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    36 résultat(s) trouvé(s) pour le mot ou groupe de mots : Lutte

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    Manouches et mondes de l'écrit, Jean-Luc Poueyto

    Les Manouches en France, comme bon nombre de Tsiganes en Europe, maintiennent dans leur grande majorité un rapport distancé à l'écrit. Cette forme d'illettrisme spécifique à une population a de quoi étonner. Comment se fait-il en effet que des groupes humains semblent avoir répondu faiblement aux campagnes massives d'alphabétisation et de scolarisation des populations européennes ? Pour quelles raisons si peu d'écrits circulent-ils à l'intérieur des groupes familiaux ? L'évocation d'un nomadisme qui les aurait éloignés des apprentissages relatifs aux savoirs de base ne suffit pas, la plupart d'entre eux ne voyageant que sur de courtes périodes durant l'année scolaire. II s'agit donc d'autre chose, de l'ordre d'une résistance, ou peut-être d'un choix, qui peut renvoyer à une perception du monde parfois autre ". A travers une étude ethnographique portant sur les représentations de l'espace et du temps, ainsi que sur le rapport existant entre le respect des défunts, la nomination et l'écriture dans une communauté manouche du sud de la France, ce livre s'interroge de manière plus large sur les conséquences que provoque, pour des groupes humains, un rapport au signe légèrement différent. Jean-Luc Poueyto, anthropologue, est membre du laboratoire ITEM de l'université de Pau et des Pays de l'Adour, responsable du diplôme de formateurs à la lutte contre l'illetrisme et coordinateur de formation à l'INSTEP Aquitaine.

    Manouches et mondes de l'écrit, Jean-Luc Poueyto, Editions Karthala, février 2011.

    MOTS CLÉS : Editions EDITIONS PAYOT & RIVAGES | Gianni Pirozzi | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Littérature | Etude |

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    L'Algérie À L'Époque D'Abd-El-Kader, Marcel Emerit

    Marcel Emerit met à mal la légende glorieuse de la conquête coloniale, celle de Bugeaud tout particulièrement. Il n’aime pas les statues ; tout au contraire, il prend plaisir à les déboulonner ; il y a du niveleur chez cet homme. Et il ne s’agit pas non plus d’Abd-el-Kader, mais de l’Algérie ; la plus grande audace est de rompre avec la célébration des grands hommes et avec la suffisance étatique d’une version étroitement militaire et politique de l’histoire. Pour ce qui est d’Abd-el-Kader, c’est à peine le chef d’une entreprise d’État, le constructeur de places fortes ou l’organisateur militaire qui intéresse Marcel Emerit. Abd-el-Kader est de son temps et témoigne de la hiérarchie de classes et de statuts qui supporte les discriminations et les conflits qui se traduisent en «luttes de races». Marcel Emerit entend comprendre l’Algérie de l’intérieur, en faisant parler les documents d’époque. Ce qui l’occupe, ce n’est ni les détours diplomatiques ou les cachotteries des négociations, ni les ressorts de la psychologie des acteurs qui jouent les premiers rôles, mais l’histoire sociale qui pose la question nationale. Il a travaillé à dire le vrai et le sens de l’histoire coloniale ; ce pourquoi il fut dénoncé et tenu à l’écart. René Gallissot

    L'Algérie À L'Époque D'Abd-El-Kader, Marcel Emerit, Editions Bouchène, janvier 2002.

