Rechercher
13 résultat(s) trouvé(s) pour le mot ou groupe de mots : Banlieue
Vurt, Jeff Noon
Dans un Manchester en ruines rôde une poignée de junkies, les Chevaliers du Speed, à la recherche de la meilleure des drogues : des plumes colorées qui donnent accès au Vurt, le monde imaginaire dans lequel ils ont perdu l’une des leurs. Poursuivis par les flics, confrontés à des hommes à moitié chiens, des Ombrefemmes, ils tractent une créature improbable et constamment en manque pour l’échanger contre leur camarade. À 200 à l’heure dans des espaces virtuels hantés, Scribble poursuit sa quête qui le mènera au-delà de toutes frontières, sans espoir de retour. Comme dit Maître Chat, cependant, soyez prudents, très prudents, ce voyage n’est pas pour les faibles. Dans ce roman poétique et hallucinatoire, tous repères brouillés, on se laisse porter par la langue et les images, entre réel et irréel. La plume de Jeff Noon est aussi stupéfiante que celles de son récit. Un Alice au Pays des Merveilles moderne écrit par l’auteur le plus barré de sa génération. Prêt à plonger dans le MétaVurt ? Jeff Noon, né en 1957 dans la banlieue de Manchester, est un musicien, peintre et dramaturge. Parfois comparé à William Gibson, parfois associé à la génération "trash" d'Irvine Welsh et John King, cet auteur culte en Angleterre construit un univers hallucinatoire, hanté par le Vurt et Alice au Pays des Merveilles.
Vurt, Jeff Noon, Edition la Volte, 2006, 348 p.
MOTS CLÉS : Jeff Noon | Roman | Science Fiction | Dystopie | La Volte |
Les naufragés du Grand Paris Express, Anne Clerval,Laura Wojcik
Les aménagements urbains pour les Jeux olympiques 2024 ont suscité de vives résistances, notamment à Saint-Denis et Aubervilliers, au nord de Paris. Mais, au-delà des JO, c'est un immense projet de renouvellement urbain qui se profile avec le Grand Paris d'ici 2030. Dans les banlieues populaires, de nombreuses habitantes et habitants sont expulsés, expropriés de leur maison, relogés dans un autre logement social et doivent laisser place aux 68 futures gares du nouveau réseau de transport du Grand Paris Express. Autour de chacune de ces gares, de grands projets urbains prévoient la démolition de milliers de logements sociaux, reconstruits plus loin, plus chers, tandis que les prix immobiliers augmentent rapidement dans le parc privé. En décalage complet avec les besoins des classes populaires qui se paupérisent depuis des décennies, la Métropole du Grand Paris se construit pour tenir son rang dans la concurrence internationale, en rentabilisant le sol urbain et en cherchant à attirer de nouveaux investisseurs. À partir d'une enquête de terrain menée autour des futures gares de huit communes de proche couronne, ce livre raconte l'histoire vue par les perdants de cette opération.
Les naufragés du Grand Paris Express, Anne Clerval,Laura Wojcik, Editions La découverte, Label Zones, mars 2024.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Label Zones | Anne Clerval | Laura Wojcik | Cinéma sur les ruines du futur | Paris | Grand Paris | Métropole | Jeux Olympiques | Urbanisation | Urbanisme | Sociale |
Ceci n'est pas un atlas, La Cartographie comme outil des luttes, 21 exemples à travers le monde, Kollektiv Orangotango
Les aménagements urbains pour les Jeux olympiques 2024 ont suscité de vives résistances, notamment à Saint-Denis et Aubervilliers, au nord de Paris. Mais, au-delà des JO, c'est un immense projet de renouvellement urbain qui se pro?le avec le Grand Paris d'ici 2030. Dans les banlieues populaires, de nombreuses habitantes et habitants sont expulsés, expropriés de leur maison, relogés dans un autre logement social et doivent laisser place aux 68 futures gares du nouveau réseau de transport du Grand Paris Express. Autour de chacune de ces gares, de grands projets urbains prévoient la démolition de milliers de logements sociaux, reconstruits plus loin, plus chers, tandis que les prix immobiliers augmentent rapidement dans le parc privé. En décalage complet avec les besoins des classes populaires qui se paupérisent depuis des décennies, la Métropole du Grand Paris se construit pour tenir son rang dans la concurrence internationale, en rentabilisant le sol urbain et en cherchant à attirer de nouveaux investisseurs. À partir d'une enquête de terrain menée autour des futures gares de huit communes de proche couronne, ce livre raconte l'histoire vue par les perdants de cette opération.
