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    4 résultat(s) trouvé(s) pour le mot ou groupe de mots : Autochtones

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    Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale, Pierre-Jean Le Foll-Luciani

    « Pour nous qui venions à peine d'avoir l'âge de raison en ces jours d'humiliation, ces années de jeunesse ont à jamais marqué notre vie et c'est pourquoi nous sommes fiers de l'injure qu'on nous lançait comme un opprobre : oui, nous sommes des juifs indigènes algériens… Et après ? Vous n'aurez pas notre cœur contre un certificat de nationalité dont vous vous servez comme d'un couperet de guillotine. » Diffusées clandestinement durant la guerre d'indépendance, ces lignes ont été écrites en 1957 par des juifs algériens qui, nés citoyens français vers 1930, déchus de la citoyenneté française durant trois années et exclus de l'école sous Vichy, sont devenus des militants communistes algériens après la Seconde Guerre mondiale avant de rejoindre le FLN en 1956. De l'entre-deux-guerres à l'indépendance de l'Algérie, une petite minorité de juifs issus de familles autochtones ont suivi des trajectoires comparables, les déplaçant en quelques années des projets sociaux ordinaires de leurs parents – faire de leurs enfants de bons Français plus ou moins juifs – vers le projet politique inouï de s'affirmer Algériens. Bouleversant l'ordre du monde colonial par leurs prises de position politiques, par leurs sociabilités transgressives et jusque dans leur intimité affective, ces hommes et ces femmes ont engagé leur vie pour une Algérie décolonisée et socialiste dont ils seraient citoyens, participant pleinement – mais non sans difficultés dans leur confrontation avec le nationalisme algérien dominant – au mouvement national, aux épreuves de la clandestinité et de la répression durant la guerre d'indépendance, et aux premières années de construction de l'Algérie indépendante. Basé sur des entretiens biographiques menés avec 40 anciens militants, sur des sources privées et sur des fonds d'archives souvent inexplorés, cet ouvrage met en lumière les ressorts de ces trajectoires dissidentes en les articulant à une réflexion générale sur le rapport des juifs algériens à la question coloniale. Au prisme de cette entrée minoritaire, il s'agit aussi de construire une histoire par le bas des juifs d'Algérie, du communisme algérien et, plus généralement, de la société algérienne colonisée et nouvellement indépendante. Pierre-jean Le Foll Luciani est agrégé et docteur en histoire. Il a publié en 2012 aux PUR un livre d'entretiens avec William Sportisse, Le Camp des oliviers. Parcours d'un communiste algérien. Le présent ouvrage est issu de sa thèse de doctorat.

    Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale, Pierre-Jean Le Foll-Luciani, Editions Presses universitaires de Rennes, 2015.

    MOTS CLÉS : Editions Presses universitaires de Rennes | Pierre-Jean Le Foll-Luciani | Smala | Anticolonialisme | Décolonisation | Algérie | Judéité | Citoyenneté | Communisme | Vichy |

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    Wapke, Michel Jean Joséphine Bacon Katia Bacon Marie-Andrée Gill Elisapie Isaac Alyssa Jérôme Natasha Kanapé Fontaine J.D. Kurtness Janis Ottawa Virginia Pésémapéo Bordeleau Isabelle Picard Louis-Karl Picard-Sioui Jean Sioui Cyndy Wylde

    Wapke – « demain » en langue atikamekw – est le premier recueil de nouvelles d'anticipation autochtone publié au Québec. Quatorze auteurs de nations et d'horizons multiples se projettent dans l'avenir par le biais de la fiction, abordant des thèmes sociaux, politiques et environnementaux d'actualité. Sous la direction de Michel Jean, Wapke offre un commentaire social souvent saisissant où se dessine l'espoir d'un changement.

    Wapke, Michel Jean Joséphine Bacon Katia Bacon Marie-Andrée Gill Elisapie Isaac Alyssa Jérôme Natasha Kanapé Fontaine J.D. Kurtness Janis Ottawa Virginia Pésémapéo Bordeleau Isabelle Picard Louis-Karl Picard-Sioui Jean Sioui Cyndy Wylde, Editions Stanké, Juillet 2021.

    MOTS CLÉS : Editions Stanké | Michel Jean | Recueil de nouvelles | Littérature | Science-fiction | Autochtones | Anticipation | Futur | Culture | Politique | Sociale | Diversité | Narration |

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    Décoloniser l'architecture, Mathias Rollot

    Vers des architectures écologiques, autochtones, pluriverselles. L’avènement d’une société écologique ne peut passer que par une refonte majeure de nos manières de concevoir et de bâtir. Cependant, les logiques de mise en ordre du monde dont l’architecture a hérité la rendent difficilement conciliable avec une véritable écologie sociale. Que faire alors ? Dans une démonstration à la fois érudite et sensible, Mathias Rollot, chercheur et architecte, nous propose de transformer l’architecture en un outil de résistance aux systèmes de domination en place – sur la nature, les humains, les animaux – afin de réinventer une manière non extractiviste de construire. En faisant dialoguer philosophie, sciences sociales et architecture, l’auteur esquisse les contours d’architectures plurielles, qui appartiendraient réellement aux peuples et aux milieux dans leur diversité : des architectures décoloniales, vivantes, libérées. Architecte, Mathias Rollot est maître de conférences à l'École nationale supérieure d'architecture de Grenoble. Ses recherches mêlent écologies décoloniales et philosophies éthiques, animalistes et environnementales. Il est notamment l'auteur de Qu'est-ce qu'une biorégion ? et Les territoires du vivant (Wildproject, 2021 et 2023).

    Décoloniser l'architecture, Mathias Rollot, Editions le passager clandestin, 2024.

    MOTS CLÉS : Editions le passager clandestin | Architecture | Urbanisme | Décolonisation | Colonisation | Pouvoir | Critique | Histoire | Géographie | Société | Culture |

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    Nauetakuan, Natasha Kanapé Fontaine

    "Éclair. La voie est là. C'est se tenir debout, au milieu des arbres, tous dix fois plus grands que soi ; c'est se tenir debout sans douter, sans avoir peur de faire silence, d'écouter la voix des ombres. C'est se tenir debout. Et croire aux ancêtres." Un roman comme un voyage. Où l'on quitte le Montréal festif des étudiant.e.s pour gagner les forêts, les lacs et les rivières de Nitassinan, en passant par Vancouver, Mexico et Pessamit. Où l'art révèle, à chaque étape, la beauté millénaire des cultures autochtones et leur souveraine indocilité. Un roman comme initiation. Où le rêve est une dimension du réel, et le territoire une matrice. Où, avec l'aide des esprits, on trace sa voie. Un roman comme une réparation. Où l'on affronte un passé qui ne passe pas. Où la fille peut-être la mère de sa mère, et aussi une jeune femme apaisée et amoureuse et puissante. Née en 1991 dans la communauté innu de Pessamit, au Québec, Natasha Kanapé Fontaine est poète-interprète, comédienne, artiste et militante pour les droits autochtones et environnementaux. Habitée par l'esprit du mouvement Idle No More, elle parcourt le monde avec un message de justice, de réconciliation, de guérison et d'échange entre les peuples. Nauetakuan est son premier roman.

    Nauetakuan, Natasha Kanapé Fontaine, Editions dépaysage, Mai 2017.

    MOTS CLÉS : Editions dépaysage | Histoire | Littérature | Roman | Culture | Décolonisation | Identité | Autochtone | Écologie | Féminisme | Résilience | Voyage | Art | Amérique | Canada | Québec |



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