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15 résultat(s) trouvé(s) pour le mot ou groupe de mots : Esthétique
Paris capitale coloniale, Cosimo Lisi
Le passé colonial structure les rues de Paris. Visible dans l'architecture et la toponymie, la colonialité est aussi présente dans l’organisation urbaine de la capitale française. À bien des égards Paris occupe une place centrale dans la production de l'espace moderne. Le projet colonial capitaliste de la modernité repose sur l'abstraction du sensible et la violence de la prédation. La modernité se caractérise aussi par des aménagements reposant sur un instrument tout à fait spécifique : la cartographie. La cartographie moderne a pour objectif d’organiser les espaces, de les programmer et de les articuler les uns aux autres pour gouverner les populations. Dans ce livre, nous reviendrons sur les reconfigurations de la région parisienne, depuis les premières transformations opérées par Haussmann au XIXe siècle jusqu’à celles réalisées pendant les années du gaullisme, pour montrer comment, durant cette période, s’expérimentent et se développent les techniques qui, aujourd’hui encore, fondent l’aménagement du territoire et les politiques de l’habitat en France. C’est en particulier le cas de ce que l’on appelle la rénovation urbaine, dont notre travail entreprend la genèse critique.
L’État est le principal producteur de l’espace abstrait. Si la représentation de cet espace est rendue neutre par la mise en scène de plans, de maquettes et d’images, elle n’en reste pas moins structurellement violente : « il existe une violence inhérente à l’abstraction, à son usage pratique (social). »
Cette violence, comme nous allons le montrer dans cet ouvrage, est celle de l’accumulation primitive du capital — violence et accumulation primitive sont, entre autres, constitutives du capitalisme. La violence de la prédation détruit des mondes incompatibles ou résistants à la logique capitaliste de l’accumulation. L’espace politique et économique produit peut alors être considéré comme « le berceau de l’État moderne, son lieu de naissance. »
Paris capitale coloniale, Cosimo Lisi, Editions Eterotopia, Collection Parcours, 2024, 160 p.
Cosimo Lisi, docteur en esthétique et études urbaines. Il est également chargé de cours dans le département d'arts plastiques de l'Université Paris 8. Ses recherches portent sur le néocolonialisme, les transformations urbaines et l'action artistique en milieu urbain
MOTS CLÉS : Cosimo Lisi | ville | espace | urbain | post-colonial | cartographie | hygiénisme | Eterotopia | Bibliothèque pour le foyer Moïse |
AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR
Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Lundi 24 Février 2025 de
Cosimo Lisi.
Architecture et violence : La cabane de Unabomber, Michael Jakob
La cabane de Ted Kaczynski, le criminel américain connu sous le nom de Unabomber, est un objet paradoxal : construite et habitée par son auteur pour rester à l’écart, hors de toute visibilité, elle n’a pas seulement été sans cesse reproduite depuis 1996, mais elle a aussi été déplacée, exposée, reconstruite, copiée et pastichée. L’objet, situé autrefois au milieu des forêts du Montana, près de la petite ville de Lincoln, s’est transformé en un signe polyvalent. Séparée de son auteur, la cabane représente bien plus qu’un reste : c’est un élément qui dérange et qui attire à la fois ; c’est une drôle de relique, et c’est surtout, sur le plan sémiologique, un signe qui ne cesse de nous interpeller. Par ailleurs, son statut n’est pas simple à définir : que signifie, en effet, la persistante présence médiatique et artistique de cet objet, en soi plutôt banal ? Pourquoi réapparaît-il sans cesse ? Qu’en est-il de la violence que cette cabane symbolise et à laquelle, en même temps, elle s’oppose ? Indiquée parfois comme une partie intégrante de l’ADN des États-Unis, la violence à laquelle s’attaque Kaczynski est celle d’un régime qui, à travers son système de surveillance et de contrôle économique, transforme ses sujets en victimes de la consommation à tout prix. La violence alimente la violence. La cabane isolée de Kaczynski apparaît donc, dans ce contexte, comme le lieu minuscule, le moyen et la métaphore par lesquels une société particulièrement violente réfléchit sur elle-même. Michael Jakob enseigne la théorie et l’histoire du paysage à l’hepia, ainsi que l’esthétique du design à la HEAD de Genève. Il est également professeur de littérature comparée à l’Université de Grenoble. Il est le fondateur et le directeur de la revue internationale COMPAR(A)ISON et de la collection « di monte in monte » (Tarara’ Verbania). Parmi ses publications récentes : Cette ville qui nous regarde, b2 éditions, Paris 2015/ Lettera 22, Siracusa 2017 ; Des jardins & des livres, MïtisPresses, Genève 2018 ; What is Landscape?, LISt Lab, Trente 2018 ; Prises de vue. Un paradigme pour l’observation du paysage, MïtisPresses, Genève 2019 ; Paysage et technologie, b2 éditions, Paris 2019 ; Jardins en images, MïtisPresses, Genève 2020.