Ceci n'est pas un atlas, La Cartographie comme outil des luttes, 21 exemples à travers le monde, Kollektiv Orangotango, Editions La Découverte, Mars 2024.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Cinéma sur les ruines du futur | Jeux Olympiques | Paris | Grand Paris | Urbanisation | Urbanisme | Sociale |
Les sauvages de la civilisation : Regards sur la Zone, d’hier à aujourd’hui, Jérôme Beauchez
« C’est la zone ! » Voilà ce que l’on dit en français courant d’un endroit dont on veut souligner la marginalité ou le dénuement. Ce livre revient à la source de cette expression. Il exhume les mémoires de la Zone, écrite avec une majuscule car elle a d’abord été le nom d’un territoire ceinturant les fortifications de Paris. C’est au XIXe siècle que la Zone a pris forme, telle une fille illégitime de cette enceinte dont elle a usurpé (on dirait aujourd’hui « squatté ») une bande de terre initialement réservée aux manœuvres militaires. Au tournant du XXe siècle, la Zone réunissait tout un lumpenprolétariat exclu du centre bourgeois comme de la banlieue ouvrière. Dans les représentations collectives, ce peuple des marges agrégeait toutes sortes de « sauvages de la civilisation » dont les chroniqueurs du fantastique social – journalistes, nouvellistes ou chansonniers – ont exploité la pré tendue « dangerosité ». À partir d’une analyse des histoires et des regards qui ont produit cet ensauvagement, l’ouvrage interroge les différentes façons de désigner, mépriser ou dominer les populations marginalisées. Il étudie aussi la violence qu’on leur prête, souvent pour mieux cacher celle qu’on leur fait. Jérôme Beauchez Sociologue et anthropologue, Jérôme Beauchez dirige le Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles (UMR 7069). Il est professeur à l’Université de Strasbourg, dont il est membre de l’Institut d’études avancées (l’USIAS).
Les sauvages de la civilisation : Regards sur la Zone, d’hier à aujourd’hui, Jérôme Beauchez, Editions Amsterdam, juin 2022.
MOTS CLÉS : Editions Amsterdam | Jérôme Beauchez | Makhnovtchina | Etude | Zone | Sociale | Histoire | Politique | Civilisation | Paris | Territoire |
Contre l'architecture, Franco La Cecla
Contre l'architecture est une charge érudite contre l'esprit dans lequel travaillent les grands architectes. À travers une multitude d'exemples - New York, Tirana, Barcelone, ou encore Paris et ses banlieues -, l'auteur stigmatise les fourvoiements d'une profession qui, selon lui, a dénaturé sa fonction. L'architecture est devenue un jeu formel où l'on a perdu de vue le bien public, ce qui est désastreux pour la ville et ses habitants. Franco La Cecla s'insurge contre la transformation des villes en "marques" labellisées, et insiste sur la nécessité de repenser l'espace urbain et les pratiques architecturales afin de protéger et d'améliorer nos conditions de vie. La crise des banlieues, la détérioration de l'environnement, l'épuisement des ressources, tout devrait nous pousser à réagir pour éviter que nos villes deviennent inhabitables. Architecte de formation, Franco La Cecla fut longtemps consultant auprès de Renzo Piano. Après avoir enseigné à la faculté d'architecture de Venise, il est aujourd'hui professeur d'anthropologie culturelle à Milan et à Barcelone. Il a fondé l'agence ASIA, organisme qui évalue l'impact social des ouvres architecturales.
Contre l'architecture, Franco La Cecla, Editions Arléa, Mars 2011.
MOTS CLÉS : Editions Arléa | Franco La Cecla | Architecture | Urbanisme | Habitat | Banlieues | Gentrification | Formalisme | Résilience | Dégradation | Critique | Recherche |
L'écologie aux marges : Vivre et créer dans les ruines du capitalisme, Igor Babou Joëlle Le Marec Amélie Monnereau
Habiter dans les ruines du capitalisme industriel, y vivre et y développer l’écologie par des formes d’éducation populaire centrées sur l’action plus que sur le discours, aller d’expulsion en expulsion dans un habitat temporaire tout en tissant des liens étroits avec les habitants de quartiers populaires : des collectifs s’organisent au coeur des contradictions contemporaines en pratiquant une écologie sociale et solidaire. Des friches urbaines squattées fournissent des lieux de vie et d’action à des activistes qui refusent l’état du monde et l’inaction politique. Ce livre raconte l’aventure d’activistes installés en banlieue parisienne pour y développer une écologie sociale et populaire. Il repose sur un long travail d’enquête ethnographique avec une participation durant plus de deux ans au quotidien des activistes et des entretiens menés avec des habitants et les animateurs du lieu. Il restitue cette expérience inspirante en accordant une large place à la photographie et à la parole des personnes. Le « Laboratoire écologique zéro déchet », créé par une poignée d’activistes d’abord à Noisy-Le-Sec puis installé à Pantin, démontre que la cohérence d’un projet mené avec détermination, tact et bienveillance peut réussir aux marges du capitalisme et de l’Etat là où les collectivités territoriales et les institutions échouent depuis des décennies. On se prend alors à rêver : et si, au lieu d’empêcher ces initiatives au nom du principe de propriété et de l’ordre établi, l’Etat laissait agir celles et ceux qui savent comment transformer le monde et le rendre plus habitable, peut-être pourrions-nous éviter la catastrophe environnementale et climatique qui s’annonce. Igor Babou est professeur à l'université de Paris Cité, et membre du laboratoire Ladyss. Il étudie les politiques publiques de la nature, le patrimoine naturel, les mobilisations écologistes, et les sciences de la nature. Il a mené des enquêtes ethnographiques en Argentine, à la Réunion, en Espagne, et en France hexagonale. Ses recherches s'inscrivent dans le champ de l'écologie politique et de la socio-anthropologie de la nature. Il accompagne ses enquêtes de terrain par un travail de photographie documentaire.
