Rechercher
44 résultat(s) trouvé(s) pour le mot ou groupe de mots : sociales
Critique de la société technologique avancée, Herbert Marcuse
La critique de la société technologique avancée est le fil conducteur de tout le développement de la pensée de Marcuse et relie L’Homme unidimensionnel, le texte qui est devenu le manifeste des mouvements de protestation en 1968, aux réflexions publiées dans ce volume. À travers l’essai inédit publié dans ce livre, on peut retracer l’ensemble de l’élaboration de Marcuse sur des thèmes qui sont aujourd’hui d’une grande actualité, tels que les implications sociales de la technologie moderne, la relation entre la technologie et la liberté, le rôle de l’individu dans la société industrielle avancée, et la relation entre les développements de la techno-science et les transformations de la politique. Entre critique sociale et réflexion philosophique, Marcuse se confronte aux grands penseurs du XXème siècle (de Husserl à Heidegger en passant par Sartre) et aux dérangeantes questions, éthiques et sociales, qui sont posées par le développement de la technologie. Herbert Marcuse (1898-1979) était l'un des principaux représentants de l'École de Francfort. Il est né à Berlin et a émigré aux États-Unis en 1937, ou il a enseigné dans plusieurs universités. Parmi ses ouvrages : Éros et civilisation (1955) ; L'Homme unidimensionnel -Essai sur l'idéologie de la société industrielle avancée (1964) ; Vers la libération (1969) ; Contre-révolution et révolte (1972).
Critique de la société technologique avancée, Herbert Marcuse, Editions Eterotopia, 2024.
MOTS CLÉS :
Editions Eterotopia | Herbert Marcuse | Philosophie | Théorie | Société | Industrie | Technologie | Technoscience | Critique | Capitalisme | Aliénation | Idéologie | Politique | Liberté | Marxisme | Éthique | Essai |
CATÉGORIE : Eterotopia
L'Invasion Moléculaire, Critical Art Ensemble
Durant ces six dernières années le travail du Critical Art Ensemble s'est focalisé sur le vaste champ de la biotechnologie. Le groupe a tenté d'identifier les problématiques clés et aspire à se concentrer sur le discours public dans un effort d'exploitation de la vacuité actuelle de l'autorité. En tant que médiatistes tactiques, le groupe a accompli cinq projets théâtraux participatifs majeurs qui examinent les aspects particuliers de la biotechnologie. Ces projets pointent les zones extrêmement problématiques de ce domaine, dans sa représentation associée, et dans sa représentation associée, et dans les politiques sociales gérant le développement des applications et du déploiement. Ces travaux soulèvent des questions concernant (1) les traces d'eugénisme dans la technologie de reproduction assistée (Machine Chair) ; (2) les interventions médiacles extrêmes en reproduction et la mort de la sexualité (Société pour Anachronismes Reproductifs) ; (3) l'acquisition de matériaux charnels (Sperme Intelligent On-Line) ; (4) la rhétorique utopique crée par le Projet du Génome Humain (le Culte de la Nouvelle Eve) ; (5) le transgénique et la gestion de la resource environnementale et sa relation à l'idéologie de la peur (Gen Terra). A travers l'activité collective, les membres espèrent remplacer une peur générale par des outils critiques et l'impotence du public par des outils d'actions directes.
L'Invasion Moléculaire, Critical Art Ensemble, Editions Critical Art Ensemble, Février 2007.
MOTS CLÉS :
Editions Critical Art Ensemble | Art | Technoscience | Sociale | Activisme | Eugénisme | Génétique | Culture | Idéologie | Performance |
CATÉGORIE : Cinéma sur les ruines du futur
Afrotopia, Felwine Sarr
L'Afrique n'a personne à rattraper. Elle ne doit plus courir sur les sentiers qu'on lui indique , mais marcher prestement sur le chemin qu'elle sera choisi. Son statut de fille ainée de l'humanité requiert d'elle de s'extraire de la compétition, de cet âge infantile ou les nations se toisent pour savoir qui a accumulé le plus de richesses, de cette course effrénée et irresponsable qui met en danger les conditions sociales et naturelles de la vie. Sa seule urgence est d'être à la hauteur de ses potentialités. Il lui faut achever sa décolonisation par une rencontre féconde avec elle-même. Dans trente-cinq ans, sa population représentera le quart de celle du globe. Elle en constituera la force vive. Un poids démographique et une vitalité qui feront pencher les équilibres sociaux, politiques, économiques et culturels de la planète. Et pour être cette force motrice, positive, il lui faut accomplir une profonde révolution culturelle et accoucher de l'inédit dont elle est porteuse. Elle doit participer à l'oeuvre d'édification de l'humanité en bâtissant une civilisation plus consciente, plus soucieuse de l'équilibre entre les différents ordre, du bien commun, de la dignité. Ce livre est un acte de foi en cette utopie active : une Afrique qui porte l'humanité à un autre palier. Né en 1972 au Sénégal, Felwine Sarr est écrivain et universitaire. Agrégé d'économie, il enseigne à l'université Gaston Berger de Saint-Louis-du-Sénégal. Il a publié Dahij (Gallimard, 2009), 105 rue Carnot et Méditations africaines (Mémoire d'encrier, 2011 et 2012).
