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52 résultat(s) trouvé(s) pour le mot ou groupe de mots : Roman
TÈ MAWON, Michael Roch
Lanvil, mégapole caribéenne, vitrine rutilante des diversités culturelles, havre pour tous les migrants du monde, est au centre de tous les regards. À la pointe de la technologie, constellée d’écrans, la ville s’élève de plus en plus haut mais elle oublie les trames qui se tissent en son sein. Pat et sa bande de débouya vivent de magouilles et de braquages. Joe et Patson courent de galère en galère, poursuivis par les flics. Ézie et sa sœur Lonia, traductrices, infiltrent les hautes sphères des corpolitiques. Toutes et tous rêvent en secret de retrouver la terre de leurs ancêtres, le Tout-monde, enseveli quelque part sous le béton. Pour y parvenir, un seul chemin : faire tomber les murs entre l’anba et l’anwo, et renverser l’ordre établi. Roman choral irrigué par une langue hybridée et vibrionnante, Tè mawon ouvre la voie à une science-fiction caribéenne francophone, inventive et décoloniale.
TÈ MAWON, Michael Roch, Editions La Volte, mars 2022.
MOTS CLÉS : Editions La Volte | Michael Roch | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Métropole | Migration | Révolte | Décolonialisme |
PUTAIN D'USINE (suivi de APRÈS LA CATASTROPHE et PLAN SOCIAL), Jean-Pierre Levaray
"ça arrive sans crier gare. Une pompe qui lâche, une pompe primordiale. On l'avait signalée depuis des semaines, mais aucune réparation n'avait été faite. Résultat : elle s'arrête à 3 heures du matin dans un fracas du diable. Salle de contrôle : on se croirait dans un film de guerre. À moitié dans le coaltar, il faut reprendre ses esprits à toute vitesse. Être efficace, éviter les fausses manœuvres. Les verrines clignotent, les alarmes carillonnent, les imprimantes crépitent. Sur les écrans, les courbes de niveau prennent des formes bizarres. Il faut éviter le pire, éviter qu'il y ait trop de casse. L'atelier est dangereux, ily a du gaz, de l'hydrogène. Et on le sait, quelques ateliers de ce type ont déjà été soufflés." On se souvient de l'explosion, le 21 septembre 2001, de l'usine AZF à Toulouse. Paru un an plus tard, la première partie de ce livre décrit les conditions de travail en usine jumelle, qui produisait le nitrate d'ammonium à l'origine de la catastrophe. D'un livre à l'autre, puis en bande dessinée (2002), en documentaire (2006) et en théâtre (2018), la prose de Jean-Pierre Levaray donne ce qu'un ouvrierpeut faire de mieux pour témoigner de la condition de sa classe. Ancien ouvrier dans l'agglomération rouennaise, auteur d'ine dizaine de livres, Jean-Pierre Levaray n'a jamais fait mystère de sa volonté d'échapper, par l'écriture, au monde qu'il décrit : celui de l'exploitation quotidienne du travail subi.
PUTAIN D'USINE (suivi de APRÈS LA CATASTROPHE et PLAN SOCIAL), Jean-Pierre Levaray, Editions Agone, janvier 2025.
MOTS CLÉS : Editions Agone | Jean-Pierre Levaray | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Travail | Usine | Sociale | Catastrophe |
Tue ton Patron, Jean-Pierre Levaray
« Eh oui, j’ai tué mon patron. Il ne pouvait pas en être autrement. J’avais perdu mes plus belles années entre les murs de son entreprise, j’avais vu quelques copains y mourir, j’y avais usé ma santé, mais ça n’a pas empêché qu’un jour je reçoive ma lettre de licenciement. J’ai fait partie de la dernière charrette. Jeté comme un Kleenex, ni plus ni moins. Le restant de ma vie cassée, vidée. Il fallait bien que quelqu’un paie et je n’ai pas eu de mal à savoir qui. Je suis allé dans son antre, là où il dirige tout. Je l’ai traqué, suivi. J’ai appris à connaître son milieu, à rencontrer son entourage et ses congénères… Et un jour, plutôt une nuit… » Jean-Pierre Levaray est né en 1955. Ouvrier dans l’industrie chimique, chroniqueur au Monde libertaire et à CQFD, il est l’auteur de récits poignants sur la condition ouvrière dont Putain d’usine (L’Insomniaque, 2002), Tranches de chagrin (L’Insomniaque, 2006) et À quelques pas de l’usine (Chants d’ortie, 2008). Gil est né en 1959. Il a publié plusieurs recueils de dessins, parmi lesquels Le Monde n’est pas une marchandise (No Pasaran, 2007). De 1984 à 2000, il a participé aux activités du fanzine et du label On a faim ! avec Jean-Pierre.