L'écologie aux marges : Vivre et créer dans les ruines du capitalisme, Igor Babou Joëlle Le Marec Amélie Monnereau, Editions ETEROTOPIA, Collection Parcours, Février 2023 .
MOTS CLÉS : Editions ETEROTOPIA | Igor Babou | Écologie | Éducation | Friches | Squats | Banlieue | Activisme | Photographie | Populaire |
Les cités de transit du Port de Gennevilliers 1965-1987, Alain Bourgarel
Les cités de transit du Port Dans le quartier du Port, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), connu pour ses activités intéressant toute l'Île-de-France, vécurent plus de 2000 personnes de 1966 à 1986, regroupées dans deux cités de transit dans des conditions déplorables, voire insalubres. Bien que l'implantation d'habitats y était réglementairement interdite, l'admnistration française, passant outre ses propos lois, constitua un ghetto ou seuls des immigrés (principalement des Maghrébins, des Espagnols et des Portugais) furent envoyés et abandonnés, sans guère d'espoir de relogement. Cet ouvrage retrace les conditions dans lesquelles furent créées, puis administrées ces cités par les autorités départementales, contre l'avis de la municipalité de l'époque. Il donne la parole à d'anciens habitants et présente les témoignages des travailleurs sociaux et des enseignants qui y travaillèrent. Il met en exergue le combat des habitants pour des logements décents, pour l'éducation de leurs enfants et plus généralement pour une vie dans la dignité. Les habitants, dont certains subirent une répression scandaleuse, trouvèrent un soutien de la part des élus et des organisations syndicales, politiques et associatives de Gennevilliers, ainsi que de certains médias. Ce combat a finalement eu une issue satisfaisante par des relogements corrects. Les anciens habitants contactés n'expriment aucun ressentiment, relatant les faits de manière réaliste. Les plus jeunes parmi eux évoquent même une certaine nostalgie des solidarités qui y existaient. L'auteur de cet ouvrage, Alain Bourgarel, instituteur pendant vingt ans dans ce lieu éloigné de tout, fait revivre, avec une précision chronologique très documentés, le quotidien de ces familles et leur lutte. Victor Hugo a écrit : "Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent". Ces pages en sont le témoignage.
Les cités de transit du Port de Gennevilliers 1965-1987, Alain Bourgarel, Éditions Société d'histoire de Gennevilliers, Avril 2016.
MOTS CLÉS : Éditions Société d'histoire de Gennevilliers | Alain Bourgarel | Maghreb | France | Gennevilliers | Immigration | Transit | Banlieue | Ghetto | Famille | Solidarité | Société | Histoire | Sociale |
La banlieue de l'espoir, Jean Marie Petitclerc
En France banlieue rime avec béton, violence, échec scolaire et chômage. Mais la banlieue c'est aussi trois millions d'habitants, dont un million de jeunes ! Ce sont leurs histoires et leurs espoirs qui se cachent entre les tours. Il est urgent d'enrayer la spirale de l'exclusion d'une frange importante de la jeune population de notre pays. Sinon le risque est grand d'une véritable explosion sociale. Cessons d'avouer notre impuissance. Des solutions sont possibles, à condition de mobiliser les habitants. La ville peut devenir un formidable gisement d'emplois. La montée de la délinquance peut être enrayée si notre société réapprend à ouvrir des perspectives d'avenir aux jeunes des quartiers en difficultés. Dans cet ouvrage, Jean-Marie Petitclerc analyse le mal-être actuel des jeunes et propose des chemins d'avenir et d'espoir. J.M Petitclerc, fut éducateur de rue à Chanteloup-les-Vignes, puis directeur d'un foyer pour jeunes en difficultés. Actuellement, directeur de l'UDACS (ensemble de maisons pour jeunes en difficultés situées en Normandie), il est également chargé de mission pour la prévention de la délinquance en banlieues et président de l'association "Les Messagers". Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur l'éducation, entre autres : - Éduquer aujourd'hui pour demain (Salvator) - Le pari éducatif (Salvator) - Jeunes des banlieues (Éditions Don Bosco)
La banlieue de l'espoir, Jean Marie Petitclerc, Editions Don Bosco, Janvier 1996.
