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6 résultat(s) trouvé(s) pour le mot ou groupe de mots : Mégalopole
Station Metropolis direction Coruscant, ville, science-Fiction et sciences sociables, Alain Musset
Depuis la fameuse Metropolis de Fritz Lang jusqu'à la cité-planète de Coruscant dans Star Wars, en passant par les mégalopoles étouffantes de Soleil vert ou Blade Runner, les villes du futur, réelles ou imaginaires, semblent concentrer les maux : démesure et surpopulation, violence et oppression, pollution et ghettoïsation… La science-fiction aurait-elle peur des villes ? N'y aurait-il de salut que dans leur destruction ? Telles sont les interrogations soulevées par Alain Musset, géographe et directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, qui nous livre ici un ouvrage référencé et engagé. Alors que les prévisions indiquent que deux personnes sur trois habiteront dans des centres urbains à l'horizon 2050, il devient crucial de déterminer comment mieux habiter et vivre ensemble. Or en la matière, la science-fiction sait nous indiquer le chemin pour ne pas faire des villes un enfer sur Terre…
Station Metropolis direction Coruscant, ville, science-Fiction et sciences sociables, Alain Musset, Editions Le Bélial', collection parallaxe, 2019.
MOTS CLÉS : Editions Le Bélial' | Alain Musset | Cinéma sur les ruines du futur | Science-Fiction | Etude sur la Science-Fiction | Ville | Métropole | Sociale | Dystopie |
Le pire des mondes possibles : De l'explosion urbaine au bidonville global, Mike Davis
Bien loin des villes de lumière imaginées par les urbanistes, le monde urbain du XXIe siècle ressemblera de plus en plus à celui du XIXe, avec ses quartiers sordides dépeints par Dickens, Zola ou Gorki. Le pire des mondes possibles explore cette réalité urbaine méconnue et explosive " Pour mortels et dangereux qu'ils soient, les bidonvilles ont devant eux un avenir resplendissant. " Des taudis de Lima aux collines d'ordures de Manille, des bidonvilles marécageux de Lagos à la Vieille Ville de Pékin, on assiste à l'extension exponentielle des mégalopoles du tiers monde, produits d'un exode rural mal maîtrisé. Le big bang de la pauvreté des années 1970 et 1980 – dopé par les thérapies de choc imposées par le FMI et la Banque mondiale – a ainsi transformé les bidonvilles traditionnels en " mégabidonvilles " tentaculaires, où domine le travail informel, " musée vivant de l'exploitation humaine ". Un milliard de personnes survivent dans les bidonvilles du monde, lieux de reproduc-tion de la misère, à laquelle les gouvernements n'apportent aucune réponse adaptée. Désormais, les habitants mettent en péril leur vie dans des zones dangereuses, instables ou polluées. Parallèlement, la machine impitoyable de la rénovation urbaine condamne des millions d'habitants pauvres au désespoir des sombres espaces périurbains. Bien loin des villes de lumière imaginées par les urbanistes, le monde urbain du XXIe siècle ressemblera de plus en plus à celui du XIXe, avec ses quartiers sordides dépeints par Dickens, Zola ou Gorki. Le pire des mondes possibles explore cette réalité urbaine méconnue et explosive, laissant entrevoir, à l'échelle planétaire, un avenir cauchemardesque. "M. Davis propose de voir dans la pauvreté urbaine [...] l'émergence d'un sous-prolétariat mondial créé par la richesse des centres urbains et par les politiques d'ajustement structurel des organisations internationales des pays du Nord [...] Comme toujours chez M. Davis, la réflexion est radicale, contestable, édifiante et stimulante."
Le pire des mondes possibles : De l'explosion urbaine au bidonville global, Mike Davis, Editions La Découverte, Septembre 2007.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Mike Davis | Ville | Mégalopole | Métropole | Urbanisme | Planification | Construction | Politique | Institutions | Pauvreté | Bidonville | Néolibéralisme | Capitalisme | Pollution | Environnement | Migration |
Ne Pas Dépasser la ligne: Fabrique des identités et contrôle du mouvement dans les lieux de transit, Tim Cresswell Mikaël Lemarchand Géraldine Lay
Nous nous déplaçons souvent. Ces mouvements structurent notre existence. Que nous soyons migrant, voyageur ultra-premium ou navetteur, percevons-nous combien nos expériences du déplacement sont hétérogènes ? Savons-nous pourquoi et comment elles sont produites et organisés ? Cet ouvrage présente pour la première fois en France les travaux d'un théoricien majeur de la mobilité : Tim Cresswell. Ses thèses sont confrontées à la connaissance intime du fonctionnement d'Eurostar de Mikaël Lemarchand et éclairées par le regard humaniste de la photographe Géraldine Lay. À partir de l'exemple de deux des plus grands carrefours de la mobilité en Europe, l'aéroport de Schiphol à Amsterdam et la gare du Nord à Paris, les auteurs révèlent comment l'idéal européen de la libre circulation, l'espace Schengen et les politiques commerciales des opérateurs de transport fabriquent des expériences contrastées du mouvement qui façonnent nos identités. Nos mobilités sont bien plus que le simple déplacement d'un point A à un point B : elles engagent des questions politiques et sociales centrales pour le partage d'un monde commun.