Architecture et violence : La cabane de Unabomber, Michael Jakob, Editions ETEROTOPIA, mai 2021.
MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Michael Jakob | Architecture | Habitat | Violence | Sémiologie | Surveillance | Utopie | Paysage | Relique | Subversion |
L’Aventure orientale. La photographie à travers les grands ateliers du Proche-Orient et du Maghreb entre 1854 et 1914, Alain Fleig
L'AVENTURE ORIENTALE. En marge des grands courants photographiques et de l'évolution technique considérable qui a eu lieu entre les années soixante et quatre-vingt du XIXe siècle, la photographie au Moyen-Orient, si elle ne fait pas bouger de façon notable la technique, fait, à l'inverse, évoluer considérablement la vision des photographes et de leur public. Elle ouvre sur une nouvelle forme de commerce, mais surtout sur une pratique documentaire intense, et sur les possibilités d'une approche artistique directe et consciente d'elle-même, mettant en jeu le regard même du praticien et sa position face au réel, face à l'Autre.
L’Aventure orientale. La photographie à travers les grands ateliers du Proche-Orient et du Maghreb entre 1854 et 1914, Alain Fleig, Editions D’une certaine manière, 2006.
MOTS CLÉS : Editions D’une certaine manière | Alain Fleig | Smala | Photographie | Documentaire | Orientalisme | Esthétique | Maghreb | Proche Orient | Colonialisme | Voyage | Archives |
Archiscopie 29 : thème art & architecture, Archiscopie
Entre sensible et sublime - L’architecture est-elle toujours considérée comme un art aujourd’hui ? On peut se le demander, à entendre ceux qui voudraient nous faire croire que ce n’est plus le sujet, tant l’urgence écologique et la question sociale s’imposent dans les priorités. Nul ne viendra ici contester le degré d’urgence absolue, vu l’état de la planète. Mais pourquoi écologique ne rimerait pas avec esthétique autant qu’avec éthique ? Pourquoi faudrait-il, en effet, évacuer la dimension artistique de l’architecture ? Durant des siècles, l’architecture s’est imposée comme un art. L’art de construire, l’art de concevoir l’espace, l’art de penser la ville. Une belle trilogie traversée par la question esthétique, les architectes étant invités, avec les artistes, les sculpteurs et les peintres, à concevoir et à façonner une œuvre. L’architecture, clé de voûte des arts… La porosité entre les disciplines est telle que les limites se brouillent parfois. L’exercice du pavillon de la Serpentine Gallery le prouve chaque année dans les jardins de Kensington à Londres. On sait aussi l’influence d’artistes comme Donald Judd, Dan Graham ou Richard Serra dans le domaine de l’architecture, comme l’on apprécie la connivence d’un Olafur Eliasson ou d’un Yann Kersalé avec les architectes. Qu’en est-il aujourd’hui de cette notion chère à Frank Lloyd Wright d’une architecture “mère des arts” ? On ne saurait ignorer que les architectes aiment à travailler avec les artistes, à l’image de Luis Barragán avec Mathias Goeritz, de Claude Parent avec Yves Klein, de Jean Nouvel avec Pierre-Martin