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    36 résultat(s) trouvé(s) pour le mot ou groupe de mots : Économie

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    Contre la résilience. À Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault

    Funeste chimère promue au rang de technique thérapeutique face aux désastres en cours et à venir, la résilience érige leurs victimes en cogestionnaires de la dévastation. Ses prescripteurs en appellent même à une catastrophe dont les dégâts nourrissent notre aptitude à les dépasser. C’est pourquoi, désormais, dernier obstacle à l’accommodation intégrale, l’« élément humain » encombre. Tout concourt à le transformer en une matière malléable, capable de « rebondir » à chaque embûche, de faire de sa destruction une source de reconstruction et de son malheur l’origine de son bonheur, l’assujettissant ainsi à sa condition de survivant. À la fois idéologie de l’adaptation et technologie du consentement à la réalité existante, aussi désastreuse soit-elle, la résilience constitue l’une des nombreuses impostures solutionnistes de notre époque. Cet essai, fruit d’un travail théorique et d’une enquête approfondie menés durant les dix années qui ont suivi l’accident nucléaire de Fukushima, entend prendre part à sa critique. La résilience est despotique car elle contribue à la falsification du monde en se nourrissant d’une ignorance organisée. Elle prétend faire de la perte une voie vers de nouvelles formes de vie insufflées par la raison catastrophique. Elle relève d’un mode de gouvernement par la peur de la peur, exhortant à faire du malheur un mérite. Autant d’impasses et de dangers appelant à être, partout et toujours, intraitablement contre elle.

    Contre la résilience. À Fukushima et ailleurs, Thierry Ribault, L’échappée, 2021, 368 p.

    MOTS CLÉS : Thierry Ribault | Résilience | L’échappée | Économie | Sciences humaines | Sociologie anthropologie |

AUTOUR DE L’OUVRAGE & DE L’AUTEUR

Vidéo(s) touvée(s) : Doctorat Sauvage du Lundi 27 Février 2023 de
Thierry Ribault.


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    La Condition ouvrière, Simone Weil

    En décembre 1934, Simone Weil entre comme «manœuvre sur la machine» dans une usine. Professeur agrégé, elle ne se veut pas «en vadrouille dans la classe ouvrière», mais entend vivre la vocation qu'elle sent être sienne : s'exposer pour découvrir la vérité. Car la vérité n'est pas seulement le fruit d'une pensée pure, elle est vérité de quelque chose, expérimentale, «contact direct avec la réalité». Ce sera donc l'engagement en usine, l'épreuve de la solidarité des opprimés - non pas à leurs côtés, mais parmi eux. L'établissement en usine, comme, plus tard, l'engagement aux côtés des anarchistes espagnols ou encore dans les rangs de la France libre, est la réponse que Simone Weil a trouvée au mensonge de la politique, notamment celle des dirigeants bolcheviks qui prétendaient créer une classe ouvrière libre, alors qu'aucun «n'avait sans doute mis le pied dans une usine et par suite n'avait la plus faible idée des conditions réelles qui déterminent la servitude ou la liberté des ouvriers». Ce qui, toujours, a fait horreur à Simone Weil dans la guerre, qu'elle soit mondiale ou de classes, «c'est la situation de ceux qui se trouvent à l'arrière».

    La Condition ouvrière, Simone Weil, Paris, Gallimard, coll. « Espoir », 1951, 276 p.

    MOTS CLÉS : Simone Weil | Connaissance | Politique | Économie | Sciences humaines | Sociologie anthropologie |

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    L'Iliade ou Le poème de la force, Simone Weil

    Quelle est-elle cette force «devant quoi la chair des hommes se rétracte»? Paru dans les Cahiers du Sud en 1941, L’Iliade ou le poème de la force participe à la fois de l’essai savant, du traité politique et métaphysique et du texte poétique. En pleine débâcle française, cette réflexion sur la première grande épopée de l’Occident s’adresse à ceux et celles qui ont résisté et résistent encore à la soumission, et nous rappelle que tout vainqueur sera vaincu à son tour s’il s’agenouille devant la force.

