D’une certaine manière, 2006.
MOTS CLÉS : Editions D’une certaine manière | Alain Fleig | Smala | Photographie | Documentaire | Orientalisme | Esthétique | Maghreb | Proche Orient | Colonialisme | Voyage | Archives |
Contes Kabyles. Tome 1, La Sagesse, Leo Frobenius
"Quel bonheur de pouvoir enfin lire ces fameux contes kabyles de Frobenius dans la traduction si attendue des spécialistes et amateurs francophones de littérature orale en contes ! En effet, la somme considérable que représentent les trois gros volumes de Contes kabyles de l'illustre chercheur allemand Leo Frobenius est, depuis presqu'un siècle à présent, un véritable trésor encore inexploité dans le domaine des études maghrébines où les germanophones sont rares, et demeuré inconnu d'un plus vaste public. Leur traduction apporte aujourd'hui une considérable contribution à la connaissance et à l'étude du patrimoine culturel maghrébin, qui s'est déjà révélé tout spécialement riche en littérature orale" (Camille Lacoste-Dujardin). D'une richesse et d'une diversité supportant parfaitement la comparaison avec les Mille et Une Nuits, les quelque cent cinquante récits recueillis par Frobenius dans les années 1913-1914, désormais accessibles au public francophone, viennent il est vrai combler un énorme vide. Car ils comprennent non seulement des contes merveilleux, mais aussi des mythes, aujourd'hui si rares à retrouver, et des histoires plaisantes ou érotiques fort peu divulguées mais qui témoignent d'une inventivité, d'une liberté et d'un humour tout méditerranéens. D'une vigueur exceptionnelle, servis par une langue savoureuse et des audaces d'expression tout à fait inattendues, ces contes offrent de multiples grilles de lecture qu'ethnologues et folkloristes se réjouiront de décrypter. Expression fondamentale d'une culture, témoignage irremplaçable de la réalité et de l'imaginaire en œuvre dans la société kabyle du début du siècle, ils occupent à n'en pas douter une place de tout premier rang dans le grand édifice de la littérature orale et des légendes universelles. Leur publication en français a reçu le concours du Centre national du Livre. Tome I : Sagesse Tome II : Le Monstrueux Tome III : Le Fabuleux Tome IV : Autres contes fabuleux
Contes Kabyles. Tome 1, La Sagesse, Leo Frobenius, Editions Edisud, octobre 1995.
MOTS CLÉS : Editions Edisud | Leo Frobenius | Smala | Folklore | Mythologie | Mythe | Recueil de contes | Conte | Littérature | Algérie | Kabylie | Berbère | Culture | Tradition |
Nouvelles de l'assemblée générale du genre humain, Naggh
Pour expliquer ce qui le retenait à Buenos Aires, alors que sa maison est en Patagonie, César, d'un geste circulaire, désigna la douzaine de participants à cette réunion de commission : " Tu lances une idée, et une semaine après elle revient - -et le mouvement circulaire du bras s'accomplissait -, mais ce n'est plus la même idée, elle est enrichie, développée, elle a pris une direction inattendue ; et parfois même, ce n'est pas du tout ce que tu as lancé au départ, c'est comme l'inverse de ce que tu avis dit. " L'au-delà de l'émeute, devenue l'acte pivotal de toute révolte collective dans le monde, est l'objet de cet ouvrage. C'est à travers ces quelques moments où un dépassement de l'émeute est envisagé que se lit, dans nos regards partiaux et embués, la silhouette d'une fondation de l'assemblée générale du genre humain.
Nouvelles de l'assemblée générale du genre humain, Naggh, Editions Belles Emotions, septembre 2004.
MOTS CLÉS : Editions Belles Emotions | Naggh | Smala | Révolte | Émeute | Collectif | Géopolitique | Politique | |
Pierre Chirol. Architecte et Erudit Normand (1881-1953), Vincent Maroteaux
Le fonds d'archives de l'architecte Pierre Chirol, conservé par les Archives départementales de Seine-Maritime, nous donne l'occasion de découvrir à la fois une oeuvre et un homme qui a été, en Normandie, l'une des grandes figures de sa profession et un acteur fortement engagé dans la vie de la cité. Pierre Chirol ouvre en 1911 sa première agence d'architecte à Rouen. Sa carrière est dès lors jalonnée de réalisations très diverses. Elle est marquée par l'architecture postale, religieuse et domestique, des demeures bourgeoises aux cités ouvrières. Pierre Chirol a participé à l'organisation de sa profession, un engagement reconnu par sa nomination à la tête de l'ordre régional des architectes, à sa création en 1941. Il est aussi personnalité rouennaise de premier plan. Esprit curieux, avide d'apprendre et de transmettre, il est tour à tour chercheur, professeur, conférencier, écrivain... Profondément attaché à sa ville, il en défend le patrimoine avec passion.
Pierre Chirol. Architecte et Erudit Normand (1881-1953), Vincent Maroteaux, Edition Point de vues, septembre 2009.
