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52 résultat(s) trouvé(s) pour le mot ou groupe de mots : Formation
Paris capitale coloniale, Cosimo Lisi
Le passé colonial structure les rues de Paris. Visible dans l'architecture et la toponymie, la colonialité est aussi présente dans l’organisation urbaine de la capitale française. À bien des égards Paris occupe une place centrale dans la production de l'espace moderne. Le projet colonial capitaliste de la modernité repose sur l'abstraction du sensible et la violence de la prédation. La modernité se caractérise aussi par des aménagements reposant sur un instrument tout à fait spécifique : la cartographie. La cartographie moderne a pour objectif d’organiser les espaces, de les programmer et de les articuler les uns aux autres pour gouverner les populations. Dans ce livre, nous reviendrons sur les reconfigurations de la région parisienne, depuis les premières transformations opérées par Haussmann au XIXe siècle jusqu’à celles réalisées pendant les années du gaullisme, pour montrer comment, durant cette période, s’expérimentent et se développent les techniques qui, aujourd’hui encore, fondent l’aménagement du territoire et les politiques de l’habitat en France. C’est en particulier le cas de ce que l’on appelle la rénovation urbaine, dont notre travail entreprend la genèse critique.
L’État est le principal producteur de l’espace abstrait. Si la représentation de cet espace est rendue neutre par la mise en scène de plans, de maquettes et d’images, elle n’en reste pas moins structurellement violente : « il existe une violence inhérente à l’abstraction, à son usage pratique (social). »
Cette violence, comme nous allons le montrer dans cet ouvrage, est celle de l’accumulation primitive du capital — violence et accumulation primitive sont, entre autres, constitutives du capitalisme. La violence de la prédation détruit des mondes incompatibles ou résistants à la logique capitaliste de l’accumulation. L’espace politique et économique produit peut alors être considéré comme « le berceau de l’État moderne, son lieu de naissance. »
Paris capitale coloniale, Cosimo Lisi, Editions Eterotopia, Collection Parcours, 2024, 160 p.
Cosimo Lisi, docteur en esthétique et études urbaines. Il est également chargé de cours dans le département d'arts plastiques de l'Université Paris 8. Ses recherches portent sur le néocolonialisme, les transformations urbaines et l'action artistique en milieu urbain
MOTS CLÉS : Cosimo Lisi | ville | espace | urbain | post-colonial | cartographie | hygiénisme | Eterotopia | Bibliothèque pour le foyer Moïse |
AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR
Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Lundi 24 Février 2025 de
Cosimo Lisi.
Le capital dans la cité, une encyclopédie critique de la ville., Matthieu Adam, Émeline Comby
Parce qu’il s’est immiscé dans les moindres recoins des sociétés contemporaines, le capitalisme a bouleversé le visage des villes telles que nous les connaissons. Sous son influence, les politiques urbaines sont devenues le véhicule de logiques managériales et financières qui ont conduit à l’explosion des inégalités sociales et spatiales. Reconfigurées selon des critères d’attractivité, les villes sont transformées en objets marketing à valoriser, tandis que leurs populations précarisées semblent vouées à évoluer dans un espace public toujours plus restreint et aseptisé, au fil de ses privatisations successives. Contre une telle tendance, la présente encyclopédie propose des outils essentiels pour comprendre, penser et agir sur les transformations urbaines en cours. Les entrées qui la composent, fruits d’enquêtes menées aux quatre coins du globe, analysent les principaux enjeux auxquels sont confrontées des populations marginalisées à la fois d’un point de vue matériel et dans les processus de décisions qui affectent leur vie quotidienne. Elles dessinent une cartographie inédite de la ville du XXIe siècle, et forment une contribution essentielle à la réappropriation collective de la production de l’espace.
Le capital dans la cité, une encyclopédie critique de la ville., Matthieu Adam, Émeline Comby, Editions Amsterdam, 2020.
