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Le futur des métropoles : Temps et infrastructure, Nathalie Roseau
Objet controversés, l'infrastructure est l'entrée par laquelle cet ouvrage interroge la production imaginaire et concrète de l'espace urbain. L'étude de trois métropoles - New York, Paris, Hong Kong - permet d'approfondir les rapports au temps qu'entretiennent les villes et leurs infrastructures, construites pour durer alors même que leurs fonctions sont destinées à évoluer. Nathalie Roseau propose ainsi une relecture des grands artefacts urbains qui nous environnent, racontant les débats qui les ont accompagnés et les crises auxquelles ils sont encore confrontés Elle envisage les infrastructures dans une perspectives située et transnationale et identifie, à la manière de l'archéologue, les traces visibles et invisibles de leur sédimentation. Les récits du parkway new-yorkais, de Roissy Charles-de-Gaulle et du périf parisien, ainsi que de l'infrastructure hongkongaise dévoilent les attentes d'une société au regard des temps à venir et clarifient les rapports de force entre pouvoirs et représentations, instituant le projet comme une chaîne de convergences et de conflits, de décisions et de revirements. Réflexion sur l'urbanisme comme savoir et pratique, cet ouvrage interroge la valeur des futurs projetés et propose un changement de perspective face aux transformations qui s'imposent aux métropoles. Ancrées dans l'histoire des villes, les infrastructures dialoguent avec les défis du présent.
Le futur des métropoles : Temps et infrastructure, Nathalie Roseau, Editions MétisPresses, 2022.
MOTS CLÉS :
Editions MétisPresses | Architecture | Urbanisme | Métropole | Infrastructure | Aménagement | Territoire | Géographie | Projet | Gouvernance | Mobilité | Mondialisation |
CATÉGORIE : Cinéma sur les ruines du futur
Utopie Radicale : Par delà l'imaginaire des cabanes et des ruines, Alice Carabédian
Des événements qui, il y a peu, relevaient de l’improbable, de scénarios du pire, ou de la dystopie, sont désormais notre quotidien. La science-fiction est devenue notre réalité. Nous vivons dans un chaos qui s’intensifie même si, ici ou là, fleurissent sur les ruines du capitalisme des utopies concrètes, localistes et réalisables, des cabanes et des refuges. Mais ces utopies ne sont-elles pas souvent concédées, dans les marges, par ceux-là mêmes qui promettent la colonisation de l’espace et les cités autosuffisantes pour milliardaires ? Il y a urgence à revendiquer des lieux où se déploieraient en totale liberté nos imaginaires. L’utopie radicale peut répondre à l’extrémité des désastres actuels et à venir. Nous pouvons et devons rêver de technologies et de rencontres intergalactiques émancipatrices et ne pas laisser ce pouvoir aux seuls capitaines des vaisseaux capitalistes. Face à la catastrophe, oserons-nous rêver d’autres mondes ? Utopiste des grands chemins, diplômée de lettres modernes et docteure en philosophie politique, Alice Carabédian travaille à une reconceptualisation de l’utopie politique au sein de la science-fiction contemporaine. Ses recherches sont polymorphes et tissent des liens avec des artistes, chercheur·e·s, auteur·e·s, militant·e·s.
Utopie Radicale : Par delà l'imaginaire des cabanes et des ruines, Alice Carabédian, Editions Seuil, Mars 2022.
MOTS CLÉS :
Editions Seuil | Utopie | Philosophie | Politique | Science-fiction | Futur | Dystopie | Écologie | Capitalisme | Radicalité | Émancipation | Technologie | Collectif |
CATÉGORIE : Cinéma sur les ruines du futur
C'est dans l'authenticité que l'écriture a son salut, Fragments #6 : Revue de littérature prolétarienne
Et pourtant elle existe cette littérature... Une association, le Cercle culturel de littérature ouvrière, paysanne et sociale (CCLOPS) qui se constitue en 2020 et entend se consacrer à la promotion, à la diffusion et à l'édition d'une littérature souvent marginalisée, parfois, aujourd'hui comme hier, niée, semble relever de la gageure. Certes soufflent des vents mauvais. Pourtant, malgré les hauts et les bas de l'itinéraire collectif, ce courant littéraire n'a jamais cessé d'exister, résistant aux anathèmes, aux replis comme aux silences coupables. L'appropriation de la parole écrite par des ouvriers, des paysans, des employés est un fait présent, vivant et ne se réduit nullement à être une relique évocatrice du temps jadis. Cette actualité ne signifie pas l'absence d'une histoire, autonome, ayant une origine ancienne, enracinée dans la vie du peuple. Témoignages directs, produits sans aucune médiation de classe, livrés sans filtre, l'authenticité est ce qui caractérise la littérature prolétarienne, transmission d'un vécu ordinaire et immédiat ou fidélité mémorielle à un passé jamais renié. Tel est l'objet du CCLOPS, lieu fédérateur d'énergies mobilisées pour contribuer à la reconnaissance d'une littérature de contrebande. FRAGMENTS, revue de littérature prolétarienne est un outil, parmi d'autres, de notre démarche collective. Un outil conçu non comme un lieu clos, réservé à quelques initiés cultivant un entre-soi confortable et rassurant, mais comme un espace ouvert à ceux et celles qui considèrent "avoir quelque chose à dire", comme le formulait Régis Phily.
