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Retour à la hague : Féminisme et nucléaire, Xavière Gauthier Sophie Houdart Isabelle Cambourakis
À l’heure où la France, ses dirigeants, ses lobbys nucléFukuaires sont en pleine opération de réhabilitation de l’atome et projettent de couvrir le territoire de nouvelles centrales comme ce fut le cas dans les années 1970, la réédition de La Hague, ma terre violentée montre qu’il était possible au tournant des années 1980 d’articuler discours féministe et antinucléaire. Un texte lyrique et incantatoire qui décrit ce que la construction de l’usine de retraitement de déchets nucléaires de La Hague fait aux paysages vécus et sensibles, à la terre des souvenirs de l’enfance, à cette presqu’île du Cotentin empoisonnée pour plusieurs centaines de millénaires. Un avant-propos en forme de correspondance à trois voix propose une réflexion sur ce que signifie vivre en territoire nucléarisé, tisse des liens entre La Hague et le Japon et débat de l’invisibilité de la question nucléaire.
Retour à la hague : Féminisme et nucléaire, Xavière Gauthier Sophie Houdart Isabelle Cambourakis, Editions Cambourakis, Avril 2022.
MOTS CLÉS : Editions Cambourakis | Xavière Gauthier | Sophie Houdart | Isabelle Cambourakis | Nucléaire | Féminisme | Genre | Énergie | Industrie | Politique | Santé | Environnement | Société | Écologie | Sociale | Justice |
Le capitalisme contre le droit à la ville, David Harvey
Que peut bien vouloir dire "droit à la ville" ? Cette interrogation est indissociable d'une multitude d'autres questions. Quelle ville voulons-nous ? Quel genre de personnes voulons-nous être ? A quelles relations sociales aspirons-nous ? Quelle vie quotidienne trouvons-nous désirable ? Quelles valeurs esthétiques défendons-nous ? Quel rapport à la nature souhaitons-nous promouvoir ? Quelles technologies jugeons-nous appropriées ? Le droit à la ville ne se réduit ainsi pas à un droit d'accès individuel aux ressources incarnées par la ville : c'est un droit à nous changer nous-mêmes en changeant la ville de façon à la rendre plus conforme à nos désirs les plus fondamentaux. C'est aussi un droit plus collectif qu'individuel, puisque, pour changer la ville, il faut nécessairement exercer un pouvoir collectif sur les processus d'urbanisation. Il importe dans cette perspective de décrire et d'analyser la manière dont, au cours de l'histoire, nous avons été façonnés et refaçonnés par un processus d'urbanisation toujours plus effréné et étendu, animé par de puissantes forces sociales et ponctué de violentes phases de restructurations urbaines par "destruction créative", ainsi que par les résistances et les révoltes que ces restructurations suscitaient. On saisira alors toute l'actualité de la thèse d'Henri Lefebvre : le processus urbain étant essentiel à la survie du capitalisme, le droit à la ville, autrement dit le contrôle collectif de l'emploi des surplus dans les processus d'urbanisation, doit devenir l'un des principaux points de focalisation des luttes politiques et de la lutte de classe. David Harvey enseigne l'anthropologie à l'université de New York. Figure majeure de la théorie sociale, il est reconnu comme celui qui a intégré la dimension géographique à l'analyse marxiste du capitalisme. Il est notamment l'auteur de Géographie de la domination et de Géographie et capital. Vers un matérialisme historico-géographique.
Le capitalisme contre le droit à la ville, David Harvey, Editions Amsterdam, Août 2011.
MOTS CLÉS :
Editions Amsterdam | David Harvey | Néolibéralisme | Capitalisme | Droit | Ville | Urbanisme | Inégalités | Sociale | Justice | Ségrégation | État | Logement |
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