MOTS CLÉS : Matthieu Adam | Émeline Comby | Editions Amsterdam | Cinéma sur les ruines du futur | Capitalisme | Urbanisation | Ville | Cartographie |
Gouverner un monde toxique, Soraya Boudia, Nathalie Jas
Sols saturés de métaux lourds, résidus des pesticides ou de plastique dans l’air, l’eau, les aliments et les corps, augmentation des pathologies environnementales. Nous ne vivons plus dans un monde simplement contaminé par des substances chimiques mais dans un monde devenu toxique à bien des égards, qui affecte nos vies et plus encore, celle des populationsles plus en difficultés. Cet ouvrage retrace les transformations économiques et politiques qui ont conduit depuis 1945 à la généralisation de ces pollutions et ont façonné des environnements durablement dangereux. Il analyse les modes de gouvernement des substances dangereuses et leurs effets délétères qui aujourd’hui s’imbriquent et se superposent dans les politiques nationales et internationales. Chemin faisant, cet ouvrage éclaire les ressorts qui ont permis l’essor du capitalisme alors même que ses capacités destructrices se développaient.
Gouverner un monde toxique, Soraya Boudia, Nathalie Jas, Editions Quae RD 10, 78026 Versailles Cedex, 2019.
MOTS CLÉS : Soraya Boudia | Nathalie Jas | Editions Quae | Cinéma sur les ruines du futur | Écologie | Environnements | Politique | Capitalisme |
Villes de demain, Arnaud Pagès
À quoi ressembleront les villes de demain ? Ultra-connectées, automatisées, intelligentes… ou bien végétalisées, biodiversifiées, nourricières, résilientes ? Le rêve de la Smart City qui carbure à la data ou celui de la mégapole verte réconciliée avec la nature ? En réalité, certainement un mélange des deux… En se basant sur les tendances de fond, les signaux faibles et les innovations les plus récentes, ce livre explore les transformations à venir pour en donner une vision synthétique, s’appuyant sur une riche iconographie et des témoignages d’architectes visionnaires, de prospectivistes et de penseurs, tels que Philippe Starck, Gilles Babinet ou Alain Damasio. Alors que l’humanité est à l’aube d’une série de défis inédits – lutte contre le réchauffement climatique, crises systémiques, surpopulation –, les villes se transforment bien plus rapidement que par le passé. Découvrez comment la formidable accélération du digital et les contraintes environnementales tendent à faire émerger un nouveau modèle urbain qui va révolutionner la façon de vivre en ville. Un livre unique qui explore le futur de nos villes !
Villes de demain, Arnaud Pagès, Editions Michel Lafon, 2022.
MOTS CLÉS : Editions Michel Lafon | Cinéma sur les ruines du futur | Urbanisation | Urbanisme | Architecture | Science-fiction | Écologie |
Travailler sur la Seine 1850-1914, La CREA - Fabrique des Savoirs
Les années impressionnistes, qui voient dans la seconde moitié du XIXe siècle l'essor de ce mouvement qui a révolutionné la peinture, sont aussi les années d'une autre révolution, industrielle celle-là. Le paysage du fleuve connaît alors des bouleversements profonds, qui lui voient prendre le visage que nous lui connaissons aujourd'hui. Ouvrant Rouen et sa région vers Paris et vers le monde, la Seine est un lieu bouillonnant de vie, un lieu d'échanges multiples, de labeur quotidien, où se croisent des professions très diverses : marins, ingénieurs, terrassiers, ouvriers des chantiers navals, bateliers et haleurs, passeurs et pêcheurs, et tout ce petit monde foisonnant qu'ils font vivre... Cet ouvrage ressuscite l'histoire du fleuve - qui s'écrit encore aujourd'hui - pour mieux reconsidérer sa place dans la formation de notre territoire.
