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L'art de la guerre, Sun Tzu
Il y a vingt-cinq siècles, dans la Chine des " Royaumes combattants ", était rédigé le premier traité sur " l'art de la guerre ". Sur son auteur, Sun Tzu, l'histoire ne fournit que quelques traits biographiques et peut-être sont-ils mêlés de légende. Mais son ouvrage, d'une concision admirable et toujours perceptible malgré les adjonctions des commentateurs, a été et demeure au centre de la pensée militaire d'Extrême-Orient. A la différence de Clausewitz, Sun Tzu ne fait pas de la grandiose bataille d'anéantissement le sommet de l'art du stratège. Si l'on peut détruire l'ennemi, on se jette sur lui ; mais la " duperie ", c'est-à-dire la guerre totale du mensonge, peut faire mieux encore... Il faut lire Sun Tzu comme un grand classique empreint de sagesse, mais aussi comme la clé d'une meilleure compréhension de la pensée politique chinoise d'aujourd'hui.
L'art de la guerre, Sun Tzu, Editions Flammarion, Avril 2008.
MOTS CLÉS :
Editions Flammarion | Sun Tzu | Littérature | Guerre | Conflit | Stratégie | Tactique | Ruse | Psychologie | Philosophie | Économie |
CATÉGORIE : La ville et la guerre
Le Prince, Nicolas Machiavel
«Le très pénétrant Machiavel [...], cet homme très sage, dont il est évident qu'il fut pour la liberté, pour la défense de laquelle il a donné les conseils les plus salutaires.» Spinoza (Traité politique, V, 7). Chef-d'œuvre bref et fulgurant, Le Prince est devenu d'emblée un livre classique de la réflexion politique. Adversaires et partisans de la doctrine du Florentin n'ont cessé de s'affronter au cours des siècles, au prix parfois de grands malentendus. Présentation et traduction, notes, chronologie, bibliographie et index par Yves Lévy.
Le Prince, Nicolas Machiavel, Editions Flammarion, Novembre 1993.
MOTS CLÉS :
Editions Flammarion | Machiavel | Littérature | Guerre | Conflit | Conquête | Stratégie | Tactique | Ruse | Psychologie | Philosophie | Politique | Économie | Pouvoir | Autorité | État |
CATÉGORIE : La ville et la guerre
L'Art de la guerre, Nicolas Machiavel
L'Art de la guerre, publié en 1521, occupe une place singulière dans l'oeuvre de Machiavel. Présenté sous la forme d'un dialogue, l'ouvrage surprend par son esprit peu machiavélique. Les considérations tactiques y côtoient les propos consacrés aux nécessités matérielles de la guerre (recrutement, armement...), orchestrant avec subtilité une réflexion sur le pouvoir. Quelles limites la politique impose-t-elle à l'art de la guerre ? Comment définir l'autorité ? Ce sont là quelques-unes des questions soulevées par Machiavel qui puise ici ses modèles chez les Anciens. En grand stratège, il omet parfois de répondre. Mais la guerre est une affaire si sérieuse qu'il faut peut-être savoir la manier avec ironie.
L'Art de la guerre, Nicolas Machiavel, Editions Flammarion, Mars 1991.
