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Gitans, Manouches et Voyageurs des Marais, L'école des Marais - Décines
La différence fait toujours un peu peur. Alors, nous nous protégeons comme nous pouvons : par l'ignorance, par la fuite, l'agressivité, le mépris, voire l'exclusion. Et seuls les esprits forts peuvent dire une bonne fois pour toutes qu'ils échapperont à ces tentations. Les autres - nous tous - savons que nous avons besoin, sans cesse, de réapprendre à accueillir l'autre. Il nous faut déconstruire les préjugés qui nous aveuglent. Ecarter la tentation d'enfermer l'autre dans son image ou dans son folklore. S'ouvrir à ce qui peut nous apporter. Le reconnaître comme notre semblable et l'accepter dans son altérité. La chose n'est pas facile tant nos velléités identitaires sont grandes, tant nous avons du mal à trouver une ligne de passage entre l'abandon, au nom du "respect", et de la colonisation de l'intérieur, au nom de l'intégration : "Fais comme tu veux... puisque tu tiens à échapper à nos coutumes et que tu revendiques un mode de vie différent du nôtre !"... Ou bien : "fais comme je veux... puisque tu exiges qu'on respecte tes droits et que tu cherches à bénéficier des avantages de notre société!" Il faut refuser de choisir entre les deux termes de cette alternative insupportable. Il faut se frayer un chemin entre l'exclusion et la normalisation. L'école des marais à Décines cherche ce chemin, inlassablement. Les enfants et les éducateurs y apprennent ensemble une forme de reconnaissance réciproque qui pourrait bien être fondatrice d'une socialité plus humaine, plus solidaire. C'est là, modestement et courageusement que s'inventent des solutions qui pourraient bien s'avérer utiles pour nous tous, pour demain. Il faut découvrir ce travail. De toute urgence. Car c'est d'éducation qu'il s'agit.
Gitans, Manouches et Voyageurs des Marais, L'école des Marais - Décines, Editions l'école des Marais - Décines, 2001.
MOTS CLÉS : L'école des Marais - Décines | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Politique | Histoire | Société | Education |
Sommaire de l'ouvrage
Contes Kabyles. Tome 1, La Sagesse, Leo Frobenius
"Quel bonheur de pouvoir enfin lire ces fameux contes kabyles de Frobenius dans la traduction si attendue des spécialistes et amateurs francophones de littérature orale en contes ! En effet, la somme considérable que représentent les trois gros volumes de Contes kabyles de l'illustre chercheur allemand Leo Frobenius est, depuis presqu'un siècle à présent, un véritable trésor encore inexploité dans le domaine des études maghrébines où les germanophones sont rares, et demeuré inconnu d'un plus vaste public. Leur traduction apporte aujourd'hui une considérable contribution à la connaissance et à l'étude du patrimoine culturel maghrébin, qui s'est déjà révélé tout spécialement riche en littérature orale" (Camille Lacoste-Dujardin). D'une richesse et d'une diversité supportant parfaitement la comparaison avec les Mille et Une Nuits, les quelque cent cinquante récits recueillis par Frobenius dans les années 1913-1914, désormais accessibles au public francophone, viennent il est vrai combler un énorme vide. Car ils comprennent non seulement des contes merveilleux, mais aussi des mythes, aujourd'hui si rares à retrouver, et des histoires plaisantes ou érotiques fort peu divulguées mais qui témoignent d'une inventivité, d'une liberté et d'un humour tout méditerranéens. D'une vigueur exceptionnelle, servis par une langue savoureuse et des audaces d'expression tout à fait inattendues, ces contes offrent de multiples grilles de lecture qu'ethnologues et folkloristes se réjouiront de décrypter. Expression fondamentale d'une culture, témoignage irremplaçable de la réalité et de l'imaginaire en œuvre dans la société kabyle du début du siècle, ils occupent à n'en pas douter une place de tout premier rang dans le grand édifice de la littérature orale et des légendes universelles. Leur publication en français a reçu le concours du Centre national du Livre. Tome I : Sagesse Tome II : Le Monstrueux Tome III : Le Fabuleux Tome IV : Autres contes fabuleux
Contes Kabyles. Tome 1, La Sagesse, Leo Frobenius, Editions Edisud, octobre 1995.
MOTS CLÉS : Editions Edisud | Leo Frobenius | Smala | Folklore | Mythologie | Mythe | Recueil de contes | Conte | Littérature | Algérie | Kabylie | Berbère | Culture | Tradition |
Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard
Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe – ourod en est un – les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie: au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques – vivants ou en bocaux – côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore: le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. À l’heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à «l’homme nouveau» et à la «femme de demain»? Pour répondre à cette question, l’auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui. Annick Morard est spécialiste de littérature et de culture russe. Elle a été maître-assistante, puis chargée de cours à l'Université de Genève, et chercheuse associée à l'Institut de Littérature russe (Maison Pouchkine) à Saint Pétersbourg, ou elle a enquêté sur les monstres et le monstrueux entre 2014 et 2016. Auteure d'un ouvrage consacré à l'émigration russe à Paris dans l'entre-deux-guerres (De l'émigré au déraciné, l'Âge d'Homme, 2010), elle s'intéresse également à la culture soviétique et postsoviétique, aux avant-gardes littéraires et à la culture populaire.
Ourod: Autopsie culturelle des monstres en Russie, Annick Morard, Editions La Baconnière, Janvier 2020.
MOTS CLÉS :
Editions La Baconnière | Annick Morard | Russie | Monstre | Culture | Histoire | Légende | Mythologie | Littérature | Folklore | Société |