Jacot, de Herzog & de Meuron avec Rémy Zaugg, Thomas Ruff ou Ai Weiwei, de Dominique Perrault avec Daniel Buren, de Tatiana Bilbao avec Gabriel Orozco… La liste ne saurait s’arrêter là tant la fertilité de leur relation est grande. Et elle se prolonge même dans le domaine des infrastructures ; depuis les parkings en silo ou en souterrain jusqu’au projet en cours du Grand Paris Express, qui scelle une collaboration architectes-artistes sans précédent avec ses 68 gares. Le propos n’est pas de faire l’apologie de l’“architecture d’auteur” ou l’éloge de l’art, ni de célébrer la quête d’absolu. En revanche, l’enjeu est de replacer l’architecture dans son rôle essentiel - critique, nous rappelle Jean Nouvel - et indispensable pour les habitants comme pour les paysages. Il faut donc lui donner des chances d’échapper à la seule grille d’analyse économique ainsi qu’à la vague “générique” qui déferle sur le monde. L’important est qu’au-delà de la question énergétique, le projet parvienne à transcender les données du programme, qu’il s’agisse d’une usine, d’écuries ou d’un poste d’aiguillage... “L’architecture est bien plus qu’un art et encore bien plus que des bâtiments”, résume Francis Kéré, le tout dernier Pritzker. Au-delà de tout geste plastique, souhaité ou pas, l’architecture, art spatial et social, est aussi attendue comme un art de la transformation. Chacun y mettra ses mots, à l’image de la quarantaine d’architectes qui ont répondu à notre enquête. Nul doute que Fernand Pouillon aurait avancé que “le sensible est l’état ultime des choses”, comme il nous le rappelait dans les premières pages des Pierres sauvages. Francis Rambert
Archiscopie 29 : thème art & architecture, Archiscopie, Editions Archiscopie, avril 2022.
MOTS CLÉS : Editions Archiscopie | Archiscopie | Art | Architecture | Urbanisme | Métropole | Métropolisation | Paysage | Paysagisme | Ville | Infrastructure | Projet | Territoire |
Les nouvelles esthétiques urbaines , Nathalie Blanc
Sous l’impulsion d’associations militantes ou de politiques publiques, la ville se modifie. Le vert gagne du terrain. Plus profondément, plus durablement peut-être, l’environnement ordinaire des citadins contemporains est reconfiguré. Il se pare désormais d’une nouvelle esthétique urbaine, associée aux politiques de ville durable, d’urbanisme écologique… Cette esthétique transforme l’espace public. Son aspect ornemental réduit la ville et ses espaces à un décor vert, fabriqué par le capitalisme contemporain et la multiplication des innovations technologiques vertes. L’investissement des citoyens, sur un mode participatif et productif, laisse place à une ville « jardinée », écologisée et gérée en partenariat. De nouvelles manières d’habiter les lieux urbains émergent peu à peu. De telles évolutions dessinent-elles les prémices d’une restructuration de l’espace social dans son ensemble ? Comment des enjeux urbains condensent-ils une métaphore nouvelle de l’espace public ?
Les nouvelles esthétiques urbaines , Nathalie Blanc, Editions Armand Colin, Avril 2012.