Tue ton Patron, Jean-Pierre Levaray, Editions Libertalia, Février 2010.
MOTS CLÉS : Editions Libertalia | Jean-Pierre Levaray | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Travail | Usine | Sociale | Polar |
Tue ton Patron 2, Jean-Pierre Levaray
On a tous rêvé, un jour, une nuit, de se débarrasser de son patron. Mais ce n’est pas si facile. Alors, si on s’y mettait tous ensemble ? C’est ce que les ouvriers d’une usine fabriquant des composants électroniques pour le secteur automobile mettent en œuvre lorsque le patron veut fermer la boîte. Cela se passe très vite, en quelques heures, à la faveur d’une réunion pour annoncer les licenciements. Mais pour que ce soit rapide et efficace, il faut avoir tout bien préparé. Tue ton patron, premier du genre, racontait l’acte individuel d’un chômeur. Pour ce deuxième opus, c’est le « tous ensemble » qui prévaut. Plus efficace ? Moins noir ? À voir et à lire. Imaginez un monde sans patron… Jean-Pierre Levaray, ouvrier dans l’industrie chimique, est l’auteur de Putain d’usine (L’Insomniaque puis Agone ; édition BD avec le dessinateur Efix : Petit à Petit). Aux éditions Libertalia, il a publié le roman Tue ton patron (2010). Une adaptation en bande dessinée, toujours avec Efix, devrait paraître au cours du premier semestre 2012.
Tue ton Patron 2, Jean-Pierre Levaray, Editions Libertalia, mars 2012.
MOTS CLÉS : Editions Libertalia | Jean-Pierre Levaray | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Travail | Usine | Sociale | Polar |
Subtil béton, Les aggloméré.e.s
Zoé est lycéenne lorsque le mouvement social devient insurrectionnel. A force d'assassinats et de disparitions, la révolte est écrasée par le régime. Les révolutionnaires se dispersent alors que l'autoritarisme se renforce. Subtil béton n'est pas l'histoire de cette insurrection, mais de ce qui reste après la défaite. Colères et tendresses se mêlent en de multiples tentatives pour reconstruire espoirs et solidarités. Cette anticipation parcourt les questionnements politiques contemporains : de la précarité au patriarcat, de la surveillance de masse au mal-logement, du racisme aux violences policières. Subtil béton est une oeuvre collective, unique, féministe, engagée.
Subtil béton, Les aggloméré.e.s, Editions L'Atalante, septembre 2022.
MOTS CLÉS : Editions L'Atalante | Les aggloméré.e.s | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Anticipation | Dystopie | Révolte | Féminisme | Patriarcat | Racisme | Police |
Paris Perdus, Fabrice Schurmans
Qui peut dire si les villes ont un âme ? On sait pourtant qu'elles sont tout aussi mortelles que ceux qui y vivent. Paris n'échappe pas à la règle. En six nouvelles illustrant tour à tour quelques figures imposées du « Post-Apo », Fabrice Schurmans dresse le portrait d'un Paris en sursis, puis déliquescent, puis moribond, puis décomposé. Plus dure sera la chute ? « L'apocalypse, c'est juste un effondrement progressif de la société. On ne peut pas dire qu'il y ait eu un moment précis, datable, comme dans les films. Du genre un cataclysme subit, une météorite de dix kilomètres de diamètre, un éclair gigantesque suivi d'une explosion. Un tsunami de plusieurs centaines de mètres de haut ravageant les côtes. Un nuage de poussière voilant le soleil. L'origine de la fin de l'humanité est beaucoup moins spectaculaire qu'au cinéma. On s'est tranquillement suicidé, avec un petit coup de main de virus mutants. Avant ça, on avait suicidé le climat avec application. Les plus lucides avaient lancé de multiples alertes. En vain. Les abeilles ont commecé à disparaêtre et, avec elles, la Nature telle que nous l'avons connue. Pour certains, la chose offrait quelques avantages. Plus de guêpes pendant les barbecues. Plus de papillons sur les pare-brises. Je me dis que sans son principal parasite, la Nature récupérera, inventera de nouvelles formes de vie, élaborera un système différent. Elle l'a déjà fait, il y a soixante millions d'années. Avec juste un bug bien vicieux. L'être humain. Sans antivirus connu. » Né à Liège, Fabrice Schurmans vit au Portugal depuis 1994. Après des étude de lettres et de communication, il a enseigné le français dans divers établissements d'enseignement supérieur. Depuis 2018, il se consacre à l'écriture. Il a traduit des dramaturges portugais du vingtième siècle, a publié deux monographies, des articles académiques ainsi que des nouvelles en revues et anthologies (Brèves, Dissonances, Festival Permanent des Mots, Galaxies, Harfang, L'encrier renversé, Nouvelle Donne, Le Novelliste, Rue Saint Ambroise, Squeeze, etc.). Sa pièce Le Complexe Ivanov a reçu le second prix ex-aequo de l'édition 2022 du Prix Aristophane. Il est aussi l'auteur de la novella Moloch Academik (Antidata), du recueil de nouvelles Les Délaissés (L'Oiseu parleur) et du roman Galerie de Monstres (Flatland, à paraître).