Travailler sur la Seine 1850-1914, La CREA - Fabrique des Savoirs, Editions point de vues, 2013.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Cinéma sur les ruines du futur | Histoire | Travail | Peinture | Impresionnisme | Seine | Territoire |
À bord des géants des mers : ethnographie embarquée de la logistique globalisée, Claire Flécher
Alors que plus de 90 % du volume de marchandises produites dans le monde transitent chaque année par la mer, le transport maritime demeure un univers largement méconnu. Comment s'organisent ces flux de marchandises ? Que se passe-t-il sur ces géants de la mondialisation que sont les navires de commerce ? Qui y travaille, comment, et à quel prix ? À partir d'une enquête ethnographique, cet ouvrage propose de découvrir l'envers de l'acheminement des biens que nous consommons et de saisir le travail mondialisé " par le bas ". Tandis que les profondes transformations qui ont affecté le secteur ces dernières années ont instauré une rationalisation extrême, commandée par la logique marchande, ce qui faisait le sel de la vie de marin semble s'être réduit comme peau de chagrin. Dans ce huis clos de la mondialisation, le collectif de travail doit répondre à des injonctions contradictoires : assurer la sécurité de tous tout en transportant davantage et en flux continu, garantir des formes de solidarité malgré les inégalités de statut et de rémunération. Selon les situations, les identités de classe, de race et de genre se font et se défont, sans pour autant donner lieu à une remise en cause des hiérarchies sociales – il en va de la paix sociale à bord. Claire Flécher est sociologue, maîtresse de conférences à l'Institut d'études du travail de Lyon (IETL) et au Centre Max Weber de l'université Lumière Lyon-2. Ses recherches portent sur les mutations contemporaines du travail et de l'emploi, notamment en contexte mondialisé.
À bord des géants des mers : ethnographie embarquée de la logistique globalisée, Claire Flécher, Editions La Découverte, 2023.
MOTS CLÉS : Editions La Découverte | Claire Flécher | Cinéma sur les ruines du futur | Transport Maritime | Mondialisation | Sociale |
La ville néolibérale, Gilles Pinson
Vivons-nous dans des villes néolibérales ? Gentrification, envol des valeurs immobilières, éviction des populations précaires : villes et métropoles sont aujourd'hui le théâtre d'une explosion des inégalités et des processus d'exclusion. Afin d'attirer les capitaux et les populations associés à la nouvelle économie, des politiques toujours plus agressives y sont menées : marketing urbain, grands projets d'aménagement, course aux labels et aux grands événements. Ces bouleversements, qui transforment l'expérience même de la ville, s'expliquent pour de nombreux observateurs par l'imposition depuis les années 1980 d'un nouvel ordre idéologique, politique et économique : le néolibéralisme. Gilles Pinson expose dans une synthèse aussi pédagogique que critique les théories qui font du néo-libéralisme la force principale de transformation des villes et des politiques. Gilles Pinson est professeur de science politique à Sciences Po Bordeaux et chercheur au Centre Émile Durkheim. Il anime par ailleurs le forum urbain, outil de valorisation de la recherche sur la ville et les politiques urbaines.
La ville néolibérale, Gilles Pinson, Editions puf, août 2020.
MOTS CLÉS : Editions puf | Gilles Pinson | Cinéma sur les ruines du futur | Ville | Capitalisme | Libéralisme | Economie | Urbanisation | Politique | |
Planète B, Gwenola Wagon
B dirige une société du numérique appelée « A ». A est en passe d’acquérir le monopole de la vente à l’échelle planétaire. Elle est, en quelque sorte, une société totale. Parallèlement à son activité de vente, A ravive les fantaisies de la Nasa des années 1970 : construire des colonies et des hangars dans l’espace. Et B se voit en pilote de l’Enterprise, le vaisseau spatial de la série Star Trek. Pourquoi la plus grande multinationale du numérique, qui a la mainmise sur tant de produits, fomente-t-elle secrètement un immense plan d’évasion vers l’espace ? A instaure une infrastructure logistique d’une efficience quasi-surnaturelle qui transforme radicalement notre rapport au monde. En réalité, il n’est pas question de B comme individu, ni d’une société dont le nom est la première lettre de l’alphabet. Ni de Jeff Bezos, ni d’Amazon. B n’est personne en particulier. A est un symptôme. Planète B est un essai qui opère des recoupements et invente des métaphores afin d’appréhender un monstre en pleine expansion. Il raconte la « planète B », cet hypermarché-monde engendré par la basse résolution et la vitesse de propagation de l’information appliquées à toute chose. À la manière d’un exutoire, Gwenola Wagon sonde avec sérieux et humour une logique qui, par son échelle délirante, nous échappe. Gwenola Wagon est artiste et enseigne à l’université Paris 8 à Saint-Denis. Son travail imagine des alternatives et des récits paradoxaux pour déconstruire le monde numérique contemporain. Elle a réalisé des films et des installations pour des festivals et des expositions en France et à l’étranger. Elle a également publié Psychanalyse de l’aéroport international avec Stéphane Degoutin aux éditions 369.