    MOTS CLÉS : Editions Bouchène | Marcel Emerit | Smala | Histoire | Biographie | Etude | Abdelkader | Algérie | Colonisation | Colonialisme | Nomade | Habitat Nomade |

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    Habiter le point de fixation: Contre l'abandon, Anna-Louise Milne

    L’Europe, aujourd’hui, est constellée de points d’abandon où, paradoxalement, se joue l’avenir du continent. Ce sont les arrière-cours des gares internationales, les landes autour des ports, les refuges et hangars des villes frontalières. Ils sont la face cachée des plateformes centralisées des politiques migratoires européennes qui prônent l’efficacité et produisent l’attente, l’errance, l’illégalité, et le désespoir. Le point de fixation est le revers du hot spot, sa contradiction racisée, fantasmée, antagoniste. Il est aussi l’expression du besoin et du droit de se fixer quelque part, de forger des attaches, de cultiver un sentiment d’appartenance. Lieu de dernier recours, peut-être, et prémisse de nouvelles formes d’organisation, le point de fixation est une concentration de fugitivité et d’intransigeance, de stratégies de contournement et de refus de disparaître. Il en résulte des méthodes de coopération et de concertation entre des populations sédentaires et hyper mobiles, sociologiquement très diverses, là où les autorités ne pointent qu’inertie ou pathologie. Ni une occupation au sens traditionnel, ni un mouvement social, le point de fixation est un prisme sur de nouvelles configurations de lutte et de désobéissance, réunissant des trajectoires très disparates autour de priorités sans « programme », dans la durée, en prise avec la conflictualité et la quotidienneté de l’espace urbain. C’est pourquoi ce livre se propose d’« habiter le point de fixation » : comme un projet d’exploration, d’écoute, de participation, d’incorporation, de continuation, de théorisation aussi, engagé lucidement, mais activement, depuis un des points de fixation les plus enracinés et les plus puissants du paysage actuel, La Chapelle, à Paris, en l’inscrivant dans une constellation transnationale et transversale.

    Habiter le point de fixation: Contre l'abandon, Anna-Louise Milne, Editions ETEROTOPIA, mai 2025.

    MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Anna-Louise Milne | Urbanisme | Sociologie | Migration | Solidarité | Politique | Territoire | Précarité | Habitat |

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    L’oeil hanté: L'art en alerte 1919-1983, Lucia Sagradini Anne Querrien

    Considérer la puissance des images tout en cherchant à échapper à leur pouvoir, à l’asservissement tant de l’image que de celui ou de celle qui regarde. Toujours chercher, alerte, la dimension subversive des images. Tel est le sujet de cet essai. Regarder implique l’action de saisir l’image et de sortir de la passivité et de la contemplation, mêlant nos histoires, savoirs, et mêmes nos ignorances, pour donner un sens. Dans un monde où les modes virtuels construisent et appuient les fantasmagories du capitalisme, et où les images, leurs flux, participent activement à accroître la passivité des êtres, l’atonie, la peur et l’aliénation, la possibilité de comprendre que le regard est une action politique devient essentielle. Le regard comme une puissance agissante – premier pas vers l’émancipation. L’attachement de Walter Benjamin aux images et à leur saisissement, dans une période de basculement, en dit long sur la vivacité du danger. Walter Benjamin pense que les images dialectiques renferment des expériences de liberté actualisables. Ces images reposent sur des formes venues du passé. L’espace du regard est bien celui d’une lutte politique. L’ordre du monde et la capacité de le bouleverser se tiennent « telles la fleur et l’ortie sur la même prairie… » comme le disait Victor Klemperer. Dans le passé se tiennent les sources et ressources de nos gestes futurs. L’œil hanté porte cette dimension de futur antérieur. Lucia Sagradini est Docteur en sociologie de l’art et de la culture, professeure d’histoire de l’art et de théorie à l’ESAD des Pyrénées depuis 2017. Rédactrice en chef de Variations – revue internationale de théorie critique, elle poursuit un travail de longue haleine en différentes directions : écriture d’articles sur des pratiques artistiques actuelles, et sur les enjeux conceptuels contemporains ; réalisation d’Icônes pour Multitudes ; présentations d’expositions ou de catalogues ; traductions vers différentes langues : Martha Rosler, Gerd Arntz, John Holloway, Gregorio F. Baremblitt etc..

    L’oeil hanté: L'art en alerte 1919-1983, Lucia Sagradini Anne Querrien, Editions ETEROTOPIA, mars 2025.

    MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Lucia Sagradini | Philosophie | Historique | Politique | Sociologie | Avantgarde | Surréalisme | Symbolisme | Émancipation |

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    Afrocritique: Essai sur l'infrapolitique des luttes noires, Aymar Nyenyezi Bisoka

    Ce livre étudie les luttes de groupes de Noirs qui se battent pour leur dignité. Il examine le rôle déterminant joué par ces femmes et ces hommes noirs qui prennent soin des combattants, des blessés mais aussi des morts. Dans certaines situations, cette prise en charge de vies précaires et des corps sans vie peut produire des effets pervers : l’affolement, le chaos, voire l’extermination. Cependant, dans d’autres circonstances, elle peut sauver des vies, induire les bases d’une réorganisation de l’existence noire et contenir, par conséquent, les fragments d’un monde autre à venir pour lequel se battent ces subalternes. L’un des principaux facteurs de réorganisation de la vie, qui ressort de ces actes de soin, est la prise en charge de vies humaines, indépendamment de toute allusion au droit moderne et à l’appartenance sociopolitique. Comme si, prendre en charge véritablement la vie noire impliquait nécessairement la destruction de l’idée même de communauté politique au sens euro-occidental du terme. L’ouvrage propose de lier cet appel en faveur de la destruction de la communauté politique fondée sur le droit moderne, à l’appel à la destruction du monde blanc qui a marqué le long tournant induit par des Noirs d’Afrique et de ses diasporas, dans les pensées critiques du début du siècle dernier. C’est précisément dans cet appel que ce livre situe l’infrapolitique des luttes noires. L’ouvrage se construit autour de ce projet, en rassemblant sous le vocable de tradition afrocritique un certain nombre de travaux d’auteurs d’Afrique et de ses diasporas qui, depuis un siècle, se sont intéressés aux relations entre modernité euro-occidentale, violence raciale et dignité noire dans le monde colonial et postcolonial. Aymar Nyenyezi Bisoka est professeur à l’Université de Mons, en Belgique. Docteur en sciences politiques et sociales, il travaille sur les dynamiques de pouvoir et de résistance, avec des recherches approfondies en Afrique des Grands Lacs. Il possède une expertise considérable en coopération internationale et mouvement associatifs. Ses travaux actuels se concentrent sur l’élargissement de la tradition afrocritique dans les sciences sociales, en s’appuyant sur divers terrains en Afrique, en Europe et au Canada.

    Afrocritique: Essai sur l'infrapolitique des luttes noires, Aymar Nyenyezi Bisoka, Editions ETEROTOPIA, février 2025.

    MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Aymar Nyenyezi Bisoka | Afrocritique | Philosophie | Sociologie | Antiracisme | Racisme | Dignité | Infrapolitique | Politique | Colonialisme | Diaspora | Afrique |

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    L'imaginaire colonial au cinéma: Qu'est-ce qu'un film colonial ?, Alain Brossat

    Dans les anciennes puissances coloniales et impériales du Nord global, les gouvernants comme les gouvernés ont durablement autant que massivement la mémoire qui flanche dès lors qu’il s’agit de faire face à l’héritage de la colonisation et aux bilans de celle-ci, notamment dans sa partie la plus violente. Le cinéma est le parfait témoin de cette condition mémorielle : un fil colonial et impérial le parcourt depuis ses origines (Les actualités Lumière et Pathé), dès les années 1930, le film colonial y prospère comme un genre à part entière – tout en faisant l’objet d’un déni massif, en demeurant privé de son nom, vendu au public populaire en contrebande comme film d’aventures exotiques, drame militaire, film d’action, tragédie romantique... Cet essai s’attache à montrer que le film colonial existe comme genre spécifique, doté de ses caractéristiques propres, ses invariants, ses stéréotypes, ses ritournelles, aussi bien dans les cinématographies ouest-européennes que dans le monde enchanté d’Hollywood. C’est un cinéma totalement émancipé des faits et réalités de la colonisation réelle, constamment appliqué à la transfigurer au point d’en faire un monde de enchanté, un monde à rêver – une pure fantasmagorie. Cette métamorphose du monde colonial apparaît particulièrement litigieuse lorsque sont en question les violences coloniales, les massacres coloniaux – ici, l’usine à rêves qu’est censé être le cinéma se transforme en fabrique du mensonge historique. Les crimes de la colonisation reviennent méconnaissables vers le public populaire friand de ces films peuplés d’espèces sauvages et de paysages exotiques, théâtre d’aventures torrides : la civilisation blanche poursuit son inexorable marche en avant, le fusil à répétition à la main. Le film colonial, c’est le terrain d’aventure de l’imaginaire de l’homme blanc allégé du souvenir des méfait et des crimes de la colonisation. Alain Brossat, essayiste, a longtemps enseigné la philosophie, en France et à l'étranger, dernier ouvrage paru : Un peuple debout - La Palestine en lutte contre la colonisation israélienne, L'Harmattan, 2024.