Paris Perdus, Fabrice Schurmans, Editions Flatland Editeur, La Fabrique d’horizons #11, février 2024
MOTS CLÉS : Editions Flatland Editeur | Fabrice Schurmans | Cinéma sur les ruines du futur | Etude | Post-Apocalyptique | Ecologie | Environnement |
Moujik Moujik / Notown, Sophie G. Lucas
« L’idée de moujik moujik est née d’une colère et d’une impuissance. D’abord. La mort d’un homme, Francis, qui vivait sous une tente, dans le bois de Vincennes, l’hiver 2008. La découverte de ces dizaines de personnes, hommes et femmes, jeunes et vieux, vivant dans ce bois. Invisibles. Et la litanie de personnes mortes de froid cet hiver-là, en France, annoncée à la radio. J’ai voulu écrire à partir d’eux, de la marge, leur redonner une identité. Et je voulais que ce soit la forme poétique qui s’en saisisse. Pour que l’on voie de nouveau ces hommes et ces femmes de la rue. Qu’on les regarde. […] Avec cette approche documentaire, je savais que moujik moujik ouvrait un travail plus long. Je voulais pousser plus loin cette démarche, et toujours avec la volonté de partir des marges, d’évoquer les plus fragiles. C’est ainsi que je me suis intéressée à la ville de Detroit, surnommée Notown. 2008, c’est la crise des subprimes et la ville est touchée de plein fouet. Detroit parce que je suis fascinée par « l’autre Amérique », parce qu’elle me fait penser à ma ville, Saint-Nazaire, où toute une population tient sur une industrie, avec une culture ouvrière marquée. Et Detroit m’est apparue comme un symbole de l’effondrement du système ultralibéral (qui n’a pas eu lieu). Les habitants ont été abandonnés. » Sophie G. Lucas
Moujik Moujik / Notown, Sophie G. Lucas, Editions La grande allée, collection La sentinelle, 2017.
MOTS CLÉS : Editions La grande allée | collection La sentinelle | Sophie G. Lucas | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Sans-Abris | Immigration | Paris | Detroit |
On the road, Jack Kerouac
Five decades after it was first published, Jack Kerouac's seminal Beat novel On the Road finally finds its way to the big screen, in a production from award-winning director Walter Salles (Motorcycle Diaries) starring Sam Riley (Control, Brighton Rock), Garret Hedlund, Kristen Stewart (Twilight), Kirsten Dunst, Amy Adams and Viggo Mortensen. Sal Paradise (Sam Riley), a young innocent, joins his hero, the mystical traveller Dean Moriarty (Garrett Hedlund), on a breathless, exuberant ride back and forth across the United States. Their hedonistic search for release or fulfilment through drink, sex, drugs and jazz becomes an exploration of personal freedom, a test of the limits of the American dream. A brilliant blend of fiction and autobiography, Jack Kerouac's exhilarating novel swings to the rhythms of 1950s underground America, racing towards the sunset with unforgettable exuberance, poignancy and autobiographical passion. One of the most influential and important novels of the 20th century, this is the book that launched the Beat Generation and remains the bible of that literary movement. Jack Kerouac (1922-69) was an American novelist, poet, artist and part of the Beat Generation. His first published novel, The Town and the City, appeared in 1950, but it was On the Road, published in 1957, that made Kerouac famous. Publication of his many other books followed, among them The Subterraneans, Big Sur, and The Dharma Bums. Kerouac died in Florida at the age of forty-seven. 'The most beautifully executed, the clearest and the most important utterance yet made by the generation Kerouac himself named years ago as "beat"' The New York Times 'Pop writing at its best. It changed the way I saw the world, making me yearn for fresh experience' Hanif Kureishi, Independent on Sunday 'On the Road sold a trillion Levis and a million espresso machines, and also sent countless kids on the road' William Burroughs
On the road, Jack Kerouac, Editions Penguin Classics, septembre 2012.
