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47 résultat(s) trouvé(s) pour le mot ou groupe de mots : Révolution
1848 : la révolution oubliée, Michèle Riot-Sarcey Maurizio Gribaudi
La révolution de février 1848 a mis fin à la monarchie de Juillet et inauguré la brève expérience de la IIe République. Mais trois mois après cet immense espoir, l'armée et les gardes mobiles ont brisé l'insurrection d'ouvriers et d'artisans parisiens, barricadés dans l'est de la ville. Pendant plusieurs jours, la République a bombardé et massacré les insurgés : 3 500 morts officiels, plus de 10 000 selon des témoins. À ces victimes s'ajoutent un grand nombre de déportés au bagne ou ailleurs. C'est cette histoire tragique et oubliée que restitue ce livre. À partir d'un étonnant corpus documentaire, les auteurs montrent en quoi les événements de juin 1848, plus précisément, constituent un moment clé pour comprendre la mise en berne des utopies surgies de l'inachèvement de la Révolution française. En s'appuyant sur les récits de témoins, ils rendent compte de ce temps d'ouverture exceptionnelle à l'espérance et à la liberté de pensée, tout en retraçant la succession des drames qui ont conduit du rêve au cauchemar. Ce livre met en scène la fabrique de l'histoire à travers les perceptions qui se croisent, de manière souvent aveugle, dans le feu de l'action. Maurizio Gribaldi, directeur d'études à l'EHESS, est notamment l'auteur de itinéraires ouvriers. Espaces et groupes sociaux à Turin au XXe siècle (EHESS, 1987) et Espaces, temporalités stratifications (EHESS, 1999). Michèle Riot-Sarcey, professeure d'histoire contemporaine à l'université Paris-VIII, historienne du XIXe siècle, du politique, du féminisme et des utopies, est notamment l'auteur de Histoire du féminisme (La Découverte, 2002, 2008) ; elle a dirigé le Dictionnaire des utopies (Larousse, 2002, 2006).
1848 : la révolution oubliée, Michèle Riot-Sarcey Maurizio Gribaudi, Editions La Découverte, Septembre 2009.
MOTS CLÉS :
Editions La Découverte | Michèle Riot-Sarcey | Maurizio Gribaudi | Paris | Révolution | République | Guerre | Utopie | Histoire | Femme | Genre | Proudhon | Marx | État | Politique | Démocratie |
CATÉGORIE : La ville et la guerre
Histoire du sabotage, Tome 02 : Neutraliser le système techno-industriel, Victor Cachard
Dans un monde dévoré par le tout numérique, ou l'exploitation des ressources, des corps et des esprits s'intensifie sous le joug d'une marchandisation totale, le sabotage revient sur le devant de la scène comme un refus radical de se soumettre à un contrôle social généralisé. L'inaction politique, l'épuisement des marches pour le climat, conjugués à la conscience aiguë de l'urgence écologique, donnent un souffle nouveau à des formes d'action inédites qui changent le sens du sabotage. L'extension de la machine capitaliste, à la conquête des derniers espaces de liberté et de solidarité, réveille des gestes de rupture, longtemps cantonnés à la résistance au travail. En réponse à la domination technologique, le sabotage devient une arme créative d'émancipation. Débrancher, démanteler, désactiver les infrastructures qui gouvernent nos vies sont autant d'actes de neutralisation qui transforment la destruction en affirmation joyeuse d'une vie libérée des contraintes absurdes et injustes. A travers l'histoire du sabotage, son abandon par le syndicalisme et sa réinterprétation comme stratégie de la guérilla, on voit se multiplier les initiatives. Des actions contre les OGM aux luttes contre les instruments de la colonisation en passant par l'opposition aux grands projets inutiles, le sabotage revêt désormais une signification clairement technocritique au service de la réappropriation de notre autonomie. Après un passage par la philosophie à l'Université Lyon III, Victor Cachard s'intéresse au rapport entre travail et technique à travers l'histoire des résistances populaires. Il est l'auteur d'une Histoire du sabotage en deux tomes publiés aux Éditions LIBRE. Il est aussi le coordinateur de l'ouvrage Émile Pouget et la révolution par le sabotage (Éditions LIBRE, 2022).
