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55 résultat(s) trouvé(s) pour le mot ou groupe de mots : Environnement
Nauetakuan, Natasha Kanapé Fontaine
"Éclair. La voie est là. C'est se tenir debout, au milieu des arbres, tous dix fois plus grands que soi ; c'est se tenir debout sans douter, sans avoir peur de faire silence, d'écouter la voix des ombres. C'est se tenir debout. Et croire aux ancêtres." Un roman comme un voyage. Où l'on quitte le Montréal festif des étudiant.e.s pour gagner les forêts, les lacs et les rivières de Nitassinan, en passant par Vancouver, Mexico et Pessamit. Où l'art révèle, à chaque étape, la beauté millénaire des cultures autochtones et leur souveraine indocilité. Un roman comme initiation. Où le rêve est une dimension du réel, et le territoire une matrice. Où, avec l'aide des esprits, on trace sa voie. Un roman comme une réparation. Où l'on affronte un passé qui ne passe pas. Où la fille peut-être la mère de sa mère, et aussi une jeune femme apaisée et amoureuse et puissante. Née en 1991 dans la communauté innu de Pessamit, au Québec, Natasha Kanapé Fontaine est poète-interprète, comédienne, artiste et militante pour les droits autochtones et environnementaux. Habitée par l'esprit du mouvement Idle No More, elle parcourt le monde avec un message de justice, de réconciliation, de guérison et d'échange entre les peuples. Nauetakuan est son premier roman.
Nauetakuan, Natasha Kanapé Fontaine, Editions dépaysage, Mai 2017.
MOTS CLÉS :
Editions dépaysage | Histoire | Littérature | Roman | Culture | Décolonisation | Identité | Autochtone | Écologie | Féminisme | Résilience | Voyage | Art | Amérique | Canada | Québec |
CATÉGORIE : Cinéma sur les ruines du futur
L'Invasion Moléculaire, Critical Art Ensemble
Durant ces six dernières années le travail du Critical Art Ensemble s'est focalisé sur le vaste champ de la biotechnologie. Le groupe a tenté d'identifier les problématiques clés et aspire à se concentrer sur le discours public dans un effort d'exploitation de la vacuité actuelle de l'autorité. En tant que médiatistes tactiques, le groupe a accompli cinq projets théâtraux participatifs majeurs qui examinent les aspects particuliers de la biotechnologie. Ces projets pointent les zones extrêmement problématiques de ce domaine, dans sa représentation associée, et dans sa représentation associée, et dans les politiques sociales gérant le développement des applications et du déploiement. Ces travaux soulèvent des questions concernant (1) les traces d'eugénisme dans la technologie de reproduction assistée (Machine Chair) ; (2) les interventions médiacles extrêmes en reproduction et la mort de la sexualité (Société pour Anachronismes Reproductifs) ; (3) l'acquisition de matériaux charnels (Sperme Intelligent On-Line) ; (4) la rhétorique utopique crée par le Projet du Génome Humain (le Culte de la Nouvelle Eve) ; (5) le transgénique et la gestion de la resource environnementale et sa relation à l'idéologie de la peur (Gen Terra). A travers l'activité collective, les membres espèrent remplacer une peur générale par des outils critiques et l'impotence du public par des outils d'actions directes.
L'Invasion Moléculaire, Critical Art Ensemble, Editions Critical Art Ensemble, Février 2007.
MOTS CLÉS :
Editions Critical Art Ensemble | Art | Technoscience | Sociale | Activisme | Eugénisme | Génétique | Culture | Idéologie | Performance |
CATÉGORIE : Cinéma sur les ruines du futur
Animaux sauvages des villes : A l'affut de la faune urbaine, Julie Delfour
Traditionnellement associés aux milieux forestiers et ruraux, les animaux sauvages envahissent parfois un milieu où ils ne sont guère attendus et où certains prospèrent néanmoins : le milieu urbain. La ville est un écosystème en soi. La forte concentration d'immeubles, le chauffage collectif, la lumière artificielle, les matériaux d'isolation, les tuyauteries, les réseaux souterrains, les squares et les jardins publics offrent autant d'abris douillets et de sources de nourriture à une faune sauvage hétéroclite, opportuniste et clandestine. Les conditions particulières du milieu urbain, à la fois dangereux et paradoxalement accueillant, favorisent la survie de cette faune discrète et souvent invisible. Passagers de l'ombre, des marges, des lieux obscurs, ces citadins d'un nouveau genre évoluent dans les interstices, les failles, transgressant les frontières. Du rat au cerf, du ramier au sanglier, du lérot à la grive musicienne ou à l'abeille, ce guide décline description précise et mode de vie singulier de plus de 70 animaux que chacun peut observer au long de ses flâneries.
Animaux sauvages des villes : A l'affut de la faune urbaine, Julie Delfour, Editions Rando éditions, Mars 2012.