    L'Iliade ou Le poème de la force, Simone Weil, Eclat, 2014, 90p.

    MOTS CLÉS : Simone Weil | Connaissance | Politique | Économie | Sciences humaines | Sociologie anthropologie |

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    La ville néolibérale, Gilles Pinson

    Vivons-nous dans des villes néolibérales ? Gentrification, envol des valeurs immobilières, éviction des populations précaires : villes et métropoles sont aujourd'hui le théâtre d'une explosion des inégalités et des processus d'exclusion. Afin d'attirer les capitaux et les populations associés à la nouvelle économie, des politiques toujours plus agressives y sont menées : marketing urbain, grands projets d'aménagement, course aux labels et aux grands événements. Ces bouleversements, qui transforment l'expérience même de la ville, s'expliquent pour de nombreux observateurs par l'imposition depuis les années 1980 d'un nouvel ordre idéologique, politique et économique : le néolibéralisme. Gilles Pinson expose dans une synthèse aussi pédagogique que critique les théories qui font du néo-libéralisme la force principale de transformation des villes et des politiques. Gilles Pinson est professeur de science politique à Sciences Po Bordeaux et chercheur au Centre Émile Durkheim. Il anime par ailleurs le forum urbain, outil de valorisation de la recherche sur la ville et les politiques urbaines.

    La ville néolibérale, Gilles Pinson, Editions puf, août 2020.

    MOTS CLÉS : Editions puf | Gilles Pinson | Cinéma sur les ruines du futur | Ville | Capitalisme | Libéralisme | Economie | Urbanisation | Politique | |

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    Odyssée 2.0, ALexa Brunet,Félix Tréguer

    Odyssée 2.0 est un parcours photographique librement inspiré du mythe d'Homère qui suit les pérégrinations d'Ulysse au sein de la Technopolis, une « Smart City » fictive et dystopique. À travers une série de mises en scène reprenant les étapes-clés de l’Odyssée, ce travail aborde les problématiques inhérentes à la prolifération des technologies numériques. Notre anti-héros explore ainsi plusieurs facettes de nos vies connectées telles que l'économie de surveillance, la banalisation des drones, la sexualité virtuelle ou la police prédictive. Si le voyage d’Ulysse dans le monde-machine est d’abord le récit des compromissions de l’humanité dans son rapport au numérique, il se conclut toutefois sur une note d'espoir, Ulysse se décidant à fuir Technopolis pour rentrer « chez lui », à Ithaque.

    Odyssée 2.0, ALexa Brunet,Félix Tréguer, Editions Le Bec En L'air Eds, juin 2023.

    MOTS CLÉS : Editions Le Bec En L'air Eds | ALexa Brunet | Félix Tréguer | Cinéma sur les ruines du futur | Photographie | Dystopie | Science-Fiction | Ruines |

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    Les ruines du futur [1979], Yves Stourdzé

    Un des premiers grands textes sur les bonheurs et les abîmes de l’informatique. Sans réelle mise en garde mais d’une parole toutefois prononcée, Yves Stourdzé nous avertit dès les premières pages que « nous nous promenons aujourd’hui dans les ruines de notre avenir »... « où l’on rencontre d’un côté la miniaturisation, le microprocesseur et les manipulateurs enzymatiques ; de l’autre la navette spatiale, la bombe à neutrons... où l’on voit que, dans l’entre-deux, nous circulons à tâtons, pendant que s’élaborent des mémoires collectives, banques et bases de données, et que s’établissent les réseaux interconnectés dont les terminaux, comme autant de bouches avides, renouent avec le modèle ancien des voracités et des appétits... où l’on distingue partout des groupes qui s’agglomèrent, puis renouent avec un passé insolite, faisant leurs des passions transversales, des spécificités passagères et des stocks de signes orphelins... où l’on saisit que reproduire signifie désormais créer directement des ruines, des débris, des éclats et des nuisances... où l’on constate alors le mixage des temporalités, l’instabilité des corps... et où l’on se met à parcourir l’archéologie comme un thème de science-fiction...(Y.S.) » Après avoir fait de brillantes études de sociologie et d'économie, Yves Stourdzé enseigna à l'université de Paris-Dauphine. Aux alentours des années 70/75, il s'intéressa fortement au développement des nouvelles technologies. Cet ouvrage a déjà été publié en 1979, peu avant la mort de l'auteur, dans les "cahiers d'utopie". Et pas loin de vingt ans après, son texte s'éclaire au contact des habitudes créées par les nouvelles technologies et gagne en pertinence.