Histoire du sabotage, Tome 02 : Neutraliser le système techno-industriel, Victor Cachard, Editions LIBRE, 2025.
MOTS CLÉS :
Editions LIBRE | Victor Cachard | Résistance | Critique | Industrie | Désobéissance | Social | Anticapitalisme | Capitalisme | Écologie | Politique | Histoire | Prolétariat | Mobilisation | Autonomie |
CATÉGORIE : Cinéma sur les ruines du futur
Histoire du sabotage: Tome 1, Des traîne-savates aux briseurs de machines, Victor Cachard
Il faut rompre avec l'idée que le sabotage est une invention des résistants et résistantes durant la Seconde Guerre mondiale. Le sabotage naît dans les milieux anarchistes à la fin du XIXe siècle comme une résistance au travail et une alternative aux poseur de bombes. "A mauvaise paye, mauvais travail" est le slogan retenu et répété par l'un de ses principaux inspirateurs, Émile Pouget, au sein de la toute jeune CGT, le fer de lance du syndicalisme révolutionnaire. La pensée anarchiste pénètre alors parmi les travailleurs et travailleuses qui cherchent à contester subtilement la production sans courir le risque de se faire licencier. Le sabotage désigne ainsi le travail fait de mauvaise grâce et toutes ces petites pratiques contre-productives qui libèrent le temps de l'emprise économique. Il commence donc par le ralentissement, comme une manière de reprendre en main nos existences, d'éveiller notre autonomie, de réaffirmer le rythme de la vie et des belles lenteurs de l'existence contre la cadence des machines. Mais le sabotage s'élève aussi à niveau collectif : la multiplication des actes l'emporte au-delà du monde du travail pour le diriger plus largement contre toutes les structures de domination, l'empire marchand et les instruments du pouvoir en priorité. Il se confond alors avec l'action directe et la grève générale qui rejoignent les tentatives actuelles de démantèlement du capitalisme. Des PTT aux cheminots, en passant par le sabotage de la mobilisation militaire à l'aube de la première Guerre mondiale, l'histoire du sabotage interroge et renouvelle nos pratiques. Toujours réactualisée, elle entre en résonance avec nos luttes et leur insuffle un regain de vitalité. Après avoir étudié la philosophie contemporaine, Victor Cachard s'est intéressé à l'histoire des résistances aux techniques et à l'histoire des techniques de résistance. Il est également le coordinateur de l'ouvrage Émile Pouget et la révolution par le sabotage (Éditions Libre, 2022).
Histoire du sabotage: Tome 1, Des traîne-savates aux briseurs de machines, Victor Cachard, Editions LIBRE, Novembre 2022.
MOTS CLÉS :
Editions LIBRE | Histoire | Sociale | Anarchisme | Syndicalisme | Luttes ouvrières | Travail | Résistance | Politique | Capitalisme | Culture |
CATÉGORIE : Cinéma sur les ruines du futur
Désir et révolution, Félix Guattari
Pouvoir et répression, eurocommunisme, crise du modèle léniniste, fonction de la classe ouvrière, agencements collectifs révolutionnaires et critique de la notion du sujet révolutionnaire, nomadisme du désir et circulation internationale des luttes, révolution machinique et révolution moléculaire, schizophrénie et schizo-analyse, critique de la psychanalyse et théorie de la pulsion de mort, valeurs d’usage et valeurs de désir, micro-fascisme quotidien, nouveau militantisme et libération, processus révolutionnaire et auto-organisation du désir, dépassement de la figure de l’intellectuel. Il apparaît donc nécessaire de retracer les agencements matériels, subjectifs, sociaux capables de créer les conditions par lesquelles le désir, concept central dans toute l’oeuvre de Félix Guattari, ne cesse de communiquer et de réinventer le champ social. Dans ces deux entretiens, réalisés, pour le premier (inédit en France) en 1977, et pour le deuxième en 1992, Félix Guattari aborde les problèmes essentiels de la construction d’une pratique et d’un discours révolutionnaires ici et maintenant, en se confrontant à la contradiction et à la richesse des processus de transformation en cours. Félix Guattari (1930-1992), psychanaliste et philosophe, a travaillé pendant quarante ans à la clinique psychiatrique d'avant-garde de La Borde révolutionnant la manière de penser et de pratiquer l'inconscient. Toujours engagé dans les luttes politiques d'émancipation et parmi les premiers artisans d'une écologie politique radicale, il reste un penseur à explorer pour la finesse , la profondeur et l'actualité de ses analyses. Parmi ses ouvrages les plus importants citons L'Anti-Oedipe. Capitalisme et schizophrénie, avec Gilles Deleuze (1972) ; Mille Plateaux. Capitalisme et schizophrénie 2, avec Gilles Deleuze (1980) ; Qu'est-ce que la philosophie ?, avec Gilles Deleuze (1991), ainsi que La Révolution moléculaire (1977), L'inconscient machinique (1979) et Les Trois écologies (1989).