MOTS CLÉS : Editions Armand Colin | Nathalie Blanc | Architecture | Urbanisme | Habitat | Ville | Esthétique | Écologie | Environnement | Capitalisme | Mobilisation |
Les Architectes de la Liberté, Annie Jacques Jean-Pierre Mouilleseaux
Un nouvel ordre politique, social et culturel est à construire. Les programmes des Concours d'architecture, lancés par la Convention et le Directoire, les travaux commandés par le gouvernement de Robespierre poursuivent le rêve de la Cité idéale. On multiplie les projets utilitaires, ceux de temples de la Vertu, on réalise les décors des fêtes révolutionnaires, on crée la salle d'assemblée parlementaire. Les architectes de la Liberté sont ceux du théâtre de la Révolution. C'est avec eux que se dessine l'architecture de la République. Annie Jacques et Jean-Pierre Mouilleseaux retracent la genèse et le destin des projets de ces architectes fidèles à la leçon des Lumières.
Les Architectes de la Liberté, Annie Jacques Jean-Pierre Mouilleseaux, Editions Gallimard, Novembre 1988.
MOTS CLÉS : Editions Gallimard | Annie Jacques | Jean-Pierre Mouilleseaux | Architecture | Urbanisme | Habitat | Révolution | République | Néoclassicisme | Lumières | Patrimoine | Esthétique | Politique |
Construire l'architecture: Du matériau brut à l'édifice, Andrea Deplazes
De quel savoir technique et constructif a-t-on besoin pour réaliser des projets architecturaux variés ? Construire l'architecture propose dans cette troisième édition française une vue d'ensemble des principes fondamentaux de la conception architecturale. Couronné par plusieurs prix internationaux et traduit en sept langues, cet ouvrage s'est imposé comme manuel de cours dans de nombreuses grandes écoles depuis sa parution en 2005. Il constitue par ailleurs un instrument de référence indispensable pour tous les architectes qui conçoivent le processus de construction comme un rapport dialectique complexe entre conception et mise en oeuvre des matériaux. Optant pour une approche globale de la construction, cet ouvrage combine connaissances techniques et questions esthétiques et les envisage conjointement dans la perspective de l'histoire des civilisations. La construction n'y est pas conçue comme une simple question de technique ou de technologie, mais aussi comme le résultat d'une intention artistique qui se concrétisera avec d'autant plus de cohérence et de force que l'architecte maîtrisera les principes techniques et constructifs de base. Le livre se subdivise en quatre chapitres ? Matériaux ? Modules, Eléments, Structures, Edifices ? et contient en annexe un catalogue présentant les éléments de construction. Tous les immeubles cités satisfont à de hautes exigences esthétiques ou jouent un rôle de premier plan dans l'histoire de l'architecture. D'une grande richesse iconographique, cet ouvrage contient plus de 1500 illustrations, plans et dessins de détails légendés. Le catalogue permet de comparer les détails de construction à l'échelle 1 : 20. Un index détaillé et des titres courants à toutes les pages facilitent l'orientation et la recherche ciblée d'informations. Comprend désormais le dépliant "Archétypes de la Construction : Construction massive, construction mixte, construction filigrane", qui donne une vue d'ensemble du contenu de ce manuel.
Construire l'architecture: Du matériau brut à l'édifice, Andrea Deplazes, Editions Birkhauser, juillet 2018.
MOTS CLÉS : Editions Birkhauser | Andrea Deplazes | Arts | Architecture | Urbanisme | Habitat | Construction | Matériaux | Structures | Esthétique | Durabilité | Technique | Catalogue | Illustration | Civilisation |
LOOS, August Sarnitz
Adolf Loos (1870–1933) fut un personnage haut en couleurs dont la présence dans le foyer culturel qu’était la Vienne du début des années 1900 a galvanisé les constructions du pays. Défenseur précoce et passionné du modernisme, il rejeta avec force toute la démesure de l’esthétique sécessionniste qui prévalait à l’époque, tout comme l’ensemble des marqueurs du style «style fin» européen. Au lieu de cela, dans ses discours et ses écrits tels que son essai majeur Ornement et crime (1908), Loos exprime sa «passion pour les surfaces lisses et précieuses». Il défend l’idée selon laquelle l’ornementation en architecture est, par nature, éphémère, prisonnière des modes et des styles du moment, et ainsi rapidement démodée. Loos, profondément classique, argumenta plutôt pour des constructions simples, intemporelles, à l’esthétique traditionnelle et aux qualités issues de sa structure. Cette introduction de référence explore les écrits de Loos, ses réalisations et son héritage, de son concept d’architecture de «plan en trois dimensions» à son rejet de toute frivolité en décoration au profit de matériaux somptueux, de haute qualité, offrant des lignes nettes. Parmi les projets présentés figurent le Café Museum à Vienne (1899) et la boutique de vêtements Knize (1913), et la controversée Maison de Loos (1912) devant laquelle le roi François-Joseph Ier refusa de passer, furieux de cette esthétique effrontément minimaliste.