Afrotopia, Felwine Sarr, Editions Phillipe Rey, Mars 2016.
MOTS CLÉS :
Editions Phillipe Rey | Afrique | Sénégal | Economie | Humanisme | Politique | Utopie | Civilisation |
CATÉGORIE : Foyer Moïse
Cartographie radicale. Explorations, Nepthys Zwer, Philippe Rekacewicz
Il est des cartes qui disent non. Des cartes radicales, qui dévoilent et dénoncent, qui protestent. Pour comprendre ces cartes rebelles, leur fonctionnement, leurs forces, leurs possibilités, ce livre entreprend un voyage d'exploration au cœur de la création cartographique. Que se passe-t-il exactement quand nous élaborons une carte, qu'elle soit radicale, expérimentale (on parle aussi de cartographie critique ou de contre-cartographie) ou conventionnelle ? Quelles intentions président à sa fabrication et à sa mise en œuvre ?
La première fonction des cartes est de nous aider à nous repérer dans l'espace et à nous déplacer d'un point à un autre. Elles permettent aux bateaux de naviguer et aux avions de voler. Avec des cartes, on fait la guerre, puis éventuellement la paix. Elles sont aussi de formidables machines à rêves, qui façonnent notre image du monde, en fixent la mémoire et finissent par fabriquer notre réalité. Qu'est-ce qui motive cet acte très particulier de mise en forme symbolique du monde, de Strabon à l'anarchiste Élisée Reclus, de la bénédictine Hildegard von Bingen à l'explorateur Alexander von Humboldt, des portulans à la carte d'état-major ? Quelle part de fantaisie créatrice, quelle part de fantasme faustien d'une possible maîtrise de notre environnement, quelle part de sincérité scientifique sont-elles à l’œuvre ?
Entre l'émergence de la cartographie thématique audacieuse de l'ingénieur Charles-Joseph Minard, ou celle des designers d'information Otto et Marie Neurath, et l'approche sémiologique conceptuelle de Jacques Bertin, se situe un point de rupture avec les conventions de la représentation cartographique. Un point libérateur qui a ouvert le champ de l'expérimentation et rendu possible la démocratisation des cartes. Autour des années 1900, le sociologue W. E. B. du Bois et son équipe inventaient de nouvelles façons graphiques de représenter des données statistiques sur la situation des personnes noires aux États-Unis. Quelque soixante ans plus tard, c'était pour dénoncer le même racisme culturel et économique qu'un petit institut de géographie de Détroit, animé par William Bunge et Gwendolyn Warren, donnait ses contours à ce qui deviendra la géographie radicale : une géographie engagée.
Alors, le rapport à l'objet carte change. S'opère une prise de conscience quant à son usage et à ses possibilités. La cartographie radicale va spatialiser les données économiques et sociales, produire des cartes délibérément politiques qui montrent et dénoncent les situations d'inégalités de vie et de droits, les compromissions politico-économiques, les accaparements de terres, la destruction des milieux par l'agro-industrie, la pollution de la planète et tout ce qui hypothèque, d'une façon ou d'une autre, le bonheur et l'avenir de l'humanité. Les cartes, qui jouent traditionnellement le jeu du pouvoir, se font outils de la contestation et instruments d'émancipation politique et sociale quand la société civile se les approprie. Politique, art et science entrent alors en dialogue permanent pour proposer une image non convenue et libre du monde.
Cartographie radicale. Explorations, Nepthys Zwer, Philippe Rekacewicz, La Découverte, octobre 2021
MOTS CLÉS :
Éditions La Découverte | Nepthys Zwer | Philippe Rekacewicz | Cartographie | Géographie | Cartes | Contre-cartograhie | Justice spatiale | Territoires | Émancipation |
CATÉGORIE : Cartographie et Géographie
Rechercher
Pages de résultats 1 2 3 4 5