Désir et révolution, Félix Guattari, Editions Eterotopia, 2024.
MOTS CLÉS :
Editions Eterotopia | Félix Guattari | Philosophie | Politique | Psychanalyse | Théorie | Marxisme | Capitalisme | Révolution | Désir | Luttes | sociales | Anti-fascisme | Essai |
CATÉGORIE : Eterotopia
Critique de la société technologique avancée, Herbert Marcuse
La critique de la société technologique avancée est le fil conducteur de tout le développement de la pensée de Marcuse et relie L’Homme unidimensionnel, le texte qui est devenu le manifeste des mouvements de protestation en 1968, aux réflexions publiées dans ce volume. À travers l’essai inédit publié dans ce livre, on peut retracer l’ensemble de l’élaboration de Marcuse sur des thèmes qui sont aujourd’hui d’une grande actualité, tels que les implications sociales de la technologie moderne, la relation entre la technologie et la liberté, le rôle de l’individu dans la société industrielle avancée, et la relation entre les développements de la techno-science et les transformations de la politique. Entre critique sociale et réflexion philosophique, Marcuse se confronte aux grands penseurs du XXème siècle (de Husserl à Heidegger en passant par Sartre) et aux dérangeantes questions, éthiques et sociales, qui sont posées par le développement de la technologie. Herbert Marcuse (1898-1979) était l'un des principaux représentants de l'École de Francfort. Il est né à Berlin et a émigré aux États-Unis en 1937, ou il a enseigné dans plusieurs universités. Parmi ses ouvrages : Éros et civilisation (1955) ; L'Homme unidimensionnel -Essai sur l'idéologie de la société industrielle avancée (1964) ; Vers la libération (1969) ; Contre-révolution et révolte (1972).
Critique de la société technologique avancée, Herbert Marcuse, Editions Eterotopia, 2024.
MOTS CLÉS :
Editions Eterotopia | Herbert Marcuse | Philosophie | Théorie | Société | Industrie | Technologie | Technoscience | Critique | Capitalisme | Aliénation | Idéologie | Politique | Liberté | Marxisme | Éthique | Essai |
CATÉGORIE : Eterotopia
L'étrange étranger : écrits d'un anarchiste kabyle., Mohamed Saïl
Prenez garde qu'un jour les parias en aient marre et qu'ils ne prennent les fusils que vous leur avez appris à manier pour les diriger contre leurs véritables ennemis, au nom du droit à la vie, et non comme autrefois pour une soi-disant patrie marâtre et criminelle. Né en Algérie en 1894 et mort en banlieue parisienne en 1953, l'anarchiste kabyle Mohamed Saïl fut toute sa vie un infatigable militant antimilitariste, anticolonialiste et anticapitaliste. Insoumis et déserteur pendant la Première Guerre mondiale, il s'engagea sans hésiter dans la colonne Durruti lors de la guerre d'Espagne pour combattre les fascistes et participer à la révolution. Harcelé par la police, arrêté et emprisonné plusieurs fois, il n'a jamais pour autant cessé de contribuer à divers journaux nord-africains et français et d'en assurer la diffusion, d'organiser des comités de lutte et de participer à nombre de meetings et manifestations. Cette anthologie regroupe une trentaine de ses textes écrits entre 1924 et 1951, qui ciblent spécialement l'oppression coloniale française en Algérie ainsi que le racisme meurtrier et souvent hypocrite de l'administration républicaine, tout en appelant ses camarades algériens et français à se méfier des fausses solutions et à rejoindre les rangs des anarchistes. La colère de Mohamed Saïl résonne particulièrement avec celle des soulèvements populaires d'aujourd"hui.