MOTS CLÉS :
Editions Rando éditions | Écologie | Biodiversité | Faune | Animaux | Ville | Urbanisme | Environnement | Écosystème | Nature | Habitat | Territoire | Guide | Documentaire |
CATÉGORIE : Architecture et Urbanisme
Tout peut exploser : Enquête sur les risques et les impacts industriels, Paul Poulain
Savez-vous combien d’accidents industriels subit la France chaque année ? Plus de 68 000. Environ 187 par jour. Vous n’en avez jamais entendu parler ? C’est normal ! La plupart du temps, ils suscitent juste un entrefilet dans la presse régionale. Seuls les accidents les plus meurtriers font la une. AZF nous a ainsi douloureusement marqués il y a vingt ans. Trente et une personnes ont perdu la vie parce qu’une centaine de tonnes de nitrate d’ammonium avait explosé. Ce même matériau a provoqué plus de 200 morts à Beyrouth en 2020. Pourtant, des ports comme Marseille ou Saint-Malo continuent à en stocker jusqu’à 60 000 tonnes. Vous l’ignoriez ? Savez-vous seulement que des milliers de trains remplis de cette même matière dangereuse transitent, chaque matin, par la gare de triage de Drancy, en Seine-Saint-Denis ? À deux pas du RER B que 400 000 Franciliens empruntent quotidiennement ? Vous tremblez ? Vous pouvez. Et s’il n’y avait que ça. Imaginez, demain, la rupture du barrage de Vouglans dans le Jura. Plausible, vu l’état de vétusté de ces infrastructures. La vague que la rupture provoquerait pourrait atteindre la centrale nucléaire du Bugey dans l’Ain, entraînant potentiellement la libération d’un nuage radioactif à 30 kilomètres de Lyon. Cinq millions de personnes seraient menacées dans un rayon de 100 kilomètres. Que font nos dirigeants pour nous protéger de ces risques et de tant d’autres présentés dans ce livre ? Trop peu. En dix ans, 10 000 contrôles sur des sites dangereux ont été supprimés ; les budgets des pompiers, amputés. Quant aux industriels, pour faire des économies sordides ils remplacent des salariés par des intérimaires ou des sous-traitants : 92 % de ce personnel travaillant sur des sites à risques d’incendie n’ont pas été formés à l’utilisation d’un extincteur. Autant vous dire que…tout peut exploser. Paul Poulain a travaillé pendant 8 ans dans un bureau d'études spécialisé en sécurité incendie et dans la maîtrise des risques industriels en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. Aujourd'hui, il est ingénieur prévention et chercheur indépendant sur les risques et les pollutions. Il est également enseignant, formateur et conférencier indépendant.
Tout peut exploser : Enquête sur les risques et les impacts industriels, Paul Poulain, Editions Fayard, Octobre 2021
MOTS CLÉS :
Editions Fayard | Industrie | Catastrophes | Sécurité | Pollution | Environnement | Écologie | Nucléaire | Infrastructures | Critique | Santé | Politique | Urbanisme | Accident | Territoire | Enquête | Critique |
CATÉGORIE : Cinéma sur les ruines du futur
Cartographie radicale. Explorations, Nepthys Zwer, Philippe Rekacewicz
Il est des cartes qui disent non. Des cartes radicales, qui dévoilent et dénoncent, qui protestent. Pour comprendre ces cartes rebelles, leur fonctionnement, leurs forces, leurs possibilités, ce livre entreprend un voyage d'exploration au cœur de la création cartographique. Que se passe-t-il exactement quand nous élaborons une carte, qu'elle soit radicale, expérimentale (on parle aussi de cartographie critique ou de contre-cartographie) ou conventionnelle ? Quelles intentions président à sa fabrication et à sa mise en œuvre ?
La première fonction des cartes est de nous aider à nous repérer dans l'espace et à nous déplacer d'un point à un autre. Elles permettent aux bateaux de naviguer et aux avions de voler. Avec des cartes, on fait la guerre, puis éventuellement la paix. Elles sont aussi de formidables machines à rêves, qui façonnent notre image du monde, en fixent la mémoire et finissent par fabriquer notre réalité. Qu'est-ce qui motive cet acte très particulier de mise en forme symbolique du monde, de Strabon à l'anarchiste Élisée Reclus, de la bénédictine Hildegard von Bingen à l'explorateur Alexander von Humboldt, des portulans à la carte d'état-major ? Quelle part de fantaisie créatrice, quelle part de fantasme faustien d'une possible maîtrise de notre environnement, quelle part de sincérité scientifique sont-elles à l’œuvre ?
Entre l'émergence de la cartographie thématique audacieuse de l'ingénieur Charles-Joseph Minard, ou celle des designers d'information Otto et Marie Neurath, et l'approche sémiologique conceptuelle de Jacques Bertin, se situe un point de rupture avec les conventions de la représentation cartographique. Un point libérateur qui a ouvert le champ de l'expérimentation et rendu possible la démocratisation des cartes. Autour des années 1900, le sociologue W. E. B. du Bois et son équipe inventaient de nouvelles façons graphiques de représenter des données statistiques sur la situation des personnes noires aux États-Unis. Quelque soixante ans plus tard, c'était pour dénoncer le même racisme culturel et économique qu'un petit institut de géographie de Détroit, animé par William Bunge et Gwendolyn Warren, donnait ses contours à ce qui deviendra la géographie radicale : une géographie engagée.
Alors, le rapport à l'objet carte change. S'opère une prise de conscience quant à son usage et à ses possibilités. La cartographie radicale va spatialiser les données économiques et sociales, produire des cartes délibérément politiques qui montrent et dénoncent les situations d'inégalités de vie et de droits, les compromissions politico-économiques, les accaparements de terres, la destruction des milieux par l'agro-industrie, la pollution de la planète et tout ce qui hypothèque, d'une façon ou d'une autre, le bonheur et l'avenir de l'humanité. Les cartes, qui jouent traditionnellement le jeu du pouvoir, se font outils de la contestation et instruments d'émancipation politique et sociale quand la société civile se les approprie. Politique, art et science entrent alors en dialogue permanent pour proposer une image non convenue et libre du monde.
Cartographie radicale. Explorations, Nepthys Zwer, Philippe Rekacewicz, La Découverte, octobre 2021
MOTS CLÉS :
Éditions La Découverte | Nepthys Zwer | Philippe Rekacewicz | Cartographie | Géographie | Cartes | Contre-cartograhie | Justice spatiale | Territoires | Émancipation |
CATÉGORIE : Cartographie et Géographie
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