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    66 résultat(s) trouvé(s) pour le mot ou groupe de mots : RSE

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    Décoloniser l'architecture, Mathias Rollot

    Vers des architectures écologiques, autochtones, pluriverselles. L’avènement d’une société écologique ne peut passer que par une refonte majeure de nos manières de concevoir et de bâtir. Cependant, les logiques de mise en ordre du monde dont l’architecture a hérité la rendent difficilement conciliable avec une véritable écologie sociale. Que faire alors ? Dans une démonstration à la fois érudite et sensible, Mathias Rollot, chercheur et architecte, nous propose de transformer l’architecture en un outil de résistance aux systèmes de domination en place – sur la nature, les humains, les animaux – afin de réinventer une manière non extractiviste de construire. En faisant dialoguer philosophie, sciences sociales et architecture, l’auteur esquisse les contours d’architectures plurielles, qui appartiendraient réellement aux peuples et aux milieux dans leur diversité : des architectures décoloniales, vivantes, libérées. Architecte, Mathias Rollot est maître de conférences à l'École nationale supérieure d'architecture de Grenoble. Ses recherches mêlent écologies décoloniales et philosophies éthiques, animalistes et environnementales. Il est notamment l'auteur de Qu'est-ce qu'une biorégion ? et Les territoires du vivant (Wildproject, 2021 et 2023).

    Décoloniser l'architecture, Mathias Rollot, Editions le passager clandestin, 2024.

    MOTS CLÉS : Editions le passager clandestin | Architecture | Urbanisme | Décolonisation | Colonisation | Pouvoir | Critique | Histoire | Géographie | Société | Culture |

    CATÉGORIE : Foyer Moïse

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    Sousveillance: L'oeil du contre-pouvoir, Jean-Paul Fourmentraux

    A l'heure où s'instaure une banalisation de la surveillance, les technologies numériques semblent parfois mises au service d'une politique « antisociale ». La recrudescence des dispositifs de contrôle post-attentats du 11 septembre 2001, l'instauration controversée des lois dites de « sécurité globale », mais aussi l'injonction au confinement ou au couvre-feu suite à l'irruption de la pandémie de covid-19, ont constitué autant de mesures liberticides qui mettent à mal les droits fondamentaux et la vie privée. Sous couvert d'une vigilance partagée, présentée comme un facteur d'amélioration de la vie sociale, les états ont adopté des technologies de plus en plus intrusives : vidéosurveillance, dataveillance, drones, biométrie, géolocalisation, puces RFID, etc. Dans ce contexte, des artistes et des associations citoyennes s'associent pour développer des contre-feu, reprendre le contrôle ou renverser les rôles de surveillants/surveillés. Est-il possible de restituer et garantir une démocratie de la surveillance ? Les citoyens peuvent- ils exercer en ce sens un droit de sousveillance ? L'art peut-il avoir ici un rôle à jouer ? Angles morts, camouflage, obfuscation, contre-visualités : cet ouvrage propose l'examen de tactiques ou ruses avec l'œil du pouvoir, doublement esthétiques et politiques, au croisement de l'art et de l'activisme citoyen. A la frontière des « surveillance studies », en prenant appui sur les œuvres de différents artistes internationaux – Hito Steyerl (Allemagne), Forensic Architecture (Royaume-Uni, Israël), Paolo Cirio (Italie), Thierry Fournier, Samuel Bianchini, Antoine d'Agata, Eléonore Weber (France) – il s'agit d'interroger le rôle technopolitique des « images opératoires » et les pratiques de sousveillance ou de contre-visualité inventées par l'art comme alternative et contre-pouvoir aux machines de vision.

    Sousveillance: L'oeil du contre-pouvoir, Jean-Paul Fourmentraux, Editions Presses du Réel, Septembre 2023.

    MOTS CLÉS : Editions Presses du Réel | Surveillance | Liberté | Droit | Technologie | Numérique | Pouvoir | Sécurité | Démocratie | Société | Art | Éthique |

    CATÉGORIE : Numérique

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    Logique du Joker, Frédéric Bisson