Ne Pas Dépasser la ligne: Fabrique des identités et contrôle du mouvement dans les lieux de transit, Tim Cresswell Mikaël Lemarchand Géraldine Lay, Editions Loco, Janvier 2016.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Mike Davis | Ville | Mégalopole | Métropole | Urbanisme | Mobilité | Contrôle | Identité | Transit | Migration |
Paris, capitale du XIXe siècle, Walter Benjamin
Le génie de Baudelaire, qui trouve sa nourriture dans la mélancolie, est un génie allégorique. Pour la première fois chez Baudelaire, Paris devient objet de poésie lyrique. Cette poësie locale est à l'encontre de toute poësie de terroir. Le regard que le génie allégorique plonge dans la ville trahit bien plutôt le sentiment d'une profonde aliénation. C'est là le regard d'un ?âneur, dont le genre de vie dissimule derrière un mirage bienfaisant la détresse des habitants futurs de nos métropoles. Cet "exposé", fut rédigé en français par Benjamin en 1939. Il annonce ce qu'aurait dû être Le livre des passages, resté à l'état fragmentaire, qui se voulait "une histoire sociale de Paris au XIXe siècle" et tente de "montrer comment les formes de vie nouvelle et les nouvelles créations à base économique et technique entrent dans l'univers d'une fantasmagorie. A des fantasmagories du marché, où les hommes n'apparaissent que sous des aspects typiques, correspondent celles de l'intérieur, qui se trouvent constituées par le penchant impérieux de l'homme à laisser dans les pièces qu'il habite l'empreinte de son existence individuelle privée. Quant à la fantasmagorie de la civilisation elle-même, elle a trouvé son champion dans Haussmann, et son expression manifeste dans ses transformations de Paris".
Paris, capitale du XIXe siècle, Walter Benjamin, Editions Allia, Mai 2015.
MOTS CLÉS : Editions Allia | Walter Benjamin | Ville | Mégalopole | Métropole | Urbanisme | Art | Architecture | Surréalisme | Haussmann | Capitalisme | Intérieur |
Les villes géantes à l'ère de la mondialisation, Nathalie Robatel
La ville géante nourrit bien des représentations négatives : ville anonyme, démesurée, inhumaine, etc. Elle donne souvent lieu à une surenchère descriptive. On parle de mégapole ou mégalopole, voire de gigapole ou mégacité pour désigner selon l'ONU les agglomérations d'au moins huit millions d'habitants. Mais ces énormes concentrations de population peuvent aussi être distinguées des mégavilles entendues comme les centres de commandement d'une économie mondialisée. Londres, Tokyo, New York, lieux de circulation de l'information financière, médiatique, technologique et scientifique, constituent ainsi une sorte d'"archipel mégapolitain mondial", de plus en plus déconnecté des territoires nationaux. Quels sont les concepts pertinents pour caractériser ce type d'urbanisation d'un nouveau genre ? Malgré des difficultés spécifiques (infrastructure insuffisantes, services publics défaillants, etc.), les mégapoles du tiers-monde ne présentent-elles pas certains traits caractéristiques de leur homologues occidentales ? Le gigantisme, mais aussi l'aggravation des phénomènes de ségrégation sociale n'exigent-ils pas l'invention d'une véritable gouvernance à l'échelle de la mégapole trop souvent morcelée en petits fiefs politiques ?
Les villes géantes à l'ère de la mondialisation, Nathalie Robatel, Editions La documentaire Française, Juillet 2000.
MOTS CLÉS : Editions La documentation Française | Nathalie Robatel | Ville | Mégalopole | Métropole | Architecture | Urbanisme | Économie | Démographie | Science |
Paradis infernaux: Les villes hallucinées du néo-capitalisme, Mike Davis Daniel B. Monk
Série d'études urbaines saisissantes sur Le Caire, Pékin, Johannesburg, Dubaï, Kaboul, Managua, etc., Paradis infernaux pourrait être l'anti-guide des " mondes de rêve " engendrés par le capitalisme contemporain. De la désormais classique gated community de l'Arizona aux camps retranchés de Kaboul, en passant par la Californie de synthèse importée à Hong-Kong et ailleurs, ou par la spectacularisation architecturale de Pékin à l'ère néolibérale, l'imaginaire qui préside à ces nouvelles formes d'utopie est celui de l'enrichissement sans limites, de l'hyperbole constante, des dépenses somptuaires, de la sécurité physique absolue, de la disparition de l'Etat comme de tout espace public, de l'affranchissement intégral des liens sociaux préexistants... Mais cette débauche réservée aux riches ne donne lieu à aucune expérience réelle ; elle est tout entière branchée sur les objet-fétiches de la fantasmagorie mondiale, harnachée aux mêmes idéaux figés du marché global. L'absence d'horizon qui caractérise notre monde se redouble, dans ces outremondes, d'une violence faite aux pauvres, massés, toujours plus nombreux, derrière les frontières visibles ou invisibles qui chaque jour transforment un peu plus le territoire des riches en autant de citadelles néo-libérales enclavées au cœur de notre modernité. Mike Davis enseigne l'histoire urbaine à l'université de Californie. Il a récemment publié Petite histoire de la voiture piégée (Zones, 2007) et Le pire des mondes possibles (La Découverte, 2005). Daniel B. Monk dirige le programme d'études sur la Paix et les Conflits à Colgate University. Il est l'auteur de An Aesthetic Occupation : The Immediacy of Architecture and the Palestine Conflict (Duke University Press, 2002).
Paradis infernaux: Les villes hallucinées du néo-capitalisme, Mike Davis Daniel B. Monk, Editions Les Prairies Ordinaires, Octobre 2008.
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Editions Les Prairies Ordinaires | Mike Davis | Daniel B. Monk | Ville | Urbanisme | Architecture | Mégalopole | Métropole | Capitalisme | Libéralisme | Neoliberalisme | Sociale |