LOOS, August Sarnitz, Editions Taschen, Janvier 1872.
MOTS CLÉS : Editions Telleri Eds | Art | Architecture | Habitat | Ville | Design | Loos | Modernisme | Minimalisme | Vienne | Classicisme | Matériaux | Photographie |
Un art contextuel : Création artistique en milieu urbain en situation d'intervention de participation, Paul Ardenne
Dès les débuts du XXe siècle, de nombreux artistes délaissent le territoire de l'idéalisme, rejettent en bloc les formes traditionnelles de représentation et désertent les lieux institutionnels pour s'immerger dans l'ordre des choses concrètes. La réalité devient une préoccupation première, avec, pour conséquence, une refonte du "monde de l'art", de la galerie au musée, du marché au concept d'art lui-même. Emergent alors des pratiques et des formes artistiques inédites : art d'intervention et art engagé de caractère activiste, art investissant l'espace urbain ou le paysage, esthétiques participatives ou actives dans les champs de l'économie, des médias, ou du spectacle. L'artiste devient un acteur social impliqué, souvent perturbateur. Quant à l'oeuvre d'art, elle adopte un tour résolument neuf, problématique, plus que jamais en relation avec le monde tel qu'il va. Elle en appelle à la mise en valeur de la réalité brute, au "contexte" justement. L'art devient contextuel. C'est de cette inflexion, caractéristique de l'art moderne puis contemporain, que nous entretient l'auteur en livrant la première synthèse sur le sujet. Il privilégie les exemples concrets mais aussi les questions que ces pratiques ne manquent pas de soulever. Paul Ardenne est maître de conférences en histoire de l'art et esthétique à l'université d'Amiens. Collaborateur régulier des revues Art press et Parpaings, commissaire d'expositions, il a notamment publié Art, l'âge contemporain (Éditions du Regard, 1997), L'Art dans son moment politique (La Lettre volée, 2000), L'Image Corps (Éditions du Regard, 2001).
Un art contextuel : Création artistique en milieu urbain en situation d'intervention de participation, Paul Ardenne, Editions Flammarion, Juin 2002.
MOTS CLÉS : Editions Flammarion | Paul Ardenne | Art | Ville | Urbanisme | sociale | Activisme | Militantisme | Street Art | Graffiti |
Travesías y Permanencias, Aurora Alcaide Ramirez
Travesías y permanencias es el primer título de la colección Estéticas Migratorias en el arte contemporáneo, una recopilación de las contribuciones teóricas realizadas por diferentes investigadores invitados a participar, durante el curso académico 2010/2011, en la asignatura homónima perteneciente al Máster Oficial en Producción y Gestión Artística de la Facultad de Bellas Artes de la Universidad de Murcia.
Travesías y Permanencias, Aurora Alcaide Ramirez, Editions de la Universidad de Murcia, Mars 2012.
MOTS CLÉS :
Editions de la Universidad de Murcia | Aurora Alcaide Ramirez | Art | Photographie | Esthétique | Culture | Déplacement | Diaspora | Frontière | Migration | Immigration | Exil | Territoire | Espace public | Urbain |
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