    L'imaginaire colonial au cinéma: Qu'est-ce qu'un film colonial ?, Alain Brossat, Editions Etérotopia, mars 2025.

    MOTS CLÉS : Editions Etérotopia | Alain Brossat | Smala | Colonialisme | Anti colonialisme | Art | Cinéma | Exotisme | Mémoires | Propagande | Critique | Philosophie | Politique |

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    Le camp des oliviers : Parcours d'un communiste algérien, William Sportisse Pierre-Jean Le Foll-Luciani

    William Sportisse, né en 1923 à Constantine, grandit dans le Camp des oliviers, quartier populaire et mixte d'une ville profondément divisée par les barrières coloniales. Élevé dans une famille juive autochtone, française par le droit mais de culture judéo-arabe, et guidé parla trajectoire de son frère aîné, Lucien, pionnier des luttes anticoloniales assassiné par la Gestapo à Lyon en 1944, il choisit très tôt le camp d'une Algérie décolonisée et socialiste. D'une guerre à l'autre, ce camp le mène de l'action souterraine antifasciste sous Vichy à la coordination des réseaux clandestins du Parti communiste algérien à Constantine durant sept années de la guerre d'indépendance, en passant par la direction d'une émission de radio en langue arabe à Budapest, considérée dès novembre 1954 par le gouvernement français comme l'une des responsables du déclenchement de l'insurrection algérienne. Devenu citoyen de l'Algérie indépendante, il connaît à partir de 1965, comme nombre de ses camarades, les tortures et prisons d'un régime autoritaire dont les communistes tentent avec difficultés de réorienter la marche, avant que l'explosion des années 1990 ne le contraigne à l'exil. À travers le prisme d'une personnalité militante confrontée à des documents d'archives jusqu'ici inexplorées, ce livre d'entretiens déploie autour d'un parcours minoritaire des pans méconnus de l'histoire sociale et politique de l'Algérie (post) coloniale. Pierre-Jean Le Foll-Luciani est doctorant en histoire contemporaine à l'université Rennes 2. Sa thèse porte sur les militants anticolonialistes juifs algériens (de l'entre-deux-guerres aux premières années de l'indépendance de l'Algérie).

    Le camp des oliviers : Parcours d'un communiste algérien, William Sportisse Pierre-Jean Le Foll-Luciani, Editions Presses Universitaires de Rennes, novembre 2012.