    Octobre 2019. Au Liban, au Chili, en France, plusieurs manifestants et insurgés étaient grimés en clowns, reprenant le maquillage du Joker dans le film éponyme de Todd Phillips. Comment diable le fameux criminel fou de la fiction peut-il devenir l’emblème des insurrections contemporaines ? Le film a été plébiscité pour son « réalisme social ». Or, cette interprétation repose en partie sur une erreur. Si ces manifestants sont fidèles au Joker, ce n’est pas simplement en se maquillant et en occupant les rues ; c’est en se produisant eux-mêmes en tant qu’images, – en photographiant, en filmant, en diffusant en réseau cette insurrection. Elle est beaucoup plus une insurrection par les signes, immatérielle et iconomique, qu’un soulèvement spontané du « peuple » ou de la « plèbe ». Il est souvent dit que la pensée du Joker ne se situe pas sur le plan de la pensée normale, qu’il a une logique autre, et que personne ne peut parvenir à le comprendre. Le postulat de ce livre est qu’il existe une logique du Joker. De manière générale, la folie est éminemment politique ; pour connaître la réalité d’une époque, il suffit de choisir soigneusement le fou qui pourra nous la révéler, et de lui prêter l’oreille. La réalité contemporaine est régie par la logique du Joker. Comprendre la folie du Joker, c’est nous comprendre nous-mêmes. Cet essai n’est pas un essai sur le cinéma, mais un essai sémiopolitique, sur le rapport entre le signe et son objet, sur le rôle des images dans la production de la réalité sociale. L’entrée du Joker en politique marque l’An Un de ce qu’il faudra appeler l’ère de l’iconomorphose.

    EXTRAIT : 20 juillet 2012, Aurora. Lors de l’avant-première de The Dark Knight Rises de Christopher Nolan, James Holmes ouvre le feu dans la salle de cinéma, tuant douze personnes. Déguisé, il a les cheveux teints en vert. « Je suis le Joker », déclare-t-il après son arrestation. 28 septembre 2019, Los Angeles. Pour l’avant-première de Joker de Todd Phillips, un important dispositif de sécurité est déployé sur Hollywood Boulevard. Les masques de clowns sont interdits à l’entrée des multiplexes. La semaine de la sortie du film, début octobre, les troupes doivent rester en alerte tout le week-end dans certaines bases militaires. Mais le FBI s’est préparé pour rien à un acte de violence sporadique, car le Joker ne frappe jamais deux fois de la même manière. Imaginons une télévision qui tue, une image tueuse, icône assassine. Dans Joker, L’homme qui rit d’Ed Brubaker, le Joker annonce à la télévision ses crimes prochains, en désignant ses cibles et en donnant l’heure du meurtre.
    Mais le crime parfait du Joker est de traverser l’écran, de sauter la barrière des mondes, de sortir de son univers fictionnel pour agir à distance dans le monde des vivants de chair et d’os. Sous quelle forme le Joker est-il passé à l’action ? À cette question, la réponse est : de manière virale, c’est-à-dire sous une forme collective dispersée, volatile, non concertée, insaisissable, en essaim, – et cependant signifiante et cohérente. Lors des soulèvements de 2019, au Liban, au Chili, en France, certains manifestants étaient en effet grimés en clowns, reprenant le maquillage du film de Todd Phillips. Ce détail compte dans le sens du mouvement insurrectionnel. En 2012, le passage à l’acte de James Holmes était isolé et meurtrier. Dans un geste absurde, il cherchait à s’identifier au Joker, qui, justement, n’a pas d’identité. Au contraire, le Joker en 2019 s’est matérialisé spontanément de par le monde, comme un même virus se manifeste à certains signes extérieurs.
    C’est pourquoi 2019 est l’An Un du Joker, son entrée symbolique ou emblématique dans ce que j’appellerai l’iconomorphose de la révolte.

    Logique du Joker, Frédéric Bisson , Editions MF Collection : Inventions, mars 2023

    MOTS CLÉS : Editions MF | insurrections | fiction | médias | réseaux | sémiopolitique | transformation | politique | Cinéma sur les ruines du futur | capitalisme |

    CATÉGORIE : La ville et la guerre

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    Zones: Là où les riches font sécession, Mediapart

    Le monde rêvé par l'idéologie libertarienne qui irrigue désormais la pensée des plus riches est un monde fragmenté, parsemé de « zones ». Des lieux où la richesse est la norme, l'entreprise, la référence et la démocratie, une menace. Dans ces lieux se construit, avec plus ou moins de succès, une véritable sécession du capital qui cherche à devenir un mode de gestion du monde. Ce livre est un voyage dans ces « zones », d'un quartier huppé de Paris à la principauté semi-démocratique du Liechtenstein, du très privé Automobile club de France à la City de Londres, du rêve de la cité technologique du Gujarat au paradis des milliardaires monégasques. Ce sont autant de nuances de la sécession des riches à l'oeuvre.

    Zones: Là où les riches font sécession, Mediapart, Editions DIVERGENCES, janvier 2026.