MOTS CLÉS :
Editions Flammarion | Machiavel | Littérature | Guerre | Conflit | Conquête | Stratégie | Tactique | Ruse | Psychologie | Philosophie | Politique | Économie | Pouvoir | Autorité | État |
CATÉGORIE : La ville et la guerre
La géographie ça sert d'abord à faire la guerre, Yves Lacoste
En 1976, la première édition de ce livre dans la « Petite collection Maspero » fit grand bruit dans les cénacles universitaires, mais aussi bien au-delà. Il faut dire que le géographe Yves Lacoste y proposait une analyse iconoclaste : il y fustigeait la « géographie des professeurs », apparue au XIXe siècle en Allemagne et en France et progressivement devenue un discours idéologique masquant l’importance politique de toute réflexion sur l’espace – tandis que sa variante scolaire a longtemps été vue comme l’un des enseignements les plus rébarbatifs et « inutiles ». Mais surtout, Yves Lacoste montrait qu’existait aussi une autre géographie, plus ancienne et toujours actuelle, la « géographie des états-majors », ensemble de représentations et de connaissances rapportées à l’espace constituant un savoir stratégique utilisé par les minorités dirigeantes. À rebours de ces deux conceptions, Lacoste affirmait que les questions soulevées par la géographie concernent en réalité tous les citoyens, car il est impossible d’en exclure les phénomènes militaires, politiques et sociaux : des questions passionnantes, multiformes, à la croisée de nombreuses disciplines. Tel était le programme de la revue Hérodote, lancée également en 1976 par Yves Lacoste chez le même éditeur et devenue depuis le fer de lance d’une nouvelle géographie « géopolitique ». Trente-six ans après la parution de ce livre devenu culte, la présente édition reprend le texte original de 1976, complété par une longue préface inédite et des commentaires contemporains de l’auteur. Sa pertinence reste entière, à une époque où la géopolitique défendue par Yves Lacoste est entrée dans les mœurs et où l’analyse des conflits régionaux et internationaux, toujours complexe, s’est imposée dans le débat public.
La géographie ça sert d'abord à faire la guerre, Yves Lacoste , Editions La Découverte, Janvier 2014.
MOTS CLÉS :
Editions La Découverte | Yves Lacoste | Géographie | Cartographie | Géopolitique | Politique | Économie | Guerre | Militaire | Stratégie | Savoir | Éducation |
CATÉGORIE : La ville et la guerre
1848 : la révolution oubliée, Michèle Riot-Sarcey Maurizio Gribaudi
La révolution de février 1848 a mis fin à la monarchie de Juillet et inauguré la brève expérience de la IIe République. Mais trois mois après cet immense espoir, l'armée et les gardes mobiles ont brisé l'insurrection d'ouvriers et d'artisans parisiens, barricadés dans l'est de la ville. Pendant plusieurs jours, la République a bombardé et massacré les insurgés : 3 500 morts officiels, plus de 10 000 selon des témoins. À ces victimes s'ajoutent un grand nombre de déportés au bagne ou ailleurs. C'est cette histoire tragique et oubliée que restitue ce livre. À partir d'un étonnant corpus documentaire, les auteurs montrent en quoi les événements de juin 1848, plus précisément, constituent un moment clé pour comprendre la mise en berne des utopies surgies de l'inachèvement de la Révolution française. En s'appuyant sur les récits de témoins, ils rendent compte de ce temps d'ouverture exceptionnelle à l'espérance et à la liberté de pensée, tout en retraçant la succession des drames qui ont conduit du rêve au cauchemar. Ce livre met en scène la fabrique de l'histoire à travers les perceptions qui se croisent, de manière souvent aveugle, dans le feu de l'action. Maurizio Gribaldi, directeur d'études à l'EHESS, est notamment l'auteur de itinéraires ouvriers. Espaces et groupes sociaux à Turin au XXe siècle (EHESS, 1987) et Espaces, temporalités stratifications (EHESS, 1999). Michèle Riot-Sarcey, professeure d'histoire contemporaine à l'université Paris-VIII, historienne du XIXe siècle, du politique, du féminisme et des utopies, est notamment l'auteur de Histoire du féminisme (La Découverte, 2002, 2008) ; elle a dirigé le Dictionnaire des utopies (Larousse, 2002, 2006).
1848 : la révolution oubliée, Michèle Riot-Sarcey Maurizio Gribaudi, Editions La Découverte, Septembre 2009.