    MOTS CLÉS : Editions Presses Universitaires de Rennes | William Sportisse | Pierre-Jean Le Foll-Luciani | Smala | Communisme | Algérie | France | Colonialisme | Anticolonialisme | Décolonisation | Résistance | Militantisme | Judaïsme | Immigration | Migration | |

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    Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale, Pierre-Jean Le Foll-Luciani

    « Pour nous qui venions à peine d'avoir l'âge de raison en ces jours d'humiliation, ces années de jeunesse ont à jamais marqué notre vie et c'est pourquoi nous sommes fiers de l'injure qu'on nous lançait comme un opprobre : oui, nous sommes des juifs indigènes algériens… Et après ? Vous n'aurez pas notre cœur contre un certificat de nationalité dont vous vous servez comme d'un couperet de guillotine. » Diffusées clandestinement durant la guerre d'indépendance, ces lignes ont été écrites en 1957 par des juifs algériens qui, nés citoyens français vers 1930, déchus de la citoyenneté française durant trois années et exclus de l'école sous Vichy, sont devenus des militants communistes algériens après la Seconde Guerre mondiale avant de rejoindre le FLN en 1956. De l'entre-deux-guerres à l'indépendance de l'Algérie, une petite minorité de juifs issus de familles autochtones ont suivi des trajectoires comparables, les déplaçant en quelques années des projets sociaux ordinaires de leurs parents – faire de leurs enfants de bons Français plus ou moins juifs – vers le projet politique inouï de s'affirmer Algériens. Bouleversant l'ordre du monde colonial par leurs prises de position politiques, par leurs sociabilités transgressives et jusque dans leur intimité affective, ces hommes et ces femmes ont engagé leur vie pour une Algérie décolonisée et socialiste dont ils seraient citoyens, participant pleinement – mais non sans difficultés dans leur confrontation avec le nationalisme algérien dominant – au mouvement national, aux épreuves de la clandestinité et de la répression durant la guerre d'indépendance, et aux premières années de construction de l'Algérie indépendante. Basé sur des entretiens biographiques menés avec 40 anciens militants, sur des sources privées et sur des fonds d'archives souvent inexplorés, cet ouvrage met en lumière les ressorts de ces trajectoires dissidentes en les articulant à une réflexion générale sur le rapport des juifs algériens à la question coloniale. Au prisme de cette entrée minoritaire, il s'agit aussi de construire une histoire par le bas des juifs d'Algérie, du communisme algérien et, plus généralement, de la société algérienne colonisée et nouvellement indépendante. Pierre-jean Le Foll Luciani est agrégé et docteur en histoire. Il a publié en 2012 aux PUR un livre d'entretiens avec William Sportisse, Le Camp des oliviers. Parcours d'un communiste algérien. Le présent ouvrage est issu de sa thèse de doctorat.

    Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale, Pierre-Jean Le Foll-Luciani, Editions Presses universitaires de Rennes, 2015.

    MOTS CLÉS : Editions Presses universitaires de Rennes | Pierre-Jean Le Foll-Luciani | Smala | Anticolonialisme | Décolonisation | Algérie | Judéité | Citoyenneté | Communisme | Vichy |

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    La métropole parisienne, une anarchie organisée, Francesca Artioli Patrick Le Galès

    La métropole parisienne est-elle sans pilote ou ingouvernable ? Malgré deux décennies de réformes, elle ne dispose pas d'autorité politique unique, ni de coordination hiérarchique et centralisée. Sa gouvernance est fragmentée et marquée par des confl its. Elle accuse même des échecs patents dans certains domaines, de la gestion de la pollution de l'air à la lutte contre la précarité. Pourtant, sur ce même territoire, des politiques publiques innovantes voient le jour, des investissements majeurs sont alloués, les dynamiques sociales sont soutenues, etc. En portant le regard sur l'action collective en oeuvre au quotidien, les recherches originales rassemblées dans cet ouvrage montrent que la métropole parisienne s'apparente à une "anarchie organisée" , avec ses contingences, ses rapports de forces, ses veto redoutables pour empêcher l'émergence de politiques ou bloquer leur mise en place, mais aussi ses instruments et ses données plus ou moins partagés, ses coalitions stabilisées et ses projets politiques. Elles proposent ainsi des clés de lecture renouvelées pour comprendre le fonctionnement des villes-monde. Francesca Artioli est maîtresse de conférences à l'École d'urbanisme de Paris et chercheuse au Lab'URBA (Université Paris-Est Créteil). Patrick Le Galès est directeur de recherche CNRS au Centre d'études européennes et de politique comparée (CEE) de Sciences Po et professeur à l'École urbaine et à l'École de la recherche de Sciences Po. Avec les contributions de Félix Adisson, Camille Allé, Nadia Arab,Agnès Bastin,Emmanuel Bellanger,Jean-Baptiste Chambon,Antoine Courmont,Gilles Crague,Ludovic Halbert,Joël Idt,Christine Lelévrier,Dominique Lorrain,Nicolas Maisetti,Daniel Mouchard,Roberto Rodriguez R,Éric Verdeil.