    Les ruines du futur [1979], Yves Stourdzé, Editions Sens & Tonka, janvier 2022.

    MOTS CLÉS : Editions Sens & Tonka | Yves Stourdzé | Cinéma sur les ruines du futur | Numérique | Ruines | Etude sur la Science-Fiction | Dystopie |

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    Habitats nomades, Denis Couchaux

    Confrontées à des milieux très rudes, les civilisations nomades ont mis au point, avec une rare économie de moyens, des constructions extrêmement ingénieuses qui utilisent des techniques que réinvente aujourd'hui l'architecture contemporaine : abris mobiles, éléments préfabriqués démontables, structures tendues, dômes. Habitats nomades présente un large échantillonnage de ces constructions disséminées à travers le monde : huttes, igloos, tentes noires, tentes en nattes, yourtes, tentes des zones subarctiques, tipis, roulottes... Mais ces demeures ne sont pas seulement des abris, elles jouent également un rôle symbolique crucial dans la vie de leurs utilisateurs. Et, à travers ces véritables exemples d'anarchitecture, c'est tout un mode de vie, toute une conception de l'espace et de relations sociales radicalement différentes des nôtres qui se révèlent à nous...

    Habitats nomades, Denis Couchaux, Editions Alternatives, collection anarchitecture, septembre 2004.

    MOTS CLÉS : Editions Alternatives | Denis Couchaux | Makhnovtchina | Nomadisme | Néo-nomadisme | Nomades | Habitat |

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    Habitats non ordinaires et espace-temps de la mobilité, Marc Bernardot Arnaud Le Marchand Catalina Santana Bucio

    Malgré la centralité de la question de l'habitat dans les sociétés contemporaines, les formes non ordinaires d'habitats restent mal connues. Les chapitres de cet ouvrage dessinent les contours mouvants de cet objet spatio-politique : des quartiers d'invasion autoconstruits en situation postcoloniale, des zones en friche à occupation temporaire et précaire, des abris de fortune, des habitats mobiles, des formes atypiques de logement humanitaire, des hébergements/lieux de travail, des topiques des guerres urbaines et frontalières. Le retour au premier plan du paysage mondial de l'habitat non ordinaire (HNO) est une des manifestations des changements profonds affectant les sociétés contemporaines, découlant des déréglementations, du développement de l'économie de bazar, des mobilités comme des résistances et des adaptations à ces mutations. C'est pourquoi les auteurs dont les textes sont rassemblés ici ont mené des enquêtes de terrain, au plus près des habitants, des militants et des artistes, et des situations concrètes pour construire leur analyse de l'habitat non ordinaire qui ne ressemble que rarement au "bon habitat", celui des majoritaires, des marchés et des administrations. Marc Bernardot, enseignant-chercheur en sociologie à l'université du Havre. Il est animateur du réseau TERRA et membre de l'UMR IDEES-Le Havre. Spécialiste des mobilités et des conflits, il a notamment publié Captures, aux éditions du Croquant, 2012. Arnaud Le Marchand, enseignant-chercheur en économie à l'université du Havre et membre du laboratoire EDEHN. Spécialiste de la monnaie et des mobilités, il a récemment écrit Enclaves nomades, aux éditions du Croquant en 2011. Catalina Santana Bucio, enseignante-chercheuse en sociologie. Elle est membre de l'UMR IDEES-Le Havre. Spécialiste de sociologie urbaine et des risques, elle prépare une thèse de doctorat sur la ville du Havre.