MOTS CLÉS :
Editions La Découverte | Michèle Riot-Sarcey | Maurizio Gribaudi | Paris | Révolution | République | Guerre | Utopie | Histoire | Femme | Genre | Proudhon | Marx | État | Politique | Démocratie |
CATÉGORIE : La ville et la guerre
Logique du Joker, Frédéric Bisson
Octobre 2019. Au Liban, au Chili, en France, plusieurs manifestants et insurgés étaient grimés en clowns, reprenant le maquillage du Joker dans le film éponyme de Todd Phillips. Comment diable le fameux criminel fou de la fiction peut-il devenir l’emblème des insurrections contemporaines ? Le film a été plébiscité pour son « réalisme social ». Or, cette interprétation repose en partie sur une erreur. Si ces manifestants sont fidèles au Joker, ce n’est pas simplement en se maquillant et en occupant les rues ; c’est en se produisant eux-mêmes en tant qu’images, – en photographiant, en filmant, en diffusant en réseau cette insurrection. Elle est beaucoup plus une insurrection par les signes, immatérielle et iconomique, qu’un soulèvement spontané du « peuple » ou de la « plèbe ». Il est souvent dit que la pensée du Joker ne se situe pas sur le plan de la pensée normale, qu’il a une logique autre, et que personne ne peut parvenir à le comprendre. Le postulat de ce livre est qu’il existe une logique du Joker. De manière générale, la folie est éminemment politique ; pour connaître la réalité d’une époque, il suffit de choisir soigneusement le fou qui pourra nous la révéler, et de lui prêter l’oreille. La réalité contemporaine est régie par la logique du Joker. Comprendre la folie du Joker, c’est nous comprendre nous-mêmes. Cet essai n’est pas un essai sur le cinéma, mais un essai sémiopolitique, sur le rapport entre le signe et son objet, sur le rôle des images dans la production de la réalité sociale. L’entrée du Joker en politique marque l’An Un de ce qu’il faudra appeler l’ère de l’iconomorphose.
EXTRAIT : 20 juillet 2012, Aurora. Lors de l’avant-première de The Dark Knight Rises de Christopher Nolan, James Holmes ouvre le feu dans la salle de cinéma, tuant douze personnes. Déguisé, il a les cheveux teints en vert. « Je suis le Joker », déclare-t-il après son arrestation. 28 septembre 2019, Los Angeles. Pour l’avant-première de Joker de Todd Phillips, un important dispositif de sécurité est déployé sur Hollywood Boulevard. Les masques de clowns sont interdits à l’entrée des multiplexes. La semaine de la sortie du film, début octobre, les troupes doivent rester en alerte tout le week-end dans certaines bases militaires. Mais le FBI s’est préparé pour rien à un acte de violence sporadique, car le Joker ne frappe jamais deux fois de la même manière. Imaginons une télévision qui tue, une image tueuse, icône assassine. Dans Joker, L’homme qui rit d’Ed Brubaker, le Joker annonce à la télévision ses crimes prochains, en désignant ses cibles et en donnant l’heure du meurtre.Mais le crime parfait du Joker est de traverser l’écran, de sauter la barrière des mondes, de sortir de son univers fictionnel pour agir à distance dans le monde des vivants de chair et d’os. Sous quelle forme le Joker est-il passé à l’action ? À cette question, la réponse est : de manière virale, c’est-à-dire sous une forme collective dispersée, volatile, non concertée, insaisissable, en essaim, – et cependant signifiante et cohérente. Lors des soulèvements de 2019, au Liban, au Chili, en France, certains manifestants étaient en effet grimés en clowns, reprenant le maquillage du film de Todd Phillips. Ce détail compte dans le sens du mouvement insurrectionnel. En 2012, le passage à l’acte de James Holmes était isolé et meurtrier. Dans un geste absurde, il cherchait à s’identifier au Joker, qui, justement, n’a pas d’identité. Au contraire, le Joker en 2019 s’est matérialisé spontanément de par le monde, comme un même virus se manifeste à certains signes extérieurs.
C’est pourquoi 2019 est l’An Un du Joker, son entrée symbolique ou emblématique dans ce que j’appellerai l’iconomorphose de la révolte.
Logique du Joker, Frédéric Bisson , Editions MF Collection : Inventions, mars 2023
MOTS CLÉS :
Editions MF | insurrections | fiction | médias | réseaux | sémiopolitique | transformation | politique | Cinéma sur les ruines du futur | capitalisme |
CATÉGORIE : La ville et la guerre