    La métropole parisienne, une anarchie organisée, Francesca Artioli Patrick Le Galès, Editions Presses de Sciences Po, Novembre 2023.

    MOTS CLÉS : Editions Presses de Sciences Po | Francesca Artioli | Patrick Le Galès | Ville | Urbain | Métropole | Paris | Territoire | Gouvernance | Anarchie | Fragmentation | Conflits | Institutions | Pollution | Précarité |

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    Revue du crieur N°22 : La puissance des savoirs Trans', Revue du crieur

    Depuis quelques mois, la presse, la télévision, la radio s'agitent dès qu'une actualité touche de près ou de loin à la transidentité. Les enjeux liés aux luttes menées par les personnes trans' sont une parfaite illustration du fait que la visibilité ne suffit pas, et qu'elle se révèle parfois préjudiciable : les voix des trans' sont encore trop souvent couvertes par les discours cis', qui tendent également à délégitimer les savoirs produits par et pour des trans'. Ce nouveau numéro de la Revue du Crieur propose ainsi un dossier d'ouverture consacré à ces savoirs : Karine Espineira, grande pionnière des études trans', retrace leur émergence chahutée au sein de l'université ; l'historien Clovis Maillet invite à déterrer les existences trans' dans la longue durée, et s'intéresse en particulier aux figures de saints et saintes trans' qui vécurent au Moyen Âge ; trois membres de l'association Acceptess-T décrivent la manière dont les personnes trans' se sont organisées, d'abord loin des pouvoirs publics, dans le domaine de la santé ; et enfin, le sociologue Emmanuel Beaubatie s'interroge sur la précarité toujours prégnante de la parole trans', dans un contexte où la légitimité de cette parole est toujours remise en cause. Le Crieur continue également son travail d'enquête, avec un papier d'actualité de Mathieu Rigouste, qui explore le déploiement massif des technologies sécuritaires à l'occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, et un grand portfolio qui fait plonger les lecteurs et lectrices de l'autre côté du click d'un achat en ligne au cœur des conditions de travail dégradantes d'ouvriers et ouvrières migrantes qui, dans de gigantesques entrepôts des Pays-Bas, trient des millions de colis. Les idées et la culture ne sont pas laissées de côté : un grand papier de Joseph Confavreux fait le point sur les débats entre fin du monde et fin du mois qui semblent enfoncer progressivement la gauche dans une impasse ; la chercheuse Nelly Quemener part à la recherche d'un " humour de gauche ", qui peine à trouver sa place, entre accusations de bien-pensance et désespoir politique ; Camille Back fait le portrait de Gloria Anzaldúa, penseuse chicana qui a contribué à l'émergence de la théorie queer et dont les travaux majeurs ont pourtant été passés sous silence durant plusieurs décennies, notamment au sein de l'université. Enfin, la sociologue Juliette Roguet propose un récit entre notes de terrain et carnet de voyage qui suit le parcours des bricheros, ces séducteurs professionnels qui font découvrir aux touristes occidentales à la fois l'" authenticité du Pérou " et l'" amour andin ".

    Revue du crieur N°22 : La puissance des savoirs Trans', Revue du crieur, Editions La Découverte, Avril 2023.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Revue du crieur | Transidentité | Transgenre | Genre | LGBTQIA+ | Queer | Revendication | Précarité | Logistique | Gauche | Socialisme | Enquête |


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