MOTS CLÉS : Editions Don Bosco | Jean Marie Petitclerc | France | Banlieue | Jeunesse | Société | Éducation | Délinquance | Chômage | Sociale | Travail | Solidarité | Citoyenneté | Immigration | Famille | Espoir |
Etats d'urgence: Une histoire spatiale du continuum colonial français, Léopold Lambert
Dispositif contre-révolutionnaire par excellence, l'état d'urgence lie les trois espaces-temps de la Révolution algérienne de 1954-1962, l'insurrection kanak de 1984-1988 et le soulèvement des quartiers populaires en France de 2005. Cet ouvrage revient en détails sur chacune de ces trois applications ainsi que celle, plus récente de 2015 à nos jours, en tentant de construire des ponts entre chacune. Dans cette étude, l'auteur utilise le concept de continuum colonial tant dans sa dimension temporelle que géographique. En son sein circulent notamment un certain nombre d'officiers militaires et hauts fonctionnaires coloniaux, mais aussi des populations immigrées et des révolutionnaires. Architecte de formation, l'auteur ancre sa lecture dans la dimension spatiale de l'état d'urgence en liant aussi bien les camps de regroupement en Algérie, la ville blanche de Nouméa, les commissariats de banlieues françaises, que la Casbah d'Alger, les tribus kanak ou encore les bidonvilles de Nanterre.
Etats d'urgence: Une histoire spatiale du continuum colonial français, Léopold Lambert, Editions Premiers matins de novembre, Avril 2021.
MOTS CLÉS : Editions Premiers matins de novembre | Léopold Lambert | Coloniale | Colonialisme | État | France | Algérie | Sécurité | Architecture | Politique | Immigration | Migration |
Voisins de passage : Une microhistoire des migrations, Fabrice Langrognet
En portant son regard sur une " cité " d'habitation, au cœur de la Plaine-Saint-Denis, Fabrice Langrognet offre une passionnante histoire sociale et culturelle des migrations en France, du début de la IIIe République à la crise des années 1930. La Plaine-Saint-Denis est alors un immense quartier industriel où se croisent des myriades de migrants issus des classes populaires, d'origine provinciale, étrangère ou coloniale. S'appuyant sur des sources inédites qu'il ausculte avec une incroyable minutie, l'historien raconte comment les occupants de l'immeuble arrivent et repartent, se côtoient et s'ignorent, sympathisent et s'affrontent, redessinant sans cesse les contours de leurs appartenances. Il reconstitue ainsi l'expérience vécue de plusieurs générations d'hommes, de femmes et d'enfants qui cherchent leur chemin dans les fracas du monde. Ici, la silhouette d'un jeune voisin connu pour jouer lestement du surin se dresse dans l'étroit passage qui mène à la porte cochère. Là, c'est la propriétaire implacable qui réclame sur-le-champ le paiement des loyers. Un peu plus loin, à l'usine, monsieur le directeur promet d'une voix bienveillante une place à quelque neveu resté au pays ; il se montre moins affable quand on lui parle du droit du travail... Vivre à cet endroit et à cette époque impose de composer avec un environnement en constante évolution et de tirer parti, dans mille et une interactions quotidiennes, des règles d'un jeu social complexe. C'est à ce prix que l'on parvient à se repérer dans un univers en ébullition où les allégeances nationales, ethniques, raciales, de genre et de classe se recomposent sans cesse. Grand Prix des Rendez-vous de l'histoire de Blois 2024. Fabrice Langrognet, docteur de l'université de Cambridge et ancien élève de l'École normale supérieure (ENS) et de l'École nationale d'admninistration (ENA), est chercheur en histoire à l'université d'Oxford et au Centre d'histoire sociale des mondes contemporain de l'université Paris-1.
Voisins de passage : Une microhistoire des migrations, Fabrice Langrognet, Editions La Découverte, Septembre 2023.
MOTS CLÉS :
Editions La Découverte | Fabrice Langrognet | Immigration | Migration | Histoire | Banlieue | Logement | Prolétariat | Patrimoine | Mobilité | Sociale |
Rechercher
Pages de résultats 1 2