L'étrange étranger : écrits d'un anarchiste kabyle., Mohamed Saïl, Editions Lux, 2020.
MOTS CLÉS :
Editions Lux | Littérature | Roman | Migration | Exil | Identité | Étranger | Frontières | Société | Aliénation | Discrimination | Travail | Politique | Anarchisme | Capitalisme |
CATÉGORIE : Politique
Afrotopia, Felwine Sarr
L'Afrique n'a personne à rattraper. Elle ne doit plus courir sur les sentiers qu'on lui indique , mais marcher prestement sur le chemin qu'elle sera choisi. Son statut de fille ainée de l'humanité requiert d'elle de s'extraire de la compétition, de cet âge infantile ou les nations se toisent pour savoir qui a accumulé le plus de richesses, de cette course effrénée et irresponsable qui met en danger les conditions sociales et naturelles de la vie. Sa seule urgence est d'être à la hauteur de ses potentialités. Il lui faut achever sa décolonisation par une rencontre féconde avec elle-même. Dans trente-cinq ans, sa population représentera le quart de celle du globe. Elle en constituera la force vive. Un poids démographique et une vitalité qui feront pencher les équilibres sociaux, politiques, économiques et culturels de la planète. Et pour être cette force motrice, positive, il lui faut accomplir une profonde révolution culturelle et accoucher de l'inédit dont elle est porteuse. Elle doit participer à l'oeuvre d'édification de l'humanité en bâtissant une civilisation plus consciente, plus soucieuse de l'équilibre entre les différents ordre, du bien commun, de la dignité. Ce livre est un acte de foi en cette utopie active : une Afrique qui porte l'humanité à un autre palier. Né en 1972 au Sénégal, Felwine Sarr est écrivain et universitaire. Agrégé d'économie, il enseigne à l'université Gaston Berger de Saint-Louis-du-Sénégal. Il a publié Dahij (Gallimard, 2009), 105 rue Carnot et Méditations africaines (Mémoire d'encrier, 2011 et 2012).
Afrotopia, Felwine Sarr, Editions Phillipe Rey, Mars 2016.
MOTS CLÉS :
Editions Phillipe Rey | Afrique | Sénégal | Economie | Humanisme | Politique | Utopie | Civilisation |
CATÉGORIE : Foyer Moïse
Les Hommes dans la prison, Victor Serge
« Je marcherai sur cette route noire, tant qu il faudra. Peut-être jusqu à la folie ou la mort ? Si l une ou l autre me renverse, ce sera de haute lutte, malgré moi, sans que j aie consenti à les craindre. La prison, je la vaincrai. »
En janvier 1912, Victor Serge est arrêté à Paris. Il est accusé d être l idéologue et le complice de la bande à Bonnot, un groupe de braqueurs anarchistes. Il va passer cinq années en prison, à la Santé puis à Melun. En 1930, il publie ce premier roman chez Rieder. Un récit « vécu », à caractère autobiographique, où le premier plan est occupé par l épopée d êtres humains qui luttent, échouent et triomphent. Ce « roman polyphonique de compassion et de solidarité » (Susan Sontag) est un grand livre sur la prison. À bien des égards, il anticipe les recherches de Michel Foucault décrivant avec force détails l horreur des prisons et de leur fonctionnement.
Les Hommes dans la prison, Victor Serge, Libertalia, 2025.
Victor Serge, Victor Serge est né en 1890 à Bruxelles, mort à Mexico en 1947. Militant anarchiste à Paris dans les années 1910, révolutionnaire à Moscou dans les années 1920, déporté en Sibérie dans les années 1930 pour son opposition à Staline, il est une figure majeure et oubliée du siècle XX.
MOTS CLÉS :
Libertalia | Victor | Serge | Bonnot | Politique | Anarchisme | Prison | Enfermement | Répression | Institutions | Justice
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CATÉGORIE : Politique
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