MOTS CLÉS : Editions Penguin Classics | Jack Kerouac | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Road Trip | Voyage | Portrait | Idéal |
Idoru, Williamn Gibson
Scandale ! Rez, le leader de l'incontournable groupe de rock Lo/Rez, vient d'annoncer ses fiançailles avec une star japonaise du petit écran. Mais Rei Toei n'existe pas : c'est une intelligence artificielle, une " idoru ". Comment peut-on s'unir à une telle créature ? Chia McKenzie, la présidente du fan-club américain du groupe, s'envole pour le Japon afin d'en savoir plus. Colin Laney, lui, est un investigateur spécialiste de la réalité virtuelle qui vient de perdre son boulot. Il est chargé par les gardes du corps de Rez de découvrir ce qui a bien pu passer par la tête du chanteur. Et quand fans, hackers, internautes et mafia russe se retrouvent tous sur l'affaire... Tokyo risque de trembler d'un nouveau séisme ! William Gibson est né aux États-Unis en 1948, mais vit au Canada depuis l'âge de 20 ans. Fasciné par le Japon et l'informatique, il est l'un des pères fondateurs du mouvement littéraire cyberpunk, qui décrit un futur sombre et technologique ou fusionnent univers, réel et réalités virtuelles.
Idoru, Williamn Gibson, Editions J'ai Lu, septembre 1999.
MOTS CLÉS : Editions J'ai Lu | Williamn Gibson | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Cyberpunk | Japon | Enquête |
Planète B, Gwenola Wagon
B dirige une société du numérique appelée « A ». A est en passe d’acquérir le monopole de la vente à l’échelle planétaire. Elle est, en quelque sorte, une société totale. Parallèlement à son activité de vente, A ravive les fantaisies de la Nasa des années 1970 : construire des colonies et des hangars dans l’espace. Et B se voit en pilote de l’Enterprise, le vaisseau spatial de la série Star Trek. Pourquoi la plus grande multinationale du numérique, qui a la mainmise sur tant de produits, fomente-t-elle secrètement un immense plan d’évasion vers l’espace ? A instaure une infrastructure logistique d’une efficience quasi-surnaturelle qui transforme radicalement notre rapport au monde. En réalité, il n’est pas question de B comme individu, ni d’une société dont le nom est la première lettre de l’alphabet. Ni de Jeff Bezos, ni d’Amazon. B n’est personne en particulier. A est un symptôme. Planète B est un essai qui opère des recoupements et invente des métaphores afin d’appréhender un monstre en pleine expansion. Il raconte la « planète B », cet hypermarché-monde engendré par la basse résolution et la vitesse de propagation de l’information appliquées à toute chose. À la manière d’un exutoire, Gwenola Wagon sonde avec sérieux et humour une logique qui, par son échelle délirante, nous échappe. Gwenola Wagon est artiste et enseigne à l’université Paris 8 à Saint-Denis. Son travail imagine des alternatives et des récits paradoxaux pour déconstruire le monde numérique contemporain. Elle a réalisé des films et des installations pour des festivals et des expositions en France et à l’étranger. Elle a également publié Psychanalyse de l’aéroport international avec Stéphane Degoutin aux éditions 369.
Planète B, Gwenola Wagon, Editions 369, août 2022.
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Editions 369 | Gwenola Wagon | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Capitalisme | Libéralisme |
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