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    23 résultat(s) trouvé(s) pour le mot ou groupe de mots : Violence

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    SAUVE QUI PEUT, DEMAIN LA SANTÉ, Sabrina Calvo Elio Possoz Mélanie Fievet Ketty Steward LI-CAM Chloé Chevalier Norbert Merjagnan Lauriane Dufant Lise N. Théodore Koshka Sylvain Palard Raphaël Granier de Cassagnac Benno Maté Tristan Bultiauw Jean-Charles Vidal

    Une sélection de 15 textes sur près de 250 reçus, un recueil qui allie des noms bien connus de la science-fiction à de nouvelles plumes, dans une volonté d’ouvrir les imaginaires autour de ce sujet qui nous concerne toutes et tous. Entre futurs proches et galaxies à des années-lumière de notre XXIe siècle, Demain la santé explore la manière dont politiques de santé, technologies, marchandisation du soin transforment notre rapport au monde et donnent naissance à de nouveaux imaginaires, de nouveaux langages. Comment faire société quand le système de santé broie et exclut ? Peut-on rêver d’un accès aux soins pour toustes et open source ? Et si l’insurrection était la voie vers la démocratie sanitaire, la seule réponse à la violence multidimensionnelle de nos gouvernants ? Et s’il s’agissait avant tout de réinventer notre rapport au vivant, d’aimer un nénufar ou un enfant-chat, de soigner des espèces extraterrestres déracinées, de réinventer, au détour d’une planète aseptisée, le lien qui se crée entre celui qui est soigné et celui qui soigne ? Dans un monde en suspens, sur fond de crise écologique et démocratique, 15 nouvelles de science-fiction explorent les visages à venir ou oubliés du soin et de la santé, comme un nouveau souffle pour nous aider à tenir la distance et nous émanciper de la mécanique froide de la langue officielle. Un thème choisi en 2019, après celui du travail en 2017, pour évoquer les enjeux déjà très forts qui pèsent sur notre système de santé et que la pandémie de 2020 n’a fait hélas que mettre en exergue. À l’heure du confinement, de la distanciation et de la fracture sociale, de la nécessité de penser l’Après, Demain la santé ranime le souffle du combat et invite à repenser le lien qui nous attache à notre environnement intime, social et politique.

    SAUVE QUI PEUT, DEMAIN LA SANTÉ, Sabrina Calvo Elio Possoz Mélanie Fievet Ketty Steward LI-CAM Chloé Chevalier Norbert Merjagnan Lauriane Dufant Lise N. Théodore Koshka Sylvain Palard Raphaël Granier de Cassagnac Benno Maté Tristan Bultiauw Jean-Charles Vidal, Edition la Volte, 2020, 663 p.

    MOTS CLÉS : Recueil de nouvelles | Science Fiction | Santé | La Volte |

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    Paris capitale coloniale, Cosimo Lisi

    Le passé colonial structure les rues de Paris. Visible dans l'architecture et la toponymie, la colonialité est aussi présente dans l’organisation urbaine de la capitale française. À bien des égards Paris occupe une place centrale dans la production de l'espace moderne. Le projet colonial capitaliste de la modernité repose sur l'abstraction du sensible et la violence de la prédation. La modernité se caractérise aussi par des aménagements reposant sur un instrument tout à fait spécifique : la cartographie. La cartographie moderne a pour objectif d’organiser les espaces, de les programmer et de les articuler les uns aux autres pour gouverner les populations. Dans ce livre, nous reviendrons sur les reconfigurations de la région parisienne, depuis les premières transformations opérées par Haussmann au XIXe siècle jusqu’à celles réalisées pendant les années du gaullisme, pour montrer comment, durant cette période, s’expérimentent et se développent les techniques qui, aujourd’hui encore, fondent l’aménagement du territoire et les politiques de l’habitat en France. C’est en particulier le cas de ce que l’on appelle la rénovation urbaine, dont notre travail entreprend la genèse critique.
    L’État est le principal producteur de l’espace abstrait. Si la représentation de cet espace est rendue neutre par la mise en scène de plans, de maquettes et d’images, elle n’en reste pas moins structurellement violente : « il existe une violence inhérente à l’abstraction, à son usage pratique (social). »
    Cette violence, comme nous allons le montrer dans cet ouvrage, est celle de l’accumulation primitive du capital — violence et accumulation primitive sont, entre autres, constitutives du capitalisme. La violence de la prédation détruit des mondes incompatibles ou résistants à la logique capitaliste de l’accumulation. L’espace politique et économique produit peut alors être considéré comme « le berceau de l’État moderne, son lieu de naissance. »

    Paris capitale coloniale, Cosimo Lisi, Editions Eterotopia, Collection Parcours, 2024, 160 p.