C'est dans l'authenticité que l'écriture a son salut, Fragments #6 : Revue de littérature prolétarienne, Editions Fragments, Janvier 2023.
MOTS CLÉS :
Editions Fragments | Littérature | Classe ouvrière | Prolétariat | Écriture | Témoignage | Culture | Histoire |
CATÉGORIE : Politique
Des arts aux prises local et du global : quel enjeux politiques dans l'espace publique ?, Revue suisse d'anthropologie sociale et culturelle
La Revue suisse d'anthropologie sociale et culturelle est la revue évaluée par des pairs ("peer-review") et en libre accès de la Société Suisse d'Ethnologie (SSE), dédiée aux questions d'actualités et aux débats en anthropologie. Elle a été fondée en 1979, et a été publiée par Bern Open Publishing, l'édition imprimée est publiée par les éditions Seismo.
Des arts aux prises local et du global : quel enjeux politiques dans l'espace publique ?, Revue suisse d'anthropologie sociale et culturelle, Editions Seismo, 2025.
MOTS CLÉS :
Editions Seismo | Anthropologie | Sociologie | Sociale | Culture | Art | Politique | Globalisation | Mondialisation | Pouvoir | Revue | Recherche | Académie | Études | Société |
CATÉGORIE : Echelle Inconnue
Cartographie radicale. Explorations, Nepthys Zwer, Philippe Rekacewicz
Il est des cartes qui disent non. Des cartes radicales, qui dévoilent et dénoncent, qui protestent. Pour comprendre ces cartes rebelles, leur fonctionnement, leurs forces, leurs possibilités, ce livre entreprend un voyage d'exploration au cœur de la création cartographique. Que se passe-t-il exactement quand nous élaborons une carte, qu'elle soit radicale, expérimentale (on parle aussi de cartographie critique ou de contre-cartographie) ou conventionnelle ? Quelles intentions président à sa fabrication et à sa mise en œuvre ?
La première fonction des cartes est de nous aider à nous repérer dans l'espace et à nous déplacer d'un point à un autre. Elles permettent aux bateaux de naviguer et aux avions de voler. Avec des cartes, on fait la guerre, puis éventuellement la paix. Elles sont aussi de formidables machines à rêves, qui façonnent notre image du monde, en fixent la mémoire et finissent par fabriquer notre réalité. Qu'est-ce qui motive cet acte très particulier de mise en forme symbolique du monde, de Strabon à l'anarchiste Élisée Reclus, de la bénédictine Hildegard von Bingen à l'explorateur Alexander von Humboldt, des portulans à la carte d'état-major ? Quelle part de fantaisie créatrice, quelle part de fantasme faustien d'une possible maîtrise de notre environnement, quelle part de sincérité scientifique sont-elles à l’œuvre ?
Entre l'émergence de la cartographie thématique audacieuse de l'ingénieur Charles-Joseph Minard, ou celle des designers d'information Otto et Marie Neurath, et l'approche sémiologique conceptuelle de Jacques Bertin, se situe un point de rupture avec les conventions de la représentation cartographique. Un point libérateur qui a ouvert le champ de l'expérimentation et rendu possible la démocratisation des cartes. Autour des années 1900, le sociologue W. E. B. du Bois et son équipe inventaient de nouvelles façons graphiques de représenter des données statistiques sur la situation des personnes noires aux États-Unis. Quelque soixante ans plus tard, c'était pour dénoncer le même racisme culturel et économique qu'un petit institut de géographie de Détroit, animé par William Bunge et Gwendolyn Warren, donnait ses contours à ce qui deviendra la géographie radicale : une géographie engagée.
Alors, le rapport à l'objet carte change. S'opère une prise de conscience quant à son usage et à ses possibilités. La cartographie radicale va spatialiser les données économiques et sociales, produire des cartes délibérément politiques qui montrent et dénoncent les situations d'inégalités de vie et de droits, les compromissions politico-économiques, les accaparements de terres, la destruction des milieux par l'agro-industrie, la pollution de la planète et tout ce qui hypothèque, d'une façon ou d'une autre, le bonheur et l'avenir de l'humanité. Les cartes, qui jouent traditionnellement le jeu du pouvoir, se font outils de la contestation et instruments d'émancipation politique et sociale quand la société civile se les approprie. Politique, art et science entrent alors en dialogue permanent pour proposer une image non convenue et libre du monde.
Cartographie radicale. Explorations, Nepthys Zwer, Philippe Rekacewicz, La Découverte, octobre 2021
MOTS CLÉS :
Éditions La Découverte | Nepthys Zwer | Philippe Rekacewicz | Cartographie | Géographie | Cartes | Contre-cartograhie | Justice spatiale | Territoires | Émancipation |
CATÉGORIE : Cartographie et Géographie
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