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    12 résultat(s) trouvé(s) pour le mot ou groupe de mots : Anarchisme

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    Anarchisme et sciences sociales: Actes du colloque de Lille - mars, Sidonie Verhaeghe

    Les sciences sociales n’ont-elles rien à apporter aux anarchistes? ? Peut-être bien, mais on peut mettre à cela plusieurs bémols. Car, dans une société soumise à différents pouvoirs, faire une science de ces pouvoirs, de la manière dont ils s’exercent et des mécanismes sur lesquels ils reposent, peut permettre à la lutte d’être plus efficace. En comprenant comment fonctionnent les institutions, en retraçant leurs origines et en exhumant leurs soubassements cachés, on peut, d’une part, les dénaturaliser et les désacraliser, montrer leur caractère arbitraire, et, d’autre part, donner à celles et ceux qui luttent des outils pour les abattre. De plus, force est de constater que l’incroyance fondamentale dans la sacralité des institutions rassemble anarchistes et scientifiques, les un•es et les autres entendant généralement s’appuyer sur une même conception de la réalité sociale, d’où toute transcendance (religieuse ou non) est absente. Par ailleurs, les anarchistes peuvent avoir un intérêt pour les sciences sociales qui étudient les mécanismes de domination au sein des groupes militants eux-mêmes. En effet, une spécificité des anarchistes, là encore depuis les origines du mouvement, est de considérer que le fait d’être en lutte pour l’émancipation ne prémunit pas contre la reproduction des formes d’oppression à l’intérieur des groupes. La science est alors à double tranchant. D’un côté, elle peut représenter en elle-même un moyen de domination, celui des savants. Et, de l’autre, la science peut aussi jouer un rôle émancipateur au sein de ces groupes, soit parce qu’ils peuvent être des lieux de formation et permettre à tous et toutes d’acquérir des savoirs, soit parce que la connaissance de la « ?micropolitique des groupes? » peut désamorcer les effets de domination qui naissent, même et surtout lorsque les groupes se targuent de ne pas avoir de direction.

    Anarchisme et sciences sociales: Actes du colloque de Lille - mars, Sidonie Verhaeghe, Editions Atelier de création libertaire, Mars 2021.

    MOTS CLÉS : Editions Atelier de création libertaire | Sidonie Verhaeghe | Anarchisme | Sciences sociales | Politique | Théorie | Politique | Société | Histoire | Sociologie | Radicalisme | Utopie |

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    Histoire du sabotage: Tome 1, Des traîne-savates aux briseurs de machines, Victor Cachard

    Il faut rompre avec l'idée que le sabotage est une invention des résistants et résistantes durant la Seconde Guerre mondiale. Le sabotage naît dans les milieux anarchistes à la fin du XIXe siècle comme une résistance au travail et une alternative aux poseur de bombes. "A mauvaise paye, mauvais travail" est le slogan retenu et répété par l'un de ses principaux inspirateurs, Émile Pouget, au sein de la toute jeune CGT, le fer de lance du syndicalisme révolutionnaire. La pensée anarchiste pénètre alors parmi les travailleurs et travailleuses qui cherchent à contester subtilement la production sans courir le risque de se faire licencier. Le sabotage désigne ainsi le travail fait de mauvaise grâce et toutes ces petites pratiques contre-productives qui libèrent le temps de l'emprise économique. Il commence donc par le ralentissement, comme une manière de reprendre en main nos existences, d'éveiller notre autonomie, de réaffirmer le rythme de la vie et des belles lenteurs de l'existence contre la cadence des machines. Mais le sabotage s'élève aussi à niveau collectif : la multiplication des actes l'emporte au-delà du monde du travail pour le diriger plus largement contre toutes les structures de domination, l'empire marchand et les instruments du pouvoir en priorité. Il se confond alors avec l'action directe et la grève générale qui rejoignent les tentatives actuelles de démantèlement du capitalisme. Des PTT aux cheminots, en passant par le sabotage de la mobilisation militaire à l'aube de la première Guerre mondiale, l'histoire du sabotage interroge et renouvelle nos pratiques. Toujours réactualisée, elle entre en résonance avec nos luttes et leur insuffle un regain de vitalité. Après avoir étudié la philosophie contemporaine, Victor Cachard s'est intéressé à l'histoire des résistances aux techniques et à l'histoire des techniques de résistance. Il est également le coordinateur de l'ouvrage Émile Pouget et la révolution par le sabotage (Éditions Libre, 2022).

    Histoire du sabotage: Tome 1, Des traîne-savates aux briseurs de machines, Victor Cachard, Editions LIBRE, Novembre 2022.

    MOTS CLÉS : Editions LIBRE | Histoire | Sociale | Anarchisme | Syndicalisme | Luttes ouvrières | Travail | Résistance | Politique | Capitalisme | Culture |



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