    Cosimo Lisi, docteur en esthétique et études urbaines. Il est également chargé de cours dans le département d'arts plastiques de l'Université Paris 8. Ses recherches portent sur le néocolonialisme, les transformations urbaines et l'action artistique en milieu urbain

    MOTS CLÉS : Cosimo Lisi | ville | espace | urbain | post-colonial | cartographie | hygiénisme | Eterotopia | Bibliothèque pour le foyer Moïse |

  • AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

    Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Lundi 24 Février 2025 de
    Cosimo Lisi.


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    Le massacre de Thiaroye, Armelle Mabon

    1er décembre 1944, camp de Thiaroye, en périphérie de Dakar. Des tirailleurs sénégalais, faits prisonniers par les Allemands lors de la guerre et récemment rapatriés, réclament le paiement de leur solde. Un droit qui leur était promis depuis des mois. La réponse est sanglante et d’une violence inouïe : des centaines d’entre eux sont rassemblés sur une esplanade du camp, froidement mitraillés puis jetés dans des fosses communes. Pourtant, dès le lendemain, les autorités coloniales et militaires prétexteront une rébellion armée des tirailleurs et feront état de trente-cinq morts. Entre mensonge d’État et fraude scientifique, l’historienne Armelle Mabon mène depuis dix ans un véritable combat pour réhabiliter ces hommes et les faire reconnaître comme victimes d’un crime d’État. À l’heure des commémorations pour les quatre-vingts ans de ce massacre, ce livre est d’autant plus nécessaire que la France s’obstine à refuser de regarder en face l’héritage raciste de la colonisation.

    Le massacre de Thiaroye, Armelle Mabon, Editions Le Passager clandestin, Collection essais, enquêtes et manifestes, 2024, 160 p.

    MOTS CLÉS : Armelle Mabon | anticolonialisme | guerre | histoire | histoire décoloniale | politique | Le Passager clandestin | Bibliothèque pour le foyer Moïse |

  • AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

    Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Mardi 21 Janvier 2025 de
    Armelle Mabon.


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    PARIS 2024 : Une ville face à la violence olympique, Jade Lindgaard

    Les organisateurs des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ont obtenu carte blanche pour fabriquer en Seine-Saint-Denis la ville rêvée des promoteurs et investisseurs : moderne, innovante, lucrative. Sans pauvre, sans cité à la dérive, sans caillassage de voiture de police , un merveilleux produit d'appel pour nouveaux habitants bankable au pays de Vinci, Eiffage, et Nexity. Il faut regarder par la fenêtre de celles et ceux qui y habitent pour voir que l' « intérêt national » de cette opération a délogé 1500 personnes, détruit des jardins ouvriers, collé une voie d'accès routière à une école. Pourtant, à l'ombre de la puissante métropole parisienne, les contre-projets fleurissent et les désirs d'habiter une ville aussi diverse qu'égalitaire sont vivaces.

    PARIS 2024 : Une ville face à la violence olympique, Jade Lindgaard, Editions divergences, janvier 2024.

    MOTS CLÉS : Editions divergences | Jade Lindgaard | Cinéma sur les ruines du futur | Jeux Olympiques | Politique | Sociale | Métropole | Paris |

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    Apocalypse show, quand l'Amérique s'effondre, Anne-Lise Melquiond

    Zombies, extraterrestres, holocauste nucléaire, robots androïdes, disparitions mystérieuses et virus exterminateurs sont révélateurs de la grande peur des États-Unis : la chute de la nation. Les catastrophes et le « monde d’après » hantent les séries télévisées américaines, surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001. The Walking Dead, Battlestar Galactica, The Leftovers, The 100 : ces versions du cataclysme, ces mises en scène de la survie rejouent, chacune à leur façon, l’Histoire américaine, sa violence, ses ruptures, ses conquêtes et ses frontières, et lui offrent une catharsis. En banalisant les images de la catastrophe, les séries post-apocalyptiques habituent les gens au spectacle du « pire », sans pour autant les confronter aux menaces réelles que connaît la Terre aujourd’hui, du réchauffement climatique aux désastres industriels. Car comme le démontre Apocalypse Show, quand l’Ame?rique s’effondre, les États-Unis préfèrent imaginer la fin du monde plutôt qu’envisager la fin du capitalisme. Anne-Lise Melquiond est l’autrice d’une thèse intitulée « Apocalypse et fin du monde dans les séries télévisées américaines ». Elle enseigne l’histoire et la géographie. Apocalypse show, quand l’Amérique s’effondre est son premier essai.