    Habitats non ordinaires et espace-temps de la mobilité, Marc Bernardot Arnaud Le Marchand Catalina Santana Bucio, Editions du Croquant, novembre 2014.

    MOTS CLÉS : Editions du Croquant | Marc Bernardot | Arnaud Le Marchand | Catalina Santana Bucio | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Architecture | Postcoloniale | Zone | Mondialisation | Economie | Etude | Enquête |

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    Enclaves nomades : Habitat et travail mobiles, Arnaud Le Marchand

    Depuis la fin des années quatre-vingt en Europe : squats, foyers, tentes, caravanes, fourgons, etc réapparaissent de plus en plus fréquemment. Or l'habitat précaire et mobile est une pratique de groupes professionnels : marchands et industriels forains, travailleurs des transports, salariés du bâtiment et de l'industrie, voire du secteur tertiaire (personnes sans-emploi). Ces formes de logements occupent des espaces reliés à des fonctions, elles ne sont pas "hors jeu". Ce monde du travail et de l'habitat mobile ou précaire permet de saisir certains aspects des changements économiques en cours. Il est en outre impliqué dans les migrations, le tourisme et les fuites hors du salariat. L'examen de divers fonds d'archives permet de retrouver le monde de l'habitat mobile ou de passage au cours du XIXe et du XXe siècles. Il s'articule à des organisations de l'intermittence sur les ports, il est impliqué dans des processus d'innovations via les foires. Les nouvelles formes d'organisation de la production industrielle expliquent son renouvellement. Il s'agit d'un monde transverse à différentes sphères de la circulation et de la production. On peut ainsi esquisser des liens entre les mutations du travail "post-fordistes" et les changements de la ville contemporaine. L'habitat "non-ordinaire" n'est pas une scorie, mais au contraire une production actuelle qui recherche sa légitimité entre spatialisation de la question sociale et discours radicaux. Arnaud Le Marchand est maître de conférences en sciences économiques à l'université du Havre. Il collabore à la revue Multitudes, ses recherches portent sur l'économie du travail et l'économie urbaine dans la mondialisation.

    Enclaves nomades : Habitat et travail mobiles, Arnaud Le Marchand, Editions du Croquant, septembre 2011.

    MOTS CLÉS : Editions du Croquant | Arnaud Le Marchand | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat Mobile | Mal-logement | Gens du voyage | Forains | Travailleurs | Travail | Intermitence | Salariat | Chômage | Etude | Sociologie | Sociale | |

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    Économie tsigane : Une économie solidaire intégrée à l'économie globale, Études Tsiganes n°12, 1998.

    L'économie tsigane a toujours été étroitement imbriquée à celle des sociétés d'accueil et largement dépendante des grands courants d'échanges qui les caractérisent. Les Tsiganes participent donc concrètement à la création et à la circulation des richesses du monde dans lequel ils vivent. Faut-il dès lors s'entêter à prévaloir un modèle unique de développement durable (dans le sens de la tradition pour les uns ou de l'assimilation pour les autres) ou plutôt rechercher des solutions souples, variées, adaptées aux situations concrètes et aux pratiques effectives ? Peut-être est-il temps de reconsidérer les traits de l'économie tsigane dans le sens d'une économie solidaire intégrée à l'économie globale, mais articulée sur des réseaux particuliers d'entraide efficaces, déployant des savoir-faire éprouvés qui contribuent en fin de compte, autant à la satisfaction de besoins locaux spécifiques qu'à la dignité des familles.

    Économie tsigane : Une économie solidaire intégrée à l'économie globale, Études Tsiganes n°12, 1998., Editions Études Tsiganes, 1998.

    MOTS CLÉS : Editions Études Tsiganes | Études Tsiganes | Makhnovtchina | Nomadisme | Nomades | Habitat | Habitat mobile | Gens du voyage | Tsiganes | Manouches | Roms | Gitans | Réfugiés | Minorité | Politique | Histoire | Economie | Sociologie | Environnement | Ecologie |


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