MOTS CLÉS : Edition Point de vues | Vincent Maroteaux | Art | Architecture | Normandie | Patrimoine | Régionalisme | Religion | Réhabilitation | Reconstruction |
L'architecture de survie: Une philosophie de la pauvreté, Yona Friedman
"Bien que l'expression "l'architecture de survie" ait un sens à peu près inverse de celui de "la survie de l'architecte", mon but, dans ce livre, est de reconsidérer le rôle de l'architecture dans la simple survie de l'espèce, sans pour autant utiliser des slogans grandiloquents, sans surestimer ce rôle et sans faire de propositions utopiques, donc irréalisables. Il va me falloir, de nouveau, poser certaines questions, les analyser et enfin, et surtout, mentionner quelques solutions que j'ai proposées durant ces cinquante ans. Les questions sont fort simples : à qui revient le droit de décision en matière d'architecture ? Comment assurer ce droit à celui auquel il revient ? Comment le faire dans un monde qui va vers une pauvreté croissante ? Comment survivre dans un tel monde ? Qu'est-ce que ce "monde pauvre" ? Comment agir face à ces perspectives ?" Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels : L'Arhitecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L'Univers erratique (PUF, 1994). Ses utopies réalisables, publiées pour la première fois en 1975, ont été rééditées aux éditions de l'éclat en 2000.
L'architecture de survie: Une philosophie de la pauvreté, Yona Friedman, Editions de l'Eclat, Janvier 2016.
MOTS CLÉS : Editions de l'Eclat | Yona Friedman | Architecture | Urbanisme | Habitat | Autoconstruction | Survie | Pauvreté | Inégalité | Utopie | Résilience | Décentralisation |
Villes sous contrôle: La militarisation de l'espace urbain, Stephen Graham
Checkpoints, drones, GPS, passeports biométriques, insectes cyborgs, puces RFID, détecteurs de cibles, essaims de nanocapteurs, soldats-robots, barrières Jersey, dirigeables de surveillance, bombes " incapacitantes " et arsenal " non létal "... Qu'ont en commun toutes ces " technologies " qui, pour certaines, semblent relever de la science-fiction et qui, pour d'autres, imprègnent déjà notre quotidien de citadins ? Concoctées dans les laboratoires de l'armée, elles sont les nouvelles armes de la guerre en cours, cette " guerre asymétrique " ou " permanente " qui transforme les armées occidentales en forces contre-insurrectionnelles high-tech et chacun d'entre nous en cible potentielle nécessitant d'être identifiée, pistée, surveillée, au nom de la prévention d'une menace indistincte. Avec Israël comme laboratoire et la " guerre contre le terrorisme " comme terrain d'application mondial, cette nouvelle forme de conflit touche de manière très différenciée les habitants du monde riche et ceux des territoires post- et néo-coloniaux. Elle se signale cependant par un trait commun à tous : ses champs de bataille ne sont plus les plaines ou les déserts, mais les principales agglomérations urbaines mondiales. Dans le sillage des travaux de Mike Davis, Naomi Klein ou Eyal Weizman, le livre de Stephen Graham nous donne les clés pour comprendre les logiques profondes de cet emballement militaro-sécuritaire globalisé.
Villes sous contrôle: La militarisation de l'espace urbain, Stephen Graham, Editions La Découverte, Mai 2012.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Stephen Graham | Ville | Métropole | Internet | Numérique | Technologie | Guerre | Conflit | Psychologie | Philosophie | Politique | Économie | Pouvoir | Autorité | État | Surveillance | Militarisation |
La ville vue d'en bas: Travail et production de l'espace populaire, Collectif Rosa Bonheur
La désindustrialisation à l'oeuvre depuis les années 1970 a confiné des pans entiers des classes populaires aux marges du salariat. Tenues à l'écart des principaux circuits marchands, ces populations ont dû réorganiser leur travail et leur vie quotidienne de manière à satisfaire les besoins essentiels à leur subsistance, selon une dynamique qui confère une centralité nouvelle à l'espace urbain : pour elles, l'accès à la plupart des ressources matérielles et symboliques nécessaires au maintien d'une existence digne est intimement lié à leur ancrage territorial. Or les pratiques attachées à cette centralité populaire sont aujourd'hui contestées. Prises dans la course à la métropolisation, certaines villes voudraient en définitive remplacer ces populations dont elles considèrent qu'elles "ne font rien", par d'autres issues des classes moyennes et supérieures n'hésitant pas à agiter le spectre du communautarisme et celui du ghetto. Il s'agit, au contraire, de saisir ce qu'impliquent les processus contemporains de fragmentation de l'espace social pour des personnes qui ne sont ni plus ni moins que des travailleuses et des travailleurs.
La ville vue d'en bas: Travail et production de l'espace populaire, Collectif Rosa Bonheur, Editions Amsterdam/Multitudes, Septembre 2019.
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Editions Amsterdam/Multitudes | Collectif Rosa Bonheur | Habitat | Politique | Économie | Désindustrialisation | Centralité | Solidarité | Résilience | Productivité | Travail | Populaire |
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