    Apocalypse show, quand l'Amérique s'effondre, Anne-Lise Melquiond, Editions Playlist Society, septembre 2021.

    MOTS CLÉS : Editions Playlist Society | Anne-Lise Melquiond | Cinéma sur les ruines du futur | Etats-Unis | Amérique | Apocalypse | Science-Fiction | Etude sur la Science-Fiction |

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    Station Metropolis direction Coruscant, ville, science-Fiction et sciences sociables, Alain Musset

    Depuis la fameuse Metropolis de Fritz Lang jusqu'à la cité-planète de Coruscant dans Star Wars, en passant par les mégalopoles étouffantes de Soleil vert ou Blade Runner, les villes du futur, réelles ou imaginaires, semblent concentrer les maux : démesure et surpopulation, violence et oppression, pollution et ghettoïsation… La science-fiction aurait-elle peur des villes ? N'y aurait-il de salut que dans leur destruction ? Telles sont les interrogations soulevées par Alain Musset, géographe et directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, qui nous livre ici un ouvrage référencé et engagé. Alors que les prévisions indiquent que deux personnes sur trois habiteront dans des centres urbains à l'horizon 2050, il devient crucial de déterminer comment mieux habiter et vivre ensemble. Or en la matière, la science-fiction sait nous indiquer le chemin pour ne pas faire des villes un enfer sur Terre…

    Station Metropolis direction Coruscant, ville, science-Fiction et sciences sociables, Alain Musset, Editions Le Bélial', collection parallaxe, 2019.

    MOTS CLÉS : Editions Le Bélial' | Alain Musset | Cinéma sur les ruines du futur | Science-Fiction | Etude sur la Science-Fiction | Ville | Métropole | Sociale | Dystopie |

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    Comme si on domptait les machines, Jean-Pierre Levaray

    « J’ai la fâcheuse tendance à écrire des histoires qui finissent mal, comme si le prolo était condamné à la misère et à la mort. Une sorte de héros tragique que seule la révolution sociale et libertaire pourra sauver. Parfois, pourtant, je ne voudrais pas que ça finisse mal, je voudrais même que mon personnage s’en sorte. Mais la vraie vie est plus forte que la fiction. Chez les pauvres, ça finit souvent mal, dans la violence ou la douleur. » Jean-Pierre Levaray nous montre une réalité vue de la France d’en bas et, lorsqu’il nous écrivait de l’usine ou d’ailleurs, ses mots faisaient mouche systématiquement. C’est peu dire que son Putain d’usine (L’Insomniaque, 2002) et son Tue Ton Patron (Libertalia, 2010) sont de véritables marqueurs de l’écriture prolétarienne. Avec Comme si on domptait les machines, le propos de l’ancien ouvrier claque comme le coup de grisou dans la mine, comme l’usine qui explose, comme la justice sociale le lendemain du Grand Soir. 16 nouvelles pour envisager la question de l’après comme un vieux 33 tours qui tourne en boucle. Face A : a working class hero is something to be. Face B : et si la machine les a sacrifiés, un cœur ne peut pas se remplacer. Car il faudra un jour rendre hommage à ces vies d’aliénés jetées dans le caniveau social une fois l’heure de la retraite sonnée.

    Comme si on domptait les machines, Jean-Pierre Levaray, Editions de La Pigne, 2023.

    MOTS CLÉS : Editions de La Pigne | Jean-Pierre Levaray | Cinéma sur les ruines du futur | Recueil de nouvelle | Travail | Usine | Sociale | Technologie |

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    Subtil béton, Les aggloméré.e.s

    Zoé est lycéenne lorsque le mouvement social devient insurrectionnel. A force d'assassinats et de disparitions, la révolte est écrasée par le régime. Les révolutionnaires se dispersent alors que l'autoritarisme se renforce. Subtil béton n'est pas l'histoire de cette insurrection, mais de ce qui reste après la défaite. Colères et tendresses se mêlent en de multiples tentatives pour reconstruire espoirs et solidarités. Cette anticipation parcourt les questionnements politiques contemporains : de la précarité au patriarcat, de la surveillance de masse au mal-logement, du racisme aux violences policières. Subtil béton est une oeuvre collective, unique, féministe, engagée.

    Subtil béton, Les aggloméré.e.s, Editions L'Atalante, septembre 2022.