    MOTS CLÉS : Editions DIVERGENCES | Mediapart | Sociologie | Politique | Inégalités | Capitalisme | Libéralisme | Libertarianisme | Élite | Zone | Économie | Urbanisme | Mondialisation | Société |

    CATÉGORIE : Cinéma sur les ruines du futur

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    Faire face à une expulsion de logement, DAL

    Depuis 2005, près de 120 000 jugements d'expulsion sont rendus annuellement en France, conséquence de la flambée des loyers et des politiques du " logement cher ". Chaque année, le nombre de personnes chassées de leur logement par une décision de justice équivaut à la population de grandes villes comme Montpellier, Bordeaux, Lille ou Grenoble. Une expulsion, c'est une famille de plus condamnée à l'errance urbaine, de foyer en hôtel, de taudis en abris de fortune. L'expulsion est cependant soumise à une procédure stricte, issue de législations éparses, ce qui rend sa connaissance difficile. Ce guide a pour but de faire connaître cette réglementation afin de mieux préparer la défense des personnes concernées. Il offre une synthèse de l'expertise acquise par le DAL depuis sa création. Facile d'accès, cet ouvrage permet d'identifier les étapes de la procédure, d'éviter les erreurs et les pièges, de prévenir les expulsions illégales. Il s'adresse aux juristes, travailleurs sociaux, militants qui appuient les personnes menacées d'expulsion sans relogement, et leur permet de connaître leurs droits et de mieux se défendre. Le DAL association Droit Au Logement, a été créé en 1990 par des familles mal logées, expulsées et des militants associatifs. Son action inlassable aux côtés des victimes de la crise du logement a permis le relogement de dizaines de milliers de personnes et des progrès législatifs.

    Faire face à une expulsion de logement, DAL, Editions La Découverte, collection Guides, Mars 2006.

    MOTS CLÉS : Editions La Découverte | DAL | Droit | Logement | Expulsion | Précarité | Inégalités | Sociale | Justice | Politique | Guide | Défense | Urbanisme | Travail |

    CATÉGORIE : Makhnovtchina

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    Tout peut exploser : Enquête sur les risques et les impacts industriels, Paul Poulain

    Savez-vous combien d’accidents industriels subit la France chaque année ? Plus de 68 000. Environ 187 par jour. Vous n’en avez jamais entendu parler ? C’est normal ! La plupart du temps, ils suscitent juste un entrefilet dans la presse régionale. Seuls les accidents les plus meurtriers font la une. AZF nous a ainsi douloureusement marqués il y a vingt ans. Trente et une personnes ont perdu la vie parce qu’une centaine de tonnes de nitrate d’ammonium avait explosé. Ce même matériau a provoqué plus de 200 morts à Beyrouth en 2020. Pourtant, des ports comme Marseille ou Saint-Malo continuent à en stocker jusqu’à 60 000 tonnes. Vous l’ignoriez ? Savez-vous seulement que des milliers de trains remplis de cette même matière dangereuse transitent, chaque matin, par la gare de triage de Drancy, en Seine-Saint-Denis ? À deux pas du RER B que 400 000 Franciliens empruntent quotidiennement ? Vous tremblez ? Vous pouvez. Et s’il n’y avait que ça. Imaginez, demain, la rupture du barrage de Vouglans dans le Jura. Plausible, vu l’état de vétusté de ces infrastructures. La vague que la rupture provoquerait pourrait atteindre la centrale nucléaire du Bugey dans l’Ain, entraînant potentiellement la libération d’un nuage radioactif à 30 kilomètres de Lyon. Cinq millions de personnes seraient menacées dans un rayon de 100 kilomètres. Que font nos dirigeants pour nous protéger de ces risques et de tant d’autres présentés dans ce livre ? Trop peu. En dix ans, 10 000 contrôles sur des sites dangereux ont été supprimés ; les budgets des pompiers, amputés. Quant aux industriels, pour faire des économies sordides ils remplacent des salariés par des intérimaires ou des sous-traitants : 92 % de ce personnel travaillant sur des sites à risques d’incendie n’ont pas été formés à l’utilisation d’un extincteur. Autant vous dire que…tout peut exploser. Paul Poulain a travaillé pendant 8 ans dans un bureau d'études spécialisé en sécurité incendie et dans la maîtrise des risques industriels en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. Aujourd'hui, il est ingénieur prévention et chercheur indépendant sur les risques et les pollutions. Il est également enseignant, formateur et conférencier indépendant.

    Tout peut exploser : Enquête sur les risques et les impacts industriels, Paul Poulain, Editions Fayard, Octobre 2021

    MOTS CLÉS : Editions Fayard | Industrie | Catastrophes | Sécurité | Pollution | Environnement | Écologie | Nucléaire | Infrastructures | Critique | Santé | Politique | Urbanisme | Accident | Territoire | Enquête | Critique |

    CATÉGORIE : Cinéma sur les ruines du futur



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