Planète B, Gwenola Wagon, Editions 369, août 2022.
MOTS CLÉS : Editions 369 | Gwenola Wagon | Cinéma sur les ruines du futur | Roman | Science-Fiction | Capitalisme | Libéralisme |
Ces guerres qui nous attendent (2030-2060), Red Team
La Red Team n’est pas la nouvelle série Netflix. Et pourtant, sous ce nom de code, un commando a mené une opération pionnière particulièrement haletante. Pour la première fois, le ministère français des Armées et l’Université Paris Sciences et Lettres ont lancé un projet de prospection novateur. Analystes et chercheurs ont partagé librement leurs réflexions avec des auteurs et dessinateurs pour imaginer les conflits possibles à l’horizon 2030-2060 : création d’une nouvelle nation pirate née des changements climatiques, hacking éventuel des implants neuronaux, émergence de sphères communautaires développant une réalité alternative, fragmentation du réel, crises environnementales et bioterrorisme, guerres cognitives s’appuyant sur la désinformation de masse, polarisation du monde en hyperforteresses et hyperclouds. Un polar d’anticipation géopolitique dans lequel il n’est pas interdit de lire notre avenir proche. La Red Team est composée de dix auteurs de science-fiction et de romans noirs : François Schuiten, Jeanne Bregeon, Colonel Hermès, Capitaine Numericus, Virginie Tournay, Laurent Genefort, Romain Lucazeau, Xavier Mauméjean, Xavier Dorison, DOA. L'Université Paris Sciences et Lettres (PSL) forme, au plus près de la recherche en train de se faire, des chercheurs, artistes, entrepreneurs et des dirigeants conscients de leur responsabilité sociale, individuelle et collective. Elle figure parmi les cinquante premières universités mondiales.
Ces guerres qui nous attendent (2030-2060), Red Team, Editions des Équateurs, Octobre 2024.
MOTS CLÉS : Editions des Équateurs | Red Team | Cinéma sur les ruines du futur | Recueil de nouvelles | Etudes | Science-Fiction | Guerre |
Le néonomadisme - Mobilités - Partage - Transformations identitaires et urbaines, Yasmine Abbas
La mobilité d’aujourd’hui se conjugue au pluriel. À la fois physique, numérique et mentale, elle induit une condition nouvelle, une forme de nomadisme parfois imposé, souvent voulu, parfois jusqu’au-boutiste, pas toujours bien vécu. Ce néo-nomadisme donne naissance à des modes de vie autrefois atypiques qui, désormais, se généralisent. Il apporte aussi un état d’esprit générant transgressions et situations inédites, qui nous amènent à nous interroger sur ses conséquences profondes. Quels sont les nouveaux liens qui se tissent entre les personnes, les objets, les données et les lieux ? Quel est l’impact de ces mutations sur l’identité des individus, autant connectés qu’isolés, sur les territoires et les espaces ? Dans un contexte néo-nomade, les technologies de l’information sont-elles libératrices ou aliénantes ? Que deviennent le rôle de l’urbaniste et celui de l’architecte, confrontés à une instabilité qui oblige à redéfinir les contours de la ville et son accessibilité ? Comment ces transformations peuvent-elles s’inscrire dans une dynamique de durabilité, au plan environnemental, économique et social ? Cet essai critique porte un regard sans concession sur les transformations issues de ces nouvelles mobilités, et fournit les clés pour en comprendre les risques et mieux les appréhender. Yasmine Abbas est architecte DPLG, titulaire d’un master au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et d’un doctorat à la Harvard University Graduate School of Design. Hybride et néo-nomade, elle a vécu, étudié et travaillé au Maroc, en France, aux États-Unis, au Danemark et aux Émirats arabes unis, dans des domaines aussi variés que l’architecture, l’ethnographie commerciale ou le développement durable.
Le néonomadisme - Mobilités - Partage - Transformations identitaires et urbaines, Yasmine Abbas, Editions FYP, septembre 2011.
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Editions FYP | Yasmine Abbas | Makhnovtchina | Nomadisme | Néo-nomadisme | Nomades | Habitat | Travail | Télé-travail | Voyage | Sociale | Urbanisme | Civilisation |
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