    MOTS CLÉS : Editions L'Atalante | Les aggloméré.e.s | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Anticipation | Dystopie | Révolte | Féminisme | Patriarcat | Racisme | Police |

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    Les sauvages de la civilisation : Regards sur la Zone, d’hier à aujourd’hui, Jérôme Beauchez

    « C’est la zone ! » Voilà ce que l’on dit en français courant d’un endroit dont on veut souligner la marginalité ou le dénuement. Ce livre revient à la source de cette expression. Il exhume les mémoires de la Zone, écrite avec une majuscule car elle a d’abord été le nom d’un territoire ceinturant les fortifications de Paris. C’est au XIXe siècle que la Zone a pris forme, telle une fille illégitime de cette enceinte dont elle a usurpé (on dirait aujourd’hui « squatté ») une bande de terre initialement réservée aux manœuvres militaires. Au tournant du XXe siècle, la Zone réunissait tout un lumpenprolétariat exclu du centre bourgeois comme de la banlieue ouvrière. Dans les représentations collectives, ce peuple des marges agrégeait toutes sortes de « sauvages de la civilisation » dont les chroniqueurs du fantastique social – journalistes, nouvellistes ou chansonniers – ont exploité la pré tendue « dangerosité ». À partir d’une analyse des histoires et des regards qui ont produit cet ensauvagement, l’ouvrage interroge les différentes façons de désigner, mépriser ou dominer les populations marginalisées. Il étudie aussi la violence qu’on leur prête, souvent pour mieux cacher celle qu’on leur fait. Jérôme Beauchez Sociologue et anthropologue, Jérôme Beauchez dirige le Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles (UMR 7069). Il est professeur à l’Université de Strasbourg, dont il est membre de l’Institut d’études avancées (l’USIAS).

    Les sauvages de la civilisation : Regards sur la Zone, d’hier à aujourd’hui, Jérôme Beauchez, Editions Amsterdam, juin 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Amsterdam | Jérôme Beauchez | Makhnovtchina | Etude | Zone | Sociale | Histoire | Politique | Civilisation | Paris | Territoire |

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    Afrocritique: Essai sur l'infrapolitique des luttes noires, Aymar Nyenyezi Bisoka

    Ce livre étudie les luttes de groupes de Noirs qui se battent pour leur dignité. Il examine le rôle déterminant joué par ces femmes et ces hommes noirs qui prennent soin des combattants, des blessés mais aussi des morts. Dans certaines situations, cette prise en charge de vies précaires et des corps sans vie peut produire des effets pervers : l’affolement, le chaos, voire l’extermination. Cependant, dans d’autres circonstances, elle peut sauver des vies, induire les bases d’une réorganisation de l’existence noire et contenir, par conséquent, les fragments d’un monde autre à venir pour lequel se battent ces subalternes. L’un des principaux facteurs de réorganisation de la vie, qui ressort de ces actes de soin, est la prise en charge de vies humaines, indépendamment de toute allusion au droit moderne et à l’appartenance sociopolitique. Comme si, prendre en charge véritablement la vie noire impliquait nécessairement la destruction de l’idée même de communauté politique au sens euro-occidental du terme. L’ouvrage propose de lier cet appel en faveur de la destruction de la communauté politique fondée sur le droit moderne, à l’appel à la destruction du monde blanc qui a marqué le long tournant induit par des Noirs d’Afrique et de ses diasporas, dans les pensées critiques du début du siècle dernier. C’est précisément dans cet appel que ce livre situe l’infrapolitique des luttes noires. L’ouvrage se construit autour de ce projet, en rassemblant sous le vocable de tradition afrocritique un certain nombre de travaux d’auteurs d’Afrique et de ses diasporas qui, depuis un siècle, se sont intéressés aux relations entre modernité euro-occidentale, violence raciale et dignité noire dans le monde colonial et postcolonial. Aymar Nyenyezi Bisoka est professeur à l’Université de Mons, en Belgique. Docteur en sciences politiques et sociales, il travaille sur les dynamiques de pouvoir et de résistance, avec des recherches approfondies en Afrique des Grands Lacs. Il possède une expertise considérable en coopération internationale et mouvement associatifs. Ses travaux actuels se concentrent sur l’élargissement de la tradition afrocritique dans les sciences sociales, en s’appuyant sur divers terrains en Afrique, en Europe et au Canada.

    Afrocritique: Essai sur l'infrapolitique des luttes noires, Aymar Nyenyezi Bisoka, Editions ETEROTOPIA, février 2025.

    MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Aymar Nyenyezi Bisoka | Afrocritique | Philosophie | Sociologie | Antiracisme | Racisme | Dignité | Infrapolitique | Politique | Colonialisme | Diaspora | Afrique |


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